Bonjour tout le monde! Désolée pour le retard, j'étais en stage et n'avais plus du tout le temps de poster de nouveaux chapitres! Je vous préviens, celui ci est un peu déprimant et risque d'en décevoir quelques uns! En particulier les fans de Tom, car on ne va plus entendre parler de lui pendant un moment...c'est un passage obligé dans ma fic, mais ne vous inquiétez pas, il reviendra ;). Dites moi ce que vous en pensez, laissez des reviews! Et encore merci à ceux qui me lisent!
Lorsqu'Harry ouvrit difficilement les yeux, il se trouvait à l'infirmerie de Poudlard, et il souffrait d'un horrible mal de crâne. L'infirmière, en le voyant réveillé, vint s'assurer qu'il allait bien, puis sortit de l'infirmerie. Elle revint quelques instants plus tard, accompagnée du professeur Dumbledore. Harry remarqua qu'il avait l'air soucieux. Il lui sourit cependant lorsqu'il le vit.
- Harry ! Je suis content que tu sois réveillé et que tu ailles bien.
Harry reprenait ses esprits, et tout commença à lui revenir en mémoire.
- Professeur… Rubeus et Tom ? Comment vont-ils ? Les centaures ?
- Ne t'inquiète pas Harry, tout va bien. Mr Hagrid s'est enfui lorsqu'un des centaures l'a attaqué, et il est allé chercher Ogg qui est venu vous porter secours. Quant à Mr Jedusor, il a réussi à retenir les centaures le temps que les secours arrivent.
- Tom…il m'a sauvé la vie. Pourquoi a-t-il fait ça ?
- Tu pourras lui demander toi-même, mais je crois que comprendre Tom est une discipline bien difficile, avoua Dumbledore d'un air amusé. Par contre, Harry, il y a autre chose dont je voudrais te parler.
Le ton grave de Dumbledore inquiéta Harry. Qu'était-il arrivé pour qu'il soit soudainement si sérieux ? Il songea avec angoisse qu'il avait désobéi au règlement en sortant du château. Et si Dumbledore décidait de le renvoyer ?
- Lorsque Ogg t'a récupéré dans la forêt, il a trouvé à côté de toi un objet assez…particulier.
Dumbledore fouilla dans la poche de sa robe.
- La chaine est cassée mais l'objet est intact et je sais de quoi il s'agit, dit-il en déposant le petit sablier doré sur la table de nuit.
Harry resta figé. Que pouvait-il répondre ? Qu'il venait d'une autre époque ? De toute évidence, Dumbledore connaissait cet objet, il avait donc déjà deviné. Oh par la barbe de Merlin ! Harry n'aurait jamais dû garder cet objet avec lui en permanence, il aurait dû le cacher dans le dortoir !
- Harry, quand es-tu né ?
- En 1980, avoua ce dernier.
- Sais-tu ce qu'est cet objet ? Où te l'es-tu procuré ?
- Je sais juste qu'il permet de voyager dans le temps. Je l'ai trouvé…sur un homme. Je croyais qu'il était mort, mais c'était avant de connaitre le monde de la magie. Maintenant, je me dis qu'il était peut être juste pétrifié. Du coup je ne pensais pas que ce soit du vol…
- On appelle cela un retourneur de temps. L'utilisation de ces objets est extrêmement règlementée. Il est très probable que cet homme lui-même l'ait volé. Mais ce que je ne comprends pas Harry, c'est pourquoi tu n'as pas essayé de te servir à nouveau du retourneur de temps. Tu n'as pas essayé de rentrer chez toi ?
- Non. Je préférais être n'importe où plutôt que de retourner là-bas.
- Ta famille doit s'inquiéter non ?
- Ma seule famille vivante c'est mon oncle, ma tante et mon cousin, et ils me détestent. Je préférais encore la vie à l'orphelinat. Et encore plus celle à Poudlard.
Le vieil homme soupira.
- Harry, je comprends que tu ne veuilles pas y retourner si ta vie n'est pas agréable chez ta famille. Mais écoute-moi, les voyages temporels sont très réglementés par le Ministère de la Magie. Ce n'est pas par hasard. Modifier le temps peut se révéler très dangereux. Chaque action que tu as peut avoir des conséquences désastreuses sur le futur. Si, sans le savoir, tu influes sur la vie d'un de tes ancêtres, tu pourrais annuler ta propre naissance. Cela peut créer des paradoxes qui pourraient avoir des conséquences que tu ne peux même pas imaginer. On ne peut pas jouer avec le temps, Harry.
- Alors vous allez me renvoyer chez moi ? demanda Harry d'une voix tremblante.
- Je suis désolé, Harry. Je n'ai pas le choix. Mais n'oublie pas que tu es toujours un sorcier, et dans ton époque tu vas très certainement revenir ici pour suivre tes études. Ça ne change pas grand-chose au final, non ?
- Comment je peux en être sûr, professeur ? Qu'est-ce qui me dit que Poudlard existe toujours à mon époque ?
Dumbledore s'esclaffa.
- Poudlard existe depuis plus de mille ans, elle peut bien tenir cinquante ans de plus, tu ne crois pas ?
- Mais comment pouvez-vous en être certain ?
- Ah Harry, si cette école venait à être en danger, à être menacée de fermeture ou je ne sais quoi, je peux t'assurer que je me battrai pour qu'elle reste ouverte. Les jeunes sorciers doivent recevoir une éducation digne de ce nom et je ferai en sorte qu'ils puissent toujours en profiter.
Harry baissa la tête. Il ne pouvait y croire. Il ne voulait pas retourner chez les Dursleys. Il ne voulait pas partir d'ici, même si ce n'était que temporaire. Il ne voulait pas laisser Rubeus, et pas non plus Tom maintenant qu'ils étaient prêts à se réconcilier. Après tout, Tom lui avait sauvé la vie non ? Cela signifiait qu'ils étaient de nouveau amis ?
- Je vais te laisser te reposer encore quelques heures ici. Je viendrai te chercher ce soir pour te ramener chez toi.
- Est-ce que je pourrais voir Tom et Rubeus avant de partir ?
- Si tu le souhaites, je les ferai venir.
Pendant toute la journée, Harry resta immobile sur son lit, une boule dans la gorge. Il se sentait tellement mal. Il était en train de perdre tout ce qui l'avait rendu heureux dans sa vie. Poudlard, ses amis, l'absence des Dursleys. Il avait l'impression de faire un mauvais rêve. Il aurait tellement aimé se réveiller !
En fin d'après-midi, Dumbledore revint, accompagné de Rubeus.
- Je suis désolé, Harry. Tom n'a pas souhaité venir, avoua le vieil homme.
- Il me déteste toujours alors ? demanda amèrement Harry.
- Harry…je suis allé le voir, et malgré sa colère apparente, il semble profondément touché par ton départ. Tu connais Tom, il ne montre que très peu ses émotions, et il préfère feindre l'indifférence que de montrer sa peine. Je vais vous laisser tranquille un moment, d'accord ? Ensuite nous nous préparerons pour ton départ. Ne te charge pas trop Harry, tu n'es pas censé être entré dans le monde magique dans ton époque, tu devras racheter tes affaires scolaires donc laisses tes livres ici. A tout à l'heure.
Le professeur sortit de l'infirmerie et Rubeus se tourna vers Harry.
- Comment tu te sens ?
- Horriblement mal.
- Je suis désolé, Harry. Je …je me suis conduit comme un lâche, je me suis enfui en te laissant dans la forêt…
- Tu as bien fait, Rubeus. Nous n'étions pas de taille à lutter contre les centaures de toute façon. Si tu n'étais pas allé chercher de l'aide, nous serions probablement tous morts !
- N'empêche je n'aurais jamais dû te faire venir dans la forêt avec moi…tu n'aurais pas été blessé et…
Et je n'aurais pas été découvert, songea Harry avec amertume. Mais comment Rubeus aurait-il pu le savoir ? Il n'était même pas au courant qu'Harry venait d'une autre époque ! A ce moment-là, Dumbledore réapparut et Rubeus s'éloigna tristement du lit d'Harry.
- Ne t'inquiète pas pour moi, Rubeus. Passe une bonne vie.
- Merci, toi aussi Harry.
Ce dernier se trouvait quelques instants plus tard dans les cachots glacés, en direction de sa salle commune. Il récupéra quelques bricoles dans ses affaires, mais laissa presque tout le reste. Il tâta sa poche et réfléchit. Il n'était pas censé garder sa baguette, Dumbledore lui avait dit qu'il devrait tout racheter. Mais il ne voulait pas s'en séparer, il ne pourrait s'y résoudre. Il avait senti un lien fort se créer avec elle lorsqu'il l'avait tenu pour la première fois. Il n'était pas certain d'en retrouver une avec laquelle ce lien soit si fort. Il la glissa dans la doublure de la veste moldue qu'il venait d'enfiler pour rentrer chez lui. Non pas chez moi, chez les Dursleys, c'est ici chez moi maintenant.
Il retrouva le professeur Dumbledore dans le hall, et ils sortirent dans le parc. Dumbledore lui expliqua qu'ils devaient être à l'extérieur de l'enceinte du château pour transplaner, même si Harry n'avait aucune idée de ce que cela pouvait bien vouloir dire. Il lui demanda ensuite où vivaient les Dursleys, puis il lui demanda de lui tenir le bras.
Harry reçut un choc. Il fut soudain compressé de tous les côtés comme s'il passait dans un tuyau très étroit. Il voulut crier mais il en était incapable. Et aussi soudainement que cela avait commencé, tout s'arrêta. Ils se trouvaient sur un terrain plat, totalement vide et désert. Ils étaient visiblement proches de Londres, mais Harry ne reconnaissait rien.
- Professeur, vous êtes sûr que nous sommes au bon endroit ?
- Tout à fait, nous sommes juste en avance d'une cinquantaine d'année. Tiens, prends le retourneur de temps.
Il lui donna les instructions, notamment le nombre de tours qu'il devrait faire faire au sablier s'il voulait arriver pile à la bonne date. Lorsqu'il eut fini, Harry sut que ça allait être le moment, et il regarda Dumbledore avec de grands yeux tristes.
- Je suis désolé, Harry. Je ne peux pas faire autrement. Tu comprends cela, n'est-ce pas ?
Harry hocha la tête et après avoir pris une grande inspiration, il fit pivoter le sablier. Il se concentra de toutes ses forces pour ne pas perdre le compte des tours, mais il sentit le professeur Dumbledore disparaitre à côté de lui, il vit de nouveau des gens qui cette fois-ci ne reculaient pas mais avançaient en accéléré. Puis ce fut comme si les maisons jaillissaient du sol. Elles se construisaient sous ses yeux, se dressaient de plus en plus hautes. Little Whinging était en train de naître sous ses yeux. Les maisons se multipliaient à vue d'œil, les routes se dessinaient, les allées et venues se faisaient de plus en plus nombreuses. Et soudain, tout s'arrêta.
Harry était au milieu de la route, dans le silence oppressant. Tout était exactement comme la dernière fois qu'il était venu ici. En face de lui, se dressait le numéro 4 de la rue Privet Drive. Harry était incapable de bouger. Il se sentait soudain totalement paniqué. Il n'arrivait pas à croire qu'il était de nouveau ici, qu'il était de nouveau en 1991. Après tout ce qu'il avait vécu ces dernières semaines, les petits pavés de maisons de Privet Drive lui paraissaient bien plus irréels que Poudlard et tout le reste du monde magique réunis. Tremblant, il s'approcha à pas lents de la porte et s'immobilisa. Il ferma les yeux, souffla un coup, et toqua.
Il entendit des pas précipités derrière la porte. Cette dernière ne tarda pas à s'ouvrir, révélant la silhouette décharnée de la tante Pétunia. Elle parut d'abord un peu surprise, puis le reluqua de haut en bas, et enfin cracha :
- Tu t'es décidé à revenir tiens ?
Harry hocha lamentablement la tête. Oh il avait tellement envie de lui lancer un sort, mais cela lui attirerait certainement des ennuis !
- Tu croyais vraiment que ça t'aiderait, de disparaître comme ça pendant plusieurs heures ? Que tu échapperais à ta punition ? Dudley n'a pas encore réussi à dire un mot… Allez dans ton placard, et vite ! Je ne veux pas te revoir avant demain !
Harry obtempéra et il eut une drôle de sensation lorsqu'il retrouva son vieux placard. Il lui sembla plus petit d'un seul coup. Pourtant Harry n'avait pas dû grandir tant que ça, en quelques semaines. Non simplement, il s'était habitué à avoir une vraie chambre, une chambre qu'il avait dû partager, avec Tom ou avec quatre autres garçons de Serpentard, mais c'était toujours mieux que ce petit espace rempli de toiles d'araignées.
Il regarda les petits soldats de plomb posés au-dessus de son lit et essaya de se remémorer la dernière fois qu'il avait joué avec. Théoriquement, c'était hier, mais pour Harry cela faisait des lustres. Tant de choses s'étaient passées depuis la dernière fois qu'il était venu ici. Harry s'allongea et ferma les yeux. Il avait juste envie de dormir, et ne jamais se réveiller. Ou alors peut-être se réveillerait-il à Poudlard et se rendrait-il compte que tout cela n'était qu'un mauvais rêve.
Malheureusement, le lendemain matin, il fut réveillé par les cris de Dudley qui avait visiblement retrouvé sa voix. Il faisait un de ses caprices habituels, évidemment. Harry aurait tellement souhaité ne jamais se lever, rester dans ce placard jusqu'à en mourir. Mais il savait que les Dursleys ne le laisseraient pas tranquille. Et qu'il devait se lever au plus vite pour préparer le petit-déjeuner s'il ne voulait pas recevoir une nouvelle correction.
Il reprit alors ses habitudes, comme si rien n'avait eu lieu entre temps, il recommença à réaliser ses corvées. Il sentait son esprit vide, tellement vide, comme si on lui avait arraché une partie de lui-même. Ce fut en fin de matinée que l'Oncle Vernon lui cria dessus une fois de plus :
- Alors ? Qu'est-ce que tu attends pour aller chercher le courrier ?
Et là ce fut comme si le cerveau d'Harry redémarrait. Le courrier…mais bien sûr le courrier ! Comment avait-il pu être assez idiot pour oublier ? Dumbledore lui avait assuré que Poudlard existerait encore à son époque…et il avait onze ans, ce qui signifiait qu'il devrait recevoir sa lettre très bientôt. Il s'élança dans le couloir, sous les regards étonnés des Dursleys.
Pourtant, sa lueur d'espoir fut de courte durée. Il n'y avait que des factures. Harry vérifia plusieurs fois s'il ne l'avait pas ratée, jusqu'à ce que l'oncle Vernon s'énerve et lui demande de se dépêcher. Non, sa lettre n'était pas arrivée. Harry revint dans la cuisine, et sans remarquer les regards suspicieux de son oncle et de sa tante, songea que sa lettre avait encore le temps d'arriver avant le 1er septembre.
Le lendemain, à peine l'Oncle Vernon avait amorcé sa demande, qu'Harry avait déjà disparu dans l'entrée, mais il n'y eut pas plus de lettre de Poudlard que la veille. Le jour suivant, Harry alla chercher le courrier sans même qu'on lui demande. Le quatrième jour, il s'apprêtait à faire de même, mais l'Oncle Vernon l'arrêta.
- Harry ! Où est-ce que tu vas comme ça ?
- Chercher le courrier.
- Pourquoi tu es si pressé d'aller chercher le courrier depuis quelques jours ?
Harry haussa les épaules, et il vit Pétunia regarder son mari d'un air inquiet.
- Dudley, c'est toi qui iras chercher le courrier maintenant.
- Mais…commencèrent en même temps les deux cousins.
- Pas de discussion ! s'écria Vernon en prenant un teint violacé.
Dudley grommela et alla chercher le courrier. Le lendemain, il fut de nouveau envoyé, et il revint tout essoufflé en s'exclamant :
- Harry a eu une lettre !
Harry se leva d'un bond. Enfin ! Enfin, Poudlard lui envoyait sa lettre. Ca ne pouvait être que Poudlard de toute façon !
- Donne-la-moi, demanda Harry.
- Hors de question, trancha Vernon. Je ne sais pas ce que tu manigances depuis quelques jours, mais tu resteras aussi éloigné qu'il me plaira de tout ce qui s'apparente à du courrier dans cette maison !
Harry monta à l'étage, sur les nerfs. Bien entendu, il aurait dû s'en douter. Les Dursleys allaient forcément lui mettre des bâtons dans les roues. Maintenant qu'il savait qu'il avait sa lettre, il était rassuré, mais sans la liste il ne pourrait aller acheter ses affaires au chemin de Traverse. Et si les Dursleys ne le laissaient pas partir le jour de la rentrée ? Oh non, ce serait trop cruel, Harry ne pouvait pas imaginer ça. Peut-être qu'il pourrait contacter Poudlard et leur expliquer son problème…malheureusement, le seul moyen de les contacter était les hiboux. Et à ce moment-là, Harry réalisa que quelque chose clochait. Pourquoi sa lettre était-elle arrivée par la poste moldue ? Ca n'avait pas de sens ! Puis il se remémora la brève vision qu'il avait eue de l'enveloppe et réalisa quelque chose… l'enveloppe n'était pas timbrée. Sentant l'excitation le gagner, il se précipita vers une fenêtre et scruta Privet Drive.
Il la vit alors, sur le toit de la maison d'en face. Une chouette hulotte, en plein jour. C'était elle qui avait amené la lettre ! Comme si elle comprenait ce qu'il voulait, elle s'envola et vint se poser sur le rebord de la fenêtre.
- Je viendrai à cette fenêtre, tous les jours à la même heure, d'accord ? murmura Harry. Il savait qu'elle était assez intelligente et bien dressée pour comprendre.
Trois jours plus tard, la chouette revint effectivement. Harry détacha fébrilement la lettre qui était attachée à sa patte. Il la remercia d'une caresse, puis alla s'enfermer à la salle de bain avec son trésor. Il ouvrit l'enveloppe en tremblant un peu, et lut sa lettre d'admission. Elle était trait pour trait similaire à celle qu'il avait reçue à l'orphelinat, mis à part qu'elle était signée par « Minerva McGonagall » et ce nom lui était vaguement familier. Mais ce qui retint le plus son attention fut la tout dernière ligne.
« Directeur : Albus Dumbledore. »
Harry resta bouche bée. Ce que lui avait dit l'homme était vrai, il tenait vraiment à Poudlard, il se souciait vraiment de l'éducation des jeunes sorciers. Mais Harry ne pouvait y croire, cela faisait cinquante ans ! Dumbledore devait être affreusement vieux maintenant, comment pouvait-il être encore assez en forme pour assurer ses fonctions ?
Il remarqua également qu'il était précisé que quelqu'un viendrait le chercher le 31 juillet pour qu'ils aillent au Chemin de Traverse acheter ses affaires. Bon, au moins, il n'aurait pas à s'échapper de la maison… les Dursleys n'oseraient pas s'opposer à un sorcier ! oh non de dieu, les Dursleys…comment réagiraient-ils quand ils apprendraient qu'Harry était un sorcier ? En tout cas, il ne leur annoncerait pas avant le 31, c'était certain. Si cela tournait mal, la présence d'un sorcier pouvant le défendre ne serait que bienvenue. En plus ce serait le jour de son anniversaire, quel merveilleux cadeau ! Le plus étrange dans tout ça, est qu'il avait déjà fêté ses onze ans une fois, à l'orphelinat ! Ils avaient fait un goûter assez simple, mais cela avait juste été incroyable pour Harry ! Il avait même eu un jouet en bois et une orange. Ce n'était pas grand-chose, mais toujours mieux que ce que lui offraient les Dursleys.
A partir de ce jour-là, Harry fut de nouveau d'excellente humeur, et cela semblait à la fois agacer et inquiéter les Dursley, ce qui ne faisait qu'augmenter la bonne humeur du jeune sorcier. Ah s'ils savaient ce qui le rendait aussi joyeux… Il subit plusieurs questions à propos de son « sourire niais » mais il ne donna que de vagues réponses ou affirma que c'était le temps ensoleillé qui le rendait joyeux. Et il comptait les jours, les jours avant son anniversaire, où il aurait onze ans pour la seconde fois.
Lorsque la date fatidique arriva, Harry ne tenait plus en place. Ne pouvant trouver l'origine de cette hyperactivité, les Dursleys n'eurent d'autre choix que d'ordonner à Harry de rester enfermé dans son placard. Ce fut en fin de matinée que la sonnette retentit. Tandis que les pas lourds de Vernon résonnaient dans l'entrée, Harry ouvrit précipitamment la porte de son placard.
- Qu'est-ce que tu fiches ? Je ne t'ai pas dit de rester dans ton placard ?
- Pardon, oncle Vernon.
Harry fit mine de refermer la porte mais il la laissa un peu entrouverte pour voir ce qu'il se passait. Vernon ouvrit la porte d'entrée et eut un mouvement de recul. Harry lui-même avait été surpris. Il s'était attendu à de l'excentricité de la part d'un sorcier, mais celui-ci avait juste une carrure impressionnante. Il pouvait à peine passer le pas de la porte tellement il était grand ! Il avait une tignasse de cheveux noirs et une barbe hirsute qui cachait la moitié de son visage. Harry voulait le voir de plus près, il entrouvrit un peu plus la porte, mais cette dernière grinça bruyamment. Oncle Vernon et le visiteur s'étaient tournés vers lui, mais Harry continua de fixer le géant. Il venait de croiser le regard de ce dernier –une des seules parties de son visage encore visible – et il le reconnut immédiatement. Par la barbe de Merlin, c'était Rubeus.
