La main invisible (partie 2).
James Potter s'étira longuement avant de sortir de son doux lit avec un grand regret. Il soupira avec une grande frustration en traînant difficilement ses pieds vers la salle de bain. Il aurait tellement aimé dormir encore quelques instants, surtout avec ses longues journées trop fatidiques d'avant-hier et principalement d'hier, avec les deux heures de cours martiaux qu'il prenait désormais avec son fils aîné…
Mais c'était dimanche, une journée désormais appelée par sa femme : « Journée papa-fistons »… dorénavant un rituel dans la famille et qui avait débuté par un pur hasard il y a cinq semaines de cela, lorsqu'ils étaient partis en avance à Londres pour rendre visite aux dames de leur famille.
James laissa l'eau coulait longuement sur lui, et ce sera avec un peu de chagrin qu'il quitta l'eau bien chaude qui faisait un grand bien à son corps plus que meurtri. Le jeune père de famille enfila par la suite, un peu à l'aveuglette, un jean bleu, une chemise blanche et un pull noir et faillit se cogner à la porte en quittant sa chambre. Il termina d'enfiler précipitamment ses bottes noires dans le couloir un peu frais et pas très bien éclairé du troisième étage. Il sentait son corps qui contestait avec chacun des pas qui le menaient vers la chambre de son fils aîné, mais il fallait qu'il se hâte pour préparer ses enfants, surtout que c'est aujourd'hui que son épouse devait quitter l'hôpital avec leur princesse Azalea Lily Potter, nommée après sa grand-mère maternelle et son adorable maman.
Un petit sourire naquit sur les lèvres du chef de famille Potter en pensant à sa femme qui le comblait énormément de bonheur et qui lui manquait amplement. Il mit ses lunettes, avant de toquer légèrement à la porte en bois clair de son aîné (où étaient notées ses initiales en couleur bleues sombre). Il patienta un peu avant d'entre-ouvrir légèrement la porte, et fronça les sourcils lorsqu'il ne vit personne dans le grand lit déjà fait et où étaient posés un doudou (un gros chien noir), ainsi qu'un livre ouvert sur un dragon qui crachait du feu.
-Harry ? Appela-t-il en entrant dans la chambre de style Gustavien, légèrement éclairé par la lumière du jour. Le ciel était un peu dégagé, contrairement à ces derniers jours où il faisait un temps gris, trop déprimant. Tu es là mon grand ? Demanda James en toquant à la porte de la salle de bain, et de l'ouvrir sans attendre, mais n'y trouva personne non plus.
Il haussa les sourcils en quittant la chambre qui avait été la sienne durant son enfance, et que sa femme avait trouvée trop classique, avant de décider de le rénover en ajoutant un petit écrin de douceur et de bon goût, avec une peinture d'une couleur blanche cassée et quelques tonalités bleutées.
James se dirigea vers la chambre de son second fils… mais n'y trouva personne non plus, de même que le salon du troisième étage où la majorité des portraits étaient vides de leurs occupants. Il lança un vague bonjour au reste de ses ancêtres avant de se diriger vers le cinquième étage, sachant que ses enfants seraient probablement là-bas.
En effet, lorsqu'il escaladait les dernières marches menant au paradis du manoir, il pouvait entendre un petit brouhaha et les explications d'un de ses ancêtres à son aîné sur l'Etat et… le pouvoir ?
James haussa les sourcils en hâtant ses pas.
-… mais il n'a pas assez de pouvoir lui, disait son fils aîné avec exaspération et en agitant quelque chose qu'il tenait dans sa petite main. James, bien caché derrière la porte, respira avec soulagement en voyant l'échiquier posé par terre, devant lequel Harry était assis et où il n'y avait que des pièces noires. Il soupira aussi de soulagement en remarquant que ses enfants étaient déjà prêts pour leur petite escapade, chacun portant un jean et un lourd pull-over.
-Et je viens encore de perdre mon Etat. Se plaignit Harry avec lassitude, en jetant, sur l'échiquier, la pièce blanche qu'il tenait à la main. La figure du roi courut rapidement en protestant vers les autres pièces blanches bien arrangées sur le tapis rouge par Edouard qui était couché au ventre et balançait ses petits pieds.
Heureusement que ses ancêtres étaient entrain de lui apprendre les échecs… Pensa James avec apaisement, et non de le corrompre, comme s'amusaient à le faire, de temps à autre, quelques uns de ses aïeuls, notamment Harold et Jonathan.
-Mais enfin bonhomme, l'autre royaume tu ne l'obtiendras pas aussi facilement si tu n'es pas patient et que tu es toujours en position… d'attaque ouverte. Conseilla calmement son aïeul Jacob, le cinquième, depuis son portrait. Et bien sûr que le roi possède beaucoup de pouvoir, c'est lui qui représente ton Etat, voyons ! Continua le vieillard assis sur un fauteuil royal et habillé d'une traditionnelle robe sorcière en rouge bordeaux.
-Grrr. Grogna Harry avec exaspération en se laissant tomber sur le coussin posé près de l'échiquier.
Cela faisait six semaines maintenant, depuis l'accouchement de sa femme, que ses ancêtres avaient commencé à apprendre à son fils ce jeu que lui-même ne maîtrisait pas trop bien.
-En plus, c'est toi qui gagne tout le temps, même si je respecte toutes les règles. Continua de se plaindre l'enfant. C'est de la triche ! Accusa-t-il en lançant un regard noir à son ancêtre Jacob qui eut une expression très outragée sur le visage, tandis que certains de leurs ascendants explosèrent de rire. James étouffa un petit rire et décida qu'il était temps de se montrer, avant qu'une dispute ne prenne place.
-Bonjour tout le monde ! Salua-t-il jovialement en ouvrant grandement la porte d'entrée, attirant l'attention sur lui. Edouard se mit rapidement sur pied et courut vers son papa qui le prit allégrement dans ses bras, tandis que son grand-frère continuait de lancer un regard accusateur à son adversaire qui avait l'air d'avoir perdu la voix en ouvrant et en fermant la bouche comme un poisson.
-Bonjour James !
-Bonjour jeune homme !
Saluèrent à leur tour la plupart des ancêtres Potter, tandis que le reste lui hocha tout simplement la tête en observant avec amusement la petite querelle qui était entrain de naître.
-Bien sûr que non ! Explosa finalement leur arrière grand-père Jacob en lançant lui aussi un regard noir à son petit fils qui se mit en position assis, les bras croisés. Et puis comment est-ce que je l'aurais fait ? C'est de la stratégie, et non de la t-triche, s'offusqua le vieux dont l'arrière petit fils continua de rechigner, mais ne répondit pas, pendant que James venait prendre place à ses côtés, Edouard sur ses genoux.
-En plus, c'est bien la triche, si tu veux obtenir le pouvoir, bien sûr. Pimenta négligemment un des ancêtres Potter, dont le portrait était accroché près de celui de Jacob qui se tourna et lui lança un regard indigné, de même que le reste de la famille.
-Harold Potter ! Tu ne vas pas te mettre à détourner les croyances de ce garçon qui n'a que cinq ans. Contesta chaudement un autre de leurs ancêtres dont le portrait était placé au dessus d'Harold qui roula les yeux en ajustant son chapeau rouge pointu.
-La politique t'as plus que corrompu, vieil homme. Dit avec lassitude le père de James.
-Est-ce qu'il connaît même la signification exacte de ce terme ? Demanda une autre Potter qui portait une robe sorcière traditionnelle, de couleur orange, très extravagante.
-Q-Quoi ? S'indigna à son tour Harold qui se lança par la suite dans une très longue explication sur le pouvoir, l'Etat et la politique… ce qui tourna naturellement à un débat plus qu'ennuyant.
James décida d'oublier ses ancêtres et de se concentrer sur son fils qui lançait maintenant un regard assassin à l'échiquier.
-Hé, comment tu vas ? Demanda-t-il en caressant un peu le dos de l'enfant boudeur.
-Bonjour papa. Marmonna-t-il, en commençant à ranger les pièces sur l'échiquier. James sourit un peu en comprenant l'état d'âme de son fils : aucun enfant n'aimait perdre… surtout le sien.
-Je suis sûr que tu vas bientôt prendre ta vengeance. Harry lui lança tout simplement un regard rempli de doute, avant de continuer son petit travail, aidé par son petit frère qui avait quitté les genoux de son père.
-Hé, est-ce que ton papa t'a déjà menti ? Demanda James, un petit sourire aux lèvres. Son fils lui sourit en secouant légèrement la tête. Rassures-toi alors, tu vas bientôt le battre. Promis James en souriant largement à son fils qui hocha la tête sans dire quoi que ce soit. Au moins, il aura essayé ! Pensa James en ébouriffant affectueusement les cheveux de son fils.
-Papa ! Se plaignit ce dernier en remettant en ordre ses cheveux. James lui lança un petit sourire avant de se remettre sur pied.
-Qui vous a donné votre douche ? Demanda-t-il en se dirigeant vers la table à manger, suivi d'Edouard qui avait fini d'aider son frère.
-Gryssa. Souffla Harry, le visage complètement rouge. Il se leva rapidement et se dirigea vers les livres posés près de la cheminée qui dégageait un bon feu de bois et réchauffait agréablement le petit salon, très bien éclairé par la lumière du jour, mais aussi par les quelques lampes à gaz qui sont enchantées et qui restent constamment allumés.
- Pourquoi est-ce que tu rougies comme ça ? Taquina James en étouffant un petit rire, car il savait que son enfant était un peu pudique et préférait prendre lui-même sa douche, malheureusement, il ne le faisait pas très proprement et Gryssa, une de leur vieille elfe de maison, adorait pouponner les héritiers Potter, surtout avec l'absence de leur mère ces derniers temps ou lorsqu'elle remarquait que son maître était trop fatigué.
Harry, pour sa part, rougit de plus belle et choisit tout bonnement de hausser les épaules en guise de réponse et en se couchant sur la longue chaise près de la cheminée, et cachant son visage avec le gros livre qu'il avait pris : Découverte du monde Magique et Moldu.
James rit silencieusement en installant Edouard sur son tabouret, avant de prendre sa place habituelle, en tête de la table à manger.
-Bon les garçons, j'aimerais bien qu'on aille visiter le musée magique, aujourd'hui ! Annonça James après avoir bu une grande tasse de café et en se saisissant du bol de céréale pour nourrir Edouard.
-Le musée magique ? Demanda son fils aîné qui se mit en position assise, le visage légèrement rosi maintenant, les sourcils froncés. Mais t'avais dit qu'on allait voir le parc aquatique aujourd'hui ? S'enquit-il en posant son livre sur ses genoux.
-Je sais mon grand… commença James en donnant une pomme à son benjamin qui refusait d'ouvrir la bouche. Mais, je suis un peu trop fatigué et le parc aquatique est un peu trop éloigné de l'hôpital où se trouvent ta mère et ta sœur, et on risque d'être en retard pour les ramener à la maison. Voyant que son fils s'apprêtait à argumenter, James se dépêcha de tenter une autre voie.
-On ira la semaine prochaine, je te le promets ! Et en plus du musée aujourd'hui, on ira manger… au… er… McDonald. Il sourit grandement en tenta de masquer sa grimace, car ils avaient mangé une fois dans ce restaurant moldu et il n'avait pas trop aimé leur nourriture contrairement à ses enfants… Un grand sourire naquit sur le visage de son aîné qui hochait rapidement la tête et même son second fils commençait à répéter joyeusement le mot Macdo, Macdo… (Un des quelques petits mots qu'il connaissait), jusqu'à la fin de leur déjeuner.
Trois heures plus tard, la famille Potter se dirigeait vers le grand bâtiment de style néoclassique du British Museum(1), où se trouvait le musée magique, construit en 1758, cinq ans après celui des moldus. Si l'entrée chez les moldus était gratuite, chez les sorciers, il fallait débourser 5 Gallions(2) pour un adulte et 2 Gallions pour un enfant… car le conservatoire ne bénéficiait pas toujours du soutien financier du ministère de la magie.
Bien que les Potter n'aient pas beaucoup de temps pour visiter l'ensemble des dix larges départements de recherche et de collection de l'énorme musée (moldu), la petite famille put faire un petit tour dans quelques ailes et James fût ravi de voir ses enfants s'émerveillaient devant les époustouflants œuvres d'art sur la dynastie Chinoise, les pièces d'art de l'Egypte Antique, les peintures sur le monde Grec et Romain, les collections sur la préhistoire, des médailles de l'orient, la sculpture Africaine… mais surtout la fameuse pierre de Rosette(3), dont les moldus ne possédaient qu'une petite moitié… qui se trouvait aussi être une copie.
Une heure de visite plus tard, les Potter se dirigèrent par la suite vers l'aile blanche du musée où se trouvait le British Library(4), mais aussi la barrière qui menait au monde magique. Le passage qui se trouvait auparavant dans la salle des dessins et gravures du British muséum, fût déplacé plus tard, vers 1860, à cause des multiples interventions des oubliators.
Désormais, c'était dans la salle de lecture de la bibliothèque qu'il fallait se rendre pour accéder au musée magique. En dirigeant ses enfants vers le premier étage de la salle lecture, James sentait la forte énergie de la magie dans l'air, ce qui le fit frissonnait un peu, de même que son fils aîné… étrangement. Ce qui le fit fronçait les sourcils, mais il décida de réfléchir au geste de son aîné, dés leur retour à la maison.
En outre, le jeune père de famille ne pouvait s'empêcher d'admirer et d'envier un peu les moldus, car même sans magie, ils inventaient et construisaient des œuvres à couper le souffle. La bibliothèque était juste…fantasmagorique, dans un style d'art nouveau. Elle était circulaire et était recouvert d'un dôme… un peu comme le toit de la grande salle de son ancienne école.
James soupira avant de porter fermement Edouard sur son hanche gauche et de le tenir solidement par son bras gauche. Il prit ensuite, par sa main libre, celle d'Harry et se dirigea rapidement vers le rayon sur l'histoire du droit, juste avant celui du droit public. Il ne s'arrêta pas lorsqu'ils arrivèrent devant le dernier rayonnage et fonça directement vers l'étagère rempli de livres, avant que son aîné ne se rende compte de ce qui se passait vraiment. C'était à croire qu'ils avaient traversé une chute d'eau… bien fraîche, ce qui fit trembler un peu le père et ses deux enfants.
-Pap- L'aîné des enfants Potter qui s'apprêtait à se plaindre, ouvra des yeux ronds en voyant l'endroit où ils avaient émergé. Waouh, souffla-t-il, totalement émerveillé devant le vaste endroit où ils se trouvaient et qui ressemblait à une sorte d'énorme cathédrale. Même Edouard qui gazouillait joyeusement depuis un moment maintenant regardait avec une grande curiosité l'endroit moyennement éclairé par de très jolies lampes à gaz accrochés au mur et par l'énorme cheminée qui se trouvait en face du passage qu'ils venaient de quitter.
Mais, ce qui attira le plus l'attention des enfants Potter étaient les petits fées qui s'envolaient joyeusement partout dans le grand hall, et qui ressemblaient, de loin, à des petites boules de lumières flottantes dans l'air… un gros lot de ses petits êtres étaient regroupés autour de la grande fontaine du musée et l'éclairaient merveilleusement.
La fontaine était composée de quelques cinq sorciers, placés à côtés de diverses créatures magiques, (hippogriffes, griffons, elfes de maison…), et à côté d'un énorme dragon et d'un géant qui tenait un gourdin. Les statues en or formaient un demi-cercle autour d'un énorme arbre bouteille, plus précisément l'arbre-mère de la forêt, comme un Adansonia(5), long de près de 30 mètres, avec un tronc de 14 mètres de circonférence et l'arbre avait de longues branches (près de 20 mètres), où s'étaient accrochés quelques hiboux et chouettes qui hululaient.
L'eau de la fontaine provenait des baguettes magiques tendues par les sorciers vers le ciel, de l'énorme massue du géant posée sur l'épaule de ce dernier, mais aussi des flèches des trois centaures pointées vers l'énorme dragon et le géant. Et il y avait deux ou trois sirènes en or dans la fontaine qui effectuaient de temps à autre des plongeons…
Toutes les statues dans la source étaient entièrement faites en or, à l'exception de l'arbre qui ressemblait vraiment à un arbre… réel (avec ses plantes bien vertes et son écorce dont l'aspect n'avait pas du tout subi l'effet du temps… miraculeusement ou… eh bien… la magie et ses prouesses).
La fontaine était, par ailleurs, un peu plus large que celui qui se trouvait dans le hall du ministère de la magie et il arrivait de temps à temps que le majestueux hippogriffe ou le griffon secouent leurs grandes ailes au même moment qu'un long feu quittait les narines du dragon et qu'un magnifique son très doux provenait du bec du phœnix qui était perché sur l'épaule d'un des trois elfes de maison (se trouvant entre les sorciers et les gobelins).
-Waouh ! C'est un peu c-comme le dragon dans mon livre papa. Souffla Harry, trop fasciné par ce qu'il observait. James sourit à son fils en ébouriffant un peu ses cheveux… ce dont ne se plaignit pas l'enfant trop émerveillé qui se contenta tout simplement de les remettre en ordre, continuant son inspection en dirigeant ses yeux vers le très haut plafond, où on pouvait apercevoir le défilement d'images sur ce qui ressemblait à une sorte de transcription (de l'histoire) du monde magique, avec de très rares animaux magiques comme le yéti, le naga ou les phœnix… ou encore des bâtiments symboliques et historiques comme ceux du ministère, des écoles comme Poudlard, le musée actuel…
Le gloussement D'Edouard attira l'attention de son père qui regardait le défilement des images avec un petit sourire sur le visage, tout comme son fils aîné. Une fée s'était, en fait, plantée près du visage de l'enfant et s'adonnait à ce qui ressembler à des tours de danses en sautant et en tournant sur elle-même. James rit un peu en déposant son enfant sur le marbre noir trop brillant du grand hall, avant de saluer de la tête les deux jeunes hommes (pratiquement son âge) qui se tenaient debout chacun à un côté de l'entrée. Ils portaient les tenues de la police magique (robe sorcière bleue clair, presque blanche, avec l'emblème du ministère de la magie à leur poitrine gauche et celui du musée magique à leur poitrine droite). Il y avait aussi deux autres policiers, placés à chaque côté du grand âtre du musée qui se trouvait à près de 50 mètres (voire plus), en face de l'entrée moldue.
Tout autour du musée, il y avait des magnifiques statues posées sur des piédestaux en marbres blancs, et des tableaux étaient accrochés aux murs en marbre blanc du grand hall… des peintures sur les sorciers et sorcières ayant marqué l'histoire du monde magique (des héros, des inventeurs, des chercheurs…), et dont quelques dizaine de visiteurs observaient… sans oublier l'entière pierre de Rosette qui faisait cinq fois la taille de celle que possédait les moldus, avec d'autres décrets promulgué par Ptolémée premier et Ptolémée III, avant le décret de Ptolémée V dont les moldus ont la copie. L'énorme stèle était placée à moins de 30 mètres de la grande fontaine.
Le chef de famille Potter se dirigea, avec ses descendants, vers le point accueil planté à moins de 20 mètres de l'entrée qu'ils venaient de quitter. Il y avait deux hôtes à l'accueil : une mignonne jeune fille aux cheveux châtains, yeux marron et un très beau jeune homme blond aux yeux noirs. Ils avaient l'air d'être de nouveaux diplômés, et portaient tous les deux des robes sorcières de couleur marron sombre, avec l'emblème du musée sur leur poitrine droite (c'était un arbre qui ressemblait à celui se trouvant dans la fontaine)(6).
James acheta les trois tickets pour l'entrée, avant de se diriger vers l'ascenseur (de style du début du vingtième siècle) qui se trouvait en face de la magnifique fontaine et menait aux quatre régions du gigantesque musée pour commencer la visite de ce lieu qu'il avait effectué deux fois dans sa vie et qui avait énormément changé depuis sa dernière visite avec Lily, un mois après leur mariage.
En effet, la collection des œuvres du musée s'était bien élargie avec l'arrivée d'autres objets et de peintures provenant des cinq continents du monde. Il y avait quatre zones dans le gigantesque musée : celle dédiée à Merlin, celle relatant l'Histoire et la Culture de la Grande Bretagne, une autre zone réservée au Reste du Monde et enfin le dernier niveau qui était consacré aux Créatures du Monde Magique.
Si la famille parvint à visiter en moins de deux heures les trois premiers départements du musée, il leur fallut une heure de plus pour visiter le vaste et extraordinaire secteur qui était réservé aux créatures magiques.
Et ce sera avec une grande joie que les trois hommes Potter se dirigèrent vers l'ascenseur pour remonter sur terre, aller enfin manger et récupérer les femmes Potter de l'hôpital.
-Alors vous avez aimé ? Demanda James en prenant dans ses bras Edouard dont le ventre gargouillait un peu fortement depuis une bonne dizaine de minutes. Si sa femme était au courant, elle allait le tuer, pensa le père de famille en posant une bise sur les cheveux de son enfant.
-Oh oui papa, c'était fantastique ! S'exclama Harry en appuyant sur le bouton accueil, il avait un large sourire sur le visage. James lui sourit à son tour, avant de reporter son attention à son second né qui avait posé sa tête sur son épaule… et qui bizarrement avait l'air aussi ébloui par le musée que par son grand frère… car l'enfant, trop actif d'habitude et qui ne pouvait rester sur place moins de deux minutes d'affilés, avait été trop sage durant leur longue visite.
-Et toi Edouard, as-tu adoré la visite avec Harry et papa? L'enfant hocha tout simplement la tête en commençant à somnoler. Oh non pas maintenant Eddy. Dit James en secouant légèrement son enfant pour l'empêcher de dormir. On va partir au Macdonald, annonça le père qui pouffa de rire avec son fils aîné lorsque son second fils releva rapidement sa tête de son épaule en clignant ses petits yeux verts et en observant avec incompréhension l'endroit où ils se trouvaient.
-REGION MERLIN ! Annonça la voix monotone et un peu aigue d'une femme.
L'ascenseur s'arrêta et s'ouvrit en un bruit de tas de ferrailles pour laisser entrer un homme d'une trentaine d'année, proche de la quarantaine. Il avait de courts cheveux légèrement gris, un peu comme la couleur de ses yeux qui étaient d'un gris très foncés et un peu impénétrables. Il était grand presque 2 mètres de hauteurs, de larges épaules et il avait un très beau visage rectangulaire avec un air aristocratique et quelque peu hautain.
-Oncle Matt ! S'étonna Joyeusement Harry en reconnaissant l'homme devant lui, faisant sursauter James qui tentait de maintenir Edouard éveillé.
-Harry ! Moins fort s'il te plaît, on est dans un musée ! Réprimanda un peu son père en tournant son attention vers Matthew Marius Black. Heureusement qu'ils étaient les seuls dans l'ascenseur, pensant James en souriant légèrement à son cousin.
-Désolé, murmura l'enfant, les joues en feu, mais ne pouvant pas s'empêcher de sourire largement à son oncle qui s'engouffra dans l'ascenseur, un grand sourire sur le visage, lui aussi.
-Bonjour tout le monde ! Salua Matthew Black qui serra chaleureusement la main de James, avant de poser une bise sur le front d'Harry qui lui sourit largement en ré-appuyant sur le bouton 'accueil' de l'ascenseur dont la grille se referma lourdement. Son oncle lui rendit gaiement son sourire avant de tendre ses mains vers Edouard qui se laissa prendre des bras de son père sans contester, et avec joie.
Matthew Marius Black était l'un des médecins qui s'occupaient de sa femme depuis le début de son hospitalisation et il se trouvait qu'il était un cracmol, comme son père Marius Phineas Black qui était renié par sa famille et était placé dans un orphelinat moldu dés ses onze ans, lorsque ses parents se rendirent compte qu'il ne recevra jamais une invitation pour entrer à Poudlard, à cause de sa nature. Marius qui avait été, en outre, amnésié avant son placement dans le monde moldu, était le second fils des quatre enfants des grands parents(7) de James dont sa maman, Doréa, était la benjamine. Les Potter avait été choqué de découvrir l'identité de Matthew qui avait les traits caractéristiques de la famille Black (yeux gris, air hautain)… et il était devenu un peu ami avec la matriarche Potter, ce que son époux avait un peu difficilement accepté, même si le médecin, que même ses enfants adoraient, était son cousin.
-Bonjour Matt ! Salua James à son tour, un sourire un peu crispé sur les lèvres. Je ne savais pas que t'étais en congé aujourd'hui ? S'enquit-il en fronçant légèrement ses sourcils.
-Oh non. Souffla-t-il en riant légèrement, j'ai juste pris une… demi-journée de pause… et j'ai deux amis qui me remplacent. J'ai décidé de venir visiter un peu ce lieu fabuleux que m'a recommandé Lily depuis un mois maintenant et que je n'avais jamais connu, même si je venais de temps à autre dans le musée… en haut. Finit Matthew de sa voix grave et un peu posée.
Ok, maintenant, il se trompait, il était beaucoup TROP proche de sa femme, pensa James en se retenant de ne pas grincer ses dents.
-Oui, ce musée est juste mythique. Dit (un peu difficilement) James, lorsque l'ascenseur arriva à destination. Il prit la main de son fils aîné en se dirigeant vers la sortie moldue. On va manger au McDonald, tu viens avec nous… ou t'as pas encore fini de faire ta tournée ? Demanda le jeune père de famille en grimaçant, pendant que son aîné sautillait un peu de joie. Sa grimace n'échappa pas à son cousin qui étouffa un petit rire.
-Oh, non, j'ai fini. J'ai été ici depuis onze heures ce matin et je suis juste fasciné par ce grand et légendaire Merlin. Tu savais qu'il est aussi très connu dans le monde moldu ? Demanda le docteur Black en se plaçant derrière son cousin devant le passage menant au monde moldu, où il y avait une bonne vingtaine de personne qui attendaient leur tour pour se diriger chez les moldus.
-Oh oui ! Il faut dire que ce n'est pas très surprenant, vu ses… œuvres avec le roi Arthur pour Camelot. Répondit James en souriant légèrement. Oh, j'allais complètement l'oublier. S'exclama-t-il soudainement. Il faut qu'on prenne un petit souvenir, dit-il en quittant la queue.
-Macdo ? Se plaignit le petit Edouard, ses sourcils froncés, faisant rire toute la famille.
-Oh je n'y avais même pas pensé ! S'exclama Matthew à son tour, en caressant tendrement le dos de l'enfant boudant dans ses bras et de suivre James vers l'énorme fontaine où il y avait un couple de vieillard qui était entrain de se faire prendre en photo par l'hôtesse d'accueil.
-Eh bien, ils ont vraiment amélioré ce… lieu. Dit James lorsqu'ils arrivèrent devant la magnifique source d'eau.
-Qu'est-ce qu'ils ont changé ? Demanda Matthew en abaissant rapidement sa tête pour éviter deux groupes de fées qui faisaient la course poursuite… apparemment, faisant glousser les deux enfants.
-L'arbre, répondit James, il n'y avait pas toutes… ces sculptures dessus, dit-il en faisant apparaître son appareil photo avec un coup de baguette magique.
En effet, en regardant de plus près, on pouvait parfaitement noter la gravure de plusieurs visages de sorciers et sorcières très célèbres sur le gigantesque arbre… La famille prit quelques photos avant de faire un petit tour dans l'énorme hall et de se diriger enfin vers le restaurant favori des enfants.
Ce ne sera que vers 17 heures que la famille Potter et le médecin Black se dirigèrent vers l'hôpital Saint-John de Londres.
A leur arrivée, sa femme était déjà prête et il ne restait que le feu vert de tous ses médecins pour qu'elle quitte pour de bon l'hôpital avec sa fille. Matthew ne s'attarda pas dans la chambre de sa cousine par alliance remplie de pots de fleurs et de jouets pour enfant. Il partit vérifier une dernière fois l'état physique de sa nièce, en compagnie de ses deux neveux qui étaient toujours fascinés par le travail du médecin et le suivaient comme son ombre dés qu'ils arrivèrent dans l'hôpital pour rendre visite à leur mère et sœur… Leur oncle leur faisait même porter chacun une blouse blanche qu'il avait commandé, le lendemain du premier diagnostic effectué par les deux frères sur leur mère qui s'était prêté au jeu, une semaine après la naissance de leur sœur.
James n'attendit même pas que la porte se referme entièrement derrière le joyeux médecin guidé par ses neveux, pour étreindre fortement sa femme dans ses bras, avant de l'attirer pour un doux et très passionnant baiser. Il adorait profiter de ces moments de silence et de quiétude avec sa moitié, car il savait que sa très chère Lily serait désormais trop prise pour s'occuper de leur dernière née, malgré le coup de mains de leurs elfes de maison. Ce dont il était totalement sûr et certain maintenant, était que les enfants… ça chamboule tout, qu'ils soient invités ou pas… et il était décidé de profiter de chaque moment qui se présentait devant lui avec son épouse, aussi minime qu'il soit.
Après un long moment d'accolade très enflammé, les deux époux se séparèrent pour reprendre leur respiration devenue trop laborieuse… souriant chacun jusqu'aux oreilles et les joues en feu, comme… deux adolescents qui venaient de découvrir le monde trop mystérieux et formidable de l'amour.
-Tu m'as énormément manqué ma fleur. Souffla James en enlaçant très fortement sa femme dans ses bras.
-Moi aussi, mon cœur. Lui dit en grande douceur celle-ci en lui caressant le dos. Heureusement que c'est mon dernier jour ici. Ajouta-t-elle en souriant légèrement et attirant son mari dans le lit un peu élevé où elle était assise, pour s'allonger un peu avant le retour de leurs progénitures. James sourit de plus belle en s'allongeant près de son épouse dans le petit lit et d'attirer les couvertures sur eux.
-Hier, j'ai eu la visite du professeur Mcgonagall et de… Flitwick, juste après ton départ. Souffla Lily en soupirant d'allégresse, après un long moment de silence où les deux amoureux se donnèrent mutuellement et généreusement d'affectueuses et de très douces caresses.
-Ah bon ? Demanda James dans une voix trop rauque. Il se racla légèrement la gorge avant de continuer dans une voix remplie d'émotions : te tenir dans mes bras m'a beaucoup manqué, nos… anciens… professeurs peuvent attendre, tu ne crois pas? En un éclair, il avait roulé sa femme (trop surprise) sur le dos et était allongée sur elle, l'immobilisant et la fixant avec un regard rempli d'amour et d'un énorme désir qui fit frissonner Lily de plaisir qui l'attira rapidement pour un baiser trop fougueux.
Malheureusement, leur doux moment fût interrompu lorsqu'ils entendirent des gloussements et des rires qui se rapprochaient de leur porte. James grogna de frustration en sortant du petit lit, avant de remettre ses lunettes qu'il avait posé sur le chevet. Sa femme lui sourit un peu avant de se relever à son tour et d'aller enlacer son mari par le dos, pendant qu'il lança rapidement un sortilège qui fit disparaître toutes les affaires de sa femme, les jouets et fleurs… à coup d'œil et sans bruit… pour se retrouver dans la chambre de leur fille, au rayon d'Abundantia.
Il soupira en rangeant sa baguette dans son étui pendant que la forte lumière un peu rose qui avait envahie la chambre, durant son petit travail se dissipait rapidement. Oh qu'est-ce qu'il avait hâte de quitter ce maudit hôpital, pensant-il avec une grande frustration, avant de se retourner pour faire face à sa femme et de lui renvoyer sa chaleureuse étreinte… qui vira à une nouvelle session de baisers… qui fût de nouveau interrompu par un léger coup à la porte.
-Merlin ! Siffla James entre les lèvres de sa femme. Il ressortit de nouveau sa baguette, avant de le diriger vers sa femme et d'où émergea une très feinte lumière jaune qui, lorsqu'elle, s'impacta sur Lily, sa robe verte un peu froissée, ainsi que ses longs cheveux auburn un peu décoiffés se réordonnèrent, et il en était de même pour ses lèvres roses un peu gonflées qui retrouvèrent leur taille normale. Son mari lui lança un petit sourire en jetant le même sort sur lui.
-Oui, entrez ! Invita calmement ce dernier, après avoir rapidement rangé sa baguette et menait sa femme vers le fauteuil installé près du lit. La porte s'ouvrit doucement, laissant entrer deux infirmières qui poussaient un fauteuil roulant où des balles et quelques petites fleurs étaient attachées sur le bras du fauteuil noir. Deux autres vieux médecins, dont l'une portait Edouard dans ses bras, suivaient les infirmières et le rang étaient fermés par son fils aîné, portant un stéthoscope autour du cou et qui marchait fièrement devant son oncle qui portait dans ses bras la nourrisson Potter, couverte dans un mignon drap brodé rose, de la même couleur que son bonnet.
Toute frustration que ressentait le chef de la famille Potter s'envola immédiatement lorsque son regard se posa sur le minuscule visage de sa fille.
-Je dois avouer Monsieur Potter que ça a été un très grand plaisir de s'occuper d'Azalea, à côté de docteur Black et de docteur Campbell. Annonça l'un des vieux médecins après les salutations et pendant que Matthew venait déposer, habilement, sa nièce dans les bras de son père. Le vieux docteur Sullivan était un peu chauve et était de très courte taille, et il portait de grosses lunettes qui ressemblaient à des loupes.
-Oui c'est un adorable petit ange et c'est rare qu'elle pleure… futilement. Ajouta le second médecin, Docteur Campbell, qui portait Edouard dans ses bras et qui babillait joyeusement. Elle avait une voix un peu aiguë et avait un large sourire sur son visage ovale. Contrairement à son vieil collègue, elle avait un peu la même taille que Matthew, mais ses cheveux, dépassant légèrement son épaule, étaient aussi blancs comme neige.
-Merci en tout cas de vous être bien occupés de ma famille, leur dit James avec une grande reconnaissance.
-C'est notre métier James. Lui informa chaleureusement son cousin qui tenait par la main Harry, et on prend un grand plaisir à le faire. Continua-t-il en souriant largement à James qui ne put s'empêcher de rendre son sourire à Mr trop adorable, comme il s'amusait à le surnommer en secret.
-Et ce sera mon métier aussi, papa. Informa Harry avec un grand enthousiasme. Je vais devenir un grand médecin comme oncle Matthew. Il gonfla un peu sa poitrine à la fin de son annonce, faisant rire toute l'assemblée.
James lui, souriait, mais ne pouvait pas trop supprimer le boum et la forte constriction de son cœur devant la déclaration de son fils aîné. 80% de ses ancêtres avaient été aurors, et même si c'est un métier dangereux, il espérait et souhaitait que son aîné suive ses pas.
Tout ça à cause de Mr trop adorable. Pensa-t-il en utilisant toute sa force mentale pour se refreiner de lancer un regard noir à son cousin qui avait toujours son ridicule sourire sur le visage. Mais il avala difficilement sa déception, avant de sourire grandement à son fils qui lui lançait un regard demandant… pratiquement… son autorisation.
-Oui mon grand, tu seras le plus grand médecin du monde. Dit-il à son enfant qui lui lançant un sourire très radieux.
Il était encore jeune et il pouvait toujours le faire changer d'avis… pensa le père de famille avec un peu de pessimisme, en regardant son enfant être étreint par sa mère (installée maintenant dans le fauteuil roulant), avant qu'il ne reçoive du vieux médecin Sullivan un grand livre (Le grand Atlas du Corps Humain), qu'il avait bien caché dans sa blouse et un petit stéthoscope de la part du docteur Black. Le patriarche se retint de ne pas grogner devant ce nouvel coup, en serrant un peu fortement sa fille endormie dans ses bras, ce qui fit remuer un peu la nouvelle-née, alertant le papa un peu déçu qui se forçait un peu pour retrouver son calme.
Au moins, il y avait toujours Edouard à pousser dans la direction de son métier, pensa James avec encore un peu d'inquiétude, surtout avec le blouson blanc que portait son second fils qui avait l'air trop heureux dans les bras du docteur Meredith Campbell.
La famille Potter prit quelques photos avec les médecins qui s'étaient occupés de Lily et d'Azalea, avant d'aller prendre la berline noire de James pour rentrer à leur maison… et bien se reposer après trois longues heures de vols.
Cependant, une petite surprise improvisée par leurs amis les attendait… et James qui avait plus que hâte de se retrouver seul avec sa femme, dût piétiner ses envies et 'accueillir' comme il se devait ses trois amis et son filleul Alphard qui avait sauté dans ses bras dés qu'il l'avait aperçu, avant de s'envoler avec son compagnon de jeu, Edouard, qui avait dormi durant tout le trajet.
-Alors ? Demanda James en prenant place près de Sirius qui était assis dans une longue chaise installée près de la fenêtre du salon familial du troisième étage. Comment va ta main droite ? Précisa-t-il aux haussements de sourcils de son ami, avant de boire une petite gorgée de sa bièraubeurre. Cela faisait un moment maintenant qu'ils avaient pris le dîner et une ambiance très chaleureuse régnait dans le salon, malgré la petite discussion un peu chauffée de quelques ancêtres Potter sur le thème du matin : Etat, pouvoir et politique.
-Oh ! Dit Sirius en haussant un peu les épaules, ça s'améliore. Il frotta un peu son poignet droit en le faisant craquer légèrement. Le guérisseur avait raison, le rétablissement sera entier d'ici quelques …trois à quatre jours. T'inquiète pas… dit Sirius en lisant une peu l'inquiétude sur le visage de son ami, je serai prêt et sur…mes gardes pour notre prochaine mission. James hocha tout simplement la tête, espérant que son frère ne se laisserait pas trop diriger la prochaine fois par… son esprit un peu aventureux.
Les deux amis s'étaient, en fait, récemment rendus dans la forêt d'Albanie durant trois jours d'affilés et au cours de leur opération sur la recherche du diadème perdue de Serdaigle, ils avaient aperçus le spectre du seigneur des ténèbres. Mais, avant leur départ de Londres, le grand de Sirius, Arcturus, leur avait strictement recommandé de ne pas l'attaquer pour une quelconque raison, pour ne pas alerter le seigneur des ténèbres.
Mais durant leur dernière nuit de recherche… trop décevante, Sirius s'était aventuré hors de leur tente sans prendre la cape d'invisibilité de James. Il avait certes été sous son apparence d'animagi, mais ça n'a pas empêché certains animaux (un groupe de trois serpents) de se sentir menacés et de l'attaquer… et le pire dans tout cela, était qu'un des énormes serpents qui participaient à l'attaque avait été possédé par le seigneur des ténèbres. James avaient senti l'absence de son ami au beau milieu de la nuit et était venu à son secours un peu tardivement et Sirius avait été grièvement blessé et mordu par un des serpents venimeux… heureusement que les deux jeunes amis s'étaient très bien préparés pour le pire en amenant plusieurs sortes de potions…
Et désormais, ils devaient masquer leur quête en suivant à la trace le seigneur des ténèbres, qui, aux dernières nouvelles, s'était enfuit en Sibérie après l'assaut de quelques aurors Britanniques dans la grande forêt Albanaise, deux jours après le retour (bredouille) de James et de Sirius en Grande Bretagne. James avait réussi à convaincre le directeur de leur département, Maugrey Fol œil, ainsi que le sous-directeur Rufus Scrimgeour pour commencer à traquer Voldemort… pendant qu'il était encore trop faible.
L'opération avait été menée dans très une grande discrétion avec dix aurors (tous engagés par une serment magique), dont les deux anciens maraudeurs de Poudlard … et l'ensemble du corps des aurors avait commencé des entrainements très intensifs en fin de journée sur décision de leur directeur qui avait trouvé une excuse en se basant sur le récent échec de son sous-directeur pour arrêter un jeune mage noir qui ne tuait bizarrement que des sorciers ivres à partir de minuit et faisait ainsi fuir la clientèle des bars et semant un peu la panique dans la société… (Le jeune mage noir se faisant appelé le faucheur de la nuit, sera aisément arrêté en fin février par les deux démons du ministère, James et Sirius).
-Match nul, match nul… ouais ! S'écria Harry qui jouait avec Remus, en sautillant de joie, sortant son père de ses souvenirs. Depuis leur retour au manoir, Remus expliquait quelques stratégies à l'enfant qui avait mal digéré ses multiples défaites devant ses ancêtres et s'était plaint devant le second ami de son père qui était le seul parmi les trois anciens maraudeurs à bien maîtriser l'échec.
-Bravo jeune homme ! Lui félicita sa mère qui était assise avec Nahla sur le canapé. Mais il est l'heure d'aller te coucher, ton heure a sonné depuis une demi heure maintenant. Son fils voulut contester un peu, mais un regard vers son père le poussa à souhaiter bonne nuit à tout le monde, avant de suivre sa mère et sa tante qui l'accompagnèrent dans sa chambre.
Remus, pour sa part, pris sa tasse de thé et joignit ses deux amis. Ils étaient maintenant les seuls dans le salon, les plus jeunes enfants avaient été mis au lit, juste après leur dîner… et la petite Azalea ne s'était pas réveillée depuis leur départ de l'hôpital.
-Alors, vous complotez quoi tous les deux ? Demanda-t-il en attirant un fauteuil à côté de Sirius.
-Oh rien de spécial, Lunard. Lui répondit Sirius avec un regard très pétillant, ce qui mit rapidement Remus sur ses gardes et fit un peu rire James. Je me disais tout simplement qu'il fallait qu'on te case avec une des belles moldues qu'on a aperçues dans ton librairie. Remus frissonna un peu, en secouant malencontreusement sa tasse de thé chaude dont quelques gouttes se déversèrent un peu sur son pantalon beige.
-Sirius ! Siffla-t-il en passant nonchalamment un coup de baguette magique sur son pantalon mouillé qui se sécha sur le coup. Ces filles… la plupart… sont mariées ou fiancées… et… elles ne sont pas trop le genre de femmes que je souhaiterai épouser. Termina le jeune homme atteint de Lycanthropie en rangeant sa baguette dans la poche intérieure de sa veste en cuire noire.
James, lui, choisit de ne pas faire commentaire sur la vie privée de son ami… car cela ne servait à rien, et que celui-ci mettait toujours en avant son petit problème de fourrure…
-Tu connais bien la raison pour laquelle j'ai choisi mon statut de célibat, Sirius. Dit Remus avec un peu d'exaspération, comme l'avait prédit James qui n'avait pas envie de participer à cette ennuyante et énième tentative puérile de Sirius pour pousser Remus à se trouver une compagne… mieux une épouse.
- Parles toujours ! Grommela Sirius. Et cette fille que j'avais trouvée dans ton appartement en fin de week-end, il y a un mois de cela ?
-Tu es incorrigible ! Soupira le lycanthrope.
-Au contraire, Lunard, c'est toi qui devrais arrêter tes ridicules excuses ! Tu ne trouves pas Cornedrue ? Demanda Sirius dans le même ton d'exaspération que Remus.
-C'est sa vie Sirius… Répondit James en haussant un peu ses épaules. Et comme disent les moldus, il est majeur et vacciné… Lunard s'engagera quand il sera prêt… comme toi. Termina James sur un ton un peu ennuyé. Remus lança à Sirius un regard qui disait « n'en rajoute pas, s'il te plaît ».
En fait, le jeune père de la famille Potter avait tout simplement envie de se retrouver seul avec sa femme… car cela faisait six longues semaines qu'il dormait seul dans son énorme et froid lit… en plus ses relations avec le troisième maraudeur, Remus, avaient été un peu affectées à cause du geste du lycanthrope. Après la guerre, Remus qui était devenu trop distant avec ses amis, ne les avait contacté que trois mois plus tard après leurs attaques chez les Londubat… et leur avait fourni une excuse qui ne tenait pas trop la route. Il disait vouloir bien remplir la mission que lui avait confiée l'ancien directeur de l'ordre du phénix, Dumbledore et devenir crédible devant les autres loups garous qu'il essayait de convaincre de rester neutres dans la guerre… et il ne voulait surtout pas exposer ses amis à un quelconque danger, car il comptait rester en contact avec les sorciers atteints de la même maladie que lui et que son honnêteté était testée par la plupart des loups garous qui épiaient tous ses mouvements… Il avait même refusé, à cause de sa communauté, le soutien financier que lui avait proposé James et Sirius pour l'ouverture d'une petite entreprise quand il avait eu du mal à décrocher un emploi durant une époque… et James était certain durant cette période que Remus allait mener une vie misérable comme le reste des autres loups-garous, si Sirius n'avait pas ensorcelé un vieux moldu tenant une librairie où Remus avait envoyé une candidature pour un poste de vendeur… et où il travaille depuis la fin de l'année 1982.
James aimait bien ses amis, et il voulait bien lui accorder la chance du doute, mais il avait désormais du mal à accorder une totale confiance à qui que ce soit… mais la distance prise par Remus avait fragilisé leur amitié et il n'y avait plus la grande complicité qui les unissait comme durant leur tendre jeunesse.
Le retour des deux femmes du petit groupe d'ami coupa Sirius qui s'apprêtait à tenter un nouveau moyen pour convaincre Remus. James, par contre remercia intérieurement Merlin de cette pause.
-Bon, je vais aller me coucher ! Annonça Lily, pendant que son amie, Nahla, alla prendre place sur les genoux de son séduisant époux qui posa une petite bise sur son cou en lui caressant le ventre.
La matriarche Potter souhaita une bonne nuit à ses convives en posant un bisou sur les joues de Sirius et de Remus, avant de tendre, avec une très grande séduction, sa main vers son mari qui l'accepta avec un grand sourire et ne se fit pas prier pour la suivre. Ce qui fit un peu rire leurs amis. Le couple Potter accompagna ensuit ceux-ci à l'étage des invités, avant de se diriger hâtivement vers leur chambre située au troisième étage.
Il y avait bien du monde, lorsque les deux démons du ministère entrèrent l'un après l'autre dans le large bureau du ministre de la magie, se trouvant au niveau 1 de l'énorme Building.
-Je ne savais pas qu'il fallait autant de personnes pour notre visite ? S'enquit James en refermant légèrement et fermement la lourde porte en bois sombre claire du bureau et en lançant un regard plaisant aux six autres personnes présentes dans le très luxueux bureau : la ministre et cinq autres aurors (deux jeunes femmes blonde et châtain et trois hommes), portant tous la même robe de sorcière bleue sombre avec l'emblème du ministère à leur poitrine gauche. Bonjour messieurs… et mesdames ! Salua l'auror Potter en faisant une petite révérence, imitée par Sirius qui se dirigea ensuite vers les portraits accroché en face de la table de réunion. La petite révérence des deux amis fit un peu rire les deux jeunes femmes aurors employées récemment au département des aurors, tous comme les trois autres jeunes aurors qui étaient des cousins, tous bruns.
-Bonjour messieurs ! Salua chaleureusement la ministre Bagnold qui était assise dans un fauteuil (en peau de dragon noir) du petit salon aussi ridiculement luxueux que tous les objets de décoration se trouvant dans le bureau.
Ce dernier était de forme rectangulaire et devait au moins faire près de trente mètres carrés. Le petit salon se trouvait dans le côté nord, près de la grande cheminée et faisait face à une porte qui menait certainement aux toilettes, tandis que le bureau était installé un peu au centre, devant la grande fenêtre donnant sur l'atrium du ministère de la magie, et dans le côté Sud du bureau se trouvait une table de réunion (en bois marron sombre) avec une dizaine de fauteuils noirs installés autour. Il y avait quelques peintures sur la nature, le hall du ministère, mais aussi les cinq portraits des ministres les plus influents et populaires de leur temps. Il y avait au reste deux statues représentants des vieux dont James ne connaissait pas leur identité et qui étaient placé de part et d'autre du bureau du ministre. Il y avait deux lampe à gaz de lustre accroché au plafond (au dessus du bureau et au dessus du salon) et enfin de luxueux chandeliers placés entre les portraits et peintures.
-On n'attendait plus que vous deux. Annonça la ministre en se relevant et en enfilant une légère cape de voyage noire qu'elle avait posé sur ses genoux. Vous êtes prêts ? Demanda-t-elle en ramassant un petit sac à main noir et son chapeau pointu qui étaient posés sur la table en bois d'acajou, pendant que le reste des aurors debout près de l'âtre se rapprochèrent du ministre qui sortit sa baguette de sa cape de voyage et attendait que James qui était resté près de la table de réunion lui passe la batte de quidditch qui était posée dessus.
Sirius Black qui se trouvait maintenant devant le petit salon, près de l'impatiente ministre, lissa un peu son uniforme bleu d'auror en reculant discrètement en arrière du groupe. Il jeta un rapide et prudent coup d'œil vers son ami James Potter qui agita sa baguette magique au-dessus de sa tête en un large signe de cercle, très exagéré, avant de la pointer vers la batte qui s'éleva dans l'air et se dirigea vers la main tendue de la ministre. Certains aurors grommelèrent du geste de leur collègue dont certains considéraient trop arrogants, pendant que la ministre secoua d'exaspération sa tête en attrapant la batte et de pointer sa baguette magique vers l'objet qui devait leur servir de portoloin pour leur destination.
Cependant, elle se retrouva en un clin d'œil sur le tapis gris, évanouie à cause d'une lumière rouge qui l'avait frappé en pleine poitrine et qui provenait de la baguette de l'arrogant auror Potter.
Les autres aurors qui regardaient avec une grande stupéfaction ce dernier, n'eurent pas le temps de sortir de leur choc et surprise qu'ils se retrouvèrent tous au même instant sur le sol, dans le même état que la ministre de la magie de la Grande Bretagne…
-Urrg… C'était trop facile ! Annonça celui qui venait de causer l'inconscience de ses cinq jeunes collègues. Il lança un sourire malicieux à son ami, avant de lui balancer une petite sacoche noire qui ressemblait à une bourse d'argent. James attrapa la bourse, avant d'en sortir trois petits cailloux blancs (où étaient de multiple symboles runiques), qu'il lévita vers la porte d'entrée de l'office du ministre. Les trois petites roches se collèrent au même moment et d'une façon diagonale à la porte avec un léger 'clic' et d'émettre une très feinte lumière blanche qui se répandit dans tout le bureau avant de se dissiper très rapidement.
James se dirigea ensuite vers le petit salon pour léviter le corps du ministre et le poser sur le moyen canapé, pendant que son ami légèrement accroupi et très concentré, murmurait des incantations sous sa barbe, deux baguettes dans chacune de ses deux mains, pointées à tour de rôle sur chaque tête de leurs collègues évanouis sur le sol.
L'auror Potter se détourna de son ami et conjura en un coup de baguette magique un long drap noir. Il prit quelques longs cheveux gris de leur ministre endormi, avant de la couvrir avec le drap qu'il avait conjuré. Il plaça ensuite un autre caillou blanc près de l'endroit où se trouvaient les pieds du ministre et un autre, près de sa tête, avant d'agiter sa baguette magique sur la couverture qui brilla légèrement de la même couleur blanche qui avait envahi le bureau, il y a peu. La lumière se dissipa et la couverture, ainsi que le corps du ministre disparurent de vue.
James se releva, satisfait de son travail, en consultant sa montre. Il jeta un coup d'œil aux portraits endormis des anciens ministres-conseillers qui dormaient profondément, chacun ayant un petit rocher noir collé sur le rebord haut de leur portrait.
-On a deux heures au total ! Murmura Sirius, en se relevant. Il va falloir faire très vite James. Dit-il avec une expression très sérieuse sur le visage… ce qui était très rare chez le maraudeur, malgré toutes les missions les plus dangereuses qu'ils avaient accomplies ensemble depuis leur entrée en service dans le département de la justice magique, il y a 10 ans de cela.
James hocha la tête, le regard en alerte. Il passa à Sirius les mèches de cheveux gris qu'il avait pris chez la représentante de l'autorité gouvernementale de la grande Bretagne magique. Patmol les prit avec une petite réluctance et une grande grimace sur le visage. James se hâta de se détourner de son frère pour masquer son sourire… heureusement qu'il avait gagné le pari, pensa-t-il avant d'agiter minutieusement sa baguette devant les portraits des anciens ministres qui brillèrent légèrement d'une couleur noire avant de se dissiper sans réveiller les occupants des portraits.
-Alors, prêt ? Demanda une voix féminine qui ressemblait trait pour trait à celle de la ministre kidnappée. James se força d'adopter un poker face avant de se retourner pour faire face à son ami qui avait désormais l'apparence de leur ministre, grâce au polynectar qu'il venait d'absorber.
-Oui madame le ministre, dit très sérieusement James, le regard brillant d'amusement. Il pointa ensuite sa baguette vers l'uniforme de son ami pour le transformer en un tailleur gris semblable à celle que la ministre Bagnold portait, avant de conjurer la même cape noire et le même chapeau que ceux de Bagnold. Il ramassa le petit sac à main du ministre et le passa à Sirius.
-Oh Merlin ! Frémit Sirius en enfilant la cape noire et le chapeau, avant de prendre avec des mains un peu tremblantes le petit sac à main… pendant que James s'attaquait à ses bottes en peau de dragon pour les rendre semblables à celles de leur captive.
Les deux amis examinèrent le travail accompli avant que Sirius ne se dépêche de se positionner à l'endroit où se trouvait James et de ramasser la batte de quidditch. James rit silencieusement en agitant sa baguette vers leurs jeunes collègues qui se levèrent automatiquement du sol… comme des robots. Avec un autre coup de baguette magique, chaque uniforme qui était un peu froissé, retrouva son état original, sans un petit pli.
Les cinq jeunes aurors avaient un regard vide et lointain en se rapprochant du ministre qui murmura doucement portus, sa baguette pointée vers la batte qui vibra d'une éclatante lumière bleue avant de s'éteindre. Chacun des personnes, présent attrapa un petit du bout du batte qui les transporta moins de cinq secondes plus tard devant l'endroit le plus craint par les sorciers.
Une petite averse accueillit le groupe de quatre hommes et de trois femmes lorsqu'ils apparurent non loin de l'imposante forteresse d'Azkaban, entourée de la mer du nord Européen. Le ciel était trop nuageux et le temps était sombre, malgré l'heure qu'il faisait (une heure de l'après midi) et le beau soleil qu'ils avaient laissé à Londres.
James ramassa la batte qui était tombé à quelques pas d'eux, pour la transformer en une jolie barque qui les déposerait à la porte du fameux et terrible pénitencier.
-Beau travail monsieur Potter. Complimenta la ministre en serrant un peu sa cape noire autour d'elle et en arrangeant un peu son chapeau noir pointu, trop grand pour son petit visage rectangulaire. James lui lança un sourire lumineux en lui tendant la main pour l'aider à prendre place dans la barque. Merci, dit-elle en prenant la main de l'auror, un petit sourire sur ses lèvres scintillantes d'une glosse rouge fluide… pendant que les autres aurors attendaient patiemment qu'elle s'installe avant de prendre place à leur tour.
-Je vous en prie Madame le ministre, lui dit James en inclinant légèrement la tête, avant de prendre place à ses côtés. Il patienta jusqu'à l'installation de tous les aurors, avant de taper légèrement sa baguette sur le rebord de l'embarcation qui se dirigea lentement vers la prison d'Azkaban pour la visite annuelle du ministre de la magie.
Le trajet prit une vingtaine de minute et ils furent accueillis par quelques membres de la brigade de la police magique, dont leurs uniformes de couleur bleu ciel illuminaient un peu l'endroit sombre et déprimant.
-Bonjour messieurs ! Salua en douceur la ministre en posant ses petits yeux bleus clairs sur l'apparent chef des surveillants de la prison qui avait les cheveux gris et un gros visage carré. A l'exception du surveillant et de quelques autres brigadiers, le reste des surveillants derrière lui avaient l'air tous jeunes, comme des… débutants.
-Bonjour Madame le ministre dit l'apparent chef de la brigade dans une voix très rauque. Soyez les bienvenus. Il inclina légèrement la tête avec un petit sourire sur ses lèvres. Je suis le directeur Henry Troyart. Veuillez me suivre je vous prie. Invita-t-il en se retournant vers les grandes portes en bois durs du morbide établissement dont les terribles gardiens, les détraqueurs, étaient apparemment confinés près des prisonniers les plus dangereux du pénitencier, aux étages supérieurs.
La visite se déroula tranquillement et l'inspection commença avec les prisonniers ayant commis des crimes mineurs comme le vol… et qui étaient placés aux sous-sols.
James était un peu nerveux, surtout que la petite guide était faite par le directeur qui avait l'air trop costaud, malgré son âge. James résista de soupirer de soulagement, car seuls trois des vingt gardes accompagnaient aussi le petit groupe du ministre et de ses aurors.
Mais, il fallait qu'il se contrôle et même s'ils traînaient énormément dans leur quête sur les horcruxes de Voldemort, depuis deux ans maintenant, ils avaient au moins pu détruire la bague qui était cachée dans la maison ancestrale des Gaunt… et ils avaient pu assembler beaucoup d'informations de plusieurs sympathisants du déchu mage noir, à l'exception de Malefoy, qui bizarrement parvenait toujours à passer entre les mailles de leurs filets. Ce qui avait le don d'agacer considérablement l'impassible Arcturus Black qui avait découvert durant leur recherche, un trésor dans une des cachettes de Voldemort, dans le Sud-Ouest de la Russie. Le vieux ne s'était pas gêné pour copier tous les livres qu'il avait trouvés dans la petite, mais très riche bibliothèque du seigneur des ténèbres.
Il avait aussi beaucoup hésité à prendre les artefacts et autres précieux objets qu'il avait découvert. James lui-même se rappelle avoir beaucoup hésité devant les objets, avant de se rétracter en copiant comme Arcturus les rares et précieux livres, dont certains avaient été écrits par les célèbres fondateurs de Poudlard, et il y avait aussi des manuscrits dont il ne reconnaissait pas l'écriture, par contre, mais qu'il avait néanmoins copié et comptait l'examiner un jour. Cependant, il ne fallait pas, d'une aucune façon, entraîner la moindre suspicion du redoutable mage noir qui s'était refugié maintenant au Moyen-Orient, après la sévère attaque des aurors Asiatiques dans l'endroit où il s'était réfugié, en Sibérie… de toutes les façons, il y avait toujours des chances de posséder ces précieux objets après la chute définitive de leur vicieux et trop rusé ennemi…
-Je vous en supplie madame le ministre, c'était un accident, libérez moi. Hurla le prisonnier qui frappait à un mur… invisible, attirant ainsi l'attention de James. Je les aimais et je n'ai jamais voulu les tuer. Continua de supplier hystériquement le prisonnier avait un regard hanté, le visage émacié, les joues creux… et il avait l'air de nager dans son énorme robe de prisonnier blanc/gris… on ne pouvait pas trop reconnaître la couleur à cause de la faible luminosité
-Je vais y réfléchir monsieur. Promit la ministre en lui lança un sourire sympathique. Mais ce sourire eut l'air de frustrer le prisonnier qui hurla de rage en se tirant ses longs cheveux décoiffés.
-Et maintenant les derniers étages. Annonça le brigadier Troyart en se hâtant de lancer un sortilège qui retourna le mur invisible en son état initial : une lourde porte en bois dur de la cellule que le prisonnier cognait fortement maintenant, augmentant le grand vacarme qui régnait dans la forteresse depuis l'arrivée du ministre.
Le petit groupe se dirigea rapidement et lourdement vers les étroits et sombres escaliers (en pierres moisies) menant au dernier étage de la prison des sorciers. James sentait de plus en plus la pesante présence des détraqueurs lorsqu'ils escaladaient les dernières marches de l'escalier.
-A cet étage madame le ministre, se trouvent les mangemorts et les mages noirs attrapés ces dernières années. Informa le directeur qui guidait le petit groupe. Il lança un rapide coup d'œil à James Potter qui avait l'air de s'ennuyer, avant de pointer sa baguette qu'il tenait à sa main gauche vers la porte de la première cellule pour la rendre invisible.
Mais le robuste directeur, à la grande taille de près de 2 mètres et aux très larges épaules ne put accomplir son but, car il se retrouva en un clin sur le sol… inconscient, en même temps que les trois autres brigades de la police magique. James se hâta de diriger, vers le fond du couloir, sa baguette et d'où sortit un magnifique cerf en couleur argenté qui se dirigea vers les détraqueurs qui se trouvaient à cet endroit très faiblement éclairé. Les créatures magiques les plus craints de la Grande Bretagne s'apprêtaient à prendre la fuite en tentant de passer par la seule petite fenêtre se trouvant au milieu de couloir, mais le premier détraqueur à tenter de passer fût repousser en arrière par une force invisible, avant qu'un gros chien noir en couleur argentée, suivi d'un cheval en couleur argentée aussi, ne viennent se placer à côté du cerf qui bloquait la fuite des détraqueurs qui se collèrent au mur et s'entassaient les uns sur les autres.
-Bonne initiative auror Pepys. Complimenta la ministre Bagnold, un sourire aux lèvres. L'auror en question, une des jeunes femmes, la blonde, qui hocha automatiquement la tête, le regard vide et se tenait rigidement. La ministre lança un rapide coup d'œil à James qui s'activait pour placer magiquement des petites pierres blanches devant les escaliers et à quelques pas des détraqueurs qui gémissaient de…douleur ?
La ministre haussa ses très fins sourcils avec amusement avant de quitter ses collègues qui attendaient posément ses ordres. Il agita sa baguette magique vers la première porte à sa gauche et où étaient marqués le numéro ainsi que les noms et prénoms du prisonnier. La porte de la cellule s'ouvrit avec un petit clic et la ministre/auror se dépêcha de s'y engouffrer et de lancer un sortilège de stupéfixion au détenu. Il fit la même chose à toutes les cellules contenants les vingt mangemorts dont ils avaient besoin de soutirer des informations, pendant que son collègue et complice James suivait les pas du ministre/auror en versant 3 petites gouttes d'un liquide incolore dans la bouche de tous les prisonniers inconscients. L'opération ne leur prit pas beaucoup de temps et la ministre/auror se hâta de donner des instructions à leurs collègues pour les aider à bien mener l'interrogation.
Après une trentaine de minutes d'interrogatoire un peu… illégale, le cinq aurors retrouvèrent la ministre qui était accroupie devant les gardiens d'Azkaban, baguette pointée vers ceux-ci et en murmurant des incantations sur eux. La ministre se releva lentement après son travail, un bout de parchemin à la main. Les cinq chasseurs de mage noir remirent leurs longs parchemins à leur ministre qui l'accepta avec un grand sourire, pendant que leur collègue James Potter entrait dans chaque cellule des détenus pour effacer leur mémoire de la journée d'aujourd'hui.
Quelques instants plus tard, le maraudeur quitta la dernière cellule, un sourire très satisfait au visage. Il alla rejoindre ses collègues et la ministre qui lui remis les parchemins dont il réduisit la taille avec le sien avant de le fourrer dans la poche de son pantalon sous sa robe de sorcier bleu sombre.
Avec un autre coup de baguette magique, les deux complices bannirent les petites pierres blanches qui empêchaient toute intrusion indésirable avant de rappeler leur patronus qui…terrorisaient les détraqueurs qui avaient l'air d'être complètement perdus après la disparition de leurs gourous. L'auror Pepys, derrière le groupe, pointa distraitement sa baguette magique vers son patronus pour l'appeler lui aussi vers elle.
-Bon travail tout le monde. Dit la ministre en se tournant vers ses fidèles aurors qui avaient toujours un regard absent sur leur visage. La ministre/auror se détourna de ses collègues pour réveiller le directeur de l'établissement et les trois autres gardiens et la visite annuelle continua comme si rien d'illégale ne s'était jamais passé.
Les aurors et la ministre quittèrent le centre pénitencier moins d'une heure plus tard et reprirent la barque qui les déposa à l'autre rive, en face de la terrible prison.
Arrivés à quai, James procéda d'agita sa baguette magique au dessus de la barque qui reprit son apparence normale avec un petit 'pop'. Il lévita la batte devant la ministre qui hocha légèrement la tête en signe de remercier avant d'appliquer à son tour le sortilège de portoloin pour retourner au ministère de la magie avec ses aurors, loin de ce lieu trop déprimant.
Dés qu'ils eurent posés leurs pieds sur le sol du bureau du ministre, les deux fameux maraudeurs se dépêchèrent d'assommer de nouveau leurs collègues et de modifier leurs mémoires, au même moment que Sirius reprenait son apparence normale. Pendant que ce dernier levait le sortilège sur ses vêtements pour qu'ils reprennent leur apparence normale, son ami se hâta de se diriger vers l'endroit où il avait laissé la vraie ministre, il lui modifia ses mémoires avant de léviter son corps figé et de la déposer délicatement sur le tapis. Ils bannirent les petites pierres qu'ils avaient utilisées pour leur petit coup d'Etat, avant de réveiller avec un rapide coup de baguette magique toutes leurs victimes.
-Un coup de main madame le ministre ? Demanda Sirius en tendant sa main droite vers la ministre qui clignait un peu ses yeux. Il lui lança un sourire très charmeur pendant qu'elle acceptait sa main avec amusement, et que les autres aurors se relevaient rapidement du tapis en plissant leurs vêtements avec un peu de gêne.
-Merci monsieur Black, dit la ministre en se relevant de l'endroit où elle était supposée être tombée à leur arrivée par portoloin. Elle avait les joues un peu roses et évita de regarder de nouveau le visage de Sirius. Elle choisit de lancer un petit regard noir à la batte qui se trouvait près du pied d'une des statues. Azkaban est trop horrible et ça tue vraiment le moral, dit-elle avec un sourire très contracté sur le visage, pendant que les autres aurors attendaient tranquillement le guide de leurs collègues plus âgés pour quitter le bureau et retourner à leurs activités normales.
-Merci encore messieurs. Annonça la ministre qui enlevait sa cape de voyage. Veuillez passer une bonne fin de journée. Souhaita Bagnold en se dirigeant vers le petit salon où l'attendait du thé dont l'odeur de menthe embaumait délicieusement l'air. Ou souhaiteriez-vous rester boire du thé avec moi ? Demanda Millicent Bagnold en posant délicatement sa cape sur le dossier du fauteuil où elle s'installa.
Les aurors déclinèrent son offre, avant de lui souhaiter une bonne journée et de vaquer à leurs occupations.
-Ah Scrimgeour ! Salua James en inclinant légèrement la tête, de même que Sirius dont le visage devint impassable dés qu'il aperçut leur sous-directeur qui leur avait confié cette mission, réservée aux bleus.
Ils venaient juste de quitter l'ascenseur avec leurs collègues qui discutaient entre eux de leur terrible expérience d'aujourd'hui dans la fameuse prison. Le sous-directeur avait l'air de quelqu'un qui attendait leur retour et il arborait un vilain et malicieux sourire sur son visage en les voyant quitter l'ascenseur.
-Potter, Black. Salua-t-il en grognant pratiquement. Alors ça s'est bien passé votre mission ? Demanda-t-il avec un mauvais sourire. Il n'attendit même pas leur réponse, avant de leur tendre une petite enveloppe que prit négligemment James. Patrouille. Il s'en alla d'une démarche gauche et en boitant légèrement, sans un autre mot.
-Si seulement ce visage de lion savait à quel point sa soit disons vengeance nous a aidé aujourd'hui. Souffla Sirius pendant qu'ils se dirigeaient vers leur bureau au style d'office ouvert et qui se trouvait au deuxième étage, dans le département de la justice magique. Mais si ça continue James, grogna Sirius, tu vas devoir m'aider à… handicaper ce vieux lion pendant un mois entier.
-Dis le moi quand tu seras prêt. Lui dit son ami en souriant avec un regard pétillant et en décachetant l'enveloppe que leur avait donné Scrimgeour. Urrg. Grogna James, ce salaud nous envoie à la rue des boutiques obscures… et pour deux semaines d'affilés.
-Au moins, on ne va pas trop s'ennuyer. Grimaça Sirius en plongeant dans son fauteuil. Il y a deux bars nouveaux à l'allée des embrumes et il paraît qu'on ne s'y ennuie pas ! Tenta de se motiver Sirius en se passant une main dans les cheveux et le visage, ignorant un de ses collègues qui lui lançant un petit « salut », de même que James, dont le bureau était placé à côté de celui de Sirius.
Les deux amis subissaient en fait les représailles de leur sous-directeur qui avait été ridiculisé dans la gazette du sorcier après qu'il ait échoué l'arrestation de plusieurs mages noirs… qui seront arrêtés très facilement par les deux démons… qui recevaient les ovations du très populaire journal. Il y avait aussi le fait que le directeur des aurors, Maugrey fol-œil confiait désormais, directement les missions les plus importantes aux deux amis, sans consulter le sous-directeur qui apparemment s'était senti humilié et avait décidé de se venger après son cinquième échec en filant aux deux amis des missions réservées à la police magique et aux nouveaux aurors… quand ils étaient libres… et ce depuis bientôt une année.
-Tu as toujours ta… potion ? Demanda James en rapprochant son fauteuil du bureau de Sirius. Ce dernier eut le regard qui brilla merveilleusement et malicieusement, avant que les deux amis ne se lèvent et se dirigèrent avec un air très satisfaits vers le groupe des bleus qui racontaient toujours leur sombre expérience d'Azkaban à qui voulait bien l'entendre.
Ce jour là, avant de rentrer chez eux, la plupart des employés du ministère assistèrent à l'arrivée de plusieurs guérisseurs qui avaient l'air trop alarmé en se dirigeant vers le bureau des aurors. Et même, certains curieux employés purent apercevoir l'étage entier (qui avait été évacué par l'ensemble des aurors), être envahi par une énorme boule de cheveux de couleur orange et ils pouvaient entendre les étouffants appels à l'aide et rugissements provenant bizarrement de l'énorme montagne de cheveux.
Les derniers rayons du doux soleil de l'été disparaissaient du ciel, lorsque les deux amis, trop épuisés et très satisfaits, quittèrent le ministère pour se rendre à Square Grimmaurd, l'endroit où habitait, désormais, l'héritier Black avant la naissance de son second fils Regulus James Black, deux mois après la venue au monde de la fille Potter. Il n'a pas été facile de convaincre le maraudeur de retourner vivre dans l'ancienne maison de ses parents, même après avoir visité l'éclatant et dorénavant très chaleureux domicile, Sirius hésitait et ce ne sera que l'intervention de son grand-père et la découverte de la véritable cause de décès de son petit frère que Sirius accepta la proposition.
A leur arrivée, les deux amis ne furent pas trop surpris d'être accueillis par le grand-père de Sirius, qui leur ouvrit la porte d'entrée en bois d'acajou. Il haussa légèrement son sourcil gauche, un petit rictus au coin des lèvres.
-Bonsoir messieurs ! Salua vivement le vieil homme de l'ombre, comme s'amusait à l'appeler Sirius, depuis qu'il avait été mis au courant de l'objectif du vieux. Il avait été très dubitatif sur la sincérité de son grand-père, mais après avoir détruit ensemble la bague contenant l'âme mutilée de leur ennemi commun, le jeune héritier n'avait eu plus aucune raison de douter de la bonne foi de son ancêtre.
-Bonsoir grand-père, souffla Sirius en prenant dans ses bras son benjamin qui dormait profondément dans les bras de son grand-père. Le chef de famille et l'héritier Black entretenaient une relation formelle et un peu froid.
-Bonsoir Monsieur Black, salua à son tour James en inclinant légèrement sa tête.
-Je vous en prie, entrez. Leur invita le vieux en ouvrant largement la porte donnant sur un long et étroit couloir très accueillant et bien éclairé par les lampes à gaz accrochées aux murs de couleur blanche , près des tableaux de deux ancêtres de Sirius qui somnolaient. Il y avait deux gros pots de fleurs qui dégageaient une bonne odeur de lavande.
Ce n'était pas la première fois que le chef de famille de la maison Potter entrait dans le domicile ancestrale de son ami, mais la bonne ambiance qui régnait désormais dans la maison le surprenait toujours contrairement à la description que lui avait faite Sirius sur l'état… attristant et craintif de Square Grimmaurd avant le décès de sa mère.
Sirius se dirigea vers le salon du premier étage où se trouvait sa famille, probablement tandis que James et Arcturus continuèrent jusqu'au quatrième étage, dans la grande et accueillante bibliothèque de la famille Black. Il y avait plus ou moins dix longues étagères remplis de livres dans, certainement toutes les branches de la magie et en face se trouvait un douillet petit salon avec de longues chaises et quelques fauteuils. Le portrait vide de Phinéas N. Black (où il ne restait qu'une très jolie chaise), trônait au dessus la petite cheminée. L'endroit était aussi éclairé par des lampes à gaz et quelques bougies posées sur un chandelier à la petite table du salon où leur attendait du thé et des biscuits… mais aussi l'oncle de James, le grand-père maternel de Sirius, Cygnus Black, portant aujourd'hui une robe de sorcière en velours bleus clairs avec un tissu de couleur jaune, brodé au bout de chaque manche et autour du cou de la robe. Il était assis sur l'une des longues chaises, près de la petite cheminée et était entrain de lire un livre (Tombes et artefacts Magiques) écrit par Arcturus et que James savait être un livre interdit sur le sol Britannique.
-Bonsoir Oncle Pollux. Salut respectueusement James en prenant place en face d'Arcturus.
-Bonsoir jeune homme. Salua vaguement le vieux ayant l'air trop absorbé dans sa lecture et qui n'avait même pas eu la bienséance de lever les yeux à leur entrée.
James soupira en sortant de sa poche un petit lot de parchemins (dont la taille s'agrandit automatiquement en quittant sa poche), qu'il passa à Arcturus Black qui attendait patiemment, après qu'ils se soient installés dans le douillet et moderne salon. James se servit du thé et commença à le déguster avec plaisir pendant que le vieux scrutait leurs notes avec une grande concentration. Ils furent rejoints au bout de quelques instants par Sirius qui avait toqué sa robe d'auror par un tee-shirt blanc et un pantalon noir, et ses bottes par des sandales... et il avait un petit sourire vraiment idiot sur le visage et qui fit rouler les yeux à son ami… l'amour rendait sûremento très heureux l'ancien grand coureur de jupon.
-Très beau travail jeunes gens. Souffla Arcturus avec une grande fierté dans les yeux. Les deux amis se contentèrent tout simplement de hausser légèrement leurs épaules. Deux longues années de traque nous mènent dans le coffre fort de notre cousine Bellatrix. Continua le vieux, en prenant à sa main droite le plus long parchemin du lot posé sur la table. Et vous avez été très malin d'avoir pris leur autorisation pour l'accès à leur coffre. Ça va nous éviter une autre quête… très stressante et fastidieuse. Il observa un moment, avec une grande révérence le parchemin où était noté les informations sur sa cousine avant de sortir sa baguette avec une rapide fluidité et de lancer un sortilège qui découpa minutieusement la petite autorisation de sa cousine, notée au bas du long parchemin.
Azkaban, le 25 juin 1988.
Je, soussignée Bellatrix Druella Lestrange, née Black, propriétaire de la chambre forte N° 145 à la banque Gringotts de la Grande Bretagne, autorise l'accès à ce coffre au chef de famille de la maison Black, Arcturus Sirius III, pour retirer tout objet dont il a besoin.
Bellatrix Lestrange.
La petite autorisation était notée avec une écriture, certes tremblante, mais élégante. Et, en bas de la signature de la détenue, il y avait les empreintes de ses dix doigts, faites avec l'aide de son sang.
-Je vais m'y rendre dés ce soir ! Annonça le patriarche Black en roulant le bout de parchemin, avant de l'attacher avec une cordelette noire qu'il conjura et de le placer sur la table.
-Tu penses que ce sera quel objet cette fois ? Demanda Sirius en haussant les épaules, tandis que son ami se contenta tout simplement à prendre quelques parchemins et de commencer à les étudier.
-Je crois que ce sera la coupe. Devina lentement son grand-père en lui tendant quelques parchemins que l'héritier Black prit et les déposa près de sa tasse de thé vide. A cause de sa nature qui est en or, et notre ami était un peu porté sur… une sorte de liaison entre ses abominations et l'endroit où il les plaçait, contempla le vieux en grimaçant légèrement. Sirius hocha pensivement la tête, avant de se pencher sur les parchemins pour commencer à les étudier comme son ami.
-Il a dû probablement caché son journal à Poudlard, dit James après quelques minutes de travail silencieux. On devrait peut-être y faire un saut, Sirius? Proposa-t-il en continuant de prendre quelques notes sur un nouveau parchemin qu'il avait conjuré.
-Ça marche pour moi. Informa Sirius en repassant les parchemins sur lesquels il avait pris quelques notes à son grand-père. Mais, il va falloir patienter jusque vers mi-juillet, moment où le château sera totalement libre. James hocha dubitativement la tête en passant lui aussi ses parchemins et ses notes au vieillard qui commença à les scruter soigneusement.
-Pourquoi pas ne pas tout simplement annoncer notre recherche à Dumbledore. Proposa James en posant son regard sur celui très alerte du vieux. Je sais que vous ne vous entendez pas du tout, mais nous sommes sur le même terrain. Dit James, haussant légèrement les épaules. Vous pouvez toujours lui imposer le serment inviolable. Proposa le chasseur de mages noirs, lorsque le regard d'Arcturus devint de plus en plus sévère.
-Je n'ai pas envie de travailler avec cet… homme, monsieur Potter. Siffla avec un peu d'irritation le vieux après une longue minute de silence. Sirius avait les sourcils élevés, et il était un peu d'accord avec son ami qui regardait aussi sévèrement son grand-père. On n'a pas les mêmes… idéologies, continua le vieux, Sirius ricana légèrement mais son grand-père l'ignora en continuant de fixer James avec un sombre regard. En plus, dit le vieux d'un air méprisant, il est un peu trop hypocrite à mon goût. James et Sirius haussèrent en même temps un sourcil pour que le vieux élabore, mais il se contenta tout simplement de leur lancer un sourire en coin, avant de se repencher sur les parchemins pour les ordonner.
-Je ne sais pas pourquoi est-ce que vous vénérez tellement ce vieux fou ? Interjeta nonchalamment Pollux qui tournait une nouvelle page du gros livre dans ses bras. Et pitié ne me parlez de Grindelwald… il a été un vrai connard derrière les murs de Poudlard pendant une longue période, malgré l'appel à l'aide de plusieurs dirigeants, surtout avec la hausse des morts, chaque jour passant son… attente… comme celle de ton grand-père, jeune homme. Dit tranquillement le vieux dans une voix fatiguée et en lançant un regard un peu dur à son neveu qui fronça les sourcils mais choisit de ne pas contredire son oncle qui pensait que Dumbledore avait volé sa notoriété, qu'il n'était pas un héros … et qu'il ne fallait pas trop le suivre comme le faisait son petit fils et son neveu… Il y avait aussi le fait qu'il n'avait pas envie d'entrer dans un débat avec son vieil oncle trop grincheux…
Il se tourna vers Sirius qui roula les yeux à son grand père et ramassa un biscuit qu'il fourra dans sa bouche.
-Bon, dit le vieux Arcturus au bout de quelques minutes de silence, on n'a pas de grandes informations sur les autres détenus, mais au moins on sait de qui se méfier. Il conjura quelques ficelles blanches et les trois hommes commencèrent à les attacher sur chaque parchemin roulé.
-Et on sait exactement quel autre mangemort questionnait. Dit James en attachant solidement le parchemin qu'il tenait à la main, avant de le rajouter au lot de parchemins qu'il avait déjà arrangé.
-Il doit nous en rester au moins une bonne vingtaine… Vingt dangereux et puissants mangemorts. Siffla Sirius entre ses dents avec une grande exaspération. Il passa à son grand-père les cinq parchemins sur lesquels il avait un peu maladroitement attaché les ficelles, suivi de James. Son grand-père réarrangea joliment l'œuvre de son petit fils avec un petit coup de baguette magique. Sale perfectionniste. Marmonna doucement Sirius en roulant des yeux, faisant légèrement rire son ami.
-Espérons tout simplement que les recherches ne vont pas trop durer cette fois-ci. Soupira légèrement le vieux en ramassant le petit rouleau de parchemin avec la petite corde noire et l'enfonça dans la poche de son pantalon noir, avec un regard bien déterminé. Il fit disparaître, par la suite, tous les parchemins sur la table avec un rapide et distrait coup de magique. Bon, soupira-t-il en regardant à tour de rôle les deux amis, je file récupérer cet objet et on se retrouve demain, à la même heure, chez moi. Les deux amis hochèrent la tête, avant de se lever en même temps que le vieil et intimidant homme de l'ombre qui lissa un peu sa très jolie de sorcier en soie de couleur bleue de nuit.
-Bonne soirée mon oncle. Souhaita James à Pollux qui était très concentré dans son livre et qui lui hocha tout simplement la tête.
Les trois hommes quittèrent l'accueillante bibliothèque des Blacks, dont James Potter était sûr et certain que la majorité des livres étaient bien cachés quelque part… non loin d'ici… sûrement, mais il choisit de ne pas faire de commentaire là-dessus et suivit Sirius vers le salon pour saluer le reste de la famille, avant de rentrer chez lui.
-Bonne soirée messieurs. Souhaita Arcturus en descendant les marches de l'escalier en bois blancs et où était étalé un tapis de couleur gris.
-Bonne soirée ! Souhaitèrent James et Sirius en même temps en s'arrêtant au premier étage, pendant qu'Arcturus continuait jusqu'au rez de chaussez, afin de pouvoir transplaner.
-Lily ? Demanda le patriarche Potter avec une grande surprise, lorsqu'il entra dans le grand salon de style classique. Tout était en douceur dans ce large salon qui était composé de teintes allant du blanc jusqu'au beige pour apporter plus de luminosité.
La matriarche Potter était assise sur un fauteuil (en bois blanc, comme le reste des meubles) et était concentrée sur l'échiquier posé sur la petite table en face d'elle, tout comme son adversaire, son fils aîné assis dans l'autre fauteuil devant sa mère. Son filleul, Aphard, et son second fils, Edouard, étaient assis, chacun, sur un petit coussin près de Lily et regardaient avec une grande concentration le jeu entre cette dernière et Harry.
Quant à sa fille de deux ans, Azalea, elle dormait profondément dans les bras de son chic et douce tante Nahla qui était installée sur le canapé et regardait aussi distraitement le jeu en caressant d'une main les cheveux de Regulus qui avait sa tête posée sur ses genoux et dormait aussi profondément en ronflant très légèrement.
-Ah coucou mon cœur ! Salua joyeusement Lily en lançant un rapide coup d'œil vers son mari, avant de reporter son attention sur l'échiquier au moment où Harry massacrait son cavalier avec son fou, faisant grogner les deux pions, le cavalier et le tour de Lily, ainsi que les spectateurs.
-Bonsoir James !
-Salut papa !
-Salut oncle James !
Lui lancèrent distraitement Nahla et les enfants, sans lever leurs yeux du jeu. James haussa les sourcils à cela, et se dirigea vers le canapé pour poser une bise sur la joue de Nahla et une autre sur la petite touffe de cheveux noirs de sa fille qui se blottit encore plus à sa tante.
-Ça fait longtemps que vous êtes ici ? Demanda James en allant prendre place dans le dernier fauteuil vide, pendant que son ami Sirius, son benjamin sur les genoux maintenant, était déjà installé sur le tapis beige (brodé à l'oriental), et s'était adossé sur les jambes de sa femme qui s'entreprit de lui caresser distraitement ses cheveux.
-Oh… er… non… depuis le début de cet après-midi. Répondit Lily qui n'écoutait que d'une oreille son mari et tentait l'impossible pour éviter le massacre d'un de ses deux pions. Oh non, tu ne vas pas gagner aussi facilement cette fois Harry. Grogna Lily en même temps que l'assemblée des observateurs. Elle évinça le cavalier de son fils avec son tour, malheureusement c'était le but recherché par son adversaire qui plaça sa reine sombre devant le roi blanc de sa mère, tandis le fou et était placé derrière celui-ci, à côté de son roi et d'un cavalier.
-Oh non ! Soupira Nahla avec exaspération.
-Echec et mat ! Sautilla de joie Harry.
-Maman !
-Tante Lily !
Se plaignirent les enfants en lançant des regards déçus à Lily qui porta ses mains sur son visage, les joues roses. James et Sirius étouffèrent leur rire. Il était difficile de battre Harry dans les échecs, car il avait été formé dans ce domaine par les portraits de ses ancêtres depuis l'âge de cinq ans.
-Waouh ! S'exclama Harry, un sourire jusqu'aux oreilles. Alors, on va l'acheter quand mon cadeau ? Demanda-t-il à sa mère, pendant qu'Edouard et Alphard se levèrent pour aller jouer près de la table à manger installée devant la grande cheminée.
-Je…dans une semaine. Lui dit sa mère en se relevant et en allant prendre place près de son père.
-Comment ? Mais t'avais dit demain maman. Se plaignit l'enfant qui rangeait l'échiquier. En plus Sterk est mort et il m'en faut un qui n'est pas vieux et soit magiquement puissant de toutes les façons, même Ste- Harry sembla se rendre compte de quelque chose, car il ferma sa bouche avec un audible click, en regardant avec horreur sa mère qui avait un peu pâlie.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda son père qui avait posé sa tête sur le dos de sa mère, la serrant fortement dans ses bras. Et c'est qui ce Stek ? Rajouta-t-il en relevant la tête, lorsqu'il n'entendit pas de réponse de la part de son fils qui avait maintenant le visage rouge comme une tomate et se retourna vers l'échiquier pour continuer de ranger les pions qui s'étaient mis en place eux-mêmes. L'enfant évita le regard de son père et décida de commencer, seul, une autre partie d'échec.
-Harry ? Demanda de nouveau James en fronçant les sourcils devant l'attitude de son fils.
-Ça va Harry ? Demanda Sirius à son tour, le front plissé lui aussi, pendant que Nahla et Lily se lancèrent très discrètement un regard un peu alarmé.
-Sterk. C'est son animal de compagnie depuis un moment maintenant. Commença à expliquer Lily à la place de son fils qui continuer de jouer silencieusement.
-Un animal de compagnie ? Demanda le patriarche Potter avec une grande perplexité, en haussant de plus belle ses sourcils.
-Er… un. Lily se racla légèrement la gorge en prenant la main de son mari et en la serrant légèrement. C'est un… rat. Dit-elle difficilement en évitant un peu le regard intense de son mari.
Sirius éclata de rire, pendant que James grimaça et que la tête d'Harry se releva en un rapide mouvement et il regarda sa mère avec un peu d'incompréhension et d'indignation. Mais, il rabaissa la tête lorsque son père tourna son regard vers lui.
-Tu possède un rat ? Demanda James avec une grande incrédulité, avant de tenter de masquer inutilement son rire. Mais pourquoi est-ce que cela te gêne-t-il tant d'en parler mon grand ? Demanda son père avec amusement.
-A cause de Pettigrow. Souffla l'enfant trop rouge qui baissa de nouveau sa tête et tenta de cacher son visage avec ses longs cheveux.
-Oh ne t'inquiète pas mon grand. Lui dit son père qui riait ouvertement maintenant, tout comme son parrain. Ta mère va respecter son engagement… et elle va t'acheter un autre Stek… er je veux dire… rat… Sterk. Continua difficilement son père en pouffant d'un grand fou rire. Harry qui était totalement rouge maintenant lança un regard foudroyant à sa mère qui était tout aussi rouge que lui, avant de se lever rapidement de son fauteuil et de quitter le salon sous les éclats de rire de son père et de son parrain.
-Oh, franchement James. Grogna Lily en repoussant son mari qui s'accrochait à elle. Elle se leva et suivit son fils, tout comme Nahla portant sa nièce dans ses bras et qui avait un petit sourire sur le visage et tentait vainement d'adopter un air sérieux... augmentant l'hilarité de son mari et de son beau frère, qu'elle qualifia de « bande d'immatures » avant de quitter le salon.
Au beau milieu de l'après-midi bien ensoleillé du fin du mois de juillet, deux jeunes hommes châtains, aux yeux noirs, ayant légèrement la même taille et se ressemblant énormément (tels des jumeaux), apparurent non loin de la fameuse école de Poudlard et de la forêt interdite, en tête de la principale rue menant à Pré-au-lard (un village situé au nord de la Grande Bretagne ou l'ensemble de la population était sorcier ou sorcière).
Les deux jeunes hommes avaient chacun un teint bien bronzés, et portaient chacun des robes sorcières aux couleurs très sobres (noirs et gris) ils observèrent un bon moment la rue pratiquement déserte, avec un regard très alerte, avant de sortir leurs baguettes magiques et de se désillusionner. Ils se dirigèrent ensuite avec un pas vif vers la boutique très prisée par les élèves de Poudlard, Honeydukes. Ils durent patienter un bon moment, avant que la porte ne s'ouvre et que sortent une vieille dame, en compagnie d'une petite fille.
Les deux jeunes gens profitèrent de ce moment pour s'engouffrer rapidement et discrètement dans la grande boutique de confiseries. Il n'y avait personne dans la boutique, à part le vieux gérant qui était entrain de faire les comptes, pendant qu'une jeune femme plaçait de nouvelles marchandises dans les étagères, en fredonnant joyeusement une chanson. Les deux jeunes châtains se dirigèrent rapidement vers l'arrière de la boutique, en évitant d'effleurer le gérant, lorsqu'ils passèrent près du comptoir. L'un de jeunes châtain, portant la robe noire, lançant discrètement le sortilège de confusion au vieux gérant avant de suivre son compagnon qui avait ouvert la porte au fond de la boutique.
Les deux jeunes châtains se dirigèrent ensuite au sous-sol de la boutique avant d'ouvrir la trappe bien cachée par quelques cartons qui étaient posés dessus, et d'emprunter l'un des passages secrets qui menaient à Poudlard. Les deux sorciers lancèrent quelques sortilèges pour détecter un quelconque piège et autres désagréments sur le chemin qu'ils allaient emprunter… et ils durent détruire un grand nombre de maléfices, avant de relancer de nouvelles sortilèges pour vérifier si la zone était libre… Pendant près de vingt minutes, le tunnel fût éclairé par une multitude de couleurs vertes, rouges, blanches… quittant la baguette des deux sorciers durant leur opération.
-Crois-tu que ce plan va vraiment marcher ? Demanda l'homme portant la robe grise dans une voix un peu aiguë.
-Ben, si ça ne marche pas, il y a toujours la bibliothèque qui est facile à accéder et on pourra toujours revenir un autre jour… avec un autre plan. Répondit l'homme portant la robe noire avec une voix très aiguë.
Ils marchèrent, ensuite, en silence pendant une dizaine de minutes dans le tunnel trop sombre et dont l'air humide était un peu lourd, surtout avec la forte odeur de boue. Au bout de quelques minutes de marche, les deux hommes furent tout à coup paralysés sur place, avant qu'un fort coup de vent, tel une tornade, vienne s'abattre violemment sur eux. Ils ne pouvaient rien faire, à part subir avec résignation le piège dans lequel ils étaient tombés. La souffle de vent était extrêmement froide et très forte et basculait les deux sorciers dans tous les sens sans aucun répit, avant de se transformer en une sorte de bulle, emprisonnant les deux amis qui avaient l'air extrêmement mal en point et ne pouvaient crier au secours à cause de leur paralysie.
Pendant un moment, ils flottèrent dans la bulle transparente sans aucune secousse et aussi abruptement que ça s'était arrêtée, la secousse recommença violemment, avant de propulser, ce qui ressemblait à des éclairs pendant quelques secondes aux deux prisonniers ayant maintenant leurs cheveux courts hérissés et arborant chacun une expression très douloureuse sur le visage. Une grande explosion envahit quelques instants plus tard le tunnel avec un grand boum, projetant au même moment, au milieu de la rue, en face du restaurant les trois balais, les deux sorciers ensanglantés avec des vêtements abîmés et qui avait chacun maintenant une très longue barbe blanche tâchée de sang.
Cette forte apparition alerta les habitants et les commerçants de la rue qui accoururent pour connaître l'origine de cet assourdissant bruit qui dérangeait leur tranquillité. Pendant que les villageois s'approchaient lentement des deux hommes blessés, comme s'ils avaient peur d'être attaqués… le jeune homme portant la robe noire prit très difficilement dans sa main droite celle de l'homme habillé en robe grise avant qu'ils ne disparaissent en un clin d'œil du lieu où ils avaient apparu, terrifiant de nouveau les villageois et commerçants dont certain tenaient déjà dans leur main, leur baguette magique, en cas d'attaque.
Pendant que les villageois tentaient de comprendre ce qui s'était passé et que certains se dépêchaient d'aller avertir les aurors, les deux hommes blessés apparurent avec un léger 'pop' dans le petit salon du cinquième étage du rayon d'Abundantia.
Ils avaient atterris sur deux pauvres elfes, et avaient écrasé l'énorme gâteau au chocolat que portaient les deux créatures magiques qui hurlèrent de peur, alertant les habitants du manoir qui se trouvaient dans ou autour de la piscine.
Lily qui portait sa fille dans ses bras se leva abruptement, sa baguette apparaissant rapidement dans ses mains pendant qu'elle se dirigeait vers le salon où avait eu lieu l'incident. Son amie, Nahla, la suivit, baguette magique à la main aussi.
Les deux jeunes femmes furent complètement surprises et perplexes de trouver deux étrangers sur le tapis rouge du salon qui était couvert de gâteau et les deux vieilles elfes de maisons qui lançaient des regards meurtriers aux deux blessés qui grelotés sur le sol.
Des chaînes quittèrent rapidement la baguette de Nahla, avant d'aller s'enrouler sur chacun des deux jeunes ou… vieux étrangers à cause de leur chevelure châtain et de leur barbe blanche… leur visage était un peu méconnaissable, surtout avec tout le sang qui coulait dessus.
-Qui êtes-vous ? Souffla Lily dans une voix très dangereuse, serrant fortement sa fille dans ses bras, pendant que les enfants mouillés s'engouffraient dans le salon, mouillant ainsi tapis, au même moment qu'apparaissaient les ancêtres Potter dans leur portrait. Comment êtes vous entrés ici ? Demanda-t-elle dans une voix très glaciale, le bout de sa baguette magique commença à briller d'une très moche lumière rouge.
L'homme en robe noire tenta de parler, mais ce ne sera que de forts claquements de dents qui sortirent de sa bouche, au même moment que les deux elfes ouvrirent des yeux ronds comme s'ils connaissaient l'homme en robe noire qui avait maintenant du mal à garder ses yeux ouverts, de même que son compagnon qui était tombé à ses côtés.
-C-c-c'est maître-maître James. Cria une des elfes en grande détresse avec des yeux horrifiés, pendant que l'autre elfe claqua ses doigts faisant disparaître les chaînes autour de son maître et de son ami.
-C-comment ? Bafouilla Lily dans le grand silence qui régnait, sans quitter des yeux les deux hommes qui grelotaient sur le sol. Pour réponse, l'elfe claqua de nouveaux ses doigts et les robes déchirées noires et grises devinrent bleu foncé et que la barde des deux hommes disparurent, pendant que les deux hommes retrouvèrent leur apparence normale en James et Sirius, très mals en point. L'assemblée resta un moment complètement choqué devant l'état des deux pères de famille, avant qu'une grande cacophonie ne se lève dans le salon : les enfants qui hurlèrent de peur, des questions qui fusèrent des portraits, et que les deux femmes coururent vers leurs maris pour leur porter secours.
(1).Musée Britannique.
(2). 1 Gallion = 5 livres = 6 euros 1 Mornille = 0,29 £ = 0,35€ 1 Noise = 0,10£ = 0,012€.
(3). Pierre gravée, découverte en 1799 et qui a permis le déchiffrement des hiéroglyphes.
(4). Bibliothèque (nationale) Britannique.
(5). Si vous faîtes un tour un Madagascar, vous ne manquerez pas cet arbre majestueux… ou en Australie.
(6). L'arbre est un Symbole que j'ai choisi, car les arbres sont les poumons de la planète et ils sont essentiels à l'environnement chez les moldus, comme chez les sorciers et même morts, ils constituent une source de vie. En outre, les baguettes magiques (continuité d'un(e) sorcier (e)) proviennent des arbres (à moitié)… sans oublier le fait que quand on parle de généalogie, on se réfère à la forme d'un arbre… il y a aussi l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Adam & Eve), sans oublier la médecine, la potion, nos demeures…
(7). Famille Black : Phineas Nigellus (1847-1925) épousera Ursula Flint et de leur union, naîtront cinq enfants : Sirius II (1877-1952) + Phinus (1880 et cracmol) + Arcturus II (1884-1859) + Belvita (1886-1962) et Cygnus (1889-1943). Sirius II va épouser Hester Gamp et ils auront trois enfants : Arcturus III (né en 1901) + Lycerus (1904-1965) et Regulus (1906-1959). Cygnus épousera Violetta Bulstrode et ils auront quatre enfants : Pollux (né en 1912), Cassiopéia (née en 1915), Marius (né en 1917) et Doréa (1920-1977, sera Potter). Arcturus III va se marier avec Melania Macmillan et ils auront deux enfants : Lucrétia (née en 1925, sera Prewett) et Orion (1929-1979). Ce dernier va épouser Walburga (1925-1985), fille de Pollux Black et d'Irma Crabbe. Ce dernier couple aura deux autres efants : Alphard (1930-1976) et Cygnus II (1929-1979). Cygnus II va s'unir avec Druella Rosier et ils auront trois filles : Bellatrix (née en 1951), Androméda (née en 1953) et Narcissa (née en 1955). James est le cousin de Sirius au troisième degré et second degré et il est aussi cousin avec les sœurs Blacks au second degré.
Notes d'auteurs: j'espère que vous allez adorer... et que l'attente n'a pas été longue... et que vous avez passé une très bonne fête d'Halloween, comme moi... lol:)
Bon week-end... xoxo ;)
