Titre: Sanglante soirée
Auteur: ThePandAmarilla
Rated: T
Personnages: Mathieu Sommet (et ses personnalités) – Antoine Daniel – Alexis Breut/LinksTheSun – Victor/InThePanda – Kriss – Bob Lennon !
Bêta-lectrice: Kalincka
Salut tout le monde ! Sur ce chapitre c'est moi, ThePandAmarila, qui vous propose son OS pour ''Halloween''
Sanglante Soirée
31 Octobre ! J'attendais ce jour depuis longtemps ! L'une de mes fêtes préférés, en partie parce que Mathieu est heureux et distribue des bonbons ce soir-là. Mais surtout je l'attendais parce qu'il avait invité pleins de gens à venir passer la soirée à la maison : Antoine, Alexis Breut, Victor, Bob Lennon (il me fait peur, il crie beaucoup pour rien…) et Kriss (mais ses personnalités, Plectrum et Ouki ne sont pas invités, ça prendrait trop de place selon Mathieu).
Mathieu nous cria de descendre manger : les effusions ont commencé, chacun retrouvait les autres dans un concert de cris et de câlins. Mon créateur s'était surpassé, le repas était excellent et beaucoup plus varié que d'habitude, sans parler du fait qu'il avait tenu compte du thème de la soirée spéciale de ce jour : des bonbons dans de petits bols étaient placés sur la table décorée de faux sang et le repas était constitué de viande saignante et de pommes de terre en formes de petits monstres qu'il s'était visiblement beaucoup amusé à découper. De plus, des citrouilles étaient éparpillées un peu partout dans la maison, elles aussi couvertes de faux sang, accompagnées de toiles d'araignées en coton, de squelettes et de morceaux de cadavres/zombies disposés çà et là. Il s'était vraiment donné à fond ! À table, alors que je remarquais l'absence du Patron, Maître Panda m'interpella :
"Geek, tu n'es pas déguisé cette année ?"
Tout le monde y était allé de son déguisement : Mathieu en zombie, la Fille en diablesse, Maître Panda en MadPanda tout comme dans l'épisode 86, le Hippie en vampire, le Prof en loup-garou grâce à une drôle de potion qui fait pousser des poils et une queue, Kriss en fou avec sa camisole, Antoine en elfe avec de grandes oreilles et un costume vert, Bob Lennon en… Lui-même… Alexis en Maître Gims et Victor en le psychopathe de son émission.
"Je… Non je n'ai pas trouvé…", bégayais-je un peu confus et surpris que l'on m'adresse la parole.
La Fille se leva d'un bond, m'agrippa la bras en criant presque un merveilleux :
"Je sais ce que je peux faire !"
Et elle m'entraina dans sa chambre où elle atteint un de ses costumes d'elfe (qu'elle avait acheté quelques années plus tôt pour le même genre de fête) qu'elle me força à mettre, utilisant son ciseau pour le recouper de manière plus masculine. Elle m'arma d'une épée en plastique et me mit un bonnet vert. Lorsque nous redescendions, presque tout le monde applaudit et Victor s'écria :
"Bravo à la Fille ! Faire un costume de Link en moins de douze minutes c'est pas donné à tout le monde !
— Je plussoie", murmura le Prof en riant.
C'était lui qui avait soufflé à la Fille de me créer un déguisement, je l'avais compris à son regard.
Nous avions fini de manger assez tard, discutant tous les uns avec les autres, sauf moi qui écoutais distraitement en fouillant mes souvenirs pour essayer de déterminer où le Patron avait bien pu aller. Il était environs 23 heures lorsque Victor lança l'idée de raconter des histoires d'horreur, nous avons donc tous formé un cercle, je suis parti chercher ma caméra histoire de garder un souvenir de la soirée et nous avons commencé à conter ce qui nous passait par la tête, certains -ceux qui le pouvaient- cherchant l'inspiration sur internet grâce à leurs téléphones. Il y eut d'abord toutes les histoires les plus connues comme ''Jeff The Killer'' ou '' '' mais fort heureusement, lorsque vint mon tour, l'histoire que j'avais en tête n'avait pas été racontée. J'entamais donc mon récit :
"C'est l'histoire d'un homme qui vivait seul chez lui avec son chien. Avant de se coucher il entend aux informations qu'un fou s'est échappé de l'asile près de chez lui. Il se glisse dans ses draps et, pour se rassurer, glisse la main sous son lit où son chien a l'habitude de dormir : comme tous les soirs, le chien lui lèche la main. Cependant il n'arrive pas à dormir, un bruit de goutte à goutte résonne dans toute la maison… L'homme se lève… Il vérifie tous les robinets de la maison… Ne trouve rien et retourne se coucher en se promettant d'appeler un PLOMBIER le lendemain. Au matin il se lève en ayant très peu et mal dormi et part prendre une douche, dans la salle de bain le rideau de la baignoire était fermé : Il l'ouvrit alors et découvrit son chien, pendu et égorgé dont le sang qui coulait dans la baignoire était le fameux goutte à goutte qu'entendait l'homme durant la nuit. Et derrière le cadavre du canidé, sur le mur, était écrit avec du sang : Il n'y a pas que les chiens qui savent lécher."
La Fille cria et se précipita dans les bras de Victor en tremblant, le Prof se blottit en tremblant un peu contre Maître Panda et Mathieu ramassa le joint que le Hippie avait fait tomber en fuyant se cacher sous la table et le lui tendit comme un appât pour un animal sauvage. Bob Lennon allait entamer son histoire lorsque la pièce fut plongée dans le noir :
"Qu… Qu'est-ce qu'il se passe ?, bégaya Maître Panda en serrant le Prof contre lui.
— Sûrement un problème au disjoncteur, qui se propose d'aller jeter un œil ? lança la voix de Mathieu.
"Le Geek ! Il a une caméra, il pourra s'éclairer ! En plus il connaît bien la cave !" fut approximativement la réponse générale.
Tremblant, je me levais alors pour exécuter la mission qui venait de m'être léguée. J'avançais dans les couloirs noirs de la maison qui ne m'avait jamais parue aussi grande et effrayante. J'entendais à peine le murmure des conversations des autres qui étaient restés tranquillement au salon quand j'atteignis enfin la porte de la cave. Elle était banale cette porte. Beige. En bois de médiocre qualité. La porte qui est donnée avec la maison quoi. Je la poussais, elle s'ouvrit en grinçant, l'escalier s'offrait à moi. Je ne sais pas combien de temps il me fallut pour descendre les douze marches qui menaient à la cave mais il me semblait que plus je m'enfonçais dans l'obscurité et plus le temps se suspendait, je n'entendais plus les conversations. À peine avais-je posé un pied au sol que j'entendis un bruit sourd, comme si quelque chose ou quelqu'un était tombé, il y eu quelques cris, des pleurs de frayeur. Moi aussi je pleurais. Et je tremblais aussi. Mais je devais avancer, trouver le disjoncteur pour remettre le courant et retrouver la lumière. La lumière de ma caméra n'éclairait presque rien, j'avançais plus à l'instinct qu'autre chose. Il y eu encore trois hurlements et pas mal de bruits sourds, comme si tout le salon était en train d'être retourné. En reportant mon attention sur ma caméra je VIS quelque chose qui ne me fit pas, mais alors pas du tout plaisir : je n'avais plus de batterie. Elle allait s'éteindre et me laisser dans le noir dans la cave ! Sitôt dit, sitôt fait. Je récapitule ma situation : Je suis seul, sans lumière, dans la cave à la recherche d'un disjoncteur alors que des bruits très effrayants résonnent là où doivent se trouver mes amis et avec pour seul compagnie l'écho des histoires horribles qu'ont racontés Victor, Mathieu et les autres.
Prenant le peu de courage qu'il me reste à deux mains, j'avance très lentement, m'arrêtant à chaque bruit suspect, écoutant, le cœur battant, chaque murmure du vent qui siffle dans une brèche en haut du mur. Je sursautais violement lorsque la porte claqua, des bruits de pas descendirent l'escalier à ma suite, peut-être que quelqu'un était venu me chercher ? Des pas résonnèrent puis cessèrent. Recommencèrent, accélèrent, courant parfois. Des rires rauques et sourds rebondirent sur les murs sans que je puisse identifier leur origine ou leur propriétaire. Une voix chanta une comptine que je ne connaissais pas et qui était très certainement inventée sur le moment :
"Il est perdu, il ne trouve plus son chemin… Que fait-il ici ce jeune gamin ? Dans mon antre il est venu, dans mon antre il s'est perdu… Dis-moi jeune imprudent, dis-moi pourquoi tu descends…"
Un nouveau rire clos cette comptine dérangeante. Une main effleura mon dos dans le sens de la largeur, je sursautais en hurlant.
"Allons gamin, on ne reconnait plus papa ?" murmura la voix dans mon oreille.
J'étais pétrifié sur place, prêt à détaler au premier signe d'agression, mais une lumière s'alluma, éclairant le Patron qui tenait une lampe torche à la main. J'allais lui faire un câlin tellement j'étais soulagé mais il y avait le sang. Tout ce sang. Je ne voulais pas me blottir dans tout ce sang.
"Tu… Tu es blessé ?! M'écriais-je, paniqué de ne pas savoir comment l'aider.
— T'inquiète gamin, c'est pas mon sang."
Il avait ce sourire en coin dangereux qui indique qu'il vaut mieux ne pas chercher à comprendre au risque de perdre au mieux sa virginité anale et au pire sa vie.
"Patron, tu ne sais pas où est le disjoncteur par hasard ?"
D'un mouvement de tête il m'indiqua un coin de la cave avant de faire demi-tour et de remonter en riant, me laissant à nouveau dans le noir. Je couru presque, à l'aveuglette jusqu'au disjoncteur où mes yeux qui s'étaient enfin habitués à la nuit complète purent repérer le bouton de contrôle des lumières qui avait en effet été abaissé. Soulagé, je le remis dans une position convenable et appuya sur l'interrupteur qui se trouvait à côté du panneau de contrôle. Heureux comme jamais, je traversai à nouveau la cave et remontai l'escalier sans même remarquer que je n'avais pas entendu d'effusions de joie suite au rétablissement du courant, sans même remarquer que le silence le plus total avait imposé son règne dans la maison.
Pas un murmure.
Pas une respiration.
Pas le moindre signe de vie.
Je baissai les yeux une fois sorti de la cave : un sillon de sang conduisait vers le salon.
En retenant un haut-le-cœur, je suivis les traces auxquelles se mêlaient des empreintes de pas sanglantes. Je traversai une pièce. Deux. Trois. L'entrée du salon. Je lève les yeux. L'horreur. L'enfer. Ils étaient tous là, éparpillés dans la pièce, morts. Certains avaient les yeux ouverts, d'autres la bouche, figés dans un cri muet et éternel. Égorgés. Sauvagement assassinés. Le cadavre du Prof était entre deux pièces, il avait été rattrapé dans sa fuite. Bob Lennon était affalé contre le canapé à côté d'Antoine. Alexis Breut était avec Mathieu et Maître Panda sur le tapis, ils avaient sûrement été tués en premiers, avant que les autres n'aient le temps de comprendre. Le cadavre du Hippie gisait sous la table qu'il n'avait pas quittée. Le corps de la Fille était contre un mur au fond de la pièce. Celui de Victor était à côté de moi, contre le cadre de la porte.
La pièce sentait le sang, la peur. Un goût métallique avait empli ma bouche. Je lâchais ma caméra que je venais de rallumer, ayant profité de passer par la cuisine pour changer les piles. D'horreur, je commençais à reculer, ne comprenant pas ce qui avait pu se passer. Des larmes brouillaient ma vue, mais je compris mon erreur en sentant mon dos heurter quelque chose. Il était derrière moi. Comment avais-je pu oublier que le Patron n'était pas dans la pièce ? Comment avais-je pu oublier qu'il était maculé de sang frais ?
Il m'avait fallu du temps pour comprendre. Peut-être trop de temps. Je fermais les yeux, je ne voulais pas que la dernière image que je garde de ce monde soit une pièce remplie des cadavres de ceux que j'aime. Quelque chose de froid vint à la RENCONTRE de ma gorge. Je poussais un dernier soupir.
La caméra filmait. Depuis que le Geek l'avait lâchée elle filmait. Elle avait filmé le recul de l'adolescent. Elle avait filmé l'arrivée du Patron, souriant, dans son dos. Elle avait filmé la lame qui appuyait sur cette gorge tendre, presque offerte. Elle avait filmé le dernier soupir. Elle avait filmé le rire du Patron et son mouvement de poignet. Et maintenant elle filmait le sang. Tout ce sang qui maculait son objectif. Elle filmait et elle filmerait jusqu'à ce que les piles soient usées à nouveau. Elle filmerait la fin de cette soirée. La fin de cette sanglante soirée.
Voilà, c'est tout pour moi ! Je vous souhaite de faire pleins de cauchemars après cette lecture :D Merci à ma bêta : Kalincka ! Qui fait un travail remarquable ! À Titipo et Kalincka pour l'idée du défi et… JOYEUX HALLOWEEN À TOUTES ET A TOUS ! *cœur*
