Coucou à tous! Voici un nouveau chapitre! Pas de grosses actions, mais des conversations assez intéressantes (enfin, je l'espère!). J'espère que ce chapitre vous plaira! Merci à tous ceux qui me laissent des reviews ça me fait extrêmement plaisir! Merci aussi à tous les follow et favourites qui sont de plus en plus nombreux ;)
Dumbledore les emmena jusqu'au premier étage, et Harry fut impressionné par les immenses escaliers qui bougeaient tout seuls ! C'était encore mieux que les escalators moldus. Mais passé cet instant d'amusement, il sentit de nouveau l'anxiété le gagner lorsqu'ils entraient dans le bureau du professeur de métamorphose. Ce dernier leur fit signe de s'asseoir et s'installa lui-même sur un siège de l'autre côté du bureau.
- Je pense que vous savez pourquoi vous êtes ici ? Nous devons parler de ce qu'il s'est passé dans le train tout à l'heure.
- Pourquoi vous occupez-vous de ça, coupa Tom. On ne devrait pas être envoyé chez le directeur ?
- Le directeur est très occupé, répondit le vieux sorcier calmement, avec la rentrée il a énormément à faire.
- Nous sommes à Serpentard, continua Tom. Pourquoi ce n'est pas le directeur de notre maison qui s'en charge ?
Dumbledore soupira.
- Je suis venu vous chercher à l'orphelinat pour parler avec vous de Poudlard. Nous avons discuté un moment, je vous connais donc un peu il m'a donc semblé plus logique que ce soit moi qui m'occupe de vous, plutôt qu'un parfait inconnu. Quand les autres professeurs vous connaitront mieux, ce sera évidemment le professeur Slugorn qui s'occupera de vous, cela va de soi. Je dois également signaler qu'un élève de ma maison est concerné par ce qu'il s'est passé, et il est passé dans mon bureau juste avant vous. Il est donc intéressant pour moi, d'avoir les deux visions de ce qu'il s'est passé.
Tom resta silencieux quelques secondes, puis annonça :
- Il avait une bestiole dangereuse dans sa boîte… si je n'avais rien fait…
- Miss Fradley de Serdaigle vous est en effet reconnaissante de l'avoir libérée du doxy, et les professeurs sont d'accord de dire que votre acte peut être considéré comme héroïque puisqu'il a permis de mettre hors de danger cette jeune fille.
Dumbledore semblait crispé en disant cela, comme si c'était quelque chose de difficile à avouer.
- Cependant, même si cet acte partait d'un bon sentiment, il y a deux choses dont nous devons parler. La première, vient du fait que Mr Hagrid m'a révélé que la boîte contenant le doxy s'est ouverte, alors que vous vouliez lui prendre.
- Il n'avait pas le droit d'avoir une créature dangereuse à Poudlard, n'est-ce pas ?
- Evidemment, avoua Dumbledore. Et il sera puni pour cet acte, mais là n'est pas la question. Tu voulais empêcher que cette créature ne soit introduite dans le château, c'est très bien, mais tu pouvais venir en parler à un professeur ou à défaut à un préfet. Tu te souviens, je l'espère, de la conversation que nous avons eu à l'orphelinat à propos du vol à Poudlard.
- Je ne voulais pas lui voler ! s'indigna Tom. Puis il se tourna vers Harry, comme pour lui demander de valider ses propos. Harry se figea. Il ne savait pas quoi faire. Il était intimement persuadé que Tom avait bel et bien l'intention de voler la créature pour s'en resservir contre quelqu'un. Il n'avait pas envie de mentir, il savait qu'il le faisait très mal, mais en même temps il n'avait aucune envie de trahir son ami.
- Je…je suppose que Tom voulait simplement regarder. On a à peine entrevu la créature, on ne savait pas ce que c'était et si elle était vraiment dangereuse.
Tom acquiesça d'un signe de tête. Dumbledore ne trouva rien à répondre à ça.
- Bien, il y a également autre chose, de bien plus grave, dont je tenais à vous parler. Lorsque tu as débarrassé Miss Fradley du doxy, Tom, tu as utilisé un sortilège. Où l'as-tu appris ?
- Nulle part ! s'exclama Tom. Où voulez-vous que je l'aie appris ? Je n'ai jamais côtoyé d'autres sorciers.
- Ce sortilège fait partie des plus complexes qui existent, et la formule ne s'invente pas.
- Je n'ai pas utilisé de formule ! C'est comme ce dont vous m'aviez parlé, monsieur. Vous savez, les enfants qui ne contrôlent pas leur magie. Ils ne connaissent pas de formule, mais à certains moments, ils jettent des sorts sans le faire exprès.
-Je vois, murmura Dumbledore, pensif. Quoiqu'il en soit, Tom, il faut que tu saches une chose. La magie est régulée par un ministère et des lois. L'une d'entre elle concerne l'utilisation des sortilèges. Certains d'entre eux, au nombre de trois, sont classés dans une catégorie qu'on appelle « impardonnables ». Il est strictement interdit de lancer ces sortilèges, peu importe le contexte. Celui que tu as utilisé fait partie de ces trois-là, et il se nomme l'Avada Kedavra, le sortilège de la mort. J'espère que tu te rends compte que tu aurais pu causer la mort –accidentelle j'en suis certain- de Miss Fradley.
Tom semblait fasciné par ses paroles.
- J'en suis désolé. Quels sont les deux autres sortilèges impardonnables ? demanda-t-il, intéressé.
- Je ne vois pas l'utilité que tu le saches maintenant, rétorqua Dumbledore en fronçant les sourcils. Je suppose que tu ne connaissais pas la nature de ce sortilège, et encore moins la réglementation associée, mais désormais tu devras être très prudent car si tu venais à jeter une nouvelle fois un sortilège impardonnable tu aurais de gros problèmes avec la justice magique et alors je ne pourrai rien pour toi, c'est compris ?
Tom hocha la tête mais ajouta :
- Professeur, comment puis-je savoir si les sortilèges que je lance sont autorisés ou pas, si vous ne me dites pas quels sont les deux autres « impardonnables » ? Je pourrais en lancer un sans le savoir.
- Eh bien, quand on voit la nature de ces sortilèges, il va de soi qu'ils ne sont pas très conformes à la morale, mais il semblerait que pour toi cela ne soit pas aussi évident… L'un d'eux permet de prendre le contrôle de n'importe qui, le second crée une douleur atroce. Mais je pense que tu n'avais aucun intention de réaliser une de ces deux actions sur qui que ce soit.
-Evidemment, confirma Tom avec un petit sourire.
-Très bien, dans ce cas, tu peux attendre dehors. J'ai encore quelques mots à dire à Harry.
Ce dernier fut étonné. Qu'avait-il fait pour que le professeur veuille lui parler ? Tom adressa un signe de tête au professeur, se leva et sortit du bureau. Dumbledore agita sa baguette et annonça :
- Sortilège d'insonorisation. Au moins nous serons à l'abri des oreilles indiscrètes.
Il marqua une pause.
- Je suis heureux de voir que tu as bien reçu ton billet de train à temps et qu'aucun problème administratif n'a entravé ton entrée à Poudlard. Maintenant, Harry, j'aimerais que nous discutions un peu.
Comme tu le sais, ta magie n'avait pas été détectée par le ministère d'où le fait que tu n'aies pas été d'office inscrit à Poudlard. J'ai fait de plus amples recherches, et ai notamment commencé par questionner Mrs Cole. Elle m'a avoué que tu n'étais à l'orphelinat que depuis quelques semaines. Où étais-tu avant ?
Harry déglutit difficilement. Il sentait que la conversation tournait mal pour lui.
- Chez mon oncle et ma tante.
- Comment t'es-tu retrouvé à l'orphelinat ?
- Ils ne voulaient plus de moi.
- D'après ce que j'ai entendu, ce ne sont pas eux qui t'ont amené à l'orphelinat, non ? Tu es arrivé seul.
Harry ne sut pas quoi répondre.
- S'ils t'ont laissé à la rue, cela peut être très fortement punissable par la loi, qu'elle soit moldue ou sorcière.
- Franchement, avoua Harry, je m'en fiche. Je ne voulais plus vivre avec eux, c'est moi qui suis parti. Laissez-les tranquille, je ne veux juste plus entendre parler d'eux. Je retournerai à l'orphelinat l'été, ce sera très bien.
- C'est comme tu veux, Harry. Mais cependant, je suis perplexe…le nom « Potter » est très connu dans le monde des sorciers. Une famille très ancienne…
- Si je suis certain d'une chose, affirma Harry, c'est que mon oncle et ma tante sont des moldus. Ils ne supportaient même pas que la magie soit évoquée.
- Etrange, remarqua Dumbledore, les moldus sont en général intéressés voire fascinés lorsqu'ils entendent parler de magie.
- Pas eux.
- En tout cas, j'ai étudié attentivement l'arbre généalogique des Potter, mais je n'ai trouvé aucune trace de ton existence. Que sais-tu de tes parents, Harry ?
- Pas grand-chose, avoua ce dernier. Mon oncle et ma tante ne voulaient pas parler d'eux, comme s'ils avaient…déshonoré notre famille. Ils s'appelaient Lily et James, c'est tout ce que je sais.
- Mmh…je n'ai trouvé aucun de ces deux noms dans la généalogie…
- Monsieur, il est possible que ça ne soient pas des sorciers, non ? Ils étaient peut-être des moldus qui avaient le même nom de famille ? Je n'arrive pas à imaginer que la sœur de ma tante soit…une sorcière, même si c'est ma mère.
Au fond de lui, Harry était persuadé du contraire. Il se plaisait à croire qu'il descendait d'une grande famille de sorciers, et la version « moldue » lui paraissait moins plausible. Mais en même temps, si Dumbledore se rendait compte qu'il n'avait aucun lien de parenté logique avec les Potter actuellement en vie, il ferait des recherches plus approfondies et finirait peut-être par découvrir la vérité. Si Dumbledore pensait que la famille entière d'Harry était moldue, il partirait sur une fausse piste, du moins Harry l'espérait.
- C'est possible, Harry, dit simplement le vieil homme mais Harry sut qu'il n'avait pas réussi à le convaincre. Avant de vous raccompagner au dortoir, ajouta-t-il, j'aimerais te parler d'autre chose.
Harry le regarda, un peu étonné du ton que prenait l'homme. Il paraissait soucieux.
- Tom est ton ami, et c'est une bonne chose pour vous d'arriver à deux à Poudlard, cela vous aidera certainement à vous intégrer. Mais ce garçon, contrairement à toi, a passé de nombreuses années à l'orphelinat, et je pense pouvoir dire qu'il l'a assez mal vécu. Il ne s'en rend peut-être pas encore compte, mais avant même d'avoir commencé ses études, il montre un penchant pour la magie noire. Mrs Cole m'a raconté les évènements étranges qui se produisaient à l'orphelinat. Il n'y a aucun doute que Tom est à l'origine de chacun d'entre eux. Il a également lancé tout naturellement un sortilège mortel dans le train, ce qui aurait pu conduire à la mort de votre camarade de Serdaigle. J'espère de tout cœur que son entrée dans le monde de la magie lui permettra de trouver sa place et de revenir dans le droit chemin, mais je dois te mettre en garde Harry. Méfie-toi de lui.
- A l'orphelinat, j'essayais de lui dire d'arrêter. Mais il ne craint pas l'autorité. Il ne se fait jamais prendre.
- Je vois. Continue de tenter de le raisonner. Tu es son ami, peut-être finira-t-il par t'écouter.
-Vous avez peur que je devienne comme lui, professeur, demanda Harry.
Ce dernier resta abasourdi pendant quelque secondes.
- Non. Tu dois faire attention évidemment, certaines personnes sont plus influençables que d'autres. Mais je pense que tu n'es pas comme lui.
- Pourtant, on se ressemble beaucoup, rappela Harry. On nous l'a déjà dit.
Il lut sur le visage de Dumbledore que ce dernier avait pensé la même chose.
- On se ressemble physiquement, mais pas seulement. On a une baguette qui a une plume du même Phénix. Le vendeur a dit que c'était exceptionnel, qu'il y avait un lien entre nous.
Le professeur se raidit soudain, et demanda brusquement :
- Je peux voir ta baguette ?
Harry la sortit timidement de sa poche et la posa sur le bureau. Le vieil homme la regarda et une grande surprise s'étala sur son visage, comme s'il voyait une baguette magique pour la première fois. Cependant, il ne fit aucun commentaire et rendit la baguette à son propriétaire.
- Et puis, ajouta Harry, on est dans la même maison en plus. Mais j'imagine que ça, c'est parce qu'on parle aux serpents.
Cette fois-ci, Dumbledore sursauta carrément sur sa chaise.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Que…que Tom et moi pouvions parler aux serpents.
Il se rendit compte qu'il avait peut-être fait une gaffe.
- Comme… nous avons tous les deux été envoyés à Serpentards, j'ai pensé que c'était peut-être une qualité requise pour entrer dans cette maison.
- Détrompe-toi, Harry. La plupart des élèves de cette maison en sont incapables. C'est même un don très rare. L'un des plus connus en étant capable est Salazar Serpentard lui-même, il y a donc un lien avec la maison dans laquelle vous avez été envoyés, c'est évident. Depuis, aucun document officiel mentionne l'existence d'un tel don chez un sorcier –même s'il y en a certainement eu- c'est donc assez étonnant que vous soyez deux à détenir cette faculté. Mais je préfère te mettre en garde –et tu pourras également le dire à Tom. Ce qu'on appelle le Fourchelang est très peu connu de par sa rareté et est souvent associé à la magie noire. Il faudrait donc mieux éviter d'en parler, que ce soit devant les autres élèves ou les professeurs. Cela vous évitera certainement à tous les deux des regards en coin, et ça évitera de semer la panique chez les autres élèves inutilement.
Harry hocha la tête et Dumbledore lui adressa un sourire forcé.
- Allons rejoindre Tom, je vais vous raccompagner au dortoir.
Le lendemain matin, Harry songea qu'il avait énormément de chance d'être encore dans le château. Dumbledore n'était pas passé loin de découvrir que quelque chose clochait par rapport à son passé. Il prit dans sa main le pendentif en forme de sablier et s'assura bien que ce dernier était totalement dissimulé sous son tee-shirt.
Lorsqu'il enleva la grosse couette verte qui le recouvrait, il se sentit frissonner. Quelle idée de mettre la salle commune dans ces cachots glacés ? Il sortit du dortoir et se retrouva dans une pièce faiblement éclairée par une lumière verdâtre. Il comprit qu'ils devaient se trouver en dessous du lac et il se sentit nauséeux à l'idée d'avoir tant de litres d'eau au-dessus de la tête. Tom était déjà levé et était assis dans un fauteuil, fixant le feu. Il ne posa pas de questions à Harry sur sa conversation avec Dumbledore, et ils descendirent en silence prendre leur petit déjeuner.
Leurs emplois du temps leur furent distribués, et ils constatèrent qu'ils commençaient par le cours de potions et que celui-ci avait lieu dans les cachots. Harry fut déçu, il aurait bien aimé découvrir d'autres parties du château. Il dut donc se résoudre à redescendre dans les profondeurs de Poudlard.
Lorsqu'ils entrèrent dans la salle de potions, Harry fut surpris par le mélange d'odeurs qui attaqua son odorat. Certaines ne lui rappelaient rien de connu. Il fut également étonné par le nombre impressionnant de bocaux contenant diverses substances, en général peu ragoûtantes. Le professeur Slugorn les accueillit avec un grand sourire. Il était vêtu de d'une veste de velours, et pour son âge était déjà relativement bedonnant.
- Allez allez ! Asseyez-vous ! Mettez-vous par deux, près d'un chaudron. Dépêchez-vous les retardataires ! lança-t-il d'un ton joyeux.
Le cours fut très théorique au début, et Harry trouva le temps long. Ils commencèrent à concocter la potion seulement vingt minutes avant la fin. Celle d'Harry n'avait pas pris la teinte verte qu'elle aurait dû avoir, et celui-ci se sentait frustré, il pensait que ce cours serait plus amusant. Celle de Tom était mieux réussie, mais Harry n'osa pas lui demander comment il avait fait. Son ami tenait toujours à garder une part de mystère autour de lui. En revanche, le professeur Slugorn rendait son cours relativement intéressant, et il ne cessait de s'extasier, même si presque toutes les potions étaient ratées. Au moins, les professeurs sorciers étaient moins exigeants et sévères que les professeurs moldus.
Mais cette première impression fut vite détruite. Les autres professeurs n'hésitaient pas à dire lorsque le travail fourni par les étudiants était médiocre. Dumbledore, même s'il était gentil, faisait également partie de ceux-là. Il était strict, mais juste. Cependant, ce qui marqua le plus Harry, pendant le cours de métamorphose, fut la tension qui existait entre le professeur et son ami. Le premier semblait surveiller intensément son élève comme s'il allait sauter d'un seul coup sur ses camarades pour les torturer, tandis que le second lançait des regards foudroyants à l'adulte. A peine un jour, et ces deux-là se détestaient déjà.
Le second jour, ils assistèrent à un cours que tous les élèves attendaient impatiemment : le cours de balai volant. Seul Tom ne semblait pas surexcité à cette idée, mais le contraire l'aurait étonné. Harry trouva ce cours merveilleux, le seul depuis son arrivée qui lui ait vraiment fait réaliser qu'il était dans une école de magie. Ils n'avaient volé qu'à quelques mètres du sol pendant un temps très court, mais Harry avait trouvé la sensation merveilleuse. Tom avait, comme à son habitude, réussi avec une facilité déconcertante l'exercice, mais n'avait pas semblé en tirer le moindre amusement. Cela avait déconcerté autant les autres élèves que la prof, évidemment.
Malgré le comportement étrange de Tom, la plupart des professeurs étaient très satisfaits de ses capacités et de son travail. Ce fut une semaine après la rentrée, que le professeur Slugorn vint voir Tom à la fin du cours.
- Ah Tom ! Je voulais vous dire, j'ai lu votre devoir, et je suis incroyablement surpris par sa qualité. Vous avez un don indéniable pour les potions, c'est certain ! Dites-moi, faites-vous quelque chose ce soir ? J'organise une soirée privée, il n'y aura que les membres du club de Slug, mais je serais honoré de votre présence.
- D'accord professeur, j'essaierai de venir.
- Parfait, Mr Jedusor ! Parfait ! Bon allez-y, je ne voudrais pas vous mettre en retard pour votre prochain cours.
Harry fut assez stupéfait de la façon dont le professeur Slugorn l'avait ignoré, alors qu'il était juste à côté de Tom. Non pas qu'il aurait été à l'aise d'aller à une soirée, jamais il n'avait fait ça de sa vie…mais tout de même, il avait eu l'impression de ne même pas exister. Tout cela parce que son devoir de potion était probablement de moins bonne qualité que celui de Tom.
- Qu'est-ce que c'est, le club de Slug ? questionna Harry.
- Un club formé par le professeur Slugorn. J'ai entendu des septièmes années en parler.
- Comment sont choisis ses membres ?
Tom haussa les épaules.
- J'imagine que Slugorn a des coups de cœur pour certains de ces élèves.
- Ca n'a pas mis longtemps pour toi, fit remarquer Harry.
Ils entrèrent dans la salle commune et se laissèrent tomber chacun sur un fauteuil vert émeraude. Tom sortit un énorme livre de son sac.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry.
- Un livre.
- Merci, je n'avais pas remarqué. Et plus sérieusement ?
- Tu poses beaucoup de questions. Trop.
Il y eut un moment de silence, puis Tom reprit :
- J'ai découvert quels sont les deux autres sortilèges impardonnables dont Dumbledore nous a parlé. Ils s'appellent le Doloris et l'Imperium.
- Tu as trouvé ça dans ce livre ? Où l'as-tu trouvé ?
Tom hocha la tête.
- A la bibliothèque.
- Quoi ? Il y a des livres qui parlent de…ce genre de magie dans la bibliothèque de Poudlard ?
- Dans la réserve, oui.
Harry renonça à lui demander comment il avait pu y avoir accès.
- C'est ce que Dumbledore avait dit. Le Doloris permet de créer une douleur très intense, sur chaque partie du corps en même temps, tu te rends compte ? Et l'Imperium, il permet de prendre le contrôle de qui l'on veut.
Tom paraissait surexcité par cette idée, et Harry trouva de nouveau son ami terrifiant.
- Et alors ? demanda-t-il. De toute façon, on ne peut pas les utiliser non ?
- Je sais bien, avoua Tom en roulant des yeux. Mais on peut rêver, non ? Imagine, on pourrait jeter l'Imperium sur nos professeurs pour qu'ils arrêtent de nous donner tant de travail.
- Vu comme ça, s'esclaffa Harry, ça parait tout de suite plus intéressant.
Le soir-même, lorsque Tom annonça à Harry qu'il partait à la soirée de Slugorn, ce dernier fut pris d'un grand sentiment de solitude. Il réalisa que Tom et lui étaient tout le temps ensemble et n'avaient jamais tenté de s'intégrer avec les autres enfants. C'était déjà le cas à l'orphelinat, mais là-bas c'était différent, ils n'étaient pas comme eux, ils étaient des sorciers alors que les autres étaient des moldus. Ici c'était différent, les autres élèves de Poudlard étaient censés être comme eux.
Mais au fond, Harry savait que ce n'était pas le cas. Il n'avait pas voulu se l'avouer jusqu'à maintenant, mais il devait se rendre à l'évidence : Tom et lui n'étaient pas comme les autres sorciers. Mais ça n'avait aucun sens...lorsqu'il avait appris qu'il était un sorcier, il avait pensé que ça expliquait toute sa différence, mais visiblement ce n'était pas que ça. Qu'est-ce que Tom et lui avaient de plus –ou de moins que les autres ?
