Chapitre 2 : l'Elu et l'Héritage !?
James dut attendre pendant une dizaine de minutes le temps que sa femme se calme pour lui proposer sa solution temporaire, en soufflant dans son oreille :
- Je vais vous accompagner chez Madame Bathilda Tourdesac, le temps de placer quelques sorts de protection autour de la maison.
Lily, les yeux rougis et gonflés, se retira des bras de son mari en fronçant les sourcils.
- Il ne va rien m'arriver pendant cinq minutes d'absence ! Tenta de rassurer James en essuyant les larmes sur le visage de sa femme. T'accompagner jusqu'à chez Sirius sera un peu long... et je n'ai pas envie qu'on perde certaines de nos affaires... certains objets qui se trouvent dans la maison. Elle tourna le regard vers leur maison partiellement détruite à cause de la violente explosion magique de leur ennemi.
Elle hocha doucement la tête en resserrant fortement son mari. Le petit gémissement provenant de leur enfant, l'obligea à se retirer et à se contenter de serrer la main de son mari qui posa un doux baiser sur ses cheveux.
James repris leur enfant dans ses bras et pris la main de sa femme pour sortir de leur cachette le plus discrètement possible. Il scruta l'assemblée de gens devant les malheureux enfants et examina encore leur glamour pour être sûr qu'il était toujours en place avant de guider sa femme en dehors de leur cachette, mais il s'arrêta net lorsqu'il reconnut son ami Sirius Black sur sa motocyclette à quelques pas de leurs maison. Il secoua la tête et pressa le pas en se dirigeant vers celui-ci.
Sirius avait l'air pétrifié en regardant la destruction partiale de leur maison. Son casque de moto glissa de sa main droite et tomba sur le sol. Il se dirigeait lentement vers la maison. James qui courrait vers sa direction en tirant sa femme, eut le temps de l'arrêter en posant sa main sur son épaule, avant qu'il ne fasse un pas de plus vers la maison. Sirius le regarda avec confusion et James pouvait aussi noter de l'irritation dans les yeux gris-bleus de son ami.
- C'est moi Patmol... Cornedrue... glamour. S'empressa de dire James en attirant, par la taille, sa femme qui était derrière lui. Sirius le regarda avec une grande hésitation et... un peu d'espoir en posant son regard sur l'enfant dans ses bras et sa femme qui lui sourit un peu tristement. On était sorti, continua James en attirant son frère par le bras vers l'endroit discret où sa famille avait trouvé un petit refuge. Sirius, lui, avait l'air d'avoir perdu sa voix et se laissa guider docilement par James.
Arrivés à destination, Lily qui avait déjà sa baguette en main le pointa sur son mari puis à son fils en murmurant quelques sorts. Ceux-ci retrouvèrent graduellement leur apparence naturelle, James retira son chapeau en révélant son indomptable chevelure. Sirius soupira grandement en soulagement avant de tirer James dans ses bras en le serrant fortement. Lily se détourna pour placer autour d'eux quelques sortilèges pour leur sécurité. Elle revint les rejoindre en prenant son fils des bras de Sirius qui, apparemment, avait toujours perdu la voix, elle émit un ricanement étouffé au célèbre womanizer (1)... devenu muet. Par contre son mari ne put s'empêcher d'éclater de rire devant le mutisme de son cher ami, malgré leur triste état d'âme. Ce dernier le rejoint, en souriant joyeusement à son tour, avant de serrer légèrement Lily dans ses bras et de poser un baiser sur les cheveux de son filleul qui dormait profondément, ignorant complètement ce qui se passait autour de lui.
Leur paisible moment fût cependant coupé court lorsqu'ils entendirent un fort bruit qui avait l'air d'une transplanation. Des baguettes magiques apparurent immédiatement dans la main de chacun des trois amis qui regardaient frénétiquement autour d'eux. Ils soupirèrent en soulagement lorsqu'ils aperçurent leur ami, le demi-géant Rubéus Hagrid, non loin de la maison à moitié détruite des Potter.
- Apparemment, je ne suis pas le seul à m'être inquiété pour vous. Dit finalement Sirius avec une voix étrangement tremblante et en passant une main dans ses magnifiques cheveux noirs légèrement ondulés et qui lui arrivaient jusqu'aux épaules. J'arrive pas à croire que ce rat de Peter nous a vendu à Voldemort. Cracha Sirius. Sale maudit traître.
James grinça ses dents en pensant à la personne qu'il croyait être plus qu'un ami et qui les avait trahi. Sa femme frissonna en se rapprochant près de son mari qui lui prit la main.
- C'est certainement Dumbledore qui a envoyé Hagrid. Dit Lily en fronçant légèrement les sourcils. Son mari hocha doucement la tête.
- Maintenant que Patmol est là, ça va rendre ma tâche plus rapide. Dit James en attirant l'attention de son ami qui regardait Hagrid se dirigeait vers leur demeure avec un peu hésitation. On va accompagner Lily et Harry chez Mme Tourdesac, le temps de placer quelques sorts de sécurité autour de la maison. Ensuite, je comptais partir à Gringotts récupérer le portoloin pour le Canada, étant donné que je ne sais pas où est ce que mon père a bien pu faire disparaître la maison familiale et comment celle-ci a été mise en total isolement ou qui a pu le faire depuis son décès. Termina James en grande frustration. Sirius grimaça et sa femme lui sourit sympathiquement.
En effet, depuis l'enterrement de ses parents à la fin de son sixième année à Poudlard, James n'avait pas pu retourner dans la maison où il avait grandi et personne ne se rappelait plus de l'endroit où est-ce que la dite maison ancestrale se trouvait... et depuis, ils étaient contraint d'habiter dans le petit cottage familial à Godric's Hollow que James avait reçu en cadeau d'anniversaire à ses quinze ans de la part de ses parents. Les Potter étaient apparemment plus maniaques que les Black en question de sécurité.
- Tu es sûr que c'est une bonne idée ? Demanda Sirius avec hésitation. On devrait peut-être les accompagner à Poudlard, c'est plus sûr...en plus Bathilda est bien vieille pour se défendre... et tu pourras récupérer ta cape d'invisibilité, cela pourra nous être utile en cas d'attaque. Son ami hocha lentement la tête en fixant Lily avec de gros yeux.
- Ok ! Dit James avec une petite voix, en détournant le regard vers leur domicile pour voir Hagrid quitter la maison et disparaître derrière un arbre. Ils attendirent quelques instants avant que James ne sorte de leur cachette et se dirigea vers leur domicile. Il revint avec la moto de Sirius et un balai de Nimbus 1900. Lily posa une petite bise sur les lèvres de son mari avant d'enfiler la casquette de sécurité que lui tendit Sirius et de prendre place derrière celui-ci. James posa leur enfant dans ses bras, prit leurs chapeaux dont il diminua leur taille et les plaça dans la poche de son pantalon, et finalement, il pointa sa baguette sur Lily et son fils pour appliquer le sortilège de désillusion pendant que son ami faisait de même sur lui-même et sur l'engin qui devait les menait à l'endroit le plus sûr qu'ils connaissaient en ce moment en Grande Bretagne. Sirius démarra en trombe sans attendre James qui regardait autour d'eux pour vérifier si on ne les regardait pas ou quoique ce soit d'autre. Il appliqua le sortilège de désillusion sur lui-même avant de monter sur son balai et de s'envoler dans les airs derrière la moto de son ami.
Ils s'envolèrent en silence, à haute altitude pour ne pas être remarqués par personne, surtout pas par les mangemorts, et arrivèrent une heure trente plus tard devant les portes de leur destination où ils furent accueillis par Hagrid qui ouvrait et fermait la bouche sans qu'un mot n'y sorte; ses longs et broussailleux cheveux noirs ainsi que sa longue barbe touffue partaient dans tous les sens.
- Bonsoir Hagrid ! Chuchota rapidement James en regardant autour d'eux, est-ce que l'on peut entrer ? Sirius lui, n'attendit même la réponse du demi géant, car il prit son filleul des bras de Lily, prit la main de celle-ci et la tira à l'intérieur de l'imposant château de leur ancienne école, Poudlard (l'endroit le plus sûr de la Grande Bretagne magique). James courut derrière eux car l'impatience le rongeait et Hagrid avait l'air... d'avoir perdu sa voix. Ils étaient en milieu du chemin lorsque Hagrid sembla retrouver sa conscience et referma la porte avec un grand bruit avant de courir derrière eux pour les rattraper.
- Oh James, je suis passé chez v-
- Shhhhhh, moins fort Hagrid ! Hissèrent trois voix avec un peu d'irritation. Hagrid les regarda, l'air embarrassé, avant de tenter de continuer à plus basse voix.
- huuh...Désolé pour ça. Mais suis passé chez vous car le prof-
- Hagrid attend qu'on soit à l'intérieur d'accord ? On t'a vu quitter chez nous, on sait. Mais, on aimerait juste être à l'abri des oreilles indiscrètes pour le moment. Chuchota rapidement James en regardant autour d'eux et en pointant sa baguette sur chacun d'eux d'où émergea une pâle lumière bleue. Hagrid hocha rapidement la tête.
Ils marchèrent avec rapidité et en très grande silence. On n'entendait même pas le bruit de leur pas ou le froissement de leurs vêtements. La tension était palpable et les yeux de James partait dans tous les sens pour prévenir un quelconque danger, il agrippait fortement sa baguette magique à sa main droite et tenait la main libre de sa femme par sa main gauche. Hagrid marchait derrière eux avec un peu de confusion et se retournait de temps en temps pour voir s'il n'y avait pas un danger.
Le château n'était pas bien éclairé à cette heure tardive de la nuit et ils ne croisèrent personne sur leur chemin. Ils arrivèrent quelques instants plus tard devant la statue menant au bureau de leur ancien directeur Albus Dumbledore qui les attendait tranquillement au bas de l'escalier, habillé d'une robe de couleur grise décorée avec des étoiles bleues dessus et il avait sur sa tête un petit chapeau blanc pointu. Aucun mot ne fût échangé juste des signes de tête et le vieux professeur avait l'air grave et un regard bien triste lorsqu'il les invita à entrer dans son bureau ovale qui était décorée d'une manière bien chaleureuse avec les portraits des anciens directeurs et directrices de l'école ainsi que les divers instruments installés par ici et par là et qui émettaient des fumées ou des sons étouffés ou encore tournaient continuellement sur eux-mêmes et sans arrêt. Deux escaliers menaient aux appartements privés du directeur et une grande bibliothèque entourait le bureau ovale… Il alla droit au but lorsqu'ils prirent place.
- Je suis heureux de vous voir en parfaite santé et de voir que vous aviez décidé de changer de gardien de secret. Dit gravement Dumbledore en posant son regard bleu perçant sur Sirius qui apparemment ne l'avait pas entendu, car il fixait le phoenix du professeur, Fumseck qui, dès leur installation, avait quitté son perchoir et s'était posé sur le bureau de Dumbledore en fixant le regard sur l'enfant endormi profondément sur les genoux de son parrain qui lui caressait tendrement les cheveux. Ne s'attendant pas à une réponse de la part de Sirius, Dumbledore détourna son regard sur James qui regardait aussi avec fascination le phœnix et avait l'air embarrassé en regardant un peu avec hésitation son ancien directeur.
- Merci et oui professeur. Répondit Lily qui était assise entre son mari et leur ami dont elle lança des regards de désapprobation et secoua la tête lorsqu'ils ne la remarquèrent même pas. On a pensé que comme Sirius était tellement proche de nous, n'importe quelle personne avec un peu de logique allait sav-
Cependant elle ne put terminer sa réponse lorsque son fils gloussa en ouvrant ses gros yeux verts qu'il posa sur le phœnix qui était maintenant sur le coude de la chaise de Sirius et avait la tête en quelques centimètres de celui d'Harry. Lily sourit tendrement et retourna son regard sur le professeur qui, lui aussi, avait l'air maintenant intrigué par ce que faisait son phoenix, qui d'habitude ignorait totalement les personnes qui se trouvaient dans son bureau. Elle éclaircit sa gorge pour attirer l'attention de son ancien professeur qui eut du mal à retirer son attention sur l'enfant qui fixait attentivement le phœnix en riant ouvertement.
- Oui professeur. Dit finalement James en prenant la main de sa femme et en le serrant légèrement. Elle retourna le geste. On avait choisi Pettigrow à la dernière minute et pensait faire courir le bruit que S-
Cependant James s'arrêta en sautant sur ses jambes, les yeux gros ouverts, baguette à la main, de même que le professeur Dumbledore lorsqu'une forte lumière blanche émana de leur fils qui poussa un cri aigu rempli de bonheur. Sa femme se rapprocha rapidement de Sirius qui avait l'air pétrifié et ... figé sur place. Mais une sorte de barrière invisible l'empêcha de s'approcher d'eux. Leur fils, quant à lui éclatait de rire et le phoenix s'était mis à pépier. Hagrid avait renversé sa chaise en reculant et s'était retrouvé près de la cheminée.
- Professeur Dumbledore, qu'est-ce qui se passe ? Demanda gravement James dans une voix tremblante en tirant sa femme qui tentait en vain d'atteindre Sirius et son fils qui tapait joyeusement ses petites mains maintenant.
Elle posa un regard terrifié sur le professeur qui avait l'air aussi perdu qu'eux, vu comment il fronçait ses sourcils blancs, les yeux grandement ouverts. Il avait sa baguette magique en main qui était pointé inutilement au sol. Il n'eut pas le temps de répondre, car en une fraction de seconde ils furent tous projetés en arrière et la lumière émanant de leur enfant s'intensifia, de même que la chanson de Fumseck. James, qui était tombé près de la cheminée sur Hagrid qui avait l'air inconscient, ne put se relever à cause du fort souffle de vent qui émanait de leur fils et du phœnix.
- Lily ! Hurla James dans la cacophonie qui régnait et tira difficilement sa femme vers lui pendant que les anciens directeurs et directrices s'étaient réveillés de leur prétendu sommeil et regardaient, à partir de leur cadre, l'événement qui se déroulait devant eux avec une grande attention et un peu d'appréhension. Les divers objets ainsi que quelques livres du directeur volaient aussi dans tous les sens et s'écrasaient violemment sur le mur ou le sol.
Dumbledore s'était relevé et s'accrochait fortement à la table à côté de lui, son chapeau ainsi que ses lunettes étaient tombés et sa longue barbe argentée ainsi que ses longs cheveux blancs volaient dans tous les sens. James ne put s'empêcher d'étouffer un rire devant ce spectacle, malgré la situation courante. Il posa son regard sur son fils qui éclatait de rire et le phœnix qui pépiait joyeusement et volait maintenant rapidement en cercle autour d'Harry et de Sirius qui ne bougeait toujours pas. La lumière s'intensifia fortement de nouveau, les poussant à placer leurs mains devant leurs yeux avant qu'elle ne disparaisse abruptement, de même que le vent. Et un silence total régna dans le bureau pendant quelques secondes avant qu'il ne soit brisé par les murmures rapides des anciens directeurs et directrices de Poudlard.
James ne leur prêta aucune attention en abaissant rapidement ses mains et se releva aussi vite que possible avec sa femme pour se diriger vers leur fils et leur ami qui avait le regard vide et ne bougeait toujours pas. Il regarda son fils qui souriait largement au Phoenix qui s'était reposé sur le coude de la chaise, avant de détourner son regard vers sa femme qui avait l'air aussi inquiète que lui en essayant de prendre l'enfant endormi de nouveau dans ses bras. C'était à croire que rien ne s'était passé, à part le désordre qui régnait dans le bureau du directeur et la légère lumière dorée qui émanait de leur enfant, ainsi qu'une imperceptible cicatrice en forme d'éclair sur son front.
- Intéressant. Dit tranquillement le vieux directeur qui les avait rejoint et souriait largement en regardant son phoenix et à l'enfant qui dormait paisiblement dans les bras de sa mère. Il sourit à James et pointa sa baguette à Hagrid qui ouvrit les yeux en grognant et à Sirius qui cligna rapidement ses yeux et regardait en confusion autour de lui.
- Er...hm...qu'est-ce… qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Sirius dans une voix rauque en secouant la tête à la manière d'un chien et en regardant le désordre devant lui. J'ai l'impression d'avoir reçu un cognard sur la tête. James sourit à son ami, mais préféra porter son attention à sa femme qui avait les larmes aux yeux et serrait fortement leur fils qui brillait toujours de cette étrange lumière dorée qui l'entourait de la tête au pied.
- C'est ce que l'on aimerait bien savoir Sirius. Dit le professeur Dumbledore en regardant son phœnix qui était retourné sur son perchoir et les ignorait complètement, maintenant. Il secoua la tête et se retourna à James Potter qui serrait sa famille dans ses bras. Hagrid s'était rassis sur le sol et se masser la tête avec une grande confusion.
- Huh... ? Demanda Sirius avec une grande confusion. Il tenta de se relever, mais ses jambes lâchèrent et retomba sur la chaise où il était assis. Dumbledore sourit un peu, mais son sourire s'effaça lorsque son regard se posa sur un objet en forme de globe et qui avait l'air d'avoir brûlé. Il le ramassa rapidement et se dirigea vers sa bibliothèque où il retira un autre objet de la forme d'un cône qui était de couleur grise. Il se dirigea rapidement vers les escaliers qui menaient à ses quartiers, en abandonnant ses invités.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda James à son ami, ayant remarqué l'air soudainement grave de leur ancien professeur. Il ramassa une chaise et y installa sa femme et leur enfant. Sirius avait toujours l'air perdu en regardant avec confusion son ami et en secouant encore fortement sa tête comme pour s'éclaircir les idées. Hagrid grogna et secoua aussi la tête, les anciens directeurs et directrices aussi s'étaient calmé un peu et regardaient l'endroit où avait disparu l'actuel directeur.
- James ? Demanda Sirius en se massant la tête. Dumbledore regagnait son bureau, auprès de ses anciens élèves, ayant l'air extrêmement triste et... plus vieux que jamais. James fronça les sourcils et posa sa main sur l'épaule de sa femme.
- La famille Londubat a été attaquée, il y a quelques instants de cela par Lord Voldemort. Dit gravement Dumbledore en descendant les dernières marches de l'escalier, cape de voyage en main. Je ne suis pas trop sûr, mais je crains que seul le jeune Neville ait survécu à l'attaque.
Un silence total accueilli son annonce.
- Je vais devoir aller sur les lieux. Hagrid est-ce que tu pourrais m'accompagner, j'aurais besoin de tes services. Continua le professeur.
- Q-Quoi ? Demanda Sirius dans une voix étranglée, les yeux gros ouverts. James et Lily avaient totalement blanchi.
- Oui professeur Dumbledore, Monsieur. Dit Hagrid en se relevant difficilement. Dumbledore pointa sa baguette vers ses quartiers et un tube où il y avait un liquide presque bleue foncée atterrie à ses mains qu'il tendit à Hagrid qui le but rapidement sans poser de question. Le Professeur se tourna aux Potter en enfilant sa cape de voyage en leur souriant tristement.
- Vous voulez qu'on vienne vous donnez un coup de main Professeur ? demanda James en caressant le dos de sa femme qui pleurait doucement, le visage cachait au cou de son mari.
- Non cela ira, je vous remercie. Il faut que j'aille vérifier avant que le ministère ne soit sur les lieux. Vous pouvez m'attendre ici si vous le souhaitez, je vais revenir dans deux ou trois heures. Ou bien je peux demander à Minerva de vous fournir un quartier résidentiel pour que vous y passiez la nuit ?
- Non Monsieur ça ira, on va aller voir McGonagall, on connait le chemin. Dit James. Lily va nous attendre, car j'aimerais retourner à Godric Hollow pour réparer les dommages causés par Voldemort. Mais serait-il possible de récupérer la cape que je vous avais prêtée ? Je vous le redonnerai dès votre retour.
Le professeur acquiesça et pointa de nouveau sa baguette magique vers ses quartiers. Une cape transparente atterrit à son bras tendu et il passa à James.
- Je te remercie James, mais je crois que j'ai fini de faire mes recherches sur cette merveilleuse cape. Bon, on va devoir y aller. Répondit Dumbledore et il attendit jusqu'à ce qu'il reçut un faible signe d'accord de tête de la part de chacun de ses anciens élèves avant de se diriger vers le perchoir de son phœnix.
James fixa le regard de son ami un instant et se retourna à temps pour voir le professeur, Fumseck sur son épaule droite et Hagrid disparaître dans une boule de feu.
Ils restèrent en silence pendant un long moment avant que James ne place la cape dans la poche de son pantalon et prit place à côté de sa femme, avant de la tirer dans ses bras, essayant en vain d'essuyer les larmes qui lui coulaient sur le visage. Sirius regardait fixement le sol et les anciens directeurs et directrices avaient recommencé à murmurer entre eux.
- Cela aurait pu être nous ce soir ! Soupira finalement James en passant sa main droite dans ses cheveux. Sirius, toujours aussi pâle, acquiesça de la tête, tandis que sa femme posa sa tête sur l'épaule de son mari en caressant les cheveux de son fils qui brillait toujours de la même transparente lumière dorée d'avant. Et apparemment, on avait plein de traîtres dans notre très chère organisation ! Souffla James en se levant abruptement.
- Tu vas où ? Demanda sa femme surprise.
- Nulle part ! Dis James en commençant à faire les cent pas. Je ne savais pas que Dumbledore avait une sorte de moniteur pour vérifier si on vivait toujours ou pas ? C'est pour cela qu'Hagrid est passé chez nous après le coup de ce bandit de Voldemort. Je ne sais pas si je dois le remercier ou... grrrr. James tira ses cheveux en frustration et fixa le regard hésitant de sa femme. Je veux dire c'est gentil de s'inquiéter de nous, mais en même temps, j'aurais aimé qu'il me fasse part de son geste. Il nous traite un peu comme des gamins depuis qu'il nous a dit ou plutôt ordonné d'aller se cacher, car ce foutu psychopathe en est après nos enfants à cause d'une misérable prophétie. Il est pire que mon père. James tira de nouveau ses cheveux en frustration et détourna son regard vers la cheminée. Sa femme remit leur enfant à Sirius qui avait l'air aussi perdu qu'elle et se mit à côté de son mari en lui prenant la main.
Elle s'était aussi posée cette question depuis le début de leur cachette, mais son mari écoutait et faisait tout ce que lui disait Dumbledore sans poser aucune question il vénérait le vieux à un point que s'en était trop inquiétant. 'Il est temps de le pousser dans la bonne direction' se dit Lily avec un petit sourire.
- Peut-être qu'il serait temps de proclamer ton héritage et de suivre les pas de ton grand-père. Souffla Lily aux oreilles de son mari. Celui-ci se figea et se retourna lentement pour faire face à sa femme. Elle prit ses deux mains dans les siennes en le fixant avec un regard déterminé. Oui James, je crois qu'il serait temps que tu deviennes un vrai chef de famille et que tu ne te laisses pas mener par le bout du doigt comme un enfant. Tu as 21 ans maintenant, un mari et un père. On a failli mourir ce soir, Merlin ! Frémit la rousse en serrant fortement les mains de son mari. Tu n'as jamais essayé le soi disons test et je suis sûre que tu vas réussir. Notre domicile à Godric's Hollow est merveilleux, mais il sera un peu petit pour une famille de quatre ... ou cinq personnes et j'ai envie d'avoir d'autres enfants avec toi James. Lily souffla un peu, un petit sourire triste sur ses lèvres. Devant le regard hésitant de son mari et sa bouche bée, elle s'empressa d'ajouter : Je sais que tu n'aimes pas les... idéologies de certains de tes ancêtres mon amour, mais regardes les bons côtés de la tradition... en plus tu pourrais par le biais de ton héritage faire changer ou faire adopter certaines lois... tu veux combattre la magie noire, il n'y a pas que la voie de l'ordre du phœnix ou le métier d'un auror. Et d'après toi, pourquoi est-ce que Voldemort est-il aussi difficile à combattre ?
James, le front légèrement plissé, avait l'air un peu indécis à la fin du discours de sa femme qu'il fixait intensivement du regard. Finalement il soupira et l'attira dans ses bras en la serrant fortement.
- Je ne te demande pas à quitter ton emploi mon cœur, mais je souhaiterai que tu suives les pas de ton grand-père Harold, souffla Lily. Je n'ai pas envie que ma famille grandisse dans un monde rempli de discrimination, de haine... Lily trembla un peu à la fin de son discours.
James la serra fortement dans ses bras avant de la relâcher.
- Je vais t'accompagner chez McGonagall et on va filer réparer les dégâts à la maison. On va en reparler à mon arrivée, dit James en se retirant de leur embrassade et en posant une bise sur le front de sa femme.
Il se retourna vers les dégâts en soupirant fortement.
- Bon, il va falloir faire un peu de ménage. Dit-il finalement, baguette à la main.
Sa femme roula ses yeux avant d'imiter son mari. Ils se mirent à chantonner en latin et tournant leur baguette en différentes symboles d'Ancien Runes, dirigés vers les divers objets détruits par la petite tempête de Fumseck et de leur fils. Sirius se leva à son tour pour leur donner un petit coup de main. Tous les objets commencèrent à se réparer et à retourner à leur place originale. Ils terminèrent leurs petits travaux au bout de quelques minutes et se dirigèrent vers la sortie.
Le chemin vers les quartiers de la sous-directrice se fit aussi en grande silence, baguette à la main, l'enfant dans les bras de son parrain et Lily tenant la main droite de son mari. En milieu de chemin, James tendit sa baguette et il y émergea un cerf argenté qui galopa silencieusement et rapidement jusqu'au bout du couloir avant de disparaître à sa droite. Ils n'entendaient que le ronflement des portraits tout au long de leur chemin et ne croisèrent personne.
La porte des appartements de la sous directrice était à moitié ouverte et le professeur Minerva McGonagall les attendait déjà, assise tranquillement sur un fauteuil, portant une robe de chambre bleue foncée, les cheveux moyennement gris relâchés, le visage pâle et ayant l'air à la fois triste, anxieuse et soulagée. James s'éclaircit la gorge en toquant un peu la porte. McGonagall se releva rapidement en remettant ses lunettes rectangulaires qui étaient posées sur la table.
- Bonsoir professeur. On est vraiment désolé de vous déranger à cette heure tardive de la nuit. S'excusa James, mais McGonagall le rassura par un très petit sourire. Elle ouvrit largement la porte pour les laisser entrer. Elle fronça les sourcils en regardant l'enfant dans les bras de Sirius qui brillait toujours d'une lumière légèrement dorée.
- Ce n'est rien Mr. Potter et je viens de recevoir un message du Professeur Dumbledore, juste avant votre patronus. Il est avec les Londubat...er Frank et sa mère, en ce moment. Soupira avec lassitude McGonagall, avant de continuer tristement et avec un peu de scepticisme dans la voix : il dit que Madame Londubat, Alice s'est éteinte ainsi que sa tante Victoria... tuées par Vous-savez-qui, qui est mort en tentant de tuer l'enfant Neville. Elle referma la porte derrière eux avant de se diriger sur son fauteuil.
- O-oui. Soupira James complètement pâle en s'asseyant près de sa femme qui était de nouveau devenue toute blanche. Ça aurait pu être nous ce soir professeur, continua James dans une petite voix, en serrant la main de sa femme. Sirius qui s'était dirigée vers la fenêtre du modeste et douillet appartement qui donnait une jolie vue à la forêt interdite, grogna un peu.
- C'est un peu ironique et incroyable que Lord Voldemort ait retrouvé sa fin dans les bras d'un bébé. Dit Sirius en se retournant pour faire face à ses amis et roula des yeux en voyant son ancien professeur qui sursauta quand il prononça le nom du seigneur des ténèbres. J'ai du mal à croire que le plus grand seigneur des ténèbres de tous les temps soit mort comme ça. Cette... cette maudite créature, ce bizarre serpent-homme... fini grâce à un bébé. Rigola Sirius sans gaieté. J'aimerai bien savoir ce qui s'est réellement passé chez les Londubat ce soir. J'ai du mal à croire qu'il soit mort... comme ça. Ce n'était pas un être humain. Termina Sirius avec dégoût, un regard lointain et en caressant doucement le dos de son filleul.
- Oui c'est vrai que c'était une... créature difficile à combattre. Admit James en passant une main dans ses cheveux. Et quand je pense à tous ces traîtres qui nous entouraient dans l'ordre du phœnix. Lily frissonna en se rapprochant un peu de son mari.
- Pauvre Alice. Soupira Lily en essuyant ces larmes. Leur professeur hocha aussi la tête, le regard très lointain.
Ils restèrent un moment en silence, chacun complètement perdu dans ses pensées, avant que Sirius ne fasse signe à James qui se releva doucement avec sa femme.
- On va retourner à Godric's Hollow professeur afin de réparer les quelques dégâts causés par Voldemort et mettre la maison en sécurité. Cela va nous prendre tout au plus une heure de temps. Dit James en serrant sa femme dans ses bras et en ignorant le saut de peur de son professeur à la prononciation du nom du seigneur des ténèbres. Lily posa une petite bise sur les lèvres de son mari, avant de reprendre son fils des bras de Sirius qui s'était rapproché d'eux.
- D'accord Mr. Potter. Je vais vous donner le quartier résidentiel du cinqième étage à l'aile Est, près de la tapisserie de la tisseuse hypnotisant. Dit McGonagall en se relevant à son tour. Et faites attention à vous. Termina leur ancienne professeur en les observant sévèrement.
- Faites très attention James. Souffla Lily un peu nerveusement. James lui sourit un peu, avant de rejoindre Sirius qui l'attendait à la porte un peu impatiemment.
- On essayera. Et... er... à tout à l'heure. Dit rapidement Sirius en quittant l'appartement, James à ses talons.
Lily sourit un peu tristement en se tournant vers la directrice adjointe de Poudlard qui scrutait avec curiosité son fils endormi dans ses bras et qui brillait toujours de la feinte lumière dorée qui l'entourait toujours depuis l'événement qui s'est déroulé dans le bureau du directeur de l'école.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? J'espère que ce n'est pas une des farces de votre mari ou de ses amis ? Demanda McGonagall avec une grande désapprobation dans la voix. Lily sourit un peu en caressant le dos de son fils.
- Oh non, c'est Fumseck... je crois ? Répondit-elle avec un peu de confusion.
- Fumseck ? Demanda McGonagall avec une grande incrédulité.
- Ah ! Je ne sais plus. Soupira Lily. Tout s'est passé tellement vite... Nous étions dans le bureau du professeur Dumbledore lorsque...
A la fin de son explication sur la cause de « l'état » de son enfant, McGonagall la regardait totalement déconcertée, la bouche bée et avec grande incrédulité.
- J'avoue que je ne sais plus quoi penser ou dire. Dit finalement le professeur. J'espère qu'Albus aura une réponse à son retour. D'habitude son phœnix est toujours réservé et reste sur sa perche, sans oublier le fait qu'il lance toujours des regards intimidants à n'importe qui à l'exception de son compagnon, bien sûr. Elle soupira avant de se lever et de se diriger brusquement vers la porte d'entrée. Venez, je vais vous accompagner dans vos appartements, il se fait tard.
- Merci. Dit doucement Lily en suivant son professeur dans le couloir faiblement éclairé et un peu froid.
Leur chemin se fît en silence total, à part les froissements de leurs vêtements et les minuscules claquements de leurs chaussures. Arrivés à destination, ils firent face à Miss Teigne, le chat de Rusard, le concierge de l'école, à quelques mètres des appartements et dont les yeux jaunes lançaient des éclairs menaçants.
- Ousst. Souffla sévèrement la sous-directrice. Lily gloussa et le chat miaula avec une sorte d'air de désapprobation avant de changer de direction sans se presser les pattes. Lily étouffa un rire avant de remarquer :
- Il y a des choses qui ne changent pas à Poudlard.
McGonagall soupira avant d'ouvrir la porte d'un moyen appartement composé d'une chambre à coucher et d'une salle de bain. Il y avait dans le salon deux fauteuils et un canapé, une petite table au milieu du salon et un autre près de la chambre à coucher où était posée une vase remplie de roses jaunes. Les murs de couleurs blanches étaient décorés avec quelques peintures qui représentaient le coucher du soleil ainsi que des animaux sauvages. La fenêtre de l'appartement donnait une magnifique vue sur les montagnes du village Près-au Lard qui était non loin du château. McGonagall pointa sa baguette à la cheminée et un feu y prit vie et illumina rapidement l'appartement en le réchauffant.
- Bon, passez une bonne nuit Lily et reposez-vous bien. Dit McGonagall en remettant les clefs de l'appartement à Lily. Si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez l'elfe de maison Tickey.
- Merci professeur. Vous aussi, passez une bonne nuit. Dit celle-ci en souriant un peu tristement à son professeur qui partait déjà. McGonagall lui rendit son sourire avant de refermer tranquillement la porte derrière elle.
Lily soupira et élargit magiquement le canapé où elle installa tranquillement son enfant qui dormait toujours profondément dans ses bras. Elle soupira de nouveau avant de s'installer sur le fauteuil à côté et de poser sa baguette sur la table. Les événements de cette soirée l'ont beaucoup plus qu'affectés. Dire qu'une de ses meilleures amies Alice Londubat venait de mourir. Lily soupira grandement en se levant et d'aller chercher quelques couvertures dans la chambre. Elle s'allongea près de son enfant qui dormait paisiblement, la bouche légèrement ouverte. Elle lui caressa le dos pendant un moment en laissant ses larmes coulaient tranquillement sur son visage.
Ça aurait pu être elle aujourd'hui à la place de son amie et elle était sûre que si ce terroriste n'était pas mort, il allait continuer de les traquer jusqu'à ce que mort s'en suive. Dire qu'ils ont eu une grande confiance à Peter. Pourquoi ont-ils d'ailleurs choisi ce traître ? Elle était toujours confuse à leur décision. Elle frissonna et se rapprocha de son fils, essayant de libérer cette tristesse qu'elle ressentait de plus en plus et qui l'a suffoquée énormément. Elle se jura qu'elle n'allait plus laisser son mari décider seul désormais. Ils ont échappé aujourd'hui à la mort par une énorme chance. Elle soupira longuement et s'abandonna dans les bras de Morphée.
Lily se réveilla le lendemain matin en attendant les chuchotements de Sirius ainsi que les rires joyeux de son enfant qui provenaient de la chambre. Elle sourit un peu avant de se blottir encore plus près de son mari qui ronflait légèrement et la serrer fortement par la taille.
'Il devrait certainement être neuf heures, tout au plus' pensa-t-elle, en regardant le ciel gris par la fenêtre. Elle se retourna pour faire face à son mari en le fixant très longuement d'un regard tendre. Elle lui posa une petite bise sur le nez, avant de quitter tranquillement ses bras doux et de s'étirer longuement. Elle fila aux toilettes où elle resta près d'une trentaine de minutes pour faire ses ablutions du matin.
A sa sortie, James dormait toujours très profondément, la bouche à moitié ouverte. Elle sourit un peu et se dépêcha de se sécher les cheveux avec sa baguette magique, avant de s'asseoir à côté de son mari pour le réveiller avec une petite bise sur le front et en le secouant un peu. James cligna des yeux, avant de tirer la couverture sur son visage, ce qui la fit rire un peu.
- Allez debout mon cœur, il est bientôt dix heures. Et je crois qu'on a une longue journée qui nous attend. Dit-elle en retirant les couvertures sur le visage de James qui grogna et bailla longuement.
- On s'est couché un peu tardivement, presque quatre heures du matin. Et on a dû faire un saut au ministère pour laisser un message à Croupton. Se plaint-il dans une voix rauque en s'asseyant. Maintenant que Voldemort n'est plus, je dois recommencer le boulot et Sirius voulait débuter cet après-midi plutôt que le matin.
- Tu récupéreras ce manque de sommeil ce soir mon chéri et même si on ne compte plus quitter ce pays, on a plein de choses à faire aujourd'hui. Lui dit doucement sa femme.
- Oui, tu as raison ma fleur. Dit James en se frottant les yeux et en baillant bruyamment. On a vu le professeur Dumbledore hier soir, il était avec Franck et il a dit que les funérailles d'Alice et de sa tante vont certainement avoir lieu en début d'après-midi aujourd'hui. Lily soupira difficilement en passant à son mari ses lunettes. Ça va ? Lui demanda James en l'attirant dans ses bras.
- Ça ira. Dit-elle en clignant rapidement ses yeux pour ne pas laisser couler ses larmes. Dés fois la vie est atrocement injuste et tout est tellement imprévisible que ça ne donne plus envie de vivre. Termina Lily dans une petite voix étranglée.
- Je sais. Lui souffla son mari dans les oreilles. Il lui prit le visage dans les mains et l'embrassa tendrement avant de se relever. Il faut s'accrocher. En plus, maintenant que Voldemort est… parti, on essayera de la rendre mieux qu'avant. Lily lui sourit tristement et ne dit rien. Bon, je vais aller prendre une douche vite fait, et j'ai amené quelques vêtements de rechange. Lui dit James en pointa du doigt un sac de voyage noir posé près de la porte. Il posa tendrement une bise sur le front de sa femme avant de filer vers les toilettes.
Lily tenta de retrouver ses esprits en essayant d'aspirer et d'expirer l'air frais du matin pendant quelques instants. Elle prit le sac et sortit sa robe bleue plutôt que celle jaune que James avait aussi amené. Elle lui sortit un pantalon noir et la seule chemise blanche qu'il avait pris pour lui-même ainsi que les vêtements de son enfant. Elle remit le canapé en son état initial avec un coup de baguette magique avant de prendre les couvertures et de se diriger vers la chambre où son fils riait toujours joyeusement. Elle entre-ouvrit un peu la porte en se faufilant doucement dedans et referma tranquillement la porte.
- Bonjour. Chanta Lily en plongeant sur le lit et en attirant dans dans ses bras, son fils qui était allongé sur son parrain et jouait avec les cheveux de celui-ci. L'enfant rit de plus belle en voyant sa mère. Il s'est réveillé quand ce petit canard ? Demanda-t-elle en posant une petite bise sur le front d'Harry.
- Bonjour Lily ! Dit Sirius en sortant du lit, un grand sourire sur le visage. Oh, il devait être sept heures, je crois, quand je filais prendre une douche. Je meurs de faim, on va prendre un petit déjeuner dans la grande salle ou bien on va faire appel à un elfe.
- Oh non, je préférerai ici, surtout que ton filleul brille toujours. Dit Lily en se relevant à son tour, Harry placée sur son hanche gauche. Avec un coup de baguette magique, elle arrangea le lit et les couvertures. Tu as bien dormi au moins ? Demanda-t-elle à Sirius qui reprit Harry dans ses bras.
- Oh ne t'inquiète pas pour moi. Dit Sirius en chatouillant son filleul qui éclata de rire. Il rit à son tour, s'arrêta et posa une bise sur le front de l'enfant habillé uniquement d'un pantalon et qui brillait toujours de la même lumière dorée que la veille. Je n'ai pas réussi à m'endormir plus. J'ai toujours du mal à comprendre la trahison de Peter. Dit Sirius en fronçant les sourcils et en se dirigeant vers le salon. On a eu des doutes sur Remus à cause de son état, mais Peter, le petit Peter… Voldemort nous a bien eus dans notre propre jeu.
- Je sais. Dit Lily en prenant place sur le fauteuil près du canapé où Sirius avait déjà pris place. Je n'ai pas aussi arrêté de me poser la question, mais surtout pourquoi a-t-on choisi Peter en premier lieu ? Et l'ordre du phœnix? Si ça trouve, il y a encore plus de traîtres qu'on ne le soupçonne. Soupira Lily. Pour ce qui concerne Rémus, je ne sais pas, il était devenu tellement… distant ces derniers temps que… je ne sais plus quoi penser de lui.
- Eh oui ! C'est ça la vie avec Voldemort. On ne sait pas qui croire en fin de compte. Dit James en entrant dans le salon, Harry couina de plaisir en voyant son père qui vint le prendre dans ses bras. Bonjour tout le monde. Dit-il en prenant place sur le canapé.
- Bonjour mon chéri/ Bonjour James. Dirent Lily et Sirius en même temps.
- Mais Lily a raison. Continua James, Harry sur ses genoux. Rémus était devenu extrêmement distant ces derniers mois… Merlin ! On a eu une énorme chance. Je me demande bien ce qui se serait passé si on n'était pas sorti hier soir. Termina-t-il en passant une main sur ces cheveux et en les décoiffant encore plus. Et Pour Harry? Dit James en faisant sautiller l'enfant sur ses genoux. Vous croyez que cette lumière va s'arrêter ? Sirius haussa des épaules tandis que Lily regarda son enfant avec inquiétude.
- Le professeur Dumbledore n'a pas une idée de ce qui s'est passé ? Demanda Lily avec une grande inquiétude en regardant son enfant qui jouait avec les lunettes de son père et ignorait tout ce qui passait autour de lui.
- Il dit que c'est la première fois qu'il assiste à un… événement pareil. Dit Sirius qui regardait aussi son filleul, le front plissé. On devrait repasser le voir avant que vous filez à Gringotts, sans oublier cette bizarre cicatrice sur son front !
Ils restèrent en silence pendant un instant avant que Lily ne se relève.
- Bon mon bonhomme, dit-elle en prenant son fils dans ses bras et en le chatouillant en même temps. Il est temps de te filer une bonne douche. L'enfant couina de plaisir. Ah oui, pour le petit déjeuner, je préférerai qu'on le prenne ici. James et Sirius acquiescèrent de la tête et se penchèrent en commençant à discuter du programme de leur journée.
-Tickey ! Appela Lily et une vielle Elf de maison apparut rapidement devant Lily, avec un léger 'pop'. Harry sursauta en regardant l'elfe avec un gros émerveillement et voulut tout de suite quitter les bras de sa mère. L'elfe avait de gros yeux gris et était habillée d'une taie d'oreiller avec l'insigne de l'école sur sa poitrine gauche.
- Maîtresse a appelé Tickey ? Demanda l'Elf avec une voie très aiguë en s'inclinant respectueusement devant Lily.
- Oui. Bonjour Tickey. Dit Lily. Est-ce que tu peux servir le petit déjeuner, s'il te plaît ?
- Oui Maîtresse. Et qu'est-ce que maîtresse voudrait que Tickey serve au petit maître ? demanda l'elfe en regardant Harry qui le regardait avec les yeux grandement ouverts et se débattait avec toute sa force pour quitter les bras de sa mère.
- Oh ! Juste du lait avec des céréales, ainsi qu'un peu de fruit. Merci. L'elfe s'inclina à nouveau et disparu de la même manière qu'elle était arrivée. Harry sursauta de nouveau en clignant ses yeux gros ouverts, et arrêta de se battre pour quitter les bras de sa mère qui sourit à la confusion de son enfant et fila rapidement dans les toilettes.
Deux heures plus tard, le couple Potter quitta l'appartement en laissant derrière eux leur fils et son parrain pour se rendre rapidement à Gringotts.
Arrivé au chemin de Traverse par portoloin, derrière l'arcade qui menait au chaudron baveur, le jeune couple prit rapidement la direction qui menait à la banque.
Malgré la chute du seigneur des ténèbres quelques heures plutôt, il n'y avait pratiquement personne dans les rues du quartier commercial magique le plus célèbre de la Grande Bretagne, c'était à croire que les gens n'étaient pas encore au courant ou qu'ils avaient toujours peurs des sympathisants de Lord Voldemort... ou c'était dû au fait que c'était un dimanche et qu'il faisait un peu froid.
La banque aussi était pratiquement vide et le jeune couple put rapidement être dirigé au sous-sol de la banque où se trouvait leur coffre familial, qui se trouvait être parmi l'une des chambres fortes les plus sécurisées de la banque. En effet le coffre de la famille Potter était non seulement surveillé par un dragon, mais ne pouvait être ouvert que par le gobelin manager du compte de la famille et surtout seul le chef de famille, son épouse et ou son héritier pouvaient y accéder.
Lorsque le wagonnet s'arrêta à moins de 200 mètres devant la chambre forte pas très bien éclairée, James prit la main de sa femme et la serra fortement et un peu nerveusement. Lily lui sourit avec assurance en serrant un peu plus sa cape autour d'elle car la température était pratiquement glaciale dans les souterrains de Gringotts.
- Restez bien derrière moi, recommanda la voix lourde et rauque de Mentontriste, le gobelin qui les menait au coffre familial Potter. Il était un des gobelins les plus courts de taille que Lily ait jamais vu. Il devait avoir près de 100 ans et avait la taille d'un enfant de 5 ou 6 ans, entre 110 ou 120 centimètres, contrairement à ses compatriotes qui étaient de taille un peu plus grande. Il avait un large front, de petits yeux noirs, une barbe blanche bien pointue et l'air toujours aussi sévère que les autres gobelins.
Mentontriste sortit une sorte de cloche de sa poche et commença à le secouer pour repousser le dragon qui avait senti leur présence et souffla un large feu provenant de ses narines. Et le gobelin n'arrêta pas de remuer sa cloche (émettant un horrible son) que lorsqu'ils se trouvaient à plus de 100 mètres du gigantesque reptile et qu'ils arrivèrent devant la porte du coffre Potter. Il n'y avait pas de serrure devant la porte en acier de couleur noire. Le gobelin plaça sa main devant la porte en récitant dans une langue étrangère au Potter, certainement le Gobbledygook (langue des gobelins). Après qu'il ait retiré sa main, la porte brilla d'une forte lumière verte et il invita James à placer sa main au milieu de la porte, avant de tracer une sorte de ligne avec son très long index à côté de la main de James. La porta brilla de nouveau d'une éclatante lumière verte, presque bleue et ils entendirent un petit 'CLIC' et sur l'ordre de Mentontriste, James retira sa main où il remarque une trace de sang sur la paume. Le gobelin passa sa main par-dessus celle de James et le sang disparut instantanément. James cligna des yeux avant de le remercier. Son guide l'ignora complètement et ouvrit grandement la lourde porte.
Dès que James posa son pied à l'entrée, des torches, installées le long des murs de la chambre forte, s'allumèrent et illuminèrent brillamment l'énorme coffre où il y avait une large pile d'or et d'argent ainsi que plusieurs malles bien rangées les unes sur les autres, plusieurs livres rangés sur des bibliothèques, des épées, couteaux, armures de guerriers rangés dans un coin... James soupira grandement et tira par la main sa femme qui était restée à côté du gobelin qui leur tournait le dos. Il se dirigea près des livres où se trouvait un imposant et luxueux piédestal en marbre de couleur rouge et un peu jaune. Dessus se trouvait une très petite statue représentant un homme habillé royalement et assis sur une sorte de trône. De sa main gauche, il tenait une épée et une baguette magique et avait l'air de caresser par sa main droite un lion qui se tenait à côté de la chaise.
- Jolie statut ! Souffla Lily en étouffant un petit rire. James lui sourit un peu, avant de reporter son attention aux côtés des deux miniatures statues où étaient posées une magnifique boîte en bois qui était décoré avec des rubis rouge et de l'or, et il y avait aussi des dessins de quelques lions, ainsi que des griffons. James tenta de le prendre, mais ses doigts n'arrivèrent pas à toucher l'objet. Il soupira avec une grande déception. Lily lui sourit rassurement en lui serrant un peu la main.
Il reporta sa main vers la dernière boîte posée sur le piédestal, qui se trouvait être une petite boîte à bijoux antiquaire en bois et en forme rectangulaire. Dessus, il y avait l'insigne de la famille Potter qui était représentée par la croisade d'une épée et d'une baguette magique ainsi que deux lions qui se faisaient face et qui avaient l'air de rugir. En bas de l'insigne était notée la devise familiale : Pulchra, cor tantum honore (2).
Dans la boîte, il manquait deux bagues, étant donnés les deux places vides. Il y avait en outre, plusieurs petites bagues, pratiquement une cinquantaine dont la moitié était en anneau d'or un peu fin avec un petit rubis rouge dessus et étaient de style féminin et où était notée autour de l'anneau la devise de la famille. Lily portait en ce moment une bague à son index droit, pareille à ces bagues, depuis ses fiançailles avec son mari. Le reste des bagues, de style masculin, était désigné un peu de la même manière, mais en anneau d'argent et il y avait une épée dans le rubis, comme celui que portait James à son index droit depuis ses sept ans. La dernière bague, dont James avait vu sur son père était désignée aussi en anneau d'argent et en plus de l'épée dans le rubis rouge, il y avait une baguette magique croisée à l'épée et enfin sur les rebords, la devise de la famille était notée dessus et un Phoenix et un griffon étaient dessinés aux deux côtés du rubis.
James soupira et pris cette bague, avant d'enlever sa bague et le mis à sa place vide dans la boîte. Il ferma la boîte et essaya la majestueuse bague sous le regard encourageant de sa femme. La bague glissa facilement à son index avant de briller légèrement d'une lumière rouge et or qui s'arrêta au bout quelques secondes.
- Oh bravo mon chéri... Lui félicita tendrement Lily en le serrant un peu dans ses bras. Mon honorable mari et chef de la famille Potter... Se moqua-t-elle un peu en se retirant de ses bras.
- Merci. Répondit fièrement James. Tout à coup, ses yeux s'écarquillèrent comiquement. Oh le gros clone ! S'exclama James avec une grande irritation, ce qui fit sursauter le gobelin qui les attendait devant la porte, mais qui ne se retourna pas pour leur faire face.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda sa femme, un peu inquiète.
- Oh la maison... S'irrita James de nouveaux... Oh le con, il aurait pu me le dire. Il passa une main dans ses cheveux en tentant de se calmer. Ils sursautèrent lorsque le piédestal ainsi que les bibliothèques disparurent avec un rapide et grand coup de flash d'une lumière blanche un peu aveuglante. Lily cligna des yeux en regardant avec amusement et confusion les endroits où se trouvaient les objets qui venaient de disparaître. James grogna en roulant ses yeux.
- Viens, dit-il en prenant la main de Lily qui la regardait maintenant avec une grande inquiétude. Je vais t'expliquer tout à l'heure.
Le chemin de retour se fit en grand silence avec une Lily un peu impatiente de savoir ce qui avait mis son mari en grande agitation et se demandait où étaient partis les objets disparus du coffre. Ils ne s'attardèrent pas au chemin de traverse où les magasins commençaient à ouvrir avec des commerçants ayant l'air plus que joyeux. James précipita le pas jusqu'au point d'apparition, près de l'arcade et serra fermement la main de sa femme en murmurant le mot de passe (la base de fumseck) qui activa rapidement le portoloin (sa montre).
Le couple se retrouva devant l'entrée du château de leur ancienne école, James ne s'y attarda pas, il encercla ses mains autour de la taille de sa femme et les fit apparaître au nord de la grande Bretagne, à Glasgow. Lorsque Lily reprit ses esprits, elle se rendit compte qu'ils étaient entourés d'arbre à perte de vue, c'est à croire qu'ils étaient dans une forêt, un peu dense. Elle fronça les sourcils en sentant la forte et lourde présence de magie autour d'elle. A part les arbres qui les entouraient, il y avait en face d'eux une roche haute de trois mètres, voire plus et où se dirigeait son mari qui fulminait silencieusement. Lily se dépêcha de suivre ses pas et remarqua de plus près les armoiries de la famille Potter sur l'énorme pierre.
James soupira avec une grande exaspération, il conjura rapidement un couteau avant de se couper un peu sa paume droite. Il roula des yeux et plaça sa paume ensanglantée sur les armoiries de la famille. Il y eut une sorte de tremblement dans l'air, accompagné d'un grand et merveilleux rayonnement. Lily ouvrit de gros yeux en sentant… ou crut entendre une sorte de 'Hum' provenant de la pierre. Elle cligna des yeux lorsque la pierre vibra un peu avant de s'illuminer un peu et qu'il apparaisse devant eux une imposante et splendide maison… ou plutôt un manoir... de style classique, ce serait plus logique de l'appeler ainsi vu les quatre ou cinq étages de l'énorme maison dont la clôture était en plantes bien épaisses et bien taillées. Elle détourna le regard vers son mari qui s'était soigné la paume avec sa baguette et fixer un regard meurtrier au manoir. Son attention fût attirée par le changement de la pierre en un magnifique marbre où il y avait la sculpture d'un lion qui rugissait. Les armoiries de la famille se trouvait maintenant sur la poitrine du lion. Lily supprima un rire, c'est à croire que le lion protégeait et surveillait la seule entrée de la propriété.
- Eh bien ! S'exclama Lily, complètement stupéfaite, les yeux gros ouverts. C'est grâce à la bague que tu t'en rappelles, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle en grimaçant un peu. James grogna en l'attirant vers l'imposante porte d'entrée.
- Ouais, grommela James. Bandes de maniaques... Si j'avais su, j'allais récupérer cette bague depuis le lendemain de leur décès. Continua un James, complètement frustré. On n'aurait pas tourné en rond ces dernières années. Il grogna avec une grande exaspération et prit la main de sa femme en se dirigeant vers l'énorme porte d'entrée en grille et de couleur noire qui s'ouvrit d'elle-même immédiatement et révéla une dizaine d'elfes de maison qui s'inclinèrent rapidement devant eux. Un elfe bien ridé et qui avait l'air d'être la plus âgée avec ses petits yeux bleus, s'avança d'un pas joyeux vers eux.
- Bonjour et bienvenue à nouveau Maître James et maîtresse. Dit l'elfe dans une voix aiguë et un très large sourire sur le visage. Cela faisait longtemps que Flippy et les autres elfes attendaient votre retour. L'elfe s'inclina à nouveau et regarda James avec expectation.
- Bonjour Flippy et merci. Oui, cela faisait longtemps, dit James en serrant un peu la main de sa femme. Il soupira avec une grande lassitude en passant une main dans les cheveux. Je suis désolé de n'avoir pas pu venir plutôt… je viens juste de prendre le rôle du chef de famille… Voici Lily, ma femme depuis 3 ans. On a un fils, Harry. Termina James, un gros sourire sur le visage. L'elfe Flippy hocha la tête, le regard brillant, pendant que les autres elfes les regardaient aussi avec grande joie.
- On va bientôt aménager, certainement d'ici ce soir ou demain matin. Serait-il possible que vous retirez nos affaires dans le cottage familial à Godric's Hollow ? Demanda James en regardant les autres elfes, avec un petit froncement de ses sourcils.
- Oui maître. Bien sûr maître James. Répondit Flippy. Est-ce que le maître désire autre chose ?
- Oui, un peu de thé et quelque chose à grignoter ! Répondit James en lançant un regard inquisiteur à sa femme qui hocha sa tête avec un petit sourire. On ne va pas durer, je vais juste faire visiter les lieux à Lily. Merci. Les elfes s'inclinèrent de nouveau, avant de disparaître avec un grand 'POP'.
- Il va falloir que je vérifie vraiment comment mes maniaques d'ancêtres ont fait pour protéger ce lieu, sans que je ne puisse même pas appeler un de nos elfes. Siffla James entre ses dents. Il guida sa femme vers la résidence qui était à près de 100 mètres de l'entrée principale.
Lily remarqua aussi que malgré le manque d'occupants sur les lieux, la pelouse avait été bien tondue et la peinture blanche de la résidence brillait de mille feux.
Il y avait une magnifique fontaine de marbre blanche sur le chemin qui constituait en la sculpture d'une femme tenant une vase d'où provenait l'eau. Au rebord de la fontaine il était aggravé, dans une jolie et élégante calligraphie en couleur bleue : Le Rayon d'Abundantia – EGP 1596.
-Jolie Fontaine, admira Lily.
-Oh ! Soupira James, un petit sourire au coin de la bouche. Il s'arrêta et caressa tendrement l'annotation. C'est l'œuvre d'un de mes ancêtres Edouard Gasper en 1596, en l'honneur de sa femme Elisabeth, qui était une… belle-de-jour, puis sa maîtresse... Elle lui donnera un héritier et deux autres filles... et lui permettra de sauver l'affaire familiale qui était au bord de la faillite. Mon grand-père n'arrivait pas à avoir un héritier avec sa femme d'avant, Jacqueline, après 15 ans de mariage et il était un peu la risée de la société... Il était l'aîné d'Elisabeth de 45 ans, peut-être plus… elle avait 15 ans à la naissance de leur premier enfant. Jacqueline... une française, a préféré retourner au Nord-Est de la France chez sa famille, mais après avoir volé les titres fonciers de notre maison qui se trouve au Sud de la France. Maison qui sera rachetée ou... récupérée par force par Elisabeth, on n'est pas trop sûr... 1 an après le décès de mon grand-père. Ça a été un vrai scandale à l'époque...
-Oh ! Souffla Lily, bouche bée. James étouffa un rire et l'attira vers la résidence.
-Grâce à Elisabeth, Edouard avait pu racheter notre domicile familial à l'Ouest du Norvège qu'il avait mis en gage et qu'on risquait de perdre. Termina fièrement James son explication en ouvrant la lourde et magnifique porte d'entrée en bois du manoir qui révéla un hall d'entrée très bien éclairé.
Tout était en peinture blanche la dalle de la maison était en marbre légèrement jaune. Une formidable odeur de Vanille embaumait l'air. Le plafond aussi était bien haut et il y avait quelques tableaux accrochés au mur, plus clairement, cinq magnifiques peintures des ancêtres de James trônaient dans le large hall et ils étaient habillés d'une façon un peu royal. Une des peintures représentées un... couple ?
-C'est Edouard et Elizabeth. Dit James en voyant l'attention de sa femme sur la peinture. Edouard était debout, sa main droite (sur laquelle on pouvait apercevoir la même bague dont venait d'hériter James) était posée sur le dossier de la chaise où était assise sa femme Elizabeth. Une magnifique jeune fille qui avait une expression très heureuse et très fière sur le visage. Ses yeux bleu saphirs brillaient intensément de plaisir et ses cheveux noirs étaient coiffés en une très élégante tresse en couronne. Elle portait à côté de son alliance, la même bague que portait Lily à sa main droite. Une main posée élégamment sur sa main gauche sur ses genoux croisés. Elle avait un air aristocratique et était habillée d'une formidable robe rouge pendant que son mari portait une robe bleue qui ressortait un peu ses yeux bleu pales. Il avait l'air extrêmement fier et heureux... et ses cheveux gris, pratiquement blancs, partaient dans tous les sens comme ceux de James. Au pied du large tableau de près de 2 mètres, était notée à droite, en fine caractère: Edouard & Elisabeth Potter – Bénédiction de l'Amour 1598 par JHD.
-Elisabeth était extrêmement sublime ! Remarqua Lily qui regardait intensément la peinture de la jeune fille.
-Oui, c'est vrai. Approuva James qui serra légèrement la main de sa femme en regardant aussi la magnifique peinture. Mais pas aussi divine que toi ma chérie. Souffla-t-il en posant une petite bise sur les lèvres de sa femme. Lily lui sourit tendrement avant de retourner son attention vers les autres peintures. Trois des tableaux représentaient les ancêtres de James, vu leur chevelure indomptable pareille à celui de l'actuel chef de la famille Potter. Pendant que le dernier tableau représentait une vue d'en face de l'imposant manoir. Devant l'entrée principale se trouvait trois hommes, ayant l'air extrêmement fier, comme s'il venait de… conquérir l'endroit. L'homme au milieu avait les mêmes traits que son mari, mais les deux autres avaient des cheveux longs qui arrivaient jusqu'aux niveaux de leurs épaules. Au pied du tableau à droite, était noté en très petites caractères Frédéric, Edmund & Timothy Potter – Manoir Potter 1465 par LLS.
-Je t'envie un peu James. Soupira Lily en regardant un peu tristement son mari. Tu peux poser une image sur le visage de tes ancêtres. James lui rendit un sourire compatissant et posa une bise sur son front.
Il y avait quelques fauteuils et tables installés par ici et par là et à droite du hall, il y avait une porte qui menait vers ce qui pouvait être un salon... (Ou le foyer) et où étaient reçus les invités. Au bout du grand hall d'entrée, il y avait un grand escalier menant aux étages supérieurs du manoir.
Il y avait au premier étage la salle à manger qui pouvait recevoir près d'une centaine de personnes. Il y avait aussi à ce niveau une salle de bal, ainsi qu'un salon chaleureusement décoré et un WC qui ressemblait à un petit salon.
Le deuxième étage du manoir contenait les chambres des invités qui étaient au nombre de dix. Chacune des chambres était décorée d'une manière neutre et avait chacune leur propre salle de bain.
Le troisième étage contenait la chambre du chef de la famille ainsi que cinq autres chambres, mais aussi deux salons bien accueillants, dont l'un était plus réservé pour des réunions familiaux ou des discussions importantes sur le management des affaires familiaux... Dans ce salon, il y avait une porte cachée derrière une tapisserie représentant un griffon et qui menait à la bibliothèque qui partait du sous-sol au dernier étage. Lily avait été sans voix lorsqu'ils entrèrent dans l'énorme bibliothèque et se promit d'y passer le maximum de son temps libre.
- C'est un passage qui mène au dernier niveau du sous-sol, dont...er... seul le chef de famille et son héritier ont accès. Avait informé James avec une grande nervosité à sa femme qui avait remarqué une porte près de celle menant à leurs salle de bain; et la porte (mystérieuse), à première vue était juste une jolie et banale peinture représentant le coucher du soleil. Mais, en réalité, c'était une sorte de passage secret menant à un salon où se trouvait, désormais, le piédestal disparu du coffre fort à Gringotts. Lily lui avait tout simplement souris avec un regard pétillant, rempli de mystère, à son mari qui avait l'air très embarrassé.
Le quatrième étage contenait une sorte de salle d'entrainement, une salle pour la préparation des potions et une autre salle où étaient rangés des artefacts, des documents... ainsi que le large office du chef de famille et où se trouvaient les bibliothèques disparus de leur coffre fort à Gringotts.
Le cinquième étage était le paradis et il y avait un magnifique jardin japonais, parfait pour se relaxer, mais surtout une piscine qui surprit énormément Lily, ainsi qu'un petit salon avec salle à manger. James lui expliqua que son père avait rénové cet étage après un retour de voyage en Asie et en Amérique, lorsque la famille voulait investir de nouveau dans le monde moldu. Il y avait aussi à cet étage une petite tour où se reposaient quelques hiboux postaux.
Le premier niveau du sous-sol du manoir contenait un salon avec bar. Il y avait aussi un autre salon et cinq chambres où résidaient les elfes de maison et enfin la cuisine. James expliqua à Lily que le sous-sol contenait des cachots avant qu'un de ses ancêtres Hughes décide de les supprimer et de les remplacer par le salon et les chambres vers 1845 pour loger leurs elfes de maison.
Derrière le manoir, il y avait un joli enclos pour les chevaux et un petit champ de fruits et légumes, un petit stade de Quidditch, ainsi qu'un petit cimetière familial.
Tout au long de leur visite, James s'arrêtait de temps à autres devant les portraits de ses parents et ancêtres pour leur présenter sa femme ou pour se disputer avec eux sur la disparition du manoir... ce que ses ancêtres trouvèrent trop drôle. Après la visite, ils restèrent encore une heure de plus pour attendre le retour des elfes de Godric's Hollow.
A leur retour à Poudlard, il y avait un grand brouhaha qui les accueillit ainsi qu'une agréable odeur de poulet, mélangée à une odeur de mousse au chocolat, de vanille… Ils entendaient de temps à autre de forts applaudissements et des cris de joies, provenant quelque part dans le château... et il y avait beaucoup de personnes dans les couloirs, malgré le froid qui régnait. James regretta de ne pas avoir pris sa cape d'invisibilité... c'était à croire que les étudiants de Poudlard avaient décidé que c'était un pêché de rester dans leur salle commune respective et de ne pas fêter la chute du seigneur des ténèbres.
-Il va falloir quitter le château dès ce soir Lily. Dit James en guidant sa femme vers les escaliers menant vers leur appartement. Je n'ai pas envie d'attirer l'attention sur nous, surtout que cela fait plus d'une année qu'on a disparu de la planète terre et même si la menace sur notre vie a diminué un peu avec la… mort de Voldemort, il y a toujours dehors ses sympathisants qui voudraient notre mort. Lily acquiesça simplement par la tête et serra la main de son mari.
Ils entamaient les marches du quatrième étage, lorsqu'ils croisèrent trois étudiants, certainement des étudiants de septième année qui les regardaient avec des regards surpris sur leur visage. Lily les regardait suspicieusement à son tour, tandis que James leur avait lancé un regard menaçant en fronçant les sourcils, avant de décider d'emprunter quelques passages secrets du château pour arriver rapidement dans l'appartement qui leur avait été prêté.
Arrivés à leur appartement, ils trouvèrent leur fils hurlant de joie sur le dos d'un gros chien noir qui aboyait aussi de joie et courrait dans tous les sens. Lily roula des yeux sur les antiques de leur ami et ne pût s'empêcher de sourire largement au cri de joie que lui lança leur fils lorsqu'il les aperçut devant la porte d'entrée. Le chien aboya avec un peu de désapprobation en les voyant à son tour et s'accroupit pour permettre au bambin de quitter son dos. Dès que ses petits pieds se posèrent sur le sol, Harry courut aussi rapidement qu'il le pouvait vers les bras tendus de sa mère en riant de joie, tandis que le chien, avec un léger 'pop', reprenait son apparence normale en la personne de Sirius.
-Vous avez duré dîtes donc. Remarqua Sirius en plongeant sur le canapé.
-Oh désolé, dit James en prenant place près de Sirius. C'est plus que décidé Lily... on s'installe au rayon d'Abundantia dès ce soir. Ce qui attira l'attention de Sirius qui fronça les sourcils.
-Je ne m'y oppose pas, lui dit tout simplement Lily qui posa son manteau sur le dossier du fauteuil, sur lequel elle prit place, son fils sur ses genoux. Cette lumière n'est toujours pas partie. S'inquiéta-t-elle un peu en posant une petite bise sur les cheveux de son fils qui babillait avec une grande excitation.
En effet, l'enfant en question était toujours entouré de la lumière dorée de la veille.
-T'inquiète pas, ça finira certainement par partir d'ici demain ou quelques jours. Tenta de rassurer James. Et ça va débuter quand les funérailles ? Demanda-t-il dans un air sombre à son ami assis à ses côtés.
-Vers seize heures, selon Dumbledore qui était passé pour voir l'état d'Harry, juste après votre départ. Dit Sirius, avec un air sombre aussi. Il est parti au Magenmagot avec Flitwick pour le jugement de certains mangemorts qui ont été arrêtés hier soir et très tôt ce matin. Alors ? Demanda l'ancien grand farceur de Poudlard en regardant la bague de James.
-Oh ! Grogna un peu ce dernier en se passant sa main droite sur ses cheveux et sur son visage. Oui j'ai décidé... d'agrandir mes horizons et peut-être de suivre les pas d'Harold. Bref, il se trouvait que tant qu'un autre chef de famille n'a pas été… nommé, la maison… s'évapore. Et, est-ce que tu te souviens de la localisation du manoir ? Demanda-t-il à son ami qui fronçait toujours ses sourcils ? Il va falloir que je fasse une sorte de… mise à jour des… lignes de sécurité du manoir, la liste de personnes autorisées sur le territoire... soupira James avec une grimace, lorsque Sirius secoua la tête à sa dernière question.
-Tant mieux, au moins on est certain que notre très cher Queudvert ne va pas s'aventurer là-bas. Grogna Sirius. Un avis de recherche a été lancé par le professeur Dumbledore et sera sur la gazette de ce soir. Il passa le journal posé sur la table à James qui commença à le scruter rapidement.
Ils n'ont pas été en retard pour publier le décès d'Alice et de sa tante ainsi que la miraculeuse survie de leur fils face au sort de mort que lui avait lancé Voldemort. Continua Sirius. Ils ont surnommé le petit le « Survivant » ou le « garçon qui a survécu »... Commenta-t-il avec une grande incrédulité dans la voix. Et... er... Sirius se racla la gorge légèrement, attirant l'attention de Lily qui s'était penché sur la gazette avec son mari. Selon Dumbledore le petit Londubat a la même cicatrice sur le front que celle d'Harry. James abandonna le journal sur la table et se rapprocha de sa femme qui serrait leur enfant fortement dans ses bras; ses yeux gros ouverts regardaient Sirius comme pour lui implorer de leur dire qu'il racontait une blague. Malheureusement Sirius avait l'air aussi inquiet qu'elle.
-Comment est-ce possible ? Qu'est-ce que cela est-il censé signifier ? Demanda Lily dans une voix tremblante.
-Je ne sais pas, répondit Sirius, en se frottant la nuque. Mais pendant que la cicatrice d'Harry est pratiquement imperceptible, celle de Londubat est rouge écarlate... et Dumbledore dit qu'il est un peu perdu dans ses... théories. Termina Patmol dans une petite voix. Lily avait un regard vide posé sur lui, pendant que James le regardait avec des yeux ronds. Le petit salon était devenu complètement silencieux, rompu de temps à autre par le jacassement d'Harry qui applaudissait de temps à autre ses petites mains.
-Et qu'en est-il de Voldemort ? Demanda James dans une voix très rauque. Est-ce que c'est sûr qu'il est vraiment mort ? Sirius le fixa du regard pendant un bon moment, avant de hausser un peu les épaules et d'avaler difficilement sa salive.
- Le professeur Dumbledore dit qu'ils n'ont pas trouvé son corps sur les lieux, Souffla-t-il. Juste sa baguette magique ainsi que ses vêtements. James hocha la tête avec une grande colère qu'il tenta de maîtriser en se relevant et en commençant à faire les cent pas. Lily, pour sa part avait les yeux un peu mouillés de larmes qu'elle essayait d'arrêter en clignant rapidement ses yeux et serrait un peu fortement son fils en lui caressant le dos.
-Cela veut dire qu'il est toujours là, quelque part dehors… qu'il est juste faible... peut-être... et qu'il pourra revenir tôt ou tard, ou qu'il prépare quelque chose de terrible. Souffla Lily en posant un regard hanté sur Sirius qui se rapprocha d'elle et se mit à lui caresser le dos pour tenter de la réconforter. Il soupira et posa son regard sur les gros titres de la gazette du sorcier.
ALICE ET VICTORIA LONDUBAT TUEES PAR CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM QUI A ÉTÉ DÉTRUIT PAR LE BÉBÉ LONDUBAT.
NEVILLE LONDUBAT, LE GARÇON QUI-A-SURVECU, HEROS DU MONDE MAGIQUE.
L'ARRESTATION DE PLUSIEURS DIRIGEANTS, DONT C. SHEPHERD, CHEF DE GUILDE DES MAÎTRES EN POTIONS, SOUPÇONNES D'ÊTRE DES MANGEMORTS.
-Au moins, on a sa baguette. Dit abruptement James, ce qui fit sursauter un peu Sirius. C'est sûr qu'il lui ait arrivé quelque chose de vraiment terrible qui l'a... handicapé chez les Londubat hier soir, pour qu'il ... disparaisse ainsi. James vint s'accroupir devant sa femme et lui prit leur enfant qu'il remit à Sirius avant de prendre les deux mains de Lily et de la regarder dans les yeux. On va prendre nos précautions, commença-t-il dans un regard très déterminé. On ne va plus vivre confiné dans une maison à cause d'un fou furieux. Cette tournée des choses me motivent encore plus à mettre tous les moyens possible pour le déstabiliser totalement à son retour. On a le manoir et il ne va rien arriver à ma famille. Il attira Lily dans ses bras qui la serra fortement en retour comme si sa vie en dépendait.
-On va manger et je vais vous raccompagner à la maison. Murmura James dans l'oreille gauche de sa femme qui se retira doucement de ses bras et le regarda intensément.
-Oui, tu as raison, souffla cette dernière finalement. Je ne pense que cela soit une bonne idée que j'aille présenter mes condoléances aujourd'hui. James l'attira de nouveau dans ses bras en lui caressant le dos. Sirius qui s'était déplacé sur le canapé, son filleul sur ses genoux, lança un regard compatissant à son ami.
Ils appelèrent de nouveau l'elfe de maison Tickey qui leur servit un très bon repas, mais les trois amis avaient l'appétit coupé à cause de la mort de leur amie, mais aussi de l'apparente et très probable survie de leur ennemi. Ils quittèrent Poudlard une heure plus tard pour se rendre à la résidence des Potter.
A leur arrivée sur les lieux, Sirius dut attendre devant la fameuse pierre (gardienne du manoir), pendant que James et sa famille disparurent à l'intérieur. Trente minutes plus tard, Sirius était entrain de regarder avec une grande exaspération l'imposant manoir, avant de se diriger à l'intérieur pour rejoindre ses amis.
-Il n'y a plus de doutes James, tes ancêtres sont pires que des séniles. Dit Sirius dans une voix chantonnant devant la porte d'entrée du salon familial au troisième étage. Le couple était en pleine discussion avec quelques portraits des ancêtres de James, pendant qu'Harry tentait d'attraper joyeusement les pions d'échiquiers qui courraient dans tous les sens sur la table où ils étaient bien rangés avant sa venue.
L'arrivée et l'annonce de Sirius attirèrent l'attention du couple et des ancêtres Potter qui crièrent outrage au manque de respect de l'ancien maraudeur.
-Alors mon cher Sirius, toujours aussi célibataire, d'après ce que m'a dit James ? Demanda Charlus, le père de James, depuis son portrait; un vieux d'une soixantaine d'année, les cheveux légèrement gris, les yeux noisette comme son fils et portant des vêtements de sorciers traditionnels et très élégants. Il était installé sur un magnifique fauteuil devant une bibliothèque.
-Oh, je n'ai pas encore rencontré la perle rare ! Dit mystérieusement Sirius, un sourire aux lèvres. Peut-être que toi et Doréa pourraient me filer des tuyaux, étant donné que James ici, est trop occupé pour m'aider depuis sa rencontre avec Lily… en plus je suis encore très jeune et j'aimerais bien profiter de la vie avant de me caser. La mère de James, Doréa Black (la soixantaine aussi, cheveux noirs) roula ses yeux gris foncés devant la mode de vie de son grand neveu, tandis que les autres ancêtres Potter secouèrent la tête, certains amusés, d'autres avec désapprobation… Doréa était assise dans une confortable chaise pliante dans le salon du cinquième étage.
-Comment ça se passe avec tes parents ? Demanda Doréa en fronçant légèrement les sourcils.
-Je ne sais pas ! Soupira Sirius en haussant les épaules. Regulus a disparu, certainement mort depuis 1979… C'est une info que j'ai reçu grâce à Andy… qui aux dernières nouvelles se portait bien, avec sa famille. Et le reste de la famille… c'est toujours la folie qui les guide. Sa tante lui sourit sympathiquement, pendant que les autres ancêtres Potter commencèrent à chuchoter entre eux. James tapota légèrement l'épaule de son ami, en signe de soutien.
-Vous allez partir maintenant ou bien ? Demanda Lily qui partit prendre place dans l'une des confortables fauteuils du chaleureux salon de style ancestral, près de la grande cheminée d'où émanait un bon feu de bois. Son fils oublia les pions qu'il n'arrivait pas à attraper et alla s'installer sur ses genoux.
-Oui ! Déclara James après avoir consulté sa montre… les funérailles vont bientôt débuter Sirius. Tu comptes te changer ou bien ? Flippy a amené toutes tes affaires dans ton ancienne chambre.
-Comment ? Demanda Patmol en se détournant des portraits et regardait son ami, les yeux gros ouverts.
-Désolé, se précipita de répondre James en passant nerveusement une main dans ses cheveux. Etant donné que ton appartement n'est pas trop sûr et que ce traître peut débarquer à n'importe quel moment et qui sait ce qu'il pourrait faire… Je pensais qu'il vaudrait mieux que l'on sécurise d'abord l'appart avant que tu n'y retournes. Sirius l'observa un moment avant d'acquiescer d'un signe de tête.
-Merci. Dit-il, souriant un peu à son ami avec reconnaissance. Tu as raison. James soupira en souriant un peu. Je n'ai pas besoin de nouveaux vêtements, ça ira.
-Parfait, dit ce dernier en se dirigeant vers sa femme qui caressait le dos de son fils qui était couché sur sa poitrine et somnolait. Il posa une petite bise sur ses lèvres. On va certainement revenir tard ce soir. Ne m'attends pas, je t'enverrai un message de toutes les façons. Dit James en souriant un peu difficilement et en caressant un peu les cheveux de son fils.
-Faites attention à vous. Lui recommanda Lily qui l'attira de nouveau par le col de sa chemise pour l'embrasser profondément. Le raclement de gorge de Sirius, quelques instants plus tard, attira leur attention et James serra rapidement la main de sa femme avant de suivre son ami qui attendait à la porte.
James et Sirius ne retournèrent au manoir que le lendemain vers 9 heures et dormirent le reste de la journée jusqu'aux alentours de 14 heures avant de reprendre le chemin du travail. Cela continuera près de deux semaines.
Sa femme commençait à s'inquiéter, mais James lui assurait que leur emploi du temps sera bientôt libéré, surtout que la majorité des personnes soupçonnée d'être des sympathisants de Voldemort, était arrêtée et/ ou condamnée; même si certains d'entre eux avaient malheureusement été libérés car ils ont eu l'audace de proclamer d'être sous l'effet du sortilège impardonnable de l'impérium. James et Sirius en avaient été extrêmement furieux et outragés… et le comble dans tout cela, les aurors ne pouvaient pas utiliser le sérum de la vérité sur les accusés, vu les méthodes faciles qui pouvaient le contrecarrer sans oublier le fait que la plupart des mangemorts était non seulement assez bien aisée dans la vie pour… corrompre certains membres du ministère, mais ils étaient tous doués dans l'art de l'occlumancie, une branche de la magie qui a pour objet de fermer son esprit aux intrusions et influences extérieures . La solution radicale, proposé par le célèbre auror Alastair 'Fol-œil' Maugrey, qu'ils voulaient utiliser en tentant de rendre les accusés… vulnérables au sérum, n'a pas du tout été accepté par le ministre de la magie Millicent Bagnold et le professeur Dumbledore en était un peu retissant, connaissant les méthodes de son vieux ami Fol-œil.
Pendant que son mari et leur ami aidaient le ministère de la magie à faire le ménage après les ravages de Voldemort, Lily tenta de faire ample connaissance avec le manoir ou se relaxer avec son enfant dans le paradis du manoir au cinquième étage et dés fois, elle se réfugiait dans la bibliothèque pour tenter de comprendre l'événement qui s'était déroulé entre Fumseck et son fils dont l'éclat de la lumière sur son corps s'était éteint le matin du huitième jour de…l'incident. Mais, ses recherches, de mêmes que celles de leur ancien directeur d'école, Dumbledore, se révélèrent inutiles et après qu'il les ait rendu visite pour la énième fois, il s'était tout simplement résigné en disant :
-Seul le temps nous le dira ma chère Lily.
Le phœnix venait avec le directeur durant ces brèves visites et ignorait tout le monde et jouait très souvent avec uniquement l'enfant et ces jeux se révélaient être des concours de regard intense sans un clignement des yeux ou bien dés-fois son enfant qui gloussait de temps à autre et le phœnix qui pépiait joyeusement… ce qui laisser les Potter complètement sans voix et trop perplexes. Dumbledore, quant à lui se contentait tout simplement de sourire mystérieusement.
Lily ne put se rendre chez les Londubat que vers la fin du mois de novembre pour leur présenter ses condoléances. Elle avait voulu laisser son enfant à la maison avec les elfes, mais ne pouvait le faire, malgré l'opposition de son mari. Elle camoufla sa fine cicatrice qui ne disparaissait pas, avec un peu de maquillage et de la magie. Elle opta de mettre une robe noire plutôt que celle de couleur verte que lui avait sorti son mari lorsqu'elle était sous la douche et courut habiller son fils d'un pantalon et d'une chemise de couleur bleue de nuit.
Lily et son fils étaient entrain de prendre leur petit déjeuner dans la salle à manger du cinquième étage lorsqu'ils furent rejoints par son mari dont les cheveux étaient plus désordonnés que jamais et Sirius qui baillait fortement, les yeux un peu rouge. 'Heureusement que leurs vêtements ne sont pas affectés par leur état', pensa Lily en leur souriant un peu sympathiquement, car les deux anciens maraudeurs se donnaient à fond dans leur métier un peu trop dangereux et sans prendre beaucoup de repos. Elle soupira et se releva pour accueillir son mari par une bise sur les lèvres et Sirius, par une bise sur la joue.
-Bonjour Lily, marmonna Sirius en se dirigeant vers son filleul qui sautillait sur sa chaise en criant de plaisir lorsqu'il les avait aperçus. Bonjour James junior. Il mit son filleul sur ses genoux en prenant place près de la chaise de Lily, pendant qu'un elfe, un peu jeune avec de gros yeux de couleur marron apparut pour leur servir leur petit déjeuner.
-Coucou mon cœur. Murmura James en posant une bise sur le front de son fils qui cria de plaisir en tapant des mains. Ohh, je suiis crevé. Bailla James en prenant une place près de Lily. J'ai hâte de revenir et de retourner au lit, se plaignit-il à son fils qui gloussa lorsque son père fit sembla de pleurer en essuyant des larmes imaginaires.
-On ne va pas durer mon chéri, raison pour laquelle d'ailleurs, j'ai préféré qu'on parte durant la matinée pour que vous puissiez vous reposez. Lui rassura Lily en lui caressant affectueusement le dos.
-Humm. Huma James en buvant une grande gorgée de son café. Sirius, lui avait déjà fini son café et se servait une autre tasse. Rien de nouveau dans la gazette ? Demanda James en attaquant son assiette de bacon et d'œufs.
-Oh non, soupira Lily. La même chose que d'habitude. Arrestation de telle ou telle personne, les généreux dons des supposés victimes de Voldemort...et la popularité de Croupton.
-Au stade où on en est, il va certainement gagner les élections. Dit Sirius avec un peu de lassitude dans la voix et en donnant une cuillère de céréales à son filleul. J'espère qu'il va vraiment gagner, continua Sirius, étant donné les autres candidats ont la taille d'un cerveau plus petite que celle d'un rat. Lily étouffa un rire qui se transforma en grimace lorsqu'elle pensa à leur ancien ami Peter qui n'avait toujours pas été retrouvé. C'était d'ailleurs la recherche de ce traître qui avait plus fatiguée son mari et leur ami que leur emploi. Ils avaient réussi à le localiser dans la ville de Londres, mais Pettigrow avait réussi à s'échapper dans les égouts de la grande ville en se transformant en rat et après avoir tué une dizaine de personnes non magiques avec un seul sortilège d'explosion. Sirius et James en avaient été complètement choqués et furieux que le pauvre petit Peter qu'ils protégeaient tout le temps à l'école, les ait aussi facilement piégé comme des débutants dans leur fonction.
-Espérons que tu aies raison cher ami. Dit James qui terminait son assiette. Lui, au moins il sait que la guerre contre ses terroristes ne s'est pas uniquement achevée avec le soi-disons mort de leur leader. Cela me donne des frissons de penser à ce que notre communauté va devenir avec des gens comme Fudge ou l'autre candidat… hum… comment il s'appelle encore ? Demanda James en reprenant sa tasse de café.
-Oh le frère de Christopher Shepherd… William! Répondit Lily en frissonnant, malgré la douce température de la salle à manger. Il paraît que lui aussi était un des sympathisants de Voldemort.
-Oh que oui ! Dit Sirius avec une grande grimace sur le visage. Le seul problème c'est qu'il finançait ce salaud dans l'ombre, et malheureusement on n'a pas toutes les preuves nécessaires pour l'arrêter, sans oublier le fait qu'il n'hésite pas de menacer de mort aux probables témoins. Il grogna en commençant à attaquer son assiette.
-J'espère vraiment que Croupton va gagner. Et j'aurais vraiment aimé que ça soit l'un de vous deux. Dit Lily en regardant fièrement son mari qui avait réclamé son siège (héréditaire) au magenmagot trois jours plutôt.
-Oh dommage ma fleur, dit James en souriant. On est encore trop jeune pour ce poste.
-Ouais, à l'exception de l'honorable et merveilleuse activité sportive qu'est le Quidditch, on n'a pas encore l'expérience nécessaire, continua Sirius sur un ton amusé. Lily soupira d'exaspération, pendant que James boudait en essayant de supprimer le sourire sur son visage et Sirius éclata de rire en chatouillant son filleul qui rit fortement de plaisir.
Ils quittèrent le rayon d'Abundantia vers dix heures en prenant le réputé magicobus qui les déposera devant la résidence des Londubat qui était une très belle et grande maison ancienne. Il faisait un peu trop frais dehors et il y avait quelques traces de neige sur le sol. James prit la main de sa femme dans ses bras, tandis que Sirius serra un peu son filleul dans ses bras, en lui caressant un peu le dos pour le calmer un peu, car l'enfant avait été un peu secoué par le terrible bus.
Un vieil elfe de maison, aux petits yeux gris et habillé proprement dans une taie d'oreiller qui avait l'air d'être neuf, les accueillit à la porte d'entrée principale de la maison qui était distancée de près de cinquante mètres du grand foyer. Il les guida tranquillement dans le salon très spacieux et décoré dans un style classique et un peu neutre. Il n'y avait que des peintures sur la nature ou des plantes. L'atmosphère de la maison était triste et il n'y avait pas le moindre bruit qui dérangeait le silence pesant qui y régnait. Les trois amis s'installèrent sur les fauteuils luxueux et pas trop confortables près de la cheminée. L'elfe prit leur manteau et leur offrit du très bon thé à la menthe.
Ils durent attendre un bon moment, avant que Franck n'arrive les rejoindre en compagnie de sa mère, Augusta Londubat habillée, comme à son habitude, de façon assez excentrique : robe verte, étole de renard… 'Heureusement qu'elle ne porte pas aujourd'hui son fameux chapeau orné d'un vautour empaillé et son horrible sac-à-main rouge', pensa Lily en frissonnant un peu. A leur entrée dans le salon, les trois amis se levèrent rapidement.
-Bonjour jeunes gens. Les salua Mme Londubat dans une douce voix et en se plaçant devant le libre canapé. Veuillez nous excusez de ce retard.
-Bonjour Mme Londubat, saluèrent en même temps les trois amis avec une révérence très respectueuse. Mme Londubat inclina la tête avec approbation. Bonjour Franck. Poursuivirent les trois amis en inclinant légèrement la tête.
-Et ce n'est pas la peine de vous excusez, on n'est pas pressé. Rajouta James un peu nerveusement en prenant la main de sa femme. Madame Londubat pencha la tête.
-Bonjour tout le monde. Répondit Franck en inclinant, lui aussi, légèrement la tête, faisant tombé quelques cheveux châtains sur son front. Il avait l'air d'être réveillé quelques minutes plutôt, vu les marques de froissement de drap sur son long visage. Il avait maigri et avait la mine sombre et Lily remarqua qu'il portait les mêmes vêtements (pantalon gris et chemise noire) sur la photo qu'elle avait vu dans la gazette du sorcier, une semaine après le décès de sa femme.
-Je vous en prie, prenez place. Dit Mme Londubat en s'installant avec pleine de grâce sur le canapé. Franck prit place à ses côtés, et les trois amis attendirent que Mme Londubat s'asseye d'abord avant de faire de même. Ils faisaient tous très attention à respecter tout ce qui était tradition devant la célèbre et stricte Mme Londubat qui n'hésiterait pas à vous corriger très sévèrement à un seul petit faux pas, même Harry était devenu très calme dans les bras de son parrain et il regardait la grande dame aux cheveux blancs tirés en un parfait chignon, avec une grande curiosité depuis l'entrée de celle-ci dans le salon. L'elfe de maison réapparut discrètement dans le salon et resservit le thé, avant de retourner tranquillement à ses occupations.
-Merci pour la carte de condoléances que vous nous avez envoyé, chère Lily, continua Augusta en souriant avec reconnaissance à la jeune femme. Vos mots ont été d'un grand soutien. Lily sourit avec compassion à Franck qui lui inclina sa tête, en prenant sa tasse de thé.
-Alice avait été une très bonne amie et une personne disponible pour vous tendre la main dans n'importe quelle situation et n'importe quel moment. Dit Lily dans une grande émotion et en serrant légèrement la main de son mari posée sur ses jambes. Ce dernier lui caressa un peu le dos. J'aurais aimé venir assister à la cérémonie, malheureusement je ne pouvais pas laisser Harry seul à la maison, dans l'état où il se trouvait.
-Ne vous inquiétez pas chère Lily, l'essentiel est que votre cœur soit avec nous. Dit Mme Londubat en inclinant la tête. Lily acquiesça de la tête et déclina le thé que lui offrit son mari en secouant la tête. Sirius lui sourit un peu et continuait de caresser le dos de son filleul qui avait toujours le regard posé sur Augusta et qu'il regardait avec un très grand intérêt.
-Comment va Neville ? Demanda Lily dans une très grande douceur. Augusta sourit avec une lueur de fierté dans les yeux, tandis que Franck avait l'air gêné en passant une main dans ses cheveux, les décoiffant ainsi.
-Oh ! Il va très bien, il dort en ce moment… ces derniers temps-ci il ne dort qu'à partir de cette heure-ci de la journée, car il fait des cauchemars la nuit… heureusement que cela a diminué depuis quelques jours maintenant. Dit Augusta en souriant un peu… et parler de son petit-fils semblait ravir à la vieille dame plus que tout au monde. Elle avait l'air de rayonner de bonheur et avait l'air extrêmement fière… pendant que son fils Franck avait l'air trop triste et très mal à l'aise et semblait se concentrer encore plus sur sa tasse de thé dans ses mains depuis que la conversation avait été tournée vers son désormais légendaire fils qui était surnommé le survivant, le sauveur du monde magique par les sorciers. Lorsque Lily demanda à aller se recueillir sur la tombe d'Alice, Franck se précipita de l'accompagner rapidement vers le cimetière de la famille Londubat qui se trouvait derrière la maison, comme celle des Potter.
-Et toi Franck, comment est-ce que tu te sens ? Demanda Lily pour supprimer le lourd silence qui régnait entre eux depuis qu'ils avaient quitté le domicile. Franck lui sourit un peu difficilement.
-C'est dur, dit précautionneusement ce dernier. Mais j'imagine qu'avec le temps, la douleur va diminuer. En plus, en l'honneur d'Alice, il faut continuer de vivre et combattre les forces du mal, car ce n'est pas encore fini. Il sourit difficilement en pointant sa baguette magique sur le sol pour l'éclairer de la très légère couche neige qui le couvrait. Lily lui rendit son sourire.
-Tu as raison, dit cette dernière dans une grande compassion. En plus ton fils va bien avoir besoin de toi dans les années qui approchent. Lily s'arrêta de marcher en lui prenant la main. Saches que je serais là si tu as besoin de quoique ce soit, dit-elle en fixant les chaleureux yeux noirs de son ami qui lui sourit avec gratitude. Elle le serra légèrement dans ses bras avant qu'ils ne continuent tranquillement leur chemin jusqu'à devant la porte de la petite clôture qui entourait la très bien entretenue du petit cimetière familiale des Londubat. Il y avait une bonne centaine de tombeaux… et Lily remarquait des dates qui remontaient jusque 16ème siècle. Franck l'orienta jusque devant l'endroit où se reposerait désormais Alice et où il y avait plein de fleurs, des bougies… il y avait une petite photo d'elle à côté de son nom comme sur les autres pierres tombales, mais la sienne était un peu plus grande et sa pierre tombale était de marbre blanc contrairement aux autres qui étaient tous en marbre noir. Lily sourit avec tristesse, les larmes aux yeux.
-Plusieurs personnes passent de temps à autre pour la remercier. Dit Franck, dans une voix très rauque. Lily hocha la tête, ayant du mal à prononcer un seul mot. Elle conjura un bouquet de rose qu'elle posa délicatement sur le sol déjà remplie d'orchidée, de roses... Son regard se posa sur le message marqué en dessous de l'identité d'Alice: le dernier ennemi qui sera détruit est la mort.
-Dumbledore. Murmura Franck qui observait Lily. Elle hocha la tête et continua sa lecture. Épouse et Mère, tu resteras dans nos cœurs à jamais. Ils restèrent un long moment en silence devant la tombe d'Alice. Lily remarqua que la tombe de Victoria Londubat qui était à côté de son amie, avait juste ses initiales, ainsi que sa date de naissance et date de décès et sa tombe était en... pierre. 'Cela devait être dur de l'avoir enterré près d'Alice pour la famille Londubat, surtout sachant ce qu'elle avait fait contre eux'. Pensa tristement Lily, mais se refréna de tout commentaire.
-Il y a déchets dans chaque famille, malheureusement. Murmura Franck qui observait avec la mine assombrie le même endroit que Lily. C'était une de mes tantes favorites. Dit-il avec un peu de nostalgie.
-C'est bien triste. Commenta Lily avec douceur et en pensant un peu à sa grande sœur Pétunia avec qui elle avait du mal à rester en contact et qui l'évitait depuis son entrée dans le monde magique.
-On y retourne ? Lui demanda Franck en serrant un peu autour de lui son manteau et en souriant difficilement. Elle lui sourit un peu, regarda une dernière fois le tombeau de son amie avant de se diriger, avec Franck, vers la maison.
Il n'y avait que le souffle du vent qui dérangeait un peu le silence de la grande résidence, mais, plus il s'approchait de la porte du domicile, plus ils entendaient de très lointains cris de colères et de douleurs. Lily cligna des yeux et regarda Franck qui marchait à ses côtés avec une grande confusion. C'était à croire que des fantômes hantaient le coin. Franck aussi avait le front plissé en confusion et il pressa le pas vers la porte d'entrée de la maison, en tirant la main de Lily.
Dès qu'il ouvrit la porte, un grand chahut les accueillit. Lily ouvrit de gros yeux et regarda Franck avec terreur. Celui-ci courut rapidement en la tirant par la main vers le salon d'où provenait les cris. La scène qui les accueillit les figea sur place. Le salon était sens dessus-dessous, l'elfe de maison avait l'air mort, ses yeux gros ouverts étaient vide de vie et son corps était près du corps d'Augusta, qui était près de la cheminée, et avait l'air évanouie (ou pire morte). Elle était dans une sorte de dôme avec Harry qui était serré dans les bras de la vieille dame et qui regardait avec des yeux de terreur ce qui se déroulait devant lui. James et Sirius, baguettes à la main, et positionnés devant le dôme, avaient l'air mal en point, les vêtements déchirés à plusieurs endroits et ils avaient du sang un peu partout sur le corps. Ils faisaient face aux frères Lestrange, au fils du directeur de leur département, Barty Croupton junior et à la folle cousine de Sirius, Bellatrix Lestrange qui avait l'air plus dérangée que jamais, ses longs cheveux noirs partant dans tous les sens et un regard de fou sur son joli visage. Sa baguette était pointée sur James, de même que celle d'un des frères Lestrange, Rodolphus. Pendant que les deux autres, Barty et Rabastan, baguettes à la main, faisaient face à Sirius.
Le combat qui faisait ravage dans le salon s'arrêta abruptement devant l'apparition de Lily et de Franck. Bellatrix ricana follement de joie, tandis que ses amis mangemorts eurent un sourire victorieux.
-Qu'est-ce que cela veut dire ? Grogna Londubat dans une voix à peine audible et remplie de colère.
-Oh ! On a de la visite qui dirait, dit Bellatrix avec un grand plaisir en tapant des mains.
-Lily ! Hurla James terrorisé, en regardant furtivement son fils qui avait les yeux écarquillés et sa femme dont la baguette apparut rapidement à sa main et lança des sorts avec une rapidité sans égale à Bellatrix qui dansa sur elle-même pour les éviter et commença à répondre de la même manière. Cela sembla relancer le combat, avec Franck qui fit face à Rabastan et lui jeta un sort qui le cogna violemment sur le mur. Sirius grogna et lança un sort vicieux à Barty qui hurla de douleur en se tenant la poitrine, pendant que James tentait de combattre Rodolphus et d'aller aider sa femme devant la dangereuse Bellatrix qui commençait à mettre Lily en position de défense.
Pendant un moment, il n'y eut que des cris de douleur, des jurons, des éclats d'objets… et les mangemorts semblaient dominer les défenseurs contre les forces du mal, à l'exception de Barty qui était sur le sol et faisait tout pour se défendre contre Sirius qui lui jetait aveuglément et vicieusement des sorts aussi dangereux les uns que les autres, car le jeune blond mangemorts de moins de 20 ans avait le visage couvert de sang et un os pouvait être aperçu à sa jambe droite, ses cheveux avaient totalement disparus de sa tête, ainsi que ses cils et sourcils.
Le cri douloureux de Lily attira abruptement l'attention des adversaires. Elle était sur le sol, les yeux écarquillés d'effroi et se tenait la gorge d'où coulait un grand lot de sang. La chute de Lily sembla arrêtait le combat, mais James Hurla de colère et un clin d'œil, une épée apparut à sa main droite tendue. En un rapide et sec mouvement, il détacha la tête de Rodolphus de son corps. Il n'attendit même pas que le corps de son adversaire toucha le sol pour se diriger vers Bellatrix qui regardait avec horreur l'abattement de son mari dont la tête qui roula jusqu'à ses pieds. Elle n'eut pas le temps d'éviter le coup d'épée dirigée vers sa main droite dont elle tenait sa baguette magique toujours pointée vers Lily qui avait les yeux gros ouverts et avait maintenant sa robe pressée sur sa gorge et observait son mari avec alarme. Bellatrix tomba en hurlant de douleur et tentait d'arrêter le sang qui coulait de son bras coupé en le serrant à sa poitrine, pendant que les autres combattants regardaient James avec une grande horreur sur le visage. Ils avaient l'air d'être figés sur place.
Le grand bruit de transplanation provenant de l'extérieur de la résidence, sembla secouer les adversaires devant un James enragé, qui ne portait plus de lunettes, le regard brillant de fureur. Il se tourna et fit maintenant face à Rabastan. Celui-ci sembla avoir peur et le regarda avec colère, terreur et un grand défi dans les yeux.
-Avada Kedavra. Hurla-t-il en pointant sa baguette vers James. Une éclatante lumière verte quitta sa baguette et se dirigea rapidement vers le furieux auror.
Cependant, le sortilège s'impacta à l'épée tendue de James et retourna à son expéditeur qui roula sur le côté et l'évita de justesse. Il s'apprêtait à lancer un autre sort, mais James ne lui donnera pas le temps et lui coupa tout le long de son bras droit, ramassa sa baguette et le brisa vicieusement en deux, tandis que son adversaire hurlait de douleur en se recroquevillant sur le tapis bleu qui était déjà rempli de son sang.
-Non ! Se suffoqua Lily en donnant un violent coup de pied à Bellatrix qui avait discrètement ramassé sa baguette magique par sa main gauche et tentait de jeter un sort à James qui lui tournait le dos. Bellatrix tomba douloureusement sur le sol en lançant un juron. Sirius qui avait à la main sa baguette et celle de Barty dont il avait assommé après l'abattement d'un des terroristes, se dépêcha de lancer un sortilège de désarmement à sa cousine dont la baguette atterrit dans ses mains. Il brisa les baguettes des deux mangemorts avec une grande colère, pendant que Franck assomma Bellatrix, avec le sortilège de stupéfiction.
Sirius se dirigea rapidement vers Lily, tandis que Franck se dirigeait vers sa mère, mais le regard menaçant de James et son épée toujours brandit dangereusement les gela chacun sur place. Sirius et Franck se regardèrent nerveusement. La tension était devenue palpable dans l'air et les deux amis n'osaient pas faire un seul pas de plus ou dire quoique ce soit, car James avait l'air d'être... possédé. La respiration difficile de Lily, les pleurs pitoyables de Rabastan ainsi que les cris d'appels provenant de l'extérieur constituaient le seul bruit qu'on pouvait entendre dans le nouveau silence pesant de la maison.
-James ? Demanda Sirius qui avala difficilement sa salive et posa lentement sa baguette sur le sol. Il tendit les mains en signe de paix. Franck fit de même que Sirius en regardant très nerveusement la célèbre épée de Griffondor. James, c'est moi Sirius et Franck, il faut qu'on aide Lily, sinon elle va se vider de son sang d'ici peu. Tenta d'expliquer Sirius qui pointa cette dernière du doigt. James, pour sa part le fixait avec un regard vide. Lily avait le teint qui devenait toute pâle et tentait difficilement de rester consciente.
Il y eut une sorte d'explosion qui fit reculer Franck et Sirius d'un grand pas en arrière, loin de leur ami qui grogna en brandissant hautement son épée, prêt à frapper de nouveau. De rapides coups de pieds se rapprochaient de la maison. Sirius et Franck devenaient de plus en plus nerveux en regardant tour à tour, James et l'entrée du salon dont la porte était réduite en éclats et où apparurent quelques secondes plus tard, Albus Dumbledore, suivi du célèbre auror Alastair Fol-œil et d'un grand nombre de personnes dont la majorité était des collègues de travail des trois amis présents dans le salon à cause de leur robe d'auror bleue foncé et l'insigne du ministère de la magie sur leur poitrine gauche.
Le professeur Dumbledore observa la scène avec un rapide coup d'œil, avant de poser un regard grave sur James qui respirait bruyamment, la main tremblante et avait l'air de vouloir lui sauter dessus d'une seconde à l'autre. L'œil de Maugrey roulait rapidement dans tous les sens et il avait déjà sa baguette bien prête. Personne n'osa bouger un pas de plus. Sirius regardait Lily avec des yeux d'horreurs et lançait au professeur Dumbledore un regard suppliant pour faire quelque avec son ami qui avait une baguette à sa main gauche et une épée à sa main droite.
-James. Dit doucement le professeur dans la tension lourdee qui régnait en élevant ses mains. Les yeux du chef de la famille Potter ne se posèrent pas sur le vieux directeur, mais observa les gens qui se trouvaient derrière lui. James, continua Dumbledore, sans se décourager et dans une voix très exigeante, il faut sauver Lily et tout de suite. James tourna sa tête vers lui en grognant de rage et ses narines se dilatèrent. Tout le monde recula un pas en arrière. Maugrey grogna en serrant sa baguette magique à sa main droite.
-Maman ! L'appel d'Harry attira l'attention sur lui. Il avait le regard posé sur sa mère et des larmes coulaient sur son visage.
Son acclamation sembla avoir un effet sur son père qui cligna des yeux, prit difficilement un grand coup d'air et tomba douloureusement sur le sol. Il laissa tomber lourdement sa baguette et l'épée sur le sol et se prit la tête entre les mains. Il avait une grimace douloureuse sur le visage et avait la bouche grande ouverte. Il avait l'air d'hurler silencieusement de douleur. Le professeur Dumbledore se rapprocha immédiatement à ses côtés, l'immobilisa par un sortilège de pétrification, posa ses mains ridées sur la tête de son ancien élève et commença à murmurer une incantation dans une langue totalement étrangère aux personnes présentes.
Le geste de Dumbledore sembla les réveiller et Maugrey commença à aboyer des ordres à son équipe pour arrêter les mangemorts… Sirius, lui se dirigea rapidement vers Lily qui était devenue maintenant presque grise et inconsciente; il commença à faire un diagnostic en agitant sa baguette sur elle, avant de tenter d'appliquer le contre sort du maudit sortilège qu'avait jeté sa cousine. Franck, pour sa part courut vers le dôme où se trouvaient sa mère et l'enfant, et commença à agiter sa baguette sur le bulbe argenté pour tenter de le briser et vérifier si sa mère était toujours vivante. Pendant que les mangemorts étaient arrêtés par certains aurors bien corpulents et que d'autres aurors tentaient d'aider Sirius dans son œuvre, ou encore prenaient des photos à divers endroits du salon complétement ravagé par le combat, Maugrey rejoignit Franck, un des meilleurs aurors qu'il ait eu à entraîner et commença à l'aider dans sa tâche et surtout enfin de pouvoir faire arrêter l'enfant en grande agitation et qui pleurait maintenant très fortement. Maugrey grogna et redoubla d'effort, car les cris de l'enfant étaient devenus très stridents et que le dôme restait toujours intact.
Il lança un regard désespéré vers Dumbledore qui avait maintenant les yeux fermés en concentration et récitait rapidement des incantations sur James. Sirius, trop nerveux, ruisselait fortement de sueur, de même que les aurors qui l'aidaient. Maugrey grogna d'irritation.
-Sales maudits meurtriers. Grogna Maugrey en grande frustration. Walker, MacCulloh, faîtes venir quelques guérisseurs de Sainte-mangouste, hurla-t-il aux deux jeunes aurors bruns qui étaient à ses côtés et entrain de les aider pour la destruction du dôme. Ils filèrent rapidement pour exécuter leurs ordres. Kingsley vient nous aider ici, aboya Fol œil envers à un auror noir, chauve et de grande taille et qui tentait d'aider Sirius. Les cris de l'enfant devenaient plus aigus que jamais. Maugrey jura de nouveau, en s'essuyant rapidement le front. Millers, file cont-
L'ordre de Maugrey fût coupé court par un grand bruit provenant de l'apparition de l'enfant qui se retrouva en un clin d'œil sur la poitrine de sa mère, toujours inerte sur le sol et dont le visage était devenu gris maintenant et ses lèvres étaient de couleur bleue claire. Une forte lumière blanche aveuglante emmanée d'Harry et l'enveloppa avec sa mère, faisant sursauter de peur les personnes qui tentaient d'aider Lily. Ils reculèrent tous d'un grand pas. Sirius regardait avec grand désespoir ce qui se passait devant lui, surtout qu'ils n'avaient pas encore réussi à arrêter le sang qui s'échappait de la gorge de Lily.
Maugrey était devenu distrait, car il tentait de continuer pour détruire le dôme qui était toujours intacte et il observait ce qui se passait avec l'enfant qui pleurait toujours en grand détresse. Sirius et les personnes qui l'aidaient n'osèrent plus continuer et l'auror qui avait tenté de relever Harry avait l'air d'être électrocuté et s'était retrouvé sur le sol tremblant fortement. Le professeur Dumbeldore avait ses yeux écarquillés posés sur Harry et sa mère et récitait très rapidement des incantations sur James, maintenant, baguette magique à la main.
-Eloignez-vous immédiatement, hurla le vieux professeur d'habitude très calme, en très grande urgence aux aurors qui regardaient avec grande incrédulité ce qui se passait devant eux.
Il lévita rapidement James et se dirigeait vers la sortie du salon lorsqu'un grand coup de vent fit violemment projeter en arrière les aurors qui entouraient Lily et son fils et qui n'avaient pas encore bien enregistré dans leur cerveau la pressante recommandation de Dumbeldore ainsi que le reste des autres personnes présentes sur les lieux.
Le professeur Dumbeldore était tombé sur James dans le hall d'entrée, certains aurors étaient tombés entassés les uns sur les autres, le dôme qui entourait Augusta avait disparu et Franck ainsi que Maugrey et Kingsley avaient chuté sur la vieille dame, un vent très frais entrait par une grande partie du mur du salon qui avait disparu avec l'explosion magique et dont les briques étaient tombés sur les gens. Sirius avait l'air mal en point et avait l'air inconscient, tandis qu'Harry avait maintenant arrêté de pleurer et avait l'air endormi sur sa mère dont le sang avait arrêté de coulé, mais qui était restée inerte. L'enfant était de nouveau entourée de la même lumière dorée, il y a quelques temps de cela.
Dumbledore grogna légèrement en clignant ses yeux et se secoua légèrement la tête pour tenter de rester éveiller contrairement à la majorité des aurors qui s'étaient évanouis. Il remit en place ses lunettes qui étaient de travers et respira un grand coup de soulagement en voyant l'arrivée de deux aurors suivis de quelques guérisseurs de Sainte-Mangouste.
1- Womanizer =Coureur de jupons.
2- Moto de la famille Potter : d'une manière générale, cela signifie : loyauté, juste et noble dans le cœur.
Bonne Lecture ;)
Notes d'auteur: Pour ce qui concerne l'identité de l'enfant sur la prophétie, eh bien... je dis à mes critiques qu'on le saura vers la sixième année scolaire des enfants à Poudlard.
Merci pour les gentils encouragements... le prochain chapitre va arriver d'ici début ou fin septembre, car j'ai eu des problèmes avec mon ordinateur à cause d'une panne d'électricité générale durant toute une journée dans notre quartier... travaux publics... à bientôt et passez de bonnes vacances :)
