Salut la compagnie! Voici enfin le nouveau chapitre! Si j'ai mis autant de temps ce n'est pas par flemme mais parce que le site avait un bug au niveau du compteur de vues, et ça me frustrait de ne pas pouvoir savoir si vous me lisiez ou pas^^ et j'ai aussi un peu boycotté le site le temps de cette panne qu'ils ne se sont pas pressés de réparer! Mais malgré les 0 vues sur mon dernier chapitres j'ai reçu pleins de reviews donc ça m'a encouragée merci ! Mais cette fois que le bug est réparé je vais poster plus souvent pour rattraper ;) surtout que ce chapitre, vous allez le constater, est très frustrant et il est facile de deviner qu'il se passera des évènements importants dans le suivant ! :p (oui, enfin!) je ne vous ferai plus languir très longtemps ;)
Le lendemain, Harry tenta une approche à la table des Gryffondors dans la Grande Salle. Mais dès qu'il approcha et qu'il eut dit un mot, Ron se leva et tira Hermione avec lui pour qu'ils s'éloignent de lui comme s'il avait la peste. Cette dernière lui lança un regard déçu.
C'était ce qu'il craignait. Ils avaient vu Draco mais également Harry. Ce dernier voulait leur expliquer qu'il avait tout tenté pour empêcher Draco d'aller à la cabane de Hagrid. Mais ils ne voulaient même pas l'écouter alors que pouvait-il faire ? Quant à Draco c'était également un problème de la plus haute importance. Il avait tout d'abord paru terrifié de voir le dragon, mais désormais il semblait être le garçon le plus heureux du monde. Il comptait dénoncer Hagrid et visiblement rien ne lui ferait plus plaisir.
Cependant, il ne semblait pas pressé de le faire. Peut-être ne savait-il pas à qui le dire ? Le directeur était bien trop inaccessible, le plus approprié serait Rogue mais ce dernier n'était pas trop avenant et il aurait probablement du mal à croire une telle histoire si Draco lui racontait. Draco n'avait probablement pas très envie de recevoir une retenue pour avoir inventé une histoire farfelue.
Harry espéra qu'en gagnant du temps il arriverait à trouver une solution, mais rien ne lui venait. Il regrettait tellement l'intelligence d'Hermione. Il se sentit tellement seul pendant ces quelques semaines. Il avait perdu à la fois Ron et Hermione mais aussi Draco. Quant à Hagrid, il n'avait pas osé aller le revoir. Il avait trop honte et il pensait que Rubeus lui en voulait. Si quelqu'un venait et tuait son bébé dragon, comme Tom avait tué son doxy ? Même si Hagrid était désormais adulte, il était toujours aussi émotif qu'à onze ans, et serait probablement effondré de perdre ce qui avait été le rêve de sa vie, et qu'il venait enfin d'obtenir.
Ce soir-là, il rejoignait les cachots, mais il fut surpris de la voir ici.
- Hermione ?
- Tu vas avoir une chance de te racheter, aujourd'hui. Va chercher ta cape.
Le dragon avait visiblement triplé de volume depuis l'éclosion. Harry le sentait peser dans la grosse boite en bois qu'il transportait. Hermione lui avait demandé son aide. Ron et elle avaient organisé la fuite du dragon, qu'Hagrid avait appelé Norbert, vers la Roumanie, où Charlie, le frère de Ron, travaillait. Malheureusement, Ron avait été mordu par Norbert et il était à l'infirmerie car sa main avait enflé. Hermione se retrouvait donc seule, et était bien incapable de porter la lourde caisse. De plus, la cape d'Harry serait forcément utile lors de cette escapade. Ce dernier avait accepté avec plaisir, il savait que s'il se rachetait, Ron et Hermione pourraient peut-être lui pardonner –ou au moins écouter ce qu'il avait à leur dire. Mais en attendant, ils avaient une mission à accomplir.
Alors qu'ils s'apprêtaient à monter au sommet de la tour d'astronomie, ils entendirent des pas dans le couloir. C'est alors qu'ils virent MacGonagall tenant Draco par l'oreille et le menaçant sauvagement.
-Vous ne comprenez pas ! Granger va arriver avec un dragon !
Hermione, sous la cape, lança un regard à Harry.
- Ne me regarde pas comme ça ! Je ne lui ai rien dit ! Je ne t'ai pas quitté d'une semelle depuis que tu m'as demandé de t'aider. Mais cette enflure écoute aux portes et surveille chacun de nos gestes.
Hermione acquiesça. Visiblement elle le croyait.
Ils atteignirent le sommet de la tour, essoufflé, où les quatre amis de Charlie les attendaient. Lorsqu'ils furent débarrassés de leur fardeau, Harry se sentit plus léger dans tous les sens du terme ! Tellement léger qu'il ne se rendit pas compte qu'il n'avait pas récupéré sa cape, avant de se retrouver nez-à-nez avec Rusard.
Il les amena dans le bureau de McGonagall. Il y avait déjà un autre élève, mais à leur plus grande surprise, ce n'était pas Draco mais Neville ! Il avait entendu Malefoy parler du dragon et avait voulu prévenir Hermione qu'elle allait être dénoncée.
Harry pensa qu'il passait le pire moment de sa vie. Il ne pouvait pas justifier leur présence à la tour d'astronomie en pleine nuit sans parler de Norbert. Au final, ils firent perdre chacun cinquante points à leur maison, et reçurent une retenue.
Le lendemain, Harry apprit que Malefoy avait également une retenue. Il ne cessait de répéter à Harry que c'était de sa faute, et qu'en plus Serpentard avait perdu cent points à cause de lui. En entendant ça, Harry avait juste envie de lui balancer son poing en plein visage.
Mais au moins, Hermione lui parlait de nouveau, et Ron avait également consenti à lui adresser de nouveau la parole quand il fut sorti de l'infirmerie. En tout cas, une semaine plus tard ils reçurent finalement leur convocation pour leur retenue. Ils étaient tous les quatre attendus par Rusard dans le hall d'entrée à onze heures le soir-même. Harry sentait que la soirée allait être longue, le concierge était une des personnes les plus horribles qu'il ait connu – à part peut-être Rogue et les Dursleys.
Lorsqu'ils eurent retrouvé le concierge, il leur fit traverser le parc et ils s'arrêtèrent à la lisière de la forêt interdite, où Harry distingua une immense silhouette. Rubeus ! Ils allaient faire leur retenue avec lui ! Harry n'osa pas lever les yeux, il se sentait encore trop honteux, et il ne savait pas comment Rubeus prenait les choses en ce qui concernait Norbert.
Harry lança un regard aux autres, il constata que Draco et Neville semblaient terrifiés, ce qui amusait grandement Rusard. Lorsque ce dernier fut retourné au château, Draco tenta de contester. Mais Hagrid fut intransigeant : il irait dans la forêt interdite, comme les autres.
Hagrid leur expliqua le but de leur mission. Il y avait visiblement une licorne blessée dans la forêt, et ils devaient la trouver. Ils entrèrent dans la forêt et Harry fut submergé par un souvenir. Celui de sa dernière soirée de son ancienne vie. Rubeus était là lui aussi, et ils étaient encore amis. Et Tom était venu le sauver. Les centaures vivaient-ils toujours ici ?
Ils avancèrent pendant un moment, puis Hagrid s'arrêta et annonça qu'ils allaient se séparer en deux groupes. Il prit Hermione et Neville avec lui, et laissa Crockdur à Harry et Draco. Et là, Harry se dit qu'Hagrid devait vraiment lui en vouloir pour le laisser partir seul avec Draco et un chien froussard !
Ils marchèrent seuls dans la forêt pendant plus d'une demi-heure. Ils voyaient de temps à autres des tâches argentées par terre, et par moments Harry avait l'impression d'entendre des bruits étranges, comme une cape trainant sur le sol. La forêt n'avait cessé de devenir de plus en plus épaisse jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une clairière. Il fit une forme d'un blanc brillant sur le sol. Il s'approcha et constata que c'était bien la licorne, et elle était morte. Il songea à envoyer des étincelles vertes pour prévenir Hagrid, mais un bruissement le figea sur place.
Une silhouette encapuchonnée venait de surgir d'un buisson et rampait jusqu'au cadavre de la licorne. Elle commença alors à boire goulument le sang de l'animal. Draco hurla et s'enfuit dans les bois, mais Harry était pétrifié. Cela détourna l'attention de la créature qui leva la tête et vit Harry. Elle se releva alors d'un bond et se précipita sur lui.
Une fois encore, sa cicatrice le brûla avec force. Il tenta de s'échapper mais tituba avant de tomber dans l'herbe. La créature se rapprochait de lui, quand des bruits de sabots retentirent. Il vit une forme foncer sur la silhouette sombre, qui s'échappa entre les arbres.
Le centaure s'approcha de lui, et Harry resta bouche bée. Il le reconnaissait, il faisait partie de ceux qui l'avaient attaqué lorsqu'il était venu dans la forêt avec Rubeus. Avec soulagement, il se souvint que c'était également celui qui avait tenté de les défendre.
- Ca va ? demanda-t-il
-Oui merci, qu'est-ce que c'était ?
- Tu es le fils Potter, dit le centaure. Nous nous sommes déjà croisés.
- Oui, avoua Harry avec amertume. Je m'en souviens.
- Il fallait que tu partes.
- Pardon ?
- Ta destinée est ici, continua le centaure. Tu ne devais pas être là-bas, je l'ai senti, puis je l'ai vu autour de ton cou.
- De mon… oh ! C'est vous qui m'avez enlevé le sablier qui était autour de mon cou ? Pour que Dumbledore le trouve ?
- Pour que quelqu'un le trouve et te ramène à ta place. Tu as une destinée hors du commun, Harry Potter. Ta présence ici est indispensable.
Harry grommela mais n'osa pas contredire le centaure. Tout le monde voulait agir pour son bien, mais n'empêche que dans cette époque il avait été attaqué par un mage noir à l'âge de un an, puis par un monstre inconnu dans cette forêt. Bizarrement, il ne s'était jamais senti autant en danger dans l'autre époque.
- Il faudrait mieux retrouver Hagrid, annonça le centaure, qui s'appelait Firenze.
Ce dernier lui permit de monter sur son dos.
- Firenze, quelle était cette chose dont tu m'as sauvé ?
- Harry Potter, sais-tu à quoi sert le sang de licorne ? Il permet de survivre même si on est sur le point de périr, mais à un prix terrible. Car il faut tuer un être pur et sans défense pour sauver sa propre vie. Et dès l'instant où les lèvres touchent le sang, ce n'est plus qu'une demi-vie, une vie maudite.
- Qui pourrait être désespéré à ce point ? se demanda Harry à haute voix. Si on doit être maudit à jamais, mieux vaut mourir, non ?
—Oui, dit Firenze, à moins qu'on ait simplement besoin de survivre suffisamment longtemps pour pouvoir boire quelque chose d'autre, quelque chose qui redonne la force et la puissance, quelque chose qui permette de ne jamais mourir. Harry Potter, sais-tu ce qui est caché dans l'école, en ce moment ?
- La pierre philosophale ! Mais qui … ?
- Ne connais-tu pas quelqu'un qui serait prêt à tout pour revenir… ?
- Vous voulez dire…V…Voldemort ?
Leur mission étant terminée, ils regagnèrent le château. Hagrid avait foncé sur Harry pour s'assurer qu'il allait bien, et lui avait demandé pardon de l'avoir envoyé avec cet abruti de Draco. Harry en avait profité pour s'excuser de l'avoir espionné –contre son gré- la dernière fois. Il se serait senti euphorique grâce à cette réconciliation s'il n'y avait pas eu la révélation de Firenze.
Maintenant tout devenait clair ! La pierre philosophale n'était pas convoitée par Rogue mais par Voldemort lui-même ! Rogue devait juste être dans le coup et devait lui-même voler la pierre pour ensuite la livrer à Voldemort qui se cachait dans la forêt ! Harry devait absolument en parler à Ron et Hermione. Mais il ne pouvait le faire devant Neville et Draco ! Il dut donc rejoindre avec frustration son dortoir, sans avoir pu parler à personne de ses inquiétudes.
Il trouva cependant la cape d'invisibilité sur son lit avec un petit mot : « emAu cas où/em »
Le lendemain, Harry raconta tout à Ron et Hermione. Ce dernier sembla effrayé à l'idée que Voldemort puisse revenir et vouloir tuer Harry. Hermione était plus rassurante et assura que Voldemort craignait Dumbledore, et que tant que le directeur serait ici, il serait difficile pour Rogue de voler la pierre.
Malgré cela, Harry avait développé une paranoïa assez incroyable. Il avait toujours l'impression que le mage noir allait surgir derrière lui. Il dut cependant tenter d'oublier cela car il avait des examens à passer. Lorsque ceux-ci furent terminés, il se rendit compte que cette première année à Poudlard était sur le point de s'achever. Et étrangement, il en éprouva presque du soulagement. Outre le fait que les relations entre Draco et lui étaient tendues, il se dit qu'en s'éloignant de Poudlard il s'éloignerait également de Voldemort, tapi dans cette forêt sombre. Bien sûr, la demeure des Dursleys n'était pas très accueillante, et il aurait préféré continuer à passer du temps avec Ron et Hermione, mais la perspective de savoir le mage noir à des kilomètres de lui, lui permettrait de se reposer un peu l'esprit. Il ne savait pas si c'était la peur, mais depuis sa visite dans la forêt, sa cicatrice le brûlait de plus en plus souvent.
- Harry, tu vas bien ?
- Oh ! Salut Hagrid ! Oui, oui ça va…
- Tu n'en as pas l'air… tu sembles inquiet !
Oui Harry était inquiet, même pire que ça. En particulier à propos d'une certaine pierre dont l'homme ne voulait rien dire. Mais au moins, cela montrait qu'Hagrid était capable de garder un secret, et qu'il ne révélerait à personne comment passer devant Touffu. Non, il était certain que jamais Hagrid ne parlerait. Rien n'était plus important pour lui que la sécurité des élèves de Poudlard. Et à cet instant, Harry se rappela un doxy voletant dans le compartiment, et un gros œuf noir se fissurer dans la cabane en bois toute proche du château. Une seule chose pourrait être plus importante.
- Hagrid, où avez-vous eu Norbert ?
- … Quoi ? Pourquoi cette question ? Je l'ai gagné dans un pub, en jouant aux cartes.
- La personne qui vous l'a donné, à quoi il ressemblait ?
- Je ne sais pas, il avait un capuchon sur la tête.
- Vous…lui avez parlé de Poudlard ?
- Oui, c'est possible. Je lui ai parlé de mon travail, et je lui ai dit qu'après Touffu, m'occuper d'un dragon serait facile !
Harry manqua de s'étrangler.
- Il s'est intéressé à Touffu ?
- Evidemment ! On ne rencontre pas beaucoup de chiens à trois têtes ! Je lui ai dit qu'il suffisait de savoir s'y prendre ! Par exemple, dès que je joue un petit air de musique à Touffu, il s'endort !
Harry resta pétrifié. Non, Hagrid n'avait pas dit ça ? Il ne sut pas quoi répondre et préféra s'échapper même si son ami l'appelait. Il devait trouver Ron et Hermione, et rapidement ! Malheureusement, ces derniers étaient encore en train de passer des examens ! Il croisa le professeur McGonagall et lui demanda de voir Dumbledore.
- Le professeur Dumbledore n'est pas là, il a reçu un hibou du ministère de la magie et est parti il y a dix minutes !
Le cœur d'Harry sembla tomber dans sa poitrine. Dumbledore était parti, et Rogue savait comment passer devant Touffu. Il allait voler la pierre ! Il n'y avait aucune seconde à perdre, et pourtant Harry était seul… devait-il foncer au 3supe/sup étage et tenter quelque chose ? Harry ne s'en sentait pas le courage ... Il n'avait plus qu'une seule option désormais.
Il fonça dans la salle commune. Il trouva Hedwige et lui demanda de prévenir Ron et Hermione dès qu'ils auraient fini les cours, et le professeur Dumbledore dès qu'il rentrerait. Puis il s'approcha de Draco.
- J'ai besoin de ton aide.
- Et pourquoi voudrais-je t'aider ?
- Ecoute Draco, c'est super important. Ca concerne la pierre philosophale ! R…quelqu'un veut la voler.
- Oui tu me l'as déjà dit.
- Sauf que ça va se produire ce soir, peut être en ce moment-même car Dumbledore est parti.
- Même si c'est vrai, ce n'est pas mon problème.
- Tu sais qui veut la voler ? Voldemort.
Draco sursauta.
- Tu délires !
- Pas du tout ! C'était lui que nous avons vu dans la forêt ! Il tente de revenir !
- Et si c'était le cas, où est le problème ? Il ne s'en prend qu'aux enfants de moldus et aux traitres !
- Et à moi, continua Harry. Tu le sais, qu'il voudra me tuer.
Cette fois-ci Draco eut plus de mal à paraître indifférent.
- Draco, je suis certain que si nous empêchons cette pierre d'être volée, Dumbledore sera d'accord de te la prêter quelques instants. Il te devra bien ça ! Tu pourras transformer tout ce que tu voudras en or !
- Je me fiche de l'or ! Mes parents sont riches.
- Il te donnera peut-être un peu d'élixir de vie, que tu puisses vivre plus longtemps que tout le monde ! Penses-y ce n'est pas donné à tout le monde.
Draco sembla pensif puis ajouta :
- Bon, c'est d'accord.
Harry alla chercher sa cape, et ensemble ils se dirigèrent vers le troisième étage. Harry colla son oreille à la porte mais n'entendit rien. Il la déverrouilla d'un sort, et vit l'immense silhouette de Touffu. Il était encore plus impressionnant qu'il ne se l'était imaginé ! Mais fort heureusement, il dormait profondément ! Et Harry sut qu'il ne s'était pas trompé. Une harpe ensorcelée jouait en continu, ce qui signifiait que Rogue était déjà passé par là.
Harry jeta un regard à Draco, et vit que ce dernier était encore plus pâle que d'habitude. Mais il savait que maintenant il ne se dégonflerait pas, après tout il n'avait pas envie de passer pour une poule mouillée devant Harry !
Ce dernier s'approcha de la trappe, et la souleva. Cette dernière émit un grincement sonore, mais cela ne sembla pas réveiller Touffu. Harry jeta un coup d'œil mais il ne vit que l'obscurité. Génial, il allait falloir sauter à l'aveuglette ! Comme il s'en était douté, vu la témérité de Draco il allait devoir se dévouer !
Il s'élança alors dans la trappe et tomba sur quelque chose de mou. Il appela Draco pour lui dire que c'était bon, mais à ce moment-là il sentit quelque chose accrocher sa cheville. Il entendit Draco tomber à son tour, puis se mettre à hurler tandis qu'il était également pris dans l'étreinte de cette étrange chose.
- Argh ! C'est quoi ça ? Harry !
- Je suis là ! Ça m'a attrapé aussi, qu'est-ce qu'on fait ?
- Je ne sais pas ! Je ne vois rien ! Lumos !
La pièce s'éclaira soudainement. Harry eut juste le temps de voir une énorme plante qui les maintenait fermement, et soudain il entendit un cri aigue, la plante les relâcha. Ils en profitèrent pour s'éloigner rapidement. Draco lissa sa robe et lança :
- C'est exactement ce que je voulais faire !
Harry leva les yeux au ciel et ils continuèrent.
Ils entrèrent dans la pièce suivante où une nuée de petits insectes étranges voletaient. Au centre il y avait un balai. Draco alla voir la porte en face, mais elle était évidemment fermée. Harry regarda alors les insectes et remarqua que c'étaient des clés ! L'une d'elle devait ouvrir la porte. Il remarqua une clé dont l'aile était froissée…Rogue avait dû l'abimer en la prenant ! Il fit part de son idée à Draco, qui pour une fois était d'accord.
Mais Harry était embêté. Il avait assisté à quelques cours de balai cette année et il se débrouillait plutôt bien, mais de là à réussir à attraper la clé.
- Je m'en charge, lança Draco.
- Quoi ?
- Je m'entraine à voler sur un balai depuis tout petit. Mon père m'achète toujours le meilleur des modèles de balais. Celui-là est un peu pourri, mais on fera avec.
Il fallut un moment, mais Draco finit par attraper la clé. Sauf qu'à ce moment-là, toutes les autres se mirent à lui foncer dessus. Draco se mit à crier d'une voix aigüe. Harry lui fit signe de lui passer la clé, et alla ouvrir la porte. Il laissa alors passer Draco et referma à temps avant que les assaillants ne puissent les suivre.
Ils se retrouvèrent alors dans une pièce beaucoup plus grande. Harry vit des formes se dessiner et il pensa d'abord être dans un cimetière. Mais lorsque les lumières s'allumèrent, il constata que ce qu'il avait pris pour des pierres tombales étaient en réalité de grandes statues représentant des personnages d'échec ! Ils se trouvaient sur un échiquier géant. Et le seul moyen pour passer de l'autre côté était de gagner une partie.
Harry était content que Ron lui aie appris, mais il n'était pas aussi fort que ce dernier. Il aurait aimé qu'il soit là. En attendant, il prit les commandes. Il s'installa à la place d'un fou, tandis que Draco montait sur un cheval pour faire le cavalier. Ils commencèrent la partie, et virent avec stupéfaction les pièces se faire réduire en pièces en répandant des nuages de poussière autour d'eux. Si Harry donnait les ordres la plupart du temps, Draco le contestait parfois, mais ils finissaient toujours pas s'accorder sur une décision. Sauf une fois.
La partie était presque terminée. Harry savait qu'en deux coups ils pourraient gagner.
- Non, il ne faut pas faire comme ça !
- Puisque je te dis que je suis sûr de moi, Draco !
- Et moi, je te dis que non ! Pion en C3 !
La pièce se déplaça, et Harry regarda son ami d'un air dépité.
- Et maintenant ?
- Maintenant je…oh !
Draco avait soudainement blêmi.
- J'avais une technique pour gagner Draco ! Mais tu n'en as fait qu'à ta tête et maintenant nous sommes coincés !
- Nous pouvons toujours gagner…
- Draco, tu ne…
- Ne t'inquiète pas, Harry j'ai une idée ! Cavalier en E5 !
Le cheval en pierre de Draco commença à se déplacer, et ce dernier commença à gigoter.
- Quoi ? Je ne peux pas sauter ! Mes mains et mes pieds sont collés ! Harry ! HARRY !
Harry voulut courir pour l'aider, mais ses pieds étaient également collés au sol. Il ne pouvait rien faire. La reine s'approcha de Draco et fit exploser son cheval. Le serpentard tomba au sol, inconscient. Harry sentit la panique l'envahir. Il s'efforça cependant à jouer son rôle jusqu'au bout. Il devait à tout prix arrêter Rogue. Il avança ensuite sur le damier et donna le coup ultime au roi. Après cet « echec et mat » bien mérité, il se rua vers la silhouette inanimée de Draco. Par la barbe de Merlin ! Il respirait. Harry se sentait à la fois soulagé et paniqué… que pouvait-il faire désormais ?
C'est alors qu'il entendit des bruits de pas précipités.
- Harry !
Hermione arriva comme une furie et le serra dans ses bras.
- Tout va bien ? On a eu ton mot en sortant de cours ! Pourquoi tu ne nous as pas attendus ?
- Rogue est déjà en route, il est passé par là, c'était lui la harpe. Je ne pouvais pas attendre, sinon il aurait été trop tard !
- Je comprends mais…oh, c'est Draco ?
- Oui, il est blessé. Il faudrait que vous le rameniez à l'école !
Hermione se tourna alors vers Ron.
- Ron tu peux t'en charger ?
Ce dernier grommela.
- Allons Ron ! Je sais que tu ne l'aimes pas mais il risque de mourir ! Et je ne laisserai pas Harry partir tout seul ! En plus tu pourras utiliser le balai pour sortir de là, je ne sais pas voler moi !
Ron finit par accepter et il repartit en trainant Draco tandis qu'Hermione et Harry continuaient d'avancer dans le couloir.
La pièce suivante contenait un troll, qui avait été assommé, ce qui arrangeait bien Harry et Hermione. La salle d'après, quant à elle, contenait une table sur laquelle étaient posées plusieurs potions, et en face un mur de flammes. Il y avait également une feuille sur laquelle était écrite une énigme. Harry fut content qu'Hermione soit là, ni lui ni Draco n'aurait été capable de la résoudre. Cependant, le regard d'Hermione s'assombrit lorsqu'elle eut réussi.
- Il n'y a que la petite fiole qui permettre de traverser les flammes. Une autre permet de revenir en arrière. Je suis désolée Harry, tu vas devoir continuer seul, je vais retourner aider Ron.
- Ne t'inquiètes pas Hermione, je préfère que tu ne sois pas mêlée à tout ça.
- Harry prends soin de toi, je t'en supplie !
- Ne t'inquiète pas…
Après avoir bu le contenu de la petite fiole, Harry continua son chemin. Après avoir traversé un long couloir, il arriva dans ce qui semblait être l'ultime salle. Et là, se trouvait déjà quelqu'un, mais ce n'était pas Rogue. C'était Quirrel.
