Salut tout le monde! Nouveau chapitre en ce début de vacances ;) Désolée mais à cause de ma gaffe de la semaine dernière, certains l'ont surement déjà lu... si jamais vous l'avez lu mais n'avez pas vu la rectification que j'ai faite quelques minutes après, je vous suggère d'aller lire le chapitre précédent! Vous comprendrez mieux le lien x) Bonne lecture et joyeuses fêtes! (pour Noël je veux des reviews cher Père Noël :p)

Malgré l'arrestation de Rubeus, Tom ne put obtenir gain de cause et dut se résoudre à rejoindre la gare de Pré-au-Lard pour prendre le train qui les ramènerait à Londres. Harry n'aurait pas détesté non plus rester au château pendant l'été, mais il s'en fichait un peu du moment qu'il savait que l'école ne fermerait pas et qu'il pourrait revenir ici à la prochaine rentrée.
Tom avait changé. Depuis la fermeture de la Chambre, il était très effacé. Il ne parlait presque plus. Il était encore plus difficile à déchiffrer et Harry se doutait que l'horcruxe n'y était pas étranger. L'utilisation de la magie noire avait-elle détruit la petite part d'humanité qui existait en Tom ? Harry ne voulait pas y croire…
Il poussa la grosse cage d'Hedwige dans le train, quand il entendit quelqu'un l'appeler.
- Harry ! Attends !
L'intéressé se retourna.
- Rubeus ?
- Je…je voulais m'excuser, Harry. J'ai été idiot de penser que c'était toi qui m'avais accusé.
- Tu es donc resté à Poudlard ?
- Oui…dans un premier temps j'essaie de me faire discret, de ne pas trop apparaître en public, vu que tout le monde me croit coupable. Je vis avec Ogg, dans sa cabane. Il m'apprend son métier de garde-chasse. Il est assez vieux et j'ai l'impression qu'il veut que je reprenne sa place quand il partira.
- Mais c'est génial ça ! Et Dumbledore ne t'a pas proposé d'aller dans une autre école ?
Le visage de Rubeus s'assombrit.
- C'est impossible. Je ne ferai plus jamais de magie.
- Pourquoi tu… ?
- Ils ont cassé ma baguette, Harry. Plus jamais je ne pourrai être réellement un sorcier, maintenant.
Harry resta bouche bée. C'était une chose terrible pour un sorcier, d'être privé de sa baguette.
- Je vois que tu n'as aucun bagage…
- Où irais-je, Harry ? Je n'ai plus personne en dehors de Poudlard. Je reste ici avec Ogg pendant l'été.
- Evite de trop t'en vanter…j'en connais un qui serait sacrément jaloux s'il l'apprenait.

Lorsqu'Harry monta dans le train, il avait le cœur un peu plus léger. Le fait d'avoir parlé à Mimi et de s'être réconcilié avec Rubeus l'avaient un peu fait déculpabiliser.
Mais lorsqu'il fut de retour à l'orphelinat, il sentit un grand vide en lui. Reprendre une vie aussi…normale, après tous les évènements qui s'étaient produits durant l'année, lui paraissait irréel. Et il fallait avouer que Tom ne l'aidait pas à combler ce vide.
Harry ne l'avait jamais vu comme ça. S'il était devenu très peu bavard depuis la création de son horcruxe, là ça devenait carrément inquiétant. Il passait ses journées au lit, caché sous sa couette, et peu importe ce qu'Harry lui disait, il refusait de bouger le moindre orteil. A chaque fois que Mrs Cole avait organisé des activités, il n'avait pas voulu venir participer. La directrice n'avait pas insisté, trop heureuse d'échapper à Tom pendant quelques heures. Mais malgré toute l'aversion qu'elle avait envers Tom, Harry vit qu'elle était inquiète.
Harry trouvait ça terrible de n'avoir plus personne à qui parler. Les longues journées d'été lui paraissaient interminables. Plusieurs fois il avait eu l'autorisation de sortir et d'aller se promener à Londres. Mais à chaque fois cela lui rappelait le jour où il avait acheté le journal, sans savoir que ce dernier entrainerait la perte de son ami.
Ce soir-là, Harry n'en pouvait plus du silence oppressant qui régnait dans la chambre, et lança :
- Je suis passé devant le Chaudron Baveur aujourd'hui, en me promenant. Ca m'a rappelé la première fois qu'on est allé au Chemin de Traverse.
Seul le silence lui répondit.
- Tu te souviens, Tom ? On n'y connaissait rien à la magie, à ce moment-là…et on venait à peine de se rencontrer.
Il fixa quelques instants le tas de couverture qui n'avait pas bougé d'un pouce.
- Je t'en prie Tom, dis quelque chose !
Harry s'approcha du lit et tira les couvertures. Tom, surpris, essaya de les rattraper mais il ne fut pas assez rapide.
- Tu vas arrêter ça Tom ! Ca ne peut plus durer ainsi !
- Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire !
- C'est cet horcruxe, n'est-ce pas Tom ? C'est lui qui te rend comme ça ?
- Non ce n'est pas ça…
Mais Harry vit qu'il avait le petit journal serré contre lui.
- Pourquoi dors-tu avec, alors ?
Tom baissa la tête, honteux.
- Je pensais que ça résoudrait tous mes problèmes… que plus jamais je ne craindrais la mort. Mais aujourd'hui, si je ne crains plus la mort, je suis effrayé à l'idée de perdre ou de me faire voler le journal. Je ne pense plus qu'à ça, ça devient une obsession !
- Pourquoi on voudrait te le voler ? Personne d'autre que moi ne sait que c'est un horcruxe.
- Je sais, c'est insensé mais…je suis encore plus effrayé que quand j'étais encore mortel.
- Je comprends…mais, je suis certain qu'on peut trouver un moyen de le garder en sécurité. Il suffirait de jeter des sortilèges de protection dessus, ou quelque chose dans le genre.
- Tu dois avoir raison…
- Alors, tu es d'accord ? Tu veux bien te lever ?
- Non…je t'ai dit que ça n'a rien à voir avec le journal.
- Quel est le problème, cette fois ?
- Le problème ? Tu me demandes quel est le problème, Harry ? Il est simple ! Je n'ai plus rien ! Depuis que je suis arrivé à Poudlard j'ai entrepris des recherches sur ma famille…tout ça pour découvrir que mon père est un sale moldu qui a abandonné ma mère ! Pour découvrir que je suis l'héritier de Serpentard…et que je n'ai pas été à la hauteur. La Chambre est fermée et je ne pourrai plus la réouvrir de toute ma scolarité à Poudlard. Je n'ai même pas réussi à effrayer le moindre sang-de-bourbe…ils sont toujours là, parmi nous dans les rangs de Poudlard. J'ai été incapable de les faire partir, alors que j'étais l'héritier de Serpentard.
- Tu n'es pas seulement l'héritier Tom ! Tu descends certes de Serpentard, mais tous ses descendants n'ont pas forcément ouvert la Chambre ! Etre l'héritier ne signifie pas seulement accomplir les desseins de Salazar ! Ca signifie que tu as aussi une famille quelque part…
- Comment peux-tu en être si sûr ?
- Car je l'ai trouvée…

Harry craignait de ne pas obtenir l'autorisation de sortie…c'était la première fois qu'il devait sortir de la ville de Londres. Mais lorsque Mrs Cole avait vu que Tom était sorti de son lit, elle n'avait pu leur refuser cette faveur.
Harry savait qu'il prenait un gros risque. Il lui avait caché la localisation des Gaunt pendant plus d'un an, de peur qu'en allant les voir il ne tombe sur son père. Le risque était encore là, aujourd'hui…mais Harry n'avait trouvé que cette solution pour faire sortir Tom de son lit.
Ils prirent un car pour se rendre à Little Hangleton. Harry regrettait de ne pas avoir encore son permis de transplaner…ça aurait été plus rapide ! Mais utiliser des moyens de transport magiques n'était peut-être pas une bonne idée dans un village moldu. Ils étaient quasiment les seules personnes présentes dans le bus. Le village était vraiment perdu au milieu de nulle part ! Harry ne comprenait pas comment Tom Jedusor Sr avait encore envie de vivre ici après toutes ces années…et les Gaunt… descendants de Serpentard, vivant au milieu d'un village moldu ! C'était tout de même le comble !
Le petit village, niché entre deux collines, était paisible. Rien n'aurait pu indiquer que des sorciers vivaient ici. Harry espéra de tout cœur ne pas s'être trompé.
Le car les déposa puis Harry le regarda disparaître au loin. Ils avaient maintenant trois heures avant qu'il ne repasse les chercher.
Ils traversèrent le village, passèrent devant l'église et le cimetière, s'arrêtèrent devant chaque maison et lurent le nom devant chaque boîte aux lettres. Mais à chaque fois, Harry savait déjà que ce n'était pas là, avant même de lire les noms. Il voyait tout de suite que les maisons étaient des maisons de moldus.
Il arriva devant l'entrée d'un grand manoir. Et lorsqu'il lut le nom sur la boîte aux lettres, son cœur fit un bond.
em« Jedusor »
Harry devait absolument détourner l'attention de Tom. Et rapidement. Il regarda autour de lui et aperçut un petit chemin, sale et tortueux, qui disparaissait presque entre les haies.
- Il n'y a rien ici, lança-t-il. Allons voir là-bas.
Par chance, Tom ne fit aucune objection. Harry essaya de ne pas paraître trop soulagé, pour ne pas se trahir. Mais plus il avançait, plus il se demandait si ce chemin les mènerait vraiment quelque part. La végétation paraissait de plus en plus épaisse, comme si personne n'était passé par ici depuis des années. Pourtant, à sa grande surprise, il vit une vieille bâtisse apparaître au milieu de la forêt. Les murs étaient pleins de mousse et il manquait des tuiles sur le toit. Il semblait que la maison n'était plus habitée depuis des lustres.
Mais Tom s'approcha de la porte et souffla :
- Harry…regarde-ça, je crois qu'on a trouvé.
Harry le rejoignit et vit qu'un serpent était cloué sur la porte d'entrée.
- Ca doit être ici…mais on dirait que la maison est abandonnée.
Tom ne répondit rien et poussa la porte.
Harry n'avait jamais vu de maison aussi sale. Le sol était jonché de poussière et il y avait encore plus de toiles d'araignées que dans son placard sous l'escalier chez les Dursleys. Mais ce qui étonna le plus Harry fut de voir de la nourriture en décomposition sur la table, prouvant que quelqu'un vivait bien ici. Et cette personne était là, assise sur un vieux fauteuil.
L'homme avait la plus longue barbe qu'Harry ait jamais vue… de quoi faire rougir Dumbledore lui-même. Elle était tellement hirsute, qu'on ne distinguait presque plus son visage. En les entendant entrer, l'homme avait sursauté et s'était tourné vers eux. Harry garda la main sur sa baguette. Puis l'homme eut une réaction totalement inattendue.
Il sauta sur ses pieds et se mit à hurler.
- TOI ! … TOI !
Il ramassa un couteau sur la table et sortit également sa baguette. Tom ne bougea pas d'un pouce et siffla :
- STOP!
L'homme stoppa net et resta bêtement à regarder Tom. Le silence qui s'installa dans la salle fut pesant.
- Tu le parles ?
- Oui, je le parle, continua Tom.
Ce dernier s'avança dans la pièce et regarda tout autour de lui.
- Où est Elvis ?
Harry se rappela de la fiche du ministère qu'il avait retrouvée, et de ce nom : Elvis Gaunt. Mais vu les dates de la fiche, Elvis aurait dû être bien plus âgé que cet homme face à eux. Ca n'avait pas échappé à Tom.
- Mort…mort depuis des années.
- Et toi alors, qui es tu ?
- Je suis Morfin.
- Son fils, hein ? Le fils d'Elvis ?
- Bah ouais…
Harry sentit la tension monter. Tom venait de retrouver le dernier membre de sa famille maternelle. Morfin était son oncle… mais cela ne semblait procurer à Tom aucune joie. Il faut dire que Morfin n'était pas un homme très accueillant, il n'était pas le genre de famille dont on pouvait rêver. En observant l'homme, Harry vit qu'il portait un étrange anneau à la main droite.
- Je pensais que tu étais ce moldu, avoua Morfin. Tu lui ressembles beaucoup.
Harry eut l'envie de lui jeter un sort pour qu'il arrête de parler, mais ça attirerait forcément quelques soupçons… la situation risquait de mal tourner si Morfin venait à parler de Tom Jedusor Sr.
- Quel moldu ? questionna Tom.
- Ce moldu que ma soeur avait en tête, ce moldu qui vivait dans la grande maison au bout de la rue, dit Morfin en crachant au sol. Tu lui ressembles vraiment. Jedusor. Mais il est plus vieux maintenant, hein ? Il est plus vieux qu'toi, maintenant que j'y pense...
Harry crut voir une lueur rouge dans les yeux de Tom. Harry n'aurait pas dû l'amener ici… il ne pensait pas que le fils Gaunt évoquerait le père de Tom. C'était une catastrophe, Tom savait où trouver son père, désormais.
- Il est revenu, renchérit Morfin.
- Jedusor est revenu ? s'enquit Tom.
- Ouais ! Il l'a quittée, il lui a rendu service, après ce mariage dégoûtant ! dit Morfin, crachant de nouveau sur le sol. Elle nous a volé, me souviens, juste avant de s'enfuir... Où est le médaillon, hein, où est le médaillon des Serpentards ?
A l'évocation de ce médaillon, Harry vit encore un éclat dans les yeux de Tom.
- Elle nous a déshonorés, cette petite souillon ! Et putain t'es qui toi pour venir poser des questions ! C'est fini, tout ça ! Fini !
L'homme semblait dans une fureur noire…mais il n'était pas moitié aussi effrayant que Tom en cet instant. Morfin venait d'insulter sa mère, et Harry comprit que Tom n'avait pas apprécié. En un instant, il sortit sa baguette. Un éclair brillant jaillit et Morfin Gaunt tomba inanimé sur le sol.
- Tom !
Il se tourna vers son ami, incrédule.
- Pourquoi… ? Pourquoi tu as fait ça ?
- Il n'est pas mort !
Tom s'avança vers le corps de Morfin et se baissa. Il récupéra la bague qu'il portait.
- Qu'est-ce que… ?
- Un héritage familial, expliqua Tom.
Harry vit qu'il regardait la bague avec une sorte de fascination…la même qu'il avait montrée en voyant le journal la première fois.
- Tom… balbutia Harry, en montrant la bague. Tu ne vas pas…
- Non…je veux que cette bague familiale soit liée à une mort en particulier. Je veux qu'elle devienne l'empreinte de la vengeance dont j'ai toujours rêvé.
Cette fois-ci, Tom allait rejoindre le manoir des Jedusor…et commettre un autre meurtre. Par la barbe de Merlin ! Ce n'était pas possible… Harry savait que Tom avait toujours eu un penchant pour la magie noire… mais de là à tuer son père de sang-froid. Il n'avait jusqu'alors tué que Mimi, mais indirectement, grâce au basilic. Harry avait cru que Tom se sentait mieux depuis qu'il était sorti de son lit, mais il s'était trompé. Il exprimait simplement son mal-être d'une autre façon.
L'horcruxe avait-il vraiment changé Tom à ce point ? Tom était-il en train de devenir Lord Voldemort ? Harry frissonna.
- Tu ne peux pas faire ça, Tom !
- Pourquoi je ne pourrais pas, hein ? Ce n'est qu'un simple moldu, je le ferai tomber comme une mouche.
- Tom…tu ne te rends pas compte à quel point tu as changé ! Tu ne réalises pas à quel point le journal te fais du mal ! C'est à cause de lui si tu souffres tant. On n'a jamais trouvé d'informations sur quelqu'un ayant créé plusieurs horcruxes ! On ne sait pas ce qu'il va se passer, et ton état risque d'empirer !
- Harry, je t'ai expliqué…le journal n'est pas suffisant. Je vis dans la peur qu'il soit détruit ! Je me sentirai mieux avec un second horcruxe sur lequel m'appuyer.
- Tom je t'en prie…
Mais ce dernier était déjà sorti de la maison des Gaunt. Harry lui emboîta le pas. Ils empruntèrent le chemin sinueux en sens inverse et rejoignirent bientôt le petit village paisible. Tom s'arrêta en face du grand manoir des Jedusor et le fixa pendant quelques instants.
Tom poussa la grille et traversa l'allée. Ils s'arrêtèrent devant la porte d'entrée du manoir. Tom toqua.
Une femme âgée apparut. Elle avait tout l'air d'une petite mamie bourgeoise avec tous ses bijoux qui semblaient bien trop lourds à porter. Harry devina que ça devait être la grand-mère de Tom.
Lorsqu'elle vit ce dernier elle eut un instant de surprise… elle devait avoir l'impression de revoir son fils plus jeune. Mais elle reprit rapidement ses esprits et demanda :
- Bonjour messieurs, que puis-je faire pour vous ?
- Bonjour madame, répondit Tom d'un ton cordial. Est-ce que monsieur Jedusor est ici ?
- Mon mari ?
- Non, votre fils.
Son regard s'assombrit.
- Oui, il est bien ici.
Dans le ton de sa voix, Harry comprit que Mme Jedusor aurait préféré que son fils ait quitté la maison familiale, à son âge.
- Pourrais-je le voir, s'il vous plait ?
- Qui êtes-vous, demanda la vieille femme. Qu'est-ce qu'un jeune homme comme vous peut bien lui vouloir ? Vous êtes bien trop jeune pour être un de ses amis.
Tom n'eut pas le temps de répondre car il entendit une voix provenant de la pièce d'à côté.
- Chérie, tout va bien ?
- Oui, il y a deux jeunes hommes qui veulent voir Tom.
- Laisse-les entrer.
La vieille femme leur fit signe d'entrer. Le manoir était encore plus immense vu de l'intérieur. Il était incroyablement luxueux et entretenu comparé à la maison des Gaunt dont ils venaient de sortir. Le contraste entre les deux côtés de la famille de Tom était frappant.
En voyant Tom, son grand-père eut lui aussi un instant d'hésitation. Puis il sembla cacher un sourire. Harry sut à cet instant que le vieil homme avait deviné qui était Tom…mais il n'avait aucune idée de ce qu'il était.
- Je vais le chercher, dit le vieil homme.
Il revint quelques instants plus tard avec son fils. Tom se figea en voyant apparaître son père. Mais la réaction de ce dernier fut pire. Lorsqu'il vit Tom il s'arrêta brusquement et refusa d'avancer d'un seul pas en plus, comme si Tom était une espèce de créature contagieuse.
- Comment… ? Non… tu n'es pas… ?
- Si père, je suis ton fils.
- C'est elle qui t'a envoyé ? Je pensais qu'elle était morte ! Je ne veux plus entendre parler de tout ça…
- Oui elle est morte. Je suis venu de moi-même, j'ai entrepris moi-même des recherches pour te retrouver.
- Va-t-en, je ne peux pas…
Le vieil homme se tint devant son fils d'un air menaçant.
- Tom ! Tu ne peux pas dire ça ! C'est ton fils ! Tu ne peux pas l'abandonner et lui dire de partir alors qu'il vient juste de te retrouver !
- Je sais père mais… c'est trop pour moi. Je ne savais même pas que j'avais un fils vivant il y a cinq minutes ! Je ne peux pas l'accepter, je ne peux pas le garder avec moi…ce qu'elle m'a fait subir…
- N'est pas la faute de ton fils !
- C'est vous qui l'avez abandonnée…précisa Tom Junior.
- Elle l'a mérité ! Elle m'a fait des choses que je ne saurais expliquer…pour que je reste avec elle. Je ne veux pas te voir, je veux juste oublier.
Tom s'approcha de son grand-père.
- Ne vous en faites pas… de toute façon, je n'ai jamais voulu venir vivre avec lui.
- Pourquoi être revenu ici alors ? Juste pour le rencontrer ? Nous pouvons t'aider tu sais…
Tom murmura.
- Je ne veux pas de l'aide…de personnes comme vous.
Un éclair de lumière verte jaillit et le grand-père de Tom s'étala au sol.
- Tom ! Pourquoi… ? Il voulait t'aider !
- Je ne suis pas venu ici chercher de l'aide, Harry. Je suis venu me venger.
Il pointa alors la baguette sur Tom Jedusor Sr. Mais il ne bougea pas et sembla soudain extrêmement nerveux.
- Où est passé la vieille ? demanda Tom.
Harry haussa les épaules.
- Elle doit essayer d'appeler les secours. Je m'en charge. Surveille-le, Harry.
Ce dernier sortit sa baguette et la pointa sur le père de Tom. Il resta sans bouger et fixa Harry.
- Et toi, tu es qui ?
- Personne.
- C'est drôle car tu lui ressembles…tu emnous/em ressembles.
- Si vous vous demandez, je ne suis pas de votre famille.
- Tu es un sorcier aussi alors ? Et mon fils en est un aussi ? Il a hérité de la tare de sa mère.
- Ce n'est pas une tare… des centaines de personnes ont des pouvoirs magiques, en Grande-Bretagne. Ils se cachent juste des gens comme vous.
- Ils sont tous comme vous ?
- Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Tom Jedusor ne répondit pas.
- Les sorciers et les moldus se sont toujours naturellement détestés, avoua Harry. Les sorciers se considèrent supérieurs, et les moldus bannissent toute forme de magie et nous contraignent à nous cacher. Ils pensent que la magie signifie le mal… mais nous sommes tous des êtres humains, il y a des bons et des mauvais des deux côtés.
- Et toi tu es bon ou mauvais ? Je crois déjà connaître la réponse. Tes paroles sont émouvantes, mais les gens ont raison. La magie n'apporte que le malheur. On devrait tous vous détruire. J'aurais dû tuer Merope alors que son fils était encore en son sein. Je vais mourir hein ? Comme mes parents, massacrés sans raison. J'aurais pu éviter ça si j'avais ouvert les entrailles de cette …
Une puissante lumière verte envahit la pièce. Harry fut ébloui pendant quelques instants, puis il cligna des yeux et vit Tom sur le seuil de la porte. D'abord, Harry ne le reconnut pas. Il paraissait plus grand, plus vieux que jamais. Il avait toujours été impressionnant, mais jamais comme en cet instant. Ses pupilles avaient pris une couleur rouge sang. Harry sentait une colère puissante émanant de lui. Il avait presque l'impression qu'il pourrait la toucher.
- Tu vois Harry… ce que tu vois devant toi…c'est la réponse. L'ingrédient secret.
Il sortit une petite fiole de son sac.
- Cette potion, j'ai passé des mois à la préparer. Mais elle n'est rien, toute seule. Sans la force qui m'anime en ce moment, elle n'aurait pas plus d'effet qu'un vulgaire jus de citrouille. Cette force… est essentielle, pour créer un horcruxe.
Tom tendit la main en face de lui et observa la bague des Gaunt qui scintillait à son doigt.
- Je t'en prie, Tom. Ne fais pas ça !
- Je le dois Harry. Aujourd'hui j'ai effacé de ce monde ce qui me hantait le plus. Ma foutue famille moldue. Aujourd'hui je renais. Demain je serai un autre homme. Un autre sorcier. Le sorcier, qui sera allé plus loin que n'importe qui sur le chemin de l'immortalité.
Il ouvrit la fiole.
- Je compte sur toi pour t'occuper de moi les prochaines heures.
Il avala le contenu d'une traite. Et il s'effondra en hurlant.