Salut tout le monde! Je publie ce chapitre aujourd'hui avec une certaine émotion...en effet ma fic touche à sa fin. Ce n'est pas le dernier chapitre, mais le prochain sera plus une sorte d'épilogue en réalité. Disons que le dénouement de ma fic se trouve dans le chapitre actuellement sous vos yeux. Ce chapitre je l'ai lu, relu, réecrit, amélioré peut être une bonne centaine de fois. Et chaque fois que je le lis j'ai une petite larme à l'oeil. Ce chapitre est pour moi le moment le plus important de toute ma fic. J'espère qu'il vous plaira...je sais que ce qu'il va se produire est assez inattendu, et il est possible que ce dénouement ne plaise pas, en fait ce sera du tout ou rien je pense^^

J'aimerais vraiment avoir votre avis sur ce chapitre mais également sur ma fic en général (pour ceux qui me suivent depuis le début sans forcément commenter). C'est important pour moi d'avoir des retours. Après cette fic, j'en réecrirai surement d'autres, peut etre pas tout de suite, mais j'aimerais savoir ce que je dois améliorer. Je dois avouer qu'en ce moment avec le manque de review je n'ai plus la motivation d'écrire...pourtant ce serait dommage de s'arreter là!

En tout cas je tenais à remercier grandement tous mes viewers, toutes les personnes qui m'ont suivies... je dois avouer que je ne m'attendais pas a ce que cette fic ait tant de succes (meme si ça reste modeste par rapport à certaines fanfic^^) et que sans vous je n'aurais surement pas écrit cette fic jusqu'à la fin.

Et pour finir je voudrais dire que ma fic sera probablement publiée en anglais dans quelques temps puisque j'ai trouvé une traductrice (un grand merci à elle d'ailleurs :)). Si jamais certains d'entre vous aiment lire en anglais ou si vous avez des amis anglophones que ça pourrait intéresser ;)

Bonne lecture!

Harry traversa le château dans un état de léthargie totale. Son cœur battait fort mais tout lui semblait irréel…comme s'il n'était déjà plus tout à fait vivant. Son esprit était déjà ailleurs, perdu au milieu d'un gouffre de terreur. Savoir qu'il allait mourir était déjà difficile, mais devoir se rendre à sa propre mort de soi-même l'était encore plus.

Il arriva dans le hall d'entrée et il vit Ron et Hermione sortir de la Grande Salle. Ils se précipitèrent vers lui, mais Harry n'avait pas envie de les voir ni de leur parler. Ca rendrait les choses encore plus difficiles.

- Harry ? s'inquiéta Hermione. Où étais-tu ? Est-ce que ça va ?

Harry ne répondit rien.

- Je suis désolée pour Draco.

Draco. Oui Draco et tous les autres qui étaient couchés dans la Grande Salle. Mais bientôt il n'y penserait plus, non ? Il n'aurait plus à porter ce chagrin.

- Je vais y aller.

- Aller où ? questionna Ron.

- Vers Voldemort.

- Harry non ! s'indigna Hermione. Je sais que c'est difficile pour toi de voir…ce qu'il se passe. Mais chacune des personnes ici présente a choisi de se battre, a choisi de prendre le risque de mourir !

- Non. Draco ne l'avait pas choisi…

- Harry, je…

- Je dois y aller, de toute façon. Voldemort ne pourra pas mourir tant que je serai en vie. Nous sommes liés.

- Mais Harry… ?

- Oui je sais, je vous ai dit qu'il était lié au serpent. C'est le cas aussi. Je compte sur vous pour le détruire. Tenez, dit-il en leur donnant le crochet de basilic. C'est la seule arme qui pourra le tuer. Je sais que vous en êtes capable. Vous n'êtes pas des Gryffondor pour rien.

Harry vit les yeux d'Hermione s'embuer, et sans prévenir elle lui sauta au cou et le serra dans ses bras.

- Bonne chance, Harry. Je suis persuadée que tu vas t'en sortir.

- Pas cette fois… mettez fin à cette guerre. Je sais que vous pouvez le faire.

Et Harry sortit du château. Il pouvait de plus en plus clairement lire dans l'esprit de Tom. Il vit que ce dernier se trouvait dans la forêt interdite. Celle-ci était grande, mais Harry savait qu'il le trouverait. Son instinct le guiderait.

Il avança, tel un automate, entre les arbres sombres. Il n'alluma même pas sa baguette, il continua, encore et toujours à avancer. Comme s'il était parti pour ne jamais s'arrêter. Mais la forêt commença à être moins dense, et Harry arriva dans une grande clairière. Ils étaient tous là. Les mangemorts, par dizaines, centaines, Harry n'aurait pu le dire. Et il était là. Tom. Le monstre qu'il était devenu. Avec horreur, Harry constata que Rubeus était également là, prisonnier.

- Harry ! Non ! Pourquoi es-tu venu ?!

Un mangemort lui lança un sortilège pour le bâillonner. Puis Voldemort se tourna vers Harry.

- Je savais que tu viendrais… Harry Potter.

Voldemort leva sa baguette et un éclair de lumière verte jaillit. Et tout fut fini.

Harry était étendu par terre. Il n'entendait rien, ne voyait rien. Il était seul, ça il en était certain. Mais pourquoi ? Il était probablement mort, mais alors pourquoi était-il couché sur une surface dure ?

C'est à ce moment qu'Harry se rendit compte qu'il était nu. Et qu'il ne portait pas ses lunettes, ce qui ne l'aiderait probablement pas à savoir où il se trouvait. Même s'il pensait être seul, cette pensée le mit mal à l'aise, mais à peine eût-il pensé qu'il aimerait avoir des vêtements, que ces derniers apparurent. Ses lunettes également.

Reprenant ses esprits, et voyant un peu plus clair, il se leva. Il se trouvait au milieu d'un brouillard épais. Pas moyen de voir quoi que ce soit d'autre. Il entendit cependant un petit bruit étrange, quelque chose qui bougeait, gémissait.

En levant la tête il vit se dessiner un toit en forme de dôme au-dessus de sa tête. Harry se demanda quel pouvait bien être cet endroit… au moment où il se posait cette question, il se rendit compte qu'il n'était pas seul. Il avait trouvé la source de ce bruit étrange.

C'était la chose la plus moche qu'il ait jamais vue. On aurait dit un gros fœtus malformé, nu et roulé en boule sur le sol, la peau ridée et écorchée. Harry se sentit mal à l'aise, il voulait s'éloigner le plus possible de cette chose mais en même temps elle semblait avoir besoin d'aide. Mais que pouvait-il faire ?

- Tu ne peux pas l'aider.

Harry se retourna, le cœur battant. Tom Jedusor se tenait devant lui. Le Tom Jedusor adolescent, avec ses cheveux d'un noir de jai, ses yeux sombres et ses traits si parfaits.

- Tom ?

- Tu as toujours voulu aider les autres, hein ? Mais pas cette fois, Harry.

- Qu'est-ce que c'est Tom ? Cette créature ?

- C'est à la fois ce que tu as chéri et détesté pendant toutes ces années. La part de mon âme vivant en toi. Ce lien que tu as refusé d'abandonner, et que tu as maudit jusqu'à essayer de le détruire.

- C'est l'horcruxe qui était en moi.

Tom acquiesça.

- Est-ce que ça veut dire qu'on est dans ma tête ?

- Non Harry. Il est en dehors de toi désormais. Et il se meurt.

Il y eut un silence.

- Est-ce que nous sommes morts ?

- Morts ? S'esclaffa Tom. Puis-je l'être ?

- Non…pas avec le serpent.

En disant ce mot, Harry se rendit compte que l'animal était enroulé autour des épaules de Tom. Mais Harry n'eut même pas la force de le détruire. N'était-il pas juste en train de rêver, de toute manière ?

- Donc je ne suis pas mort non plus ?

- Non, Harry.

- Comment peux-tu être là alors ? Tu n'es pas censé être si…

-…jeune ? Je ne le suis pas Harry. Je le parais seulement. Je ne suis que le Tom que tu as connu. Tu le pensais mort mais ce n'est pas le cas.

- Si, c'est le cas. Après la création des horcruxes, tous les meurtres et les horreurs que tu as menés… Jamais tu ne pourras effacer ça ! Jamais !

- Tu n'as pas totalement tort. Je ne pourrai jamais changer ce que j'ai fait.

- Pourquoi es-tu là, Tom ? Qu'est-ce que tu me veux ? Pourquoi ne m'as-tu pas tué, qu'on en finisse une bonne fois pour toute !

- Te tuer ? Pourquoi voudrais-je te tuer ?

- Ne me prends pas pour un idiot ! Tu as passé ta vie à essayer de me tuer ! Quand j'avais un an, puis à Poudlard dans le couloir interdit, et enfin aujourd'hui… tu n'as cessé de me demander de me livrer à toi.

- De te livrer oui. Mais je n'ai rien spécifié de plus. Je n'ai jamais parlé de te tuer.

- C'est pourtant ce que tu as fait quand je suis arrivé dans la forêt.

- Et voilà où nous en sommes. Nous sommes ici, tous les deux, sans personne pour venir nous embêter.

- Tu le savais ? Ce qui allait se passer ? Tu savais que je survivrais ?

- Evidemment.

Harry resta pensif.

- Tu as quand même essayé de me tuer les autres fois. Et tu as tué mes parents. Sans parler de tous ces autres crimes que tu as commis. Tu ne seras jamais le même, Tom, même si tu m'as épargné aujourd'hui.

- Je ne nie pas mes erreurs. Ma quête de l'immortalité m'a conduit à commettre des meurtres… et plus mon âme était mutilée, plus il m'était facile et même jouissif de tuer. C'était un cercle vicieux ! Plus je tuais, plus je ressentais l'envie de tuer !

- Tu n'avais aucune excuse lorsque tu as tué Mimi. A l'époque, tu étais déjà un monstre, et les horcruxes n'avaient rien à voir là-dedans ! Ne te cherche pas des excuses ! Tu as ouvert la Chambre,…

- … et ai épargné les nés-moldus ! Je t'ai toujours dit que je voulais les faire quitter Poudlard, je n'ai jamais parlé de les tuer ! Crois-tu que je me serais amusé à te demander de peindre les messages sur le mur sinon ? A quoi bon menacer, si c'était pour les tuer directement ? Un bon meurtrier ne prévient pas ses victimes ! Crois-tu que j'aurais demandé au basilic de toujours regarder ses victimes indirectement malgré la faim qui le tenaillait, afin de ne pas les tuer ? Tu pensais vraiment que j'avais raté mes attaques à chaque fois ? J'ai tout mis en œuvre pour les effrayer et qu'ils ne veuillent plus mettre un pied à Poudlard. Et toi tu as failli tout gâcher ! Quand tu as lancé ce basilic sur le préfet de Serdaigle, quand tu lui as dit de le tuer ! Si je n'étais pas intervenu pour rattraper ta boulette, le garçon serait mort !

- Mais Mimi…

Tom soupira.

- Pour Mimi, c'était différent. Quand tu es venu me rejoindre dans la Chambre des Secrets…je m'entrainais à la legilimencie, sur le basilic, mais quand tu es arrivé, j'ai voulu essayer sur un esprit humain, pensant que ce serait plus difficile. En fait ça a été étonnement facile, grâce à ce lien existant entre nous deux. Et là, j'ai vu que tu venais d'avouer toute la vérité à Mimi…

- Elle m'avait promis de ne rien répéter ! Au lieu de partir sans prévenir et de la tuer tu aurais pu, je ne sais pas, m'en parler par exemple ?

- J'ai paniqué Harry ! Tu comprends ça ? Paniqué ! Je n'ai jamais voulu tuer personne…mais j'ai été plus effrayé que jamais je ne l'avais été en comprenant que si Mimi venait à tout raconter je serais définitivement renvoyé de Poudlard ! J'ai alors profité de ce meurtre pour créer l'horcruxe journal… ma potion était prête depuis des mois mais je pensais ne jamais réussir à réaliser la dernière étape : le meurtre. Mais là, j'en avais l'occasion, et je me suis dit qu'au moins ce que j'avais commis aurait un sens si je l'utilisais pour devenir immortel.

- Alors tu veux dire que si le meurtre de Mimi n'avait pas eu lieu, si je ne lui avais rien raconté, tu ne serais probablement pas devenu ce que tu es aujourd'hui ?

- Probablement pas, non. J'avais énormément de rancœur contre mon père, mais je n'aurais pas trouvé la force de le tuer si le premier horcruxe n'avait pas déjà assombri mon âme. Il a été le grain de sable qu'il me manquait pour commettre ce paricide. Et ensuite, deux horcruxes ont eu un plus gros impact sur moi et j'ai commencé à vraiment changer.

- Tu avoues donc enfin, Tom, que tu n'es plus le même.

- J'ai perdu une part de moi-même c'est vrai… je suis devenu Lord Voldemort mais toute cette période n'a pas duré longtemps. Le jour où tu es venu au manoir, et que tu m'as dit que tu partais définitivement…j'ai essayé de me convaincre que ça n'avait aucune importance. Mais plus les jours passaient, plus je me rendais compte de mon erreur. Tu me manquais Harry, et savoir que notre amitié était terminée me rendait incroyablement triste, moi qui n'avais jamais été attaché à personne. Et puis un jour est arrivé où je me suis senti mal…comme si une partie de moi se mourait. J'ai su que tu avais détruit un de mes horcruxes. Tu pensais vraiment que je serais incapable de le sentir alors que ces objets sont une partie de moi-même ? Bien entendu que je la sentais, cette sensation comme si tu étais en train de me poignarder ! J'aurais alors pu te retrouver facilement, et t'empêcher de continuer, t'empêcher de détruire les autres. Mais je t'ai laissé continuer, je t'ai laissé les détruire, un par un. Je voulais voir jusqu'où tu serais capable d'aller. Je pensais que tu serais incapable de détruire le journal à cause de ce qu'il représentait, mais tu l'as détruit lui aussi. C'est là que j'ai réalisé à quel point tu m'en voulais, et que j'étais allé trop loin. Que je m'étais trompé de voie…que j'aurais dû t'écouter, te suivre. Mais bien entendu, je savais que si tu étais aussi déterminé à me détruire, tu ne serais certainement pas en mesure de me pardonner.

Ma vie était fichue. Je n'en voulais plus. Je ne voulais plus régner. Mon futur ne pourrait plus avoir de sens, si tu ne me pardonnais pas. Je n'avais plus d'horcruxe et pouvais de nouveau mourir, et j'étais presque prêt à le faire. Mais Severus Rogue est venu me rapporter le contenu d'une prophétie.

Tu la connais depuis bien plus longtemps que moi, évidemment. En l'écoutant, j'ai tout de suite compris que le garçon dont il était question était toi. Pourtant la prophétie pouvait se rapporter à plusieurs enfants, mais jamais je n'ai eu le moindre doute. « Il le marquera comme son égal ». J'ai alors résolu tout le mystère qui régnait autour de toi, Harry Potter. Pourquoi avais-tu toujours semblé différent ? Pourquoi t'avais-je toujours trouvé digne alors que les autres enfants me semblaient minables, faibles ? Moldus ou sorciers, aucun n'était comme toi ! J'ai compris que je devais te marquer comme mon égal pour que tu deviennes cet ami dont j'avais besoin, cet ami qui serait comme moi. Je ne pouvais pas sauver mon futur, mais je devais continuer à vivre pour sauver mon passé.

Les années passées à Poudlard ont été les meilleures de ma vie. Les seules où j'ai vraiment eu l'impression de vivre. J'avais une maison, j'avais un ami. C'est en les perdant tous les deux que j'ai compris mes erreurs. Je me suis alors attelé à les retrouver, pas à les retrouver dans mon futur, mais à m'assurer que mon passé ait bien lieu, que l'enfant que j'étais puisse connaître ce bonheur.

Alors, après avoir entendu la prophétie je me suis rendu chez toi. J'ai tué tes parents, car la première fois que nous nous sommes rencontrés tu m'as dit que tu étais orphelin. Tu m'as dit que tu t'étais enfui de chez ton oncle et ta tante. Je ne voulais pas t'arracher ton bonheur, Harry. Je ne voulais pas que tu grandisses chez tes moldus. Mais je savais que si j'épargnais tes parents, jamais tu ne t'enfuirais de chez toi, jamais tu ne trouverais le retourneur de temps, et jamais nous ne nous rencontrerions. Alors je les ai tués.

Puis je me suis rendu compte de mon erreur. La protection que ta mère t'a laissée en mourant était si puissante qu'elle emplissait la pièce. Et c'était beau Harry, si beau. L'amour, tel que j'aurais aimé pouvoir le connaître. Mais en le voyant, j'ai compris que jamais plus je ne pourrais te faire quoi que ce soit. Mon plan tombait à l'eau, je ne pouvais plus lancer ce sortilège pour te marquer comme mon égal sans subir de graves dommages. Pourtant, je ne pouvais pas faire demi-tour… si j'abandonnais, ça signifiait que j'annulerais tout ce que nous avions vécu ensemble, et je ne pouvais m'y résoudre. J'étais toujours aussi effrayé par la mort, mais là c'était encore pire. Comme j'étais sur le point de te transformer en horcruxe, je savais que je ne serais pas complètement détruit, que je continuerais à exister quelque part. Ni vivant, ni mort. L'existence la plus misérable qu'il soit. Mais je l'ai fait, Harry. J'ai choisi de vivre dix ans cette existence pour sauver notre passé.

J'ai alors utilisé Quirrel pour revenir à Poudlard, dix ans plus tard. Je voulais te retrouver, je savais que celui que tu étais à onze ans ne m'en voulait pas encore. Tu accordais beaucoup d'importance à notre amitié à ce moment-là, n'est-ce pas ? Seulement on t'a raconté toutes les horreurs que j'avais commises, et quand je t'ai tendu la main, quand je t'ai proposé de venir avec moi, tu as également refusé.

J'avais perdu le dernier espoir de te retrouver. Si à onze ans tu ne me pardonnais pas, tu ne serais plus jamais en mesure de le faire. J'ai su alors que tu ne voulais plus de tout ça. C'était ton choix, et j'ai décidé de le respecter. Je me suis arrangé pour revenir, j'avais une chose à faire pour que tout soit enfin terminé. Je devais détruire l'horcruxe qui était en toi. Maintenant que tu ne pourrais plus jamais être de nouveau mon ami, autant t'en débarrasser, c'était le seul moyen pour que tu puisses définitivement te détacher de moi et enfin vivre en paix.

- Tu veux dire que la guerre qui a lieu actuellement, n'est qu'une diversion ?

- Exactement. Je savais qu'en déclenchant cette guerre, je te ferais revenir dans cette époque. Tous les évènements, depuis mon retour, jusqu'à la mort de Severus Rogue, ont été organisés pour que tu viennes à moi. Tu viendrais forcément porter secours à tes amis. Je te connais trop bien Harry. Je n'ai fait que cela dans le but de t'attirer ici, pour pouvoir ôter l'horcruxe qui était en toi.

Harry resta silencieux quelques instants, puis demanda :

- Et maintenant ? Tu as détruit l'horcruxe, et après ? Nous sommes toujours en guerre…

- Tu es libre, Harry maintenant. Et la guerre est finie.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Que je vais mettre fin à tout cela Harry. Je n'ai plus rien à y gagner. J'ai fini, j'ai fait tout ce que j'avais à faire. Je vais juste te demander deux conditions avant que je ne stoppe cette guerre.

Harry se raidit. Il n'aimait pas cela.

- Epargne-moi. Même après toutes ces années, la mort me terrifie toujours autant. Laisse-moi partir avec Nagini. Mon âme a déjà trop souffert de la destruction des autres horcruxes, perdre le dernier serait certainement insoutenable…Plus jamais tu n'entendras parler de moi, ni toi ni personne d'autre. Je disparaitrai pour toujours.

Harry réfléchit. Il en voulait tellement à Voldemort pour tout ce qu'il avait fait…mais après ce que Tom venait de lui révéler… il savait enfin que son vieil ami n'avait jamais complètement disparu…qu'il n'était pas aussi horrible que Harry l'avait longtemps cru.

- C'est d'accord…mais je ne veux plus jamais te voir.

- Evidemment. Et une seconde chose. Je veux ton retourneur de temps.

Le souffle d'Harry se coupa.

- NON ! Hors de question ! Tu me prends pour un idiot ou quoi ?!

- Je comprends ta réaction, Harry. Tu as toutes les raisons de ne pas me faire confiance. Le retourneur de temps offre des possibilités incroyables et j'imagine que tu crains que je ne l'utilise pour faire le mal. N'importe qui penserait comme toi, Harry…mais réfléchis. Ne trouves-tu pas que certaines choses ne collent pas ?

- De quoi parles-tu, Tom ?

- Tu as toujours cru que la Fontaine de la Fraternité Magique était ensorcelée, hein ? Que c'était pour ça qu'elle s'était animée pour te sauver lors de notre duel !

- Dumbledore m'a assuré que ce n'était pas le cas…

- Et pour une fois, ce vieux fou avait raison. T'a-t-il dit autre chose ?

- Il m'a dit que… les deux seules personnes présentes dans l'atrium à ce moment-là, c'était toi et moi.

- Exactement. Là encore il avait raison, même tu n'as pas compris sur le moment ce que cela signifiait. Tu comprends maintenant, Harry ? Tu comprends pourquoi j'ai besoin de ce retourneur de temps ?

- Pour me sauver la vie.

- Et pas seulement à toi. Te rappelles-tu également de ce charme du bouclier mystérieusement apparu entre le basilic et ce préfet de Serdaigle ?

- C'était toi aussi ?

- Seulement si tu me le permets.

Harry comprit qu'il n'avait pas le choix. Il devait faire confiance à Tom. A cause de son idiotie, il avait failli tuer le préfet de Serdaigle… il ne valait pas mieux que Tom au final, il était même pire que lui dans un sens. S'il refusait, le meurtre du préfet aurait lieu…S'il ne faisait pas confiance à son ami, il ne pourrait plus non plus se faire confiance à lui-même en toute logique.

Harry sortit le petit sablier de sa poche et le tendit à Tom.

- Merci Harry.

- C'est moi qui te remercie Tom. Je me suis trompé. J'ai eu tout faux depuis le début, tu n'as pas à me remercier de t'offrir le retourneur de temps, vu la manière dont tu vas l'utiliser.

- Je ne te remercie pas pour le retourneur de temps, Harry. Je te remercie pour avoir rendu ma vie meilleure.