Bonjour tout le monde! Voici mon nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira! j'ai senti une petite baisse de régime au niveau des vues sur mon dernier chapitre :/ j'espère que vous ferez mieux pour celui-ci :p

Les jours qui suivirent, Tom semblait complètement transformé. L'idée d'avoir un père moldu paraissait l'avoir vraiment chamboulé. Harry lui aurait bien proposé de faire des recherches sur sa famille maternelle, mais il craignait une autre crise de Tom s'il ramenait ce sujet sur le tapis. Ce dernier était tellement calme depuis leur retour au ministère, il aurait été dommage de risquer de tout gâcher !

Mais évidemment, cela était bien trop beau pour être vrai. Tom et Harry se trouvaient dans le couloir du deuxième étage, et se dirigeaient vers la salle de défense contre les forces du mal, quand Harry entendit quelque chose d'inhabituel.

- Proche…si proche…bientôt…réveiller…

Harry stoppa net et il remarqua que Tom avait fait de même. Il y avait du monde dans le couloir et des murmures, mais cette voix qu'il venait d'entendre, n'avait rien d'humain. De plus, seuls Tom et lui semblaient l'avoir entendue.

- Tu…l'as entendu aussi ?

- Evidemment, souffla Tom.

- Les autres n'ont pas l'air d'avoir entendu…

- Tu n'as vraiment rien remarqué, Harry ? Cette voix…c'était un serpent !

Harry resta bouche bée. Ca expliquait tout…Tom et lui pouvaient parler le fourchelangue. Le mystère restait tout de même entier, vu qu'il n'y avait aucun serpent dans les environs.

- Ca semblait venir des murs, souffla Tom tout en collant son oreille à la pierre froide.

Harry l'imita. Il n'entendit d'abord rien, puis un bruit étrange…il ne comprenait plus ce que le serpent disait.

- Je crois qu'il…ronfle, lâcha Tom. C'est dingue, je crois qu'il a parlé en dormant ! Il disait qu'il voulait se réveiller…s'il dort nous ne pourrons pas parler avec lui…

- Je ne comprends pas, ce serpent est dans le mur ? Si on tape dessus, tu crois que ça peut le réveiller ?

Tom secoua la tête.

- Ca m'étonnerait…et puis de toute façon ce ne serait pas très discret avec tout ce monde autour.

- Tu crois…qu'il est coincé dans le mur ?

- Je ne sais pas, Harry… vu sa voix ça doit être un serpent de très grande taille…ça n'a pas vraiment de sens, il faut que j'y réfléchisse.

Tom fut de nouveau silencieux toute la journée mais cette fois-ci, Harry savait que son ami ne pensait plus à son père mais à ce mystérieux serpent coincé dans le mur.

Harry aussi cogitait par rapport à tout cela. Il n'y avait aucun sens, comme disait Tom, songea Harry en fixant l'âtre de la cheminée de la salle commune, au lieu de faire son devoir de potions. Puis il leva la tête et vit le serpent gravé au-dessus de la cheminée.

Le serpent était lié à Serpentard… Tom avait dit que le serpent était probablement de grande taille, ce qui signifiait qu'il était probablement dangereux. Par la barbe de Merlin, pourquoi Harry n'y avait pas pensé plus tôt ? Ce dont parlait « L'histoire de Poudlard », cette légende qui disait que Salazar Serpentard avait caché un monstre dans le château… il serait logique que ce monstre soit un serpent, surtout que Serpentard était lui-même fourchelangue… la légende de la Chambre des Secrets était-elle vraie ?

Il sortit de sa rêverie et vit que Tom le regardait avec suspicion… Il faut dire qu'Harry était en train de fixer le serpent de la cheminée, avec un sourire victorieux sur le visage, car il avait compris ce qu'était ce serpent qu'ils avaient entendu… A tous les coups, Tom avait compris et allait poser des questions à Harry. Mais il s'était juré de ne pas lui parler de la Chambre des Secrets, il savait de quoi Tom était capable ! Harry se replongea dans son devoir de potions et tenta de paraître tout à fait naturel.

Cependant il ne put échapper au moment fatidique où ils montèrent pour rejoindre leur dortoir.

- Euh Harry…

Et voilà… comment Harry allait-il faire pour garder un air innocent ? Comment allait-il échapper aux questions de Tom ?

- Oui ?

- Tu as un truc coincé dans ta robe.

- Oh !

Effectivement, il y avait bien un morceau de papier, à moitié brûlé et déchiré. Harry le regarda de plus près et comprit.

- C'est un morceau des dossiers du ministère ! Il a dû voler pendant l'explosion et se coincer dans ma robe… oh oui je me souviens c'est celui que je tenais au moment où…enfin voilà quoi. « Gaunt, Elvis », il avait fait des trucs pas cools si je me souviens.

Tom se figea.

- Tu as bien dit « Gaunt » ?

- Oui, regarde, lança Harry en lui tendant le papier. Pourquoi ?

- Je crois que…Harry va chercher ta cape !

- Quoi ?! Tom qu'est-ce que tu… ?

- Fais-moi confiance !

-On s'est déjà attiré assez d'ennuis ces derniers temps, je crois.

- Je ne veux pas sortir du château, le rassura Tom. Je veux simplement aller vérifier quelque chose à la bibliothèque, mais le couvre-feu est passé ! Rien de dangereux, promis…

Ils montèrent donc les escaliers du dortoir, et en redescendirent invisibles quelques secondes plus tard. Ils sortirent de la salle commune de la salle commune, et Harry regretta de ne pas avoir pris sa cape… les murs glacés des cachots ne retenaient pas vraiment la chaleur, et la nuit c'était encore pire… ils montèrent dans les étages où ils durent gagner un ou deux degrés, et se glissèrent jusqu'à la bibliothèque.

Tout était calme, ils avaient de la chance, il semblait que le concierge n'était pas dans le coin à surveiller comme à son habitude. Tom sortit de sous la cape et s'approcha d'une étagère où il regarda les titres des livres à la lueur de sa baguette.

Il sembla enfin trouver ce qu'il cherchait. Il tira le gros ouvrage et vint le poser sur une table où Harry le rejoignis. Il tourna les pages fébrilement puis s'arrêta.

- C'est bien ce qui me semblait ! Ce livre sur Serpentard parle de la famille Gaunt ! Ce seraient les derniers descendants de Serpentards. Alors il y en a qui sont encore vivants ! Ce Elvis…il doit y avoir moyen de le retrouver !

- Tu penses que… ?

Il n'eut même pas besoin de terminer sa phrase. Tom était toujours persuadé de descendre de Serpentard. Et donc, ces Gaunt, pouvaient potentiellement être de sa famille. Ca paraissait totalement délirant de partir sur cette piste alors que Tom n'avait aucune preuve d'être lié à Serpentard…et pourtant Harry avait ce pressentiment, qu'il ne se trompait pas.

Fier de cette trouvaille, Tom alla reposer le livre sur l'étagère, au moment où Harry entendit un bruit derrière lui. Il se retourna brusquement, mais en face de lui ne se trouvait pas le concierge mais une autre élève. C'était McGonagall.

- Cette fois-ci, pris sur le fait vous deux !

Tom la fusilla du regard.

- On ne fait rien de mal, laisse-nous tranquille.

- Le couvre-feu est passé depuis une heure, vous devriez être dans votre dortoir. Désolée mais je vais être obligée de vous amener au bureau de Slugorn.

- Tiens c'est bizarre, s'étonna Tom, je croyais que tu faisais le toutou de Dumbledore.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez Mr Jedusor. Allez, suivez-moi et ne faites pas d'histoire ça n'arrangera pas votre cas.

Les deux garçons obtempérèrent. Ils redescendirent tous trois dans les cachots, où se trouvait le bureau de Slugorn. Harry n'était pas trop inquiet, il savait que leur professeur n'était pas trop sévère et puis ils n'avaient rien fait de très grave.

Arrivés devant la porte en bois, McGonagall toqua.

- Oui ! Entrez !

La préfète poussa la porte.

- Miss McGonagall, que me vaut l'honneur de votre visite en cette heure tardive ? Oh ! Tom ! Harry ! Ravi de vous voir, ça fait longtemps que je n'ai pas organisé de soirée, mais ne vous inquiétez pas, ça reviendra vite. Asseyez-vous !

Ils s'installèrent et Minerva enchaina :

- Professeur, coupa la préfète. Ils étaient tous les deux hors de leur dortoir, c'est pourquoi je vous les amène.

- Que…oh ! Oui, bien sûr. Je n'avais pas vu qu'il était si tard…que faisiez-vous à cette heure-ci ?

- Je voulais vérifier quelque chose à la bibliothèque, avoua Tom d'un air coupable qui ne lui ressemblait pas.

Slugorn soupira.

- Vous travaillez trop mon garçon ! Ça aurait pu attendre demain non ? Enfin, si cela vous permet de rendre un devoir aussi brillant que le dernier… vous voulez un peu d'ananas confit ? J'en ai reçu au moins cinq kilos !

- Professeur…s'indigna McGonagall. Je…

- Oui pardon, miss. Vous pouvez y aller si vous voulez, merci de me les avoir amenés.

Elle comprit qu'Harry et Tom n'auraient pas de punition, et fit volte-face, furieuse. Mais Tom la rappela.

- Tu as oublié ça, dit-il en lui tendant une écharpe rouge et or, comme sortie de nulle part.

La Gryffondor tâta son cou et constata qu'effectivement elle n'avait plus son écharpe. Un peu surprise, elle haussa un sourcil et reprit son écharpe avant de marmonner un vague « merci ».

Ils ne restèrent pas très longtemps dans le bureau de Slugorn, et, les poches pleines d'ananas confits, rejoignirent leur dortoir. Harry était exténué par leur petite virée nocturne, et il se dit qu'ils avaient eu une chance incroyable de ne pas avoir été punis. Minerva devait bouillir de rage… elle irait surement tout raconter à Dumbledore. Après tout c'était lui qui lui avait demandé de surveiller Tom et Harry… ils n'allaient peut-être pas échapper à la retenue si facilement !

Harry avait l'impression d'avoir à peine fermé les yeux, lorsqu'il fut réveillé en sursaut par la porte du dortoir qui venait de s'ouvrir. Il vit alors un Slugorn tout essoufflé et paniqué.

- Harry ! Tom ! Il faut que vous veniez ! Tout de suite !

Les autres garçons du dortoir les regardèrent avec stupéfaction et dès qu'ils eurent tourné le dos, se mirent à murmurer.

- Professeur, demanda Tom d'une voix un peu trop innocente, que se passe-t-il ?

- C'est Miss McGonagall…on a failli frôler le drame….

Harry ne comprenait pas…en quoi cela les concernait s'il était arrivé quelque chose à Minerva. Ils n'étaient pas spécialement proches d'elle, et après ce qui s'était passé ce soir-là, elle avait toutes les raisons de les détester.

Cette fois-ci, ils allèrent dans le bureau du professeur Dippet. Il était bien plus grand que celui de n'importe quel professeur. De nombreux tableaux représentant les anciens directeurs étaient affichés au mur, et Harry vit derrière une vitre, une magnifique épée rouge scintillante ainsi qu'un vieux morceau de tissu rapiécé posé sur une étagère. Dumbledore était là, accompagné de Minerva qui semblait sous le choc.

- Monsieur Jedusor, Monsieur Potter. Je vous ai convoqué dans mon bureau car Miss McGonagall ici présente a été victime d'un attentat contre sa personne cette nuit… hors il se trouve que vous avez été en contact avec elle hier soir même…

- Quel rapport ? demanda Tom avec assurance.

- L'écharpe de votre camarade a tenté de l'étrangler dans son sommeil, lança le directeur. Elle a été ensorcelée. Or, Miss McGonagall m'a témoigné du fait que vous avez touché à cette écharpe lorsque vous vous trouviez dans le bureau du professeur Slugorn.

- Je lui ai rendu son écharpe pour pas qu'elle ne l'oublie ! La politesse est répréhensible à Poudlard, maintenant ? De plus je n'aurais pas pu ensorceler l'écharpe sans que quelqu'un s'en rende compte !

- Cela est possible avec un sortilège informulé ! fit remarquer Dumbledore.

- Vous avez perdu la tête ou quoi ? Je suis en deuxième année ! Et si je ne m'abuse, c'est le genre de choses qu'on apprend en 6e année…

Tom marquait un point, mais en même temps Harry savait qu'il mentait. Il avait vu plusieurs fois Tom utiliser des sortilèges informulés, comme la fois où il avait tué le doxy. Mais maintenant qu'il y prêtait attention, il remarqua que Tom n'avait jamais utilisé ce genre de magie devant un professeur… c'était tellement ingénieux ! Cela lui permettait de garder une « botte secrète » en ce qui concernait sa magie.

Finalement, les professeurs ne purent le punir sans preuve, et il repartit avec seulement un avertissement. Harry en eut un aussi, pour leur escapade nocturne à laquelle il avait participée. Il aurait dû se douter que c'était trop beau pour être vrai… ils auraient cependant pu bien s'en sortir si Tom n'avait pas eu cette idée complètement folle ! Mais avec Tom rien n'était jamais aussi simple…oui Harry le savait, c'était bien lui qui avait ensorcelé l'écharpe.

Les jours suivants, Tom ne reparla pas des Gaunts. Mais Harry se douta qu'il continuait à suivre cette piste car Tom disparaissait régulièrement. Il décida d'aller à la bibliothèque le rejoindre, quasi certain qu'il l'y trouverait.

Cependant il tomba sur quelqu'un d'autre.

- Rubeus ! Oh ça fait longtemps !

- Harry ? Mmh…oui, bougonna-t-il.

Harry se sentit coupable. Il n'avait plus parlé à son ami depuis des semaines…il s'était tellement focalisé sur sa mission avec Tom.

- Tu lis toujours le même livre ? s'étonna Harry en voyant l'ouvrage rouge dans la grosse main de Rubeus.

- Oui, il y a pleins de choses que l'on rate à la première lecture ! Tiens par exemple regarde ça ! Le Basilic est un serpent géant pouvant atteindre quinze mètres. Surnommé le roi des serpents, cette créature fait partie des plus dangereuses du monde. Le premier Basilic a été créé par Herpo l'Infâme- également connu pour avoir fabriqué le premier horcruxe- en faisant couver un œuf de poule par un crapaud. On raconte qu'il peut tuer d'un simple regard.

- Qu'est-ce que tu as dit ? s'étonna Harry.

- Regard.

- Non ! Pas ça ! Avant ! Il y a un mot que je ne connais pas…

- Ah ! Horcruxe ? Je ne sais pas non plus ce que ça veut dire… mais en fait je m'en fiche un peu. N'empêche tu crois que c'est vrai ? Faudrait que j'essaie, il y a pleins de gens qui ont des crapauds, et il y a des poules dans le parc vers…

- Rubeus ! s'indigna Harry. Tu ne vas quand même pas faire naître un basilic ?! Tu ne te rends pas compte ? Un serpent de quinze mètres dans une école !

- Mais si je le dresse…

- Rubeus, ne t'attire pas d'ennuis… bon je dois te laisser.

Harry fit demi-tour et Rubeus ajouta :

- Ne t'attire pas d'ennuis…c'est toi qui dit ça ?

Harry revenait de la bibliothèque et ne pouvait s'empêcher de penser à Rubeus. Il espérait vraiment que son ami n'essaierait pas vraiment de créer un basilic… c'est à ce moment qu'il tomba au détour d'un couloir sur Tom. Finalement son ami n'était pas allé à la bibliothèque…que faisait-il tout seul ici ? Il ne semblait pas avancer avec un but précis, comme perdu dans ses pensées dans ce couloir vide, où il n'y avait personne.

- Tom, ça va ?

- Ouais, marmonna-t-il.

- Tu étais où tout ce temps ?

Tom ne répondit pas. Harry détestait quand il faisait cela. Mais il oublia vite cela car une question le taraudait depuis qu'il avait parlé à Rubeus.

- Tom tu sais ce que c'est un horcruxe ?

Ce dernier se retourna, surpris.

- Non… pourquoi ?

Il semblait décontenancé qu'Harry connaisse un mot qui lui était inconnu.

- Je ne sais pas, tu sais toujours tout d'habitude.

- Où as-tu vu ce mot ?

- Dans un livre à la bibliothèque…

- Bizarre j'ai lu des tas de livres et je n'ai jamais vu ce mot. Je vais faire des recherches là-dessus.

Il commençait à accélérer le pas mais Harry l'arrêta.

- Tom ! Tu as vu l'heure qu'il est ? La bibliothèque va fermer…ça ne presse pas ! Pourquoi cela t'intéresse-t-il autant ?

Il lut dans le regard de Tom que ce dernier n'aimait simplement pas ne pas savoir quelque chose. Mais jamais il ne l'avouerait.

- Bon d'accord, j'irai demain.

- Tu as oublié ? Demain c'est le match Gryffondor contre Serpentard !

- Tu sais bien que ça ne m'intéresse pas ce genre de choses. Mais vas-y si tu veux. Tu t'es déjà privé de match la dernière fois à cause de moi…

- Comme tu veux, Tom…

Le lendemain, Harry se leva de bonne humeur. Il n'avait pas assisté à un match de Quidditch depuis son retour dans le passé et cela lui manquait énormément. Il avait toujours trouvé ce sport passionnant et avait quelque fois rêvé de pouvoir lui aussi faire partie de l'équipe. Mais en première année, il n'avait pas le droit, et même en deuxième année c'était assez rare qu'un élève soit sélectionné. Il se sentait cependant un peu seul dans les gradins. Rubeus était de l'autre côté, où les grandes banderoles rouge et or scintillaient. Harry vit Mulciber et Avery mais il n'avait pas tellement envie d'aller vers eux. Il se contenta d'apprécier le match.

Il remarqua que Minerva était poursuiveuse dans l'équipe de Gryffondor et cela le fit sourire ! S'il avait pu imaginer que le professeur McGonagall avait été une joueuse de Quidditch… non jamais il n'aurait pu l'imaginer ! Et pourtant il en avait la preuve sous ses yeux.

Il put rapidement constater qu'elle était particulièrement douée. Elle tenait le rôle de poursuiveuse et il sembla à Harry qu'elle était souvent en possession du Souaffle et qu'une bonne partie des points gagnés par Gryffondor lui étaient dus. Gryffondor menait largement, ce qui décevait un peu Harry, mais il devait bien avouer que l'équipe adverse était bien entraînée. Au final, il s'en fichait un peu du score, c'était plus la beauté du match qui l'intéressait.

Les deux attrapeurs semblaient en revanche avoir des difficultés à repérer le vif d'or. Harry songea que cela pourrait durer longtemps, et il commençait à ne plus trop supporter la foule. C'est à ce moment-là qu'Harry entendit un cri.

Il leva la tête et vit un éclair rouge passer au-dessus des gradins. Il sentit une odeur de brûlé et se rendit compte que le balai était en feu. La joueuse se débattit en tentant d'éteindre le feu qui avait atteint sa robe de Quidditch. Paniquée, elle perdit le contrôle de son balai. Avant que quiconque ait pu réagir, elle était tombée sur la pelouse. Il y eut un coup de sifflet et les autres joueurs de Gryffondor la rejoignirent au sol, tandis que les Serpentard ricanaient.

Les professeurs se précipitèrent également sur le terrain, et certains empêchèrent les autres élèves de passer pour éviter une trop grande foule. Harry eut juste le temps de voir Dumbledore marmonner quelques incantations, puis il fit léviter Minerva par magie et l'emmena à l'infirmerie. Dippet, qui avait augmenté le volume de sa voix avec un Sonorus, demanda aux autres élèves de quitter le terrain et de rejoindre le château.

Harry fut un des premiers à s'éclipser. Il bouillonnait intérieurement. Après le coup de l'écharpe, il était évident que ce n'était pas un accident qui était arrivé à McGonagall. Comment avait-il osé ? Il aurait pu la tuer ! Ce type avait décidemment un problème ! Evidemment qu'il a un problème, songea Harry. C'est Voldemort, c'est le plus grand mage noir de tous les temps.

Il s'attendait à le trouver à la bibliothèque, et il en sortait effectivement, un sourire victorieux sur les lèvres. Ce fut de trop pour Harry :

- Eh Harry ! J'ai trouvé quelque chose sur…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, Harry venait de lui envoyer son poing dans la figure, avec toute la force dont il était capable. Tom ne réagit même pas, et laissa bêtement la main sur sa joue meurtrie en regardant Harry d'un air béat.

- Harry…qu'est-ce que…

- Tu sais très bien quel est le problème ! Ne fais pas l'innocent ! Quelqu'un a trafiqué le balai de Minerva et il a pris feu pendant le match !

- Je n'étais même pas là ! s'indigna Tom.

- Ne me prends pas pour un idiot, Tom !

Il ne répondit pas, il comprit que ça ne servait à rien de tenter de se défendre : Harry le savait déjà coupable.

- J'espère que tu es content de toi, souffla Harry.

- Oui, je le suis, conclut Tom en tournant les talons.

Minerva resta à l'infirmerie plusieurs jours : elle avait subi de graves brûlures, et avait plusieurs côtes cassées à cause de sa chute. Mais au moins ses jours n'étaient pas en danger. Le match quant à lui avait été reporté.

Le lendemain, lorsqu'Harry remonta dans son dortoir après les cours, il vit deux feuilles posées sur son lit. La première était une lettre, écrite d'une écriture fine qu'il ne connaissait que trop bien.

« Je sais que tu m'en veux, mais je me suis dit que tu aimerais peut être avoir la réponse à la question que tu m'avais posée la veille du match. J'ai trouvé quelque chose sur les horcruxes. »

La seconde était une page arrachée d'un livre visiblement assez vieux et poussiéreux. Harry lut lentement, et à chaque ligne il se sentit un peu plus mal à l'aise… il comprit pourquoi les professeurs ne leur avait jamais parlé des horcruxes ! Ca ressemblait fortement à de la magie noire ! Et évidemment, Harry n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'en parler à Tom. Il se leva et descendit quatre à quatre les marches du dortoir.

- Tom !

Ce dernier, qui était assis dans un fauteuil, se retourna.

- Où as-tu trouvé ça ? demanda Harry en montrant la page arrachée.

- A la bibliothèque…

- Dans la réserve, n'est-ce pas ? Comment tu as pu y accéder ?

- C'est pratique, quand tout le monde est sur le terrain de Quidditch… personne pour nous surveiller.

Harry soupira.

- Désolé de t'avoir poussé à faire des recherches là-dessus…je ne pensais pas que c'était aussi…enfin tu vois quoi.

- Ne t'inquiète pas, je suis toujours ouvert à apprendre des choses que les professeurs ne nous enseignerons jamais. Je dois avouer que le sujet des horcruxes m'a particulièrement intéressé.

C'était bien ce qu'Harry craignait.

- Est-ce que tu as bien tout lu ce qu'il est écrit sur les horcruxes ?

- Oui...tu sais Harry, j'ai toujours voulu trouver un moyen d'être reconnu d'une manière ou d'une autre. Mais pour faire des choses, il faut du temps. Plus tu vis longtemps, plus tu as le temps d'acquérir des connaissances et de marquer le monde magique. Et là, je viens de découvrir grâce à toi le moyen de devenir immortel !

- Tu ne te rends pas compte Tom ! Cette solution implique de tuer des gens !

- Oui, avoua Tom. C'est la partie la plus dérangeante mais en y réfléchissant ce n'est pas si terrible. Si je tue quelqu'un de très âgé, qui est déjà à l'article de la mort, ça marchera aussi non ? Ou alors un moldu.

- Pour toi ce n'est pas important de tuer un moldu ?! s'indigna Harry.

- Je croyais que tu les haïssais aussi…as-tu déjà oublié ton oncle et ta tante ?

- Je n'ai pas oublié crois-moi. Mais tous les moldus ne sont pas comme eux ! Et jamais je ne pourrais les tuer, ils sont la seule famille qu'il me reste.

- Une famille qui te maltraite pendant des années ? Je préfère ne pas en avoir à ce compte-là, cracha Tom. Quoiqu'il en soit ce n'est pas ce genre de personne qui m'empêchera d'atteindre mon but.

- Alors tu es vraiment décidé à en créer un ?

- Pour le moment, je vais juste étudier le sujet. Ne t'inquiète pas, je ne vais pas me jeter sur le premier élève qu'on croisera au détour d'un couloir pour l'assassiner. Ça n'a pas l'air si simple de faire un horcruxe.

- Je te souhaite de ne jamais y arriver, dans ce cas…

Tom roula des yeux et récupéra la page arrachée du livre.