Titre : Cucurbitacée sur fond de Limoncello

Auteur : Pamplelune D'Agrume

Rated : M

Personnages/pairings : SLG – WTC – MP – PC (pairings surprises)

Bêta-lectrice: Crisalys Nara


Salutations chaleureuses, chers lecteurs.

Je vous propose, avec du retour, mon OS d'Halloween qui est surtout dédiée à Titipo (pour le couple principal qui s'illustre ici *dans les deux sens du terme* *sourire innocent*) et Kalincka pour nous avoir proposé ce challenge sympathique.

Je remercie également Crisalys pour sa rapide relecture.

Cet OS ne peut se passer de son creepy trigger warning :

IL N'Y A PAS DE MORTS ! FLUFF ! LEMON/PWP (pardon aux non-adeptes) ! VIOLENCE SUR CUCURBITACÉE ET PORTE ! PAIRINGS BIZARRES (je ne suis pas pas désolay) !


Cucurbitacée sur fond de Limoncello

C'était le 31 Octobre, jour de fête, Halloween.

Les fausses araignées, les vraies et fausses citrouilles et autres poupées de sorcières qui se voulaient terrifiantes jonchaient les rues, les immeubles et les vitrines de magasins.

Kriss avait vu grand pour inaugurer sa petite fête et le tournage de son prochain Minute Papillon. Son jardin abritait des nains de jardins à l'aspect effrayants, tant par leurs grimaces que leur tenues de croquemort zombie, des citrouilles en veux-tu en voilà, il avait même dégotté un Slenderman épouvantail qui dissuadait les gamins de sonner chez lui et de réclamer des bonbons. Sur le perron, deux grosses citrouilles accueillaient les visiteurs, vidées et un visage sardonique taillé dans la chair orange et lumineux par la petite bougie posée à l'intérieur.

La clique Sommet, moins le Hippie, venait de débarquer dans la soirée, rejoignant la bande à Links, elle aussi mandée pour le tournage de l'épisode de Kriss (qui avait réquisitionné le personnage de Lilith).

Heureusement que le salon était assez grand pour tous les accueillir, même s'ils débordaient franchement dans l'entrée. Il n'y eu pas d'incident notable, à l'exception de la crise de larmes du Geek en s'emmêlant dans les fausses toiles d'araignée squattées par une vraie grosse araignée. Son cri de terreur pure avait fait sursauter tout le monde et le Patron s'était empressé de dire « c'est pas moi ! », avant de retourner s'occuper du plus jeune frère d'Alexis, qui déglutissait de malaise face à l'intérêt que le pervers portait sur lui.

Les bouteilles de vins se vidaient de plus en plus, les esprits se décoinçaient à l'exception de Links, buvant très peu d'alcool, qui surveillait de près ce petit monde avec Kriss, le maître de la maison.

« Tu ne fais rien pour ton frère ? » lui avait alors demandé Kriss.

En effet, le Patron était passé aux choses sérieuses et faisait carrément du rentre dedans au jeune Jérémy, moins tendu et plus décoincé.

« Il est grand et il connaît la réputation du Patron » répondit placidement le rennais, pas peu fier de sa famille.

Chachou, à qui il aimait envoyer des piques qu'elle lui renvoyait bien, avait remis le Patron à sa place lorsque l'homme aux lunettes avait voulu s'attaquer à son petit-ami. Sentant la situation tournait au vinaigre, Mathieu avait voulu intervenir mais la demoiselle aux cheveux noirs et bleutés avait prit le Patron par le col de sa chemise et lui avait chuchoté quelque chose dans l'oreille puis s'en était défait, avait empoigné David par le bras et s'en était allée avec panache. Le Patron était resté comme deux ronds de flan puis avait haussé des épaules. Et Alexis l'avait vu, dans le regard de la jeune fille, une étincelle rougeâtre néfaste. Il ne lui avait pas attribué le rôle de Lilith pour rien.

Il ne se faisait pas de soucis pour son frère, même si les deux pouvaient se cacher un peu mieux que ça, avec leurs mains qui faisaient il ne voulait pas savoir quoi mais il en avait une vague idée sous la table, derrière le débat animé entre le Syndicaliste, la Féministe, la Fille, le Carniste et le Vegan.

… Ok, le Patron venait d'ôter l'espace d'une poignée de secondes ses lunettes pour lui adresser personnellement un clin d'œil alors que son frère essayait de contenir ses tremblements et gémissements, dans l'ombre du groupe et de son tortionnaire, couverts par la musique ambiante.

Kriss eut un petit rire en détournant le regard, les joues quelques peu rouges.

« C'est… » Il toussota pour marquer sa gêne.

« Ouais » approuva Links en buvant une petite gorgée de vin blanc, des images de ce qui se tramait à l'autre bout de la table s'imposant dans son esprit, le même rouge aux joues que son collègue.


Invisible.

Elle était invisible aux yeux de tous. Mais pour ce jour, le premier Novembre, elle pouvait se balader dans l'Autre Monde sans souffrir terriblement dans son corps désincarné qui lui rappelait qu'elle n'avait pas (plus) sa place ici. Quand elle tentait de voir ce qu'il s'y passait, la douleur était bien trop forte et son mental si flanchant alors la Fille disparaissait dans un silence, se diffusant dans les particules d'air, ne remarquant pas le regard du Hippie posé sur sa forme déchirée, hideuse mais resplendissant de malsain fantasmagorique.

Minuit passé, le mois d'Octobre soufflé sur le calendrier grégorien par le froid et onzième mois de Novembre, quelque chose se passa dans le salon d'un appartement parisien lambda.

C'était d'abord trouble. Si l'on posait son regard au centre de la pièce, on ne pouvait distinctement voir le fond sans que sa vision n'en soit déformée. Puis, une ombre se propagea sur le sol, une ombre appartenant à un être qui se construisait, à la lumière du réverbère à l'extérieur. Une ombre parmi la pénombre de l'appartement. La Fille se matérialisa dans un souffle silencieux. Elle portait sa perruque bonde à la coupe courte en dégradé étrange qui lui donnait un air sensuel et mystérieux si l'on occultait sa barbe qui lui rappelait ses propres origines. De son vivant, elle l'avait rasé une fois, s'était un peu maquillée, elle s'était trouvée belle. Le Patron aussi, qui ne l'avait pas reconnu. Même après l'avoir délicatement déshabillé, après ses vaines protestations, et qu'il l'ait reconnu, cela n'avait pas arrêté les ardeurs du pervers et il l'avait fait sienne. Même si elle avait apprécié (et plus que cela !) l'échange charnelle, ce fut la dernière fois que la Fille se rasa, la taillant à l'image de celles des autres et de son créateur. Son éternel t-shirt bleu moulant son buste et un jean, elle testa la souplesse de ses membres avant d'oser marcher sur le sol.

Elle ne marchait pas, elle errait, mais imiter les humains vivants lui faisait un bien fou !

Le Prof n'avait pas voulu la suivre. La Fille crut que l'orgueil du scientifique l'empêchait de faire un tour dans l'Autre Monde mais en quittant le Domaine, elle avait été certaine de voir un rapprochement suspect entre le Démon (qui consolait le petit Geek dans l'épisode quatre-vingt-quatre) et le Prof, rougissant des avances de l'être diabolique, bougrement entreprenant.

La Fille renifla de moquerie, un sourire en coin. Si ça pouvait décoincer l'autre taré !

Elle fit le tour de la pièce, noire, vide de présence et silenc-

Ah, non, le Patron avait encore ramené une prostituée, constata la Fille, grimaçant en entendant les gémissements provenant des chambres. Pourtant, Mathieu avait établi des règles là-dessus et il ne voulait plus la présence de filles de rue dans l'appartement.

« Mmh, gros… »

La Fille bloqua, reconnaissant la voix bourrue et le tic de langage… Il ne se faisant quand même pas le Hippie ?!

À la fois curieuse et désappointée, elle vogua vers l'aile des chambres. Elle se sentait rougir alors qu'aucun coeur ne battait dans son corps donc qu'aucun sang ne pouvait affluer dans ses joues, mais force était de constater qu'une chaleur se diffusait partout, s'ancrant surtout sur le visage. Elle ne faisait pas dans le voyeurisme auparavant mais voir le Patron, puissant et viril, se donner dans ce qu'il excellait le plus avait toujours été un fantasme, un plaisir coupable et de toute façon, on ne la jugerait pas, elle était morte et personne ne la voyait.

Elle traversa les murs, arriva dans la chambre de son homologue pervers, vide.

Non, les bruits venaient de la chambre du Hippie, juste à côté. Elle s'avança et entra comme une intruse dans la chambre du camé qui…

Oh.

.

Pour être surprise, elle l'était, et bien plus encore.

Deux hommes étaient nus, et les deux ne se ressemblaient pas du tout. Ce n'était pas le Patron, qui devait faire des infamies dans un coin non recommandables.

La Fille se demandait comme une citrouille aussi énorme avait pu rentrer dans la chambre, étant donné qu'elle bloquait l'accès au couloir, imposante et posée devant la porte.

Non, en fait, la Fille se disait qu'elle ne devait pas se poser de questions lorsque les deux Hippies, le sien et celui de l'émission Minute Papillon, étaient concernés. Mais elle n'aurait jamais cru les retrouver ainsi, dans cette position (et quelle position !), à faire ça, à moitié sur la citrouille et à moitié contre la porte.

De l'angle d'où elle se trouvait, la vision était particulièrement exquise et alléchante.

Son cerveau bloquait, coupant court à toutes réflexions parasites, lui intimant de mater sans vergogne, n'épargnant pas ses états d'âme pour autant.

Car c'était dérangeant de tomber sur ce genre de scène lorsqu'elle ne concernait pas le Patron !

Le Hippie de Minute Papillon, un peu plus grand que son comparse, avait bloqué le bassin de l'autre contre la citrouille, la verge luisante de son Hippie faisant des allées et venues sur la tranche profonde de la courge au même rythme de ce qu'il se passait derrière lui. Elle voyait déjà du liquide séminal perler le haut du gland et elle déglutit difficilement. Captivée par la scène, elle se fit observatrice assidue et se fondit dans le décor, laissant les deux acolytes les principaux protagonistes de la scène, en particulier celui qui se chargeait de faire émettre des gémissements absolument indécents dans cette bouche identique à celle de Mathieu Sommet.

S'enfonçant sans retenue dans les fesses, cambrées en arrière à cause de la présence de la citrouille, la personnalité de Kriss avait emprisonné avec force les poignées de son compagnon contre la porte, lui astreignant tout mouvement, et entrait par à-coups, avec vigueur et force dans cette étroitesse délicieusement chaude. Il ne put retenir le feulement de contentement en sentant les chairs se resserrer contre lui. C'était tellement bon qu'il amorça le premier mouvement, puis un second, puis un troisième et ainsi de suite, avide de sentir la texture si chaude glisser tout autour de son pénis. Il conservait une certaine retenue, exercice difficile tant ses instincts lui hurlaient de saisir les hanches avec ses deux mains et de s'enfoncer jusqu'à la garde et de recommencer jusqu'à la jouissance. Il gémit de frustration et le coup de sifflet vint de son partenaire, cet homme si tendre, lent et calme, au souffle de plus en plus erratique d'où s'échappaient des supplications de poursuivre plus vite, plus fort.

Ce qu'il fit. Il accélérait les mouvements en entendant les cris, les miaulements et les gémissements de son Hippie. Conscient qu'à ce rythme, il ne tiendrait pas longtemps, il ralentissait pour profiter plus longtemps des chairs qui compressaient sa verge palpitante.

Il s'arrêta, reprenant son souffle, reposant son torse contre le dos en sueur de son Hippie, lui-même bien éprouvé. Il embrassa chaque parcelle de peau qu'il avait à portée de bouche, sur une épaule, grignotant la nuque, léchant et mordant un lobe d'oreille, savourant encore les bruits si érotiques qui sortait de cette damnée bouche qu'il voulait embrasser.

« Gros… »

« … Mmh ? »

Malgré l'apostrophe rauque de son compagnon de came, il n'interrompit pas pour autant son activité, lâchant une sorte de borborygme contre la peau qu'il se concentrait durement à grignoter, montrant qu'il lui portait toute son attention, aussi mince et diffuse soit-elle en attendant de reprendre une activité plus physique et intense pour eux deux. Flûte, déjà qu'en temps normal, il avait du mal à conserver un focus constant alors si lui, lui demandait de lui répondre à sa prochaine question alors qu'il prenait sa douce et délicieuse peau aux saveurs exquises du cannabis entre ses lèvres, la faisant rouler délicatement entre ses dents, l'aspirant pleinement dans sa bouche, il n'était pas sortir d'affaire !

Par Saint Bob Marley, il suçait avec gourmandise sa sueur et les vapeur de sa peau lui donnait autant de bien que lorsqu'il se fumait un joint de canna, sa drogue bio préférée, la best de tous.

Sa drogue. Il était sa drogue.

Sous le coup de la révélation, il ondula avec une sensualité maladroite son bassin contre les douces fesses blanches du Hippie de SLG, aboutissant à un frisson et gémissement commun. Qu'il aimait être dur, enfoncé jusqu'à la garde en lui, sentant son poilu pubis s'aplatir contre cette partie rebondie du corps.

Se laissant guider par les étranges réflexions qui envahissaient sa tête, il ne savait pas s'il aimait se nourrir et sentir sa peau douce et rêche par endroit ou s'il préférait l'entendre gémir et couiner comme il le faisait là, tout contre lui, sous les assauts de sa bouche gourmande et de ses yeux qui dévoraient ce corps qu'il faisait sien. Ce corps que lui et ses mains connaissaient mais à chaque fois qu'ils le faisaient, que ce soit dans le van avec Capsule de Bière qui gardait l'entrée, dans une de leur chambre ou dans un endroit qui comportait de l'herbe violette, le soleil à l'envers qui se cachait pour voir en cachette la lune et des vaches qui monopolisaient le Top50 avec Plectrum en DJSwagOfLolness, il et elles avaient l'impression d'explorer un territoire inconnu. Un territoire vierge d'attouchements tant le corps réclamait les caresses que les mains prodiguaient, un thorax et un ventre qui bougeaient au rythme endiablé de la respiration de son pote lorsque sa bouche se prêtait au jeu. Parfois, un flashback d'une autre fois ou d'un rêve érotique comportant son complice lui rappelait que l'homme au bob se tortillait sous lui lorsqu'il attaquait ses côtes à coups de dents, sa damnée chute de reins, le pli de ses genoux, le creux de ses coudes et chaque flashback était accompagnée d'une vision tellement érotique et indécente qu'il sentait son bas-ventre s'enflammait soudainement, comme lorsqu'il embrassait une nouvelle cause écolo.

« Aaaaah, gros… »

Son Hippie amorça un mouvement en arrière de son bassin, provoquant un frottement divin entre leur peau. Il mordit férocement le cou, à l'image d'un vampire et grogna son contentement alors que l'autre cria de douleur. Profitant du cours émoi, il rassembla les deux poignets dans sa main droite, toujours collée à la porte, qui supportait les coups de butoirs. La main libre parcourut avec zèle le haut du corps fin, humide et rouge de morsures et de suçons. Il ne bougeait pas, savourant la cambrure de son camé, les frissons et tremblements dus à ses caresses, aux sons que produisaient cette bouche si tentatrices qui l'appelait, toujours.

Il dirigea sa main vers l'arête de son visage pour le tourner doucement vers lui. Il aimait ce qu'il voyait. Vierge de toute paire de lunettes, les yeux si claires de son Hippie étaient noir de désir, les pupilles dilatées comme jamais. Pourtant, quelque chose traversa le regard de son compagnon mais il y fit fi et l'embrassa, posant délicatement ses lèvres sur ses jumelles, un simple contact. L'autre était soudainement crispé alors il s'attela à glisser sa langue sur les lèvres sèches, à rechercher son homologue et à l'entrainer à jouer avec elle. Il étouffa le gémissement lorsqu'il reprit ses coups de rein tandis que sa main libre s'occupait de satisfaire l'érection délaissée et avide de palpations. Il l'embrassait toujours lorsqu'il accéléra la manoeuvre, lorsque sa main titilla le gland avant de glisser jusqu'à la base, traversant la toison et saisir les testicules pour les malaxer.

Il relâcha les lèvres, sentant une chaleur le prendre au bas-ventre, la jouissance parcourant chaque particule de son être. Il allait venir, ils allaient venir. Il écrasa douloureusement les poignets de son Hippie, qui n'en avait cure. La personnalité de Mathieu avait plaqué ses avants-bras contre la porte, cambrant à l'extrême son corps en avant, la tête rejetée en arrière, criant sans retenu à la morsure imprimée sur son trapèze tendu, à la masturbation qui excitait encore et encore son pénis, à ses lourdes bourses qui glissait contre la surface douce du cucurbitacé orange, à l'homme derrière lui qui frôlait, tapait et atteignait sa glande prostatique. Il pleurait, il sentait les larmes couler le long de ses joues, descendre dans son cou et se perdre sur son torse frémissant. Il sentait une paire d'yeux identiques aux siens dévorait la scène du regard. Il aimait recevoir et il aimait se faire voir, aussi malsain que l'était cette situation. Il ne voulait pas la regarder. Il osa pourtant tourner la tête, un tout petit peu, pour voir son regard fasciné, son air choqué et ravi à la fois. Elle semblait si heureuse et -oh !

C'était trop bon ! Oh oui ! Là ! Il le suppliait de lui donner plus ! C'était trop b… !

Aussi éprouvée qu'eux, la Fille s'adossa, sans remarquer qu'elle pouvait effectivement s'appuyer sur une surface dure sans la traverser, contre le mur alors que son Hippie se déversa sur la citrouille dans un râle de tout ce qu'il y avait de plus érotique tandis que son compagnon se crispa, se vidant très certainement en lui.

Ils reprenaient tous leurs souffles.

Le Hippie de Minute Papillon les emmena sur le lit, échangeant encore des doux baisers, après la rudesse de leur activité.

Au bout d'un moment, alors qu'ils somnolaient, le Hippie de SLG tourna la tête vers elle, échangeant un simple regard avec la Fille. Ils, elle et lui, n'avaient pas rêvé.

Elle se sentait rougir et voulut disparaître.

Lui sourit, heureux comme jamais de l'apparition d'une personne qu'il connaissait, amicale, familière. Sœur.


Plus tard dans la nuit, le Patron se promenait dans les rues. Après avoir fait sa petite affaire, il était parti se dégourdir les jambes, à tuer l'ennui qui commençait à pointer le bout de son nez, même si la vision de créateur en train d'amorcer un strip-tease le réjouissait le premier, surtout lorsque les deux autres youtubers louchaient sur la plastique de son créateur, totalement bourré, chantant et chantant du caramelldansen avec MrDada.

Une gamine déguisée en petit chaperon rouge s'avança vers lui, le sac à moitié remplis de bonbons. Un sourire malsain se dessina sur le visage du démon aux lunettes de soleil.

« Dis-moi gamine, commença-t-il avant qu'elle ne puisse en placer une, on ne t'a jamais dit de te méfier du grand méchant loup ? En particulier du mien ? »

Il désigna son bassin dans le mouvement, cigarette fumante à la bouche, l'air encore plus cynique que d'habitude. L'enfant eut une réaction la plus saine du monde : elle courut en sens inverse en hurlant, laissant tomber ses victuailles au sol.

Le Patron ramassa le sac en ricanant. Voilà qui allait faire plaisir au gosse.