Bonjour tout le monde! Un petit chapitre assez calme pour aujourd'hui^^ j'espère qu'il vous plaira quand même ! Je pars en vacances une semaine, si tout se passe bien je devrais être de retour le week-end prochain pour publier le chapitre suivant (ne vous inquiétez pas s'il a un peu de retard!) par contre je ne pourrai pas répondre aux reviews pendant la semaine (mais ne vous genez pas pour en laisser, j'y répondrai à mon retour !)
Harry resta figé, il ne remarqua même pas le regard meurtrier de l'Oncle Vernon dirigé sur lui.
- Alors, je t'ai manqué, Harry ? demanda joyeusement Rubeus.
- Je…
- Aah…dire que la dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais qu'un bébé…
Un bébé ? Harry avait-il réellement déjà rencontré Rubeus dans son enfance, sans le savoir ?
- Mais, continua-t-il, j'imagine que toi ça ne fait pas longtemps que tu m'as vu pour la dernière fois hein ?
- Qui êtes-vous, bon sang ? scanda l'Oncle Vernon. Sortez de ma maison !
- Fermez-la Dursley, espèce de vieux pruneau !
Puis son visage se détendit à nouveau.
- Ah au fait, Harry, joyeux anniversaire ! Je t'ai préparé un gâteau ! J'ai dû m'asseoir dessus mais ça devrait être bon quand même.
- Merci…Rubeus, dit Harry qui était vraiment ému par le geste de son vieil ami.
- Avec plaisir. Au fait, tu dois te demander pourquoi c'est moi qui viens te chercher, non ? J'ai été nommé gardien des clés et des lieux à Poudlard ! Tout ça grâce à Dumbledore !
- Alors c'est vrai qu'il est devenu directeur ?
- Mais qu'est-ce que vous racontez, tous les deux ? scanda Vernon. Je ne comprends pas un traître mot de vos idioties !
- Alors, tu es content de retourner à Poudlard, Harry ? Continua Hagrid en ignorant Vernon. Ça n'a quasiment pas changé, tu sais ? Je suis sûr que tu vas faire des merveilles, avec des parents comme les tiens !
Harry s'étrangla à moitié.
- M…mes parents étaient à Poudlard ? Ils étaient sorciers !
- Evidemment ! Et de brillants sorciers ! Oui, oui, je les ai bien connus, ajouta-t-il avec un sourire devant le regard ébahi de Harry. Mais je ne comprends pas…ta tante ne t'avait rien dit ? Elle ne t'a jamais parlé de sa sœur ?
Harry fit un signe de tête négatif. Hagrid devint soudain extrêmement terrifiant et se tourna vers les Dursleys.
- PENDANT TOUTES CES ANNEES VOUS LUI AVEZ CACHE LA VERITE ?
L'Oncle Vernon se ratatina tandis que Petunia et Dudley se cachaient derrière lui.
- Harry, avec ce qui est arrivé, tu ne t'es jamais douté que tes parents étaient sorciers ?
- Ce qui est arrivé ?
- Ce pour quoi tu es célèbre…oh non d'un hippogriffe ! DURSLEY, VOUS VOUS FICHEZ DE MOI ?
- Nanmaiseuhje…
- Rubeus, pourquoi je suis célèbre ?
-Oh…je ne sais pas si je suis le mieux placé pour te dévoiler cette histoire, mais j'imagine que je n'ai pas le choix. Tout a commencé à cause d'un personnage qui s'appelle…
Harry vit que Rubeus avait l'air à la fois effrayé, et … également extrêmement gêné.
- Rubeus, ça va ?
- Oui c'est juste que beaucoup n'osent pas prononcer son nom…même après tant d'années, rien que d'en parler est terrifiant. Il s'appelait V…Voldemort. Ne m'oblige pas à le répéter. C'était un sorcier qui a extrêmement mal tourné, pire que ça même… il a réuni des adeptes et a acquis de plus en plus de pouvoir au fil des années. Tes parents se sont opposés à lui, et il les a tués. Il t'aurait tué aussi, mais il s'est passé quelque chose d'exceptionnel cette nuit là.
- Comment ça ?
- Tu as survécu, c'est tout ce que l'on sait, tu n'as gardé que cette cicatrice. Et lui a été réduit à néant. Tu es alors devenu un héros, une sorte de légende du monde magique. Dumbledore m'a confié la mission d'aller te chercher dans la maison de tes parents en ruine. Je n'arrivais pas à croire que c'était toi que je tenais entre mes bras. Tu étais si petit.
Harry trouva la situation extrêmement gênante.
- Tout cela n'est que mensonges ! s'indigna Vernon.
Pour la première fois, Harry trouva le courage de lui répondre.
- Vous saviez tout cela depuis le début, sur mes parents, ma célébrité, et la magie ? Vous l'aviez toujours su et vous ne m'avez rien dit !
- Bien entendu, nous le savions, ajouta Pétunia. Et nous avons essayé de te préserver de ce monde de fous ! Mais visiblement tu sembles déjà connaître le monde magique. Nous t'avons enfermé et nous ne t'avons jamais quitté des yeux, comment as-tu… ?
- Sauf le jour où nous sommes allés au zoo, fit remarquer Harry.
- Tu veux dire qu'avant ce jour-là, tu ne savais rien de la magie ? Mais tu n'es parti que quelques heures, comment as-tu pu connaître Poudlard et…
- Tais-toi, Pétunia ! Ca n'a pas d'importance ! Il n'ira pas là-bas ! Je refuse de payer pour qu'un vieux fou lui apprenne des tours de magie !
Hagrid sortit d'un seul coup ce que Harry pensa être une baguette, mais il dut se retenir de rire lorsqu'il vit que c'était un parapluie rose. Un parapluie rose ? Sérieusement ? Heureusement qu'Hagrid était en lui-même imposant…
Harry entendit alors des bruits de mastication et vit que Dudley était sorti des jupes de sa mère et était en train de s'attaquer à son gâteau d'anniversaire. Hagrid pointa le parapluie sur lui, et soudain Dudley se mit à hurler tandis qu'une queue de cochon apparaissait sur son large postérieur. La tante Pétunia poussa un cri hystérique et les Dursleys disparurent dans le salon.
- Si tu pouvais éviter de raconter ça quand on sera à Poudlard. Même si je ne suis plus élève, je n'ai toujours pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école.
Harry trouva cela un peu étrange mais ne fit pas de commentaire et acquiesça. Après tout, peut être Hagrid avait-il juste voulu dire qu'il n'était pas autorisé à faire de magie devant les moldus.
- Qu'est-ce que tu dirais d'un petit tour au chemin de Traverse, Harry ?
Les deux sorciers durent prendre les transports en commun, puisqu'Hagrid n'avait pas le droit de faire de la magie. Ils s'arrêtèrent lorsqu'ils furent arrivés à Londres pour manger un morceau, du côté moldu, puis ils se dirigèrent vers le Chaudron Baveur.
- La même chose que d'habitude, Hagrid je suppose ? lança un vieil homme bossu qu'Harry reconnu comme étant Tom !
- Pas aujourd'hui, Tom. Je suis en mission pour Poudlard.
Les yeux de l'homme s'écarquillèrent en voyant Harry et ce dernier pensa qu'il l'avait reconnu. Oh non ! Comment allait-il expliquer le fait qu'il avait la même tête que cinquante ans plus tôt ?
- Seigneur dieu ! C'est Harry Potter !
C'est là qu'Harry comprit que quelque chose clochait. Tout le monde s'était tu, et le fixait bizarrement. Pourtant il n'avait pas croisé tous ces gens, la dernière fois qu'il était venu ici ! En quelques secondes, il se retrouva entouré par des sorciers voulant lui serrer la main ou tout simplement le toucher. Tout le monde avait l'air honoré de le connaître.
- P…Potter, dit un homme d'une voix tremblante. C'est…un…im…mense honneur.
- Harry, je te présente le professeur Quirrel, il enseigne la défense contre les forces du mal à Poudlard.
C'était étrange, songea Harry, mais cet homme lui semblait familier. Pourtant il était bien trop jeune pour qu'il l'ait connu lors de son voyage temporel…non, il devait se tromper. Il devenait parano à force de retrouver autant de vieilles connaissances d'un seul coup.
Lorsqu'Hagrid, quelques instants plus tard, faisait pivoter les briques du mur, Harry songea à la scène à laquelle il venait d'assister. Il était vraiment célèbre. Mais ça ne lui ressemblait pas, ça ne lui allait pas. Il n'était jamais celui qui était en premier plan. A la maison, il passait toujours après Dudley, et à Poudlard il était toujours resté dans l'ombre de Tom, se faisant oublier par tout le monde. Oh Tom ! S'il savait qu'Harry était si célèbre, il serait mort de jalousie, songea Harry avec un sourire.
Le chemin de Traverse n'avait pas beaucoup changé. Il y avait peut-être quelques boutiques en plus, mais sinon Harry aurait cru ne pas avoir changé d'époque. Il demanda à Hagrid s'il y avait toujours des fonds pour les étudiants de Poudlard, mais ce dernier répondit qu'il y avait bien mieux que ça.
Après quelques descentes dans les profondeurs de Gringotts –Harry avait espéré que Rubeus soit un peu moins stoïque que Tom, mais celui-ci avait été malade, ce qui était encore pire – Harry découvrit avec stupeur la fortune que ses parents lui avaient laissé. C'était étrange, mais le fait d'avoir hérité de cet argent, de savoir des choses sur ses parents qu'il ignorait auparavant, faisait Harry se sentir moins orphelin que lors de sa première entrée à Poudlard. C'était un peu comme si ses parents avaient soudain réapparu dans sa vie, d'une certaine manière.
Cette fois-ci, ils descendirent encore plus loin dans les profondeurs de Gringotts car Hagrid devait récupérer quelque chose dans un coffre. Une affaire « top secrète » qui concernait Poudlard, c'est tout ce qu'Harry put tirer de son vieil ami.
Si la première fois, il avait été pressé d'acheter une baguette magique, cette fois-ci il oublia presque qu'il devait en acquérir une nouvelle ! Mais il s'en fichait, il ne s'en servirait pas de toute façon, il était bien trop attaché à sa baguette en bois de houx. C'était la seule chose qui restait de son amitié avec Tom, désormais. Et il sentait aussi qu'il ne pourrait jamais créer un tel lien avec une autre baguette. Cependant, lorsqu'il entra dans la boutique, il sursauta en entendant une voix murmurer :
- Ah ! Mr Potter !
Le jeune sorcier resta figé. Ollivander tenait toujours la boutique ! Et il l'avait directement reconnu…oh évidemment, tout le monde connaissait son nom visiblement, mais lorsqu'Harry était venu ici cinquante ans plus tôt, il avait révélé son nom au vendeur… Etait-ce possible qu'il ait fait le lien ?
- Vous venez pour racheter une baguette, mmh ? Nouvelle vie, nouvelle baguette comme on dit.
Bon c'était officiel, il l'avait reconnu. Mais ça restait très surprenant. Ollivander n'était-il pas le moins du monde perturbé par le fait qu'Harry n'ait pas pris une ride en cinquante ans ? Et qu'il fasse pour la seconde fois sa rentrée à Poudlard ? Décidemment, Harry se demanda s'il comprendrait les sorciers un jour.
Quelques instants plus tard, alors qu'il sortait de la boutique, encore sous le choc, en possession d'une baguette au cœur de dragon, Hagrid, qui avait dû s'absenter pour régler quelques affaires, revint à la rencontre d'Harry. Il tenait dans une main une énorme cage contenant une grosse chouette blanche.
- Bon anniversaire Harry !
- Oh ! Rubeus ! Je…tu n'aurais pas dû…
- Ca me fait plaisir ! C'est toujours pratique pour envoyer le courrier, une chouette !
Harry ne pouvait trouver les mots pour exprimer sa reconnaissance.
Malheureusement, la journée toucha trop vite à sa fin, et Hagrid dut ramener Harry cher les Dursleys. Il tenta de le rassurer en lui faisant remarquer que la rentrée n'était pas si loin, et que bientôt ils pourraient se retrouver à Poudlard. Et que les Dursleys ne savaient pas qu'Harry n'avait pas le droit de faire de la magie.
- Au fait Harry…quand on sera à Poudlard. Tu sais, je fais partie du personnel, ça risque de paraître un peu étrange si tu m'appelles Rubeus. Ca ne te dérange pas de m'appeler Hagrid ?
-Oh ! Ca risque d'être un peu étrange au début, mais pas de problème.
- Au revoir Harry, on se revoit le 1er Septembre.
- Au revoir…Hagrid !
Les Dursleys avaient failli le massacrer lorsqu'il était rentré avec la chouette –qu'il avait décidé de nommer Hedwige. Mais au final, Harry avait su se montrer terrifiant –en fait il lui suffisait d'imiter Tom, cela se révélait parfaitement efficace. Depuis, les Dursleys lui fichaient la paix et avaient même accepté de lui donner la seconde chambre de Dudley. Rien que de voir le caprice de ce dernier avait suffi à Harry pour se dire que ça valait la peine de revenir ici avant la rentrée.
Il avait passé le plus clair de son temps à feuilleter les livres de cours, comme il l'avait fait à l'orphelinat. Le programme avait sensiblement changé, mais globalement ça restait la même chose. Harry songea qu'il allait prendre du bon temps pendant les premières semaines de cours.
Puis le mois d'août s'acheva et l'Oncle Vernon dut amener Harry à King's Cross. Il tenta bien de l'effrayer en lui faisant croire que cette école n'avait jamais existé, mais cela fit rire Harry. Il le savait, Poudlard l'attendait. Il l'avait attendu pendant cinquante ans.
Le sourire aux lèvres, il longea les quais 9 et 10. Il vit devant lui une famille de rouquins, tellement nombreuse qu'il fut incapable de les compter. Tandis que deux d'entre eux-des jumeaux visiblement- faisaient enrager leur mère, Harry fonça dans la barrière.
Quelques instants plus tard, il était installé dans un compartiment, et la joie de retourner à Poudlard fut un peu nuancée. Il se sentait d'un seul coup extrêmement seul. Bon, au moins ce second voyage serait peut-être plus calme que le premier. S'il pouvait éviter l'attaque d'une quelconque créature magique et un sortilège impardonnable dans le wagon, ça l'arrangerait.
- Excuse-moi… je peux m'asseoir ? Il n'y a plus de place, ailleurs ?
Bien, on dirait que je suis son dernier choix, songea Harry. Mais au moins ça lui ferait de la compagnie.
- Oui bien sûr.
Le rouquin s'avança et s'installa en face de lui.
- Au fait, je m'appelle Ron Weasley.
- Moi c'est Harry Potter.
L'autre resta stupidement la bouche grande ouverte. Oh zut, songea Harry, il avait presque oublié qu'il était célèbre.
- Tu…tu as vraiment…cette…
- …cicatrice ? Oh oui, ajouta-t-il en montrant son front.
Il sentit une petite angoisse lorsque Ron s'approcha pour mieux voir. Tom aussi avait voulu voir sa cicatrice de plus près, une fois. Il l'avait même touchée, et ça lui avait fait horriblement mal. Est-ce que Tom avait ressenti que sa cicatrice était due à un mauvais sort, lui qui était tant fasciné par la magie noire ?
Ils continuèrent à discuter pendant une bonne partie du trajet. Ron lui présenta son vieux rat, Croutard, et ils mangèrent une quantité incroyable de friandises magiques après que le chariot soit passé –la dernière fois il n'avait pas pu beaucoup en acheter, mais avec l'héritage de ses parents, cela ne posait plus de problème désormais ! Il ouvrit un chocogrenouille, et faillit s'étouffer avec une dragée.
- Dumbledore ! Il a une carte de lui ?!
- Oui, bien sûr. Tu ne le savais pas ?
- Je vivais chez les moldus, je n'ai jamais mangé de friandises du genre.
- Mais comment tu connais Dumbledore ?
- Je…j'ai entendu dire qu'il était directeur de Poudlard. Mais je ne pensais pas qu'il était aussi célèbre.
- C'est un des sorciers les plus reconnus de notre époque.
Ainsi donc Dumbledore était devenu quelqu'un d'important…
Le reste du voyage fut agité. Ils furent dérangés par un garçon qui avait perdu son crapaud, puis par une fille aux cheveux ébouriffés qui le cherchait également. Elle sembla prendre plaisir à ridiculiser Ron à plusieurs reprises, et cela conforta Harry dans l'idée que ce dernier était un peu pathétique par moments. Mais elle ne fut pas la dernière qui vint leur rendre visite.
Cette fois-ci, ce fut trois garçons qui entrèrent dans le compartiment. Le premier avait les cheveux blonds platine et le teint pâle, et son attitude rappela vaguement quelqu'un à Harry. Il était encadré par les deux autres qui avaient des allures de gorilles.
- Alors c'est vrai ? demanda le blond. Tu es Harry Potter ?
- Oui, avoua Harry.
- Lui c'est Crabbe, et l'autre c'est Goyle. Moi je m'appelle Draco Malefoy.
Harry entendit Ron pouffer à côté de lui.
- Mon nom te fait rire ? Inutile de te demander le tien. Mon père m'a dit que tous les Weasley ont les cheveux roux, des taches de rousseur et beaucoup trop d'enfants pour pouvoir les nourrir.
Il se tourna de nouveau vers Harry.
-Fais bien attention à qui tu fréquentes, Potter. Si tu veux éviter les gens douteux, je peux te donner des conseils.
Face à ces propos cruels, Harry comprit. C'était à Tom que ce garçon lui faisait penser. La même témérité, la même cruauté… Draco était sûr de lui, tout comme Tom. Et les deux autres…ils incarnaient la force brute. Comme Rubeus. Harry savait que c'était insensé de sa part de faire ça. Il retournait à Poudlard, mais il avait la sensation d'être nu. Tom et Rubeus lui avaient servi de protection, chacun à leur façon. Il avait besoin de ça. Ron était gentil mais il ne pourrait jamais lui offrir cela.
Harry serra la main de Draco. Il n'osa pas tourner la tête, trop effrayé de voir le visage de Ron se décomposer, trop honteux pour pouvoir le regarder dans les yeux. Un sourire goguenard apparut sur le visage de Draco.
- Au moins, tu es quelqu'un de censé, Potter.
- Si nous sommes amis, tu pourrais m'appeler Harry, non ?
- Mmh…oui probablement. Bon, Weasley qu'est-ce que tu attends pour dégager.
- Non, laisse, coupa Harry. Il était là avant nous, vous avez un compartiment aussi, je suppose ?
Draco fut sur le point de rétorquer quelque chose mais finalement il haussa les épaules tandis qu'Harry récupérait ses affaires et suivait ses trois nouveaux amis.
Il constata rapidement que sur les trois, seul Draco pouvait avoir une conversation intéressante. Il annonça à Harry que toute sa famille avait été à Serpentard et qu'il y irait probablement aussi. Harry faillit gaffer et lui dire qu'il y était, mais il se rappela que la répartition n'avait pas encore eu lieu, ici.
Ils enfilèrent bientôt leurs robes de sorciers et Harry se sentit beaucoup mieux. Ces tenues lui avaient manqué et il avait vraiment eu du mal à se réhabituer aux vêtements moldus, durant l'été. Ils descendirent du train et laissèrent leurs bagages sur le quai où on leur annonça qu'ils allaient être emmenés directement au château. Il aperçut Ron, en compagnie du garçon-au-crapaud, et il détourna la tête quand il vit que celui-ci le fusillait du regard. Il essaya de se convaincre qu'il avait fait ce qu'il devait, qu'il avait fait le bon choix. Mais soudain, sa bonne humeur revint lorsqu'il aperçut la silhouette massive de Rubeus apparaître.
- Salut, Harry !
- Salut Ru…heu Hagrid. C'est vous qui faites la traversée du lac, maintenant ?
- Eh oui ! Le boulot de garde-chasse confère quelques avantages. Je crois que c'est un de mes préférés ! LES PREMIERES ANNEES PAR ICI S'IL VOUS PLAIT !
Pour la seconde fois, Harry monta dans une petite barque. Lorsque Crabbe et Goyle montèrent, celle-ci tangua dangereusement et Harry espéra fortement que celle-ci ne coulerait pas à cause de leurs poids. Mais ils traversèrent sans embuche. Harry était pris de nostalgie en voyant la silhouette du château se dessiner devant lui. Il semblait n'avoir pas changé d'un poil, mais était-ce vraiment le cas ?
Perdu dans ses pensées, il se retrouva dans la Grande Salle, mené par une femme âgée, à l'air sévère, qui lui disait vaguement quelque chose.
Sans surprise, Draco et lui furent envoyés à Serpentard. Il fut cependant un peu plus surpris que Crabbe et Goyle y soient également envoyés. Il ne les imaginait pas assez rusés pour être dans cette maison. Mais le plus surprenant fut de voir Ron et le garçon-au-crapaud rejoindre la maison du courage ! Harry décida qu'il devrait arrêter de se poser des questions pour ce soir. Ca c'était avant qu'il croise le regard de l'homme habillé en noir à la table des professeurs, juste à côté de Quirrel. Sa cicatrice le brûla. Ca ne lui était pas arrivé depuis qu'il était revenu du passé. Il avait pensé que c'était peut-être un effet secondaire dû au voyage temporel, mais sa théorie tombait à l'eau. Depuis qu'il avait appris qu'elle était due à un mauvais sort, Harry se posait de plus en plus de questions sur sa cicatrice. Elle était souvent devenue douloureuse en la présence de Tom, mais visiblement cet homme aux cheveux gras lui faisait le même effet, et pourtant s'il était certain d'une chose c'est que ce n'était pas Tom. Pourtant l'homme le regardait étrangement, comme s'il le connaissait-ou reconnaissait. Ca n'avait pas de sens, le professeur avait certainement moins de cinquante ans, il n'avait pu le voir dans le passé. Peut-être était-ce tout simplement à cause de sa célébrité. Après tout, depuis qu'il était entré une seconde fois dans le monde sorcier, tout le monde le regardait avec toutes les émotions possibles inimaginables. Mais il mettrait du temps à s'y faire, c'était certain.
Bien entendu, une autre personne retint son attention. Sur l'ancien siège du professeur Dippet, trônait Albus Dumbledore. Harry fut surpris que l'homme ait si peu changé. Il avait juste la barbe et les cheveux blanchis et un peu plus de rides. Vu son âge à l'époque de sa première entrée à Poudlard, Harry ne pensait même pas que son professeur puisse être encore vivant à l'heure actuelle ! Et pourtant, il était plus vivant et plus en forme que jamais, et il adressa un clin d'œil à Harry lorsque leurs regards se croisèrent. Harry lui répondit par un sourire comme pour lui dire « Vous aviez raison, Monsieur. Poudlard est toujours là, et je suis de retour chez moi ».
L'attente n'avait pas été si terrible au final. Il était à la maison, et plus rien ne l'éloignerait d'ici désormais.
