Disclaimer : Tout appartient à J.K. Rowling.
Traduction de "The Secret Life Of Draco Malfoy", histoire écrite par icicle33.
Bonjour à tous, voici un nouveau chapitre ! Je vous remercie pour vos reviews, vos follows, et avoir mis cette histoire dans vos favoris ! Bonne lecture !
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Le lendemain matin, Draco se rendit au bureau très tôt. Il avait à peine dormi la nuit précédente, se tournant et se retournant toute la nuit. Chaque fois qu'il fermait les yeux, tout ce qu'il pouvait imaginer était Antonio et Harry. Parfois, ils riaient et dansaient, mais la plupart du temps, Harry était appuyé contre le chambranle de la porte de son appartement, haussant les sourcils de son air faussement sexy et demandant à Antonio s'il voulait prendre un dernier verre.
C'était horrible. Ses rêves se débattaient avec des images d'Harry se tortillant sous Antonio, le priant de le baiser plus fort et plus profond. Draco se réveillait avec une sueur froide et l'envie de se vider l'estomac. Enfin, il sortit de son lit, maudit le sommeil, et se dirigea vers le bureau de bonne heure, pour la première fois depuis longtemps. Draco n'était pas une personne du matin, quel que soit son choix de carrière.
Il s'installa au bureau de la réceptionniste et parcouru quelques magazines. Il restait encore deux heures avant l'ouverture de la clinique et il s'ennuyait. Habituellement, un patient ou deux seraient venus par ici, mais aujourd'hui il n'avait pas de chance. Vraiment, il aurait dû être heureux qu'il n'y eut pas d'urgences et d'animaux malades planant sur sa clinique, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être agacé. Tout ce qu'il demandait était un patient pour faire passer le temps qui rongeait son cerveau. Il n'aimait pas commencer sa journée par trois tasses d'expresso.
Il regarda de nouveau l'horloge, 7.03. Merde. Draco aurait juré qu'au moins une demi-heure s'était écoulée depuis la dernière fois qu'il avait vérifié l'horloge, et non pas trois misérables minutes.
Aujourd'hui n'allait pas être une bonne journée, il pouvait le sentir au fond de lui. Les mercredis matins étaient longs à la clinique, car la plupart des patients attendaient la fin d'après-midi pour venir. Mais aujourd'hui allait être abominable, même pour un mercredi. Il n'y avait que deux rendez-vous pour toute la matinée, et ils étaient de simples examens. Dieu merci, Draco avait pensé à apporter de la lecture.
À la maison, il avait passé la plupart de son temps libre à lire des magazines de sciences animales et des revues médicales. Il était un croyant ferme que la médecine humaine et même certains éléments magiques pourraient être transférés et appliqués à la science vétérinaire. Alors que les Moldus ne pouvait pas résister à toute prise de potions magiques ou des traitements, les animaux non-magiques quant à eux semblaient n'avoir aucune séquelle à ce jour à partir de l'un de ses traitements expérimentaux.
Draco avait émit l'hypothèse que tous les animaux, même les chats et les chiens ordinaires, avaient un noyau magique, ou au moins la possibilité d'absorber la magie, ce que Draco trouvait fascinant. Lentement, il accumula assez de recherche pour soumettre ses conclusions à un journal universitaire. Il savait que ses résultats étaient une percée majeure, mais il doutait que quelque chose écrit par l'ancien Mangemort Draco Malfoy ne serait jamais publié dans le monde sorcier et qu'il ne pouvait pas l'envoyer à un journal moldu. Soit ils penseraient que c'est une blague, soit ils menaceraient de le faire enfermer. Aucune de ces options était acceptable à ses yeux. Quand le moment serait venu, il lui faudrait trouver un pseudonyme approprié.
Eh bien. Il regarda de nouveau l'horloge, 7.15. Il pourrait tout aussi bien utiliser ce temps pour s'occuper un peu.
À ce stade, Draco était passé outre la caféine et était en mesure de se concentrer sur sa lecture. Il avait ensorcelé un vieil article de La santé des hommes à cacher son journal personnel de recherche et de notes de laboratoire. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en ses autres collègues, mais il ne voulait pas que les gens, en particulier Antonio et Bertha, se mettent à fouiner dans son travail. De plus, il avait aussi gardé la nouvelle édition de GQ à sa portée. Juste parce qu'il était désormais un bûcheur ennuyeux ne signifiait pas qu'il ne pouvait pas être le médecin le mieux vêtu de Londres. Il était sûr qu'il pouvait ajouter un coût esthétique à ses honoraires. Après tout, tous les médecins n'étaient pas aussi séduisants que lui.
Le temps fila vite et bientôt il ne resta plus qu'un quart d'heure avant l'ouverture. Draco décida de prendre une pause dans son travail et de feuilleter le dernier numéro de GQ quand il fut perturbé par un grincement de chaussures. Par la barbe de Merlin, qui pouvait porter des chaussures aussi crissantes en étant sain d'esprit ?
Il leva les yeux de son magazine et se trouva face à face avec la dernière personne qu'il voulait voir, surtout quand il était fatigué et de mauvaise humeur: Harry putain de Potter.
Eh bien, tout s'expliquait. Seul Potter pouvait être pris la main dans le sac dans ces hideuses chaussures. Son sens de la mode ne s'était pas amélioré au cours des cinq dernières années. Non pas que Draco n'avait pas essayé de donner des conseils de mode indispensable à Potter, mais non, il aimait le look épave. C'était confortable.
Draco fronça les sourcils, donnant à Potter son regard le plus désapprobateur. Que faisait-il là encore ? Il sortait déjà avec l'ex et colocataire de Draco. Avait-il vraiment besoin de venir infecter son espace de travail ?
"Potter," Draco grogna, "dégage. Ton petit copain n'est pas là. Il est probablement encore en train de décuver à cause d'hier soir, quoique ce soit que tu lui as fournit." Draco approfondit sa mine renfrognée. "Boire un soir de semaine. C'est bas, même pour toi, Potter. Certains d'entre nous doivent travailler pour vivre, tu sais. Antonio n'avait pas été si bourré depuis des années."
"D'accord," Potter passa une main dans ses cheveux et se mit à rire nerveusement. "Bonjour à toi aussi, Draco." Il sourit. "Je vois que ton moral au beau fixe du matin est encore intact."
"Ta gueule, Potter. Je t'ai dit qu'Antonio n'était pas ici. Pars.".
Draco avait envie de hurler. Potter était là et le regardait de ce regard stupide, naïf, et innoncent. Il était tellement exaspérant. Pourquoi ce con agissait-il comme s'ils étaient encore amis ?
Potter continua de le regarder fixement, ses yeux verts brillant farouchement derrière ses lunettes. Ils commencèrent à énerver Draco. Le salaud le faisait exprès, sachant qu'ils rendraient Draco dingue.
Puis Potter eu l'audace de rire, et non pas de son rire nerveux d'auparavant, un vrai rire qui illuminait son visage entier, une faussette adorable se formant sur son visage en plissant les yeux.
"Mon Dieu, Draco. Est-ce vraiment la façon dont tu traites tes clients ? Pas étonnant que l'endroit soit désert."
Le visage de Draco était brûlant. Il ne voulait pas discuter avec Potter. S'il ne partait pas bientôt, Draco serait sur le point de le maudire. Mais comme c'était sa clinique et tout, il devrait nettoyer les dégats. Peut-être que, au besoin, il pourrait filer le boulot à l'une des stagiaires. C'était bien d'être le patron.
Il se brima pour se faire des films puis se moqua de Potter, imitant son rire de son ricanement Malefoyien. Il n'avait pas utilisé ce ricanement depuis des années, car il ne voulait pas effrayer ses patients et leurs propriétaires, mais Potter trouvait toujours un moyen de le pousser à bout.
"Je n'ai pas de clients. J'ai des patients, espèce de parfait crétin," lâcha Draco. "Et je peux te traiter de la façon qui me plaît, étant donné que tu n'en es pas un."
Draco soupira et referma son presse-papiers sur la table de réception, afin de produire un effet dramatique, bien sûr. Il était très fier de son petit discours.
Potter fronça les sourcils, puis commença à tirer sur les bouts de ses manches trop larges. "Je ne suis pas ici pour voir Antonio," dit-il finalement, sa voix beaucoup plus calme qu'auparavant. "Je suis venu pour te voir toi."
Draco fronça les sourcils à nouveau. A quoi pensait Potter ? Il était vraiment fou. "Où est ton animal malade ?"
"Hein?"
Draco soupira. "Il s'agit d'une clinique vétérinaire, Potter. Et malheureusement, je suis le seul médecin de garde à l'heure actuelle... A part si tu as un chien malade, un chat, perroquet, tarentule ou quoi que ce soit d'autre, sors de ma vue."
Potter accentua son froncement de sourcils et son visage retomba, un regard misérable s'étendant sur son visage. Draco voulut embrasser l'imbécile, mais il ne pouvait pas rentrer dans le jeu de Potter. Sois fort, sois fort, se répétait-il.
"Je n'ai pas d'animal de compagnie sur moi, mais j'espérai que nous pourrions parler."
"Est-ce que ça ressemble au bureau d'un thérapeute pour toi ?" Renifla Draco. "Je n'ai rien à te dire."
"Mais..."
"Non, pas de mais. Dégage ! Dégage !" Draco criait maintenant, une magie sauvage coulait dans ses veines. Il était si rare qu'il perde le contrôle de sa magie. Enfoiré de Potter. Même enfant, il n'avait pas eu de problèmes concernant sa magie. Le Wonder Boy devait partir, et maintenant, avant que Draco ne fasse quelque chose qu'il regretterait et qui le jetterait à Azkaban comme son père. Il ne voulait pas passer de temps avec Papa Chéri. Il en avait déjà passé suffisamment pour toute sa vie.
Potter ouvrit la bouche pour protester mais la referma. Il fit à Draco un petit clin d'oeil triste, le même regard misérable encore sur son visage. "Très bien," dit-il, sa voix à peine audible. "Mais voici ma carte, juste au cas où tu changerais d'avis."
Il glissa une petite carte blanche vers Draco et se retourna, sortant de la clinique les épaules voûtées et la tête fixant le sol.
Un horrible sentiment de déchirement tordit l'estomac de Draco alors qu'il ramassait la carte que Potter lui avait laissé. Il aurait dû se sentir heureux. En fait, il avait remporté une confrontation avec Potter, un exploit qui arrivait rarement. Pourquoi se sentait-il comme de la merde alors ?
Tout ce à quoi il pouvait penser était au dernier regard défait et abattu de Harry. C'était comme un coup de poignard dans le cœur. Comment Potter pouvait-il toujours avoir ce contrôle sur lui ? Ce n'était pas à lui de se sentir mal. Potter était celui qui avait détruit leur relation, même si Draco était celui qui techniquement était parti. Il n'y avait plus rien à dire, surtout que maintenant Potter sortait avec Antonio.
Il soupira de nouveau, une nouvelle habitude depuis que Potter était réapparu dans sa vie, et étudia la petite carte. Curieusement, elle était écrite à l'encre verte soignée.
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Potter ne pouvait pas être sérieux. Un photographe professionnel d'animaux de compagnie ? Draco n'avait jamais entendu parler d'un tel travail, mais comme beaucoup de ses clients habillaient leurs petits chiens dans des tenues ridicules et colliers cloutés, il pouvait supposer qu'il y avait des maboules toujours prêts à dépenser de l'argent pour quelque chose. Eh bien, cela n'avait pas d'importance. S'il était chanceux, il n'aurait pas à revoir Potter. Il avait fait comprendre à l'idiot qu'il devait le laisser seul. Bien que Potter n'avait jamais été bon à l'écoute. Il se croyait toujours au-dessus des règles.
Draco toucha la carte de visite blanche. Il garda les yeux fixés sur cette satanée chose tout l'après-midi, et même s'il savait qu'il pourrait simplement la jeter, quelque chose l'en empêcha. C'était ridicule. C'était juste une carte stupide et quelques lettres, pas même l'écriture réelle de Potter, car elle était beaucoup trop propre. Pourquoi s'en souciait-il ? Parce que Harry te l'a donné, lui murmurait une voix perfide au fond de lui. Au fond, tu espères qu'il a encore des sentiments pour toi... Comme tu en as pour lui.
"Tais-toi", Draco cria à son subconscient. Il n'avait plus de sentiments pour Potter. C'était absurde, surtout après la façon dont les choses avaient fini entre eux. Potter essayait de lui nuire, de le mettre dans sa poche comme il le faisait toujours. C'était tout.
"Contre qui hurlez-vous ?"
Draco se retourna sur sa chaise et constata qu'Allison était debout derrière lui, les bras croisés devant sa poitrine et les sourcils levés. Elle avait finalement dû revenir de sa pause déjeuner.
Draco fronça les sourcils et plissa les yeux. "Il y avait un insecte," mentit-il, en essayant de chassa Allison. Son assistante était toujours trop curieuse et n'était jamais là quand Draco avait besoin d'elle, tout comme ses réceptionnistes. À bien des égards, Allison lui rappelait Pansy, ce qui était la seule raison pour laquelle il la gardait auprès de lui.
Allison ne semble pas convaincue. Elle avait cette étincelle déterminée gênante dans ses yeux sombres. Chaque fois qu'elle avait ce regard sur son visage, Draco savait qu'il était en difficulté.
"C'est vrai," dit-elle, appuyé contre le comptoir en le regardant de près.
Draco tenta de garder son visage aussi stoïque que possible et glissa la carte de visite dans sa manche. Allison le remarqua. Quelle jeune fille tatillonne.
"Qu'est-ce que c'est ?" Elle écarquilla les yeux et ses lèvres rouges s'entrouvrirent.
"Ce n'est rien", répondit sèchement Draco. "Retournez au travail."
Allison rit et roula des yeux. "Oh, oui, je vais traiter tous ces patients invisibles."
Draco renifla. Le fait qu'Allison avait deux ans de plus que lui ne lui donnait pas le droit d'être si peu respectueuse avec son patron. Pas qu'il ne disait jamais rien. Il voulait seulement garder tous ses membres intacts, et il savait qu'elle pouvait être effrayante, ayant vu ce qu'elle avait fait à Barry ou Larry, un vieux technicien qui travaillait ici, et qui lorgnait son cul d'un peu trop près.
Draco ouvrit la bouche pour protester, mais Allison fut plus rapide. Elle fouilla dans la poche de sa blouse de laboratoire et en sortit la carte. Bordel ! Ses réflexes d'attrapeur devaient être rouillés.
Elle agita la carte devant elle. "Qu'avons-nous ici ?" Elle plissa son nez et lui lança un regard victorieux.
"La Queue Frétillante - Photographie. Harry Potter." Un sifflement aigu vola hors de sa bouche. "Je le savais. Vous ressentez quelque chose pour Harry."
"Vous êtes folle ?" Draco leva les bras en l'air en signe d'exaspération. "Je ne connais même pas ce type."
Apparemment, Allison ne l'entendait pas parce qu'elle continuait à jacasser. "Draco aime Harry. Draco aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime Harry."
"Tais-toi ! Tais-toi !" Draco se leva de sa chaise et couvrit sa bouche avec sa main. "Un mot de plus et vous êtes virée." Les mots lui avaient échappé. Il n'était pas sérieux. Allison était peut être embêtante, mais elle était la seule de ses assistantes âgée de moins de soixante ans. Il était sur le point de s'excuser lorsque la pétasse le mordit.
Draco cria de douleur et Allison haussa simplement les épaules. "Vous l'avez bien mérité." Elle jeta ses longs cheveux derrière ses épaules. "Vous m'avez déjà menacé comme ça trois fois", dit-elle d'une voix suffisante. "Vous ne l'avez jamais fait."
"Putain de Christ", maudit-il, yeux levés vers le plafond. Il n'était pas sûr de savoir ce que cela voulait dire, mais Antonio criait toujours cela quand il était en colère. Ca lui semblait approprié. "Je peux pas avoir un putain de client ?"
Pour une fois, l'univers eu pitié de lui. Un carillon familier sonna à ses oreilles, lui signalant que le patient potentiel avait franchit la porte. Sans dire un mot, il sprinta de son bureau vers la réception, en priant pour que son prochain patient ne fiche pas en l'air son enthousiasme.
Malheureusement, il avait rendu grâce trop tôt. Sa chance n'était pas en train de tourner et l'univers avait toujours une dent contre lui. Draco n'avait pas de patient potentiel. Au lieu de cela, il se retrouva face à face avec Harry-je-suis-venu-au-monde-pour-détruire-la-vie-de-Draco-Potter.
Draco fourra ses mains dans ses poches et poussa un soupir exaspéré.
"Quoi, Potter ?" grommelat-il. "Tu n'as pas quelque chose de mieux à faire de ta vie que de me gêner ?"
Potter le fixa, ses mains cachées derrière son dos.
"Salut, Draco." Il offrit à Draco un sourire poli, qui donna à Draco l'envie de tuer ce con. Pourquoi était-il si gentil ? Dieu, il était toujours aussi exaspérant.
"Oui, bonjour, Potter. Tout comme auparavant... Antonio n'est pas encore là. Au revoir."
Draco tourna sur ses talons et voulut sortir de la salle, ne voulant pas discuter avec Potter plus longtemps que nécessaire, surtout avec Allison dans l'autre pièce. Avant qu'il ne puisse mener à bien son projet, une main chaude se posa sur son épaule.
"Draco, s'il te plaît." La voix de Potter était tendue et terriblement désespérée. "J'ai besoin de ton aide."
Potter sonnait tellement bouleversé que Draco sentit une boule se former dans sa gorge. Il aurait pu continuer à marcher et hausser les épaules. Il ne le fit pas. Comment le pouvait-il quand il utilisait cette voix ? Il pouvait être un Malfoy, mais il n'était pas insensible.
Il déglutit et se retourna lentement, se préparant à l'appel désespéré qui devait être dans les yeux de Potter. Draco détestait ce regard, car à cause de lui il pardonnait toujours l'idiot pour une atrocité qu'il avait commise.
"Qu'est-ce que tu veux ?"
Draco regarda Potter, en ignorant l'envie de jeter ses bras autour de lui jusqu'à ce qu'il sourit. Le con ne devait pas savoir qu'il l'affectait. Quand ça avait trait à Potter, Draco avait besoin d'avoir le dessus en tout temps.
Potter regarda le sol et se cacha derrière sa longue frange. Il avait l'air absurde, pas adorable. Certainement pas adorable. "Je ne veux pas te déranger à nouveau," dit-il, d'une voix calme et enfantine. "Mais tu avais dit de revenir si j'avais un animal malade." Il leva la tête, le regard fixé sur Draco, les yeux brillants d'espoir. "Winston est malade."
Draco ferma les yeux. Putain de merde ! Comment était-ce possible ? Oui, désespérait d'avoir un patient, mais pourquoi devait-ce être Potter et son chat ? Et quel genre de mec nommait son chat Winston ?
Il prit une profonde inspiration, puis ouvrit les yeux. Potter se tenait là, les mains toujours derrière son dos et un regard plein d'espoir pathétique sur son visage.
"Potter, je n'ai pas-"
"S'il te plaît." Potter enleva ses mains de derrière son dos et en sortit une cage pailletée violette. "Pour Winston."
Il ouvrit la cage et sortit un petit chat noir et blanc. Le chat avait des yeux gris et tristes qui brillaient d'argent sous l'éclairage fluorescent de la pièce. Draco aurait juré que le chat lui faisait la moue. Enfin, si les chats pouvaient faire la moue.
Vaincu, Draco leva les mains en l'air. "D'accord, très bien."
"Merci ! Merci !"
"Ouais, ouais," grommela Draco. "Finissons-en."
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"Quel est le problème, Potter? Je n'ai pas de toute la journée... tu sais."
Draco avait conduit Potter et Winston en salle d'examen numéro deux, et il était maintenant en cours d'examen complet du corps de Winston, vérifiant l'état de son corps, de ses yeux, ses oreilles, et caetera. C'était vraiment un chat adorable. Mais il ne le dirait pas à Potter.
"Harry."
Draco enleva ses mains du dos de Winston et leva la tête. "Quoi ?"
"Appelle-moi, Harry," répéta Potter. "C'était ce que tu faisais, avant."
Draco se moqua. "Les choses changent." Il regarda Potter comme s'il venait de lui dire la terre était plate.
Il tendit la main et reprit celle de Draco dans la sienne. "Draco, les choses n'ont pas à être comme ça."
Les yeux de Draco s'écarquillèrent, il enleva sa main de celle de Potter comme si elle avait été bouillante. "Si", insista-t'il. "Et appelez-moi Dr Malfoy. C'est un rendez-vous pour Winston, pas pour nous."
Le visage de Potter s'obscurcit, son regard amical et doux disparaissant de son visage. "Pourquoi es-tu toujours comme ça?" dit-il sèchement. "Je veux juste te parler."
Draco passa une main dans ses cheveux, les écartant de son visage. "Eh bien, je ne veux pas te parler. Comment est-ce que je peux faire entrer ça dans ton petit cerveau?" Il fronça les sourcils. "Pourquoi vous continues-tu à me faire ça ? N'est-il pas assez que tu sortes avec mon colocataire ? Juste..." Il prit Winston sur la table et fit semblant d'examiner ses dents. "Laisse moi seul."
Draco voulait se frapper. Il était au-delà du pathétique. Il n'était pas censé perdre la face comme ça devant Potter. Mais c'était inutile. Peu importe ce qu'il faisait, Potter lui brisait toujours le cœur.
"Non... C'est pas comme ça." Potter fronça les sourcils. "Antonio et moi ne-"
"Je ne veux pas en entendre parler."
Draco leva la main, demandant le calme. Il plaça son stéthoscope dans ses oreilles et se pencha pour examiner Winston. Afin d'obtenir une lecture correcte de la fréquence cardiaque, il ne fallait écouter que pendant environ dix secondes. Au lieu de cela, il a écouta pendant une bonne minute et demie. Il avait besoin de reprendre son souffle, de prendre une petite pause mentale. Être aux alentours de Potter le rendait toujours frénétique, et il ne voulait pas que le pauvre chat souffre. Ce n'était pas la faute de Winston si son propriétaire était un tel crétin.
"Le cœur de Winston bat bien. Je n'entends pas d'anomalies".
Quand Draco releva la tête, il vit Potter mordre le coin de son pouce. Il était un peu rouge et enflé car l'idiot devait l'avoir mordu tout le temps qu'il écoutait le coeur de Winston. Une partie de lui voulait gifler la main de Potter pour qu'il la sorte de sa bouche et lui dire combien cette habitude était dégoûtante. Merlin savait qu'il l'avait réprimandé assez de fois à ce sujet quand ils étaient réellement ensemble. Les choses étaient différentes maintenant. Il n'était pas approprié de donner des conseils Potter sur ses mauvaises habitudes, et il ne voulait certainement pas le toucher à nouveau.
Il n'était pas sûr de savoir comment son corps allait réagir. Même après tout ce temps, si Potter était encore une espèce de connard ennuyeux, il était aussi une espèce de connard foutrement attirant. Ce n'était pas juste.
"C'est une bonne chose." Potter laissa tomber son doigt de sa bouche immédiatement, comme un enfant qui avait été pris la main dans le sac par ses parents. "Je-"
"M. Potter," dit Drago, interrompant sa voix la plus professionnelle. "Comme vous le savez, je suis un homme très occupé, et je ne vois pas de problèmes graves avec Winston. Pourquoi avez-vous tellement insisté pour me l'apporter ?"
Potter mordit le coin de ses lèvres, son visage prenant ce regard triste qui donnait à Draco envie de hurler. "C'est sa patte arrière." Potter se dirigea vers Winston et saisit sa patte arrière gauche. "Il l'a machouillé non-stop pendant des jours et il commence à perdre ses poils."
"Je vois." Draco hocha la tête, en essayant de garder le professionnalisme dans sa voix. C'était difficile quand son cœur battait ainsi dans sa poitrine.
"Ouais, et il s'est beaucoup trop gratté aussi." Il fronça les sourcils et lança à Draco un regard inquiet. "Je n'étais pas sûr que ce soit grave. Mais... J'ai eu peur. Winston est tellement-"
"Il est important pour vous."
"Exactement. Je sais que ça paraît stupide, mais il est-"
"Tout. Je sais."/ppDraco déglutit puis se mordit la langue, se forçant à se taire. Oh, saint Salazar. A quoi pensait-il à terminer les phrases de Potter comme ça ? Il n'avait pas fait depuis...
A chaque seconde qui passait, l'intensité dans le regard de Potter grandissait, ses yeux se faisant si lumineux et si sérieux, brillant pour Draco avec une envie féroce qu'il n'avait pas vu depuis des années. Pourquoi Potter le regardait-il comme ça ? Un frisson parcouru le cou de Draco, il se mordait sur sa langue si fort qu'il pouvait goûter le sang dans sa bouche. Il fallait qu'il arrête. Immédiatement.
"Une allergie." La voix de Draco était rude, étrangère à ses propres oreilles, mais c'était suffisant. Au moins, il avait brisé le malaise inconfortable entre eux.
"Quoi ?" Heureusement, Potter avait cessé de chercher son regard et tourna le sien vers Winston, qui était toujours assis sur la table, ses yeux argentés fixés sur chacun d'eux avec curiosité.
"Une allergie", répéta Draco. "Winston a probablement une allergie quelconque." Draco s'arrêta, ne voulant pas insulter Potter à cause de Winston. "A moins que vous ne pensiez qu'il ait pu attraper des puces," ajouta-t'il, en essayant de ne pas utiliser son ton accusateur habituel.
Potter secoua la tête et se pencha pour gratter Winston derrière les oreilles. "Tu n'as pas de puces, hein, mon garçon ? Papa Harry te brosse et te donne des potions anti-vermines tout le temps, n'est-ce pas ?"
Draco haussa un sourcil et dû mordre la lèvre pour s'empêcher de rire. "Papa Harry ?"
Une teinte rose se répandit sur les joues de Potter. "La ferme, Malfoy. Tu es celui qui travaille avec de mignons animaux toute la journée. Tu ne penses pas qu'un putain de Serpentard comme toi-"
"Assez".
Draco repoussa Potter loin de la table et examina de près la patte de Winston, en veillant à jeter un charme d'engourdissement silencieux avant de le toucher. Un charme de sa propre invention.
"Oui, sa peau est tout rouge et il y a des plaies ouvertes. Je vous recommande de changer son régime alimentaire. C'est sans doute cela." Il libéra la patte de Winston puis passa ses doigts sur le dos du chat, le massant pour le récompenser d'être un si bon patient.
"Oh, je ne pensais pas-"
Draco renifla. "Bien sûr, vous ne pensiez pas, Potter. Ca vous ressemble tellement. Qu'est-ce que Winston mange habituellement ? Il est probablement préférable que vous le fassiez passer à un régime hypoallergénique sans grain. "
"Euh..." Potter plissa le front et haussa les épaules. "Il mange tout ce que je mange... En petites portions."
Draco eut le souffle coupé, ses yeux s'écarquillèrent tellement qu'il était certain que Potter pourrait les faire sortir de ses orbites. "Êtes-vous fou ? Vous avez de la chance de ne pas l'avoir tué. Par la barbe de Merlin. Je savais que vous étiez con, Potter... Mais c'est du haut niveau, même pour vous. N'avez-vous jamais entendu parler de la nourriture pour chat ?"
Les joues rouges de Potter s'éclaircirent, comme deux tâches roses un jour froid d'hiver. "J'ai essayé la nourriture pour chat, mais il ne l'aime pas." Il se mordit encore la lèvre, rappelant à Draco un certain garçon avec des lunettes surdimensionnées et les cheveux indisciplinés, comme s'il avait été de retour à l'école. "Je ne voulais pas qu'il meurt de faim."
Draco secoua la tête et fouilla dans le tiroir sous la table d'examen. Il en sortit un petit poisson en forme de biscuit. "Ceci... Est un hypoallergénique organique, sans grain, sans produits laitiers pour le chat. Une recette de ma propre création." Il agita la friandise sous le nez de Winston, qui heureusement la prit et commença à la grignoter tout de suite.
"Si vous menez une vie bien remplie, ce dont je doute", ajouta Draco avec un sourire, "Alors vous pouvez acheter l'aliment similaire chez Allison, à la réception. Ou... Si vous insistez sur l'alimentation de Winston en alimentation humaine, vous pouvez revenir un autre jour et parler avec Evie ou encore Antonio au sujet de la nutrition et des compléments que vous aurez besoin d'ajouter à l'alimentation de Winston." Antonio. Draco avait été tellement pris dans son discours sur la nutrition appropriée qu'il en avait oublié Antonio. C'était presque comme au bon vieux temps avec Potter, lui était un idiot, et Draco l'aidait à rectifier ses erreurs. Penser à Antonio et sa relation avec Potter lui causa une vive douleur qui monta à nouveau dans sa poitrine. Merde.
"Je suis tellement désolé... désolé." Potter renifla dans l'oreille de Winston, enfouissant son nez dans son cou. "Ca va aller ?" Il regarda Draco, les yeux pleins de larmes coupables.
"Il ira bien. Suffit d'aller parler à Allison. Elle vous donnera une crème à mettre sur des plaies ouvertes et peut vous aider avec l'alimentation." Il se détourna de Potter, n'étant plus capable de regarder ses yeux déchirants et tapota Winston sur la tête. "Vous voyez, il va bien. Maintenant, sortez d'ici. J'ai mieux à faire que de regardez sur votre horrible visage toute la journée."
Potter se mit à rire, un sourire sincère se répandant sur ses lèvres. "Merci." Avec précaution, il prit Winston sur la table et le remit dans sa cage. Alors qu'il s'était retourné et se dirigeait vers la porte, sa cage violette à la main, Draco jura qu'il l'avait entendu murmurer: "Je suis désolé. "
À suivre…
