Note de traduction : Tout d'abord, merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait énormément plaisir ! Merci également pour vos favoris et vos follows.
Pour répondre à quelques reviews et ajouter quelques précisions sur la fanfiction : je voudrais premièrerement dire que le lien de la fiction originale en anglais est sur mon profil, si vous voulez y faire un tour et prendre un peu d'avance sur la traduction, jetez-y un oeil ! Ensuite, je n'ai pas vraiment prévu de rythme de publication, j'espère avoir le temps de poster toutes les semaines, mais je ne vous promet rien. Et pour ce qui est des questionnements sur la suite, je ne vais pas tout révéler, voyons !
Je vous souhaite une bonne lecture !
L'ultimatum de Draco
Cinq ans plus tôt...
~ 8 ~ 8 ~ 8 ~
"Draco Lucius Abraxas Malfoy... Posez votre derrière maigrichon ici et tout de suite."
Oh oh. Draco connaissait cette voix. Il détestait quand sa mère avaitcette voix. Cela signifiait toujours qu'il avait des problèmes, des gros, gros problèmes, surtout lorsqu'elle utilisait également son nom complet. Il n'y avait cependant aucune manière de se cacher de sa mère. Elle l'avait déjà vu marcher dans le couloir. Au lieu de cela, il tira sur les manches de sa chemise et se dirigea vers le salon.
"Oui, Mère, ma chère?" Draco parla de sa voix la plus douce. Il battit des cils pour sa mère, qui était assise sur un canapé blanc en lisant une lettre. Il la salua avec un baiser sur chaque joue. Sa mère pinça ses lèvres dans une expression acariâtre et lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle. Il s'exécuta à contrecœur. L'essentiel de l'après-midi "thé", avec les macarons roses préférés de sa mère, était disposé sur la table basse en face d'eux. Il n'avait pas été touché et Draco décida qu'il était préférable de ça laisser comme ça, jusqu'à ce qu'il trouve ce que Mère voulait.
"Vous êtes charmante aujourd'hui, Mère chérie" ajouta-t'il, espérant dégeler son humeur désagréable.
"Ne vous avisez plus de me dire "Mère chérie", Draco Malfoy. Savez-vous ce que c'est ?" Elle agita une feuille de parchemin qui était jaune pâle, portait le sceau du ministère et qu'elle avait lu devant le visage de Draco.
Draco déglutit. Il était pratiquement sûr qu'il savait ce qui était écrit dans cette lettre, mais il n'allait pas laisser paraître quoi que ce soit dans le cas où il se trompait.
"Non, Mère." Draco essaya de garder sa voix aussi tranquille que possible. "Qu'est-ce que c'est ?" Sa mère savait toujours quand il mentait, il fallait essayer de rester calme.
Le visage de sa mère se crispa en dures lignes, ses yeux bleus habituellement sereins s'assombrirent. Des vagues de colère et de magie puissante emplirent la pièce. Et Draco savait qu'il était foutu. Royalement foutu. Sa mère n'avait jamais perdu son sang-froid. Pour elle, être ainsi furieuse ne pouvait signifier qu'une chose. Elle avait découvert la vérité. Puisse Salazar lui accorder Sa miséricorde.
"Cette lettre vraiment bouleversante," siffla sa mère, continuant à agiter la lettre devant lui avec férocité comme s'il s'agissait d'une arme plutôt que d'une feuille de parchemin, "est arrivée auprès de votre agent de probation".
Putain de merde. C'était pire que ce qu'il pensait. Elle savait déjà tout. Il avait besoin trouver à une sorte d'excuse ou d'explication. Et rapidement.
"Avez-vous la moindre idée de ce qu'elle dit ?"
Draco secoua la tête et évita le regard accusateur de sa mère.
"Comment va le travail, Draco ? Vous entendez-vous encore avec votre patron ? Vendez-vous beaucoup de gâteaux ?"
"Euh... En quelque sorte."
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" Froncement de sourcils de sa mère approfondi. Il pouvait voir la longue veine sur son front palpiter, toute violette et menaçante. Pas bon signe. "C'est une question simple, Draco. Oui ou non ? "
Draco cligna des yeux, stupidement, et il senti une pincée familière dans sa poitrine. Merde. Merde. Merde. Il n'avait pas d'autre choix que de dire la vérité. "Tout d'abord", expliqua-t'il, "M. Frothenburg était vraiment content de ma compétence en décoration de gâteaux, mais après... J'ai-p'tet'-été-viré."
"Je vous demande pardon ?" demanda sa mère, le visage sévère et la voix toujours froide. "Regardez-moi quand je vous parle, Draco."
Il prit une inspiration profonde et leva sa tête, le regard dans celui de sa mère. Il cacha ses mains derrière son dos et ses doigts étaient lacés ensemble, en espérant que sa mère ne remarque pas combien ils tremblaient.
"J'ai été viré." Draco s'arrêta et attendit la réaction de sa mère. Il s'attendait à ce qu'elle l'attaque et il envisageait de se lever et d'utiliser le canapé comme un bouclier. Peut-être qu'il devait appeler l'un des elfes de maison pour le sauver. Tant qu'elle ne parlait pas, tout allait bien.
Le visage de sa mère n'avait aucune expression et elle se taisait. Encore une fois, pas bon signe, mais bon, Draco était préparé au pire. "Ce n'était pas ma faute", insista-t'il. "Cette dame-baleine est venue avec sa fille potelée et voulait commander un gâteau pour le seizième anniversaire de sa fille. Je jure que je faisais une faveur à la femme. Les enfants sont cruels. J'étais l'un d'entre eux. Donc je lui aie peut-être simplement donné... " Il se couvrit la bouche de sa main.
"Simplement donné quoi, Dra-co?"
Draco déglutit à nouveau et souffla dans sa main moite, qui couvrait sa bouche. Son cœur battait si fort contre sa poitrine qu'il était certain que sa mère pouvait l'entendre.
"Simplement donné quoi ?" sa mère répéta. Mère n'avait jamais aimé se répéter. De mauvaises choses se passeraient si elle devait le faire à nouveau.
"Quelques conseils. C'est tout, " grinça-t'il, sonnant plus comme un petit garçon de cinq ans que comme un homme adulte.
Sa mère mordilla sa lèvre inférieure, grattant son rouge à lèvres habituellement parfait, et le regarda.
"C'était juste un malentendu. Je le jure !"
Il ne mentait pas. Pas vraiment. C'était simplement un mensonge par omission. Ce n'était pas la même chose. Pas du tout. Il ne voulait pas plonger pour cette horrible dame obèse qu'il ne reverrait plus jamais. Mère était foutrement effrayante lorsqu'elle était en colère, surtout quand elle continuait de le regarder durement comme elle le faisait en ce moment, comme si elle essayait de le maudire avec son esprit.
Après une longue pause où Draco transpirait tellement que son gel pour cheveux fondait, sa mère finalement parla.
"Quels conseils lui avez-vous donné ?" Elle parlait lentement, trop lentement, détachant chaque mot comme si c'était une menace plutôt qu'une simple question.
"Euh... Bien. Rien de vraiment spécial. Qui se souvient de quelque chose d'aussi lointain ?" Sa poitrine se resserra rapidement, l'oxygène pressant ses poumons, et s'il n'essayait pas de se relaxer, il aurait une attaque dans peu de temps. Quoique, pour une fois, une attaque aurait était la bienvenue. Cela pourrait lui permettre d'avoir une punition plus clémente.
"Draco Malfoy, ne prétendez pas avoir une attaque de panique. Même si vous tombiez au sol à l'instant même... Mipsy vous apporterait une Potion d'Apaisement et je vous lancerais un Enervatum si j'y suis amenée. Maintenant, répondez à ma question." Elle plissa les yeux et plaça les deux mains sur sa taille. "Plus. De. Mensonges."
Draco ferma les yeux et prit deux faibles respirations. Se détendre. Se détendre. "J'ai peut-être donné l'esquisse d'un petit conseil, en disant à la mère que sa fille n'avait plus besoin de gâteau ou sinon ils auraient à faire ses robes d'école sur-mesure pour l'année prochaine." Draco expira fortement. Ça faisait du bien que sa poitrine lui obéisse à nouveau, même si elle allait lui attirer des ennuis.
"Et c'est tout ?"
Il baissa les yeux vers le sol. Merde. Il pensait qu'elle en avait fini avec cet interrogatoire. Cette femme était brutale. Pas étonnant qu'elle puisse manipuler Père.
"Et puis j'ai suggéré que des bâtonnets de carottes et de céleri seraient peut-être un cadeau d'anniversaire plus approprié." Il soupira. À ce stade, il allait tout droit vers son meurtre. "Et puis... Je pourrais avoir suggéré une adhésion au nouveau club de santé qui vient d'ouvrir à Pré-au-Lard."
Mère laissa échapper un petit rire aigu à sa confession, qui ressemblait davantage à un ricanement, mais auquel il se joignit.
Sa mère continuait à rire, sa poitrine tremblait d'hilarité, mais ses yeux étaient étincelaient encore dangereusement. "Très bien, " dit-elle, après s'être reprise, "Voilà ce que vous allez faire."
Tout soupçon de sourire avait disparu presque aussi vite qu'il était apparu, et son visage était redevenu un masque impénétrable.
"Vous allez arranger vos cheveux, mettre une tenue respectable, et puis vous n'allez pas revenir à la maison jusqu'à ce que vous ayez un emploi. N'importe lequel. Vous ne mettrez plus les pieds dans cette maison ou toute autre de nos propriétés jusqu'à ce que vous ayez fait cela. Si vous n'avez pas un travail acceptable d'ici demain, alors je bloquerai tous vos comptes. Si cela ne suffit pas, je rédigerai les documents pour vous déshériter. "
"Mais Mère..."
"Ne m'interrompez pas."
Des décharges électriques jaillissaient du bout des doigts de sa mère et frappaient les épaules et le cou de Draco, faisant hérisser ses cheveux. Il fit deux pas en arrière et hocha la tête vers sa mère en excuse.
"Vous ferez ce que je dis, Draco. Je n'ai pas survécu à une guerre, une maison de fous avides de pouvoir, et risqué ma vie... pour que mon fils soit trainé à Azkaban parce qu'il ne peut pas respecter les termes de sa probation. » Elle fit un mouvement rapide de son poignet osseux pour le faire sortir de la pièce.
«C'est tout», dit-elle. "Ne me décevez pas. "
~ 8 ~ 8 ~ 8 ~
Draco errait sans but dans la rue bondée. De temps en temps, il s'arrêtait et posait ses mains sur les vitrines qui contenaient de jolies choses. Il ne pouvait rien y faire s'il était attiré par les objets brillants. Malheureusement, la vue des vêtements étincelants n'eurent pas l'habituel effet apaisant. L'ultimatum de sa mère l'avait totalement secoué. Il ne pouvait même pas se souvenir de son transplanage hors du Manoir ni du chemin parcouru dans Londres.
Au fond, il savait que sa mère avait raison. Il valait mieux que cela, il était plus que capable d'avoir un emploi, même en ayant été élevé pour le succès. Et il le prouverait vraiment, si seulement on lui donnait un travail qui n'était pas terriblement ennuyeux. Il était fatigué d'être tenu pour responsable de sa courte durée d'attention. Ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait contrôler. Même à l'école, sa courte durée d'attention l'avait affaibli. La seule raison pour laquelle il avait reçu des notes décentes était parce que son père l'aurait déshérité autrement. Il excellait seulement dans les matières qui l'excitaient.
En outre, les études n'étaient pas faites pour lui. Ni le fait d'être bibliothécaire, assistant de bureau, boulanger, barman, commerçant, ou même conseiller d'achat personnalisé -même si Draco était certain qu'il serait excellent à ce dernier. Il soupira; c'était une mauvaise journée. Encore une fois. Dernièrement, elles étaient de plus en plus courantes, et la seule chose qui le faisait se sentir mieux était la thérapie par le shopping. Pas n'importe quelle thérapie par le shopping – une sur Oxford Street. Oui, cet Oxford Street, et c'était d'ailleurs ce pourquoi il avait fini là-bas sans s'en rendre compte.
Pendant la guerre, Draco avait apprit beaucoup de choses, principalement que le Seigneur des Ténèbres était cinglé, et puis que son père avait dû l'être encore plus de le suivre en première ligne. La chose la plus importante qu'il avait apprise, cependant, était que les Moldus n'étaient pas mal du tout. En fait, les Moldus s'étaient rachetés aux yeux de Draco. Complètement. Une fois qu'il avait découvert son nouvel amour pour les vêtements moldus, haute couture, bien sûr -et que, comme dans le monde de la sorcellerie, l'argent signifiait beaucoup- tout fut pardonné. Il adorait cette facette de la culture moldue, d'autant plus qu'il n'avait plus à faire face aux railleries et moqueries qui lui été lancées dans le monde des sorciers sur le fait d'être un ancien Mangemort.
Sérieusement, une petite erreur et c'était comme si Draco était un paria. Ce n'était vraiment pas juste. Mais que pouvait-il faire? Pour l'instant, il devait simplement éviter le Chemin de Traverse, à moins qu'il ne se balance au bras d'Harry Potter. Pour des raisons de sécurité. Uniquement. Pas parce qu'il aimait ça. Absolument pas. Et certainement pas parce qu'ils formaient un couple d'aucune sorte.
Les boutiques d'Oxford Street étaient en train de devenir l'un des passe-temps préférés de Draco. Dans un premier temps, les voitures et les lumières clignotantes l'avaient terrifié. La première fois qu'il les vit, il s'était peut-être caché dans une de ces hideuses cabines téléphoniques rouges pendant plus d'une heure jusqu'à ce que Potter vienne l'amadouer avec des promesses de chocolat et de champagne, mais dès qu'il constata que les voitures n'allaient pas aspirer son âme, tout allait bien. Potter avait raison. Il n'y avait rien d'effrayant à propos d'Oxford Street. La sélection de boutiques était divine et les vendeurs des magasins le flattaient toujours. Il aimait aller là où son argent était réellement apprécié. Comme il se doit. Heureusement, un peu de shopping pourrait l'aider à résoudre ce dilemme de travail.
A suivre ...
