Coucou tout le monde! Nouveau chapitre disponible! Désolée, il a mis longtemps à arriver, mais je suis en stage et je ne trouve plus le temps pour publier mes chapitres, et encore moins pour écrire! (mais je vous rassure, j'ai quelques chapitres d'avance^^). J'espère que ça vous plaira, il y a pas mal d'action dans ce chapitre et l'histoire prend une tournure totalement différente ;). N'hésitez pas à laisser des reviews ;) Bon week-end!
Le soleil s'était déjà couché depuis longtemps quand Harry finit enfin son devoir de sortilège. Il leva les yeux et remarqua que la salle commune s'était presque totalement vidée. Quant à Tom, il n'était toujours pas revenu de la soirée.
- Je n'arrive pas à le retrouver ! J'étais sure qu'il était dans mon sac !
- Calme-toi Olive ! A quoi il ressemble ?
- A un scrutoscope ! A quoi veux-tu qu'il ressemble ?
- Eh attends ! Je crois que j'en ai vu un cet après-midi…c'était cette fille de Serdaigle qui l'avait.
- Laquelle ? s'écria Olive.
- Tu sais, la petite avec les lunettes.
- Quoi ? Mimi ? Cette saloperie de sang-de-bourbe ? Elle va voir !
Elle sortit à la volée de la salle commune, et ignora son amie qui l'appelait et lui rappelait que c'était bientôt l'heure du couvre-feu. Harry resta perplexe. Cette fille en avait insulté une autre de « sang de je ne sais pas trop quoi ». Que voulait dire cette insulte ? En tout cas, Olive avait vraiment l'air en colère. Harry était inquiet, et si cela tournait mal ? Il posa sa plume, referma son livre de sortilège, et sortit à son tour de la salle commune.
Il eut peur, pendant quelques instants, de ne pas la retrouver, puisqu'il n'avait pas vu quelle direction elle avait pris. Mais il entendit des cris hystériques et n'eut qu'à les suivre. Il arriva dans un couloir où il trouva Olive en face d'une jeune serdaigle qui paraissait terrorisée.
- Je ne savais pas qu'il était à toi ! Je te le jure !
- Je m'en contrefiche ! cracha Olive. Je ne veux pas des excuses d'une sale sang-de-bourbe, en plus tu as vu ta tronche franchement ? Et tes lunettes sont ridicules !
-Hum, hum, tu as un problème avec les lunettes ? demanda Harry.
Les deux filles se retournèrent, surprises. Elles ne l'avaient pas entendu arriver.
- Rends-lui, Mimi, ajouta-t-il. Et arrêtez de vous chamailler.
Mimi tendit donc la main dans laquelle elle tenait le scrutoscope, mais soudain, celui-ci se mit à tourner à toute vitesse. Tout se passa en une fraction de seconde, Mimi referma sa main sur l'objet, et de l'autre attrapa sa baguette. Une seconde plus tard, Olive était tombée par terre.
- Aidez-moi ! Je peux plus bouger les jambes ! Qu'est-ce que tu m'as fait espèce de sale garce ?
- Je ne sais pas, s'excusa Mimi. Je ne l'ai pas fait exprès…c'était comme si je pouvais plus…me contrôler.
- ENLEVE MOI CA TOUT DE S…
Mimi avait de nouveau pointé sa baguette vers l'autre fille et cette dernière semblait désormais incapable d'émettre le moindre son. Harry entendit une voix familière crier à l'autre bout du couloir. Une seconde plus tard, Tom arriva, suivi du professeur Slugorn.
Ce dernier lança un sortilège sur Olive, et elle fut libérée des deux précédents maléfices.
- Que s'est-il passé, mesdemoiselles ?
- C'est elle ! souffla Olive. Elle m'a attaquée !
- C'est pas vrai ! Je voulais pas faire ça, j'ai pas fait exprès !
- Calmez-vous, s'il vous plait ! Miss Warren, je vais vous envoyer vers votre directeur de maison, d'accord ? Miss Hornby vous allez venir me raconter ce qu'il s'est passé. Potter, vous étiez là aussi ? Vous pouvez venir également. Tom merci de m'avoir…
Mais à ce moment-là, le professeur Dumbledore apparut au bout du couloir.
- Que s'est-il passé ici ?
- Oh ne vous inquiétez pas professeur, deux élèves se sont battues mais j'ai géré la situation ! Heureusement que Mr Jedusor est venu me prévenir.
- Mmh…murmura Dumbledore d'un ton suspicieux. Mr Jedusor, pourriez-vous passer dans mon bureau, s'il vous plait ?
- Pourquoi ? Je n'ai rien fait !
- Je voudrais juste que nous en discutions. Si tu es réellement innocent, je ne vois pas ce qui t'effraie autant.
- Vous n'êtes pas mon directeur de maison ! C'est au professeur Slugorn de s'occuper de moi.
Ce dernier s'esclaffa.
- Eh bien, Mr Jedusor vous ne manquez pas d'air ! Mais vous devez avouer, Albus, qu'il marque un point. Ne vous inquiétez pas, je me charge de lui.
Tout le monde sauf Dumbledore partit donc en direction du bureau de Slugorn. Quand ils arrivèrent à destination, Slugorn se tourna vers Tom.
- Avez-vous une idée de la raison pourquoi Dumbledore vous croit coupable de quelque chose ?
Tom haussa les épaules.
- Pas la moindre, professeur.
- Très bien, attendez-moi ici. Le témoignage de Potter et Hornby suffiront, vous n'avez vu qu'une partie ce qu'il s'est passé de toute façon.
Harry et Olive racontèrent donc chacun leur version des faits. Cette dernière s'énerva un peu lorsqu'Harry avoua qu'elle avait agressé Mimi. Mais au final, elle ne reçut que trois jours de retenue, et Harry songea que Mimi allait avoir une punition bien pire vu qu'elle avait lancé deux sortilèges.
Lorsqu'Harry sortit du bureau, Tom était toujours là. Après s'être assuré que tout le monde était bien parti, il lui demanda :
- C'était toi, n'est-ce pas ?
- De quoi tu parles ?
- Ne fais pas l'idiot Tom ! Mimi a dit qu'elle ne contrôlait plus ce qu'elle faisait.
Tom resta silencieux.
- Tu es resté caché et lui as lancé l'Imperium, n'est-ce pas ? Tom répond moi, s'il-te-plait !
- Et si je te dis oui, qu'est-ce que tu vas faire hein ?
- Tom ! Pourquoi tu as fait ça ? Tu savais que c'était interdit ! Que c'était…mal.
- Je ne vois pas en quoi ça te concerne, c'est mon problème.
- Je ne comprends pas, Tom. A l'orphelinat tu te sentais différent des autres, et tu te défendais d'eux…mais là, on est tous des sorciers, tu n'as plus besoin de faire ça !
- Ils ne sont pas tous comme nous ! Tu l'as remarqué toi aussi, ne le nie pas. Ils sont plus ou moins puissants mais certains sont faibles, aussi faibles que ces sales moldus de l'orphelinat ! Cette Mimi, elle est ridicule, elle passe son temps à chouiner et n'est même pas capable de lancer un sort correctement. Je suis sure que c'est parce qu'elle est née de sang-moldu, on ne devrait pas laisser une place aux gens comme elle, ici.
- C'est une née-moldue ? Oh ! C'était ça l'insulte qu'Olive lui a lancée tout à l'heure !
- En fait je pense que ma mère était sorcière aussi, comme mon père, sinon je serais aussi nul que ces nés-moldus, ou pas loin.
- S'ils ont été acceptés, c'est qu'ils ont la capacité d'apprendre la magie, fit remarquer Harry.
- Serpentard n'était pas de cet avis.
-Serpentard ?
-Oui, le grand Salazar. Il voulait virer toute cette racaille de Poudlard, mais les autres fondateurs n'ont pas voulu.
- Et du coup, tu espères faire partir tous les nés-moldus en leur jetant des sortilèges impardonnables ?
- Et pourquoi pas ?
- Tom, je suis ton ami mais là tu exagères ! J'ai toujours cru que tu ne te rendais pas compte de ce que tu faisais, mais là tu as utilisé un des trois pires sortilèges existants en pleine connaissance de cause et tu parles de recommencer! Je ne peux pas te laisser faire ça !
- Et qu'est-ce que tu vas faire ? M'attaquer ?
- Non, je vais aller voir Dumbledore.
Il esquissa un pas mais Tom l'attrapa par la manche de sa robe de sorcier.
- Je t'interdis de faire ça.
- Je n'ai pas besoin de ton autorisation, Tom.
Il se dégagea brutalement et attrapa la baguette dans sa poche. Un éclair lumineux se dirigeait déjà vers lui mais il eut le temps de lancer un expelliarmus –le sortilège de désarmement qu'ils avaient commencé à voir en défense contre les forces du mal. Mais lorsque les deux sortilèges se rencontrèrent, ils ne ricochèrent pas comme Harry l'avait espéré. Ils semblèrent fusionner en un seul rayon doré qui reliait les deux baguettes, et Harry sentit la sienne vibrer très fortement dans sa main. D'autres fils de lumières vinrent s'entrelacer autour d'eux, formant un dôme. Le long du rayon qui reliait les deux baguettes apparurent des perles dorées, qui se déplaçaient d'un côté ou de l'autre. Harry remarqua que plus les perles s'approchaient de sa baguette plus elle tremblait et devenait brulante. Il s'efforça alors à les repousser vers Tom. Il réussit à les faire changer de direction. Pour une fois, il réussissait quelque chose mieux que Tom. Harry vit un éclair de fureur dans le regard de son ami et tout à coup il sentit une vive douleur au niveau de sa cicatrice.
Il hurla et tomba à genoux, tandis que le lien se brisait. Sa vue se brouillait, la douleur semblait l'emporter loin, très loin…et en même temps si près. Il sentait encore la présence de Tom devant lui, mais il sentait également sa colère, une colère si vive, si féroce, qu'il n'en avait jamais ressentie. Pourquoi la ressentait-il lui aussi ? Il n'était pas en colère, il avait juste envie de pleurer tellement il avait mal, alors pourquoi ce sentiment ne pouvait pas le quitter ?
Puis ce fut comme si la foudre le frappait. Ce ne fut plus seulement sa cicatrice mais chaque parcelle de son corps qui devenait douloureuse. Il devait faire quelque chose, sinon il allait devenir fou. Mais il ne pourrait pas bouger, tant que cette colère, qui semblait provenir de sa cicatrice, serait présente. Il ne se sentait même plus lui-même, alors comment pourrait-il bouger son corps ? Il se concentra de toutes ses forces, et soudain ce fut comme si tout ce qui l'assaillait quelques secondes avant avait disparu. Il entendit Tom hurler et l'effet du Doloris s'arrêta également. Harry reprit ses esprits, et vit Tom qui était tombé sur le sol. Harry profita de cette opportunité, et après s'être relevé en chancelant, s'enfuit aussi vite qu'il put.
Il n'entendit pas Tom le poursuivre, mais il fut tout de même soulagé de croiser rapidement la personne qu'il cherchait : le professeur Dumbledore.
- Harry ! Que t'arrive-t-il ? Tu trembles comme une feuille !
- P…professeur… c'est Tom. Il m'a attaqué !
- Quoi ? Tu n'es pas blessé ?
Harry fit non de la tête.
- Monsieur…c'est lui qui a forcé Mimi à attaquer Olive. Il lui a jeté l'Imperium.
- Oh mais oui bien sûr ! J'aurais dû y penser. Merci Harry de m'avoir prévenu. Maintenant Tom ne pourra plus jouer l'innocent très longtemps. Allons le chercher.
Ils trouvèrent Tom dans un couloir un peu plus loin, et lorsqu'il vit Harry il lui cracha :
- Tu es allé rapporter à papa Dumbledore, finalement. Espèce de lâche.
- Tom, je pense que nous devrions aller dans mon bureau.
- Non ! Je vous ai déjà dit, c'est le professeur Slugorn qui…
- …décidera de ta punition, oui. Mais en tant que professeur j'ai tout à fait le droit de te convoquer dans mon bureau.
Tom grommela mais finit par obtempérer. Dumbledore les amena jusqu'à son bureau et leur fit signe de s'asseoir.
- Mr Jedusor, il semblerait que malgré mes avertissements, vous ayez lancé un sortilège impardonnable à deux reprises ce soir.
- Ce n'est pas vrai ! Potter ne vous a raconté que des mensonges !
- La parole d'Harry n'est en effet pas suffisante. Donne-moi ta baguette, Tom.
- Vous n'avez pas le droit !
- Je ne veux pas te la confisquer. Seul le ministère possède ce droit. Je veux juste l'examiner.
Tom sortit la baguette en bois d'if de sa poche et la posa nerveusement sur le bureau. Dumbledore la prit délicatement entre ses doigts, et la fit tourner pour l'observer quelques instants. Puis il la dirigea vers le plafond et murmura :
- Priori Incatatem.
Des filaments colorés sortirent de la baguette et formèrent des motifs étranges qui n'avaient aucun sens pour Harry. Dumbledore en revanche, sembla satisfait.
- Eh bien, je crois que nous avons la preuve que Mr Potter n'a pas menti.
- Quoi ? s'exclama Tom. Je n'ai vu aucune preuve ! Qu'avez-vous fait ?
- Priori Incatatem, le sortilège qui révèle les derniers sorts lancés par une baguette. Les vôtres ne sont autres que le Doloris et l'Impero. Je pense qu'il est inutile de mentir plus longtemps, Mr Jedusor.
Harry sentait la tension monter. Avec autant de preuves contre lui, Tom risquait d'être bel et bien renvoyé cette fois. Ce dernier, pour la première fois, ne semblait rien avoir à répondre.
- Je vais appeler le professeur Slugorn et lui apprendre ce qu'il s'est passé. Ensuite il décidera de votre sanction.
Quelques minutes plus tard, Slugorn arriva effectivement dans le bureau, tout essoufflé.
- Albus ! Que se passe-t-il encore ? Tom, Harry ? Que faites-vous là ?
Dumbledore se lança alors dans le récit de ce qu'il s'était passé : depuis la vérité sur le comportement de Mimi jusqu'au duel entre Harry et Tom. Il mentionna évidemment l'utilisation des deux sortilèges impardonnables.
Slugorn semblait à deux doigts de défaillir et s'assit sur une des chaises qui émit un craquement sonore, en s'épongeant le front avec un mouchoir.
- Albus, ce n'est pas croyable ! Une histoire pareille…
- J'ai bien peur que tout ceci soit vrai, Horace.
- Tom, je n'arrive pas à croire cela de vous. Vous êtes si brillant, pourquoi ?
- La question, Horace, est surtout de savoir ce que vous allez décider pour Tom.
- Moi ? Je…
- Vous êtes son directeur de maison, rappelez-vous. C'est donc à vous que revient cette décision.
- Oui, oui bien sûr mais…ne devrions-nous pas demander son avis au directeur lui-même ?
Slugorn ne semblait vraiment pas prêt à prendre une telle décision. Il n'avait visiblement jamais eu le devoir d'exclure un élève de Poudlard.
- Evidemment, il nous faudra son approbation, si vous prenez cette décision. Mais si vous voulez un autre avis professoral, je pense que nous devrions laisser une chance à Tom.
Un silence lourd s'installa dans le bureau. Harry n'en croyait pas ses oreilles. Est-ce que Dumbledore venait de défendre Tom ? C'était surement la chose la plus improbable qu'il soit arrivé lors de cette soirée. Même l'intéressé semblait surpris.
- Oh… souffla Slugorn, une expression de soulagement apparaissant sur son visage, oui oui je suis totalement d'accord avec vous, Albus. Une chance… toujours une seconde chance. Les erreurs de jeunesse ne devraient pas avoir autant de conséquences…
- Merci Horace. Ah et si vous êtes d'accord, je pense qu'il n'est pas nécessaire de prévenir le professeur Dippet de ce qu'il s'est passé ce soir.
- Bien entendu Albus, bien entendu ! Harry, Tom, venez avec moi je vais vous raccompagner à votre salle commune.
- Si ça ne vous dérange pas, Horace, j'aimerais garder Harry quelques instants de plus. Je le raccompagnerai moi-même.
- Comme vous voulez Albus ! Bonne soirée.
Lorsque Slugorn et Tom eurent quitté le bureau, Albus se tourna vers Harry.
- Est-ce que tout va bien ?
- Oui, bien sûr professeur, pourquoi ?
- Tu as subi un sortilège Doloris ce soir, ce n'est pas anodin.
- Oh ! Oui, ça fait mal sur le moment, mais après ça disparait.
- Je ne parlais pas de ça, Harry. Certains gardent des séquelles à vie à cause de ce sortilège. Certains sont même devenus fous.
Harry se souvint qu'il avait ressenti cette sensation lorsqu'il avait été victime du sortilège. Heureusement il avait réussi à briser le sort à temps.
- Ca va, merci professeur.
- Bon…tant mieux. J'imagine que tu te demandes pourquoi j'ai empêché le renvoi de Tom.
Harry hocha la tête.
- Je te dois des explications, c'est évident. Vois-tu j'aurais pu simplement renvoyer Tom de Poudlard et ainsi écarter un réel danger de tous les étudiants. Mais malheureusement, Tom reste un sorcier, et il a l'obligation d'être scolarisé dans une école de magie. On ne peut laisser un enfant sans lui apprendre à canaliser sa magie, encore moins dans le cas de Tom. Il serait donc allé à une autre école de magie, peut-être à l'étranger, à Beauxbâtons ou Durmstrang par exemple. Mais je pense que tu as remarqué Harry, à quel point Tom est…charismatique. Je veux dire par là, qu'à peine quelques semaines passées ici, il s'est déjà attiré les faveurs de presque tous les professeurs. Et il est indéniablement doué pour ne pas se faire prendre, je n'y serais d'ailleurs jamais arrivé sans toi ce soir. Bref, s'il était allé dans une autre école, il aurait continué le même petit manège qu'ici, et tous les professeurs seraient tombés dans le panneau. Au moins ici, je peux le surveiller. Je suis visiblement la seule personne qui sait ce qu'il est vraiment et de quoi il est capable. C'est pourquoi je veux absolument garder un œil sur lui.
- Oui, je comprends professeur.
- Je sais que je te mets dans une situation compliquée en gardant Tom à Poudlard. Après ce qu'il s'est passé ce soir et le fait que tu l'aies dénoncé, j'imagine qu'il va t'en vouloir.
- Oui probablement…
- Harry, je veux que tu me promettes que si Tom essaie de se venger de toi d'une manière ou d'une autre, que tu viendras immédiatement me prévenir.
- Je le ferai promis. Je suis désolé professeur, j'aurais dû vous écouter. Quand vous m'aviez dit de me méfier de lui.
- Ah Harry… il y a toujours des personnes en qui l'on donne notre confiance sans réfléchir, et qui nous déçoivent par la suite. Il est d'autant plus difficile d'avouer la vérité quand cette personne est un ami ou nous est proche d'une manière ou d'une autre. Allez Harry, tu dois êtes exténué, je vais te raccompagner à ton dortoir.
- Au fait monsieur…je voulais vous dire. Quand Tom et moi nous sommes battus, il s'est passé quelque chose d'étrange avec nos baguettes. Elles étaient en quelque sorte liées, et nous étions dans une sorte de dôme.
-Ce phénomène se produit lorsque deux baguettes jumelles se rencontrent. Tu m'avais parlé du fait que la plume de vos baguettes provenaient du même phénix. Eh bien, c'est tout simplement ça l'explication. Parfois d'autres phénomènes se produisent. Par exemple, le Priori Incatatem que j'ai utilisé sur la baguette de Tom tout à l'heure, aurait pu se produire spontanément sur une de vos baguettes lors de ce duel. On sait encore peu de choses sur les liens existants entre les baguettes jumelles.
...
-Je ne comprends toujours pas ce qui a pu vous passer par la tête, Tom !
- Je n'en sais rien…je suis tellement désolé, professeur. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
- Tom… Albus m'a déjà parlé de ce qu'il s'est passé dans le train le jour de la rentrée. Je ne comprends pas votre comportement. Vous êtes un élève si brillant, vous êtes fait pour la réussite ! Vous risqueriez de tout gâcher…
- Je me sens…tellement différent des autres, vous savez ?
- Ah mais Tom ! Certaines personnes ont leur particularité mais c'est ce qui les rend exceptionnelles, vous ne croyez pas ?
- Mais j'ai peur, professeur…de ne pas être à la hauteur.
Slugorn soupira. Ils arrivaient à la fin du couloir et ils s'arrêtèrent devant le passage menant à la salle commune.
- Je vais vous dire quelque chose Tom. Quelque chose de très important. Je vais vous révéler la clé de mon succès. J'ai peut-être un don pour les potions, mais ne croyez pas que tout tombe du ciel comme ça, que je suis devenu professeur seulement en présentant mon talent. Malheureusement mon cher, le talent seul ne suffit pas pour réussir. Il faut avoir de l'influence, des connaissances, des amis. Oh je ne parle pas forcément d'une réelle amitié, mais disons des liens, des contacts peuvent vraiment beaucoup aider. Voyez, cette soirée à laquelle vous avez participé ? Le club de Slug existe depuis des années, et c'est à lui que je dois une partie de ma réussite et de ma popularité. Les élèves qui y sont acceptés se sentent privilégiés et ils m'adorent pour ça ! Mais je ne les choisis pas au hasard, je sais voir ceux qui ont du potentiel ! Ils deviennent tous de grands sorciers, très influents dans le monde magique. Quelle opportunité pour moi de rester en contact et en bons termes avec eux, n'est-ce pas ? Je reçois toujours des échantillons ou des cadeaux gratuitement provenant de leur entreprise, je reçois des tickets pour assister à des matchs de Quidditch aux premières loges, et j'en passe ! Oh oui je suis très reconnu parmi le meilleur du monde la sorcellerie. C'est ce qui m'a permis d'arriver là où je suis actuellement, et c'est ce qui me permettra de m'élever plus haut encore –et d'obtenir une réserve infinie d'ananas confis, j'aime tellement ça ! Vous voyez où je veux en venir Tom ? Vous avez beau être un sorcier avec un talent incroyable, vous ne réussirez pas si vous êtes seul. Il ne faut pas se débarrasser de ses rivaux, il faut s'en faire des alliés.
Pour une fois, Tom était réellement intéressé par ce qu'on lui disait. Pour une fois, il reconnut qu'il s'était probablement trompé et que le professeur Slugorn avait raison. Et il savait ce qu'il avait à faire désormais.
