Salut tout le monde! Nouveau chapitre en plein coeur de l'action! Comme vous l'avez constaté les évènements prennent une tournure proche de celle de l'oeuvre originale... à quelques petits détails près (et certain(e)s vont me détester pour ce que j'ai fait dans ce chapitre). Je sais que certains se demandent surement où je veux en venir avec cette fiction. Eh bien je peux vous dire une chose : vous aurez la réponse à toutes vos questions dans le prochain chapitre (oui je suis sadique et je vous aurai fait attendre sacrément longtemps xD). Bonne lecture et laissez des reviews (j'en ai plus beaucoup en ce moment :'()
Les membres de l'Ordre du Phénix étaient finalement arrivés par le passage secret derrière le portrait de la salle sur demande. Plusieurs d'entre eux avaient récupéré les élèves mineurs et les avaient ramenés en sécurité. Les autres avaient accompagné Harry et l'armée de Dumbledore et étaient sortis de la salle. Ils avaient trouvé les Carrow, et une quinzaine de sortilège avaient fusé sur chacun des deux mangemorts.
Ils avaient ensuite retrouvé les autres professeurs, et McGonagall avait ordonné à tout le monde de se réunir dans la Grande Salle pour organiser l'évacuation.
Ils étaient en chemin lorsque la cicatrice d'Harry le brûla atrocement. Il tomba à genoux. Tout devint noir autour de lui. Il entendait des gens l'appeler mais leur voix devenait de plus en plus lointaine.
Voldemort était arrivé à Pré-au-Lard. Harry le vit, le serpent enroulé autour de ses épaules. Il était dans un endroit qu'Harry connaissait bien… la cabane hurlante. Là où Remus Lupin le loup-garou venait se cacher une fois par mois…où son père venait le rejoindre.
Harry reprit conscience. Ron et Hermione essayaient de le réveiller.
- Harry ! Tu vas bien ?
- Oui…que s'est-il passé ? Où sont les autres ?
- Ils sont dans la grande salle. Voldemort est arrivé, Harry. Et il…a demandé que tu te rendes, sinon il attaquerait le château. Les serpentards voulaient te livrer mais on les a enfermés dans les cachots.
- Quoi ?!
Harry ne pouvait y croire…Serpentard. Il venait de se faire trahir par sa propre maison !
- Je dois y aller !
- Non Harry ! On se battra, tous ensemble ! Si tu te livres, nous aurons perdu.
- Tu ne comprends pas, Hermione. Il a son serpent avec lui. Je dois le tuer.
Harry se leva et se précipita en direction de la sortie du château.
Il n'aurait jamais pu imaginer qu'un animal vivant puisse être transformé en horcruxe. Mais il le savait, le serpent en était un. On lui avait raconté que l'animal était particulièrement intelligent, qu'il avait presque un comportement humain des fois. Un simple animal ne pouvait avoir une telle intelligence naturellement. Le basilic était une créature magique, mais ce serpent-là n'avait rien de magique. Il n'y avait donc plus qu'une explication possible : une partie de l'âme de Voldemort vivait en lui.
Quoiqu'il en soit, Harry devrait le détruire, comme chacun des autres horcruxes. Il était presque arrivé à la double porte en bois qui lui permettrait d'accéder au parc, mais il vit devant lui une silhouette noire.
L'homme portait une cape, et son capuchon était rabattu sur sa tête. Ca ne pouvait être quelqu'un de leur côté, il paraissait se cacher. C'était probablement un espion de Voldemort. Par chance, il n'avait pas vu Harry arriver, et ce dernier lui lança immédiatement un sort.
- Stupéfix !
La silhouette tomba raide sur le sol. Harry s'approcha et enleva la capuche. Son cœur fit un bond quand il reconnut Draco Malefoy.
Le Serpentard avait toujours été un sale petit con… mais devenir un mangemort ? Lui aussi l'avait trahi…lui aussi avait choisi le mal. Tous mes amis me trahissent, songea Harry. Lui aussi m'a abandonné. Il devait comprendre…
- Enervatum !
Draco ouvrit les yeux et se redressa. Il fixa alors Harry avec de grands yeux étonnés.
-H…Harry ? C'est toi ?
- Oui, c'est moi. Je crois que tu me dois des explications, Draco…
- Je…quoi ?
- Que fichais-tu ici, caché sous une cape, alors que la grande bataille va bientôt avoir lieu ?
- Je…
- Montre ton bras !
Draco essaya de cacher son bras mais Harry tira sa manche de force et il vit la marque des Ténèbres.
- Je suis désolé, Harry. Il m'a obligé… mes parents font partie de ses fidèles. Depuis toujours. Bien avant ma naissance. Je n'avais pas le choix. Il m'aurait tué si j'avais refusé de le servir.
- Tu aurais pu demander de l'aide !
- A qui ? Dumbledore est mort à l'instant même où il est revenu. L'Ordre du Phenix est fini, lui aussi. Je n'ai pas eu le choix, Harry.
- L'Ordre du Phénix est ici et va se battre ! Rien n'est fini, Draco !
- Il me terrifie Harry…tu ne comprends pas. Il m'a menacé, moi et ma famille…s'ils meurent à cause de moi.
- Nous sommes tous en danger, Draco.
- Je veux juste que tout s'arrête, Harry.
- Il est encore temps, Draco. Je suis là pour arrêter Voldemort. Tu veux te rattraper ? Alors aide-moi ! Sois courageux…
- Je ne suis pas un Gryffondor, Harry.
- Moi non plus…
Draco baissa les yeux.
- C'est d'accord. Je vais t'aider. Je viens avec toi.
Ils sortirent alors du château et traversèrent le parc.
- Où allons-nous, Harry ?
- Dans la cabane hurlante. C'est là-bas qu'il se trouve.
- Et quand on sera là-bas ? Tu as un plan ?
- Pas vraiment…
- Où va-t-on, Harry ? Pré-au-Lard c'est de l'autre côté !
- Je connais un passage secret, fais-moi confiance.
Ils arrivèrent près du saule cogneur qui agitait ses branches comme des massues.
- L'entrée est juste en-dessous…
- Quoi ?! Harry nous ne pourrons jamais passer !
Mais Harry se souvenait de Peter Pettigrew qui, sous sa forme de rat, allait appuyer sur le petit interrupteur au pied de l'arbre. Il lança un sortilège de lévitation sur une petite pierre qu'il balança au niveau des racines de l'arbre.
Le saule cogneur s'immobilisa, sous le regard incrédule de Draco. Harry lui fit signe de le suivre, et ils s'engouffrèrent dans le tunnel. Ils durent avancer en rampant et le chemin parut beaucoup plus long à Harry que les dernières fois où il était venu. Mais en même temps, il redoutait ce qu'il rencontrerait au bout. Il finit par entendre des voix et s'arrêta.
- Draco, il faut qu'on se cache sous la cape.
Ce dernier acquiesça et Harry les recouvrit les deux. Ils avancèrent mais c'était extrêmement compliqué de ne pas faire tomber la cape.
Et enfin ils arrivèrent à la fin du tunnel, à l'entrée de la cabane hurlante. Voldemort n'était pas seul, il y avait également Rogue. Et Nagini. Mais comment Harry pourrait-il l'atteindre ?
- Maître, laissez- moi y retourner et retrouver Potter.
- Je t'ai déjà dit non, Severus.
- Mais…
Voldemort ne l'écoutait pas. Il regardait sa baguette et Harry remarqua que ce n'était pas celle en bois d'if ! L'avait-il perdue ou cassée ?
- Je ne comprends pas, Severus. Pourquoi ne fonctionne-t-elle pas pour moi ?
- Maître, les exploits que vous avez accomplis avec cette baguette…
-… n'étaient dus qu'à mon seul talent. Je n'ai pas vu de différence avec mon ancienne baguette. Peux-tu m'expliquer pourquoi, Severus ?
- N…non, maître.
- La baguette de sureau est la plus puissante baguette au monde. Elle est invincible. Mais elle ne peut obéir qu'à un seul maître, tu le sais ça ? Et l'on devient son maître seulement lorsqu'on vainc son ancien propriétaire.
- Vous avez tué Dumbledore, lorsque vous êtes revenus, après avoir utilisé son sang.
- Oui c'est vrai, je l'ai tué. Mais c'est toi qui me l'as amené. C'est toi qui l'as désarmé.
- Je…
- Cette baguette ne pourra jamais vraiment m'obéir tant que tu vivras.
- M…aître, je vous en prie.
- Tu m'as bien servi, Severus. Mais maintenant, tu m'es plus utile mort que vivant. Nagini ! Attaque, siffla-t-il.
Le serpent se mit à onduler sur le sol. Impuissant, Harry le vit passer à quelques mètres de lui et se diriger vers Rogue. Ses crochets venimeux s'enfoncèrent dans la gorge du mangemort. Harry tourna la tête et entendit Draco gémir à côté de lui. Quand les cris de Rogue se furent atténués, le silence revint dans la cabane hurlante. Voldemort était parti, il avait transplané.
Harry enleva la cape et sortit du tunnel, suivit de Draco. Le corps de Rogue avait été abandonné ici. Harry se rendit compte qu'il n'était pas mort. Il pressait sa main en tentant vainement d'empêcher le sang de sortir de sa plaie. Harry s'approcha.
« …désolé…si…désolé… comment ais-je pu croire…que tu étais lui… »
Il fixait Harry dans les yeux. Il vit qu'il n'y avait pas que du sang sur le corps mourant de Rogue. Un liquide argenté coulait de ses yeux, ses oreilles et sa bouche.
« Prenez…les…la pensine…dans le bureau… »
Harry fit apparaître une petite fiole et récupéra quelques gouttes du liquide argenté.
« Regardez…moi. »
Et Rogue s'endormit pour toujours.
Harry se releva et vit que Draco était blême.
- Nous devons partir Draco…c'est fini pour lui.
Le serpentard acquiesça.
- Que faisons-nous, maintenant Harry ?
- Si j'ai bien compris les derniers mots de Rogue, il faut qu'on retourne dans son bureau. On doit se servir de ça, expliqua-t-il en montrant la fiole. Je ne sais pas exactement comment, mais il faut qu'on cherche.
- Et le serpent ?
- Je n'ai plus aucun indice sur sa localisation, désormais. Il faut attendre que Voldemort se manifeste de nouveau. En attendant nous ne pouvons rien faire.
Ils retournèrent dans le parc, et Harry entendit du bruit venant du château. La bataille avait commencé, les mangemorts avaient commencé à attaquer le château. Mort d'inquiétude pour ses amis, il accéléra le pas.
- Attention Harry !
Harry se retourna et vit le charme du bouclier lancé par Draco. Celui-ci dévia le sortilège lancé qui lui toucha la main, ce qui lui fit lâcher la fiole.
- Il est ici ! lança une voix grave. On l'a trouvé !
Harry vit trois mangemorts approcher. Il ne pouvait se résoudre à fuir en laissant la fiole. Elle était tombée quelque part dans l'herbe et il devait absolument la retrouver.
- Harry ! Cherche la fiole ! Je les retiens !
Harry se baissa alors et chercha à la lueur de sa baguette. Il entendit alors une voix pialliarde familière.
-Draco ?! Qu'est-ce que tu fais avec lui ?! Sale petit traître ! Mon propre neveu…tu fais honte à notre famille !
- La ferme, Bella ! Tu n'es qu'un monstre ! Comme ton maître ! Je n'ai jamais voulu ça.
- J'ai toujours su que tu étais un lâche ! Comme tes parents ! Le maître sera ravi que je me débarrasse d'un traître !
Harry entendit les sortilèges fuser. Il devait lui aussi les esquiver et jetait des sortilèges au hasard derrière lui en même temps qu'il cherchait. Puis il la vit. La fiole, elle était juste là ! Il se hâta de la récupérer puis se redressa pour venir en aide à Draco.
Un éclair de lumière verte passa devant ses yeux, et il vit Draco le recevoir en pleine poitrine. Son ami se figea quelques instants, puis son corps se détendit et tomba lentement au sol. Harry se précipita vers lui, mais il était déjà trop tard. Toute vie avait déjà quitté Draco Malefoy.
Deux de ses adversaires avaient été terrassés, mais Bellatrix Lestrange était toujours là et riait aux éclats.
- Tu choisis toujours mal tes amis, Harry Potter. Ce froussard est mort pour toi, mais ça ne sert à rien car maintenant je vais te livrer au maître.
Harry posa la main sur sa baguette mais à ce moment-là, il vit la marque des Ténèbres s'assombrir sur le bras de Bellatrix. Cette dernière fit une grimace de douleur et transplana.
- Harry !
Ron et Hermione se précipitaient vers lui.
- Harry tu vas bien ? Tu as trouvé le serpent ?
Harry fit non de la tête. Hermione le regarda et parut horrifiée.
- Est-ce que c'est Draco ?
Harry hocha la tête, de grosses larmes roulant sur ses joues.
- Il est revenu de notre côté, mais à cause de moi il a été tué. C'est ma faute, jamais je n'aurais dû lui demander…
- Tu n'y es pour rien, Harry. Viens, ramenons-le au château. Voldemort a rappelé ses mangemorts. Il faut que tu souffles un peu…
- Je ne peux pas, Hermione. Occupez-vous de Draco, j'ai encore quelque chose à faire.
La fiole toujours dans sa poche, il se précipita dans le château et prit la direction du bureau directorial. Il n'arrivait plus à penser. Il savait que si son cerveau se mettait à fonctionner de nouveau il se rendrait compte de l'horrible réalité… Draco était mort. Il était mort, parce qu'Harry l'avait entrainé avec lui. Après tout ce que Voldemort lui avait demandé de faire, Harry ne s'était pas mieux comporté que le mage noire. Il avait même fait pire.
Harry entra dans le bureau. Il fut surpris, il ne se rappelait plus que Rogue et lui avaient à moitié dévasté le bureau lors de leur duel. Il espérait que la Pensine ne faisait pas partie d'un des nombreux instruments fragiles qu'ils avaient détruits.
Les portraits des anciens directeurs étaient revenus. Et Harry réalisa que depuis le début, Dumbledore était là. Il lui adressa un sourire et lui montra de la main une bassine en pierre au fond du bureau. Harry s'approcha. Il vit que la bassine contenait un liquide semblable à celui contenu dans la fiole. Il avait trouvé…mais maintenant, comment cela fonctionnait-il ?
Il ouvrit la fiole et la regarda, puis il se tourna vers Dumbledore. Le vieux sorcier hocha la tête en signe d'affirmation, et Harry vida le contenu de la fiole dans la bassine. Il vit alors le liquide tourbillonner et des formes se dessinèrent. Il vit des silhouettes, des couleurs. Il s'approcha pour mieux voir et se sentit aspiré dans la bassine.
Lorsque tout redevint net autour de lui, Harry se trouvait au milieu de nulle part, sur un sommet désert. Il devait se trouver à des kilomètres de Poudlard. Rogue était là, et en face de lui se trouvait Dumbledore. C'était impossible, Dumbledore était mort.
Mais la situation était familière à Harry. Les deux autres ne le voyaient pas et tout autour de lui semblait un peu irréel. C'était comme lorsqu'il voyageait grâce au journal de Tom. Il se trouvait dans un souvenir de Rogue.
- Ne me tuez pas !
- Je n'en avais pas l'intention, répondit Dumbledore. C'est Voldemort qui t'envoie n'est-ce pas ?
- Non ! Je suis venu de moi-même ! J'ai besoin de votre aide…
- De quelle aide aurait besoin un mangemort ?
- C'est la prophétie, la prophétie de Trelawney…
- Oui, celle que vous avez rapportée à Voldemort…
Harry sentit son cœur se serrer. Ils parlaient de la prophétie le concernant. C'était Rogue qui l'avait dévoilée à Voldemort…c'était sa faute si ses parents étaient morts !
- Il pense que ça concerne Lily Evans !
- La prophétie concerne un enfant…
- Ne faites pas l'idiot ! Il va tous les tuer !
- Tu me dégoûtes, Severus ! Tu ne te soucies même pas de la mort de son fils et de son mari.
- Pitiez ! Cachez-les. Tous. Mettez-les en lieu sûr !
- Que me donnerez-vous en échange, Severus ?
- En échange ?!
Tout redevint flou quelques instants, puis Harry se retrouva de nouveau dans le bureau. Il crut d'abord que c'était terminé, mais il réalisa qu'il était toujours dans un souvenir.
- La marque devient plus foncée, disait Rogue en montrant son avant-bras à Dumbledore. Vous savez ce que cela signifie ?
- Etes-vous tenté de le rejoindre ?
- Non ! Je ne suis pas un lâche ! Plutôt mourir que de le rejoindre de nouveau…
- Il risque effectivement de vous tuer, s'il vous retrouve…
- Tant pis…je prends le risque.
- Ce n'est peut-être pas nécessaire, Severus. Vous allez le rejoindre.
- Q…quoi ?!
- Il reviendra quoi qu'il arrive. Certains de ses fidèles l'ont déjà rejoint et il est en train de retrouver sa puissance. Trouvez-les et faites en sorte d'assurer la renaissance de Voldemort.
- Mais, Monsieur…
- Il faut qu'il ait confiance en vous. Il reviendra, et le fait d'avoir un espion de notre côté pourra faire la différence.
Tout disparut de nouveau quelques instants, mais Harry ne bougea pas. Il se trouvait toujours dans le bureau.
- Il a trouvé un moyen, monsieur. Un moyen de revenir pour de bon.
- Très bien, Severus, il est donc temps de faire vos preuves.
- Mais il a besoin du sang d'un ennemi pour revenir.
- Je vois.
Les deux hommes restèrent silencieux quelques instants.
- Que dois-je faire, Albus ?
- Vous le savez très bien vous-même.
- Non il est hors de question ! Nous avons besoin de vous pour la guerre à venir !
- Tu dois gagner sa confiance !
- Avec tous les ennemis qu'il a, je pourrais prendre n'importe lequel.
- Il ne t'a pas demandé de ramener n'importe lequel…
- Il me punira certainement…mais quelle importance ?
- Ca a de l'importance, Severus. Nous n'avons pas d'autre option. Vous avez promis de m'obéir quand vous êtes venu demander pardon.
- Je…
- Je vous ordonne de me livrer à Voldemort.
Severus ne répondit rien.
- Et ensuite, Albus ? Qui se chargera d'anéantir le Seigneur-des-Ténèbres ?
Il y eut un instant de silence.
- Vous pensez au garçon n'est-ce pas ? Vous êtes décidemment un vieil idiot. Il est parti, parti depuis des années…vous lui avez donné la possibilité d'échapper à tout cela. Il ne reviendra pas ! Pourquoi le ferait-il, alors qu'il sait ce qui l'attend ici ? Qui serait assez fou pour revenir hein ?
- J'ai confiance en Harry. Je le connais, je sais qu'il reviendra.
- Vous portez trop d'espoir en ce garçon, Albus. Vous êtes en train de mettre l'avenir du monde sorcier entre les mains…d'un gosse ! D'un gosse que vous avez envoyé dans le passé !
- Personne ne reste éternellement enfant, Severus. Un jour viendra, où il sera prêt à affronter ce qui l'attend. Mais à ce moment-là, vous devrez lui dire la vérité.
- La vérité ?
- La nuit où Voldemort a essayé de le tuer, où Lily a donné sa propre vie pour le sauver, où le sortilège de la mort a rebondi sur Voldemort, un fragment de son âme a été arraché par le meurtre qu'il venait de commettre, et s'est enfermé dans le seul être vivant encore présent dans la pièce. Une partie de Voldemort vit à l'intérieur d'Harry, c'est ce qui lui donne la faculté de parler en Fourchelangue ainsi que ce qui lui donne ce lien si particulier à Voldemort. Tant que le fragment d'âme vivant dans Harry ne sera pas détruit, Voldemort ne pourra pas mourir.
- Ainsi, le garçon doit mourir ?
- Voldemort lui-même doit le tuer. C'est essentiel.
- J'ai pensé, toutes ces années, que nous le protégions pour elle. Pour Lily.
- Nous l'avons protégé car il était essentiel qu'il survive jusqu'au moment où il accomplirait sa destinée.
- Vous êtes en train de me dire que vous l'avez élevé comme un porc qu'on envoie à l'abattoir ?
- Commenceriez-vous à éprouver de l'affection pour ce garçon, Severus ?
- Pour lui ? Expecto Patronum !
Une biche argentée sortit de sa baguette magique et fit le tour du bureau en sautant gracieusement, avant de s'évanouir dans une volute de fumée.
- Lily ? Après tout ce temps ?
- Toujours…
Harry fut alors projeté hors de la pensine, et se retrouva dans le bureau. Seul cette fois, horriblement seul.
Rogue ne les avait pas trahis…il était de leur côté depuis le début. Et il était mort lui aussi, tout comme Draco. Et Dumbledore avait planifié sa propre mort.
Et la mort d'Harry. Il avait fait confiance au vieux sorcier tout ce temps. Et maintenant, il apprenait qu'il devait se sacrifier. Nagini n'était plus le principal problème. Si Voldemort avait survécu à la nuit du 31 octobre, malgré la destruction de ses anciens horcruxes, ce n'était pas grâce au serpent…c'était grâce à Harry.
Et aujourd'hui, Harry devait mourir.
