Coucou ! Désolée j'ai eu un petit bug et je n'ai pas publié le bon chapitre x) désolée pour le spoil ! Merci pour les nombreux viewers au dernier chapitre!
bonne lecture!
ps : je cherche toujours quelqu'un pour traduire ma fic en anglais ;)
Il ne sut pas combien de temps il était resté là, sur le sol glacé, à étreindre le corps de Tom, pour essayer de le calmer. Il avait probablement fini par s'endormir. Il devait être tard dans la matinée, mais fort heureusement c'était le week-end et ils n'avaient pas cours.
Harry sentit Tom bouger. Son ami se leva en tremblant.
- Tom ?
L'intéressé ne répondit pas. Il semblait comme…dans un autre monde. Il avança jusque vers le journal et le ramassa. La façon dont il tenait l'objet, Harry sut que rien ni personne ne pourrait lui prendre en cet instant. Tom rangea l'horcruxe dans son sac et rejoignit la sortie de la Chambre.
Harry lui emboita le pas. Il constata en remontant dans les toilettes que le corps de Mimi avait été enlevé. Lorsqu'ils eurent rejoint le grand escalier, ils virent des sorciers tenir un brancard. Le corps était caché par un drap. Dumbledore était là également, et regardait Mimi quitter le château pour toujours.
- Que faites-vous ici, messieurs ? demanda Dumbledore.
- J'allais voir le professeur Dippet, expliqua Tom.
Harry remarqua que le visage de Tom était beaucoup plus pâle qu'avant, et encore plus inexpressif.
- Ne tardez pas alors. Mieux vaut ne pas trop trainer avec ce qu'il vient de se passer.
Tom acquiesça et reprit son chemin en direction du bureau directorial.
- Tom…parle-moi ! Pourquoi veux-tu voir Dippet ?
- Je dois obtenir l'autorisation de rester cet été à Poudlard. Je ne peux plus retourner chez les moldus. On pourra peut-être rester tous les deux.
- Professeur, je vous en prie… nous ne pouvons pas y retourner. Notre place n'est pas là-bas.
- Ah Mr Jedusor, je comprends bien… en temps normal on aurait pu s'arranger. Mais dans les conditions actuelles…
- Vous voulez dire, toutes ces agressions ?
- Exactement…vous comprenez bien qu'avec la récente tragédie qui a eu lieu, je ne peux vous laisser… cette malheureuse jeune fille… pour tout vous dire, le Ministère de la Magie envisage même de ne pas réouvrir l'école l'année prochaine.
Harry sentit son cœur s'arrêter de battre. Tom aussi se tendit d'un seul coup. C'était la seule réaction qu'il avait eue depuis qu'il avait créé son horcruxe. Poudlard ne pouvait pas fermer…que deviendraient-ils si cela devait arriver ?
- Et si le coupable se faisait prendre, professeur ? Et si toutes ces agressions s'arrêtaient ?
- Que voulez-vous dire, Jedusor ? Est-ce que vous sauriez quelque chose à propos de ces agressions ? Y a-t-il quelque chose dont vous voudriez me parler ?
Tom haussa les épaules.
- Non professeur, il n'y a rien.
Harry se rendit compte qu'il avait répondu exactement la même chose à Dumbledore le jour où la Chambre avait été ouverte. Et que si sa réponse avait été différente, rien de tout cela ne se serait produit.
Lorsqu'ils eurent quitté le bureau directorial, Tom se tourna vers Harry.
- Je vais aller fermer la Chambre, Harry.
- Je viens avec toi…
Tom hocha la tête en signe de reconnaissance. Harry savait ce qui lui en coûtait de faire cela. Depuis le début, Tom avait essayé de faire partir les nés-moldus de Poudlard. Mais au final, même s'il avait tué Mimi, les autres s'en étaient sortis, et aucun né-moldu n'avait quitté l'école…et désormais Poudlard était sur le point de fermer. Au lieu de « nettoyer » l'école, Tom avait entrainé sa perte. Il avait condamné le seul endroit qu'il considérait comme chez lui.
Lorsqu'ils furent dans la Chambre, Tom s'approcha du basilic. Il posa la main sur la tête de l'énorme serpent. Harry l'imita. Tom se mit alors à émettre des sifflements. Mais ce n'était pas comme lorsqu'il parlait au serpent…il y avait une sorte de mélodie. On aurait dit une berceuse, une berceuse à laquelle seul le basilic était sensible. Son gigantesque corps se fit de plus en plus mou et bientôt il tomba endormi au milieu de la Chambre. Harry se sentit étonnement triste. Tom ne montra aucune émotion, son masque semblait bien plus impénétrable depuis qu'il avait créé son horcruxe.
Ils n'échangèrent plus le moindre mot de toute la journée. Ce fut seulement lorsqu'ils eurent rejoint leur dortoir et qu'ils se furent couchés, qu'Harry demanda :
- Tom…tu crois vraiment que Poudlard va fermer ?
- Non. Je ne laisserai jamais une telle chose arriver.
Ces paroles rassurèrent étrangement Harry, et il s'endormit serein. Il dormit plus profondément qu'il ne l'avait fait depuis des semaines…depuis des mois même. Depuis l'ouverture de la Chambre.
Lorsque le lendemain, il descendit dans la Grande Salle, il constata que tout le monde était en ébullition. Il crut tout d'abord que c'était à cause du meurtre de Mimi, mais il entendit quelques bribes de conversation.
- …m'a toujours fait peur de toute façon !
- C'était malin de sa part, personne n'aurait jamais soupçonné un Gryffondor !
- Tu crois qu'il va aller à Azkaban ?
- On dit qu'il a du sang de géant ! On ne peut pas leur faire confiance…
Harry eut l'impression que son cerveau s'arrêtait. Quelqu'un s'était fait prendre. Ou plutôt avait été accusé. La description correspondait…non ce n'était pas possible ! Pas lui ! Rubeus ne pouvait pas… aller à Azkaban ?
Harry se précipita hors de la Grande Salle. Tom n'essaya pas de le suivre. Il se rua dans le parc et vit la massive silhouette tirer sans aucun effort ses bagages derrière lui.
- Rubeus !
Ce dernier ne s'arrêta pas.
- Va-t-en, Harry.
- Quoi ? Rubeus ! Explique-moi !
- Il n'y a rien à expliquer ! Depuis le début, tu m'as trahi ! Tu l'as choisi, lui… il était au courant pour Aragog. Il m'a fait accuser. Il a dit que c'était moi qui avait ouvert la Chambre et qu'Aragog était le monstre. Tu étais de mèche avec lui, je le sais Harry.
- Rubeus…je te jure, je ne savais pas qu'il voulait t'accuser, jamais je ne l'aurais laissé faire. Où est-ce que tu vas aller maintenant ?
- Je ne sais pas. Je n'irai pas à Azkaban car je ne suis pas majeur. Je suis libre de partir.
- Partir où ?
- Aucune idée. Je n'ai plus de famille, je n'ai nulle part où aller. Je vais essayer de retrouver Aragog et nous partirons loin d'ici.
- Les professeurs t'ont laissé partir seul ?
- Ils m'ont dit que j'étais renvoyé. J'ai pris la liberté de partir. Plus rien ne me retient ici. Tout le monde me regarde comme si j'étais un assassin.
- Mr HAGRID !
La voix de Dumbledore venait de résonner dans le parc.
- Où allez-vous comme ça ?
- Je pars, professeur. J'ai été renvoyé.
- Nous n'allons pas vous laisser partir dans la nature.
- Mais professeur, j'ai…
- …été renvoyé, je sais. Vous n'avez plus le statut d'élève mais rien ne vous interdit d'être dans l'enceinte du château. Evidemment vous resterez sous haute surveillance, mais j'ai peut-être une solution pour vous.
Il lui fit signe de le suivre. Harry resta planté quelques instants au milieu du parc, puis rejoignit le château. Il attrapa Tom à la sortie de la Grande Salle.
- Pourquoi Tom ? Pourquoi tu as fait ça ?
- Je t'ai fait une promesse hier soir, Harry. Jamais Poudlard ne fermera ! Je ne pouvais pas laisser cela arriver. Il nous fallait un coupable pour mettre un terme à tout ça.
- Pourquoi a-t-il fallu que ce soit Hagrid ? soupira Harry.
- Je ne l'ai jamais aimé mais ce n'est pas cela qui a déterminé mon choix, je te le promets. C'est juste qu'il n'y a pas tant d'élèves que ça qui élèvent un monstre dans le château.
Harry se rendit compte que Tom avait raison. S'il avait accusé n'importe qui d'autre, il n'aurait eu aucune preuve. Cacher une acromentule géante dans une école ne correspondait par contre pas au profil d'un innocent. Pourquoi Hagrid n'avait-il pas développé une passion pour les yorkshires ?
Cela lui faisait mal, mais il devait bien avouer que faire renvoyer Rubeus était la seule solution pour que l'école ne ferme pas. Au moins il n'irait pas à Azkaban… Dumbledore avait l'air d'avoir une idée en tête pour l'avenir de Rubeus… cela rassurait un peu Harry.
La vie de l'école sembla reprendre son cours habituel. La panique qui avait habité les jeunes sorciers pendant plusieurs mois avait disparu. L'héritier s'était fait attraper et la Chambre fermée à jamais. La paix était revenue. Mais pas pour tout le monde.
Harry comprit que jamais son esprit ne retrouverait la paix. Les premiers jours ne furent pas les pires : Harry ne se rendait pas encore vraiment compte de ce qu'il s'était passé…il ne réalisait pas encore l'ampleur de la situation. Mais une fois le choc passé, ce fut terrible.
Harry n'arrivait plus à fermer l'œil. Chaque nuit, l'image du cadavre de Mimi étalé sur le sol des toilettes venait le hanter. Il lui avait parlé à peine quelques heures auparavant…il lui avait dit de rester prudente. Mais Olive l'avait encore une fois harcelée et la pauvre Mimi, paniquée, s'était réfugiée dans les toilettes sans réfléchir. Harry aurait dû la raccompagner jusqu'à sa salle commune. Ou alors il aurait dû accepter de l'aider lorsqu'elle lui avait demandé…il aurait mis en garde Olive, l'aurait menacée si jamais elle touchait de nouveau un cheveu de Mimi. Elle n'aurait plus jamais osé s'en prendre à la Serdaigle, et Mimi serait encore vivante. Oui il aurait dû faire ça.
Ou alors, il n'aurait jamais dû aider Tom à ouvrir la Chambre. Il aurait du tout raconter à Dumbledore dès le début, avant que la moindre agression n'ait lieu. Mais à chaque fois qu'il se disait ça, la douleur était trop insupportable… il n'avait pas simplement fait une erreur, il n'avait pas juste manqué de prudence, ou quoi que ce soit d'autre : il avait agi de son plein gré, en connaissant totalement les conséquences de ses actes. Et ça, il ne pouvait se l'avouer… cela lui donnait envie de se jeter depuis le haut de la tour d'astronomie.
Comment ais-je pu en arriver là ?
Harry se rendit de nouveau dans la salle sur demande. Il devait assumer ce qu'il avait fait, il devait affronter cette épreuve…il savait que ce serait insoutenable mais il avait l'impression qu'il devait payer pour ce qu'il avait fait. Il s'approcha du miroir, la boule au ventre.
Seulement trois silhouettes apparurent cette fois-ci. Son père, grand, les cheveux bruns en bataille, ses petites lunettes rondes semblables aux siennes. Mais derrière les verres, ses yeux ne pétillaient plus comme la dernière fois. A ses côtés, sa mère se tenait, ses magnifiques cheveux roux voletant derrière elle. Harry aurait donné n'importe quoi pour voir de nouveau son sourire… mais ses lèvres restaient parfaitement immobiles.
Enfin, il y avait Rubeus. Il tenait fermement contre lui Aragog, et il pleurait.
- Pardonnez-moi, souffla Harry. Je vous en prie, pardonnez-moi !
Mais son père fronça les sourcils et lui adressa un regard sévère. Il était encore plus effrayant que l'oncle Vernon quand il se mettait en colère, même s'il ne rivalisait pas niveau carrure. Harry se tourna vers sa mère mais ce fut pire. Il lut une telle déception dans son regard que ça en devenait insoutenable. Rubeus enfouit son visage dans son écharpe rouge et or.
- Je n'ai jamais voulu ça ! Pitié !
Mais les trois reflets lui tournèrent le dos. Harry se rua sur le miroir, comme s'il voulait les rattraper avant qu'ils ne s'en aillent. Mais ses parents et Rubeus s'éloignèrent et rien de ce qu'il dit ou fit ne put les retenir. Ils disparurent comme s'ils n'avaient été que des fantômes. Harry se laissa tomber à genoux, au pied du miroir du rised.
Je mérite tout ça, songea-t-il. Je suis un meurtrier. Tout est ma faute.
Il releva la tête et vit quelque chose bouger dans le miroir. Il eut l'espoir fou que ses parents et Rubeus reviennent… mais une seule silhouette apparut.
Mimi…
Harry crut que son cœur allait fondre quand il la vit sourire. Un sourire triste, mais un sourire quand même. Pourtant, il ne le méritait pas, ce sourire. Il l'avait tuée…
- Je suis tellement désolé, Mimi…
- Tu n'as pas à l'être.
Harry sursauta. Comment… ? Comment Mimi avait-elle pu lui répondre, elle n'était qu'un reflet ! Jamais ses parents n'avaient pu lui parler…c'était impossible, le miroir n'était pas capable de faire cela.
- Ne fais pas cette tête, Harry. Je ne viens pas du miroir. Je suis derrière toi.
Tremblant, Harry se retourna lentement. Il avait l'impression que chacun de ses muscles était engourdi. Il oublia de respirer lorsqu'il vit en face de lui une silhouette transparente flotter à quelques mètres du sol.
- … Mimi… ? Comment ?
Mimi gloussa.
- Tu n'as jamais vu un fantôme, Harry ? Le château en est plein pourtant.
Oui il y en avait pleins : l'affreux baron sanglant, Nick-quasi-sans-tête, la dame grise, le moine gras… mais jamais Harry ne les avait connus de leur vivant. Pour lui, ils n'étaient que des fantômes. Bien entendu c'était totalement idiot, et au fond de lui il savait que tous les esprits hantant Poudlard avaient un jour été vivants…mais de voir Mimi comme ça… c'était trop pour son cerveau.
- Tous les morts deviennent des fantômes alors ?
Il pensait à ses parents en disant cela. Mimi rigola.
- Non, bien sûr que non ! Imagine le nombre de fantômes qui peupleraient le monde ! Non, seulement ceux qui l'ont choisi…
- Tu as choisi… de rester ? Pourquoi ?
- J'ai encore des choses à faire ici…mon âme n'est pas en paix.
- Tu veux te venger ?
Mimi acquiesça. Harry se sentit soudain mal.
- Pas de toi, ne t'inquiète pas.
- Pourquoi Mimi ? C'est de ma faute si tu es morte !
- Non, tu as essayé de me sauver…mais je ne t'ai pas écouté. Tu as fait tout ce que tu pouvais, tu as essayé de me prévenir.
- Mimi, tu ne comprends pas… c'est moi qui ai ouvert la Chambre ! J'ai aidé Tom. C'est moi qui ai envoyé le basilic sur ton collègue de Serdaigle ! Je suis autant coupable que Tom !
- Je ne le pense pas, Harry.
- Pourquoi ? En quoi je vaux mieux que Tom après tout ce que j'ai fait ?
- Parce que tu es là aujourd'hui…
Harry jeta un coup d'œil autour de lui dans la salle sur demande, et s'attarda quelques secondes sur le miroir. Mimi s'était rapprochée de lui.
- Qu'est-ce que ça change, que je sois venu ici ?
- Tout, lui souffla Mimi tout près de l'oreille. Ça change tout.
