Coucou tout le monde! Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira! Le suivant sera le début d'un nouveau tournant pour ma fic (qui, je vous préviens, risque de ne pas plaire à tout le monde, mais c'est un passage obligé pour mieux rebondir après^^). N'hésitez pas à laisser des reviews, j'ai eu très peu de retours sur le précédent chapitre... bon week-end à tous! :)
A la grande surprise d'Harry, mais également de Dumbledore qui semblait espionner chaque mouvement de Tom encore plus qu'auparavant, le jeune serpentard ne manifesta pas la moindre envie de se venger. Au contraire, il paraissait soudain incroyablement calme, et plus sage que ne pouvaient l'espérer les professeurs. Il avait toujours été doué, mais depuis qu'il était assagi, les professeurs semblaient plus remarquer ses talents que lorsqu'il était dissipé, et il fut bientôt adoré par tous-sauf Dumbledore évidemment.
Quant à Harry, il l'ignorait tout simplement. Harry était soulagé dans le sens où il s'attendait à pire de la part de Tom. Mais en même temps, il ne pouvait se débarrasser de ce sentiment de tristesse et de solitude qui le tenaillait depuis son duel avec Tom. Il avait tellement apprécié d'avoir un ami, même si Tom n'était pas toujours d'une compagnie idéale, au contraire. Il aurait dû se douter que c'était trop beau pour être vrai, que ça ne pouvait pas durer ainsi. Il ne devait probablement pas mériter une amitié, comme Dudley lui avait fait comprendre pendant des années.
Mis à part la solitude, Harry devait faire face à d'autres problèmes. Si Tom et lui, lorsqu'ils étaient encore en bons termes, n'étaient pas très aimés des autres élèves, même ceux de leur maison, ça n'avait pas gêné Harry. Il n'avait pas cherché à avoir d'autres amis, n'en ressentant pas la nécessité. Et lorsqu'il était avec Tom, il se sentait protégé, les autres ne l'effrayaient pas. Car il savait que personne ne viendrait s'attaquer à Tom. Désormais, c'était différent. Les autres élèves le regardaient d'un œil mauvais et murmuraient des choses sur son passage, sans tenter de se cacher. Harry se sentait mal à l'aise, d'un seul coup il ne se sentait plus en sécurité. Il était de nouveau sans défense, comme quand Dudley le victimisait pendant toutes ces années.
Ce qui énervait le plus Harry dans tout ça, c'est qu'encore une fois, Tom s'était arrangé pour éviter tous ces désagréments. Oh bien entendu, même seul, Tom restait effrayant et personne n'aurait osé s'en prendre à lui. Mais ce n'était pas tout, il ne se contentait pas de rester hors de portée des moqueries, il se rapprochait des autres ! Il l'avait vu plusieurs fois en train de discuter dans la salle commune, notamment avec Mulciber et Avery, qui faisaient également partie du club de Slug.
Harry était à la fois frappé par l'absurdité et l'injustice de la situation. Tom qui cherchait à avoir des amis, c'était improbable. Il l'avait accepté lui, mais sinon il avait toujours fui les autres. Etait-ce possible que, tout comme Harry, il souffre de la solitude après leur dispute ? Dans ce cas, songea Harry, tout n'était peut-être pas perdu pour lui. Mais en même temps, il trouvait ça injuste. C'était Tom qui n'avait cessé de jouer des mauvais tours aux autres, c'était Tom qui l'avait attaqué avec un sortilège impardonnable. Et pourtant, c'était Tom qui avait des amis, et lui qui était seul.
Harry ne se sentait vraiment plus à sa place ici. Et il savait qu'il ne l'était pas. Il n'était même pas de cette époque. Mais quelle solution lui restait-il ? Il toucha le sablier qu'il portait autour du cou. Non, il ne pouvait pas retourner chez les Dursley… pas question ! L'orphelinat ? Il y avait songé. Mais il savait qu'il ne pourrait renier son statut de sorcier. Il devait apprendre la magie, il devait donc rester ici.
Il reprit cependant espoir, lorsque quelques jours, plus tard, alors qu'il rejoignait la salle commune après une journée de cours épuisante, quelqu'un l'appela.
- Harry !
Il se retourna et vit Mimi se précipiter vers lui.
- Oh salut Mimi ! Comment tu vas ?
- Ca peut aller. Je voulais te remercier pour l'autre soir.
Elle gloussa après avoir dit cette phrase.
- Euh, balbutia Harry, un peu gêné. Ce n'est rien.
- Si, si, insista-t-elle. Tu m'as défendue de Olive. Et puis grâce à toi, je n'ai finalement pas été punie, puisque tu as révélé que c'était Tom qui avait fait ça.
-Oh…je n'ai fait que dire la vérité. Tu n'avais pas à être puni par sa faute.
- Oui, mais oh Harry ! Tu es si adorable ! –Harry sentit son visage s'empourprer- Tu sais je crois que Olive est toujours en colère après moi…
- Si jamais elle te fait quoi que ce soit, va vite en parler à un professeur ou à un préfet d'accord ? Je ne serai peut-être pas toujours là pour te sauver la mise.
Mimi sembla déçue.
-Oui, oui, je comprends… tu me raccompagnerais à ma salle commune, tout de même ?
Une excuse, Harry devait trouver une excuse pour se débarrasser de ce pot de colle !
- Harry !
Une autre voix venait de l'appeler. Décidément, c'était la soirée.
- Rubeus ?
- Salut ! Désolé de te déranger, je voulais te demander : est-ce que tu pourrais m'aider pour le devoir de potions qu'on doit…
- Mais nous n'avons pas de dev…
Il vit le regard perçant que lui lançait le semi-géant et il s'arrêta.
-Oh ! Oui, c'est d'accord. Je vais venir t'aider. Désolé Mimi, on se voit plus tard.
Et il s'empressa de suivre Rubeus malgré son allure incroyablement rapide –comment était-ce possible de faire d'aussi grandes enjambées ?
- Merci pour le coup de main, souffla Harry.
- Je t'en prie. Elle ne t'aurait pas lâché si je n'étais pas intervenu. Est-ce que tu vas bien, Harry ?
Harry fut surpris par cette question. Est-ce que quelqu'un se souciait de lui ?
- Euh…oui, pourquoi cette question ?
- J'ai remarqué que tu passais du temps tout seul, en ce moment. Tu n'es plus avec Tom, comme avant.
- Oh ! Tom et moi nous somme disputés. Mais pourquoi tu t'en soucies ?
- On n'a pas eu le temps de parler longtemps dans le train, mais je crois que tu es quelqu'un de bien, Harry. Tu n'es pas comme lui…
Harry grommela. En effet, il n'était pas comme Tom. Dans un sens, c'était une bonne chose, mais n'empêche que cela avait conduit à briser leur amitié.
- Et toi, comment ça se passe chez les Gryffondors ?
- Oh, ça va. Ils sont en général assez gentils, mais je crois que je les mets mal à l'aise.
Il était vrai que la carrure de Rubeus était impressionnante. Au moins on ne devait pas l'embêter, songea Harry. C'était un avantage qu'il n'avait pas.
- Bon, le devoir de potion c'était une excuse, mais on a bel et bien un devoir en botanique : ça te dit qu'on aille travailler un peu ça à la bibliothèque ? proposa Harry.
- Oh ! Ouais, d'accord !
Ils allèrent donc rédiger leur devoir, sous le regard perçant de la bibliothécaire. Mais Harry remarqua rapidement que Rubeus avait des difficultés de concentration, et n'avançait pas beaucoup dans son devoir.
- Je finirai ça plus tard, soupira-t-il. Je vais lire un coup.
Il disparut et revint quelques instants plus tard avec un livre à la couverture rouge, sur lequel Harry lut « Les animaux fantastiques » et en dessous « Norbert Dragonneau ».
- Tu t'intéresses toujours aux créatures magiques ? demanda avec Harry avec un petit sourire.
-Oui, avoua Rubeus, avec une once de tristesse en repensant à son doxy apprivoisé. Je les trouve absolument passionnant ! Surtout les dragons, ils sont si majestueux !
- Il y a vraiment des dragons ?
- Bien sûr ! Oh pas ici bien entendu, il n'y en a plus en Grande-Bretagne depuis des années. Mais un jour je voyagerai pour en voir de mes propres yeux !
- Ce serait fabuleux, tenta Harry, mais en réalité il préférait rester aussi loin que possible de tout ce qui pouvait s'apparenter à un dragon.
Lorsqu'Harry rentra à son dortoir ce soir-là, il se sentit un peu plus léger. Il n'avait pas vu le temps passer et Tom dormait déjà –ou alors faisait semblant. Il se coucha sur son lit et soupira avant de s'enrouler dans sa couette de de s'endormir.
Les jours qui suivirent, le quotidien d'Harry s'améliora sensiblement. Il passait toujours la plupart de son temps seul, mais lorsqu'il croisait Rubeus, ils se saluaient avec un sourire, et le soir ils se retrouvaient presque tout le temps à la bibliothèque pour travailler ensemble –même si Hagrid s'intéressait plus aux créatures dangereuses qu'à ses devoirs. Parfois ils passaient un peu plus de temps ensemble, lorsqu'ils avaient un cours commun, comme en potion par exemple.
Et il y avait Mimi. Pour Harry c'était presque devenu un sport de l'éviter. Il ne voulait pas la blesser, mais en même temps elle devenait de plus en plus insupportable avec ses gloussements et ses petits regards aguicheurs. A chaque coin du château, à chaque couloir, elle apparaissait soudainement. Harry avait l'impression qu'il y en avait dix. Un jour elle lui avait dit qu'Olive continuait à l'embêter mais même cette fois-là Harry s'était échappé, même s'il en avait été peiné.
Les autres continuaient à murmurer sur son passage, et celui de Rubeus. Harry avait l'impression qu'ils étaient les deux phénomènes étranges de Poudlard. Avec Tom évidemment, mais ce dernier était de mieux en mieux accepté depuis qu'il passait tout son temps avec Mulciber et Avery. Mais en réalité, Harry s'en fichait un peu. Dès qu'il n'était pas seul, il supportait mieux le regard des autres, il arrivait presque à les ignorer.
Ce soir-là, ils se trouvaient à la bibliothèque, quand Rubeus demanda :
- Harry, que sais-tu sur les centaures ?
- Pas grand-chose, avoua ce dernier. Pourquoi ?
- Ils en parlent dans mon livre, mais c'est que… l'autre jour j'ai entendu Ogg, le garde-chasse qui en parlait. Il disait, qu'il y en a dans la forêt interdite ! Tu te rends compte ?
Harry regarda son ami d'un air suspicieux.
- Rassure-moi, tu n'as pas l'intention d'y aller ?
Le visage de Rubeus s'empourpra. Harry soupira.
- Quelque chose t'a échappé dans la signification du mot « interdit » ?
- Il y a pleins d'élèves qui ne respectent pas le règlement à Poudlard ! Ce serait juste une fois ! En plus je crois pas qu'elle soit si dangereuse que ça cette forêt, je m'y connais pas trop mal en créatures magiques, je sais y faire avec elles. Et puis les centaures sont des créatures fières mais pacifiques.
- Si j'ai bien compris, peu importe ce que je dirai, tu ne changeras pas d'avis, n'est-ce pas ?
Rubeus baissa la tête, un peu honteux.
- Bon, dans ce cas, je vais venir avec toi, je ne serai pas tranquille de te laisser aller là-bas tout seul.
Ce soir-là, Harry sortit donc doucement de son lit, en tentant de faire le moins de bruit possible. Mais évidemment, il y a des oreilles qu'on ne trompe pas aussi facilement…
- Où est-ce que tu vas ?
- Recouche-toi, Tom. Ce ne sont pas tes affaires.
- Le petit Potter se met à briser le règlement, maintenant ?
Ce dernier fit mine de ne pas avoir entendu et s'avança vers la porte du dortoir. Tom lui emboita le pas.
- Si tu n'es pas là et que tes petits amis du club de Slug se réveillent, ils vont s'inquiéter.
- Mais on ne va pas partir si longtemps, n'est-ce pas ?
Harry haussa les épaules. Il n'avait aucune idée de combien de temps durerait leur escapade. Il avança dans la salle commune et se dirigea vers le portrait. Il ne savait absolument pas comment se débarrasser de Tom. Il était hors de question de le faire venir, il ne se rappelait que trop bien comment s'était passée sa dernière rencontre avec Rubeus.
- Nous sommes proches du bureau de Slugorn, lança Tom. Je pourrais éventuellement le déranger, pour lui signaler que des élèves veulent sortir du château.
- Et moi je pourrais lui dire que j'étais sorti pour trouver Dumbledore. Et je dirai à ce dernier que tu m'as attaqué. Bizarrement, je pense qu'il me croirait.
Tom s'arrêta et le regarda avec colère.
- Tu n'oserais pas faire ça ?
- On parie ?
Tom grommela.
- Retourne au dortoir, Tom. Et oublie tout ce que tu as vu, lança Harry avant de continuer son chemin. Il ne se retourna pas mais il entendit que Tom ne le suivait pas. Un sourire de satisfaction s'étala sur son visage.
Il retrouva Rubeus dans un couloir du rez-de-chaussée. Ils entrèrent dans une salle de classe, et ouvrirent la fenêtre. Il y avait deux bons mètres de vide mais heureusement l'herbe amortit leur chute.
Ils étaient désormais dans le parc de Poudlard. A côté de la forêt, la petite maison du garde-chasse était paisible, tout était éteint. Cela rendrait les choses plus faciles s'il dormait… Ils s'approchèrent de la lisière de la forêt. Harry constata qu'il ne pouvait pas voir à plus d'un ou deux mètres devant lui à cause de l'obscurité, mais cela ne sembla pas déranger le moins du monde Rubeus.
- Allez on y va ! S'exclama-t-il d'un air enjoué.
Ils lancèrent tous les deux un Lumos et ils purent y voir un peu plus clair tandis qu'ils avançaient entre les arbres. Il y avait un chemin, mais si peu marqué qu'ils risquaient de le perdre à tout moment. Ils entendaient régulièrement des petits bruits, des craquements ou autres, et Harry était angoissé de ne pas pouvoir déterminer leur provenance. Ils n'étaient pas seuls dans cette forêt, Harry le sentait. Il avait même l'effroyable impression d'être suivi, et ne cessait de lancer des regards en arrière, dans le doute.
Puis ils les entendirent. Des martèlements de sabots, très-trop, beaucoup trop-nombreux. Harry et Rubeus s'immobilisèrent.
- Eh ho ! On est là !
- Mais tais-toi, souffla Harry. Tu es fou ou quoi ?
- Mais on les a trouvés, on va pas les laisser s'enfuir comme ça !
Harry allait rétorquer quelque chose, mais il entendit une voix grave retentir derrière lui.
- Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
Harry et Rubeus se retournèrent en sursaut.
- Moi c'est Rubeus et lui c'est Ha…
- Nous sommes des élèves de Poudlard, coupa Harry.
- Que faites-vous ici ?
- Je…balbutia Rubeus, je suis venu pour vous voir. J'ai toujours rêvé de voir un centaure en vrai !
L'un d'eux poussa un grognement menaçant.
- Nous ne sommes pas des bêtes de foire !
- Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Je voulais juste…
- Vous n'avez rien à faire dans cette forêt ! Nous avions conclu un accord avec le directeur.
- Laisse les partir, Bane, demanda un autre. Nous ne faisons pas de mal aux jeunes.
- Pourquoi respecterions-nous nos principes alors qu'eux ne respectent pas les leurs ?
- S'il vous plait ! coupa Rubeus. Je voulais juste vous rencontrer…
Harry lui lança un coup de coude pour le faire taire, mais son colossal ami ne sembla même pas le sentir.
- Nous ne sommes pas à la disposition des humains !
- Je pensais que vous pourriez m'aider, je m'intéresse aux créatures magiques…
Ce fut le mot de trop. Le centaure nommé Bane se rua sur Rubeus. Un autre l'avait retenu, au moment où Harry, par réflexe, avait sorti sa baguette. Il entendit son ami gémir et s'éloigner au pas de course. Alors qu'il avait toujours sa baguette dans la main, un troisième centaure lui fondit dessus mais à ce moment-là un éclair de lumière vint le frapper. Harry se retourna et à sa grande surprise, se trouva nez-à-nez avec Tom !
- Tu as osé nous lancer un sort, humain ? s'énerva Bane.
Harry se redressa et tint sa baguette prête.
- Ils sont trop nombreux, murmura Tom.
Et il avait raison. Il y avait au moins une dizaines de centaures devant eux. Rien qu'en arrêter un avait été un miracle. Tom avait beau être puissant, il ne pouvait lutter contre dix adversaires en même temps. Harry n'eut même pas le temps de réagir, il sentit une douleur fulgurante lorsqu'un sabot vint taper violemment contre son crâne. Et tout devint noir.
