Bonjour tout le monde! voici un nouveau chapitre! Je suis un peu triste car j'ai beaucoup avancé dans l'écriture et que je vois la fin de ma fic approcher...(mais ne vous inquiétez pas il reste pleins de chapitres que je n'ai pas publié...). Il y a eu une petite baisse de régime au niveau des vues/reviews au dernier chapitre...peut etre parce que je l'ai publié un lundi^^. Enfin bref j'espère que ce chapitre vous plaira...avec un Tom plus effrayant que jamais ;)
Les recherches sur la famille de Tom aidaient grandement Harry à se rapprocher de lui. Cependant il restait encore un problème de taille : le club de Slug. Les soirées se faisaient de plus en plus nombreuses, et Tom passait beaucoup de temps lors de ces occasions avec Avery et Mulciber.
Cependant, ce jour-là, la chance sourit à Harry lors du cours de potion. Le professeur Slugorn leur fit préparer une potion contre les furoncles, qui avait été étudiée en première année, et qui servait de révision pour commencer en douceur leur nouvelle année. Cependant, lorsqu' Harry ouvrit son manuel et lut la recette, il réalisa qu'il y avait quelque chose d'anormal. Il se souvenait comme si c'était hier que Neville avait oublié qu'il fallait rajouter les épines de porc-épic après avoir retiré le chaudron du feu…pourtant ce manuel n'indiquait pas qu'il fallait le faire. Et là, Harry comprit.
Le manuel était plus vieux de cinquante ans ! Et pendant toutes ces années, la recette avait dû subir des améliorations. Harry décida de prendre le risque, et dès qu'il eut fini sa potion, il retira le chaudron du feu et ajouta les épines. La teinte de la potion changea légèrement et elle dégagea une légère fumée violette…
- Harry, je peux voir votre potion ? Oh ! Incroyable ! Voyons-voir, on dirait qu'elle est parfaite ! Je n'avais pas vu une potion contre les furoncles aussi bien préparée depuis des années ! Elle est encore mieux que celle de Tom ! Vous viendrez me voir après les cours d'accord ?
Harry vit Tom lui lancer un regard fusillant. Il n'aimait vraiment pas que quelqu'un puisse être meilleur que lui. Lorsque tout le monde eut quitté le cachot, Harry s'avança vers Slugorn.
- Oh Harry ! Merci d'être resté ! Je voulais vous demander, cela vous plairait-il de venir à la soirée que j'organise demain soir ? Votre ami Tom fait partie depuis un an du club de Slug, et je pense que vous aimeriez bien partager ces bonnes soirées ensemble non ? Vous êtes tellement brillants tous les deux !
- Oh c'est très gentil, professeur, répondit-il à contre-coeur. Je viendrai avec plaisir.
- Très bien, très bien, vous m'en voyez comblé. A demain soir alors, Harry !
Ce dernier sortit alors du cachot, et vit que Tom l'avait attendu dans le couloir.
- Comment tu as fait ça ?
- Fais quoi ?
- Ne fais pas l'idiot ! Ta potion !
- Oh…j'ai juste rajouté des épines de porc-épic.
Il préféra lui dire la vérité…s'il semblait lui cacher trop de choses, alors Tom finirait par ne plus lui faire confiance.
- Mais…pourquoi ? Comment savais-tu que ça allait avoir cet effet ?
- On la préparait comme ça dans mon époque…tu sais en cinquante ans, il y a eu de nouvelles découvertes, beaucoup de choses ont été améliorées.
- Tu veux dire que tu sais des choses…qui n'ont pas encore été découvertes ?
- Euh…
- Tu te rends compte de ce que ça signifie ? Il faut que tu me les dises ! On pourra faire croire que c'est nous qui avons découvert cela !
- Calme-toi, Tom ! Il n'y a pas tant de choses si exceptionnelles que ça…et je ne me souviens pas de tout ! Seulement quelques bricoles ! Pour la potion, je m'en souvenais car un de mes camarades avait fait fondre son chaudron en ajoutant les épines trop tôt !
- Tu ne te rappelles vraiment de rien d'autre ?
- Non…je n'ai jamais tout appris par cœur ! C'était écrit dans les livres de toute façon !
- Livres que tu n'as pas apportés ici, je suppose.
- Que… ? Bien sur que non, je ne les ai pas amenés !
Tom soupira.
- C'était trop beau pour être vrai… Et alors, que te voulais Slugorn ?
- Il m'a proposé de faire partie du club de Slug.
- Vraiment ? s'étonna Tom. Donc tu viens à la soirée, demain soir ?
- On dirait bien que oui…
- Mais tu as trouvé quelqu'un ?
- Quelqu'un ?
- Eh bien oui, il faut venir avec une cavalière !
Les jambes de Harry manquèrent de se dérober sous lui. Une cavalière ? Harry n'avait jamais parlé à aucune fille, à part Hermione.
- Il faut venir à chaque soirée accompagné ?
- Non, seulement aux plus grandes occasions. Il y a la fête de début d'année (celle-ci), celle de Noël et en général une après les examens.
- Mais toi, tu as trouvé quelqu'un ?
Tom s'esclaffa.
- Oui, évidemment !
Evidemment. Quand ça s'était su que le séduisant Tom Jedusor cherchait une cavalière pour la soirée, toutes les filles un peu idiotes avaient dû se battre pour être l'heureuse élue !
Harry dormit mal cette nuit-là. Il était tellement rageant d'avoir réussi à accomplir l'exploit d'être invité dans le club de Slug bien qu'il ne soit pas tellement doué ou talentueux. Mais maintenant tout allait être gâché à cause d'une histoire de fille. C'était vraiment trop bête ! Que se passerait-il s'il venait seul à la soirée ? Slugorn le renverrait ? Les autres le traiteraient de looser ? Non il ne pouvait pas venir seul, il devait trouver une solution.
Solution qui vint à lui lorsque le lendemain, il entendit des sanglots provenant des toilettes des filles. Il savait qu'il n'avait pas le droit d'entrer mais il poussa lentement la porte pour jeter un œil. Il aperçut alors Mimi. Son premier réflexe fut de se sauver très loin avant qu'elle ne le voit. Mais il se rendit compte qu'elle était sa seule chance…
- Mimi ?
- Qui est là ? Oh ! C'est toi, Harry ?
Harry s'approcha lentement.
- Qu'est-ce qui t'arrives ? Pourquoi pleures-tu ?
- C'est encore Olive. Elle ne cesse de se moquer de moi, elle ne veut pas me laisser tranquille ! Tu n'as pas le droit d'être là, tu le sais non ?
- Peu importe, je pense que personne ne viendra…
- Je n'ai personne…je suis seule… même toi tu me fuis !
- Que… non ! Je veux dire…je n'avais pas forcément le temps de te parler, avec tous les devoirs en retard que j'ai…mais ça n'a rien à voir avec toi !
- Ce…c'est vrai ?
- Oui bien sûr, mentit Harry. D'ailleurs, pour te changer les idées, tu ne voudrais pas venir à la soirée de Slughorn avec moi, demain soir ?
Pendant quelques secondes, Mimi resta bouche bée avec un air idiot, puis sans prévenir, sauta au cou d'Harry et manqua de le faire tomber.
- Je…on devrait y aller, enchaina Harry, totalement gêné. On va être en retard pour le prochain cours !
- Oui, gloussa Mimi. Tu as raison ! A demain soir alors !
Harry se demanda ce qui lui était passé par la tête, mais en réfléchissant il se dit qu'il n'avait pas d'autre choix.
- Alors ? demanda Tom à la table des Serpentards. Tu as trouvé quelqu'un à inviter pour ce soir ?
- Oui.
- Super ! Tu te lances quand ?
- C'est déjà fait !
- Quoi ? Elle a accepté ?
- Evidemment, lança Harry sur le même ton ironique qu'avait employé Tom la veille.
- Qui…
- Tu verras bien.
Une boule s'était formée dans la gorge d'Harry. Il n'y avait pas pensé sur le moment, mais Mimi était une née-moldue, et Tom la détestait, comme tous ceux qui n'étaient pas de sang-pur… Que dirait-il quand il la verrait arriver à la fête avec Harry ?
Il retrouva Mimi dans le hall vers huit heures. Cette dernière avait enfilé une élégante robe bleue en hommage à sa maison, mais même dans cette tenue, constata Harry, elle restait très laide. Elle le fixait avec un grand sourire et ses yeux brillaient d'excitation.
- Euh…on y va ? Fut tout ce qu'Harry trouva à dire, et ils se dirigèrent vers le bureau de Slughorn.
Au fur et à mesure qu'ils approchaient, ils entendirent de plus en plus fortement la musique et les rires des invités déjà présents. Lorsqu'il entra dans le bureau, il sembla à Harry que le bureau de Slughorn était deux fois plus grand que la dernière fois qu'il y était venu. Une lampe d'or fleurie diffusait une lumière rouge qui donnait à la pièce une ambiance tamisée.
- Harry ! Mon garçon ! Vous voici, je suis heureux que vous ayez pu venir ! Et mademoiselle… ?
- Warren.
- Enchanté, enchanté ! Allez, entrez faites comme chez vous ! Ah tiens justement, voici votre ami Tom !
En effet, Tom venait d'arriver et lorsque lui et sa cavalière firent face à Harry et Mimi, tout sembla se figer. Comme Harry s'y était attendu, il vit le regard furieux de Tom quand il réalisa qui Harry avait choisi comme cavalière. Et comme si la situation n'était pas déjà assez compliquée, la cavalière de Tom n'était autre qu'Olive Hornby. Harry sentit Mimi se tendre à côté de lui.
- Mais qui voilà ? lança Olive. On dirait que Mimi a fini de pleurnicher dans les toilettes ! Les chiottes en ont eu marre de t'entendre geindre ? Mimi Geignarde !
Cette dernière fut incapable de répondre quoi que ce soit et ne put que partir en sanglotant.
- Mimi attends ! s'exclama Harry, mais elle ne l'écoutait pas.
Il sortit à son tour du bureau, et fut pendant un instant soulagé que le volume sonore diminue. Il n'entendait de la musique plus qu'un murmure sourd, et dans le couloir résonnaient seulement les pleurs de Mimi.
- Mimi je…
- Tu m'as trahie ! Tu savais qu'elle serait là ! Tu étais de mèche avec eux ! Tom est ton ami, et il me déteste aussi ! Vous avez comploté ça pour qu'Olive puisse me ridiculiser devant tout le monde !
- Non, je te jure ! Je n'en savais rien ! Tom ne m'avait pas dit qui il avait invité…et moi non plus je ne lui avais pas dit.
- Tu mens ! Vous n'êtes tous que des sales menteurs de toute façon ! Je ne veux plus jamais te voir, Harry !
Et elle s'enfuit en courant.
Harry resta planté dans le couloir, désespéré. Décidemment, son arrivée dans le club de Slug commençait très mal. Il entendit la porte du bureau grincer, et Tom en sortit.
- Qu'est-ce qui t'a pris ? demanda-t-il.
- De quoi tu parles ?
- De l'inviter, elle !
- En quoi est-ce interdit ? Parce qu'elle est née-moldue ?
- Evidemment Harry ! Tu ne peux pas te permettre de fréquenter des gens comme ça ! Pas alors que tu commences à avoir une bonne réputation !
- Une bonne réputation ?
- Tu es entré dans le club de Slug.
- J'ai une bonne réputation auprès de Slughorn, c'est tout. En quoi mes fréquentations vont-elles changer l'avis qu'il a de moi ? Il ne déteste pas les nés-moldus !
- Il ne les déteste pas, mais tu remarqueras qu'il y a énormément de sang-pur dans son club. Et quand un né-moldu montre des grandes capacités, il en est le premier surpris et le considère comme une « perle rare ». Il n'a pas encore compris qu'ils sont une nuisance, mais il sait tout de même reconnaître la supériorité des vrais sorciers…c'est un début. Harry rassure-moi tu ne t'es tout de même pas entiché de…ça ?
- Quoi ?! Non bien sûr que non ! Je l'ai juste invitée…comme ça. Il fallait que je trouve quelqu'un rapidement ! Ce n'est pas parce qu'on invite une fille que… enfin ce que je veux dire c'est que je ne suis pas venu à cette soirée pour…ça !
- Pour quoi alors ?
- Pour… m'amuser, hésita Harry, qui pensa en réalité « c'est pour te surveiller que je suis là, idiot… »
Tom haussa les sourcils.
- Et toi ? demanda Harry.
- Oui. Pour m'amuser aussi…en quelque sorte. Mais Harry je t'en prie, ne me mets plus jamais dans un tel embarras ! Le seul endroit où ce genre de filles mériterait qu'on les invite c'est au cachot !
- Tom, je pensais que c'était fini tout cela. J'avais l'impression que tu avais perdu ton agressivité, que tu devenais enfin quelqu'un de responsable.
- J'ai compris que tout cela était vain. Slughorn m'a ouvert les yeux. Ce n'est pas en écrasant des fourmis qu'on parvient à dominer le monde. Peu importe Mimi, peu importe la vermine qui nous entoure. Nous serons débarrassés d'eux, un jour ou l'autre. Les attaquer ne servirait qu'à me faire renvoyer. Ce qui importe, c'est que je profite de ces années à Poudlard pour développer mes pouvoirs. C'est ainsi et seulement ainsi que j'arriverai à accomplir mes desseins.
En cet instant, Harry réalisa que Tom était vraiment effrayant. La lueur folle dans son regard lui rappela les prunelles rouges qu'il avait vues derrière le crâne de Quirrel et il se sentit frissonner. Il avait réussi à ne pas y penser depuis la rentrée mais maintenant tout lui revenait. Plus que jamais, il voyait devant lui non pas son ami Tom Jedusor, mais le mage noir Voldemort qui avait tué ses parents. En cet instant, il eut une envie folle de lui sauter dessus et de serrer de toutes ses forces ses doigts autour du cou de Tom. Il se rappela les paroles de Dumbledore. A ce moment-là, jamais il n'aurait pu imaginer vouloir du mal à Tom, et il avait trouvé l'idée du professeur, saugrenue. Il n'aurait en effet jamais comploté pour tuer son ami…mais là c'était différent. Comme une pulsion, une soif de vengeance soudaine et incontrôlable.
La porte s'ouvrit de nouveau et Harry sursauta.
- Ah vous êtes là tous les deux ! s'enquit Slughorn. J'ai eu peur j'ai bien cru que vous étiez déjà partis ! Où est Miss Warn ?
- Warren, corrigea Harry. Elle ne se sentait pas bien, ajouta-t-il en voyant le regard de Tom qui disait clairement « si tu parles de ce qu'il s'est passé et prends la défense de la sang-de-bourbe ça va mal se passer ». Une seconde auparavant, Harry était à deux doigts de frapper de toutes ses forces Tom, mais cette fois-ci il avait repris ses esprits et s'était souvenu de pourquoi il était ici et les sacrifices que cela impliquait.
Ils entrèrent de nouveau dans le bureau, et Tom alla rejoindre Olive, et elle l'amena sur la piste de danse. Harry, qui était allé s'asseoir dans un coin tranquille, fut surpris de constater que Tom dansait avec une élégance incroyable. Où avait-il donc appris à danser ? Certainement pas à l'orphelinat. Cependant, la danse fut brève et Tom ne céda pas aux suppliques d'Olive et alla s'asseoir vers Avery et Mulciber.
Harry aurait bien voulu les rejoindre mais il n'y avait plus de siège libre vers eux. Il soupira. Il était venu pour surveiller Tom et n'était même pas capable de l'approcher. Il se leva et alla chercher une bierraubeurre pour avoir une excuse. Et là, alors qu'il était tout près d'eux, Olive se leva et annonça qu'elle revenait dans quelques instants. Harry s'approcha nonchalamment et fut accueilli par un quolibet de Mulciber.
- Ah tiens ! Alors tu fais partie du club, maintenant Potter ? Slughorn choisit vraiment n'importe qui !
- Arrête ça, Mulciber. Nous ne sommes pas ici pour nous disputer mais pour nous amuser… n'est-ce pas Harry ? lança Tom ironiquement. Allez assieds-toi.
Harry s'exécuta et prit sans une once de culpabilité le siège d'Olive. Quand elle revint, elle lança un regard furieux à Harry et lança :
- Et je m'assois où moi ?
- Tu ne t'assois pas, siffla Tom. Tu vas nous chercher des bierraubeurre.
Son visage s'empourpra mais elle obéit néanmoins. Si Harry avait eu le moindre doute que Tom ait eu le béguin pour Olive, toutes ses espérances retombaient d'un seul coup. Il se servait d'elle, comme il le faisait avec tout le monde, et elle le suivait aveuglément.
Moi aussi, je fais tout ce qu'il veut, songea Harry. Pas de mon gré, c'est vrai, mais je le fais cependant. Est-ce vraiment ce que je dois faire ? Ou suis-je en train de devenir aussi monstrueux que lui, en me rendant complice de tout cela ?
Harry avait réussi à garder un œil sur Tom pendant toute la soirée, mais il n'était pas satisfait. La conversation qu'il avait eue avec ce dernier l'avait profondément troublé. L'étrange calme de Tom depuis la rentrée l'avait quelque peu rassuré au départ, mais maintenant qu'il savait ce que cela signifiait vraiment, il était inquiet pour la suite. Avant, Tom utilisait sa magie sans réfléchir, et s'il n'en était pas moins dangereux et aurait très probablement pu tuer quelqu'un, il risquait surtout de se faire renvoyer voire de se retrouver à Azkaban la prison des sorciers. Désormais, il avait gagné en maturité, mais au lieu de le remettre sur le droit chemin, il s'en servait pour continuer à faire le mal sans courir aucun risque. Qu'est-ce qui pourrait l'arrêter désormais ? Tout le monde l'adorait : les professeurs (mis à part Dumbledore) et les élèves, qu'il n'effrayait désormais plus (du moins les sangs-purs). Il avait trouvé la combine parfaite pour s'en sortir sans embuche. Et qui pourrait l'arrêter désormais ? Dumbledore ?
Non, moi…souffla une petite voix dans la tête d'Harry. Mais plus le temps passait, plus Harry se rendait compte que la mission qu'il s'était lui-même confiée était probablement irréaliste. Tom n'était pas quelqu'un de facilement manipulable. Et plus le temps passait, plus il s'enfonçait profondément dans la magie noire… et plus il serait difficile de l'en sortir. Si je n'y arrive pas maintenant, je n'ai aucune chance d'y arriver plus tard. Harry se sentait totalement désespéré.
