Titre : Fankenstein
Auteur : Déponia
Rated : M
Personnages : Mathieu et ses personnalités – OC
Voici mon OS pour Halloween.
! ATTENTION ! CETTE FIC EST EXTREMENT GLAUQUE ET GORE ! AFFREUSE ET TERRIFIANTE ! NE LA LISEZ PAS SI VOUS N'ETES PAS DES PSYCHOPATHES ! ET MEME EN TANT QUE TEL, FAITES TRÈS ATTENTION LORS DE LA LECTURE ! ELLE EST VRAIMENT MALSAINE !
Avertissement bis : Les tortures improbables sont voulues.
Bonne lecture.
Déponia
Frankenstein
Mathieu s'éveilla en sursaut. Il espéra se rassurer après son cauchemar, entouré par les murs réconfortants de sa chambre. Or, il n'était pas dans celle-ci. Il sentit son sang se glacer dans ses veines. Il était dans une pièce sombre et humide, dont les barreaux aux fenêtres ne cachaient pas sa nature : une cellule. Il essaya de bouger pour s'approcher du soupirail d'où il entendait sortir des bruits d'usines. Cependant, il fut retenu par un bracelet de métal encastré dans le mur. Il était enchaîné et emprisonné. Le jeune homme commença à s'inquiéter. Ses yeux s'accommodèrent à l'obscurité ambiante. Mathieu avala bruyamment sa salive lorsqu'il parvint à distinguer ses six colocataires. Il les connaissait bien. C'était lui qui les avait créés. Ses différentes personnalités, toutes dans le même état que lui. Il laissa échapper un petit cri apeuré.
- Tu te réveilles enfin, gamin ! Je commençais à me faire chier avec le Hippie qui comate et les autres qui pioncent.
Le vidéaste se calma instantanément.
- C'est toi qui...? Interrogea-t-il.
- Non ! Le coupa-t-il. Voyant l'air dubitatif de son créateur, il se justifia. Tous mes ennemis sont morts. Ainsi que leur famille, collègues, amis et connaissances dans un rayon de deux ans. Crois-moi, le connard qui nous a enfermé n'est pas là pour moi !
Mathieu ne se sentit pas plus rassuré. Ne pas connaître la menace lui semblait plus terrifiant que savoir que c'était des tueurs à gage près à tout pour éliminer le plus grand criminel au monde. Il chassa sa peur et réfléchit. Il ne pouvait pas s'échapper immédiatement. Le soupirail était trop étroit pour qu'il puisse s'y faufiler. Pour une fois que sa taille aurait pu lui servir ! De plus, il était enchaîné. Chaque mouvement irritait sa peau sous les bracelets d'acier, risquant à tout moment d'arracher sa chair déjà bien rougie. Le seul moyen de s'évader était la porte close devant lui. En quel matériaux était-elle faite ?
- Titane lui répondit Le Patron, Il arrivait à suivre les pensées de son créateur ! Mathieu ne put s'empêcher d'être sidéré par son intelligence. Presque impossible de s'évader ! Les quelques fois où on m'y a enfermé, j'ai failli y crever !
- Comment t'as fait pour survivre ? Interrogea Maître Panda d'une voix ensommeillée.
- -... Il hésitait visiblement à leur avouer ce moment de faiblesse J'ai fait chanter ces connards. Ils voulaient du fric, je leur en ai donné suffisamment pour qu'ils me laissent partir. Puis, je suis revenu pour les butter et récupérer mes quelques millions de dollars. Rajouta-t-il rapidement.
Avant de pouvoir approfondir leur discussion, la porte bascula. Sur le seuil apparut une jeune fille, d'une quinzaine d'années, poussant un chariot d'hôpital. Elle sourit naïvement à la vue du jeune homme réveillé et se précipita dans les bras du vidéaste. Mathieu resta statique.
- J'adore ce que tu fais ! Dit-elle. Merci d'avoir créé SLG !
Comment devait-il réagir ? Il était face à une fangirl qui, de toute évidence, était responsable de sa situation peu enviable. Elle ne se formalisa pas de son silence et reprit la parole.
- Quand j'ai appris que tes personnalités existaient réellement, j'ai été très étonnée... et heureuse. Puis, j'ai été très triste car tu leur as donné un corps réel. Ils doivent se sentir très seuls. Alors, j'ai décidé de t'aider.
Mathieu sentit ses poils se dresser sur ses bras. Qu'avait-elle l'intention de faire ?
- Mais, je devais le faire moi-même. C'est pour ça que vous êtes là !
- Pourquoi ? Interrogea Mathieu
- Tu avais la chance de ne jamais être seul. Malheureusement, tu as gâché cette opportunité, je viens t'en donner une seconde. Dit-elle en souriant.
Mathieu blêmit. Cette fille était complètement cinglée ! Elle sortit une longue seringue de sa poche, approcha celle-ci de la gorge du jeune homme et elle lui enfonça l'aiguille dans la peau. Le liquide fut violemment projeté dans tout son corps.
Mathieu se sentit tout à coup très fatigué. Il était sur le point de se laisser aller à un sommeil libérateur. Cependant, une force inconnue empêcha son esprit de sombrer. La jeune fille reprit la parole.
- Ne t'inquiète pas. Cette potion est faîte pour te plonger dans un sommeil paradoxal, tout en te laissant éveillé. Elle lui fit un grand sourire ravi, dévoilant de petites dents blanches. C'est pour diminuer la sensation de douleur que tu risques de ressentir quand je vais commencer.
Commencer quoi ?
Elle se dirigea vers le Hippie, regarda sa seringue contenant encore la moitié du liquide assommant, jeta un regard au camé, rangea la potion dans sa poche, détacha le pacifiste, lui prit la main et le conduisit vers le chariot (c'est un chariot, table d'opération... je ne sais absolument pas comment le décrire) avant de le sangler sur celui-ci. Elle fixa quelques secondes son corps, avant de soupirer déçue.
- Tu n'es pas très intéressant. Je vais me contenter de t'enlever quelques organes.
Elle mit des gants en latex et sortit, de sous le chariot, un instrument métallique. Mathieu étouffa un hoquet de terreur, elle tenait entre ses mains enfantines un immense couteau de boucher. Elle plaça celui-ci à la verticale et coupa ses vêtements. Elle se débarrassa de ceux-ci en les jetant négligemment à terre. Son attention de nouveau centrée sur son patient, elle fronça les sourcils, concentrée sur son travail, elle posa la lame sur son torse et dans un geste net, elle appuya tout en la déplaçant verticalement. Elle releva la lame et fit une deuxième fente verticale parallèle à la première avant de faire rejoindre les coupures par deux nouveaux traits perpendiculaire. Un liquide rouge commença à s'écouler du rectangle tracé dans la chair. Elle n'y fit pas attention et enleva la peau, qui rejoignit les habits au sol. Le torse entièrement à l'air libre laissait voir les organes du Hippie. Elle sectionna, de ses mains habiles, les veines et artères alimentant en sang ses boyaux. Elle plongea ses mains dans le corps du Hippie et sortit délicatement le foie, la rate, l'estomac et les intestins de celui-ci. La fillette les plongea dans une glacière puis la referma.
L'adolescente jeta un regard à son idole. Il était pris de tremblements incontrôlables, tirant sur ses chaînes de toutes ses forces, chaque coup menaçant de faire saigner ses poignets. Il essayait de crier. Cependant, la drogue dans son sang l'empêchait de produire autre chose que des gargouillements, accompagnés de bave descendant de son menton, se logeant dans sa barbe mal rasée. Il se sentait tellement mal. Il avait ressenti la lame arrachant la peau de son vis, la main de la jeune fille dans son corps récupérant ses boyaux. Il avait senti la fin de la vie du Hippie. La douleur était trop forte ! Il aurait dû depuis longtemps perdre conscience. Or, la potion l'en empêchait. Il allait devoir encore souffrir !
La fangirl s'approcha du Prof.
- Tu es mon préféré ! Lui chuchota-t-elle à l'oreille. Je vais te faire revenir dans Mathieu, et tu pourras revenir dans l'émission. Tu es content ? Le scientifique resta interdit. Un immense sourire étira le visage de la fille. Bien sûr que tu es heureux. Désolée pour cette question idiote. Ta science infuse est faîte pour répondre à des questions autrement plus importantes.
Mathieu la fixa avec horreur. Cette gosse semblait réellement croire à ce qu'elle disait ! Elle toucha le cou du génie, cherchant une artère viable, elle en trouva une, y planta sa seringue et pressa le bouton. Peu à peu, le liquide coula du tube en plastique au corps du scientifique. Celui-ci grinça des dents jusqu'à ce que la mixture arrive à son cerveau. Sa mâchoire se décontracta, sa tête ne tenait plus droite, son corps se détendit peu à peu. Il laissa l'enfant lui détacher les mains sans réagir. Son cerveau lui intimait de la frapper pour secourir son créateur. Seulement, ses muscles était trop engourdis, même pour se lever, et sa geôlière du le traîner jusqu'à la table d'opération. Elle le souleva, l'y posa en position assise, son dos retenu debout par une planche de bois, puis le sangla.
Le scientifique se sentit coupable. Pour la première fois dans sa vie, il comprenait ce que ressentait ses cobayes, quand le savant était au-dessus d'eux à les observer d'un œil curieux. Or, il avait vu ce qui était arrivé à son collègue, il savait qu'il n'avait aucune chance de pouvoir un jour jouir de son expérience pour faciliter la vie de ses sujets d'expérimentation. Il accepta ce qu'il considéra comme une punition du destin. (oui, c'est toujours Le Prof et non pas Le Moine)
La jeune aliénée sortit un étrange objet. C'était un cercle métallique avec un immense trou sur la face. Elle le posa sur le crâne du Prof, l'instrument flottait sur les tempes du scientifique. Elle prit deux vis qu'elle plaça dans les trous sur l'engin, près des tempes de sa victime. Elle sera doucement ceux-ci jusqu'à ce que la tête du docteur ne puisse plus bouger.
Elle sortit une perceuse, la mit contre le crâne de la personnalité et appuya sur la poignée. La visseuse tourna et perfora le boite crânienne, sous les cris combinés de Mathieu et du Professeur, ceux-ci cessèrent bien vite. Le Prof était décédé ! La jeune fille fit un deuxième trou, puis un troisième et enfin un quatrième. Elle prit son couteau, le plongea dans la tête en sang de sa victime et élargit les trous. Derrière elle, son idole ne criait plus. Il ne percevait plus aucun signal de la part de l'ex-scientifique. Il regardait terrifié la fangirl découper consciencieusement la boite crânienne de son double. Elle le scalpa, et en ressortit un cerveau encore chaud. Elle le plongea dans la glacière, enleva ses gants, puis se dirigea de nouveau vers le présentateur de SLG.
Elle s'approcha du cou de celui-ci et sortit de nouveau une seringue de sa poche. Mathieu récupérait peu à peu ses sensations et ça, la psychopathe devant lui l'avait compris. Il essaya de se débattre, en vain, l'aiguille plongea de nouveau dans son corps. Encore moins conscient de la situation, il la vit se diriger vers sa personnalité féminine. Elle lui envoya violemment une dose de sa drogue dans le cœur. Elle la traîna par les cheveux vers la table d'opération et avant de la sangler et de lui chuchoter à l'oreille
- Toi, je ne t'aime pas ! Par ta faute, de nombreux fans on crut que Mathieu était misogyne. Lui cracha-t-elle à la figure Tu ne mérites pas de faire partie de lui ! Je vais t'enlever la seule chose faisant de toi un être à part entière !
Elle ne remit pas ses gants, prit son couteau et l'enfonça sous le menton de la féministe. Celle-ci essaya de crier. Cependant, sa trachée était tranchée (RA : c'est fait exprès la rime… ? Owo). Elle essaya de reprendre son souffle pendant quelques secondes, avant de céder au désespoir. Des larmes coulèrent de ses joues lorsque la lame trancha toute sa gorge. Elles coulèrent encore lorsqu'elle sentit le couteau sortirent de la plaie béante. Elles coulèrent toujours lorsqu'elle la plongea de nouveau juste au-dessus de son nez. Elles cessèrent de couler à tout jamais quand la peau de son visage lui fut retirée pour rejoindre les boyaux et le cerveau de ses collègues. La dernière chose que virent ses yeux, imbibés de larmes, fut la bouche de son bourreau déformée par un sourire sadique digne du Patron.
Mathieu assistait impuissant à la scène, il jeta un regard épouvanté vers ses autres personnalités. Maître Panda regardait la scène avec effroi. Le Geek semblait s'être évanoui, tandis que Le Patron tirait de toutes ses forces sur ses chaînes. Ses poignets ensanglantés ne l'empêchaient pas de continuer à se débattre. Leur geôlière le vit et s'approcha de lui avec une mine légèrement boudeuse.
- Alors, c'est mon tour, gamine ? Ne crois pas que je suis aussi faible que les autres tapettes. Tu ne m'auras pas si facilement !
Sa bravade sembla étonner la jeune fille. Elle sortit un chiffon de sa poche et le trempa dans un liquide. Le Patron se figea.
- Chloroforme ? Interrogea-t-il
- Ouais. Tu connais ?
- Je l'utilise de temps en temps.
- Alors tu sais que ça ne sert à rien de résister ! De plus, ce n'est pas encore ton tour. Je veux juste t'éviter de bouger pour ne pas abîmer ton corps. Répondit-elle
Elle s'approcha avec son chiffon et le plaqua sur la bouche du criminel. En quelques secondes, il s'endormit.
Elle s'approcha du chanteur et comme à chaque fois, le shoota avec sa drogue. Elle le transporta sur son chariot, déboutonna son kigurumi et découvrit avec stupeur la peau de Maître Panda. Son déguisement faisait partie intégrant de sa peau. Il lui était impossible de l'enlever sans en mourir. L'adolescente sourit et décida de relever le défi.
Elle essuya de son chiffon son couteau. Pas question de tacher la belle fourrure de panda avec du sang d'autres personnalités. Elle trancha nettement la douce peau de l'animal. Un liquide rouge dégoulina le long de ses côtes. Elle coupa peu à peu toute sa peau en ignorant volontairement les cris de l'ursidé et de Mathieu. Ainsi que le petit hurlement apeurer que poussa le Geek avant de s'évanouir de nouveau. Elle regarda le manteau de chair qu'elle venait d'enlever à Maître Panda. Elle sortit un cintre de son chariot (elle avait vraiment tout prévu !) et y pendit la peau avant de la mettre dans la glacière.
Pendant ce temps-là, le chanteur se vidait lentement de son sang. La jeune fille le prit en pitié, elle le prit entre ses bras et l'acheva d'un coup de couteau en plein cœur. Il s'effondra sur le sol sans vie ! Elle posa le corps dans un coin avec ceux de ses frères.
Elle s'approcha des deux dernières personnalités.
- Je vais avoir besoin de vous deux en même temps.
- Tu crois vraiment que je ne vais pas résister, gamine ?
Elle lui sourit et dit tendrement.
- J'avais besoin que les autres soit un minimum éveillé pour ce que je leur ai fait. Mais, avec toi ce serait plus simple de t'assommer avant. Alors, tu choisis quoi ?
Le tueur plissa les yeux. Il vit qu'elle ne mentait pas. Il dégagea son cou. Elle le piqua.
Le Geek les regarda, ébahis. Ce n'était pas normal ! Le Patron devait se rebeller ! C'était l'homme le plus puissant et dangereux au monde. Il avait connu ce genre de situations un nombre incalculable de fois et il s'en était toujours sortit ! Qu'est-ce qui était différent aujourd'hui ? Leur geôlière n'était pas un yakuza armé jusqu'aux dents, mais une jeune fangirl complètement folle à lier ! Cependant, elle avait réussi à faire plier le genou au Patron ! Si même lui abandonnait, comment pouvaient-ils s'en sortir ? Même le plus fort d'entre eux en était incapable ! La réponse lui apparut dans un flash : Ils ne pouvaient pas ! Le Geek abandonna tout espoir de s'en sortir et quand la folle s'approcha de lui, il imita son aîné en découvrant sa nuque. La jeune fille eu un sourire tendre pour le benjamin et le piqua doucement. L'enfant ne put retenir un petit cri de douleur. Puis, il se laissa aller dans les bras de la meurtrière.
La jeune fille traîna les deux personnalités à son plan de travail, les sangla l'une à l'autre puis se tourna vers le vidéaste. Elle le détacha et l'amena près de ses deux personnalités encore en vie. Il fut attaché à l'aide de menotte au chariot. Il sentait les émotions de ses doubles. Le désespoir du Patron, la peur teinté de crainte du Geek et surtout, leurs résignations à tous les deux. Il entendit le criminel lui chuchoter quatre mots :
- Merci pour cette vie.
Un couteau pénétra son épaule droite juste entre les deux os. Le hachoir en ressortit pour s'enfoncer de nouveau quelques millimètres plus loin. Le Patron ne hurla pas. Le couteau ressortit de la plaie, bientôt remplacé par une main, retirant le muscle du criminel. Le Patron ne hurla pas. Un étrange cylindre ressortit de son corps. Le Patron ne hurla pas. Le couteau s'enfonça dans son coude. Le Patron ne hurla pas. Il en ressortit, s'enfonça de nouveau à quelques centimètres de la première entaille. Le Patron ne hurla pas. Elle en ressortit son muscle, et fit de même avec le poignet. Le Patron ne hurla pas. La jambe droite. Le Patron ne hurla pas. La jambe gauche. Le bras gauche. Elle enlevait uns à uns tous ses muscles. Le Patron ne hurla pas. Elle sutura les plaies au fer rouge. Le Patron ne hurla pas. Le Patron ne hurlait pas, il pleurait. Il s'éteignit à tout jamais les joues humides. Elles le resteraient à tout jamais. Il était mort.
Le Geek accroché au dos du criminel n'avait rien vu. Il ne comprit la mort de son collègue que quand il entendit les reniflements de son concepteur. Il cessa de pleurer. Le Patron, malgré la douleur, n'avait pas crié, donc lui ne pleurerait pas ! Ce serait son dernier hommage à l'homme en noir ! Il sentit la jeune fille s'approcher de lui, le détacher du Patron, et lui couper ses vêtements. Le T-shirt Captain America tomba à terre. Le héros de comics aurait bien été incapable de le sauver de toute manière...même Le Patron avait échoué !
Il sentit un objet froid lui effleurer le dos, sa peau rougie légèrement là où la lame était passée. Il comprit que, comme une bête avant l'abatage, on marquait les endroits à couper. Il eut la confirmation de son hypothèse lorsque la lame s'enfonça férocement à côté de son omoplate droite. Le couteau continua à découper le dos du gamer, s'arrêta au bassin et ressortit. L'enfant poussa un soupir soulagé. Cependant, elle s'enfonça de nouveau à gauche descendit jusqu'au bassin et ressortit encore une fois. Le Geek se tordait de douleur mais il arrivait à retenir ses larmes qui menaçaient à tout instant de couler. Sa peur et sa tristesse furent remplacées par une rage rouge engloutissant son cerveau, dans un sentiment qui jusqu'alors lui était inconnu. Il se laissa emporter par cette fureur destructrice qui ne l'empêcha malheureusement pas de disparaître dans un dernier cri mortel. Sa colonne vertébrale, à l'air libre, ne fut pas plongée dans la glacière ou se trouvaient les différents bouts de corps de ses amis. Elle fut posée délicatement dans un coin.
La fillette endormit Mathieu, utilisant son chloroforme. Le vidéaste plongea dans une inconscience libératrice.
Le jeune homme se réveilla. Il se sentait étrangement bien. Son corps lui semblait plus complet que jamais. La douleur lui revint. Puis ce furent les corps entassés de ses personnalités qui déverrouillèrent sa mémoire. Les souvenirs lui revinrent en vrac, d'abord les tortures, puis les morts, les derniers mots de chacune de ses personnalités et enfin la solitude de son être. Il n'avait plus ses doubles pour faire de lui un être entier, il n'était plus qu'une part de Mathieu Sommet. Il n'était plus que le Présentateur. Il s'effondra en larmes. La porte de titane s'ouvrit de nouveau pour laisser entrer la jeune femme responsable de sa destruction. Elle souriait gentiment et naïvement, comme si elle ignorait qu'elle l'avait détruit. Elle s'approcha de lui, le piqua et commença à le détacher en lui murmurant des mots réconfortants.
- Tu es enfin redevenu un être parfait ! Je t'adore ! Tu es génial !...
Mathieu ne l'écoutait pas, il se rendait compte avec stupeur que la drogue n'avait eu aucun effet sur lui ! Il ne le montra pas. La jeune fille se réfugia dans ses bras quelques millièmes de secondes, caressant avec bonheur sa fourrure. Quelle fourrure ? Il n'en avait pas ! C'était Maître Panda qui en avait une ! Pas lui ! Pas le temps pour réfléchir, il fallait s'échapper ! Son cerveau lui donna la réponse. Il serra la jeune fille plus fort qui profita du câlin de son idole, puis elle s'écarta. Il lui fit un grand sourire. Elle baissa sa garde, persuadée que le jeune homme ne lui en voulait pas. Il utilisa des réflexes qui lui était jusqu'alors inconnu, lui prit son couteau, et la poussa de toutes ses forces sur le mur d'en face. Elle y fut projetée avec violence. Il ne prit pas le temps de vérifier son état et s'enfuit dans les couloirs insalubres de l'immeuble, un sens de l'orientation intuitif le guida vers la sortie.
Il se retrouva dans un immense hall blanc et se dirigea, toujours en courant vers les portes vitrées. Il se figea, épouvanté. Le reflet que lui renvoyaient les portes n'était pas celui auquel il s'attendait. C'était toujours son corps, cependant il était balafré.
Il toucha sa bouche, les sourires de La Fille.
Il sentit les organes du Hippie dans son ventre.
Il se prit la tête entre les mains, il sentit le cerveau du Prof réfléchissant à toute vitesse.
Il toucha sa fourrure, c'était celle de Maître Panda.
Il regarda ses bras, il sentit les muscles du Patron.
Il effleura son dos, la colonne vertébrale du Geek.
Ses jambes cédèrent sous son poids, il se mit à pleurer. Il regarda le couteau de l'autre folle.
- Je ne peux vivre en portant votre cadavre sur mon dos ! Je viens vous rejoindre !
Il se trancha la gorge, tomba à terre et se vida de son sang.
FIN
Je vous avais prévenu que c'était glauque et gore.
Les souffrances du Hippie sont sponsorisées par Julia Lutecia. (Qui ne lira sans doute jamais cette fic)
L'idée du sourire de La Fille vient de JulietteDWR. (Même si elle ne pensait sûrement pas que je l'utiliserais ainsi).
Et les autres viennent de moi. (Avec un petit coup de main de mon prof de SVT pour Le Geek… il doit me prendre pour une psychopathe)
Merci d'avoir lu. Quand je me suis relu j'ai eu peur. Je n'avais jamais écrit de truc aussi extrême. Je suis désolée pour ceux que j'ai traumatisée, laissez des reviews pour décharger toute votre haine.
Pour une fois je vais faire exception à ma déontologie et je ne vais pas vous tuer.
Je vous fais un gros câlin.
Déponia
RA : je maintiens Darling, j'ai lu bien pire dans ma psychopate de vie °°. Pas mal, manque encore un peu de sentiments et ça fera un bon Thriller xD. Je dois quand même admette avoir été horrifiée par la syntaxe et la conjugaison… TQT
