Et voilà... c'est la fin. C'est avec beaucoup d'émotion que je publie ce tout dernier chapitre. Même si c'est un épilogue, il reste encore quelques surprises (meme si c'est rien par rapport au chapitre précédent xD). Mais l'aventure n'est pas totalement finie puisque je publie cette fic en anglais désormais (grand merci à ma traductrice d'ailleurs!). Et j'espère pouvoir publier d'autres fics en français, j'ai deja quelques petites idées en tête ;)
En tout cas un grand merci à tous ceux et celles qui m'ont suivie. Ceux qui me laissaient des gros pavés pour les reviews, ceux qui mettaient juste un petit mot gentil et enfin ceux qui se contentaient de lire silencieusement. Car je râle quand on me laisse pas de reviews mais je vous aime quand meme au fond ! :p

Bonne lecture à tous! Moi je vais changer le statut de ma fic en "terminée" ;)

Harry était allongé dans l'herbe, au milieu de la clairière. Il était revenu. Tout cela n'avait-il été qu'un rêve ? Il ne voulait pas bouger, il ne s'en sentait pas capable.
Il entendait des murmures confus. Il sentit qu'il ne devait pas bouger. Même si les hurlements désespérés de Rubeus résonnant dans la forêt lui brisaient le cœur.
- Le maître ! dit une voix aigue familière. Où est-il ?
- C'est incroyable ! Il a jeté ce sortilège puis…il a disparu !
- Qu'est-ce que ça signifie ? Il nous a abandonnés ? Bella…
- Tais-toi ! Jamais il ne nous abandonnerait ! Cissy ! Va voir si le garçon est bien mort.
Harry arrêta de respirer. Qu'allait-il se passer maintenant ? Tom était bien parti comme il l'avait promis, mais il avait laissé Harry au milieu d'une clairière pleine de mangemorts.
Il sentit la mangemort s'agenouiller auprès de lui. Harry n'en pouvait plus de retenir son souffle. Elle se pencha contre sa poitrine…elle allait entendre son cœur battre ! Harry était fichu. Mais Harry l'entendit murmurer.
- Où est Draco ? Est-il au château ? Est-ce qu'il va bien ?
Il savait que ça le trahirait, il savait qu'il se condamnait, mais Harry ne put s'en empêcher. Une larme coula sur sa joue, alors qu'il était toujours immobile. Narcissa s'effondra à moitié sur lui et se mit à sangloter.
- Narcissa ! A quoi cela rime ? s'écria Bellatrix.
Mais Narcissa ne l'écoutait pas. Pas plus que les autres mangemorts.
- Moi je dis qu'il est parti !
- Si c'est vrai, ça veut dire qu'on a perdu ! Ca veut dire que la guerre est terminée.
- Je m'en fous, je me barre d'ici. Je veux pas finir à Azkaban !
- Ouais je te suis ! J'en ai marre, c'est fini tout ça !
Bellatrix était encore plus hystérique que d'habitude.
- Je vous ordonne de revenir ici ! Tous ! Je vous le ferai payer.
Mais les mangemorts se dispersaient dans la forêt, pressés de s'enfuir de l'enceinte de Poudlard où ils ne pouvaient transplaner. Bellatrix tenta vainement de les rattraper et disparut également dans la forêt.

Quand il n'y eut plus d'autres bruits que les sanglots d'Hagrid et ceux de Narcissa, Harry se redressa. Ce qui se passa ensuite après fut incroyable. Narcissa serra Harry dans ces bras, de cette étreinte unique, dont Harry n'avait jamais même rêvé. L'étreinte d'une mère.
Il n'entendit plus les sanglots de Rubeus. Tout était redevenu silencieux. Harry aurait voulu rester là, pour l'éternité, ne plus jamais bouger. Il ne voulait pas affronter ce qui l'attendait. La guerre était finie mais il ne voulait pas rejoindre les autres dans la Grande Salle. Voir toutes ces personnes, mortes pour cette guerre sans but, cette guerre qui n'avait servi qu'à le libérer de l'horcruxe en lui.
Mais le moment arriva où Harry dut se relever. Il vit que le père de Draco était également là. Il ne pleurait pas mais son visage était fermé. Il venait de perdre son fils unique. Rubeus se rua sur Harry et l'écrasa de son étreinte.
- Harry…j'ai cru que tu étais…
- Tout va bien, Rubeus. Je vais bien.

Ils rentrèrent tous les quatre au château. Le couple Malefoy fit tout pour être discret, mais Harry ne permettrait pas qu'on leur fasse de mal et il gardait un œil sur eux. Mais personne ne semblait même leur prêter attention.
Les mangemorts avaient été interceptés avant leur fuite, et ils s'étaient tous rendus et devraient passer devant le Magenmagot pour être jugés. Seule Bellatrix Lestrange avait refusé de se rendre, mais on racontait qu'un énorme serpent était sorti de nulle part et l'avait dévorée d'une seule bouchée.
Hermione, Ron et les autres lui avaient fondu dessus lorsqu'il était revenu. Il avait alors été bombardé de questions.
- Que se passe-t-il, Harry ? Où est Voldemort ?
- C'est fini, dit seulement Harry. La guerre est finie.
- Mais Harry…le serpent… nous ne l'avons pas trouvé…
- Est-ce que c'est toi qui…
- Ne dis pas n'importe quoi, Ron ! C'est nous qui avions le crochet et c'était le seul moyen de le détruire !
Harry esquiva toutes les questions. Comment pourrait-il expliquer à ses amis qu'il avait épargné Voldemort ? Comment les convaincre qu'il avait fait ce qui était juste, alors que lui-même n'en était pas forcément convaincu.
Il réussit finalement à leur échapper. Il ne voulait de toute façon pas rester dans la Grande Salle où tant de corps étaient allongés. Il avait presque l'impression que ce serait irrespectueux pour les familles, s'il restait. Il s'échappa alors et se mit à errer dans les couloirs déserts du château. Ses errances le conduisirent machinalement à un endroit en particulier.
Harry s'arrêta devant la porte des toilettes. Il sentit qu'il y avait quelque chose d'inhabituel. Il poussa la porte et entra.
Tout était parfaitement calme. Silencieux. Vide. Tout ce que Harry cherchait actuellement. Pas d'inondation, pas de robinet qui coulait. Mimi était partie. Elle avait enfin rejoint l'autre côté, elle avait trouvé le repos.

Il était étrange pour Harry de vivre une vie normale. Même lorsque Voldemort était parti en voyages, et qu'Harry avait vécu une vie simple, jamais il n'avait pu totalement se détacher totalement de certaines choses. A chaque fois, il continuait à penser à Tom, à se rappeler son passé, à s'en vouloir pour Mimi. Mais cette fois-ci, c'était fini. Tom avait disparu et c'était comme s'il n'avait jamais existé.
Harry voyait souvent Ron, Hermione et Rubeus, il les invitait à dîner et ils passaient de bons moment ensemble. Mais Rubeus était retenu de plus en plus souvent par ses obligations à Poudlard, depuis qu'il était devenu professeur. Et Ron et Hermione attendaient leur premier enfant.
Tom avait libéré Harry de l'horcruxe, mais malgré tout il y avait des choses irréparables. Jamais Harry ne pourrait récupérer la vie qu'il avait perdue. Jamais il ne vivrait entouré d'une famille. Il n'avait jamais eu le temps de se préoccuper d'être en couple, ayant passé son adolescence à surveiller Tom et sa jeunesse à détruire les horcruxes. Et maintenant, il était trop tard, il le savait.
Il continuait à mener sa petite vie tranquille. Il avait repris son travail à la Ménagerie Magique. Le soir, il restait chez lui en compagnie de Kreattur. L'elfe était d'une compagnie assez agréable. Il préparait de bons petits plats, ce qui était plutôt positif car Harry n'avait jamais été très doué en cuisine.
Mais ce soir-là, en rentrant du travail, il vit une silhouette noire sur sa pelouse. Il gara sa voiture et observa le chien qui restait là, immobile, à le regarder. Il le reconnaissait. Il l'avait vu tant de fois gambader dans le parc sombre de Poudlard, sous le clair de lune. Harry sortit de la voiture.
- Bonjour Patmol.
Le chien dressa les oreilles, et pencha la tête sur le côté. Harry sourit.
- Viens, rentre.
Harry ouvrit la porte et fit passer le chien. Il la referma derrière lui et il entendit un grand cri.
Le chien tenait dans sa gueule le pauvre Kreattur, un grondement sourd résonnant au fond de sa gorge.
- Lâche le ! Je t'en prie lâche le !
Le chien obéit, et quelques instants plus tard, à sa place se tenait un homme.
Sirius Black n'était plus le même homme que celui qu'Harry avait connu à Poudlard. Il était incroyablement maigre, le visage émacié, et ses vêtements tombaient en lambeaux.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Sale petit traître !
- Calmez-vous ! demanda Harry.
- Non, cet elfe a servi la famille Black ! C'est un espion envoyé par des mangemorts !
- Non, non, monsieur Sirius, expliqua Kreattur. Mon dernier maître Monsieur Regulus est mort ! Il m'a ordonné d'obéir à Harry maintenant !
- Pourquoi aurait-il fait ça hein ? Mon frère était un mangemort !
- Vous vous trompez, continua Harry. Il a décidé de changer de camp. Il m'a aidé à faire tomber Voldemort. Il est mort en me sauvant la vie.
- Mon frère…a fait ça ?
- Oui, je vous promets que c'est la vérité.
- Je ne peux le croire.
Sirius resta silencieux quelques instants puis ajouta.
- Comment as-tu su que c'était moi ? Comment me connais-tu, Harry ? demanda Sirius.
- Dans ma quête contre Voldemort, j'ai été amené à voyager dans le temps. Je n'ai pu me retenir d'aller à Poudlard pendant que mes parents y étaient…je vous ai vus y évoluer, je vous ai vus vous transformer en Animagi.
- Tu veux dire que pendant toutes ces années…tu étais là avec nous ?
Harry hocha la tête.
- C'est incroyable…cela explique ton grand âge. J'ai cru voir James au début…mais tu dois te demander comment j'ose me montrer devant toi après ce qu'il s'est passé ?
- Eh bien, vous êtes un ami de mon père non ? Pourquoi serais-je surpris que vous veniez me voir ?
- Comment, tu n'es pas au courant ?
- Au courant de quoi ? Je n'étais pas présent ces dernières années ! Je voyageais dans le temps !
- Je suis recherché par tout le monde sorcier et même les moldus…
- Mais …pourquoi ?
- Pour avoir livré tes parents à Voldemort.
Harry manqua de s'étrangler.
- V…vous…
- Ce n'était pas moi. James a fait croire à tout le monde que j'étais son gardien du secret et que seul moi pouvais révéler l'emplacement de sa maison. Mais c'était une feinte, le vrai gardien du secret était Peter Pettigrew.
Peter ? emCe petit garçon rondouillard qui était ami avec son père ?
- Pourquoi… ? Pourquoi a-t-il fait ça ?
- Il était entré dans les rangs de Voldemort. Il les a trahis ! Il nous a tous trahis !
- Et vous… ?
- J'ai passé treize années à Azkaban. Je pensais y finir mes jours jusqu'à ce que je voie cet article de journal. Il parlait d'une famille de sorciers qui venait de gagner un paquet d'argent à la loterie. C'est alors que je l'ai vu, posé sur l'épaule d'un des nombreux enfants de cette famille. Le rat. J'ai tout de suite reconnu Peter. Il lui manquait un doigt, il se l'était arraché pour faire croire à sa propre mort. Alors je me suis rendu à Poudlard.
- A Poudlard ?
- Le garçon faisait ses études. J'ai essayé à plusieurs reprises de m'introduire dans le dortoir des Gryffondor mais sans succès. Et Peter, qui avait senti que j'étais là, a fini par s'échapper.
Un garçon de la maison Gryffondor, qui étudiait à Poudlard il y a quelques années, et qui avait un rat.
- Ron ! C'était le rat de Ron ! Il faut que je le prévienne !
- Il ne doit plus avoir son rat depuis longtemps. Peter s'est échappé, et il a rejoint Voldemort… c'est lui qui a fait en sorte que le mage noir revienne.
Non, songea Harry, em c'est Severus Rogue. Mais il préféra ne rien dire.
- Et où est-il maintenant ?
- Aucune idée… Il ne fait pas partie de la liste des mangemorts emprisonnés après la bataille de Poudlard. Il a dû s'échapper sous sa forme de rat, et il se cache depuis.
Le regard d'Harry s'assombrit.
- Je suis désolé, Harry…je sais que c'est horrible de savoir le meurtrier de tes parents en liberté. James était également mon meilleur ami.
- Mais alors vous vous cachez depuis tout ce temps ? Alors que vous n'êtes même pas coupable !
- Je n'ai aucune preuve de mon innocence si on ne retrouve pas Peter.
Harry soupira.
- En tout cas, ajouta Sirius, ça me fait chaud au cœur de t'avoir rencontré. Tes parents seraient fiers de toi, pour avoir mis fin à cette guerre…
- Où allez-vous… ?
- Je ne peux pas m'attarder, je ne voudrais pas que tu aies des ennuis à cause de moi…
- Attendez ! Ne partez pas…
Sirius lança un regard étonné à Harry.
- Restez ! Je vous en prie, restez… je ne peux pas vous laisser retourner dans la nature, comme un fugitif…
- Harry, tu ne te rends pas compte… imagine ce que tu risques si quelqu'un apprenait…
- Je m'en fiche ! Vous êtes innocent et vous étiez le meilleur ami de mon père, je ne peux pas vous laisser tomber. Très peu de personnes savent que vous êtes un animagus, n'est-ce pas ? vous resterez la plupart du temps sous la forme d'un chien…personne ne saura jamais.
- Harry… je ne sais pas si…
- Je ne vous laisserez pas partir.
- C'est que, c'est moi qui aurais dû prendre soin de toi, Harry…pas l'inverse !
- Bien sûr que non, vous ne me devez rien.
- Oh si Harry ! Car je suis ton parrain.

La vie d'Harry devint rapidement plus animée. La présence de Sirius égayait énormément la maison, et Harry se sentait beaucoup moins seul que quand il avait seulement la compagnie de Kreattur. Sirius était… Sirius. Le même Sirius qui faisait les quatre cents coups à Poudlard avec son père. Il avait un humour débordant et ses blagues donnaient souvent des fous rires à Harry, même après une dure journée de travail. Et même sous sa forme de chien, Sirius ne cessait de faire l'idiot. Son jeu préféré était de faire peur à Kreattur en le poursuivant dans toute la maison.
Harry évitait de trop sortir avec Patmol, pour ne pas attirer l'attention. Mais ce dernier ne tenait pas en place et il était difficile de l'empêcher de mettre le nez dehors. C'était le principal sujet de leurs disputes, qui devenaient de plus en plus fréquentes.
- Harry, je suis assez grand pour connaître les risques auxquels je m'expose…
- Tu ne te comportes pas en adulte, Sirius… je suis peut-être le fils de James mais je suis aussi âgé que toi, et je ne me comporte pas comme un gosse gâté !
Trois coups retentirent à la porte. Harry et Sirius se regardèrent. Ils n'attendaient personne. Harry fit un signe de tête et Sirius se transforma en chien.
- Allez, au panier !
Patmol émit un grognement énervé.
- Désolé, j'adore tellement te dire ça !
Puis Harry alla ouvrir la porte. Sur le seuil se trouvait une silhouette entièrement dissimulée sous une cape noire. Patmol se releva et se mit à grogner l'étranger.
- C'est bon, Patmol… ne t'inquiète pas.
Le chien pencha la tête sur le côté et retourna se coucher, tout en gardant un œil sur le nouveau venu.
Harry fit entrer l'étranger. Puis après un hochement de tête à Patmol pour le rassurer, ils montèrent à l'étage. Lorsqu'ils furent arrivés dans la chambre et qu'Harry eut refermé la porte, Voldemort enleva sa capuche.
- Pourquoi es-tu revenu ? Tu avais promis, que je ne te reverrais plus jamais.
- Je sais, Harry. Je suis désolé, mais il fallait que je revienne.
- Que veux-tu Tom ?
- De l'aide. Une dernière fois. Harry…je me suis encore trompé. Après toutes ces années, j'ai enfin réalisé…que je n'avais pas fait le bon choix.
- De quoi parles-tu ?
- L'immortalité. J'en ai toujours rêvé, mais la vivre est toute autre chose. Toute ces années, enfermé dans la solitude. Heureusement que Nagini était là, ajouta-t-il en caressant le serpent, sinon je serais devenu fou. Heureusement, je pouvais lui parler grâce au fourchelangue. Mais ce n'est qu'un serpent… et il n'en peut plus non plus…
Plus le temps passe, plus il semble se distendre. Au début, chaque jour semble durer des semaines, puis des mois, puis des années…jusqu'à te rendre fou. Plus les années passent, plus la mort te semble chaleureuse.
- Tom… ça ne fait qu'un an que je t'ai autorisé à t'exiler.
- Non Harry. Pour toi, ça fait un an. Moi j'ai vécu cette vie-là des siècles. L'immortalité m'a permis de ne pas vieillir et de garder le même visage que lorsque tu m'as vu, la dernière fois, dans la forêt interdite. Je ne t'ai retrouvé que grâce au retourneur de temps.
- Mais pourquoi être revenu à cette époque ?
- Je veux partir Harry. Je suis enfin prêt à accueillir la mort comme une vieille amie. Mais je suis trop lâche pour cela !
- Et tu veux que je m'en charge ? C'est ça que tu es venu me demander ?
Tom hocha la tête.
- Tu es vraiment timbré Tom ! Comment peux-tu me demander ça ? Je veux dire…tu aurais pu demander ça à n'importe qui ! Mais non ! Il a fallu que ce soit moi !
- Je suis désolé, Harry…mais cela doit se passer ainsi.
Harry resta pensif quelques instants.
- La prophétie hein ? emL'un mourra de la main de l'autre.
- Les choses finissent toujours par s'accomplir, d'une manière ou d'une autre, expliqua Tom.
Harry hocha la tête.
- Bon, c'est d'accord Tom.
- Merci, Harry. Au moins tu seras assuré que je ne te demanderai plus rien, maintenant, remarqua-t-il avec un sourire. Ah au fait, avant tout ça, j'ai amené quelque chose.
Tom fouilla dans la poche de sa robe de sorcier. Il en sortit une petite cage dans laquelle était enfermé un rat miteux totalement paniqué.
- Je pense que ton chien adorera son nouveau jouet.

Harry sortit de la salle d'audience, un sourire aux lèvres et croisa le regard de Sirius. Si ce dernier avait été sous sa forme de chien il aurait probablement remué la queue, songea-t-il avec amusement.
Il avait été difficile de convaincre son parrain de ne pas dévorer tout cru le rat. Mais il avait réussi à lui faire comprendre que vivant, Peter était la clé de sa liberté. Et aujourd'hui, Sirius Black était dans un couloir du ministère et de nombreux inconnus lui seraient la main. Il était de nouveau un homme libre, et Peter serait bientôt derrière les barreaux.
Harry tapota dans le dos de Sirius pour lui faire signe d'avancer, car Ron et Hermione les attendaient pour le dîner afin de fêter ça. Mais une voix les arrêta.
- Content de te revoir, mon cher Patmol.
En une fraction de seconde, Sirius avait disparu du champ de vision d'Harry et s'était jeté dans les bras de Remus Lupin.
- Tu sais toujours autant te tenir en public Patmol…
- On ne change pas un Maraudeur comme ça, fit remarquer ce dernier.
- Je suis content que tu sois de retour parmi nous… je ne pouvais croire que c'était toi le coupable pour Lily et James.
- Je ne peux moi-même le croire, pour Peter…
- L'essentiel est que la justice ait été rétablie… Oh bonjour Harry !
- Bonjour, Mr Lupin.
- Appelle moi Remus voyons ! Merci d'avoir pris soin de Sirius pendant tout ce temps.
- C'est normal voyons…
- Tes parents seraient tellement fiers de toi. Tu as réussi à mettre fin à tout cela, à l'horreur de la bataille…oui j'étais là lors de la bataille de Poudlard. Je faisais partie de l'Ordre du Phénix. Je t'ai vu Harry, même si je n'ai pas eu l'occasion de te parler.
- Vous n'avez pas à me remercier, Remus…
- Si, bien sûr que si ! Enfin, bon je dois avouer que sans ce cher Fol'œil, Tonks et moi ne serions surement plus ici en ce moment.
- Tonks ?! s'étrangla Sirius. On parle bien de ma cousine ?! Nymphadora ?! Toi ?! Avec ma cousine !
- Quelqu'un aurait un calmant ? demanda Remus. Je crois que Patmol va faire une attaque. Oui, je suis marié avec ta cousine. Et nous avons un enfant, Teddy.
Puis il se tourna vers Harry.
- D'ailleurs, Harry voudrais-tu être le parrain ?
Harry resta bouche bée, puis ajouta :
- Oui avec grand plaisir.
Remus et lui rigolèrent tandis que la crise d'hystérie de Sirius se transformait en crise de jalousie.
- Tu as déjà un filleul, Patmol !
- Ouais mais c'est un vieux ! Impossible de lui apprendre des bêtises !
- Tu croyais vraiment que je n'apprendrais pas les vraies valeurs de la vie à mon propre fils ? La carte est déjà emballée en vue de son onzième anniversaire !
-La carte ? emLa carte ?
- L'avantage d'être professeur à Poudlard, c'est de pouvoir récupérer les objets confisqués.
- Toi ? Professeur ?
- Ca n'a duré qu'un an, mais oui.
Le rire de Sirius ressemblait à un aboiement. Visiblement, l'idée d'un professeur-maraudeur lui plaisait.
- Dis, Harry, demanda Sirius, tu crois que Ron et Hermione seraient d'accord d'inviter trois personnes supplémentaires ? J'ai terriblement envie de rencontrer ce futur petit monstre !
Harry savait que ses amis ne pourraient pas refuser. On ne pouvait refuser quoi que ce soit à Sirius de toute façon, il l'avait compris depuis bien longtemps. En sortant du Ministère, Harry sourit en voyant le soleil faire scintiller les rues de Londres. Il avait pensé que sa vie était gâchée, il n'avait jamais eu de famille et n'en aurait jamais. Aujourd'hui il se rendait compte qu'il s'était trompé. Il avait son parrain, Sirius. Et son filleul, le petit Teddy, qu'il considérerait rapidement comme son fils. C'était eux sa vraie famille.
Sans oublier son frère de toujours. Tom Jedusor.