DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
Elle et Lui
Retour au Manoir Prince
Chapitre 4 : Rétablissement
Disclaimer : Rien ne m'appartient. L'univers et les personnages appartiennent à J.K. Rowling et l'histoire (de même que les lieux, personnages et créatures magiques originaux) à Snapegirlkmf et à ceux qui l'ont assisté dans sa création. Je ne tire aucun profit de cette traduction.
TN : Alors voilà le premier chapitre que j'ai traduit par moi-même. Je n'ai pas la prétention d'égaler le travail de Matteic mais j'ai bon espoir de m'améliorer assez rapidement. Un immense merci à ma bêta pour toute son aide !
Le lien vers la traduction de la première partie de la fic est ici : s/5987193/1/Lheritier_du_Manoir_Prince
TN2 : Désolée pour le retard... Enfin, au Québec, chez moi, on est encore le 15...
Le temps que Severus, Harry et Draco se rendent à l'infirmerie, Pompon avait déjà traité la majorité des élèves pour inhalation mineure de fumée. Elle en avait renvoyé certains en cours, et avait administré aux autres une potion calmante avant de les envoyer à leurs dortoirs pour se reposer, et ce après avoir informé leur enseignant des événements. Ce n'était pas la première crise de ce genre que Pompo devait affronter suite à une potion qui avait explosé, bien que cela ne se soit pas produit dans la classe de Severus depuis sa première année d'enseignement. Il était normalement extrêmement prudent et attentif, mais même les meilleurs professeurs avaient de mauvais jours.
Draco haletait lorsqu'ils passèrent le seuil de l'infirmerie, mais il se souciait plus de son père, qui semblait avoir des difficultés à respirer. Le visage de Severus était pâle et son souffle semblait écorcher horriblement sa gorge. Il a dû respirer de ces maudites fumées, je parie,pensait Draco au moment où il s'époumonait à l'adresse de la médicomage :
- Madame Pomfresh ! Madame Pomfresh ! On a besoin de vous ici ! Le professeur Rogue va mal ! »
Severus darda sur son fils un regard irrité :
- Dois-tu informer…l'école entière…de mon état…comme un crieur public, Draco ? »
Draco rougit, mais avant qu'il ne puisse répondre, Madame Pomfresh était là. Elle agita sa baguette au-dessus du professeur puis dit vivement:
- Bien, Severus, cette fois, vous vous êtes presque étouffé. Un lit et un nébuliseur de Répar'Poumon vous attendent. Venez, maintenant. »
Un mouvement de baguette, et Rogue se mit à léviter.
- Laissez-le partir, Monsieur Malefoy, et asseyez-vous à côté de Monsieur Rogue, je serai à vous dans une minute. »
Drago obtempéra, regardant avec amusement l'infirmière gronder à voix basse son père pour ne pas être parti immédiatement lorsque les chaudrons avaient explosé.
- Vraiment, Severus, pensez-vous que vous êtes immunisé contre les substances toxiques ? Les enfants…bien…c'est compréhensible…vous auriez tout de même dû appeler des secours… »
Severus répliqua, mais Draco ne put comprendre, c'était trop bas. Il abandonna, et s'assit à côté de son frère, qui ressemblait encore à quelqu'un ayant reçu une brique sur la tête.
- Tu vas bien ? Je ne t'ai pas frappé trop fort, hein ?
- Non. Mais comment va Papa ? Il…n'a pas l'air bien. Il se remettra ?
- Oui. Madame Pomfresh s'en occupe et, si c'était vraiment grave, elle l'enverrait à Sainte-Mangouste, donc je pense que c'est bon. Elle l'asticote et lui donne des potions en ce moment », le rassura Draco, qui avait remarqué l'inquiétude dans ses yeux verts. Je pense qu'on pourra le voir après qu'elle nous ait examinés.
- Bien », dit Harry avant de recommencer à tousser d'une toux rauque qui secouait sa frêle silhouette.
- Tu ne vas pas très bien toi-même, gamin », observa Draco, tenant l'épaule de Harry pour l'empêcher de perdre l'équilibre.
- Il a dû prendre respirer une bonne dose de fumée, quoi que ce soit, déclara Ron de l'autre côté de Harry. C'est bien que tu y sois retourné et que tu l'aies ramené, Malefoy.
- Quoi, tu pensais que j'allais juste le laisser là ? » répondit brusquement Draco. « C'est mon frère, Weasley ! Il s'inquiétait à propos de notre père, c'est pour ça qu'il n'est pas parti, cet idiot têtu. Il est comme ça, parfois.
- Tu es en train de me dire », dit Ron, commençant à comprendre, « que c'est pour ça que tu l'as à moitié assommé ?
- Je devais le faire, il se débattait comme un diable », dit Draco, sur la défensive.
- Peut-être que tu as frappé assez fort pour lui inculquer un peu de bon sens », remarqua Ron, et Harry lui envoya un regard mauvais. « Mes frères auraient fait la même chose pour moi », dit-il en regardant Malefoy pensivement. « Je crois que tu es quelqu'un de bien…Draco.
- Ravi d'avoir ton approbation, Weasley », renifla Draco.
Harry était heureux que ces deux-là ne soient pas sur le point de se sauter à la gorge, et pensait que l'explosion de potions aurait au moins fait quelque chose de bien – elle avait permis à Ron de voir Draco sous un nouveau jour. Il essuya ses yeux brûlants sur sa manche, ils étaient sablonneux et semblaient chauffés à blanc.
La médicomage revint, les examina, déclara que Ron allait bien et lui dit de retourner en classe. Il tenta de protester, mais elle le mit tout de même dehors. Elle donna à Draco un léger filtre de décongestion, et déclara que lui aussi pouvait retourner en classe.
- Mais, Madame Pomfresh, mon père et mon frère –
- Seront sur pied dans un jour ou deux, Monsieur Malefoy. Votre promptitude à réfléchir leur a probablement sauvé la vie. Maintenant, allez-y, ils dormiront un peu, vous pourrez revenir leur rendre visite après les cours.
- Mais - »
Il fut interrompu par une voix rauque :
- Draco, fais ce qu'elle dit. »
Drago, vexé, dit à contrecœur :
- Oui, monsieur. Mais aussitôt que l'école est finie, je reviens. »
Il quitta l'infirmerie, laissant son frère aux tendres soins de Pompon Pomfresh. La médicomage remonta ses manches, puis conduisit Harry à un lit près de celui de son père et lui tendit un ensemble de pyjamas d'hôpital. Harry fit la moue, il détestait passer du temps à l'aile hospitalière, mais il mit le vêtement de nuit sans piper mot, notant furtivement que Pompom s'était débrouillée pour sortir son père de ses éternelles robes noires. Comment-a-elle fait ça ? Est-ce qu'elle a enchanté le pyjama ?
Severus était étendu sur le lit à côté de lui, le masque du nébuliseur recouvrant son visage attaché à un fin tube transparent avec une fiole au bout. La fiole, surmontée d'une pompe avec une sphère verte sur le dessus, ressemblait aux bouteilles de parfum à l'ancienne. Une potion orange était pulvérisée dans le tube et le masque pour que Severus l'inhale.
- Est-ce que vous voyez ce nébuliseur que votre père utilise, Monsieur Rogue ? » demanda vivement l'infirmière.
- Oui, Madame.
- Vous en aurez un vous aussi, il contient de la potion Répar'Poumon que vous devrez inspirer, bien que vous ne soyez pas à moitié aussi atteint que votre père. Elle réparera les dégâts à la gorge et aux poumons causés par le gaz toxique dégagé par l'explosion.
Elle installa plusieurs fioles sur la table de chevet pliable et dit :
- Est-ce que vos yeux vous démangent et vous brûlent, Monsieur Rogue ?
- Oui.
- C'est bien ce que je pensais. Allongez-vous et enlevez vos lunettes. Je dois mettre une potion dans vos yeux. »
Harry obéit, permettant à Madame Pomfresh de mettre plusieurs gouttes d'une potion transparente dans ses yeux, ce qui les éclaircit et apaisa la douleur.
- C'est mieux maintenant ? » demanda-t-elle gentiment. Vous en aurez une autre dose plus tard.
Elle lui fit alors boire une potion antidouleur et un filtre de décongestion, puis lui montra comment utiliser le nébuliseur avec la potion Répar'Poumon.
- Vous devrez respirer cette potion à toutes les deux respirations jusqu'à ce que soit vide. Cela vous rendra probablement somnolent.
- Madame Pomfresh, est-ce que mon père ira bien ?
- Eh bien, Harry, il a été sérieusement blessé par les fumées corrosives, mais avec du repos et des potions il ira bien d'ici trois jours. Donc, ne vous inquiétez pas, mon petit. »
Elle donna une petite tape sur son épaule, lui remis un verre d'eau, puis l'aida à installer le nébuliseur. La potion laissait un léger goût étrange dans sa bouche lorsqu'il la respirait, mais ce n'était pas désagréable. Étendu là, regardant le plafond, il se remémorait l'étrange personnage qu'il avait vu se tenir derrière son père, dans l'encadrement de la porte.
L'homme était grand, sombre, séduisant et Harry se rappelait d'autre chose…les canines de l'homme étaient très allongées, comme des crocs, presque comme…un vampire. Harry se secoua, se moquant de sa propre stupidité. Un vampire à Poudlard. Le coup de Draco sur la mâchoire devait lui avoir donné des hallucinations. Par contre…il était certain d'avoir vu quelqu'un aider son père…mais un vampire ? Est-ce qu'un vampire gentil, ça existait ?
Il se concentra sur le fait de respirer sa potion, observant son père qui avait terminé d'avaler la solution et était endormi. Tout ira bien papa. Merci Merlin !Comment cette potion a-t-elle explosé ? Est-ce que c'était vraiment un accident ? Ou alors c'était délibéré ? Il faut que j'en parle à Draco.
Il se débrouilla pour terminer de respirer son filtre avant de sombrer dans le sommeil. Madame Pomfresh s'approcha et retira doucement le nébuliseur avant de refaire un diagnostic : les poumons d'Harry étaient presque réparés. Elle sourit et ébouriffa ses cheveux avant de le laisser dormir.
En se réveillant, Harry découvrit Severus le regardant, ses yeux sombres brillants d'inquiétude.
- Salut papa.
- Comment vas-tu, fils ?
- Ça va. Et toi ?
- J'ai connu mieux, » admit Severus. Il le fixa encore plus intensément avant de recommencer à parler, cette fois d'un ton sévère. « Pourquoi n'es-tu pas parti lorsque je te l'ai ordonné, Harry ? Tu n'aurais été blessé ni par la fumée, ni par le gaz si tu avais fait ce que je t'ai dit.
- Je sais papa, mais je…je ne voulais pas te laisser seul, » admit-il d'une petite voix. « Je savais que c'était dangereux… que peu importe ce qui avait explosé, c'était empoisonné…mais j'avais juste… » Il détourna la tête pour dissimuler ses larmes soudaines.
- Quoi ? Tu avais juste quoi ? » demanda son père d'un ton un peu plus doux.
- …J'avais peur que tu meures, » marmonna Harry dans son oreiller, gêné de se comporter comme un bébé pleurnichard maintenant que tout allait bien.
- Pardon ? Je n'ai pas compris ce que tu as dit. Tourne-toi et regarde-moi.
- Aucune importance. C'est idiot. Je suis idiot. Oublie.
- Harry, regarde-moi, » ordonna Severus, exaspéré. « Tu n'es pas idiot.
Harry garda obstinément son visage enfoui dans l'oreiller, dos à son père. Moins d'une minute plus tard, il sentit une main se poser sur son épaule, la serrant fermement jusqu'à ce qu'il ne regarde son père, assis sur le bord de son lit dans son ensemble de pyjamas blancs unis.
- Harry, je voudrais que tu me parles. Tu aurais pu mourir, jeune homme, et j'espère que tu as une meilleure raison pour avoir risqué ta vie que le fait que tu sois stupide.
Harry se sentit rougir.
- Ça n'a aucune importance. Est-ce que tu es fâché ?
- Non, mais je le serai si tu ne t'expliques pas.
- Tu vas te moquer de moi. C'était stupide, tu ne peux pas juste l'oublier ?
- Serait-ce, par hasard, parce que tu essayais de me sauver ?
- Oui…. je te l'ai dit que c'était stupide... tu n'avais pas besoin de mon aide… j'ai rendu les choses pires... j'avais peur que tu meures.. mais tu ne l'es pas…
-Tu avais peur que je meure, donc tu es resté en arrière ?
Harry acquiesça d'un signe de tête, ne faisant pas confiance à sa voix.
- Harry Albus Rogue - », commença Severus, à demi en colère. Puis il s'arrêta, car s'énerver ne servirait à rien et il ne pouvait décemment pas reprocher à son fils d'avoir voulu le sauver. « Inconscient, ne sais-tu pas que je ne suis demeuré en arrière qu'à cause de toi ? Parce que je ne te laisserais jamais en danger ?
- Je suis désolé…
- Ne t'excuse pas. Tu es un Griffondor, Phénix, c'est dans ta nature de jouer les héros. Et c'est à moi qu'il revient de te protéger, à n'importe quel prix. Nous sommes une belle paire d'imbéciles, » dit le Maître des Potions avec ironie. Il étreignit ensuite son fils, surpris par cette marque d'affection. « Je ferais n'importe quoi pour ma famille. Tout comme toi, à ce que je vois. De même que Draco. Tel est l'héritage du Manoir Prince. » Il garda Harry contre lui un long moment avant de se reculer et de saisir son menton d'une main. « Je te demanderai tout de même de te rappeler que, lorsque je te donne un ordre, c'est pour ton bien. Je te prierais donc d'y obéir, Harry. J'ai maîtrisé de nombreux accidents de potions tel que celui d'hier auparavant, et je sais comment réagir, mais ta présence dans la pièce m'a fait hésiter et perdre ma concentration. »
Son fils baissa la tête.
- Désolé, monsieur. J'avais juste peur de…
- Je sais, mais la prochaine fois, fais-moi confiance. Je ne veux pas mourir en martyr, Harry. J'espère bien vivre encore longtemps avec ma famille – toi, Draco, et Sarai.
- Voilà qui est agréable à entendre, Severus, mais à moins que vous ne retourniez dans votre lit, il a des risques que vous voyiez vos jours abrégés. » gronda Madame Pomfresh.
Severus lui lança un regard irrité.
- Et pourquoi cela, madame ?
- Parce que je pourrais être tentée de mettre fin à vos jours pour avoir été un idiot borné et n'avoir pas suivi mes ordres, Professeur Rogue. Je vous ai dit clairement de rester au lit jusqu'à avis contraire de ma part, car pour l'instant, vos poumons sont encore fragiles et vous devez vous reposer pour leur permettre de se régénérer. »
Severus haussa les sourcils plus haut que jamais, et Harry mit une main devant sa bouche pour s'empêcher d'éclater de rire. Écouter Madame Pomfresh réprimander son père comme s'il n'était qu'un Première Année était vraiment trop drôle.
- Je parlais à mon fils, qui s'inquiétait à propos de mon état. Je n'avais pas réalisé que j'avais besoin de votre autorisation pour avoir une conversation avec mon enfant, » commença sarcastiquement Severus.
- Finirez-vous par comprendre, Severus, » reprit l'infirmière sur le même ton qu'auparavant, « qu'aussi longtemps que vous êtes dans mon infirmerie, vous suivez mes règles. Maintenant, retournez à votre lit avant de vous épuiser.
- Comment être assis ici peut-il m'épuiser ? » grommela le Maître des Potions, lui envoyant un regard funeste avant de se lever et de retourner dans son lit.
- Allongez-vous, Severus, » ordonna Pompon, et, au plus grand amusement d'Harry, son père obéit à la petite médicomage, bien que ce ne soit pas sans marmonner diverses invectives dans sa barbe. L'infirmière fit glisser sa baguette au-dessus de lui, puis déclara qu'il était encore congestionné et qu'une partie de ses poumons était encore atteinte, et qu'il avait donc besoin de plus de Répar'Poumon, d'une potion antidouleur et d'une autre potion qui nettoierait ses bronches.
En cinq minutes, elle mit à Severus un autre nébuliseur et un autre masque, et, malgré le regard assassin qu'il lui envoya pour l'avoir traité ainsi devant son fils, il ne résista pas. Il avait suffisamment de connaissances médicales pour savoir que le traitement de Pompon était approprié et « qu'il aurait prescrit le même. Il s'en remit donc à elle, non sans se renfrogner, ce qui ne fit illusion ni auprès de la médicomage ni de son fils.
Mais Harry ne s'amusait plus du tout, lorsque, quelques instants plus tard, Pompon vint l'examiner et décréta que lui aussi avait besoin d'une autre dose de Répar'Poumon, d'uun autre lavage des yeux, et de plus de repos, alité.
- Mais, Madame Pomfresh … je me sens bien !
- Vous et votre père vous ressemblez beaucoup, Monsieur Rogue. Vous ignorez tous les deux comment prendre soin de vous-même, vous repousseriez vos limites jusqu'à tomber raides morts, et après, vous vous demanderiez pourquoi cela est arrivé.
Elle conjura un autre nébuliseur et le relia à la fiole de potion avant de tendre à Harry le masque pour qu'il l'enfile. Harry le prit et le mit sur son visage en grognant. Cinq secondes après, il respirait la potion.
- 20 minutes, messieurs, après je reviens et vous pourrez avoir votre déjeuner, » déclara Pompon avant de partir manger son propre repas, les laissant seuls dans l'infirmerie. Seuls, à l'exception du vigilant vampire et du chatoyant qui apparurent dans la pièce un instant plus tard.
*Maître Harry ! Maître Severus ! Est-ce que vous allez bien ? Comment est-ce arrivé ?*s'écria Pincée, ses yeux violets électrisés par la détresse.
Severus lui exposa sa théorie, que l'explosion n'avait pas été un accident, mais bien un acte planifié ayant pour but de le discréditer en tant qu'enseignant, et peut-être même de les tuer, lui et ses fils. La chatoyant siffla, les poils dressés sur son échine : * Si je découvre un jour qui vous a fait ça, Sorcier Severus, il apprendra ce que signifie encourir la colère d'une créature fae ! *
Invisible dans le coin de l'infirmerie, Phil fulminait également, ses yeux envoyant des éclairs violets et ses poings serrés. * Etmacolère également, chatoyant ! Personne, mais alorspersonnene s'en prend à ma famille et s'en tire indemne. Si je découvre un jour qui est le responsable de cette mésaventure, il implorera ma pitié avant que j'en aie fini avec lui, gamin ou non.La mâchoire du Marchesombre était crispée, bien que son masque de fer s'adoucisse quelque peu quand il jeta un œil aux deux Rogue, reposants dans leurs lits. * Ils semblent si fragiles, si ... mortels. J'ai vécu plusieurs siècles, et ai vu plusieurs de ceux que j'ai appelé des amis ou des compagnons mourir, mais, malgré cela, c'est difficile de rester là, avec eux, alors que ceux que j'ai connus manquent. Si je devais combattre pour ma vie, je les préférerais cependant à mes côtés, eux plus que n'importe qui d'autre, même un autre vampire. Ils seraient des opposants formidables.
Smidgen tourna la tête pour regarder à l'endroit où Phil se tenait, si bien dissimulé que seule elle pouvait apercevoir son ombre. Elle ne distinguait que cela, malgré sa vue accrue par sa condition de Tisseuse de Rêves. * Certainement. Severus est un excellent Maître de Défense et il connait l'art de devenir une ombre. Et il a commencé à enseigner au jeune Harry, qui a prouvé être un bon élève. Ses deux fils l'ont prouvé, *se reprit-elle, se souvenant du garçon aux cheveux blonds qu'il avait élevé.
Phil s'inclina légèrement. * Mais bien sûr, petit chatoyant. Ce sont des Rogue et des Prince, et je n'attends rien de moins de leur part. Malgré cela, ils ne sont pas invulnérables, et je crains pour leur sécurité si celui qui a fait ça n'est pas retrouvé.*
Pincée lui rendit son salut, et demanda au vampire s'il accepterait de l'aider dans ses recherches dans la salle de potions, peut-être trouveraient-ils des indices, ou même un parfum, bien que la piste soit froide et que l'odeur de l'intrus ait probablement été masquée par la fumée lors de l'explosion.
* Ce serait un honneur, dame Pincée, * répondit galamment Philip, avec une courtoisie des temps passés, désormais disparue. * Mais repoussons notre enquête jusqu'à ce que la guérisseuse revienne de son déjeuner.*
Pincée acquiesça, puis disparut pour se procurer sa propre nourriture par les Elfes de Maison, qui étaient des faes de la Basse Cour, qui devaient offrir tout ce qu'il désirait manger à tout messager de la cour Séelie, ce qu'elle était.
Philip demeura vigilant, en tant qu'ancien vampire, il pouvait passer plusieurs jours sans chasser, et désormais, il ne chassait que ceux dont l'âme était entachée de Ténèbres. Il les reconnaissait facilement, leur odeur étant aisément perceptible par son odorat surdéveloppé, et il considérait qu'il rendait au monde et à ses habitants un service en les débarrassant de ces dangereux parasites et prédateurs.
Pompon revint, donna à ses patients leur petit-déjeuner suivi d'un filtre de sommeil, au plus grand déplaisir d'Harry et Severus. Mais elle était sourde à leurs protestations et leur fit boire le filtre pour s'assurer qu'ils auraient le repos dont ils avaient besoin.
Chatoyant et vampire observèrent avec amusement la petite médicomage mener à la baguette les deux plus puissants sorciers des environs, comme n'importe quel guérisseur typique, et, une fois que leurs protégées furent endormis, décidèrent de partir et d'explorer la classe de potions pour y chercher des indices.
Phil pouvait se déplacer presque aussi vite que Pincée pouvait apparaître, et arriva dans la salle quelques instant après la Tisseuse de Rêves, qui éternuait et plissait les nez à cause des effluves acides.
- Attention, » la mit en garde Philip. « Des traces de la substance toxique peuvent persister. Prenez garde à ne pas en respirer. »
* Je n'en respirerai pas. Même une bleusaille sait comment poser un sortilège de Têtenbulle, *miaula Pincée avant de mettre en place le charme, s'entourant d'une invisible enveloppe d'air.
Elle vola ensuite dans la classe, ses yeux vifs scrutant ce qui l'entourait à la recherche de n'importe quel indice quant à savoir ce qui avait causé l'explosion en premier lieu. Phil se penchait quant à lui au-dessus des chaudrons, les examinant attentivement, murmurant en même temps.
Le chatoyant humait l'air, essayer de distinguer le parfum de ceux qui avaient été les plus près du chaudron avant qu'il n'explose, mais la forte senteur du gaz masquait les autres, comme elle l'avait craint. Elle attendit donc de voir ce que le vampire aurait trouvé, entortillant sa queue avec impatience.
Une vingtaine de minutes plus tard, Philip se redressa.
- Ce n'était pas un accident. Je ne suis pas mauvais en potions, et je peux affirmer que cette substance n'a pas été produite par une erreur dans la préparation d'un philtre existant. Je connais celui sur lequel Harry travaillait, je pouvais les entendre parler au-travers de la porte, ayant une très bonne audition. Il est totalement impossible que ce désastre soit le fruit d'un mauvais ingrédient ajouté au mauvais moment. Il n'y a rien dans cet antidote qui soit suffisamment volatile pour exploser et produire ce gaz chloré. »
* Donc, c'était délibéré, mes soupçons étaient fondés. Mais comment découvrir qui l'a fait ? Je ne peux pas identifier l'odeur de ceux qui ont utilisé ce chaudron. *
- Mon odorat est un peu plus développé que le vôtre, Pincée. Je peux sentir la peur et la soif de revanche émaner de l'élève qui a utilisé ce chaudron – élèves, en fait, car il y en avait plus d'un.
* Pouvez-vous le pister ? *
- Est-ce qu'un ours aime le miel ? » rit le vampire. « Je reconnaîtrai l'odeur quand je la sentirai à nouveau et alors… » Philip montra ses crocs, et soudainement, il eut l'air menaçant, terrifiant comme seul un vampire pouvait l'être.
Pincée frissonna et remercia toutes les divinités de la forêt pour avoir fait d'elle un chatoyant et ne pas l'avoir fait compter parmi les ennemis de Phil. Quiconque blessait sa famille allait devoir payer.
Le vampire passa sa langue sur ses lèvres, luttant pour garder le contrôle de lui-même. Ce n'était pas le moment de perdre son calme. Il pourrait retrouver chacune des personnes qui avaient blessé Harry et les déchiqueter. Mais il se contrôla. Il refoula au plus profond de lui-même l'être chouinant et suppliant de laisser libre court à ses pulsions et partit simplement.
Au même moment, Harry, sur qui la filtre de sommeil n'avait pas fonctionné bien longtemps, profitait de la compagnie de son frère. C'est d'ailleurs durant la visite de ce dernier que le brun se souvint de l'étrange silhouette qu'il avait vue dans l'encadrement de la porte de la classe de potions, soutenant son père.
- Euh, Draco, qu'est-ce que tu te souviens à propos du cours de potions ?
- À part notre père sur le point de crever et moi t'empêchant de la rejoindre ? Rien. Pourquoi ?
- Parce que ... tu vas penser que je suis fou, mais je te jure que non … un instant, j'ai vu … quelqu'un derrière Papa, habillé en costume-cravate. Et il … avait des crocs, Draco.
- Des crocs ? Harry, je pense que tu as trop pris de potion antidouleur, » se moqua Draco. « Comment un vampire pourrait-il entrer dans l'école ? »
- Je ne sais pas … mais je saisque c'était un vampire. Draco, s'il-te-plaît, tu dois me croire.
Mais Draco secoua simplement la tête, il en avait assez des êtres surnaturels. De plus, tout le monde savait que les vampires de pouvaient pas passer les protections du château. « Rendors-toi (si la potion de sommeil sans rêves n'a pas fait effet longtemps…). Demain matin, tu seras comme neuf.
- Draco…
- Tais-toi. Repose-toi bien, tu verras les choses différement demain matin.
- Je sais ce que j'ai vu ! » répondit Harry. « Ce n'était pas mon imagination ! »
- Petit frère, je t'ai frappé vraiment fort. N'importe aurait des hallucinations après ça, » lui fit remarquer Draco. Harry se renfrogna, s'en tenant à son idée. « Allez, Harry ! Les buveurs de sang ne peuvent pas passer les protections, à moins qu'ils aient été invités ou qu'ils ne dégagent pas d'aura malfaisante, et franchement, qui a attendu parler d'un vampire gentil ?
- C'est ce que je suis en train de dire … il a sauvé la vie de Papa !
- Et ce que je suis en train de te dire, c'est de baisser d'un ton avant d'avoir Pomfresh le Dragon sur le dos et de réveiller Papa., » lui répondit son frère. « À moins que tu préfères lui expliquer ce que tu as vu quand tu avais la tête qui tournais, hmmm ?
- Ta gueule, Draco ! » grogna Harry, fatigué et à court d'arguments. L'autre sorcier avait-il raison, avait-il imaginé ceci ? Mais ça avait l'air si vrai ! Il serra dans sa main le Médaillon d'Héritage, et il sentit alors l'amulette d'argent lui envoyer une réconfortante vague de chaleur. Il bailla et sentit ses paupières se fermer, bien qu'il eût pu jurer qu'il n'était pas fatigué.
Draco, qui l'aurait prédit, murmura un « Délire fiévreux, » avant de donner une tape joueuse à l'Héritier endormi, de sortir de l'infirmerie et de partir pour ses cours de l'après-midi. Vampires ! Son frère pouvait être si naïf, parfois !
Joyeux Noël ! La suite pour la nouvelle année.
