Salut tout le monde! Nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira :) On approche de la bataille finale... pour le moment ça ressemble beaucoup à l'histoire originale mais vous verrez que ce n'est qu'une impression x) Laissez des reviews, please * regard du Chat Potté*. Et si vous connaissez quelqu'un qui peut me traduire ma fic en anglais aussi :p (sinon je vais finir par le faire moi même et ça serait pas beau a voir xD). Bon allez je suis fatiguée j'ecris de la merde! Bonne lecture et bon dimanche!
Harry était installé à la même terrasse où il avait passé tant de temps, quelques années auparavant. A l'époque, il retrouvait souvent Tom après leur journée de travail pour boire un coup et parler du bon vieux temps.
Mais aujourd'hui ce n'était pas Tom qu'il attendait. Il se rappelait vaguement de l'apparence de Bellatrix Lestrange. Ses cheveux noirs ébouriffés, ses paupières lourdes…
Harry se sentait un peu paniqué. Les évènements s'étaient enchainés beaucoup trop vite, et même s'il avait du mal à se l'avouer à lui-même…il n'avait pas de plan. Il n'avait pas eu le temps, ayant appris la venue de Bellatrix seulement quelques heures auparavant.
Enfin, il la vit arriver, dans sa grande robe noire. Elle avançait d'un pas sûr. Et elle n'était pas seule.
- Allons, Rodolphus, ne sois pas jaloux parce qu'il m'a choisie moi !
- Je ne suis pas jaloux, Bella. Mais enfin je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi son choix s'est porté sur toi !
- Parce que je suis sa plus fidèle servante, et il le sait !
Les deux mangemorts venaient de passer devant la terrasse. Harry vit que Bellatrix portait un petit paquet. Il se leva.
- Stupéfix !
La mangemort fit volte-face et lança un charme du bouclier. Harry fut étonné de ses réflexes. Mais cette soudaine attaque l'avait surprise, et Harry profita de ce moment d'hébétude de la sorcière pour la bousculer et lui arracher le paquet des mains.
- Voleur ! Rends-moi ça !
- Non ! Jamais !
Mais la folle et son ami avaient déjà commencé à l'attaquer. Harry en fit de même et les sorts commencèrent à fuser. Harry se retrouva rapidement en difficulté face à deux adversaires visiblement bien entrainés…
Un de ses sortilèges atteignit cependant Rodolphus qui tomba sur le sol, stupéfixé. Bellatrix poussa un grand cri de rage. Ses sorts redoublèrent et Harry fut frappé de plein fouet.
Il se rappelait de cette sensation. Il était si jeune la première fois que Tom lui avait jeté le sortilège Doloris. Mais jamais il n'avait oublié la douleur, cette douleur qui le torturait actuellement. Il n'avait plus qu'une envie : mourir.
Mais soudain la douleur s'arrêta. Il ouvrit les yeux mais il était encore trop faible pour se relever. Il entendit une grosse voix grave. Et celle, hystérique de Bellatrix.
- Pourquoi mes sortilèges ne te font rien ? Saleté d'hybride !
Harry entendit la mangemort crier et il constata que sa robe était en feu. Elle poussa un cri de fureur et transplana avec Rodolphus.
Reprenant ses esprits, Harry se releva. Il vit au-dessus de lui un visage caché sous une barbe hirsute.
- Rubeus ?
- Harry, est-ce que tu vas bien ? Qu'est-ce qui t'a pris d'approcher des gens comme eux ?
- Je devais…récupérer quelque chose. Mais Rubeus comment as-tu fait ça ? La magie…
- En réalité, j'ai récupéré les morceaux cassés de ma baguette. Je les ai cachés pendant des années, et quand Ogg est mort et que j'ai repris son poste je l'ai réparée et cachée dans mon parapluie en cas d'urgence.
- Merci Rubeus…sans toi je serais surement mort. Tout se passe bien à Poudlard ?
- Oui très bien, je suis heureux de mon boulot de garde-chasse ! Mais toi, Harry est-ce que tu vas bien ? Je n'ai plus de nouvelles de toi depuis des mois !
- Désolé, Rubeus…en fait j'ai été pas mal occupé ces derniers mois.
- Je vois…mais tu es sûr que ça va ?
- Pourquoi ça n'irait pas ?
- Allons Harry, ne me prends pas pour un idiot toi aussi ! Je sais à quel point tu étais attaché à Tom…avec ce qu'il est devenu, ça ne doit pas être facile à accepter ! Oui, ajouta-t-il, je sais que celui qui se fait appeler Voldemort est en réalité Tom Jedusor. Dumbledore me l'a dit…
- Donc tu sais également… ?
- Qu'il va y avoir une guerre, oui. Et quoi qu'il arrive, je serai avec toi, Harry.
La conversation qu'Harry avait eue avec Rubeus l'avait fortement perturbé. Son ami lui avait promis qu'il l'aiderait, qu'il serait là et se battrait à ses côtés pendant la guerre contre Voldemort…seulement il y avait un petit détail embêtant.
Maintenant qu'Harry avait trouvé chacun des horcruxes, Tom serait bientôt de nouveau mortel. Il suffirait à Harry de se rendre au manoir et, en admettant qu'il ne se fasse pas attaquer par des mangemorts, il pourrait mettre définitivement fin à tout cela.
Seulement il y avait un problème et Harry le savait. Il ne pourrait empêcher cette guerre, quoi qu'il fasse. S'il le faisait, il changerait son propre passé. Il annulerait alors la raison pour laquelle il était venu dans cette époque. Ses parents ne seraient pas morts, et il n'aurait pas cette cicatrice sur le front. A son époque, le nom de Voldemort ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Ca paraissait tellement merveilleux, mais c'était impossible. Dumbledore l'avait dit : cette guerre devait avoir lieu. Et Harry ne pouvait pas y participer, même si Rubeus comptait sur lui.
En revanche Harry pouvait arrêter la suivante : celle qui aurait lieu à son époque à lui. Il pourrait annuler le retour de Voldemort, la mort de Dumbledore. Lorsqu'Harry aurait détruit les horcruxes, Voldemort redeviendrait mortel, sans le savoir. Le jour où il essaierait de tuer Harry, le jour où ses parents étaient morts, Voldemort entrainerait sa propre perte en lui lançant le sortilège de la mort.
Harry avait détruit la coupe dès l'instant où il était rentré chez lui. Il ne restait désormais plus qu'un seul élément et tout serait enfin terminé. Le journal. Harry l'avait possédé depuis le début, mais il n'avait jamais trouvé le courage de le détruire. A chaque fois qu'il le regardait, il se rappelait le jour où il l'avait offert à Tom…l'étincelle de joie dans son regard, lui qui n'avait alors jamais reçu de cadeau offert sincèrement. Ce journal lui avait permis de rester en contact avec Tom pendant sa longue absence, il lui avait permis de revivre leurs souvenirs à Poudlard. Harry rêvait dans un sens de visionner encore et toujours ses souvenirs. Détruire le journal signifierait qu'il ne pourrait plus jamais le faire. Et puis surtout, c'était Tom lui-même qui lui avait confié le journal avant de partir en voyage. Il lui avait fait confiance, assez confiance pour lui confier un morceau de son âme. Harry savait à quel point Tom chérissait ses horcruxes. Il était conscient que détruire le journal serait probablement une des pires trahisons qu'il ferait de toute sa vie.
De plus, le journal était le premier horcruxe que Tom avait fait. La part de son âme enfermée dedans était probablement beaucoup plus « pure » que les autres. Beaucoup plus « Tom » et moins « Voldemort ». C'était une empreinte de ce que Tom avait été avant son horrible transformation, tout ce qu'il restait de son ancien ami.
Mais Harry savait qu'il n'avait pas le choix. S'il ne le faisait pas, tout ce qu'il avait fait jusque-là ne servirait à rien. Il devait détruire le journal.
Harry prit le crochet du basilic, le tint fermement dans sa main tremblante, et transperça le journal.
En arrivant à Pré-au-Lard, Harry comprit que quelque chose n'allait pas. Il se sentit désespéré et il fit soudainement très froid. Des détraqueurs. Que faisaient des détraqueurs autour de Poudlard ? Après ses études, Harry avait continué à s'entraîner à la magie. Travailler à la ménagerie magique n'était pas le mieux pour entretenir ses pouvoirs, il travaillait donc de son côté. Il s'était entrainé au sortilège du Patronus, mais jamais sur un vrai détraqueur. Et à chaque fois, ce sortilège lui demandait un grand effort. Il espérait donc ne pas avoir à s'en servir.
Harry avait un mauvais pressentiment. Il devait voir Dumbledore au plus vite. Il lui expliquerait ce qu'il s'était passé. Car Dumbledore était censé être vivant, n'est-ce pas ? Harry l'avait sauvé en détruisant les horcruxes. Il ne pouvait songer à l'éventualité que ça n'ait pas fonctionné. Son plan était trop parfait.
Mais s'il n'avait pas fonctionné… est-ce que McGonagall serait d'accord de l'aider, sachant que la dernière fois, il s'était échappé de son bureau en refusant d'aider l'Ordre du Phénix ?
Avec appréhension, il poussa la porte du bureau. Mais ce n'était pas Dumbledore qui était là. Ce n'était même pas McGonagall. C'était Rogue.
- Vous !? s'indigna Harry.
- Potter ?!
Harry ne pouvait le croire. Rogue avait tué Dumbledore…comment pouvait-il avoir pris sa place ? Comment McGonagall avait pu permettre ça, alors qu'elle connaissait la vérité ? Harry observa Rogue et vit qu'il avait l'air un peu…effrayé.
Et face à lui, au fond du bureau, Harry vit un miroir. Il scruta son reflet quelques instants et comprit. Avec toutes ces années qu'il avait passé à faire des voyages temporels, Harry avait vieilli. En réalité, il n'était pas loin d'avoir le même âge que Rogue. Harry Potter ne pouvait normalement pas avoir cet âge-là. Rogue le prenait pour son père, James Potter.
Et sachant que ce dernier avait harcelé Rogue pendant des années, et qu'il était censé être mort depuis des lustres, le nouveau directeur avait de quoi être effrayé.
- Que fais-tu ici, Servilus ? Lâcha Harry en tentant d'imiter son père.
- Je suis le directeur. Comment peux-tu être ici ?
- Qui ? Qui a permis une chose pareille alors que tu as tué Dumbledore ?
- Non, je…
- Assume ! Assume ce que tu as fait espèce de lâche ! Tu l'as tué !
- Oui, je l'ai tué ! Et j'ai été nommé directeur de Poudlard par le Seigneur-des-Ténèbres ! Mais tu ne sais rien, Potter ! Rien ! Ne me traite pas de lâche alors que tu n'as aucune idée…
- La ferme ! cria Harry avant de sortir sa baguette.
Les sorts fusèrent. Plusieurs vinrent s'écraser contre divers objets fragiles du bureau et les éclatèrent en morceaux. Une étagère de livre tomba. Les portraits des anciens directeurs se mirent à hurler et à s'enfuir de leur cadre.
Mais la rage qui animait Harry lui permit d'avoir rapidement le dessus. Rogue se retrouva bientôt coincé, contre un mur. Il leva alors sa baguette et cassa la fenêtre au-dessus de sa tête. Un froid anormal s'engouffra dans le bureau. Un détraqueur était entré et s'approchait d'Harry.
Cette fois-ci, il n'avait pas le choix. Il se concentra au maximum, en espérant que ses entrainements aient porté ses fruits et qu'il ne produise pas qu'une petite fumée blanche.
- Spero patronum !
Un magnifique cerf argenté jaillit de sa baguette et fonça sur le détraqueur, qui s'échappa par la fenêtre d'où il était venu. Cependant le cerf ne disparut pas tout de suite. Il s'approcha de Rogue, qui avait les yeux grands ouverts et paraissait tétanisé.
Cornedrue, songea Harry. Mon patronus est l'animagi de mon père. Quoi de mieux pour effrayer Rogue ? Mais alors que le cerf argenté approchait Rogue, quelque chose qu'Harry n'avait pas prévu se produisit. Le mangemort disparut subitement et Harry vit une chauve-souris voleter dans le bureau et s'échapper par la fenêtre.
Il en était un, lui aussi. Severus Rogue était lui aussi un animagi. Et il s'était échappé.
Harry se retrouva seul dans le bureau. Que pouvait-il faire maintenant ? Pourquoi son plan n'avait pas marché ? Pourquoi Voldemort était quand même revenu ? Il avait détruit tous ses horcruxes…alors ça ne pouvait signifier qu'une seule chose : Voldemort avait créé d'autres horcruxes entre temps !
Mais Harry ne pouvait plus compter sur les voyages temporels. Ils ne l'aideraient en rien à la découverte de ce nouvel horcruxe. Il devait le chercher ici et maintenant. Dans son époque, sa vraie époque. Firenze lui avait dit, des années auparavant. Sa vraie place était ici. Il devait se battre, avec l'Ordre du Phénix. Il devait participer à cette guerre. Il avait fui trop longtemps.
Il aurait dû se douter qu'il ne pourrait échapper à tout cela. La prophétie…était vraie. Elle avait scellé sa destinée. Il avait essayé d'y échapper, mais il ne pouvait pas, elle devait s'accomplir et ce, quoiqu'il fasse. Ces voyages temporels n'avaient finalement servi à rien. Et désormais, il était vieux. Il avait perdu trop de temps.
Harry sortit du bureau.
Maintenant que Rogue s'était échappé, il allait probablement prévenir son maître. Et c'était exactement ce qu'Harry espérait. Il allait devoir affronter Tom. L'attirer à lui était la première chose à faire.
Seulement, Harry se doutait que si Rogue était directeur, il n'était certainement pas le seul à être à la solde de Voldemort à Poudlard. Il avait dû nommer d'autres professeurs. Harry ne devait surtout pas se faire prendre avant que Voldemort n'arrive. Il savait où se cacher.
Il passa une troisième fois devant la tapisserie des trolls, et la porte apparut. Tom connaissait cette cachette, mais avec un peu de chance il n'en avait pas parlé aux mangemorts. Tom aimait bien garder certains secrets pour lui.
Mais lorsqu'il entra, la salle sur demande était différente. Alors qu'elle abritait autrefois un bric-à-brac incroyable, tout ce que les élèves ou professeurs avaient voulu cacher depuis des centaines d'années, cette fois-ci elle ressemblait plutôt à une grande salle chaleureuse. Un peu comme une salle commune, sauf qu'on pouvait y voir des tentures des trois maisons : Pouffsouffle, Serdaigle, et Gryffondor. Pourquoi n'y avait-il pas Serpentard ?
La plupart des meubles étaient en bois et les lits étaient remplacés par des hamacs multicolores.
Mais surtout, il y avait des dizaines d'élèves dans la salle sur demande. Harry eut un mouvement de recul, surpris. Puis il reconnut des visages. Ron, Hermione, Neville… il reconnaissait également d'autres visages même s'il ne pouvait mettre de nom dessus. Cette fille asiatique de Serdaigle. Cette autre, aux longs cheveux roux, portant un pull avec un G cousu dessus, similaire à ceux que Ron haïssait tant…probablement sa sœur. Il se rappelait l'avoir vue à King's Cross, elle n'était alors qu'une petite fille.
Mais que faisaient-ils tous là ?
Il vit Hermione se lever de son hamac et s'approcher prudemment.
- Harry ?
Elle l'avait reconnu…après tout ce temps, toutes ces années. L'âge d'Harry était totalement incompatible avec une temporalité normale. Mais elle avait su que c'était lui.
- Je… Hermione ?
- Tu es revenu… tu es enfin revenu ! L'Ordre disait que tu nous avais abandonné, mais je n'y ai jamais cru !
- Que…que s'est-il passé ici ?
- Tu es parti trop longtemps, Harry, lança Ron avec amertume. Les choses ont mal tourné. Voldemort est revenu et a pris le pouvoir. On s'est battu, l'Ordre du Phénix s'est battu, mais on a perdu. Poudlard a résisté longtemps mais le château est sous son emprise désormais. Les Carrow font régner la loi ici, maintenant.
- Les Carrow ?
- Ce sont des mangemorts, ils ont été nommés professeurs, mais ils passent plus de temps à torturer les élèves qu'à enseigner.
Harry regarda plus attentivement les élèves autour de lui. La plupart étaient dans un sale état. Neville avait un œil au beurre noir et de profondes coupures partout sur le visage. Seule Hermione semblait avoir été épargnée… elle était pourtant de sang-moldu.
- Je ne suis pas revenue à Poudlard, cette année, expliqua-t-elle. Les nés-moldus ne sont plus autorisés à étudier, ils sont même traqués et tués. Mais les autres m'ont prévenue que les choses tournaient mal et je suis venue les rejoindre ici.
- Vous pouvez contacter quelqu'un de l'extérieur ? s'étonna Harry. Pourquoi ne pas avoir prévenu l'Ordre que vous étiez en danger ?
- Nous avons pu contacter Hermione grâce à ceci, expliqua Neville en montrant un gallion. Il est ensorcelé, on peut afficher un message dessus et le message se transmet à tous les autres gallions. Nous en avons tous un. C'est justement une invention d'Hermione.
- Nous avons utilisé ce système en 5e année, continua-t-elle. A l'époque, Voldemort ne contrôlait pas encore Poudlard mais le ministère avait envoyé une prof qui nous empêchait de nous entraîner à la magie. Nous avons donc secrètement créé un club de défense et ces pièces nous permettaient de communiquer. Aujourd'hui on s'en sert contre les Carrow. Et ainsi j'ai pu être prévenue de ce qu'il se passait ici et tenir au courant l'Ordre. Ils sont en route et vont venir chercher les élèves dans la salle sur demande grâce à un passage secret.
- Nous sommes allés trop loin avec les Carrow, expliqua Ron. Ils nous tueront cette fois, si nous sortons de la salle sur demande.
- Oui, souffla Harry. Vous devez partir au plus vite, d'autant plus que Voldemort va surement venir ici.
- Quoi ?! s'écrièrent plusieurs élèves en même temps.
- Rogue m'a vu. Il s'est échappé et va certainement prévenir Voldemort.
Hermione resta pensive quelques instants.
- Les membres de l'Ordre du Phénix sont en chemin. L'armée du Dumbledore est réunie dans cette salle…et Harry est de retour. Je crois que ça signifie quelque chose. C'est le moment. Le moment de nous battre. Nous sommes au maximum de nos forces. Si nous devons faire quelque chose c'est aujourd'hui ou jamais. Nous n'aurons probablement plus d'aussi bonne occasion. C'est aujourd'hui que va avoir lieu la bataille décisive.
Elle se tourna alors vers le reste du groupe.
- Nous n'allons pas fuir aujourd'hui. Nous allons nous battre.
- Non ! coupa Harry. Vous ne pouvez pas ! Vous ne vous rendez pas compte de…
- De quoi Harry ? De la puissance des mangemorts ? De celle de Voldemort ?
- C'est nous qui lui avons résisté pendant tout ce temps ! cracha Ron. Tu n'étais même pas là ! Nous savons sûrement bien mieux que toi à quel danger nous nous exposons !
- Mais vous n'êtes que…
- Des élèves ? demanda Neville. Oui nous le sommes. Mais nous ne sommes pas que des enfants. Tu es peut-être plus vieux que nous, Harry, mais nous sommes tous autant que toi capables de nous battre.
Harry regarda autour de lui, il y a avait des élèves qui étaient si jeunes. Un petit garçon, probablement de première année, tremblait dans son hamac.
- Harry, souffla Hermione. Ceux qui le veulent ont le droit de se battre. Nous mettrons ceux qui sont mineurs en sécurité. Tu as besoin de notre aide, Harry.
- …D'accord.
- En attendant que l'Ordre arrive, il faudrait trouver un plan, suggéra Ron.
- J'en ai un, coupa Harry.
Tout le monde se retourna vers lui.
- Enfin, ce n'est pas vraiment un plan. Juste un moyen de rendre Voldemort plus vulnérable. Il semblerait qu'il possède un objet…qui le rende invulnérable. Avez-vous connaissance d'un tel objet, qu'il chérirait et protégerait à n'importe quel prix ?
- Un objet, je ne sais pas, avoua Neville. Mais il y a son serpent, qu'il ne quitte jamais. Il s'appelle Nagini.
