Je suis de retour ! (celui qui a rajouté « pour vous jouer un mauvais tour « je le tape). Nous y voilà ! Un nouveau chapitre ! Après…trois jours. Meh. Pas beaucoup. Meh meh meh. C'est mieux que neuf mois. Donc, j'ai pas grand-chose à dire cette fois donc…Bah profitez.
Avertissement : Aucun ! C'est du tout fluffy !
H comme…habitat. (avouez que vous aviez tous pensés à « hiboux ». AH, vous êtes grillés.)
POV neutre.
Sirius Black poussa un soupir de soulagement en posant sur le parquet poussiéreux un gros carton jauni et écorné avec marqué dessus « fragile ». Son dos lui faisait affreusement mal et il mit son corps en arrière, s'étirant jusqu'à-ce qu'un craquement que l'on pourrait définir comme « sinistre »résonna sur les murs de l'appartement encore vide, à part pour les cartons plus ou moins gros qui marquaient leur territoire un peu partout dans le petit habitat sans prétention. Il y eu une exclamation dégoûtée venant de l'autre côté de la salle et Sirius rit un peu en tournant son regard vers son petit-ami assis en tailleur contre le mur du fond et le regardant d'un air aussi dégoûté que son exclamation.
-C'est dégueu Sirius ! dit-il en continuant de sortir les livres du carton qui était posé juste devant lui, sans jamais pourtant quitter des yeux le garçon aux yeux rieurs. Pourquoi tu fais ça ?
Le « Sirius » en question s'occupa juste de rouler des yeux et s'approcha du jeune homme qui semblait toujours aussi rebuté alors qu'une pile chancelante, assez importante de livres de tout genre commençait à s'amasser sur son côté droit.
-C'est de ta faute, expliqua-t-il en continuant d'avancer vers son aimé, presque en sautillant. Si tu m'avais laissé utiliser la magie pour faire monter ces saletés de cartons, je n'aurais pas eu mal au dos et donc je n'aurais pas eu à me le faire craquer. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même chéri, finit-il en appuyant bien sur le dernier mot.
Severus arrêta son mouvement monotone et mis ses poings sur ses hanches, l'air réprobateur.
-On vient d'emménager dans un quartier Moldu, Sirius. Il est hors de question d'utiliser la magie sauf en cas de nécessité. T'imagine si les moldus te voient transplaner ? Ou pire encore, qu'ils voient les cartons voler « comme par magie » tous seuls dans les escaliers ? On serait dans de beau drap tient ! Et puis…
-Et puis ?
-Rien. On utilise pas les baguettes c'est tout.
Le Black, étant arrivé devant son cher Severus, s'accroupi devant le visage de ce-dernier et poussa de sa main droite une mèche qui s'était égaré sur le visage encore reforgé de son petit-ami.
-On leur aurait dit qu'on est un couple de magiciens et qu'on s'entrainait pour notre prochain numéro c'est tout ! répondit-il en rigolant.
Severus haussa les sourcils tellement haut qu'ils se confondirent presque avec ses cheveux.
-Les Moldus ne sont pas si crédules, Sirius, dit-il en se remettant à sortir les livres mais, cette fois, en les posant sur une deuxième pile. Ils ont un cerveau contrairement à toi, rajouta-t-il en souriant un peu pour adoucir la morsure de ses mots.
Sirius rit juste puis préféra changer sa place qui était juste devant Severus pour se placer plutôt à côté de lui, à sa gauche, entre l'angle du mur du fond et celui de gauche. Il posa sa tête sur l'épaule de l'autre jeune homme et détailla la salle en jouant distraitement avec les plis de son jean. La salle n'était pas très grande (tout comme l'appartement en lui-même) mais ça lui suffisait. Ça leur suffisait. Les murs étaient d'un blanc un peu certes grisé mais d'une couleur toujours acceptable, il n'y avait qu'une porte fenêtre qui arrivait facilement à illuminer la petite salle. Elle était plutôt sobre mais la cheminée en briques rouges (certes en mauvais était mais Sirius, après une longue bataille avec Severus, avait réussi à avoir la permission d'utiliser la magie pour la remettre dans son état originel) rajoutait un peu d'originalité. Il n'y avait qu'une chambre, une toute petite cuisine qui servait aussi de salle à manger et une salle de bain qui présentait quelques traces de moisis. Mais le côté positif était le quartier dans lequel était situé l'appartement. Il était calme et loin de l'animation étouffante du centre de Londres. Qui plus est, la vue quand le soleil commençait à se coucher était magnifique si on prenait la peine de se pencher à sa fenêtre et de simplement profiter des nuances d'oranges, de roses et de jaunes qui s'offraient à nous. Sirius ferma les yeux il inspira l'odeur de l'homme (Sirius avait parfois l'impression de partager sa vie avec un homme de 35 ans qu'un jeune homme de 18 ans tout juste diplômé) qui continuait de sortir un nombre affolant de livres qui provenaient du même carton que tout à l'heure et qui, Sirius en était maintenant sûr,était magiquement agrandi. Sirius aurait bien voulu protester pourquoi Severus avait-il le droit d'utiliser la magie et pas lui ? Mais son esprit, embrumé par cette longue journée de déménagement, commença à sombrer dans le noir alors que les légers bruits que faisaient Severus le berçaient vers un sommeil bien mérité.
-Hey Sirius ? dit ce-dernier en le poussant à la légère. Oh ! Je te parle !
Sirius, s'étant presque entièrement endormi, grogna et poussa son visage plus profondément son visage dans le cou de son petit-ami. Celui-ci frissonna quand un soupire chaud frôla sa peau.
-Sirius, arrête. On a pas fini de déménager les cartons, essaya Severus en tirant un peu les cheveux ondulés du Black vers le bas. On termine et tu pourras dormir après. On finira dans vingt minutes maximum. Il n'est même pas si tard que ça en plus.
C'était un mensonge bien sûr. Il faisait déjà nuit dehors depuis bien longtemps et le nombre de cartons était assez gros (sans compter que la plupart avaient été agrandis à tel point que l'intérieur de certains aurait facilement pu accueillir une vingtaine de personnes sans que celles-ci ne soient à l'étroit) donc trois ou quatre heures seraient nécessaires pour sortir toutes les affaires sans magie. Sirius ouvrit tout un coup les yeux et dévisagea Severus d'un air malicieux.
-Hum, non, dit-il en souriant. Je préfère rester là.
Et avant que Severus ne puisse protester, Sirius le poussa contre le sol, renversant au passage les deux piles de livres qui tombèrent dans un bruit sourd alors que Severus poussa un cri aigue et indigne.
-Sirius…soupira Severus en regardant dans les yeux Sirius qui s'était mis à quatre pattes au-dessus de lui et continuait de le regarder avec malice. On doit finir de ranger les…
-Mais pourquoi on n'utilise pas les baguettes ? gémit son amant en tirant le corps de Severus contre lui pour le retourner vers le haut alors que lui se mit à sa place, contre le sol.
Son amant, exaspéré, lui répondit .
-Ah parce que tu sais dans quel carton sont les baquettes ?
Silence.
-Mince.
Fini ! J'espère que ça vous a plus ! C'était marrant à écrire ! Review ? Non ? Bah je vais mendier dans la rue. On se retrouve plus tard pour I ! Bisous !
