Disclaimer : Tout appartient à J.K. Rowling.

Traduction de "The Secret Life Of Draco Malfoy", écrit par icicle33.

Bonjour à tous. Ca fait un bail a présent que je n'ai rien posté. Pour ne rien vous cacher, cette traduction m'avait un peu lassée, et j'avais d'autres projets. Mais j'ai reprit, et le dernier chapitre (le prochain) ne devrait pas tarder. Il sera un peu plus long que celui-ci, avec un épilogue. J'espère qu'il vous plaira, tout comme ce chapitre !

Un petit mot à tous les reviewers, followers, favoris... Merci beaucoup, à tous ! Ca me fait énormément plaisir. Je ne vous embête pas plus longtemps. Bonne lecture !

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Draco rentra tôt chez lui le vendredi soir et fut heureux que cette horrible semaine soit presque terminée. Les visites de Potter l'avait perturbé, profondément, et il n'avait pas été capable de se concentrer sur son travail ou quoique ce soit d'autre depuis lors. Hier, il avait failli prescrire la mauvaise prescription à un Golden Retriever de trois ans. Merci Merlin Evie l'avait remarqué avant qu'il ne la tende au propriétaire. Ç'aurait pu aisément se finir en procès et avec un patient mort sur la conscience. Ç'aurait été terrible. Clairement, tout était de la faute de Potter, mais il aurait tout de même été tenu responsable et aurait dû vivre avec les conséquences.

Enfin bon, ne pensons plus à Potter. Cette nuit serait totalement dénuée de lui. Il avait un rencard avec une ou deux bouteilles de vin et un bon livre. Peut-être un de ces bouquins trashy-romantiques d'Antonio dont ce dernier n'avouerait jamais la possession. Antonio avait été absent toute la journée il avait pris un jour de congé et était parti rendre visite à sa mère et sa sœur. Draco n'aimait généralement pas passer ses vendredis soirs tout seul, mais après la semaine qu'il avait eu, la seule compagnie qu'il voulait était soit à teneur alcoolisée soit touffue avec quatre pattes.

Il entra dans son appartement, excité de commencer sa nuit relaxante. Harold et Tiffany, le bichon d'Antonio, attendaient à la porte pour lui, agitant leurs queues et jappant avec joie. Draco rit. Il savait que c'était une mauvaise habitude que de laisser les chiens sauter et causer un tel tumulte à son arrivée, mais puisqu'Antonio n'était pas à la maison, il s'en branlait. Après toutes ces conneries avec Potter, il avait besoin d'un peu d'attention et d'amour inconditionnel pour lui tout seul.

Il accueillit les deux chiens avec tout autant d'enthousiasme et s'assura de les embrasser de manière égale, pour qu'il n'y ait aucune jalousie. Il accrocha son manteau, retira ses chaussures, puis traça son chemin jusqu'à la cuisine. Un grand bruit le rendit suspicieux. Oh, Seigneur, faites que ce ne soit pas un cambrioleur. Il ne voulait pas de sang sur leur nouvelle moquette blanche.

Retenant sa respiration, il se dirigea sur la pointe des pieds dans la cuisine, sa baguette levée devant lui. Il avait raison. La cuisine n'était pas vide, mais il n'y avait pas d'intrus. Antonio se tenant derrière le comptoir de marbre, des écouteurs collés aux oreilles, et hachant des légumes entre deux mouvements de danse. Draco soupira de soulagement et rangea sa baguette dans sa manche avant qu'Antonio ne la remarque. Son cœur avait été sur le point d'exploser. Dieu merci, c'était seulement son colocataire.

Il tapota l'épaule d'Antonio et sourit.

"Qu'est-ce que tu fais ? " demanda-t-il. "Je pensais que tu étais chez ta soeur et ta mère. "

Antonio se retourna et se retrouva face à Draco, la figure rougissante. "Oh, salut." Il se pencha pour embrasser Draco sur la joue. "Tu rentres tôt."

Draco grimaça. Antonio n'avait pas entendu un mot. A partir du moment où il écoutait de la musique, il était complètement déconnecté du monde. Draco pouvait lui crier dessus pendant des heures et son ami n'en aurait aucune idée. Quoiqu'il en soit il était dur de s'énerver contre un mec portant un tablier à fleurs.

"En effet," dit Draco, essayant de réprimer son amusement. "Et toi ? Je pensais que tu avais des plans. "

Antonio se détourna de Draco et retourna à ses légumes. "Ouais, changement de plans. Ma mère et ma sœur viennent dîner ici. " Il poussa les épinards hachés nets et attrapa une tomate dans l'assiette de légumes à côté de lui. Il était toujours organisé en cuisine. "J'espère que ça ne te dérange pas," il ajouta, car Draco ne répondait pas.

"Pas de problème. Je peux être utile ? "

Antonio secoua la tête, détournant toujours le visage. "Non, c'est bon. Pourquoi tu n'emmènes pas les chiens faire leur promenade ? Tout devrait être prêt dans environ une demi-heure. "

"Bien sûr. " Il se tourna vers les deux chiens, qui étaient couchés dans leurs lits voisins dans la cuisine, les observant tranquillement. "Vous entendez ça, petits monstres ? Je suis coincé avec vous ce soir. Qui veut sa promenade ?"

~8~8~8~

La promenade d'Harold et de Tiffany dura un peu plus longtemps qu'une demi-heure. Draco voulait s'assurer de donner à Antonio l'espace et le temps dont il avait besoin pour l'arrivée de sa famille. Il adorait la famille d'Antonio elle était si chaleureuse et accueillante, si différent de sa propre famille. Carmen, la mère d'Antonio, avait serré Draco si fort dans ses bras qu'elle aurait pu lui briser les os et lui avait souhaité la bienvenue dans la famille la première fois qu'il les avait rencontrés.

Au début, c'était intimidant, car la famille d'Antonio était aussi bruyante et turbulente qu'un groupe de Gryffondors, mais s'était rapidement habitué à ces tapageuses et charmantes personnes. Il parlait toujours à sa propre mère fréquemment, mais il n'allait pas la voir plus d'une fois par an. Des voyages fréquents au Manoir étaient juste trop douloureux pour Draco, une réminiscence permanente de tout ce qu'il avait perdu. Il n'avait aucune idée comment Mère pouvait y vivre jour après jour avec pour seule compagnie sa sœur et son petit-neveu.

Au moins la famille d'Antonio était un bon soutien quand il se sentait particulièrement nostalgique. Carmen était une femme extraordinaire, élevant seule quatre enfants. Il se demandait ce que ça aurait pu être que de grandir dans une famille comme ça.

Draco sourit a la pensée d'avoir des frères et sœurs; il avait toujours prié pour avoir l'un des deux. Il décida de s'arrêter pour acheter quelques fleurs à Carmen et Alicia. Peut-être que la famille n'était pas toujours une question de sang. Saint Salazar, si Père pouvait le voir maintenant, socialisant et achetant des cadeaux pour des Moldus. Il s'évanouirait sûrement.

Quand Draco retourna à l'appartement, il avait deux bouquets de roses jaunes et roses à la main. Il avait demandé des roses rouges, mais il n'y en avait plus et décida de ne pas leur jeter un sort pour qu'elles le soient, au cas où la couleur s'effacerait. Avec deux bouquets et les chiens en laisse, il ne pouvait pas ouvrir la porte, alors il toqua. Draco affichait un grand sourire qui se fana immédiatement quand la porte s'ouvrit. Comme prévu, Antonio ouvrit la porte, mais à l'intérieur de leur appartement il n'y avait aucune trace de la famille d'Antonio. A la place, Harry Potter était assis les jambes croisées et le visage pâle sur leur canapé en cuir blanc.

Que se passait-il ? Est-ce qu'Antonio envisageait déjà de presenter Potter à sa famille ? C'était trop tôt. Draco sentit le même poignard que l'autre jour s'enfoncer dans sa poitrine, plus profondément encore.

Il s'engouffra dans la pièce et jeta les fleurs sur la table. Ignorant complètement Potter, il marcha vers Antonio et lui tendit les chiens. "Voilà," cracha-t-il. "Ils ont fait leur promenade, exactement comme tu le voulais. Pourquoi est-il là ? " Il mentionna Potter avec un rapide signe de tête. "Ce n'est pas un peu tôt pour rencontrer les parents ?"

"Draco, je peux t'expliquer," dit Harry, bondissant du canapé et marchant vers eux.

"Reste en dehors de ça, Potter. Je ne m'adressais pas à toi. Je t'ai déjà dit de me laisser tranquille."

Antonio ferma les yeux et prit une profonde inspiration. "Ils ne viennent pas," dit-il. "Il n'avait jamais été question qu'ils viennent."

Les yeux de Draco s'agrandirent. "Quoi ?" Il se tourna vers Potter et le fusilla du regard. "C'est toi qui a fait ça, Potter ? Qu'est-ce que tu lui as fait ? "

"Non, ce n'est pas ça. Je voulais juste te parler, Draco. S'il te plaît, écoute-moi."

Draco renifla. "Certainement pas. Je n'ai rien à te dire."

Antonio se plaça entre eux, remarquant que les choses s'envenimaient. "Ecoute," dit-il, dans cette voix douce et calme qu'il réservait habituellement à ses patients. "Nous ne voulions pas te jouer de mauvais tour, Draco. C'était mon idée et non celle d'Harry. Ne le blâme pas."

"Bien sûr que si, je le blâme, " cria Draco. "C'est toujours la faute de Potter."

"Non," insista Antonio. "Il m'a dit la vérité. Tout. Et – je pense que vous devriez parler, tous les deux. "

Le cœur de Draco palpitait, la panique prenant place dans sa poitrine. Ce n'était pas possible. Potter avait-il vraiment tout balancé à Antonio ? Bâtard sans cœur. Sa main glissa dans sa poche, serrant fort sa baguette. Potter était à quelques mètres; il pouvait le réduire en million de pièces dès à présent et personne ne le saurait.

Potter avait dû s'apercevoir qu'il cherchait quelque chose dans sa poche car il attrapa le bras de Draco.

"Fais pas ça." Ses yeux se fixèrent dans ceux de Draco et il murmura, "Pas tout."

Draco soupira de soulagement et se retourna vers Antonio. "Je ne suis pas en colère," dit-il. "Je peux imaginer quelle sorte de mensonges Potter doit t'avoir dit à mon sujet… Mais ce n'est pas vrai." Il secoua la tête et renifla. "Franchement, tu peux taper dans mieux. Je ne pense pas que tu devrais continuer à le voir."

Potter prit sa tête entre ses mains et Antonio soupira. "Nous ne… sortons pas vraiment ensemble." Il évita les yeux de Draco.

"Quoi ? Donc ça aussi, c'était un mensonge ?" Draco ne pouvait pas en croire ses oreilles. Son meilleur ami s'était ligué contre lui avec le Garçon-Qui-Vivait-Pour-Le-Faire-Chier et manigancé derrière son dos. Tout ce temps, Draco avait été malade de devoir mentir à Antonio, alors que le traître en faisait de même. Il avait été joué par un Moldu et un Gryffondor. C'était inimaginable.

"Non… Je veux dire oui. En quelque sorte." Antonio buttait sur les mots comme il le faisait dès qu'il était nerveux. Draco savait que ça prendrait du temps avant d'avoir une réponse claire de sa part, donc il se tourna à la place vers le cerveau de l'opération, Potter.

"Potter," dit-il, sa voix aussi aiguisée et coupante qu'un rasoir, "explique maintenant."

Harry passa une main dans ses cheveux, les décoiffant. "Nous ne sortons pas ensemble," dit-il, sa voix faible et peinée. "C'était un mensonge stupide et je suis désolé… Mais tu ne m'aurais pas parlé. Je devais faire quelque chose. Mon Dieu, Draco… Je t'ai cherché pendant des mois."

Draco gémit, horrifié. "Tu m'as espionné. Tu m'as suivi." Ses yeux étaient une nouvelle fois grands ouverts. "De tous les sales coups pourris…"

"Non !" cria Potter, sa face virant au rouge. "Ce n'est pas ça. S'il te plaît, écoute-moi. Antonio a fait à manger et..."

Draco rejeta sa tête en arrière dans un rire sombre. "Tu penses vraiment que je vais dîner avec toi ? Après cette connerie." He renifla. "Tu es encore plus cinglé que je le pensais."

"Doc..." s'avança Antonio, "laisse-lui une chance. Fais-moi confiance sur celle-là."

"Oh, j'en ai pas encore commencé avec toi, mon cher. On parlera plus tard. Tu n'es pas tout blanc non plus." Draco dirigea son regard vers Antonio et le vit déglutir. Bien, il était inquiet.

"Ne t'en prend pas à ton ami," dit Potter, se plaçant devant Antonio. Draco roula des yeux. Potter devait toujours être le héros. "C'est avec moi que tu as un problème. Tu me dois une explication, d'accord. Tu es simplement parti. Je n'avais aucune idée…"

"Laisse le passé dans le passé."

"Non !" cria Potter, ses yeux brillants dangereusement. "Ecoute-moi, Malfoy… Si tu ne dînes pas avec moi… J'alerterai le Ministère de ce que tu fais ici. Je suis sûr qu'ils adoreraient entendre parler des tous les sorts et les potions illégales que tu utilises pour ton boulot… Et en présence de Moldus, pas moins." Potter avait murmuré le mot Moldus, espérant qu'Antonio ne l'entendrait pas. Il n'avait pas réalisé qu'Antonio était très attentif.

"Draco ? De quoi parle-t-il ? Qu'est-ce qu'un Mold-"

Draco le coupa. "Très bien, Antonio, tu as gagné. Sors. Je dois parler avec Potter."

Antonio parut soulagé and leur offrit un petit sourire tandis qu'il tournait les talons et attrapait les deux chiens. "Super… Soyez juste sûrs de manger avant que ça ne refroidisse."

Rapidement, ils sortirent de l'appartement, laissant Draco seul avec Potter, la crainte tordant ses intestins. Il se tourna vers Potter et lui lança un regard résigné.

"Tu as gagné, comme d'habitude. Mais mangeons, comme ça Antonio ne se retrouvera pas face à deux enragés quand il reviendra."

Potter lui lança un sourire éclatant qui fit presque oublier à Draco pourquoi il était si furieux contre lui dans un premier temps. Stupide Potter. Il attrapa une bouteille de vin et deux assiettes. Ça allait être une longue nuit.

A suivre...