Chapitre 3. La main invisible (partie 1).
La mort est inévitable. C'est une assurance qui nous est donnée dès notre naissance. Mais, en attendant que l'inévitable se produise, nous espérons tous que quelque chose (de fantastique) nous arrivera. Que ce soit une histoire d'amour renversante ou le bonheur d'élever ses enfants... ou parfois malheureusement la perte d'un être cher. Nous espérons tous vivre quelque chose qui donnera un sens à notre vie.
Mais, hélas, toutes les vies n'ont pas forcément un sens, pour certain leur passage sur terre se résume à rester sur la touche, à attendre que quelque chose arrive, avant qu'il ne soit trop tard.
Arcturus Black, 3ème du nom, serra un peu sa main droite autour de sa baguette magique pointée vers le lourd médaillon d'or portant la marque de Salazar Serpentard (un S ouvragé, en forme de serpent), qui était étalé sur le plancher en bois noir. Son visage, un peu ridé, était un peu illuminé par l'espoir pour la première fois depuis près de trois décennies, en 1957. Epoque à laquelle, il avait passé le trône à son héritier Orion Black et l'avait pratiquement forcé à épouser sa cousine Walburga Black… femme qu'il avait cru, devenir une épouse exemplaire, dévolue et… maman poule.
Qu'est-ce qu'il s'était trompé ? Pensa amèrement le vieil homme de 84 ans dont les yeux gris s'assombrirent tristement. Sa belle fille avait un chaud tempérament et avait dominé et mené son mari Orion par le bout du doigt. L'ancien chef de la famille Black était, par la suite, devenu solitaire et avait fini par succomber à son chagrin devant la perte de ses deux enfants : Sirius qui l'avait renié et Regulus qui était mort.
Arcturus, lui-même, avait subi les normes tyranniques de sa belle-fille en choisissant de ne pas se mêler à la vie de couple de son fils dont il voyait les multiples défauts et l'évident malheur de son héritier ainsi que ses petits-enfants. Il avait été un peu égoïste et voulait vivre une retraite paisible… malheureusement ce sera la culpabilité, l'anxiété, le regret, le remord… qu'il aura comme compagnes durant près de 30 ans, surtout avec la mort d'un de ses petits fils… et savoir aujourd'hui la cause exacte de sa mort et l'endroit où se trouvait son corps, de ce à quoi cela servait désormais… l'enrageait plus que tout au monde.
Il soupira lourdement en prenant place au fauteuil se trouvant près de la coiffeuse que lui tendit le maigre elfe de sa dingue et défunte belle fille Walburga. Il haussa un sourcil en voyant le regard illuminé du vieil elfe. Il avait l'air très heureux ? Il pouvait lire un grand soulagement dans les petits yeux gris clair de l'elfe et un petit sourire éclaircissait son visage trop ridé, alors qu'il y a quinze jours de cela, il était un des êtres les plus misérables qu'il ait vu de toute sa vie lorsqu'il annonçait la mort de sa maîtresse et racontait (quelques jours plus tard) la manière dont il était arrivé à posséder le fameux médaillon de Salazar Serpentard. Il n'aurait jamais fait cette découverte, s'il n'avait pas décidé, sous l'influence de sa petite belle fille, Nahla, d'entamer avec son aide la rénovation entière de la maison où habitait son fils, Orion ,avec sa famille et où la magie noire régnait en maître. Ce n'était pas sain et lui-même qui était un expert dans ce domaine, n'était pas aussi obsédé que cela.
Il y a aussi le fait qu'après le décès de sa belle fille et la découverte de la cause exacte de la mort de son petit fils, il avait pensé fermer définitivement la maison, mais sa petite belle fille Nahla qu'il rencontrait en cachette (avec son arrière petit fils Alphard), lui avait dit que rénover la maison serait un bon moyen pour se rapprocher de son petit fils Sirius qui avait totalement coupé les ponts avec lui.
En plus, il voulait redorer le blason de la famille Black qui avait été une référence dans le monde magique… mais, il souhaitait fondamentalement saisir cette dernière chance pour faire quelque chose de sa vie, surtout avec la disparition définitive de Walburga de la scène.
-Est-ce que Maître voudrait boire quelque chose. Croassa l'elfe Kreattur avec une grande avidité, attirant l'attention d'Arcturus qui fixait avec un regard dégoûté et hanté, le collier ouvert contenant auparavant l'âme mutilé du déchu seigneur des ténèbres. Comment peut-on créer une chose aussi abjecte ? Pensa le renouveau chef de famille Black en clignant ses yeux avant de se secouer doucement la tête.
Il avait un peu de mal à entendre correctement surtout après l'énorme cri perçant qui provenait du collier après la destruction de l'abominable œuvre qu'il contenait, et qui avait envahi la chambre à coucher de sa défunte belle fille où il se trouvait, avec l'elfe, depuis le début de l'après-midi.
Ah, Lord Voldemort allait bien regretter d'avoir entraîné la mort de son petit fils préféré. Dire qu'il avait cru que le répugnant seigneur des ténèbres avait été tué chez les Londubat ! Pensa Arcturus en souriant avec dégoût. Maintenant, il va regretter de s'être pris à sa famille. Se promit le vieil homme en frottant légèrement ses oreilles qui résonnait encore à cause du cri très assourdissant qui avait quitté le médaillon.
Il ramassa le collier intact et le fourra dans un sac en plastique qu'il conjura d'un coup de baguette magique, avant de le placer dans la poche de son pantalon où il tira le badge de préfet en chef qui appartenait à son défunt petit fils Regulus. Il observa un moment l'insigne, avant de le tendre à l'elfe qui ouvrit de gros yeux, l'ayant certainement reconnu. Voyant que l'elfe n'était pas prêt à réagir, Arcturus s'abaissa un peu pour épingler le badge sur la poitrine gauche du taie d'oreiller blanc que portait désormais l'elfe et non le morceau de pagne indignant qui couvrait à peine ses parties intimes. L'elfe avait les larmes aux yeux et regardait avec une grande admiration le fameux badge de préfet, tant convoité par tout bon élève.
Arcturus sourit légèrement et se détourna. D'un coup de baguette magique tous les livres étalés sur le sol se soulevèrent et se placèrent dans la grande malle noire ouverte et placée devant la porte d'entrée de la chambre où il ne restait que le grand lit en baldaquin, la coiffeuse et le fauteuil où il était installé pour effectuer quelques petites recherches sur l'effroyable œuvre de son désormais ennemi juré, Lord Voldemort dont il avait tellement soutenu silencieusement les projets, jusqu'à même envoyer une petite aide financière, et pire encourager son petit fils à devenir actif dans la cause de cet horrible homme qui avait apparemment d'autres idées en tête que la suprématie des sangs purs ou le retour des traditions des leurs ancêtres... ou encore leur séparation totale d'avec les moldus… ils se sont tous bien faits avoir par ce grand manipulateur qui n'avait pas hésité à éliminer toutes les personnes l'ayant connu durant sa scolarité à Poudlard, et qui n'adhéraient pas à sa cause ou soutenaient sa… soit disons doctrine. La majorité de la famille Black est morte sous les ordres de cette créature, ce sale sang de bourbe qui les a tous bien berné. Pensa Arturus avec une grande amertume. Comment n'avait-il pas fait le lien et voir entre les lignes, surtout devant une personne, venue de nulle part et qui refusait d'employer son véritable nom ?
Il soupira lourdement et scruta lentement la seule chambre qui n'était pas encore rénovée. Il avait décidé de le faire lui-même, car connaissant Walburga, il ne voulait pas risquer la vie des trois jeunes décorateurs qu'il avait employés et de ses deux elfes de maison, sans oublier le désormais loyal et efficace Kreattur . Sa belle fille Nahla, très douée en Rune et défense contres les forces du mal, avait voulu venir l'aider, mais il voulait être seul pour ce travail et s'éclaircir les idées… un peu. Il se secoua un peu la tête et commença à lancer des sortilèges sur les meubles qui devinrent très minuscules avant de se ranger aussi dans la large malle à sept compartiments.
Il sourit satisfait de son travail, avant de lancer un autre coup de baguette magique qui referma la malle et le réduisit aussi en une minuscule malle, tel un jouet, qu'il attrapa au vol et la plaça dans la poche de son pantalon.
-Et maintenant la peinture ! Proclama-t-il joyeusement en se tournant pour faire face à l'elfe qui avait l'air très fier et trop heureux plus que tout au monde. Le petit être claqua ses très longs doigts et deux pots de peintures blanches apparurent devant lui avec un léger 'pop'.
En moins de 30 minutes, la grande chambre et la salle de bain était comme neuves et Arcturus remercia Merlin qu'il n'ait pas rencontré de mauvaises surprises ou pièges dont il ne pouvait pas faire face.
Après la fin de leur tâche, un peu difficile au début, l'elfe fit disparaître de nouveau les pots de peinture vide avant de s'incliner respectueusement et de disparaître avec un léger 'pop' devant son maître qui lui hocha la tête. Arcturus passa une dernière revue dans l'immeuble à cinq étages qui était devenu méconnaissable. Ce sera avec un grand sourire qu'il se dirigea jusque devant le seul portrait se trouvant dans l'immeuble, celui de Walburga et qui était accroché près de la porte d'entrée de la maison et dont les ouvriers n'avaient pas pu enlever et avaient supporté les cris et insultes de sa belle-fille, jusqu'à ce qu'il décide de prendre les choses en mains et avec de très lourdes menaces.
-Bonsoir ma très chère fille. Salua-t-il dans une douce voix après avoir ouvert les deux rideaux jaunes qui couvraient le portrait d'un coup de baguette magique. Sa belle fille ouvrit de gros yeux bleue clair très apeurés. Elle était assise sur une chaise et portait une robe verte en soie. Elle avait les cheveux tirés en un chignon très strict sur la tête et portait des boucles d'oreilles et un collier en couleur d'or.
-Alors, tu oublies tes bonnes manières. Remarqua Arcturus, feignant la déception devant le silence de la très grande dame. Tu étais pourtant une femme très portée sur les bonnes manières, malgré tous tes énormes défauts. Continua Arcturus, le regard plongé dans celui bleu et plus qu'effrayé de sa belle fille.
-Tu n'as pas le droit d'enlever mon portrait. Dit froidement et vicieusement la très belle femme, le visage rouge de colère.
-Oh ! Dit Arcturus, un petit rictus au coin des lèvres. Ben défends-toi alors, car je t'ai suffisamment laissé briser ma famille en fermant les yeux. Ton fils que tu as renié va bientôt venir s'installer ici avec sa femme et son enfant et… son futur second enfant. Je pourrais te lancer un sort silencieux et te laisser observer le bonheur que tu as privé à tes enfants, se manifestait tous les jours devant toi, mais… dit lentement le vieil homme avec un regard pétillant qui fit frémir sa belle fille de peur. Il lança un regard méprisant au portrait avant de brandir sa baguette magique, longue de 30 centimètres, devant le cadre et de jeter rapidement trois sortilèges au portrait. Successivement, trois lumières de couleurs argentées et noires frappèrent le tableau qui vibra un peu.
-Alors, mon enfant, tu vois comme je suis très généreux, dit Arcturus avec un sourire satisfait en marquant avec l'aide de sa baguette des symboles runiques aux quatre coins rectangulaires du portrait. Je serais le seul à pouvoir te voir désormais. Dit le vieux, dont la baguette magique disparut en un clin d'œil de sa main droite. Il enleva ensuite la bague chevalière en acier, sertie de cristal noir, qu'il portait à son index droit et le plaça sur le rebord droit du cadre en murmurant une longue incantation en latin. Le tableau brilla fortement en une vibrante couleur verte avant de diminuer graduellement et que la couleur devienne gris sans s'estomper de briller très légèrement.
-Tu voulais… contrôler ce qui se passe chez toi… même après ta mort… j'espère que mon petit cadeau te fera énormément… plaisir. Dit Arcturus en murmurant quelque chose sur la bague qui brilla aussi d'une couleur verte avant de s'éteindre. Il sourit légèrement et remit à son index la bague portant les armoiries de la famille Black (où on pouvait voir un écu flanqué de deux lévriers rampants, blasonné d'un chevron, de deux étoiles à cinq branches et d'une épée. Le chevron était en argent, et les étoiles en or. La devise de la famille était notée en de très minuscules lettres). Walburga ouvrit de gros yeux en hurlant de colère, une vraie haine dans les yeux.
-Tu peux crier autant que tu veux ma chère, dit Arcturus en souriant avec une grande satisfaction, mais même… les animaux qui ont, pourtant, l'ouïe très sensible ne pourront jamais t'entendre et personne, je dis bien personne, dit calmement vieux de sa douce voix, ne pourra jamais te voir, ni t'entendre jusqu'à la fin du monde… à moins que le… mot de passe ne soit découvert. Oh, et rassures-toi, dit le vieux en sortant son miniature manteau de sa poche qu'il agrandit et enfila rapidement. Ton second portrait que tu avais bien rangé dans la bibliothèque, connaîtra le même sort que celui dans lequel où tu trouves en ce moment… dans le salon, je crois, dit le vieux avec un petit rictus. Un parfait endroit à mon avis!
Arcturus se détourna alors du portrait de sa mécontente belle fille en lissant sa magnifique robe de sorcier en soie noir, avant de boutonner son manteau. Il passa légèrement sa main sur sa tête pour arranger un peu sa coupe de cheveux qui ferait rougir de jalousie les hommes du seizième siècle. Il conjura un petit miroir pour scruter son apparence, avant de le faire disparaître et de tourner sur lui-même pour transplaner à moins de 50 mètres du chaudron baveur. Il avait rendez-vous vers 18 heures et quart dans son domicile et il avait moins de 30 minutes devant lui. Il quitta rapidement la minuscule ruelle moldu (et enneigée) où il avait apparu en grimaçant et se dirigea rapidement vers l'un des bars les plus célèbres de la Grande Bretagne magique.
Avec l'aide de la très belle Nahla, il arrivait à diriger indirectement son petit fils qui était une vraie petite tête de mule. Il espérait tout simplement obtenir ces très chères informations sur la famille Malefoy, pensa le chef de famille de la maison Black en entrant dans le très pollué chaudron baveur d'hommes, d'alcool… et de fumées de cigarettes. Un petit silence descendu dans l'assemblée, mais personne n'osa lui adresser la parole, même le cher vieux barman Tom avait peur de s'adresser au froid et méchant Arcturus Black qui avait un visage impassible et un regard supérieur et très glacial… comme à l'accoutumé.
Arcturus était un peu surpris par la réaction des gens, car cela faisait plus de vingt longues années qu'il n'avait pas fait une apparence publique… eh bien c'est tant mieux, pensa le vieux en se plaçant devant l'arcade menant au chemin de traverse. Ou peut-être que sa réputation était devenue encore plus sombre avec les œuvres de son petit fils et de son cher ami James Potter. Estima avec amusement et fierté le vieux en tapant avec sa baguette le code pour entrer au chemin de traverse.
Il se dirigea avec brusquerie vers l'imposante banque Gringotts. Il serra un peu son manteau autour de lui à cause du léger coup de vent qui régnait depuis trois jours maintenant. Il n'y avait pratiquement personne dans la banque à son arrivée, et il se dirigea vers un vieux gobelin qui avait une barbe pointue, la tête chauve et un regard de ses petits yeux noirs trop sévères pour n'importe quel sorcier, sauf Arcturus qui avait un peu travaillé avec les fabricateurs et gestionnaires de la monnaie sorcière, durant sa tendre jeunesse, ère où il s'était plus qu'amusé à piller les tombeaux des grands pharaons Égyptiens…
-Mes salutations Maître Pirenerf. Dit Arcturus d'une voix calme en se plaçant devant le guichet du sévère gobelin et en lisant rapidement le nom de l'être sur la pancarte qui était posé près des pièces de Gallions qu'il était entrain de compter. Il attendit jusqu'à ce que le gobelin lève son regard vers lui pour annoncer calmement sa demande : Je souhaiterai accéder à mon coffre.
-Bonsoir ! Répondit un peu sèchement le gobelin en prenant la clé en or posé sur le guichet par le client aussi sévère que lui. Il scruta profondément la clé avant de le remettre à son propriétaire et d'appeler un de ses jeunes collègues pour mener le chef de la famille Black à son coffre.
Le voyage dans les entrailles de la banque est aussi périlleux qu'auparavant, pensa Arcturus en s'accrochant fortement aux rebords du wagonnet qui le menait vers son coffre à une vitesse très alarmante. Il dût se secouer légèrement la tête pour s'éclaircir les idées lorsque l'engin s'arrêta… pas loin d'un misérable dragon et plus loin d'un sphinx. Arg… grogna-t-il silencieusement, une raison de plus pour laquelle je déteste venir ici. Il se dirigea rapidement vers l'intérieur du coffre familial, dés l'ouverture et ramassa tout ce qui n'était pas argent en le plaçant dans sa grosse malle noire à sept compartiments qu'il avait élargi. Avec la quête qu'il allait entamer bientôt, il ne fallait pas tenter l'ennemi en laissant des informations, documents et objets précieux dans un endroit qui peut être dévalisé à tout instant, par des gens un peu doués comme lui, malgré la haute sécurité assurée par les sournois gobelins.
Il s'assura que le petit mémento dont il avait besoin pour son blackmail (1), figurait bien dans les documents rangés, avant de refermer la malle, de le réduire à nouveau en une minuscule taille et le rangea dans sa poche.
L'opération lui prit moins de cinq minutes et il se dépêcha de retourner rapidement à son manoir pour son prochain rendez-vous qu'il avait fixé avec ses deux cousins et sa fille, depuis dix jours maintenant.
Il allait jouer avec le Feu et il avait besoin de tous les atouts en mains, pensa Arcturus en quittant d'un pas vif la banque. Il jouait à la seule et unique condition de gagner. Il ne pouvait pas se permettre de perdre de toutes les façons. Même s'il était en pleine énergie pour son âge, il n'avait ni le temps, ni la force de subir une quelconque défaite, raison pour laquelle il prenait toutes les précautions nécessaires. Il allait travailler avec les meilleurs dans leur domaine et il possédait l'argent (et les moyens) nécessaires pour les persuader de travailler avec lui.
Le damné seigneur des ténèbres était, du moins est un être dangereux et beaucoup trop rusé, pensa le vieux en entrant de nouveau dans le chaudron baveur qui était toujours aussi peuplé que son passage d'il y a quelques minutes de cela. Il ignora les regards posés sur lui en avançant avec une grande indifférence et supériorité vers la porte d'entrée pour quitter ce lieu plus que souillé.
James Potter, jeune père de famille de 2 enfants, transplana devant le large domicile du fameux Arcturus Black III. La bâtisse était entourée de montagne, quelques arbres très étroits … une vue à couper le souffle et aucun voisin à des kilomètres à la ronde.
Le ranch était un bijou et un havre de paix, pensa James en se dirigeant d'un pas vif vers la porte d'entrée en bois se trouvant à quelques deux minutes de marche des 3 lots de maison en bois d'acajou. Il se demandait bien comment ça devait être de vivre ici durant l'été en jetant un rapide coup d'œil vers le jardin dont le petit bassin était couvert d'une petite couche de neige.
James avait été très surpris en recevant le courrier du vieux qui lui demandait une très grande discrétion pour cette rencontre. Il n'avait même pas informé son cher ami et frère Sirius de sa visite sur la demande expresse du vieux. Il savait qu'ils ne s'entendaient pas du tout et il n'avait pas envie de se retrouver au milieu d'une querelle familiale qui dure depuis que sa défunte mère avait commencé son éducation sur la politique et les familles ayant une grande influence dans le monde sorcier. Il était âgé de 8 ans à cette époque..! Quelle très longue querelle, pensa James en frissonnant légèrement, plus à cause de la magie dans l'air, que du froid. Il fallait être complètement fou pour tenter de s'introduire sans invitation chez le réputé et énigmatique Arcturus Black, pensa le jeune homme en toquant légèrement à la porte en bois de couleur marron, dont le poignet était une tête de lévrier.
James tenta de masquer sa grande surprise, lorsque son oncle maternel, Pollux Cygnus Black lui ouvrit la porte avec une surprise évidente dans ses yeux, lui aussi, bien que son infaillible et légendaire masque soit en place. Un homme qu'il n'avait vu que très rarement durant son enfance. L'homme de plus de 70 ans n'avait pas beaucoup vieilli, excepté ses cheveux ondulés gris foncé, même couleur que ses yeux. Il était aussi mince que James, il avait la même taille que le maraudeur et avait le visage fin et triangulaire avec un petit nez.
-Bonsoir Oncle Pollux. Salua James en inclinant respectueusement sa tête. Cela faisait longtemps que je n'ai pas eu de vos nouvelles !
-Bonsoir jeune homme. Salua le vieux dans une voix un peu trop froide au goût du maraudeur qui se retint de lever les sourcils. Comme tu peux le constater, je vais très bien. Continua le vieux en arrangeant inutilement sa robe de sorcier en velour meuve.
-Eh bien, tant mieux mon oncle. Dit James se retenant de nouveau pour ne soupirer d'exaspération. J'ai rendez-vous avec Arcturus, annonça-t-il. Est-ce qu'il est là ?
-En effet, oui. Répondit simplement le vieux en scrutant froidement son neveu de la tête au pied.
-Est-ce que je peux entrer où pourriez-vous lui annoncer de mon arrivée, s'il vous plaît ? Demanda James en se forçant de ne pas rouler les yeux, se rappelant une des raisons pour lesquelles il n'appréciait pas trop son oncle trop porté sur la pureté du sang… Pourquoi est-ce qu'il avait accepté de venir ici, d'ailleurs ? Pensa James en regardant froidement à son tour son oncle. La famille Black était bien connue pour avoir soutenue silencieusement ou ouvertement les idéaux du fou terroriste Voldemort. James commençait maintenant à regretter d'avoir accepté ce rendez-vous et il s'apprêtait à rebrousser chemin lorsque la porte du salon ancestral très accueillant s'ouvrit et que son filleul couru joyeusement dans ses bras, suivi de sa mère Nahla Maria Mbugbe, la très belle et énigmatique épouse de son ami Sirius, depuis l'été passé.
-Alphard ! S'exclama James en prenant l'enfant dans ses bras, ne pouvant pas s'empêcher de sourire devant le cri de joie de l'enfant.
-Bonsoir James ! Salua joyeusement la mère de l'enfant dans une très douce voix avec un léger accent Afro-Américaine. Elle était aussi belle que d'habitude dans sa magnifique robe jaune poussin qui mettait en valeur sa très belle peau d'ébène et ressortait ses gros yeux d'amande… mais aussi embrassait joliment son ventre bien arrondi. Elle avait aujourd'hui coiffé ses longs cheveux noirs bouclés en une élégante tresse cascade. Elle était comme un ange descendu d'éden… ce qui était en harmonie avec la douceur et la féminité naturelles de son visage ovale.
Elle était d'une élégance et grâce innées et était un peu plus élancée que son mari… qui en était trop fier, bizarrement. Elle était d'origine Ghanéenne et était l'aînée de Sirius de deux ans et demi. Elle avait toujours cet air mystérieux en elle qui attirait les gens vers elle et qui intriguait beaucoup James Potter. Et elle était devenue très rapidement amie avec sa femme Lily en moins d'une année… ce que James ne saisissait pas trop car Lily était une personne un peu trop réservée et n'avait pas du tout aucun ou aucune amie en dehors de ceux ou celles qu'ils avaient en commun.
Sirius avait conquis cette sensationnelle femme d'une façon un peu… illégale, car elle était la courtisane du chef des aurors de l'Arabie Saoudite. Ce dernier les avait surpris en plein ébats sexuels et le pire dans tout cela… dans la chambre d'hôtel qu'il partageait avec sa très belle et sulfureuse maîtresse… il s'en était suivi un… violent combat… de boxe entre les deux tourtereaux et James qui habitait en face de l'appartement du couple, avait été obligé d'intervenir et il n'avait pas trop le choix de toutes les façons, car il était non seulement le seul sur les lieux à cette époque avec deux autres aurors Arabes qui avaient peur de lancer ne serait ce qu'un sortilège de chatouillement à leur honorable chef. Mais, il voulait surtout aider son ami qui risquait de perdre la vie et le pauvre coureur de jupon avait déjà perdu un bon lot de ses canines…
Il s'en était suivi la mise à pied du chef des aurors Saoudiens, mais aussi de la risée des deux pays par la communauté magique. James et Sirius avaient été mis au banc de touche pendant trois longs mois après leur retour du sommet international pour la sécurité du monde magique qui se déroulait en Inde, en mi-août 1983. James avait été indigné et furieux de ce blâme, car il avait intervenu d'une manière neutre et avait juste lancé des sortilèges de pétrification aux deux amoureux avant de les ligoter.
Mais, l'effet le plus surprenant fût la grossesse de la très belle Nahla, qui avait rejoint Sirius un mois après la naissance de leur fils, Alphard, dont il était l'heureux parrain.
-Allez entre, je t'en prie ! L'invita sa belle sœur en ouvrant largement la porte d'entrée. Ce qui poussa son oncle à retourner dans le salon, après avoir lancé un autre regard froid à son neveu qui roula cette fois-ci les yeux en entrant dans le rez de chaussée bien chauffée de la maison.
-Bonsoir Monsieur Potter ! Salua l'illustre Arcturus Black en les rejoignant. Il avait un air très radieux sur le visage qui surprit beaucoup James Potter et qui sera pris complètement au dépourvu lorsque son filleul de 21 mois tendit ses petites mains vers son grand-père qui le prit dans ses bras avec un grand sourire sur le visage. L'enfant était le portrait craché de son père, à part son teint qui était bien métissé et ses cheveux un peu plus ondulé. Attendez-moi dans le salon, je reviens dans un instant. Lui informa le vieux, le sortant de ses pensées. Il disparut au fond du couloir, son petit fils dans les bras, sans attendre la réponse de James ou les salutations.
James se tourna vers Nahla qui lui prit sa cape et l'accrocha au porte manteau avant de lui prendre la main avec un petit sourire et de le mener vers le douillet salon où se trouvaient son oncle et une autre femme qui ressemblait beaucoup à Arcturus. Elle avait le visage fin et un peu rond; et ses pommettes et mentons qui étaient un peu arrondis, lui donnaient un air enfantin et un peu angélique. Elle portait ses longs cheveux noirs lisses (mêlés de quelques cheveux blancs) sur l'épaule. Et elle était habillée d'une magnifique robe de sorcière de couleur grise sombre en soie et était assise près de la cheminée d'où émanait un doux feu de bois, un livre dans les mains… A vos souhaits, le livre instructif, très drôle (et un peu féministe) que sa femme Lily avait mis une année entière à écrire. La petite sournoise avait piqué la majorité de ses idées dans le petit journal de James sur les tours de farces qu'ils avaient fait avec les autres maraudeurs durant leur année d'étude à Poudlard. Le livre était devenu un Best-seller dans le monde magique pour l'effet des plaisanteries, mais aussi du talent de sa femme dans le domaine de l'enchantement. Il sourit un peu tristement en pensant à sa femme qui lui manquait énormément ces derniers temps.
La dame leva ses petits yeux gris de son livre à leur entrée.
-James, voici Lucretia Prewett, la fille d'Arcturus. Commença Nahla à faire les présentations. Je suis sûre que tu connais ses défunts fils ? Demanda-t-elle dans une voix très douce. James hocha difficilement sa tête en se rappelant des jumeaux Gédéon et Fabien, avec qui il avait combattu contre les mangemorts au sein de l'ordre du Phénix. Ma tante, continua Nahla, voici James Potter, un des meilleurs amis de mon mari, pratiquement son frère et le parrain d'Alphard.
-Bonsoir Madame Prewett. Salua James en allant prendre la main de la femme pour y déposer un baiser. Je suis enchantée de faire votre connaissance. Continua-t-il en relâchant adroitement la douce main de la charmante Lucrétia. Elle lui sourit légèrement, le regard pétillant comme celui de son ami, Sirius, lorsqu'il préparait un coup. Je n'ai jamais eu l'opportunité de vous présenter mes condoléances pour le décès de vos enfants, dit sympathiquement James.
-Oh, c'est gentil de votre part Monsieur Potter, dit-elle d'une douce voix. Et avec le temps, on s'y fait. Souffla-t-elle en posant délicatement le livre qu'elle lisait sur la petite table, à côté de sa tasse de thé d'où émanait une bonne odeur de menthe. Vous et mon neveu êtes bien… réputés au sein du ministère continua-t-elle avec amusement. Il paraît que l'œuvre du fameux auror Maugrey Fol-œil serait très... terne devant les vôtres. Comment vous surnomme-t-on d'ailleurs ? Demanda Lucretia avec amusement. James sourit avec un peu de gêne en prenant place près de sa belle sœur Nahla, sur le canapé en face de son oncle qui grimaça en scrutant ses vêtements (pantalon noir et chemise bleue). Espèce de vieux démodé, pensa James avec exaspération en ignorant son oncle.
-Oh, les deux démons ! S'exclama Nahla en riant légèrement, imitée par sa tante, pendant que Pollux grogna un peu. Et ce n'est pas uniquement les… marginaux qui ont droit à leurs… coups de ceintures. Continua Nahla, très égayée. Il paraît qu'il y a une très forte pluie et ce, pendant trois jours d'affilés au sein du département de contrôle et de régulation des créatures magiques et au sein du Magenmagot… sans oublier le vol de documents des services de gestion des loups garous qui voulaient proposaient une loi pour l'emploi des personnes atteintes de Lycanthropie. Les deux femmes rirent légèrement tandis que James opta garder ses lèvres collées, mais sourit discrètement.
-J'ai entendu cette histoire. Dit doucement Lucretia, j'avais cru que c'était juste des histoires… sinon ça allait faire la une de la gazette. Donc c'est vrai ? Demanda la dame Prewett avec un grand intérêt.
-Ooooh si. Répondit Nahla, le regard brillant d'amusement, pendant que James haussa tout simplement ses épaules, prenant la tasse de thé que lui offrit un très vieil elfe qui faisait tout pour se faire invisible.
-Et qu'en est-il de la proposition de loi, ils ont pu le faire après que tout soit revenue en ordre ? Demanda Lucretia qui lança un regard très amusé à son cousin de second degré. Nahla éclata de rire, tandis que son oncle qui faisait semblant de ne pas être intéressé à la conversation lui lança un regard curieux.
-Eh bien, il faudra qu'ils aient des faits et preuves solides pour proposer la loi… et la dame qui dirige ce département depuis l'an dernier n'a pas une… très bonne mémoire. Répondit James en grimaçant légèrement, se rappelant de la tête de Madame Ombrage dans ses habituels vêtements roses qui faisaient trop mal aux yeux, après la découverte de la perte de ses précieux dossiers. Il ne pouvait par permettre la proposition de cette loi qui allait inévitablement être votée… et ainsi poussait leur ami, Remus, à mener une vie misérable ou pire quitter le monde sorcier pour de bon et causer certainement un grand chaos chez les personnes atteintes de lycanthropie.
-Et tu n'avais pas de contre-argumentation... solide… jolie coup ! Admira Lucrétia, un petit sourire sur le visage. Et personne n'a réussi à faire le lien avec toi ? Demanda-t-elle avec une grande incrédulité. Car si je me rappelle bien tu es quelqu'un qui est ouvertement contre la majorité des lois sur les… créatures magiques et tu n'hésites pas à demander des révisions de certaines législations qui sont adoptées la majeur partie du temps. Nahla étouffa un petit rire.
-Il a tout simplement de très bons alibis et… complices. Dit Arcturus qui était debout devant la porte du salon, son petit fils dans ses bras. Et qui oserait accuser un auror, même si c'est trop suspicieux ? Ironisa le vieux.
-Dés fois, je me demande bien quel genre de personne embauche les employés du ministère? Demanda distraitement Lucrétia en se mettant sur pied, suivi de Pollux et de James.
-C'est comme cela quand on a une ministre comme Bagnold. Dit distraitement Arcturus en venant déposer Alphard sur les genoux de sa mère. Je reviens bientôt, dit le vieux en posant une bise sur la tête de l'enfant qui contestait. Vous venez avec moi, s'il vous plaît ? Demanda-t-il à James, Pollux et Lucretia qui le suivirent silencieusement dans un autre salon, de style ancestral aussi, mais très accueillant et douillet. Il y avait une petite bibliothèque près de la large fenêtre, à côté d'un petit tableau noir à pied mobile avec quelques mots marqués dessus et dont James ne reconnaissait pas du tout les lettres... ou signes.
Le jeune homme prit place dans l'un des trois fauteuils, près de la cheminée qui dégageait un bon feu de bois, tandis que Lucretia prenait place dans celui qui était en face de lui et que son oncle prenait place dans le canapé, près d'Arcturus.
-Je vous remercie de m'avoir rejoint, et je vous prie de m'excuser d'avoir un peu duré, commença le vieux de sa voix très posée. Mais, j'avais des informations à envoyer et avant de commencer, dit-il en regardant intensément ses trois invités avec un air très sérieux, je voudrais que vous jurez solennellement que tout ce qui se dira ici ne sera communiqué à aucune autre personne sans mon autorisation et qu'aucune information ne sera utilisée d'une aucune manière. Et rassurez-vous, ce sont des informations qui ne sont pas contre aucune de vos familles respectives ou entraîneront un danger pour elles… bien au contraire, ce sera pour leur permettre de… vivre en paix. Ce sont des informations sur le seigneur des ténèbres Tom Elvis Jedusor, mieux connu sous le nom de Vous-savez-qui, Celui-Dont-On-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou encore Lord Voldemort. Dit tranquillement le vieux en posant son regard perçant sur son jeune cousin, James Potter, pendant que sa fille et son cousin Pollux sursautèrent un peu en entendant le dernier surnom du mage noir le plus craint de leur époque.
L'ambiance était devenue un peu tendue après la demande du vieux. Sa fille fût la première à sortir sa baguette magique en bois clair et bien polie, qu'elle pointa vers le ciel pour prêter serment.
-Moi, Lucretia Melania Prewett, née Black, jure par ma magie et ma vie que je ne vais jamais raconter à qui que ce soit tout ce qui sera dira ici ou utiliser les informations sur le seigneur des ténèbres Lord V-V-Voldemort, Tom Elvis Jedusor, que me transmettront mon père Arcturus Sirius Black III. J'ai juré, ainsi soit-il.
Une lumière blanche sortie du bout de sa baguette magique avant de l'entourer et de se dissiper après quelques secondes de brillance. James prit à son tour un engagement, suivi de son oncle qui hésita un peu avant de donner sa promesse.
-Parfait. Dit le vieux en pointant sa baguette vers le tableau où les écritures commencèrent à se réorganiser. Avec un autre coup de baguette magique, un lourd pendentif en or apparu sur la petite table avec moins d'une dizaine de vieux livres. Il y a quelques jours, continua le vieux de sa voix calme en posant sa baguette sur la table, prés des livres, j'ai fait une découverte qui m'a plus que glacé le sang et m'a poussé à vous inviter ici ce soir. Toi Pollux, j'ai besoin de tes talents comme conjureur de sorts, dit le vieux Arcturus dans un ton qui ressemblait presque à de l'ordre. Et toi, ma chère fille, dit-il en haussant légèrement son sourcil gauche et en tournant le regard vers la pâle Lucretia, j'ai besoin de tes talents sur les Runes et je voudrais aussi que tu me fournisses toutes les informations que tu connais sur le dénommé Tom Jedusor, étant donné que tu as été à Poudlard les mêmes années que lui et dans la même maison.
-Une année de plus, souffla la dame, une petite grimace sur son pâle visage. Son père hocha distraitement la tête, avant de se tourner vers James qui avait une expression très sérieuse sur le visage.
-J'avais certes trouvé louche que le corps du plus grand mage noir de notre temps ne soit pas présenté au public, dit le chef de famille Black mais, comme tout le monde dans ce pays, j'ai juste accepté le déraisonnable miracle que Voldemort se soit éteint chez les Londubat… et qu'il se soit volatilisé. Je suis sûr Monsieur Potter, vous qui travaillez contre les forces du mal, saviez qu'il est toujours… vivant ? James hocha légèrement la tête. Je suis, certes très doué dans la magie noire, continua le vieux, mais il est toujours prudent d'avoir un peu… de réserves et de jeunes talents. James hocha la tête, fronçant légèrement les sourcils.
-Ces derniers jours, dit le vieux en soulevant le sachet transparent contenant le médaillon, j'ai entamé la rénovation d'une de nos domiciles familiaux et j'ai découvert cet objet qui appartenait à Salazar Serpentard.
-Vraiment ? Demanda doucement Pollux, regardant le médaillon avec un grand intérêt tout comme Lucretia et James qui fronçaient leurs sourcils.
-Oui, mon cher Pollux. Répondit Arcturus avec une petite grimace. Il a été volé par mon petit fils Regulus. Un acte qui a causé sa mort… jeune idiot, grommela lourdement le vieux. Ce médaillon contenait l'âme mutilé du seigneur des ténèbres. Pollux inhala fortement une grande bouffée d'air en regardant son cousin avec les yeux écarquillés de terreur. Lucretia, toute pâle, avait porté ses mains sur sa bouche et regardait son père avec une grande perplexité, tandis que James avait les sourcils soulevés et regardait l'objet avec incrédulité et dégoût.
-Je n'ai pas envie de te manquer de respect cher Arcturus, mais en aies-tu réellement s-sûr ? Demanda Pollux qui avait lui aussi perdu toute couleur sur son visage.
-Bien sûr que je le suis, répondit très sèchement le vieux Arcturus, et ce sale bâtard, continua t-il avec haine, en a fait deux avant celui-ci. Et, d'après les autres informations que j'ai pu tirer de cet âme… amputé, il envisagé d'en faire six au total. Les invités d'Arcturus lui lancèrent un regard horrifié et sa fille gémit légèrement.
Arcturus soupira avant de se lever brusquement en reprenant sa baguette magique au passage. Il se dirigea vers le tableau où était écris en petits caractères :
1-Journal intime.
2-Bague.
3-Médaillon (déjà détruit).
4-Coupe de Poufsouffle.
5-Diadème de Rowena Serdaigle ( ?).
6- ?.
7- Le seigneur des ténèbres.
-J'ai fait des recherches approfondies durant ces derniers jours sur ce médaillon, dit Arcturus en pointant distraitement du doigt le collier et j'ai découvert des informations dont je n'aurai jamais cru si une autre personne me l'avait dit. D'abord, cet abominable seigneur des ténèbres est né de la famille Gaunt, sa mère était une cracmol et son père était un moldu. Dit le vieux Arcturus avec un grand dégoût, James et Lucretia ouvrirent des yeux ronds, tandis que Pollux avait la bouche bée. Il a massacré sa famille durant sa scolarité en sixième année, continua Arcturus avec froideur et répugnance, et c'est avec la mort de son oncle qu'il a réalisé la seconde mutilation de son âme; la première, il l'a fait quand il était encore à l'école avec la mort d'une élève née moldue et aussi l'aide du basilic de Salazar, qui est caché dans la mythique chambre des secrets. Dit le vieux avec une grande incrédulité dans la voix avant de continuer avec une grande colère : le médaillon, dit-il en regardant avec une grande haine l'objet posé sur la table, ainsi que la coupe de Poufsouffle, il a tué Hepzibah Smith. Le Diadem, je ne sais pas encore, mais je sais qu'il envisageait d'aller l'acquérir dans la forêt d'Albanie après avoir convaincue le fantôme de la maison Serdaigle de lui indiquer la cachette de la fameuse couronne. Il s'arrêta abruptement de parler et lança un regard noir et trop intimidant à Pollux qui avait l'air ailleurs et fixait le tableau avec horreur.
-Je ne sais pas quel genre d'engagement tu as pris avec ce monstre Pollux, dit froidement Arcturus les dents serrés et attirant l'attention de son cousin, mais tu vas tous les mettre de côté et travailler sous mes ordres que tu le veuilles ou non. La mort de mon petit fils sera vengée.
-Regulus était aussi mon petit fils je te signale Arcturus, dit froidement Pollux, le visage rouge de colère. Tu crois que ça me fait plaisir de découvrir que je me suis fait facilement avoir par un gros manipulateur et un menteur de premier ? Et je n'ai pas besoin que tu me rappelles, d'une aucune façon, que la famille passe avant tout et que je dois obéir aux ordres d'un égocentrique chef de famille.
Pollux hurla pratiquement ses derniers mots en se relevant d'un bond, faisant sursauter Lucretia qui était totalement pétrifiée. James, totalement nerveux, se releva lentement à son tour sentant la lourde tension qui régnait entre les deux vieillards qui se lançaient des regards meurtriers et la baguette magique d'Arcturus, serrée dans sa main droite, émettait de petits éclairs verts et rouges.
-Je crois que l'on devrait faire une petite… pause. Tenta nerveusement James. Nous avons tous ici le même but : la mort de Voldemort…mais il faudra qu'on le fasse avec une collaboration… sereine. Dit James en reculant légèrement lorsque les deux vieux continuèrent de se lancer des regards assassins sans faire attention à lui et que la main du vieux Arcturus, tenant la baguette se secoua légèrement.
-Je sais que tu en veux beaucoup à ma fille… Walburga, et que j'ai croisé les mains… tout comme toi d'ailleurs, dit calmement Pollux, mais je veux la même chose que toi. J'ai été neutre dans cette maudite… et apparemment fausse guerre, et je n'ai jamais pris d'engagement auprès de ce-ce charlatan de seigneur des ténèbres. Cracha Pollux avec une grande irritation et il arborait sur le visage une grimace qui rappelait quelqu'un qui avait avalé un citron trop acide.
-Je suis aussi très enragé que toi de m'être fait berner ainsi, mais ce jeune homme a raison, continua Pollux en lançant vaguement sa main vers James. Mais, je ne vais pas accepter, d'une aucune sorte, que tu me cris dessus. Termina fermement l'oncle de James en regardant impérieusement son cousin Arcturus qui hocha sèchement sa tête, avant de s'asseoir doucement sur le fauteuil près du tableau. Les autres hommes l'imitèrent aussi en l'observant avec un peu d'appréhension.
-Je vous prie de m'excuser, dit silencieusement le vieux avant d'appeler un de ses vieux elfes pour leur servir de thé qu'ils sirotèrent dans un grand silence.
-Je sais aussi, grâce à ce médaillon, dit Arcturus qui s'était un peu calmé durant ces minutes de silence, que ce gros charlatan a caché la bague dans la maison de son grand-père paternel à Little Hangleton. Il va falloir que l'on fasse des recherches approfondies sur les lieux qu'il a fréquenté, notamment l'allée des embrumes, la boutique de Barjow et Burk... et l'orphelinat Wool où il a grandit et qui se trouve à Londres.
-Je me dis aussi que, continua pensivement Arcturus, s'il avait eu le toupet d'emprunter l'elfe à Regulus pour cacher ce médaillon, il a certainement fait la même chose avec ses autres partisans pour la cachette de ses damnations ?
-Il va falloir mener une enquête... bien discrète auprès des prisonniers et de ses anciens partisans qui ont réussi à échapper Azkaban. Dit James en reposant sa tasse de thé sur la table.
-On peut vous laisser cette tâche Monsieur Potter ? Demanda sérieusement Arturus.
-Oui bien sûr, ce sera un jeu d'enfant. Répondit rapidement James, le regard pétillant. Arcturus sourit un peu avant de distribuer, avec un coup de baguette magique, les livres posés sur la table à ses invités. Chacun d'eux se retrouva avec trois livres sur la magie noire. J'aimerais que vous consulter attentivement ses livres, car on va combattre la plus vile de toutes les inventions magiques. Dit le vieux en se relevant. Je vous enverrai une lettre pour vous indiquer la date où je compte aller récupérer et détruire la bague.
-Cela marche pour moi. Dit Pollux en reposant sa tasse de thé et en se relevant. Je vais rentrer, il se fait tard, annonça-t-il. Passez une bonne soirée. Il inclina légèrement la tête avant de se diriger vers la porte, suivie par Lucretia qui était encore très pâle.
-Je vais rester dîner un peu. Dit-elle dans une voix étranglée, avant de quitter tranquillement la pièce.
-Serait-il possible de mettre au courant Sirius de notre petit travail ? Demanda James qui s'était relevé à son tour.
-Pas encore, monsieur Potter. Lui dit doucement le vieux. Mais serait-il possible que vous aidez ma chère Nahla à convaincre son mari d'emménager à Square Grimmaurd qui a été rénové et qui a désormais une… ambiance… joyeuse. Le reste, je m'en chargerais. James observa un petit moment le vieux qui avait un petit sourire satisfait au coin de la bouche avant de sourire largement et de tendre la main au vieux gourou qui lui sourit également et serra fermement sa main.
James savait que le patriarche Black, l'homme très mystérieux en face de lui acceptait de jouer uniquement, car il savait qu'il allait gagner par A ou B, c'est une personne qui n'acceptait pas les défaites; et lui aussi, il avait envie de gagner, il le devait et il ne devrait plus se contenter de petites victoires. Et pour le moment, c'était leur arène et la façon de mener le jeu ne dépendait que d'eux… Et bien que leur objectif principal soit motivé par différentes raisons, James n'en avait cure. Après leur attaque chez les Londubat, ils avaient entamé de faire des recherches sur ce qui restait du déchu seigneur des ténèbres, mais… en vain.
James sentit un poids se dégager de ses épaules pour une fois, et depuis bientôt cinq longues années une brillante et éclatante lumière blanche pouvait être perçue au bout du tunnel.
-Ce sera avec joie de travailler avec vous monsieur Black. Dit James en empoignant aussi fermement la main du chef de famille de la maison Black.
-Tout le plaisir sera pour moi mon cher James. Dit le vieillard dans une voix posée et un peu rauque, souriant sereinement. On se retrouvera bientôt pour élaborer… un plan d'action… et j'espère que vous serez accompagné de… votre ami. Termina-t-il en retirant sa main et en haussant légèrement un sourcil gris.
-Moi aussi je l'espère beaucoup et soyez rassurez qu'il emménagera dans votre domicile familial, d'ici peu. Promis l'auror Potter en hochant résolument sa tête.
-Bien, dit le vieillard ayant l'air très satisfait de cette petite réunion qui avait duré près d'une heure. Je vais vous raccompagner jeune homme. Proposa-t-il à James qui n'arrivait pas à supprimer le sourire sur son visage.
Ils quittèrent tranquillement le confortable salon du joli ranch où logeait Arcturus Black depuis sa retraite de la vie politique et qu'il avait passé les rênes à son fils Orion Black qui s'était apparemment éteint la même année que son second fils. Tout dans ce… domaine hurlait paix, mais aussi richesse et imposait à sa manière le respect… l'apparence compte énormément dans la famille Black, comme le disait sa très chère et défunte mère, Doréa Black. Ils contournèrent la statue d'un lévrier bien imposant dans le magnifique couloir moyennement éclairé par les lampes à gaz (et en argent certainement) et qui étaient accrochées au mur. Ils arrivèrent enfin après quelques minutes de marche silencieuse devant la porte du salon où les attendaient Nahla, la très belle et énigmatique femme de Sirius et sa tante Lucretia.
James Potter sortit de ses souvenirs lorsque le chef de famille Black toqua légèrement à la porte d'entrée du salon avant de l'ouvrir. Nahla était aisément assise sur un fauteuil installé près de la large cheminée d'où émanait un doux feu de bois. Elle tenait dans ses bras son enfant de bientôt deux ans qui dormait profondément sous les douces caresses de sa mère sur son dos. Elle se leva gracieusement de son fauteuil à leur entrée, suivie par sa belle-tante qui était assise à ses côtés et qui reposa le livre qu'elle lisait sur la petite table.
-J'espère que l'attente n'a pas très été longue mes dames ? Questionna Arcturus avec une très légère inquiétude, avant de prendre son arrière petit fils des bras de sa mère. James était un peu surpris par l'émouvante demande du vieux, car il était bien connu pour sa froideur et son indifférence envers les autres… Eh bien sauf sa famille apparemment ! Pensa James en allant poser un baiser sur la main de Lucretia qui était toujours aussi pâle et une autre bise sur la douce joue de Nahla qui avait la même douce et légère odeur de fragrance qui émanait d'habitude de sa femme Lily.
-Ne vous inquiétez pas pour moi Arcturus, je n'ai pas vu le temps passé. Répondit-elle de son léger accent Afro-Américain à son (beau) grand-père qui prenait place à un fauteuil face à ceux où étaient assises les deux dames. Ce dernier lui envoya un sourire rassuré avant de retourner son attention à son petit fils qui dormait profondément. Lucretia, quant à elle se contenta tout simplement de reprendre son livre et de se rasseoir après que son père ait pris place. Tu restes dîner avec nous ? Demanda Nahla à James qui sentit son cœur se serrer douloureusement.
-Oh, non. Merci Nahla ! Mais ce sera pour un autre jour. Répondit-il lourdement en se dirigeant vers le fauteuil pour poser une bise sur le front de son filleul. Il lui caressa légèrement ses doux cheveux avant de se relever. Je vais y aller, il se fait un peu tard. Annonça-t-il.
-Je vous enverrez un hibou le plus tôt possible. Murmura le vieux en le regardant avec un grand air très sérieux. Passez une excellente fin de soirée et passez mes salutations à votre famille.
-Cela a été un plaisir de faire votre connaissance, James Potter. Dit Lucretia en souriant un peu. Veuillez aussi passer, s'il vous plaît, mes salutations à votre famille et passez une bonne fin de soirée. Souhaita Lucretia dans une voix un peu enjouée. Et par Merlin, ne terrorisez pas trop le ministère ! Recommanda-t-elle en reprenant le livre qu'elle lisait sans quitter James des yeux.
Ce dernier lui lança un sourire goguenard, avant de hausser un peu ses épaules.
-Cela n'a jamais été prouvé que ce fût moi. Dit le maraudeur avec un air très sérieux qui fit rire un peu les deux dames. Passez une bonne fin de soirée vous aussi Monsieur Black, Madame Prewett, Nahla. Souhaita-t-il respectueusement à son tour avec un petit sourire avant de se diriger vers la porte. Le vieux hocha la tête avec un petit rictus au coin de la bouche avant de reporter de nouveau son attention à Alphard qui soupira de contentement dans son sommeil.
-Je te raccompagne. Lui annonça joyeusement la, désormais, meilleure amie de sa femme. James lui sourit un peu en lui offrant son bras gauche qu'elle prit avec un petit sourire. Ils se dirigèrent avec silence jusqu'à la porte d'entrée de l'habitation.
-Je compte beaucoup sur toi James, j'espère que tu vas vraiment réussir à convaincre ton frère. Dit Nahla en faisant face à James devant la porte d'entrée en bois de l'énorme et agréable demeure.
-Ne t'inquiète pas. Tenta de rassurer James. Je vais faire de mon mieux. Est-ce que… sa majesté Arcturus se comporte bien avec toi ? Demanda-t-il avec un peu d'inquiétude. Nahla lui lança un sourire très illuminé.
-Oh ne t'inquiète surtout pas. Arcturus est adorable… Rassura la très belle femme de Sirius. En plus, qui choisirait de vivre dans l'isolement et mourir seul alors que tu as une famille qui… t'aime et t'accepte malgré tous tes défauts ? Demanda-t-elle avec un regard très pétillant. James lui sourit un peu en secouant légèrement sa tête.
Il posa une petite bise sur la joue de sa belle sœur avant de quitter le ranch et de se diriger rapidement vers les limites anti-transplanage du lieu. Le vent était un peu glacial et soufflait beaucoup en ce début du mois de février où l'hiver régnait en maître et semblait ne pas vouloir s'en aller.
James soupira un peu avant de tourner sur lui-même et d'apparaître dans le bunker où il avait choisi de se réfugier ces derniers jours et qui se trouvait à près de 300 mètres de leur domicile. L'endroit qui, jadis, ressemblait à une sorte de salle… d'attente d'hôpital avec sacs de couchage, se trouvait à plus de cinquante mètres sous terre et il l'avait récemment fait aménagé avec l'aide de ses loyaux elfes en une sorte de petite maisonnette avec un salon, trois chambres, cuisine et toilette commune… il avait même réussi à mettre en place des fenêtre qui reflétaient le temps réel à l'extérieur et surtout à réhabiliter le passage qui menait au village voisin qui se trouvait à près d'une cinquantaine de kilomètres de leur demeure.
Après l'attaque chez les Londubat, James ne voulait prendre plus aucun risque et avait plus que renforcé la sécurité de toutes leurs habitations… Ils avaient réussi à survivre, mais les séquelles ont été dures à encaisser, surtout pour sa femme qui était restée un très long mois à l'hôpital. Pour sa part, il avait été complètement choqué d'avoir mis fin à la vie d'un être humain, quel qu'il soit… cependant quand il s'agissait des mangemorts, c'est un geste qu'il n'avait pas trop regretté. Il se secoua la tête… non, se dit-il. Il n'allait pas se remettre à ressasser ses mauvais souvenirs.
Le chef de famille Potter soupira et enleva son manteau qu'il accrocha sur le porte-manteau du douillet salon bien réchauffé par le feu de bois allumé par ses chers et fidèles elfes de maison. Il s'étira un peu avant d'aller plonger dans le fauteuil installé près de la large cheminée.
Il hésitait considérablement à retourner au manoir… cela faisait plus d'une semaine qu'il n'avait pas été en contact avec les membres de sa famille, car chaque dîner se déroulait dans une grande tension ou se terminait en grande dispute, surtout que c'était demain le grand jour.
Mais, il ne pouvait pas continuer de vivre ainsi, sa femme et ses fils lui manquaient beaucoup et il fallait qu'il résolve ce problème.
-Benny. Soupira James en enlevant ses lunettes qu'il posa sur ses genoux.
-Maître James a appelé Benny? Demanda l'elfe de maison qui apparut silencieusement devant lui, dans une voix aigüe et un peu hésitante. Il s'accroupit respectueusement devant James avant de relever la tête et de poser ses énormes yeux gris sur son maître. Il était un des plus jeunes elfes de sa famille et il était le complice des farces de son fils aîné. James posa son regard sur l'elfe qui avait l'air très nerveux devant son intense regard. Il supprima un sourire car il savait que quand il ne portait pas ses lunettes, il avait tendance à écarquiller ses yeux pour le souhait (ridicule) de mieux voir. Cela avait, entre autre, dû mettre mal à l'aise l'elfe qui tirait maintenant le bout de son taie d'oreiller bleu et s'agitait un peu devant le regard soutenu de son maître.
Mais James Potter savait aussi que la petite créature magique était aussi nerveuse de se trouver devant lui à cause de ses récentes disputes avec sa femme et durant lesquels, il avait beaucoup crié.
En effet, il ne pouvait pas blâmer son serviteur de se comporter ainsi, car depuis la découverte qu'il avait fait et la violente dispute qu'il avait eu avec sa femme… tout le monde avait peur de rester autour de lui, même ses fils, et même certains de ses ancêtres disparaissaient de leurs portraits dés sa vue. Il était d'une humeur désagréable depuis trois semaines maintenant et il s'en voulait un peu, mais il n'avait pas pu contrôler l'énorme irritation qu'il avait ressentie au fond de lui-même. Cela faisait aujourd'hui près de dix jours qu'il évitait de faire face à sa femme. Il savait que la probable victoire de demain allait être un grand pas pour les rapprocher de nouveau, mais il avait été dur et méchant dans ses paroles durant les querelles qu'ils ont eues avant sa fuite de la maison.
-Oui Benny. Répondit finalement James en se passant une main dans les cheveux. Ne me server pas le dîner ici. Je vais aller rejoindre le reste de la famille. Il se racla sa gorge un peu sèche et remit lentement ses lunettes en place.
-Entendu maître James, Benny va le dire à Snacky. Répondit le nerveux elfe, hochant rapidement la tête, faisant basculer ses longues oreilles.
-Merci Benny. Murmura James. L'elfe ne tarda pas sur les lieux, il s'inclina rapidement et murmura «d'accord maître James» avant de disparaître avec un léger 'Pop' et aussi vite qu'un clin d'œil. James sourit un peu tristement devant l'effet qu'il avait eu sur le pauvre elfe.
Il tourna lentement ses yeux vers le feu de bois qu'il fixa avec un regard vide et lointain pendant un long moment avant de se relever doucement de son fauteuil. Prenant un grand coup d'air, il se dirigea vers la cheminée de style campagnarde. Il grimaça un peu avant de s'accroupir et d'empoigner une pincée du poudre étincelante qui se trouvait dans une magnifique vase en couleur bleue posée par terre près de la petite bibliothèque installée près de la cheminée. Il s'avança vers le feu qui brûlait dans l'âtre et jeta la poudre au milieu des flammes. Dans une sorte de grondement, le feu se teinta alors d'une couleur verte et s'éleva soudain plus haut que James qui prit nerveusement une grande inspiration avant de pénétrer dans la cheminée en criant « Le Rayon d'Abundantia Foyer Familial ! ».
James Potter réapparu quelques secondes plus tard dans le salon familial de leur manoir et souffla un grand coup de soulagement voyant que sa famille n'était pas aux alentours, à part ses ancêtres dont certains le regardaient en secouant tristement et avec déception leur tête, d'autres le regardaient avec une grande désapprobation et le reste des 30 ancêtres de James ainsi que ses parents n'étaient pas sur les lieux. Merci Merlin ! Pensa James avec une grande joie.
-Bonsoir tout le monde ! Lança-t-il distraitement à ses ancêtres en roulant ses yeux et en secouant les cendres sur ses vêtements. Ceux-ci ne lui répondirent pas du tout. Mais James les ignora totalement, car il n'avait plus envie de se chamailler avec qui que ce soit et il avait lui aussi de grandes appréhensions… Comment allait réagir sa femme ? Son fils Harry devait certainement lui en vouloir d'avoir disparu comme ça, tandis que son plus jeune enfant de 21 mois, allait bien se demander où était bien passé son papa.
Il grimaça de nouveau avant d'agiter sa baguette magique autour de lui en faisant disparaître la suie et les cendres restés sur ses cheveux ainsi que sa magnifique chemise en soie bleue ciel que lui avait acheté récemment Lily. Il secoua sa baguette vers le sol pour nettoyer le tapis rouge qu'il avait un peu sali avant de la ranger dans son étui se trouvant sur son avant-bras. James hésita un grand moment avant de prendre son courage à deux mains et de se diriger nerveusement et très lentement vers le cinquième étage.
Mais, arrivé au quatrième étage, James rebroussa chemin et préféra aller voir son benjamin qui devait certainement être déjà au lit à cette heure de la soirée, contrairement à son grand frère qui avait bien négocié un couvre feu à 20 heures et demi, car il disait être un grand garçon maintenant. James sourit à cette pensée, observant la jolie calligraphie sur la porte d'entrée en bois sombre et où était notée en couleur jaune Edouard Sirius Potter. Il caressa la fine écriture, avant d'ouvrir aussi calmement que possible la porte. James restera un long moment dans la chambre de l'enfant que sa femme avait décoré dans un magnifique style d'aire de jeux. L'anxiété et le stress le dominaient pour faire face au reste de la famille.
Finalement, il passa une dernière caresse dans la chevelure de l'enfant semblable à la sienne, avant de décider qu'il était temps de se comporter comme un irréprochable chef de famille.
En se rapprochant du paradis de leur domicile, James entendait des éclats de rire très joyeux qui le firent sourire avec un peu de confusion. Il s'arrête devant la porte d'entrée pendant quelques secondes écoutant un peu la conversation joyeuse qui avait lieu et haussa les sourcils. Il paraît que son absence avait rapproché sa famille, pensa-t-il avec un peu de perplexité.
James ouvrit doucement la porte et se glissa à l'intérieur du nirvana du manoir sans faire le moindre bruit. Il sourit de nouveau en entendant le gloussement de son fils aîné suivi par un éclat de rire de sa mère et de ses ancêtres… des rires qui l'avaient beaucoup manqué durant son petit exil. Il se dirigea lentement vers le salon très bien éclairé, aux lampes de gaz, où se trouvait sa famille et ne put se retenir d'ouvrir de gros yeux.
En effet, Lily, tout aussi enceinte que sa meilleure amie Nahla, était assise sur la longue chaise en bois relaxant qui était installée près de la petite cheminée d'où émanait un doux feu de bois et Harry était installé sur ses genoux. Ils avaient l'air trop joyeux et étaient en pleine conversation avec les perroquets qu'étaient ses ancêtres. La petite main de leur enfant de 5 ans était posée sur l'énorme ventre de sa mère, alors que depuis plus de trois mois maintenant, voire plus, Harry fuyait celle-ci comme la peste … le gamin s'était même une fois barricadé dans la bibliothèque durant toute une journée avec l'aide de deux de leurs jeunes elfes, faisant ainsi paniqué tout le monde. Et ce soir là, lorsque sa mère avait coupé ses cheveux, pendant son sommeil, Harry ne voulut pas du tout retourner à l'école le lendemain matin en se rendant compte de la petite ruse de sa mère et il avait tout simplement transplané chez son parrain qui leur appela pour les rassurer qu'il ne s'était pas décapité durant ce processus. Il était resté chez son parrain près d'un mois, et James était sûr que si l'appartement de Sirius n'était pas aussi petit que cela, Harry allait rester là-bas pour toujours surtout avec la très belle Nahla qui le chouchoutait et le bébé Alphard Sirius Black qui le captivait plus que tout au monde… et il y avait aussi le fait que sa famille lui manquait…
James aurait dû se rendre compte du problème depuis cette époque… mais il avait été tellement pris dans son travail… Ça l'avait un peu surpris de voir que son fils ne voulait plus avoir la même coiffure que son frère et lui (si on peut appeler leur tignasse ainsi), mais son descendant avait maintenant des cheveux qui dépassaient légèrement ses épaules et qui étaient désormais très faciles à manier… et dorénavant, totalement différents de ceux d'Edouard et des siens, qui étaient indomptables et… partaient dans tous les sens.
A cette époque, James pensait que c'était juste un petit caprice d'Harry ou un jeu qu'il avait élaboré dans sa petite tête pour ennuyer sa mère... qui n'appréciait pas trop les longs cheveux de son aîné et qui rendaient le fin visage de celui-ci encore plus minuscule qu'il ne l'était déjà… d'où le début de chasse du chat et la souris. Lily voulait surtout que leur fils commence à célébrer ce qui le différenciait des autres, car selon elle : le défaut est une beauté unique. James était tout à fait d'accord avec sa conviction, mais Harry était encore trop jeune pour lui faire accepter cette croyance, surtout dans l'environnement trop hostile dans lequel il se trouvait… James se secoua un peu la tête pour essayer de rester au présent.
C'était un peu déconcertant ces temps-ci de voir Lily et Harry assis et discutaient calmement, joyeusement et avec une grande… civilité. Bon d'une part il pouvait comprendre que sa fuite de la maison avait rapproché la maman et son enfant… mais d'un autre côté il avait un peu de mal à saisir ce rapprochement un peu… rapide et il espérait de tout cœur que Lily avait abandonné son but.
Un nouveau éclat de rire de leur fils le sorti de ses pensées et il eut le cœur rempli de joie en le voyant tout simplement heureux et redevenir l'enfant énergique et joyeux qu'il était avant son entrée dans cette maudite école de moldus. James grimaça en pensant à cet collège et Il sourit un peu avant de faire apparaître leur appareil photo avec un coup de sa baguette magique pour saisir ce joli moment. Le coup de flash attira l'attention de la famille Potter vers son chef qui était bien resté cacher jusque là.
-Papa ! S'exclama Harry avec un gros sourire sur le visage, un regard pétillant, tandis qu'il n'arrivait pas à totalement déchiffrer toutes les expressions passant sur le céleste visage de sa femme qui lui envoya un sourire dont il souhaitait ne jamais être le destinataire, car c'était un sourire faux qui n'avait pas du tout atteint ses beaux yeux émeraudes. Oh Merlin, qu'est-ce que j'ai fait ? Pensa amèrement le chef de la famille Potter avec une grande frustration. Il passa un peu nerveusement une main dans ses cheveux en souriant difficilement. Dire qu'il était l'un des aurors les plus craints au ministère de la magie! Quel auror ! Se lamenta-t-il en lança un regard agité au portrait de son père qui lui sourit avec une grande assurance. Le reste des autres membres de sa famille dont les portraits étaient accrochés près de la cheminée, lui envoyèrent un sourire encourageant et devinrent tous silencieux.
-Bonsoir. Souffla-t-il nerveusement, le regard plongé dans celui froid et un peu… triste de sa femme. Au moins ça il arrivait à le lire sur la figure de son épouse qui était habillée d'une magnifique robe blanche.
-Viens papa, tu vas sentir le bébé ! Jubila leur fils avec un regard émerveillé. Il n'arrête pas de donner des coups de pieds depuis tout à l'heure. Continua le gamin qui avait déjà mis son pyjama. Il se leva rapidement des pieds de sa mère pour aller prendre la main de son père pour le mener près de sa mère. James était un peu perdu pour ce qu'il devait faire, surtout avec la haute tension qui existait entre son épouse et lui, depuis un certain temps maintenant. Il hésita un peu en regardant sa femme avec une grande appréhension.
Néanmoins, il fit disparaître l'appareil photo avec un coup de baguette magique et posa une bise sur la tête de son fils avant d'accepter sa petite main tendue et se laissa guider par l'enfant trop excité vers sa mère qui n'avait pas bougé de son fauteuil. Elle était définitivement trop triste, ce qui le rendait à son tour totalement malheureux, très mal à l'aise et surtout un peu désorienté de ne plus pouvoir deviner intégralement l'humeur de sa merveilleuse femme comme il arrivait à le faire avant toute cette maudite histoire. Il hésita encore un peu avant de s'agenouiller devant Lily qui ne le quittait pas des yeux et le regardait avec une grande intensité.
-Allez vas-y papa, avant qu'il ne décide de s'arrêter comme hier. Encouragea son fils trop excité qui avait repris sa place sur les genoux de sa mère et avait reposé sa petite main sur le ventre de celle-ci. James lui sourit un peu avant de lancer un regard incertain vers sa femme qui n'avait pipé un seul petit mot depuis son entrée. Elle hocha doucement la tête et James avala difficilement sa salive avant de poser avec une grande douceur sa main gauche près de celle de son fils.
C'était à croire qu'il n'avait jamais senti un enfant dans le ventre de sa mère… c'était juste mystérieux et féerique ! Un gros sourire naquit sur le visage de James Potter qui se sentait plus heureux que jamais d'avoir un autre enfant… espérant qu'aucun problème ne va se reproduire à nouveau surtout après les deux fausses couches de son épouse avant la naissance de leur second fils et une autre avant sa grossesse actuelle... à cause de l'abominable sortilège que lui avait jeté Bellatrix Lestrange qui rôtissait, désormais avec ses complices, à Azkaban, l'endroit le plus craint dans le monde sorcier.
-Tu vois ! Lui dit son fils en gloussant et ayant l'air trop fier. C'est génial, non ! Rapproches ta main, tu vas mieux le sentir par ici, continua-t-il en reprenant la main de son père et la posa là où se trouvait la sienne, le côté gauche du ventre de Lily, non loin de son cœur… qui battait rapidement.
-Tu as raison, souffla James en sentant un autre coup de pied du bébé. Il rit légèrement et posa son regard émerveillé sur celui de sa femme qui ne le quittait pas des yeux. James lui sourit avec une grande reconnaissance et elle lui rendit son sourire avec une telle… honnêteté cette fois-ci que James ne put s'empêcher de lever sa main libre et de caresser la joue un peu rosie de sa femme, avant de céder rapidement à sa pulsion en attirant son visage vers la sienne et de l'embrasser très légèrement sur les lèvres.
-Beeerk ! Grimaça leur fils en froissant son nez avec dégoût. Il se remit rapidement sur pied. Il faut toujours que vous vous faîtes des bisous. Grrr. Grogna-t-il entre ses dents en levant les mains au ciel, avant de se diriger vers la petite salle à manger à côté, laissant derrière lui un James qui souriait jusqu'aux oreilles et Lily qui rit très légèrement aux comportements de son fils.
-Pardonnes moi /Tu ne vas plus repartir ? Demandèrent respectivement James et Lily en même temps avant de se sourire légèrement en se regardant intensément et avec un peu de gêne.
James serra tendrement sa femme dans ses bras pendant un bon moment. Revivant le bonheur que procuraient ces doux instants… et qui l'avaient tellement manqué. Comment avait-il pu se comporter ainsi ? Pensa-t-il avec un peu de malaise et se promit que ce sera la première et la dernière fois qu'il allait se disputer ainsi avec sa femme.
-Je te prie de me pardonner Lily, souffla-t-il nerveusement dans l'oreille de son épouse qui le serrait aussi très fortement dans ses bras. Il posa une bise sur les doux cheveux auburn de celle-ci en resserrant son étreinte. J'ai laissé ma colère me dominer et je me suis comporté comme un idiot de première… un grand immature. Souffla James avec une grande frustration.
Il se retira de son enlacement avec sa femme et prit ses deux mains dans les siennes. James ne s'était jamais senti aussi nerveux et aussi mal à l'aise de toute sa vie qu'il ne l'était en ce moment et il ne savait pas quel mot exact utilisé pour demander pardon à la femme dont il avait tellement galéré pour obtenir la main. Il plongea son regard dans celui de sa femme qui l'observait avec une grande tristesse et tendresse… ce qui l'embarrassa de nouveau.
-Je… je ne sais pas ce qui m'a pris d'avoir autant crié sur toi Lily, continua-t-il avec une grande nervosité. Pardonnes-moi ma chérie, je te pro-
Son épouse coupa son discours en posant délicatement ses lèvres sur les siennes et l'embrassa avec une grande passion. James totalement surpris par l'acceptation de sa femme, le cœur rempli de joie, se dépêcha de répondre par la même ferveur au baiser de sa conjointe qui l'avait plus que manqué.
-Vous venez ! Lança la voix trop impatiente et plaignante de leur fils. Lily sourit un peu en coupant court à leur accolade. James, les joues en feu, grogna un peu face à la perte des douces lèvres de sa moitié.
-Sale petit morveux ! Marmonna-t-il, la respiration un peu saccadée. Il posa son front sur celui de sa femme en plongeant son regard dans les siens. Elle lui sourit grandement et posa une petite bise sur ses lèvres avant de mettre rapidement une petite distance entre eux, car son mari s'apprêtait à retourner à leurs activités précédentes. James soupira légèrement en se relevant et d'aider sa femme à se remettre sur pieds. Il souleva sa tête juste à temps pour voir son père lui lancer un clin d'œil dans un air satisfait, avant de disparaître de son portrait comme le reste de ses aïeuls.
Le couple se sourit radieusement avant de se diriger, main dans la main, vers la table à manger où leur attendait le dîner servi depuis un bon moment maintenant et leur fils qui avait déjà une fourchette et un couteau dans les mains. James fût encore très surpris et amusé en voyant Harry se lever et allait s'installer près de sa mère qui lui faisait face auparavant. Il préféra ne pas faire de commentaire là-dessus surtout qu'ils s'étaient réconciliés maintenant… même si la tension était toujours palpable dans la maison. Il n'avait pas pu supprimer le gros sourire sur son visage et ne pouvait détacher son regard de celui, très rieur et un peu énigmatique, de sa femme.
-Alors, tu as pu attraper tous les bandits, n'est-ce pas? Demanda son fils au bout moment et en le regardant avec une grande curiosité.
-Huh ? Demanda James, au bout d'un moment, sans aucune éloquence, clignant bêtement les yeux en se rendant compte que la question lui était destinée grâce au regard appuyé que lui lança Lily. Il avait l'esprit complètement à blanc ces temps-ci, par la barbe de Merlin! Pensa-t-il un peu agacé. Il se racla la gorge en tournant son attention vers son fils qui attendait patiemment sa réponse. Tu peux répéter ta question s'il te plaît ? S'excusa-t-il à son fils en souriant un peu penaud de son comportement.
-Est-ce que tu as pu attraper tous les bandits? Redemanda Harry avant d'avaler un morceau de carotte du délicieux ragoût qu'avaient préparé leurs elfes. Il retourna ensuite toute son attention vers son père qui cligna de nouveau les yeux en lança un regard inquisiteur à sa femme qui mangeait calmement et avait un petit sourire au coin de la bouche. Oh la joie, un nouveau jeu! Pensa-t-il avant de boire une petite gorgée d'eau. Il était un peu perdu et essaya de trouver une réponse pour satisfaire la curiosité de son fils et ne pas tomber dans un piège ou dire des gaffes.
-Oh… Oui ! On les a tous attrapé. Tenta James reposant lentement sa tasse d'eau. Il lança un autre regard à sa femme qui mangeait tranquillement, sans lever ses yeux. Les yeux de son fils brillèrent de… fierté. James haussa les sourcils, complètement pris au dépourvu.
-Et tu en as attrapé combien cette fois ? Demanda Harry, oubliant maintenant son dîner.
-Er… une… dizaine. Répondit James en fronçant les sourcils et en mâchant doucement le morceau de viande dans sa bouche.
-Oh… waouh ! S'exclama l'enfant, le regard brillant et complètement fasciné par son père dont il regardait avec une grande admiration. James avala un peu difficilement sa viande. C'est fantastique ! Souffla Harry, le regard plein d'exaltation. Et oncle Sirius ? lança-t-il totalement extase. James lança un regard au coin à sa femme qui souriait un peu et continuait de manger tranquillement son dîner.
-Er… une vingtaine. Tenta de nouveau James, définitivement perdu maintenant.
-Waaaaouh ! Souffla Harry avec une grande révérence dans la voix, les yeux écarquillés, un regard lointain sur le visage.
-Lily ? Questionna James en fronçant les sourcils, un peu perplexe devant l'attitude de son fils. Quel est le jeu cette fois ? Souffla-t-il. Sa femme étouffa un petit rire avec un air très satisfait, mais ne répondit pas à sa question.
-Et-et maintenant, balbutia l'enfant fasciné, ils sont tous à Azkaban ?
-Er… oui. Répondit le père de famille en hochant doucement la tête, les sourcils froncés devant le regard plus que envoûté de son fils.
-Mange mon chéri. Dit Lily en attirant l'attention d'Harry sur son assiette. Il hocha doucement la tête et se remit à manger avec un peu trop de lenteur le reste de son assiette. James croisa le regard de sa femme qui avait toujours ce petit sourire satisfait au visage. Il reprit à son tour sa cuillère qu'il avait reposée et continua de manger en lançant de temps à autre un regard à Harry qui avait, lui, un regard très lointain sur le visage.
-Et maintenant, elle est donc finie ta mission ? Redemanda l'enfant en question en regardant intensément son père.
-Hmm. Huma James avec légèreté en hochant lentement la tête et ne pût s'empêcher de sourire devant le regard charmé de son fils. Quel genre de jeu s'était-il encore créé dans sa petite tête ? Se demanda-t-il une nouvelle fois.
-Donc tu n'es plus nerveux et ne vas plus te disputer avec qui que ce soit ou maman et tu ne vas plus dormir au front ? Demanda très sérieusement son fils sur un ton un peu réprobateur. James avala de travers le morceau de pomme de terre dans sa bouche et manqua de s'étrangler. Il toussa violemment pendant une bonne longue minute. Il s'essuya les yeux un peu mouillés, avant de boire d'un trait la grande tasse d'eau que lui avait tendue sa femme. Il lui sourit avec reconnaissance en remettant en ordre ses lunettes.
-Ça va ? Demanda son épouse qui s'était rapprochée de lui et lui caressait le dos avec une grande amabilité et l'observait avec inquiétude.
Donc sa chère Lily avait trouvé une… excuse… très plausible pour leurs multiples disputes et sa petite disparition de la maison. James se sentit un peu mortifié, il sentit ses joues en feu, se rendant de nouveau compte que son enfant avait assisté à, pratiquement, toutes leurs disputes, certainement toutes. Il se passa une main dans les cheveux et remercia Merlin qu'Harry soit encore un enfant pour tout bien saisir! Il hocha rapidement la tête en regardant sa femme avec gratitude pour son tact, car il ne savait pas comment il allait clairement expliquer à leurs fils leurs petites querelles… Lily lui rendit son sourire avec un peu de gêne. Il se racla la gorge avant de retourner son attention à son fils qui attendait sa réponse avec patience et curiosité.
-Oui Harry. Commença James dans une voix rauque. Tous ces… problèmes sont maintenant terminés qu'on a fini… la mission... en beauté. Et je m'excuse de… mon comportement. Dit-il sincèrement à son fils qui lui sourit grandement. James lança un regard incertain à sa femme qui hocha doucement sa tête avec un sourire un peu tendu sur le visage.
Le père de famille eut du mal à terminer son dîner à cause du grand embarras qu'il ressentait et de la manière dont il avait géré la petite crise familiale.
A la fin du dîner, la petite famille se retira de nouveau dans le salon pendant deux longues heures pour James Potter qui ne savait pas du tout comment demander à sa femme l'autorisation de retourner dormir dans le lit conjugal. Il savait qu'il avait eu raison dans toute cette histoire, mais il avait mal géré le problème et il avait laissé ses émotions le dominer, il avait ignoré les conseils de ses ascendants, abandonner sa famille, surtout sa femme qui était lourdement enceinte… et ainsi envenimait la situation… maudits Dursley. Jura silencieusement James en serrant les dents.
-On va en discuter dans la chambre ? Proposa soudainement Lily qui avait l'air d'avoir lu le conflit intérieur de son mari sur son visage. Elle caressait tendrement les cheveux de son fils endormi sur ses genoux et lança un regard complice à James qui cligna les yeux avant de lui sourire un peu avec gratitude de son pardon. Il reposa sa tasse de thé en verveine avant de se relever pour prendre dans ses bras son fils et de tendre une main à son épouse pour l'aider à se relever.
C'est avec silence que le jeune couple Potter déposera leur enfant dans son lit avant de se rendre dans leur chambre main dans la main. L'époux Potter avait l'air extrêmement tendu, tandis que sa femme avait l'air très sereine et… heureuse ? Elle serrait fortement et tendrement la main de son mari qui ouvrit nerveusement la porte de leur chambre, alluma d'un coup de baguette magique la lumière apaisante et tamisée, avant de laisser sa femme entrait en première.
-Je m'excuse Lily. Commença James dés le moment où il referma la porte de leur chambre de style baroque derrière lui et après avoir placé quelques sortilèges de sécurité pour ne pas être entendu par leurs curieux enfants. Il dirigea rapidement sa femme vers le long et large fauteuil placé devant la fenêtre et l'aida à s'y installé tranquillement. Il se mit à genou devant son épouse et lui prit les deux mains. Lily souria avec assurance à un James complètement embarrassé, avant de poser son doigt sur les lèvres de son mari, coupant ainsi le discours dont s'apprêter à réciter ce dernier.
-C'est moi qui m'excuse James. Je n'ai pas voulu que nos enfants deviennent comme ma sœur et moi. Commença-t-elle tristement. Mais, j'imagine que j'ai laissé mon désir m'aveuglait bêtement et j'avais cru que négocier cette histoire à l'amiable serait mieux-
-Pour la famille. Termina James en coupant à son tour Lily dont la voix était devenue très lourde d'émotion. Il lui serra légèrement les mains. Je sais ma chérie. Et je suis allée la voir en début de semaine, en compagnie de l'agent Talley, pour éviter ce procès, expliqua James un peu mal à l'aise (car il avait fait ce qu'il ne voulait pas que sa femme fasse : les négociations). Mais elle m'a claqué la porte au nez. Je suis désolée que les choses tournent ainsi Lily, mais-
-Mais rien. Coupa sa femme de nouveau, apparemment résignée. Elle verra son erreur tôt ou tard. James lui sourit un peu tristement avant de l'attirer dans ses bras.
-Tu m'as énormément manqué mon amour, souffla James dans l'oreille droite de sa femme. Je te prie très sincèrement de me pardonner pour les mots durs et méchants dont je t'ai dit. Lily ne lui dit rien, mais l'attira pour un doux et passionné baiser où elle fait ressentir à son mari qu'il était pardonné, qu'elle l'aimait toujours… et que oui sa place était à ses côtés, qu'il n'avait pas besoin d'autorisation pour revenir à la maison. Ils se séparèrent au bout d'un moment, la respiration saccadée et se regardaient intensément avec un grand bonheur. James, les joues roses, se leva et porta sa femme dans ses bras avant de se diriger vers le doux et grand lit qui les attendait.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, James remarqua que sa femme était un peu trop nerveuse. Il ne voulait pas qu'elle aille au tribunal avec eux, mais elle était dés fois plus têtue qu'un âne et il ne voulait plus de ces maudits remue-ménages dans leur foyer, donc il choisit de se taire.
Lui-même était un peu nerveux, mais il le cachait très bien, contrairement à leur fils qui avait mis le très beau costume que lui avait envoyé son ami Remus Lupin (le troisième maraudeur de leur groupe) lors de la fête de son cinquième anniversaire. Le gamin faisait tout pour paraître aussi calme que les adultes, mais James lisait la flagrante et l'énorme peur dans ses gros yeux verts et dont il évitait très soigneusement de regarder pour ne pas éclater de rire. Harry aimait dés fois tellement se comporter en grande personne que ça leur faisait excessivement rire.
Le chef de famille observa un moment son fils qui jouait un peu avec sa nourriture et sa femme qui ne mangeait plus rien depuis un certain temps et se contentait tout simplement de jouer avec Edouard qui était assis sur ses genoux. Il soupira en reposant la gazette sur la pile des deux autres journaux, et dont le titre principal ne l'avait pas surpris : L. MALEFOY OU LA MAUVAISE FOI ? ACTUEL DIRIGEANT DE L'ORGANISATION (CLANDESTINE) DES SANGS PURS.
-Vous êtes prêts ? Demanda James en se demandant qui avait vraiment un vendetta contre le fameux Malefoy… pour faire sortir subitement ces informations qui allaient bien affecter l'image du fameux politicien qui n'était déjà pas trop net, à cause de son soi-disons innocence qu'il clamait haut et fort après la guerre. Il était d'un commun accord silencieux (dans le monde magique) que le grand politicien avait été un mangemort et qu'il avait utilisé sa fortune (à travers ses énormes dons) pour acheter le silence de certains juristes et de leur maudite ministre Millicent Bagnold dont la communauté magique Britannique a été malheureusement obligé de réélire, à cause des autres candidats trop incompétents et auxquels elle faisait face, surtout après le retrait soudain et inattendu de la candidature de Croupton senior, le favori, à l'époque. Tout cela à cause de son maudit fils qui était un serviteur du seigneur des ténèbres.
James se secoua légèrement la tête, il avait un problème beaucoup plus important devant lui en ce moment… et il espérait tout simplement qu'ils allaient gagner ce ridicule procès et que son cher ami Sirius avait réussi sa petite mission. Il retourna son attention vers sa femme et son fils qui hochèrent nerveusement la tête. Il but le reste de son jus d'orange avant de se relever et d'aider sa femme à faire pareille. Son fils quitta rapidement son fauteuil et faillit tomber par terre, il remit en place avec un peu d'agitation sa veste qui était en parfait ordre. James pouffa un peu de rire avant d'aller s'agenouiller devant son fils.
-Mon grand, commença James en repoussant un peu en arrière la petite frange sur le front de son enfant et qui cachait très bien sa petite et très fine cicatrice. Tu te rappelles que le juge va te poser des questions, n'est-ce pas ? Harry hocha doucement la tête, les yeux gros ouverts, très apeurés. N'aie surtout pas peur, lui rassura James en regardant son enfant droit dans les yeux. Il ne va rien t'arriver. Tu diras tout simplement la vérité au juge comme tu l'avais fait avec l'agent Talley, d'accord ? Harry hocha de nouveau la tête en avalant difficilement sa salive.
-En plus tes parents seront présents lors des interrogations. Souffla Nahla qui venait de quitter gracieusement l'âtre du salon du troisième étage où ils prenaient rarement le petit déjeuner. Elle serrait fortement son fils dans ses bras et était habillée d'une robe de couleur fuchsia. Bonjour tout le monde ! Lança-t-elle joyeusement en agitant sa baguette autour d'elle pour faire disparaître les suies et le peu de cendre collés sur ses vêtements et cheveux, avant de renouveler le geste sur son fils Alphard qu'elle déposa par terre. Elle se dirigea ensuite vers Harry qui lui souriait brillamment et de la serrer fortement dans ses bras.
-Bonjour Nahla ! Saluèrent James et Lily en même temps. L'apparition de la jeune femme avait un peu détendu l'atmosphère et Harry était visiblement plus relaxé en retournant le câlin de sa tante avec un petit sourire. Lily sourit un peu devant ce spectacle, car Harry était bien connu pour ne pas trop être généreux sur les câlins au fur et à mesure qu'il grandissait. Elle se hâta de tourner son attention vers Alphard qui l'avait rejoint et lui souriait timidement.
-Coucou Al ! Sourit grandement Lily en posant Edouard qui s'agitait un peu par terre, et sans perdre la moindre seconde, les deux enfants coururent vers le petit coin de jeu qu'avait aménagé James dans le salon. Lily alla se mettre près de son mari, à côté de Nahla qui avait maintenant pris la chaise qu'avait libéré Harry auparavant.
-Soit calme, patient, et aussi poli et n'aie surtout pas peur, d'accord ? Le juge est quelqu'un de gentil, il adore les enfants. Conseilla Nahla de sa douce voix et en massant très légèrement les épaules de son neveu. Surtout un enfant aussi adorable que toi. Dit-elle avec amusement en posant une petite bise sur le front de l'enfant qui eut les joues pourpres devant le compliment.
- Et n'oublies pas ce que je t'ai toujours dit, continua James en posant son doigt sur les lèvres de son fils pour qu'il arrête de les mordre.
-Ne jamais se mordre les lèvres et bien regarder une personne dans les yeux quand je lui parle. Récita Harry dans une voix un peu plus aiguë qu'à l'accoutumé et un sourire très fier sur le visage.
-Oui mon enfant. Comme cela le juge verra que tu ne mens pas et que tu n'inventes pas des histoires. Confirma James en posant une bise sur le front de son aîné qui le surprit en le serrant rapidement dans ses bras. James sourit un peu en l'enlaçant à son tour. Tout ira bien, papa te le promet, souffla-t-il avant de se relever. Lily posa une autre bise sur le front de son fils et caressa légèrement les cheveux de l'enfant qu'avait décoiffé James et qu'avait recoiffé Nahla.
-Merci encore Nahla. Dit Lily en enlaçant légèrement la très élégante dame Black qui s'était relevée de sa chaise avec une grande agilité pour poser une bise sur les joues son beau frère.
-Les sœurs sont faites pour ça Lily et arrête de me remercier. Répliqua Nahla en souriant un peu. Lily lui rendit son sourire avant de tenter, en vain, de prendre son dernier-né dans ses bras pour un câlin, car l'enfant en question était trop occupé à courir après son ami. James décida de venir au secours de sa femme attrapant facilement le petit Edouard qui contestait un peu pour retourner à ses activités.
-Oh ! Se plaignit doucement Lily en laissant repartir son benjamin et s'abdiqua à prendre la main de son aîné. Elle posa sa main libre sur son ventre, tentant de lisser au passage sa très charmante robe bleue de nuit qui camouflait un peu son ventre. James, quant à lui, avait choisi de soutenir son fils jusqu'au bout des doigts en portant aussi une costume que lui avait acheté sa femme il y a deux années de cela et qu'il n'avait jamais mis.
-Ne t'inquiète pas trop Lily. Souffla James en posant une petite bise sur les lèvres de sa femme.
-C'est un peu normal renchérit Nahla en envoyant un sourire rassurant à son amie.
Après avoir dit au revoir à cette dernière qui jouerait la baby-sitting durant leur absence, les trois Potter mirent tranquillement leur manteau avant de se diriger vers la sortie où James avait rangé sa voiture... fantastique et spéciale. Les souhaits et encouragements des ancêtres Potter les accompagnèrent jusqu'au hall du manoir.
-Bonne chance!
-Tout ira bien!
-Ce maudit juge verra que tu as eu raison Harry!
-Mettez ces dingues de moldus à leur place!
-…
La jolie berline noire était déjà placée devant la maison très tôt le matin par les soins de James Potter. Son ami Sirius l'avait aidé à bricoler cette voiture juste après leur attaque chez les Londubat. Il n'avait plus envie de prendre les transports en commun, car la menace de mort sur sa famille était toujours d'actualité et il ne voulait plus jamais prendre de risque quand il s'agissait de leur sécurité… surtout qu'il s'était fait quelques nouveaux ennemis au sein du Magenmagot.
-Oh waouh ! S'exclama Harry en pleine admiration, on va même prendre ta… très précieuse voiture ! Lily pouffa de rire et James sourit un peu gêné, car il ne prenait la voiture qu'en cas d'extrême urgence ou pour accompagner sa femme (et cela juste durant ses périodes de grossesse) et Harry n'y était monté qu'en cas de nécessité.
-Oui mon grand, répondit James en souriant légèrement. Il sortit rapidement sa baguette magique pour faire disparaître la légère couche de neige sur la voiture. Ta maman… n'est pas en très grande forme pour utiliser la cheminée ou transplaner. Expliqua James en ouvrant la porte gauche à Lily qui lui envoya un petit sourire de remerciement avant de s'engouffrer dans la confortable et spacieuse voiture.
-Ok. Dit son fils en prenant place derrière le siège de sa mère, sans attendre l'aide de son père. Ce dernier lui sourit un peu avant d'aller prendre sa place de chauffeur et d'activer tous les enchantements qu'ils avait placé sur la voiture, à savoir : l'invisibilité, la possibilité de voler et l'assourdissement du moteur, mais surtout le charme de repousse moldu et le sortilège de confusion placée récemment par Lily qui disait ne pas vouloir provoquer la mauvaise chance et d'attirer l'attention du département des transports magiques ou encore pire le service de détournement de l'artisanat moldu.
Le trajet dura près de trois heures et la famille Potter arriva sur Londres sous l'accueil chaleureux d'un ciel trop nuageux et d'une pluie torrentielle. James chercha près d'une quinzaine de minutes un endroit tranquille pour se garer. Il tentait tout ce qu'il pouvait pour détendre l'atmosphère, mais son fils était trop nerveux, nonobstant l'assurance de ses parents. Ils avaient encore près d'une heure d'attente avant le début de l'audience et ils se dépêchèrent d'aller dans un restaurant qui se trouvait à 10 minutes de marche du tribunal pour enfants.
Après une attente qui parut très longue pour la famille Potter, le moment tant craint arriva et James mena sa famille vers le bureau du juge des enfants, Georges Wall. Harry qui s'était détendu depuis un moment maintenant, serrait très fortement la main de son père lorsqu'ils arrivèrent devant le beau bâtiment ancestral de la haute cour de justice. James fit disparaître avec un rapide coup de baguette magique les 3 parapluies qu'il avait conjurés, avant de mener sa famille vers l'accueil principal où ils subirent les formalités d'entrée et le garde les informa qu'ils devaient se rendre à la division des affaires familiales où devaient avoir lieu le jugement.
Bien que détendu, James ne pouvait se retenir de frissonner légèrement devant l'atmosphère un peu déprimante de l'austère building (2), sans oublier le temps gris dehors. Ils rencontrèrent l'avocat qui devait les représenter, un vieux d'une soixantaine d'année, fin et élancé et un peu chauve. Il avait une petite moustache qui se démarquait de son fin visage, car contrairement aux couleurs grises de sa chevelure, sa moustache était de couleur marron comme ses petits yeux. Il portait maladroitement sa robe d'avocat et James se demandait encore si ce vieux (recommandé par le policier Talley) était bien un si bon avocat que cela.
-Bonjour Maître Holman. Salua James lorsqu'ils arrivèrent à hauteur de l'avocat en lui tendant la main.
-Bonjour Monsieur Potter. Salua l'avocat à son tour avec un gros sourire sur le visage en prenant la main de James, avant de faire une petite révérence à Lily qui lui lança un petit sourire. Madame Potter… Monsieur Potter ! Dit-il avant de tourner son attention vers Harry qui serrait fortement la main de son père. L'avocat lui lança un sourire conspirateur.
-Bonjour maître. Salua le jeune homme dans une voix cassée. Son père ébouriffa un peu ses cheveux qu'il arrangea avec un rapide coup de main sans dire un mot, contrairement à son habitude.
-Ne t'inquiète pas bonhomme, en me levant ce matin un... ange est venu me voir et devines ce qu'il m'a dit ? Demanda l'avocat en s'accroupissant pour être au niveau de son client. Harry secoua tout simplement la tête en le regardant avec une grande curiosité. Que tout va très bien se passer ! Harry l'observa avec un grand scepticisme sans dire quoi que soit. Ah les jeunes d'aujourd'hui ! Soupira l'avocat, avant de continuer sa tentative qui fit sourire un peu Harry. Je te promets monsieur Potter… et croix de bois, croix de fer et… er si je mens je vais recevoir… 10 coups de bâtons sur les fesses. Réponds juste aux questions que l'on te pose d'accord ? Demanda-t-il à Harry qui hocha la tête avant de prendre la main de sa mère qui lui caressait un peu le dos. L'avocat se releva et lança un coup d'œil complice à James. Il attendit le retour de James qui avait accompagné sa femme à la salle d'attente voisine où se trouvaient déjà d'autres jeunes témoins accompagnés de leurs parents.
-Prêt ? Lui demanda l'avocat avec enthousiasme, avant d'ouvrir la porte en bois marron de la salle d'audience qui était bien remplie.
James fût un peu surpris par le nombre de personnes présentes dans la salle, mais il fit le maximum pour ne pas montrer sa nervosité. Il lança un petit signe de tête de salutation aux policiers qui étaient debout, à la porte d'entrée. Son regard se posa sur la famille Dursley qui lui lançait des regards plus que malveillants, mais James les ignora et préféra aller prendre place à la partie des accusés, près de son avocat qui sortait une multitude de documents de sa petite valisette qui avait besoin bien d'être renouvelée. Il se demandait pourquoi est-ce que le petit Dursley et ses amis se trouvaient dans la salle d'audience, mais préférait ne pas trop méditer sur des choses futiles.
L'absence de son ami Sirius l'angoissait un peu, il espérait tout simplement qu'il avait bien fait son travail, car les personnes présentes dans les deux rangées du public avaient tous des visages froids. Il ne comprenait pas trop ce qui avait motivé les gens à venir assister à cette audience, contrairement à celle préliminaire où il n'y avait eu que les Dursleys, deux autres familles et lui. Il espérait tout simplement que tout allait très bien se passer.
Quelques minutes d'attente très tendues passèrent encore, avant l'arrivée du juge portant une robe rouge et une perruque d'une couleur blanche très éclatante, contrairement au magistrat qui le suivait et qui portait une perruque de couleur grise.
La salle se leva en une seule personne avant de se rasseoir après que les juges aient pris place dans des fauteuils ressemblant un peu à celui de la reine des moldus de la Grande Bretagne. Il y avait 12 chaises vides des membres du jury, au côté droit de la salle en face du public et il y avait devant le juge, l'enregistreur, l'interprète et le greffier qui faisaient face au public et au fond de la salle, à la longue rangée d'une dizaine de chaise réservées à la presse, une vieille dame et un jeune homme de son âge à peu près avaient feuille blanche, crayon ou stylos prêts à être utilisés.
Quel gros cirque ! Pensa un peu amèrement James en lançant un regard à Vernon Dursley assis entre les deux autres pères des supposées victimes de l'attaque de son fils et son avocat qui était aussi gros que lui. Le chef de famille Dursley croisa le regard de son beau frère comme s'il l'avait senti et lui lança un regard venimeux que James lui rendit avant de croiser celui de son avocat qui lui lança un regard un peu désapprobateur, car il avait bien suivi ce petit antagonisme. L'ambiance était tendue et la salle était silencieuse. Le greffier n'eut pas besoin de demander le silence ou d'élever la voix lorsqu'il commença à annoncer l'ouverture de l'audience.
-Affaire numéro : 1986 EWCA Civ. 57. Commença le jeune greffier dans une voix un peu aiguë. Il se racla un peu la gorge et ajusta ses lunettes avant de continuer son annonce : cas B4/1986/1128/1129/1130. NR03C00997 en date du 11 février 1986. Devant les juges Lord Wall et Lord Wilson. Entre les parents Mark et Nicole Polkiss, Emmanuel et Nathalie Monroe, et Vernon et Petunia Dursley. Contre le parent James Potter. Attaque de l'enfant Potter sur les enfants Dursley, Monroe et Polkiss admis à l'hôpital durant cinq jours. James ne put s'empêcher d'avaler difficilement sa salive et lança un regard en biais à son avocat qui était très serein.
-Vous avez la parole Maître Mark Webster. Annonça la voix rauque et fatiguée du juge Wall au même moment où le greffier reprenait sa chaise.
L'avocat de la partie adverse se leva et commença son plaidoyer, dans lequel il peignit l'héritier Potter comme un jeune tyran, un futur danger pour la société… qu'il fallait l'interner dans un centre de rééducation ou le placer dans une bonne famille pour son bien être et celui des personnes dont il est proche et en contact…. Il termina sa requête en réclamant une réparation de dommages et intérêts de 50.000 livres à cause des frais hospitaliers et du traumatisme qu'ont subit les victimes de l'enfant Potter.
En somme, une plaidoirie qui irrita trop James, ainsi que le public… (Bizarrement) d'où s'éleva un brouhaha. James était tout simplement soulagé que son enfant ne soit pas sur les lieux pour entendre ces dégoûtants mensonges.
-Maître Michael Holman. Dit le juge, après avoir pris des notes sur sa feuille, comme le faisait son collègue, le juge Wilson.
-Merci votre honneur, commença l'avocat du diable en se relevant et en ajustant sa robe. Nous sommes aujourd'hui devant un cas… banal dont la majorité de la population Britannique et peut être même mondiale est victime. Et malheureusement, c'est une affaire où on préfère fermer les yeux jusqu'à ce qu'il se produit un… drame pour faire réagir les… gens. La salle était très silencieuse devant la défense de l'avocat Holman. L'intimidation peut arriver à n'importe qui et n'importe où, continua Holman, mais on se sent tellement désespéré, sans défense, aucune personne pour nous venir en aide… et 90% d'entre nous ont honte d'admettre au harcèlement dont on est victime. Certains préfèrent ne pas y répondre et passent leur temps ou leur vie à fuir leur bourreau, tandis que certains d'entre nous décident de faire face à nos tyrans et de dire stop. Oui STOP. Hurla l'avocat Holman faisant sursauter un peu James. L'enfant Potter a été victime d'intimidation au sein même de son école, l'endroit qui devait être sa deuxième maison et les personnes qui étaient censées lui garantir la sécurité ont fermé les yeux et n'ont ni intervenu, ni répondu aux demandes d'appel à l'aide du jeune Potter dont les droits sociaux (3), politiques (4), civils (5) et culturels (6) ont été piétinés et bafoués. Ce sont des intimidations qui nous affectent profondément et il y en a même qui choisissent de mettre fin à leur vie. L'avocat de la famille Potter prit une petite pause avant de continuer son plaidoyer qui captait l'attention générale de toute la salle.
-En début janvier passé, Monsieur Potter a été le cible, le victime, pour la énième fois dans les toilettes de l'école, de son jeune cousin et ses amis et il n'a fait que se défendre devant des personnes qui sont plus costauds que lui. L'avocat Holman inspira un petit coup d'air avant de poursuivre: lorsque l'être humain se trouve dans une situation de vie ou de mort, son adrénaline le domine, certains me diront son instinct animal… mais peu importe, on fait tout pour sortir vivant de la situation dangereuse où l'on se trouve. Et c'est ce qui est arrivé ce jour là, où le directeur de l'école Monsieur Jonathan Walter a encore fermé les yeux et permis l'accusation injuste sur le jeune Potter et qui nous mène ici actuellement. C'est triste d'en arriver là aujourd'hui car l'affaire oppose deux cousins, une Famille, et on aurait pu le régler d'une autre manière, mais il se trouve que Vernon Dursley lui-même, père d'un des victimes, est aussi, il paraît, un grand tyran que ce soit dans son quartier ou dans l'entreprise qu'il dirige. Dit l'avocat en pointant un doigt accusateur à la personne en question qui était rouge de colère.
-J'ai ici les preuves, dit maître Holman en poussant devant la table une bonne vingtaine de dossier, mais aussi les témoignages des personnes victimes de l'intimidation de ces personnes ayant aujourd'hui l'audace d'accuser l'une de leur victime qu'ils ont plus que terrorisé dans la vie. Le greffier se leva et pris le gros paquet de dossier qu'il remit aux deux juges.
-Je n'ai pas reçu d'avertissement sur l'introduction de ces dossiers votre honneur. Protesta fortement l'avocat des victimes, maître Webster qui se releva de sa chaise. Un petit chahut s'éleva rapidement du public.
-Ordre à la cour. Rasseyez-vous Maître, sinon je fais évacuer immédiatement toute la salle. Réprimanda strictement le juge Wall avant de faire signe à l'avocat Holman pour continuer, lorsque le silence se refit rapidement, à part la forte pluie dehors et les frappes sur la sténographie de l'enregistreur. L'autre avocat reprit sa chaise avec une grande frustration en lançant un regard meurtrier à son opposant.
- Je crois votre honneur qu'une loi doit être votée contre l'intimidation ainsi que les tyrans qui portent atteinte à la dignité humaine. Continua Holman, non perturbé par la petite crise de Webster. Car c'est ce genre de persécution qui poussent les personnes victimes à devenir des marginalisés de la société, comme des drogués, des meurtriers… Et les personnes témoins de ces actes de tyrans deviennent aussi des victimes et refusent par exemple de quitter leur domicile pour ne pas subir des coups à leur tour. En plus, ce sont des enfants, le futur de notre nation, ils ont besoin de se sentir libre de s'exprimer sans être l'objet de moquerie qui dépasse les bornes. Ils ont besoin de se sentir en sécurité dans un endroit où ils sont censés apprendre quelque chose pour bien gérer l'héritage qu'on va leur laisser, pour diriger notre cher pays. Je demande aussi votre honneur que le directeur de l'école, monsieur Walter, soit sanctionné pour son inaction et selon l'article 1137 du code civil, car même s'il dit être intimidé par l'un des pères de ces victimes dans son témoignage, grimaça maître Holman en pointant du doigt Vernon Dursley (dont le visage était devenu maintenant violet), il est un adulte qui peut entreprendre des actions contre toute forme de persécution contrairement aux enfants qui étaient sous sa responsabilité. En choisissant de fermer les yeux, monsieur Walter place la Grande Bretagne comme un pays qui viole la déclaration de Genève, la déclaration des droits des enfants et la déclaration universelle des droits de l'homme. Je demande enfin votre honneur à ce que les enfants soient mis sous le contrôle d'un éducateur spécialisé, car ce ne serait pas trop sain de les laisser sous la responsabilité totale de leurs parents et selon les articles du code civil 1128, 1129 et 1130 alinéa 7 du code civil.
L'avocat remis un autre pile de document au greffier qui le passa au juge, avant de lancer un petit rictus à James et de reprendre sa place. James sourit aussi un peu, mais il n'était pas totalement rassuré malgré la pertinente plaidoirie de son avocat.
-Veuillez vous rapprocher maîtres. Ordonna le juge après quelques minutes de chuchotement avec son collègue. Les deux avocats se rapprochèrent rapidement du juge qui discuta un bon moment avec eux avant qu'ils ne retournent à leur place avec Holman qui avait un petit sourire au visage et Webster qui avait l'air complètement en colère.
-Au vue des pouvoirs qui nous sont conférés et selon les articles 1128, 1129, 1130 et 1137 du code civil, des chartes de la déclaration universelle des droits de l'homme et des enfants et des preuves accablantes présentées par l'avocat à la défense et l'accord de l'avocat plaidant, commença le juge dans une forte voix, le directeur de l'école Little Whinghing sera levé de ses fonctions. Monsieur Walter pâlit drastiquement en regardant le juge avec un regard horrifié. Les enfants Monroe, Polkis et Dursley seront placés sous la surveillance provisoire d'un éducateur et d'un psychiatre. Termina le juge en frappant son marteau en bois clair sur le bloc rond poser sur sa table pour clore le débat.
Eh bien, quel rapidité et… quel chaos. pensa James en se retenant fortement pour ne pas rire, Sirius avait bien rempli sa mission.
-Quoi ? Hurla un Vernon Dursley rouge de colère qui se releva d'un bond de sa chaise qui bascula derrière lui et chuta. Les deux autres pères l'imitèrent muettement en lançant des regards furieux aux deux juges, de mêmes que leurs épouses et leurs enfants, James ouvrit des yeux ronds en lançant un regard à son avocat qui avait l'air plus que joyeux. C'est quoi ce charabia, comment osez-vous ? Demanda le père Dursleyx, les poings serrés, le regard lançant des éclairs de rage.
-Silence ! Hurla indignement le juge Wall, tout aussi rouge qu'une tomate. Ses petits yeux gris lançant aussi des éclairs de colère. Asseyez-vous immédiatement où je vous sortir de la salle. Face à leur réticence, le juge fit signe aux deux policiers à la porte pour faire sortir les perturbateurs qui protestaient contrairement à leurs femmes et enfants qui reprirent rapidement leur place. Et le beau frère de James commis l'impardonnable en lançant un coup de poing à l'un des policiers qui chuta sur la table qui se brisa sous son poids, faisant éparpillé toutes les feuilles qui s'y trouvaient.
-Que signifie tout cela ? Demanda le juge interloqué avec une grande incrédulité dans la voix, pendant que sa salle d'audience se transforma rapidement en un petit champ de bataille, car Vernon Dursley se tourna vers l'autre policier qui tenter de le maîtriser, chose impossible, car il était très maigre à l'inverse du gros contestataire Dursley.
Pendant que ce dernier se bagarrait avec le policier qui se défendait pas mal, le juge frappait son marteau pour faire régner l'ordre et hurlait des appels à l'aide, la sœur de Lily, Pétunia hurlait hystériquement, ouvrant de gros yeux, son très long visage de cheval était plus proéminent que jamais… tandis que le petit Dudley Dursley regardait ce qui passait autour de lui avec des yeux pétrifiés et s'était réfugiait derrière sa mère… toute la salle était sur pied et évitait d'entrer en contact avec le gros tyran Dursley qui avait filé un coup de poing à son avocat qui avait rapidement pris refuge près de la table des juges. Même les deux autres plaidants s'étaient rapidement éloignés de leur ami, après le premier coup. James, quant à lui, ne savait pas quoi penser du système judiciaire des moldus, mais ça l'étonnerait que les bagarres soient autorisées dans les tribunaux.
-Eh ben, cette petite surprise de plus va aussi me faire de la publicité. Annonça joyeusement l'avocat Holman en rangeant ses documents dans sa vieille valisette.
-De quoi parlez-vous ? Lui demanda James qui grimaça face au coup de poing de plus qu'avait reçu le jeune policier sur son visage où les coups de bleu commençaient déjà à apparaître.
-Grâce à un jeune homme, j'ai reçu très tôt ce matin ces preuves et témoignages de plomb et je vais recevoir une promotion au sein de mon cabinet, car cette affaire va faire la une des journaux… dés ce soir. Chantonna l'avocat en referma sa valisette, au même moment où entrait dans la salle une dizaine de policier qui maîtrisa rapidement le gros émeutier ainsi que ses deux amis qui suivirent docilement les policiers, contrairement à leur ami qui hurlait de rage et menaçait de mort le juge ainsi que les Potter. Les familles des trois perturbateurs quittèrent aussi la salle sous des cris hystériques, pendant qu'entraient d'autres policiers pour aider leurs collègues bien tabassés par le père Dursley. James lança un regard amusé à son avocat en remerciant intérieurement son ami.
-Merci. Souffla joyeusement Holman en essayant de masquer son sourire.
-Er… les charges contre Monsieur Potter seront abandonnées et…affaire classée. Annonça le juge Wall dans un murmure lorsque le silence se refit graduellement dans la salle après l'évacuation des deux blessés, et que tout le monde le regardait en attendant ses consignes. Apparemment, il était lui aussi complètement dépassé par les événements qui venaient de se dérouler devant lui, car il ne demanda même pas au public de reprendre leur place ou d'attendre la sortie des policiers qui ramassaient les débris de la table cassée durant la bagarre. Il se laissa tomber sur son fauteuil royal avec un regard complètement hagard. L'enregistreur se dépêcha de lui passer un verre d'eau tandis que l'autre juge, l'interprète et le greffier se précipitèrent à ses côtes, pour probablement calmer le juge… trop choqué.
Les gens restèrent là, observant le juge pendant quelques secondes avant d'applaudir fortement et de commencer à quitter la salle avec un grand tapage.
-C'est la première fois, après 30 ans de carrière que je gagne aussi facilement et rapidement une affaire qui était un peu… perdue d'avance. Commenta l'avocat Holman en quittant lui aussi la salle, suivi de James qui avait l'air plus que soulagé et qui écoutait le vieux avocat avec distraction.
-Tant mieux alors. Murmura James pendant qu'ils dépassaient un grand nombre de policier attendant devant la porte. Eh bien, les moldus sont quand même rapides et bien efficaces, pensa-t-il avec un peu d'admiration envers ses homologues policiers.
- En plus, je n'ai pas dit tout ce dont je souhaitais durant mon plaidoirie. Continua le vieux, ayant l'air fier de lui. Ça va être la fête ce soir au cabinet. Dit-il joyeusement comme un enfant qu'on avait promis des bonbons. James lui lança un sourire très éclatant sur le visage avant de cligner rapidement ses yeux lorsqu'un coup de flash d'appareil photo l'aveugla. Eh bien, même les journalistes sont là ! Chantonna l'avocat Holman avec un petit sourire.
-Maître Holman.
-Maître Holman.
-…
Appelèrent le lot d'une dizaine de journalistes qui adoraient plus que tout, les petits scandales. Ça au moins, moldu et sorcier l'avaient bien en commun. James ne put s'empêcher de leur lancer un sourire méprisant qu'ils ne remarquèrent même pas en se précipitant vers le bientôt célèbre et promu avocat.
-Ravi d'avoir travaillé avec vous monsieur Potter. Remercia l'avocat en tendant la main à son client. Grâce à ce procès, je vais devenir associé dans mon cabinet et… je suis à un seul pas de me présenter comme député pour la chambre basse. Souffla-t-il dans l'oreille de James avec une grande conspiration dans ses petits yeux marron brillants de malice.
-C'est moi qui vous remercie, lui dit James en souriant lui aussi de satisfaction. Et bonne chance, souffla-t-il à son tour, sous les coups de flash.
Il y avait un monde fou dans le grand hall de la cour de justice. C'était à croire que toutes les audiences avaient été suspendues à cause de la petite bagarre.
On ne badine pas avec les maraudeurs et s'en tirer facilement ! Pensa James avec un petit sourire. Il alla rapidement rejoindre sa famille qui attendait, très certainement avec une grande anxiété.
-Alors c'est vrai ? Lui demanda son fils dés qu'il ait ouvert la porte de la salle où il y avait quelques policiers qui surveillaient les témoins dont certains avaient l'air très contents et étaient assis près de sa femme et de son fils. Ce dernier regardait son père avec des yeux remplis d'espoir et attendait sa réponse avec une grande nervosité.
-Oui mon grand ! Répondit James en se rapprochant du petit groupe. Il s'agenouilla et enveloppa son fils dans un grand câlin. Ce dernier éclata joyeusement de rire. Tu n'auras plus rien à craindre et même le directeur de l'école va être changé.
-Et tu vas aussi changer d'école. Annonça Lily, le regard pétillant. James lui lança un regard soulagé, car c'est quelque chose qu'il désirait plus que tout au monde, depuis le début de toute cette histoire.
-C'est vrai ? Demanda de nouveau Harry, le visage illuminé et rempli de bonheur en regardant alternativement ses parents. Et il sautilla de joie lorsque sa mère hocha doucement la tête.
-Oh, non, je ne veux pas que tu partes ! Annonça une petite fille brune au même âge que leur fils. Elle fit un peu la moue et alla se mettre sur les genoux de sa mère qui était assise près de Lily. Harry grimaça en regardant avec incertitude la fillette.
James comprenait la réaction de son enfant, car toute l'école sans exception le tyrannisait et voir sa camarade se comportait ainsi perturbait certainement son enfant qui lui lança un regard confus. James se dépêcha de dire au revoir et remercia les trois témoins avec leurs parents, avant que son fils ne soit embarrassé pour une manque de réponse appropriée ou qu'il dise quelque chose de blessant à la petite fille. Il aida Lily à se relever et mena sa famille vers la porte, avant que le sortilège de Sirius sur ces hypocrites moldus ne se dissipe.
Il aurait aimé attendre un peu le temps que les gens dans le hall retournent à leurs activités, mais on n'a pas toujours ce que l'on veut.
-Tuney ! Murmura sa femme en voyant sa sœur serrant fortement son énorme fils dans ses bras. L'enfant avait une grosse sucette dans la main et de grosses larmes de crocodiles ruisselaient sur ses joues roses. Pétunia discutait avec leur avocat qui avait un petit sac de glace posé sur sa joue. La mince dame Dursley qui portait une robe blanche trop chic et qui se trouvait à près de 20 mètres d'eux se retourna pour faire face à sa sœur, comme si elle avait entendu ce doux chuchotement. Elle lança un regard venimeux à sa petite sœur avant de souffler très clairement et dans une voix remplie de colère :
-J'espère que tu es satisfait maintenant sale monstre. Ça a toujours été ton objectif de détruire notre famille, n'est-ce pas ? Lily serra fortement les mains de son mari en regardant tristement sa grande sœur qui les regardait avec une haine non dissimulée, les yeux rouges et bouffis. Les gens autour d'eux les regardaient avec curiosité ou horreur dans leur visage.
-Viens, ma chérie. Souffla James en tirant la main de sa femme. Elle n'en vaut… vraiment pas la peine. Il lança un regard noir à sa belle sœur qui n'avait d'yeux que sur sa sœur qu'elle contemplait en froissant son pointu nez de dégoût.
-C'est vous la monstre. Hurla son fils dans le silence tendu qui régnait entre les deux sœurs, attirant ainsi l'attention d'autres personnes. Heureusement que les journalistes étaient encore trop absorbés par ce que leur racontaient maître Holman. Maudite sorcière, cria le gamin, le visage rouge de colère et lança un regard meurtrier à sa tante.
-Comment oses-tu sale petite vermine ? S'indigna Pétunia, lançant un regard rempli de haine à la famille. Quelques policiers aux alentours se dépêchèrent de se placer devant les deux familles. James se hâta de prendre rapidement son fils dans ses bras et de tirer Lily vers leur voiture… Mais la chance avait l'air d'être partie se promener car arrivés à quelques pas de la sortie principale de l'édifice, Lily serra fortement les mains de son mari, l'obligeant ainsi à s'arrêter et la regarder avec confusion et un peu d'inquiétude, car il ne voulait plus revoir un seul membre de la famille Dursley. Mais Lily était extrêmement pâle et regardait son mari avec alarme.
SPLASSHHH
-Wow… hurla l'un des trois policiers qui les raccompagnaient en regardant avec horreur ses belles souliers noirs bien cirés, être mouillés par une liquide claire un peu gluante, pendant que Lily s'évanouissait dans les bras de son mari qui déposa son fils, sans trop de ménagement, sur le sol pour capter sa femme.
-Maman ! Hurla Harry à se mettant rapidement près de sa mère. Qu'est-ce qui se passe papa ? Demanda l'enfant apeuré.
-Je-je ne sais pas. S'affola James en posant délicatement Lily sur le sol.
-Oh félicitations Monsieur, votre épouse vient de perdre les eaux… elle va avoir son bébé. Annonça joyeusement une grande dame brune, qui était habillée d'une manière très élégante et qui avait l'air de porter sur elle toute sa collection de bijoux.
-Q-Qu-Quoi ? Balbutia James avec un regard horrifié contrairement à son fils qui sautilla de joie. Ma-mais c'est dans trois ou deux mois. Dit le futur papa tout pâle. Un grand nombre de personne avait accouru pour observer ce qui se passait. James réprima un juron. Il fallait qu'ils partent à Sainte Mangouste, il ne voulait pas la perte d'une autre enfant, mais il ne pouvait pas transplaner ou utiliser un portoloin devant tous ces curieux moldus dans le hall. En plus c'était trop risqué. Qu'est-ce que je fais faire ? Se plaignit-il en regardant la grande dame et tenait fermement la tête de sa femme dans ses deux mains.
-On a déjà appelé une ambulance monsieur. Ne vous inquiétez pas. Lui rassura le jeune policier blond avec un gros sourire sur le visage et qui nettoyait ses chaussures bien cirées et sur lequel le liquide s'était déversé avec un gros lot de mouchoirs blancs, pendant que ses collègues tentaient de repousser les nombreux curieux et de former un rideau humain autour de la famille.
James lui, était bien nerveux et il se contenta tout simplement de retourner son attention sur sa femme qui n'ouvrait pas les yeux. Peut-être qu'il devrait tenter d'aller chercher sa voiture… mais il ne voulait pas abandonner sa femme ainsi. Oh Merlin ! Se plaignit silencieusement James en serrant les dents.
-Elle va se réveiller, n'est-ce pas ? Lui demanda Harry avec une grande inquiétude et nervosité dans la voix. Il s'accroupit près de James en prenant la main inerte de sa mère dans les siennes. James tenta de lui sourire avec une grande assurance, mais ce fût une grimace qui se lut sur son visage. Et il commença à paniquer lorsqu'il remarqua la main droite de son enfant qui tenait celle de sa mère, commençait à briller. Oh non, pas ici ! Pensa le chef de famille avec une grande frayeur en regardant tout autour de lui.
-Où sont les ambulanciers ? Demanda-t-il nerveusement à un policier noir qui se trouvait à ses côtés et libéra une de ses mains pour prendre celle de son fils.
-Ne vous inquiétez pas Monsieur, ils seront bientôt là. Lui assura le policier en lui tapotant légèrement son épaule droit. James hocha distraitement la tête, toute son attention maintenant sur son fils.
-Harry ! Ta maman va s'en sortir, elle est juste fatiguée, ne t'inquiète pas, d'accord? Son fils hocha la tête en le fixant avec un regard un peu vide. Oh Merlin ! Siffla James, car la lueur dorée commençait à entourer tout le corps de son fils.
Heureusement pour lui, il y eut l'arrivée de trois secouristes au même moment et pendant que ces derniers se dépêchaient de placer sa femme toujours inconsciente sur un brancard avant de l'amener dans l'ambulance, il se hâta de lancer rapidement et aussi discrètement que possible un sortilège de désillusion sur son fils, car l'avocat Holman, qui les avait rejoints, et quelques autres curieux observaient Harry en fronçant les sourcils. James remercia sa bonne étoile avant de porter rapidement son fils qui contestait dans ses bras pour aller prendre rapidement sa berline qui était garée à quelques minutes de marche et de filer aussi vite que possible vers l'hôpital Saint John Ura où était amenée sa femme et qui ne se trouvait pas trop loin de la cour de justice.
Après avoir déposé son fils à la maison en début de soirée, James fût raccompagné à l'hôpital par son ami Sirius. Et après une très longue et stressante attente, vers 2 heures du matin, sans aucune nouvelle sur l'état de sa femme, les deux maraudeurs durent jeter un sort à une jeune infirmière brune pour avoir des informations… chose qui se trouva être très facile.
Ce sera trois longues heures plus tard et avec deux mois d'avance que le nouveau membre de famille Potter verra le jour. Le premier enfant de sexe féminin depuis plus de dix générations dans la famille.
James était aux anges et il avait un grand sourire sur le visage en regardant son enfant dormir dans la couveuse où l'avait installée les médecins.
-Bon, on va devoir y aller ! Murmura Sirius en se passant une main sur son visage marqué par une grosse fatigue. Les deux amis se trouvaient dans une salle où il y avait trois incubateurs artificiels, des couveuses qui avaient la forme d'une capsule close et vitrée et qui étaient entourés par de nombreuses machines médicales. Sirius passa une de ses mains dans l'une des quatre orifices munies de gants pour caresser la tête sans cheveux de la nouvelle née.
-Ok… Merci Sirius. Dit James, sans quitter du regard de son enfant qui dormait profondément dans la couveuse où elle était installée quelques secondes plus tard après sa venue au monde. Tu le donneras à Scrimgeour, s'il te plaît. Dit James en filant distraitement à son ami une grande enveloppe de couleur blanche. Contrairement à ce dernier, James n'osait pas toucher son enfant car il estimait qu'elle était trop… minuscule, malgré l'assurance du médecin Black et de l'infirmière qui vérifiait l'état des triplés se trouvant dans la troisième couveuse.
-Tu devrais aussi rentrer et dormir un peu. Soupira Sirius en enfourchant l'enveloppe dans la poche de son pantalon. Ta petite ne va pas s'envoler tu sais ? L'infirmière aux cheveux châtains, tirés en un chignon pouffa discrètement de rire avant de se diriger vers la première couveuse.
-Votre ami a raison. Souffla-t-elle dans une douce voix, sans lever les yeux des machines qu'elle vérifiait. Les bébés sont très bien surveillés et il y a toujours des tours de garde. James grimaça un peu avant de se faire tirer en dehors de la salle sans aucun aménagement par Sirius.
-Tu vois ? Allez viens, on va aller voir comment va Lily. Souffla Sirius en lança un clin d'œil à la jeune femme qui rougit légèrement, avant de se diriger vers la couveuse de la dernière née des Potter.
L'épouse du maraudeur James était placée en soin intensif, entourée de machines et les deux amis ne purent que l'apercevoir brièvement par le biais d'une porte vitrée comme ce fût le cas, après qu'elle soit sortie de salle d'accouchement.
Sirius tapota l'épaule de son ami en le poussant vers la porte principale pour rentrer et prendre un repos bien mérité.
-Ne t'inquiète pas trop mon vieux. Dit-il à son ami qui avait une mine fatiguée et trop triste. Tu sais bien que notre chère Lily est très tenace et qu'elle va bientôt se réveiller… pour te mettre les bâtons dans les roues. James sourit légèrement à la tentative de son ami qui avait les yeux rougis par la fatigue. D'ici peu, ta chère Lily et notre petite princesse seront bientôt à la maison. Renchérit Sirius en lançant à son ami un sourire éclatant… les yeux du nouveau papa s'illuminèrent un peu, malheureusement pour lui, la sortie d'hôpital des deux femmes de sa vie, aura lieu six semaines plus tard.
-Il faut qu'on aille se reposer, continua Sirius en baillant grandement, après quelques minutes de marche en silence et qu'ils arrivèrent devant le véhicule de James. En plus, dit-il avec un petit sourire, il me semblait que t'avais bien un rendez-vous très tôt le matin avec le conseil d'administration de Poudlard, non ? James hocha distraitement pendant qu'il ouvrait la porte de sa voiture. Eh bien, je vais t'accompagner, dit Sirius en ouvrant la portière avant gauche de la voiture avant de s'y engouffre. Car, dit l'ancien maraudeur en attachant sa ceinture, tu as devant toi le nouveau charismatique et beau membre du conseil. James haussa les sourcils de surprise, le regard pétillant.
-Vraiment…et depuis quand ça ? Demanda-t-il en attachant lui aussi sa ceinture avant d'activer toutes les sortilèges de la berline et de démarrer.
-Ce matin. Répondit Sirius en baillant fortement. On va laisser une très jolie marque à ces vieux administrateurs trop archaïques mon pote… souffla-t-il en fermant les yeux. James ne pût s'empêcher de rire silencieusement en baillant à son tour.
-Ça va être la joie, chantonna-t-il, le regard pétillant, en prenant un virage à 45°, pour se diriger vers l'appartement de Sirius qu'ils auraient à eux seuls pour trois heures de silence d'or sans cris d'enfants ou des plaintes (ou réprimandes) de leurs femmes… comme au bon vieux temps.
(1) Chantage.
(2) Bâtiment.
(3) Droit d'être protégé contre toute forme d'exploitation.
(4) Droit d'avoir des opinions et de les exprimer (liberté d'expression et de pensée). Droit à la protection contre les mauvais traitements. Droit à la protection contre la privation des libertés.
(5) Le droit à la non-discrimination.
(6) Droit à une information appropriée.
Notes d'auteurs: désolée chers lecteurs et lectrices d'avoir duré pour la mise à jour et de ne pas avoir tenu parole... mais rentrée universitaire... et autres tracas de la vie obligent... le prochain chapitre est fini et sera bientôt en ligne, je dois juste vérifier certaines informations.
j'espère que vous allez adorer ce chapitre...
xoxo ;)
