RATING : M pour la violence, la douleur, l'angoisse.
BÊTA : Chewre a vraiment fait un boulot de folie avec cette histoire, la corrigeant à la vitesse de la lumière \O/
DISCLAIMER : L'univers entier de Teen Wolf ne m'appartient pas bien sur. Mais l'histoire par contre... Bon, certaines personnes vont sûrement reconnaître certaines inspirations, mais sinon, c'est à moi, et j'aime beaucoup cette histoire.
NOTE ( A LIRE ) : /!\ ATTENTION /!\ Ceux qui arrivent sur mon compte pour la première fois, allez jeter un coup d'œil à mes autres fics. Je ne fais pas de la pub, c'est juste pour que vous compreniez dans quoi je barbotte habituellement.
Pour ceux qui sont habitué à mes extravagances comme ce concentré de cuteness qu'est la Thérapie Panda... Eh bien, sachez que ce n'est pas du tout le même délire. Je dis ça, je dis rien.
~ Bonne lecture ~
• QUELQUE CHOSE D' ÉTRANGE •
- CHAPITRE 5 -
- RUN !
Un pincement, une douleur fugace, puis ses membres qui ne lui répondent plus. Il se sentait partir, chaque parcelle de peau devenait du coton, du coton piquant qui l'immobilisait. Il se sentait tomber, il se sentait couler. Il suffoquait, le cœur battant la chamade, les poumons engourdis, piquants, brûlants. Puis une inspiration possible. Des spots l'illuminaient, la teinte bleue lui donnait la nausée. Il avait froid, il avait si froid... Et il ne pouvait plus bouger. L'air rentrait difficilement dans ses poumons, son cœur battait difficilement, envoyant son sang rempli d'aiguilles dans ses veines, l'irritant et l'empêchant de bouger un peu plus.
- Could you see it ?
Non, il ne pouvait pas le voir.
Si, il pouvait le voir maintenant.
Cette ombre noirâtre qui se détachait sur le carrelage du mur. Cette silhouette des Enfers, cette "chose" qui lui retournait les tripes. Il fallait faire quelque chose, il fallait qu'il puisse réussir à bouger, juste un pied, juste une jambe, quelque chose pour pouvoir se protéger... pour pouvoir LE protéger.
L'eau s'infiltra dans sa bouche, dans sa gorge, emplissant ses bronches. Il suffoquait, se sentait partir, totalement. Son cerveau se déconnecta, l'inconscience le cueillit.
Il mourait.
.*.
Derek se redressa dans son lit en haletant, à la recherche du plus d'air possible. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, cherchant à le garder en vie. L'oxygène refusait de rentrer dans ses poumons, sa tête allait exploser, sa mâchoire éclatait, ses lèvres se déchiquetaient sous ses crocs.
Il mit un très long moment à réaliser que tout ceci n'était qu'un rêve, ou plutôt un cauchemar, et que sa vie n'était pas en danger direct. Surtout, il mit un plus long moment à calmer ses instincts. Son lit était sans dessus dessous, les oreillers épars sur le sol. Quant aux draps qui tentaient de le garder un peu plus dans le lit, ceux-là même qui s'enroulaient autour de lui, ses griffes avaient commencé à les réduire en lambeaux. Sa poitrine vibrait d'un grognement sourd et profond. Son Loup prenait le dessus. Dans un sursaut de lucidité, il réussit à sortir de sa chambre pour descendre précipitamment les deux escaliers. Il claqua la porte de métal de la cave derrière lui et s'enroula dans les chaînes qu'il n'avait pas utilisées depuis bien longtemps, refermant brutalement le lourd cadenas contre le mur. Les clés dudit cadenas étaient à portée de main, mais lors d'une perte de contrôle, l'esprit logique n'était pas vraiment présent, et le garou sans contrôle cherchait à détruire les chaînes, et non à s'enfuir comme un être civilisé.
Derek mit une bonne heure à se calmer totalement. Il avait ... perdu connaissance au moins un quart d'heure et quand il avait repris pied avec la réalité, ses poignets et son torse portaient les stigmates de la folie qui l'avait pris alors qu'il tentait de se libérer. Quand il fut tout à fait sûr d'être calme, il attrapa la clé et se libéra pour remonter à l'étage. Il était vidé de toute énergie... Pour se détendre, le loup-garou se glissa jusqu'à la salle de bains puis se déshabilla pour se mettre sous le jet bouillant. Sentir l'eau couler sur son corps le fit frissonner. Les bribes de son rêve l'assaillirent de nouveau, rampant sous sa peau, le démangeant. C'était tellement douloureux, tellement étrange et très dérangeant. Plus que ça. Il sortit de la douche en sautant presque, comme si l'eau le brûlait. Il regarda la salle de bains comme si cette dernière l'avait trahi et s'habilla sans vraiment le réaliser. Les draps de son lit pendaient lamentablement sur le sol, couverts de son sang poisseux. L'odeur métallique le prit à la gorge.
Il défit son lit, attrapant par le même coup tous les vêtements sales qui pouvaient traîner un peu partout. Il retourna dans la cave, tout en évitant de regarder dans le coin où les chaînes le narguaient, pour aller dans le petit renfoncement qui contenait la machine à laver et le sèche-linge. Il fourra tous les vêtements dans la machine à laver sans prendre le temps de les trier - sérieusement, il avait d'autres choses à faire - et attrapa la lessive avant de se stopper, les yeux sur le bidon. Il ne connaissait pas cette marque. Jamais il ne l'avait achetée, et pourtant... et pourtant, c'était bien cette odeur qu'il se souvenait avoir sentie dans son armoire. Il déposa brutalement la lessive sur la machine à laver d'une main tremblante et recula de deux pas. C'était n'importe quoi. Maintenant quoi, il commençait à perdre la mémoire ?
Derek abandonna donc sa lessive et cette situation si étrange dans son sous-sol pour retourner au rez-de-chaussée, où il se prépara un café, le cœur lourd. De nouveau, le Silence se fit pesant. Soupirant de douleur, il porta la main à son crâne et se massa le front, juste au-dessus de son œil gauche. Dehors, le soleil commençait tout juste à se lever, tandis que la ville était encore à moitié plongée dans la torpeur d'une nuit calme. Il inspira doucement pour se gorger totalement de l'odeur de café qui coulait doucement, se concentrant sur son self-control, sur son odorat et non son ouïe. Au-delà de l'odeur du café, il capta une fragrance étrange. Aussi bien nouvelle que faisant partie d'une routine ; aussi bien étrange que réconfortante. Un frisson le traversa, un frisson grisant qui faisait battre un peu plus son corps. Sans même le réaliser, il quittait déjà la cuisine, les yeux toujours clos, avec cette odeur pour seule piste. Il en trouva l'épicentre, reprenant à cet instant pied avec le moment présent. Son nez était pressé contre un tissu qu'il tenait entre les mains. Il rouvrit les yeux.
Il tenait contre lui un sweat. Un hoodie plus précisément, rouge. Derek le regarda sans comprendre. Qu'est ce que c'était que ça ? D'où est-ce qu'il sortait ? Certes, apparemment, il était tout simplement posé sur le fauteuil de la bibliothèque mais... mais cela ne lui appartenait pas. Il ignorait d'où ce sweat sortait, surtout que ce n'était pas sa taille... Pourtant, en le voyant, en le sentant si près, il n'avait qu'une seule envie : Plonger sa tête dans ce tissu, se rouler en boule sur son lit et pleurer. Il n'avait pas pleuré depuis Boyd, depuis la mort d'un des membres de sa meute.
Il laissa tomber le hoodie sur le sol et recula. Sa migraine empira et son Loup s'agitait dans son crâne, excité, anxieux, mais aussi joyeux comme il l'avait rarement été. Derek se retrouvait tiraillé par ces deux sentiments puissants, et très vite, son cœur battait de nouveau la chamade et il perdait le contrôle, une fois de plus. Se baisser et rattraper le tissu pour le plaquer sur son visage, aussi étrange que cela puisse paraître, eut pour effet de le calmer. Juste... comme ça.
La douleur dans sa poitrine était encore pire que celle qui s'étalait dans son crâne, alors qu'il suffoquait sous le manque. Tenant le sweat tout contre son torse, il fit demi-tour, inspirant profondément pour trouver d'autres traces de cette odeur, aussi infimes soient-elles. Et il en trouva deux. La première émanait des feuilles posées sur le bureau, dans le salon. Quant à la seconde... Il l'avait sentie au sous-sol. Deux taies d'oreillers imprégnées de cette odeur, mêlée à celle de la peur qu'elles dégageaient à cause de son cauchemar, se trouvaient dans la lessive qu'il avait abandonnée. Prit d'un doute grandissant, il remonta dans sa chambre pour vérifier son lit. Depuis qu'il était petit, Derek ne dormait qu'avec un seul oreiller, trouvant qu'en avoir trop était envahissant. Il n'en avait qu'un seul depuis ses sept ans, et pourtant, dans son lit, s'en trouvaient trois.
Le loup-garou déglutit et laissa glisser le sweat rouge par terre. Il voyait bien ces trois oreillers face à lui, mais c'était comme si son esprit refusait de voir l'évidence. Il avait besoin d'être plus sûr. Reculant doucement, il se détourna pour aller dans la salle de bains. Là, il inspira doucement pour se donner du courage et se concentra sur la pièce pour la regarder plus en détails. Ses doutes se confirmèrent : Il y avait deux brosses à dents et deux produits douche… mais les doublons n'appartenaient pas à Lydia.
Lydia...
Dans un sursaut de lucidité, Derek réalisa qu'il avait beau se concentrer, il ne sentait pas sa présence dans l'appartement alors qu'elle était supposée dormir dans l'ancienne chambre de Peter - bien que cela faisait un moment qu'elle passait ses nuits ici, surtout quand sa mère rentrait tard dans la soirée -. Il s'y précipita pour, en effet, trouver le lit vide. L'angoisse et la peur qu'il lui soit arrivé quelque chose l'étreignit un instant, mais il se calma très vite en réalisant qu'il n'avait pas été réveillé par un sentiment d'angoisse autre que le sien lors de son cauchemar. Ce qui ne voulait dire qu'une chose. : Qu'elle était partie de l'appartement de son plein gré, sinon il y aurait eu une odeur trahissant sa peur. Derek scruta la chambre. Il y trouva son sac sur la petite chaise, le chargeur de son téléphone branché au mur, son lecteur de musique et ses écouteurs à côté de son oreiller. Sauf que c'était son pyjama qui était posé entre les draps défaits du lit, et non ses habits de la veille. Avec un peu de chance, elle s'était réveillée seule, était partie pour une raison qu'il ignorait et avait emporté son téléphone avec elle. Il fallait qu'il l'appelle pour être sûr qu'elle allait bien.
Il retourna donc l'appartement pour retrouver son propre portable - coincé entre deux coussins du canapé soit dit en passant - et l'appela. Le téléphone sonna dans le vide.
Derek ferma les yeux en inspirant pour se calmer et se réfugia dans la cuisine pour se servir rageusement un café qu'il engloutit en une gorgée. Il avait brutalement posé son portable à côté de la cafetière et le fixa un long moment avant de se servir une autre tasse, se forçant à boire plus lentement. Il allait reprendre son téléphone pour essayer de l'avoir cette fois-ci, quand ce dernier se mit à vibrer. Il se jeta dessus. Lydia.
- Allô ?!
« - Derek. » souffla la jeune femme d'une voix faible.
- Lydia, est-ce que tu vas bien ?
« - Je... je crois bien que ce qui nous arrive est lié au Néméton. »
Derek se redressa, intéressé.
- Tu t'es levée en pleine nuit pour faire des recherches ? S'étonna-t-il.
Elle ne lui répondit pas tout de suite.
- Lydia ?
« - ... Je n'ai pas ... vraiment fait de recherches. Je me suis endormie dans le lit, hier soir, et quand tu m'as appelée, ça m'a réveillée. »
- Lydia, où est-ce que tu es ? S'inquiéta Derek en allant chercher sa veste, connaissant parfaitement la réponse.
« - Présentement assise sur la souche du Néméton. »
- J'arrive tout de suite.
Il raccrocha, attrapa ses clés et partit la chercher.
Lydia allait bien quand Derek la rejoignit au Néméton. Un peu secouée, mais en un seul morceau et sans aucune plaie, si ce n'était la plante de ses pieds. Apparemment, son somnambulisme l'habillait mais son subconscient omettait les talons hauts, et elle devait avoir marché jusqu'ici pieds nus. Quand ils retournèrent à la voiture, le loup-garou trouva une paire de Converses rouge à l'arrière qu'elle enfila. En silence, il voulut la ramener chez elle, mais en voyant son air perdu, il préféra faire un arrêt avant, dans un Diner qui ouvrait très tôt le matin.
La serveuse les installa à une table, tandis que la jeune femme semblait être totalement perdue, le regard vide et les épaules tremblantes. Le loup-garou prit sur lui pour leur commander un petit-déjeuner consistant. Puis il observa Lydia se triturer les mains sur la table, avant d'y poser la sienne pour la calmer. Elle lui offrit un petit sourire, prouvant qu'elle revenait doucement sur terre.
- Tu vas mieux ?
Elle hocha la tête en portant une de ses mains à son cou, tordant une chaîne entre ses doigts, le regard tourné vers la fenêtre. Derek la dévisagea un instant avant de tiquer. Lydia ne portait jamais de chaîne, surtout en argent. Elle détestait l'argent.
- Qu'est-ce que tu as autour du cou ?
La jeune femme sursauta et posa son regard vide sur lui.
- De quoi ?
- Qu'est-ce que tu as autour du cou ? Demanda-t-il de nouveau.
- Rien du tout, pourquoi ?
Le loup-garou grogna en se penchant au-dessus de la table et crocheta son doigt à la longue chaîne qui tombait sous son t-shirt pour en sortir le pendentif improvisé. Une fine bague en or blanc.
- Je te parle de ça.
Lydia baissa le regard, ouvrit la bouche et bafouilla un instant, avant de retirer ladite chaîne de son cou et de l'observer d'un air effaré, mais aussi inquiet.
- C'est... ce n'est pas à moi. Je ne sais pas d'où ça sort !
Elle plissa les yeux en attrapant la bague, pour la faire tourner entre ses doigts.
- C'est la première fois que je la vois...
La jeune femme lâcha la chaîne sur la table, apeurée. Elle ne la quitta pas des yeux, et Derek pouvait entendre son cœur rater quelques battements. Le loup-garou attrapa doucement le collier et le rapprocha de lui, avant d'être assailli par cette odeur, cette même odeur qu'il avait sentie sur le sweat, sur les feuilles de son appartement ainsi que sur ses oreillers. Il ne comprenait toujours pas ce qui se passait, mais il commençait à douter, à se faire une idée. Il releva les yeux vers Lydia.
- Il va falloir que nous soyons très prudents. Apparemment, nous sommes les seuls à savoir que quelque chose ne va pas.
Elle hocha lentement la tête.
Oh oui, ils allaient devoir être très prudents.
REPONSES aux REVIEWS :
LilaG : J'ai beaucoup ta supposition pour Scott. Et... Oserais-je dire que c'est presque ça ? Hm... Pas tout à fait... Mais il y a certaines choses qui sont vraies, mais j ne te dirais pas lesquelles~
Flo : Contente que mon résumé t'ai plus x) Oui ! Y a des renards. Me demande pas pourquoi -_- J'espère que ce chapitre t'apporteras... De nouvelles questions - MOUAHAHAHAHHAHA*kofkof* - MON DIEU ! Hika ! Ca daaaaaate X_x De looooins ! Omg !
Bon allez, je vais aller avancer un peu le panda. Poutoooux !
Le Visiteur : Meuuuh non, je suis une gentille fille... Huhuhuhu.
.
Je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder :/ Je vous kissouille !
Xoxo ! 'Win~
P.S : Pour ceux qui ne l'auraient pas déjà, sachez que j'ai une adresse mail spéciale fanfictions – sur laquelle il va vraiment falloir que je mette à jour dans les réponses aux mails – pour ceux qui veulent papoter, juste m'envoyer un petit message ou autre choses : plume POINT eowin AROBAZEUUUUUH gmail POIIIINT com
P.S2 : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » :)
