Salut tout le monde! Excusez moi pour le retard, je dois dire que le week-end dernier je n'avais pas trop la tête a publier un chapitre vu les évènements... sans compter que je n'ai plus beaucoup de temps pour moi en ce moment! Mais je ne vous ai pas oubliés et voila la suite dans un chapitre que j'aime particulièrement ;)
Steven Peterson se réveilla une semaine après sa chute. Il était cependant sous le choc et l'infirmière était obligée de lui donner des potions calmantes. Pour le moment, il n'avait pas pu articuler plus de quelques mots, mais Harry savait que ce n'était plus qu'une question de jours voire d'heures…
Le cœur plein d'inquiétude, il tomba sur Rubeus dans un couloir désert. Ce dernier était assis et avait la tête cachée dans les genoux.
- Rubeus ? Que se passe-t-il ?
Ce dernier ne répondit pas et Harry s'agenouilla près de lui.
- C'est à cause de ces agressions ?
Rubeus fit non de la tête.
- J'ai été vraiment triste d'apprendre pour les deux pouffsouffles mais…en fait c'est Aragog. Je ne sais pas ce qui lui arrive en ce moment mais il devient incontrôlable ! Je suis obligé de l'enfermer en continu dans une boîte…sinon il essaie de s'échapper ! Et la dernière fois que je l'ai pris il a tenté de me mordre ! Me mordre moi ! Alors que je suis comme sa propre mère…
Harry voulut lui dire que ce n'était pas étonnant, qu'une acromentule n'était pas un animal de compagnie et qu'en grandissant il risquait de devenir agressif…mais il n'eut pas le cœur d'avouer ça à Rubeus.
- Peut être ne supporte-t-il plus d'être enfermé ? Ne penses-tu pas que tu devrais lui rendre sa liberté ?
- C'est impossible ! C'est encore un bébé il ne saurait pas se débrouiller seul… et puis s'il se comporte ainsi ce n'est pas un hasard. Il a l'air effrayé par quelque chose. Si je pouvais lui trouver un endroit plus grand que cette boîte, je culpabiliserais moins à le laisser enfermé !
- Si je trouve quelque chose qui peut convenir, je te le dirai Rubeus… je vais t'aider à trouver.
- Merci Harry !
Il regretta bien vite d'avoir fait cette promesse. Il n'avait aucune idée d'où il pourrait trouver une telle chose. Il demanda à Tom même s'il savait que ce dernier poserait probablement des questions dérangeantes.
- Tom…toi qui as toujours réponse à tout, si tu devais trouver quelque chose dont tu as absolument besoin mais qui est introuvable, comment t'y prendrais-tu ?
- Que cherches-tu ?
- En fait ce n'est pas pour moi…
Il fut surpris de la réponse rapide de Tom.
- Va au septième étage, fais des allers-retours dans le couloir et pense très fort à ce que tu cherches.
Harry trouva cette réponse absurde.
- Tu te fiches de moi ?
- Est-ce que j'ai l'habitude de faire des blagues ?
Harry hocha les épaules et prit la direction du septième étage. Lorsqu'il fut arrivé, il se demanda vraiment ce que Tom avait voulu dire et s'il ne s'était pas un peu moqué de lui. Mais il finit tout de même par suivre ses conseils. Il se plaça devant la tapisserie où étaient représentés trois trolls. Il se sentit bête, à faire des allers-retours dans ce couloir désert, les yeux mi-clos alors qu'il se concentrait sur ce qu'il souhaitait trouver.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, une double porte était apparue sur le mur. Il resta bouche bée, et après avoir lancé un regard derrière lui, entra.
La pièce était immense et renfermait plus de bazar qu'Harry n'en avait jamais vu dans toute sa vie. Il y avait des livres jaunis, de vieilles bouteilles vides, une grande armoire, un buste hideux, un globe poussiéreux… et le miroir du Rised. Harry sentit ses jambes s'engourdir. Il avait envie de courir jusqu'au miroir pour contempler de nouveau ses parents mais quelque chose l'en empêchait. Comment pourrait-il alors les regarder dans les yeux alors qu'il passait ses journées avec leur assassin et qu'il l'aidait même à commettre d'autres meurtres ? Harry serra les poings tellement fort que ses ongles écorchèrent sa peau. Quel sens avait sa vie ? Il avait toujours pensé que sa place était ici, mais vu comme la situation tournait il se demandait s'il avait pris la bonne décision… il était venu pour faire changer Tom mais il n'y arrivait pas. Et maintenant il était lui-même obligé de participer aux horreurs de Tom avec lui… si c'était pour cela qu'il était revenu dans le passé, n'aurait-il pas mieux fallu qu'il reste dans son époque d'origine et lutte pour empêcher le retour de Voldemort ?
Il détourna son regard du miroir…il ne voulait plus le voir, il ne pouvait plus le voir. Pourquoi avait-il fallu qu'il vienne dans cette fichue salle ? Tom lui avait dit qu'il trouverait ce qu'il cherchait, mais Harry n'avait jamais souhaité retrouver le miroir du Rised ! Ou s'il l'avait souhaité c'était il y a très longtemps…mais pas maintenant, pas aujourd'hui !
Mais la salle semblait quand même vouloir lui offrir ce qu'il était venu chercher. Il repéra un gros coffre en bois suffisamment grand pour y cacher au moins dix acromentules de la taille d'Aragog… Rubeus sera ravi de cette trouvaille, songea Harry.
- Tu connaissais cette salle depuis longtemps ? demanda Harry.
- A peu près un an.
- Et tu ne m'en as jamais parlé ?!
- Tu ne me l'as jamais demandé.
Evidemment, Tom avait toujours réponse à tout.
- Steven a commencé à reprendre ses esprits, lança Tom d'un ton un peu trop détendu.
- Quoi ?! Il a été interrogé ?
- Oui. Il a dit qu'il était avec la fille…il n'a pas précisé ce qu'ils faisaient dans un couloir désert à cette heure-là. Et il a dit qu'ils ont été agressés… et qu'il a paniqué et est tombé par la fenêtre.
- Il n'a pas dit ce qui l'a agressé.
- A chaque fois qu'on lui demande de détailler l'attaque, il éclate en sanglots et répète en boucle le prénom de sa copine.
C'était plutôt une bonne nouvelle, mais pendant combien de temps le choc empêcherait le Pouffsouffle de parler ? Mais Harry ne voulait pas s'inquiéter pour cela en ce moment. Il ne voulait pas non plus gâcher cette journée… il avait tellement souhaité que ça se passe dans de meilleurs conditions. Il fouilla dans son sac.
- Au fait Tom, je voulais t'offrir ça, comme c'est ton anniversaire.
Tom prit le petit journal en cuir et le fixa pendant de longues secondes. Harry remarqua qu'il y avait une sorte de fascination dans le regard de Tom, et Harry avait éprouvé la même chose lorsqu'il avait vu le journal la première fois dans le magasin.
- Merci Harry… c'est la première fois qu'on m'offre un vrai cadeau. Je veux dire, ces stupides jouets de l'orphelinat, ça ne comptait pas vraiment…merci.
L'émotion de Tom en cet instant était la plus belle chose qu'Harry ait jamais vue.
Steven sortit de l'infirmerie le lendemain. Les Serpentards se rendaient en botanique, tandis que les Pouffsouffle de cinquième année se dirigeaient vers la lisière de la forêt pour le cours de soins aux créatures magiques. Un jaune et noir s'éloigna soudain du groupe et fonça sur les Serpentards.
- Espèces de monstres ! Je sais que c'est vous ! Je vais tous vous tuer !
Un de ses amis le rattrapa et le ceintura. Steven se débattit et Harry put voir son visage pâle et maigre qui montrait clairement que son rétablissement ne se passait pas très bien.
- Calme-toi Steven !
- Je ne me calme pas ! Ils avaient pas le droit de lui faire ça à elle ! On devrait expulser tous les serpentards de Poudlard !
Tom approcha d'un pas sûr.
- Tu n'as pas à accuser qui que ce soit sans preuve. Ce que tu dis n'a aucun sens. Quelqu'un a ouvert la Chambre, c'est vrai mais ça ne peut pas être tous les Serpentards !
- Tiens bah puisqu'on en parle, ça serait pas toi des fois ? J'ai jamais pu te sentir, je suis sûr que tu es derrière tout ça !
- Tes accusions sont graves, Peterson ! Et tu n'as pas l'once d'une preuve.
- Je n'en ai pas besoin.
En un instant, il se libéra de l'étreinte de son ami et attrapa sa baguette. Il hésita pendant un instant et Harry voulut crier à Tom de faire attention. Mais un éclair rouge avait jaillit et Tom était tombé au sol, inconscient, et une tache rouge s'étalait sur sa chemise.
- Tom !
Harry se jeta au sol auprès de son ami, impuissant.
- Vite ! Allez chercher de l'aide !
Malgré ses supplications, Harry avait été forcé d'attendre à l'extérieur de l'infirmerie. L'infirmière ne voulait pas être dérangée pendant qu'elle administrait les soins à Tom.
Harry était sous le choc…comment cela avait-il pu arriver ? Il avait tellement toujours été persuadé que Tom était…imbattable. Invincible. Mais aujourd'hui, un simple élève, qui plus est, à moitié malade, avait réussi à le battre. C'était incroyable ! Pourquoi Tom n'avait pas réagi, lui qui était toujours d'une rapidité hors du commun ?
Et puis Tom était du genre à être toujours sur ses gardes…il avait toujours la main près de la poche, prêt à attraper sa baguette en une fraction de seconde pour se défendre. Harry avait remarqué ça lors des duels qu'ils avaient eu l'occasion de réaliser à plusieurs reprises. Est-ce que Tom ne s'était pas méfié, car le Pouffsouffle paraissait affaibli et inoffensif ? Avait-il fait une telle erreur ? Avait-il continué à laisser sa garde baissée alors que l'autre le menaçait ? Ça ne ressemblait pas à Tom d'être aussi naïf…mais le fait était là.
Harry fut autorisé à rentrer quelques instants quand les soins furent terminés. Les plaies avaient été refermées, ne laissant qu'une cicatrice blanchâtre à l'endroit où le sortilège l'avait touché. L'infirmière lui avait donné des potions calmantes afin qu'il dorme quelques heures et ne bouge pas pendant que la cicatrisation se terminait.
Plusieurs Serpentards qui avaient assisté à la scène mitraillèrent Harry de questions, mais il les rassura sur l'état de Tom. Slugorn parut également très ébranlé par ce qu'il s'était produit.
Harry fut dispensé de cours l'après-midi car le professeur Dippet le demandait dans son bureau. Steven s'y trouvait déjà lorsqu'il arriva, encore plus pâle que le matin-même et de grosses larmes coulant sur sa joue.
- Ah Mr Potter ! Vous tombez bien ! J'attendais votre témoignage. J'ai questionné déjà quelques témoins, on va voir si votre version des faits concorde avec la leur.
Harry raconta alors exactement ce qu'il s'était passé ce matin-là. Du moindre geste à la moindre parole de Tom et Steven, rien ne manquait. Cela lui procurait une certaine satisfaction de dire, pour une fois, la vérité. Il omit simplement de préciser que l'accusation de Steven envers Tom était fondée.
Avec toutes les preuves dont il avait besoin à l'appui, le directeur n'avait pas d'autre choix. Harry vit que cela lui faisait de la peine, mais il annonça à Steven son renvoi de l'école Poudlard. Il lui indiqua cependant une liste d'écoles où il pourrait continuer sa scolarité.
L'esprit léthargique, Harry rejoignit la salle commune. Tom arriva au même moment. Harry vit qu'il devait encore souffrir un peu car il avait l'allure lente et moins gracieuse que d'habitude.
- Tom ! Tu vas mieux ?
- Oui…il faut que je me repose encore un peu, mais l'infirmière m'a bien soigné.
- Je reviens de chez Dippet… Steven a été renvoyé.
- Je sais.
- Comment c'est possible…ça s'est décidé i peine une minute !
- J'avais prévu que ça se passe ainsi.
- Prévu… ? QUOI ?
Harry resta bouche bée devant l'air victorieux de Tom.
- Tu…tu as fait exprès de laisser Steven t'attaquer…pour qu'il soit renvoyé, et ne nous dénonces pas ?
- Tu aurais préféré que je le tue ?
- Non…souffla Harry. Mais enfin, quand même Tom. Tu m'as fichu la trouille ! Tu aurais pu y rester !
Les semaines qui suivirent, Tom se montra très différent de d'habitude. Sa blessure semblait l'avoir affaibli. Il se rendait de moins en moins souvent dans la Chambre des Secrets et malgré le temps qui passait et l'énervement du basilic grandissant de jour en jour, ne planifiait pas de nouvelle attaque.
Harry décida de se rendre dans la Chambre tous les soirs, comme le faisait Tom auparavant. Il avait remarqué que la présence de Tom calmait le serpent, et il espérait qu'il serait capable d'en faire autant. Au moins il parlait Fourchelangue, il pourrait donc discuter avec le serpent et lui changer les idées.
Mais au fil des jours, le serpent devenait de plus en plus incontrôlable et Harry ne savait plus comment gérer cela. Il aurait dû en parler à Tom mais ce dernier devait se ménager et il n'avait pas envie de l'embêter avec ces soucis. Il y avait bien entendu une autre solution, mais Harry ne pouvait pas s'y résoudre.
Le basilic lui faisait confiance désormais… il n'était peut-être pas l'héritier mais il savait que s'il lui donnait un ordre, le basilic lui obéirait. D'autant plus que le serpent géant n'attendait que ça, il n'attendait plus qu'on lui donne le feu vert pour aller faire sa prochaine victime en enfin satisfaire son appétit grandissant.
Ce soir-là, ses inquiétudes devinrent vraiment insupportables. Il savait que la situation allait dégénérer… le basilic était censé obéir à l'héritier, mais était-il possible que le serpent échappe à son contrôle et agisse de son propre chef ? Avec la faim qui le tiraillait, ne risquait-il pas de faire un carnage dans le château ?
Harry tremblait, seul au milieu de la chambre dont l'atmosphère était glacée. Il leva la tête et regarda les orbites vides en pierre de Salazar. Une larme coula sur sa joue. Le basilic le fixait, de l'étonnement dans ses pupilles reptiliennes. Harry ouvrit la bouche, avec au fond de lui l'espoir fou que les mots ne sortiraient pas et se perdraient dans sa gorge.
- Vas-y. Tue.
