DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.
Merci aux reviews! Elles sont très appréciées :-)
Bonne lecture!
Elle et Lui
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Chapitre 7 : Propositions pour le bal
-Alors, as-tu pensé avec qui tu vas aller au bal de Noël?, demanda Ron à Harry comme il retirait son uniforme de Quidditch.
-Euh… non, je suis encore en train de me décider, déclara Harry en enlevant ses robes d'un mouvement sec. À vrai dire, il voudrait vraiment le demander à Katie, mais il avait peur qu'un étudiant plus vieux lui ait déjà demandé, et il n'était pas sûr de comment lui demander sans avoir l'air d'un parfait idiot. « Et toi, Ron? »
Ron secoua la tête. « C'est vraiment difficile d'approcher une fille toute seule pour parler avec elle, tu comprends ce que je veux dire? »
-Oui, elles sont toujours en groupe, ou avec au moins une autre fille, et ont toujours l'air de rire de nous.
-Je sais. Pourquoi ricanent-elles autant?
-Je l'ignore. Tu es celui qui a une sœur, pourquoi ne le demanderais-tu pas à Ginny?
-J'ai essayé, elle m'a juste regardé comme si j'étais le plus gros imbécile sur Terre, dit Ron en soupirant. Je suppose qu'on est seuls sur ce coup-là. Est-ce que tu as au moins quelques personnes en tête?
-Peut-être, annonça Harry, il ne voulait pas commencer de rumeurs, ou se porter malheur à lui-même.
Ron eut l'air intéressé, comme un chat roux qu'Arabelle Figg avait eu une fois, redressant son oreille au son de l'ouvre-boîte. « Telles que? »
Harry sourit simplement et ne répondit pas, esquivant son ami trop curieux en disant, « je dois y aller ou je serai en retard pour la pratique. Je te vois plus tard Ron! » Il le salua de la main, puis s'élança vers la porte, son Éclair de Feu coincé sous son bras.
Il pensa à sauter sur son balai et voler jusqu'à la fenêtre de la voilière pour économiser du temps, mais imagina ensuite ce que son père dirait à propos de cette cascade imprudente… ou faire! Sans mentionner ce qu'oncle Phil dirait.
Alors Harry reconsidéra sagement son intention de base et continua à descendre les escaliers pour sortir du château par le chemin habituel. Après tout, Severus avait été relâché de l'infirmerie seulement hier et Harry ne souhaitait pas qu'il y retourne bientôt. Pas plus que de n'avoir un vampire fâché le réprimandant. Il avait l'impression que cela serait aussi mauvais, si ce n'est pire, que ce que faisait Severus lorsqu'il le punissait.
Il avait presque rejoint le terrain de Quidditch quand il repéra Draco, paresseusement appuyé contre une petite colline dans le milieu du parc, discutant avec Pincée. À mesure qu'il approchait, il pouvait capter leur conversation.
-Dis seulement si tu penses qu'elle aimerait un poème, Pincée? J'ai entendu dire que certaines filles aiment ce genre de choses et elle… elle aime vraiment les livres. Le seul problème est que… je ne sais pas comment écrire ce genre de choses. Où est-ce que je pourrais apprendre?
-Ah Draco, tu as un des poètes les plus importants de la cour de Seelie juste ici – moi! J'ai étudié tous les poètes fameux – Shakespeare, Coleridge, Shelley – il y en avait un romantique – Byron – oh, il était méchant, un peu mordant, mais il savait comment courtiser une femme! – et John Keats aussi, bien qu'il est mort jeune, pauvre homme. Ils m'ont servi d'inspiration. Je pense que je peux t'aider avec ce poème pour une jeune femme spéciale, proposa le chatoyant, ronronnant avec extase. Elle aimait tellement une bonne romance trouvant qu'un jeune amour est si doux et parfait.
-Merci Pincée, répondit Draco en soupirant de soulagement. Euh... quand pourrais-tu m'aider à l'écrire? Je voudrais la rencontrer à la bibliothèque ce soir. Est-ce que ça va être long?
-Non, à moins que tu planifies d'écrire un roman poétique comme Wordsworth. Un poème peut être de n'importe quelle longueur et n'a pas nécessairement de rimes. Je pourrais t'aider après la pratique de Quidditch, d'accord?, demanda Pincée, puis ajouta : « ah voici ton frère. Bonjour Harry! Es-tu toi aussi en train d'envisager quelqu'un pour le bal de Noël? »
-Allô Pincée, dit Harry saluant le chatoyant, tout en cachant son amusement d'avoir découvert que Draco voulait écrire de la poésie pour Hermione. « Oui, j'y pensais justement, pourquoi? »
-Je me demandais simplement. Bien, je vous laisse, amusez-vous à jouer au Quidditch et attraper ce globe ailé idiot. Et sur cette réplique, Pincée cligna au loin, laissant les deux frères seuls.
-Globe ailé idiot?, cria Harry. Le Vif d'or n'est pas idiot, il est génial. Il secoua sa tête. « Ah, elle ne comprend pas. Tu ne peux tout de même pas espérer qu'un chatoyant puisse tout connaître sur le Quidditch ». Il jeta un coup d'œil à Draco d'un air entendu. « Quoiqu'on dirait qu'elle en connaît beaucoup sur les sonnets et la poésie. »
À sa satisfaction, son frère rougit jusqu'à la racine des cheveux. « Tu… Tu nous espionnais, n'est-ce pas? »
-Euhh…
-Idiot!
Draco se fâcha et frappa promptement son jeune frère à l'épaule. « Qu'as-tu entendu? »
Harry fronça les sourcils. « Oh, calme-toi Roméo! Ce n'est pas comme si j'allais vendre la mèche à toute l'école en disant que tu l'aimes! Tout ce que j'ai entendu, c'est Pincée qui t'offrait ses services sur comment écrire un poème d'amour. » Malgré lui, Harry grimaça et ricana.
-Tais-toi! C'est pas drôle! Si je ne suis pas à la hauteur cette fois-ci, elle pourrait ne jamais me reparler! J'ai réalisé que si je lui donnais un poème après notre rencontre à la bibliothèque, cela pourrait peut-être faire en sorte qu'elle me voit différemment. Les filles aiment ce genre de choses mielleuses, non?
-Tu me le demandes? Pincée en connaît probablement plus long sur les filles que moi grand frère. Je n'ai même pas de rendez-vous encore pour le bal!
-À qui tu penses? La sœur de Ron?
Harry secoua la tête. « Non, j'aime Ginny, mais pas de cette manière, c'est une amie. Je pense que ça serait trop bizarre de sortir avec la sœur de mon meilleur ami. Si jamais Ginny et moi avions un malentendu, cela rendrait la situation inconfortable entre Ron et moi, ou, Saint Merlin, même s'il nous surprenait seulement en train de nous embrasser. Tu sais, les grands frères ne sont pas sensés aimer les copains de leur petite sœur.
-Comment sais-tu cela?
-Hermione et Lavande parlaient au dîner et Lavande a dit que son frère plus vieux avait toujours quelque chose à redire du garçon qu'elle emmenait à la maison, peu importe lequel, que pas un n'était assez bon pour elle et que si jamais il y en avait un qui levait la main sur elle, il l'ensorcellerait jusqu'au prochain siècle. Hermione a dit que ça sonnait typiquement comme un grand frère et je pense qu'elle a raison. De plus, j'aime quelqu'un d'autre.
-Qui?
Harry haussa les épaules, embarrassé et dit : « Ne ris pas de moi, ok? »
-Harry, fais juste me le dire.
-Je… J'aime Katie. Katie Bell, elle est poursuiveuse pour l'équipe de Gryffondor.
-C'est une bonne poursuiveuse. Mais, n'a-t-elle pas un an de plus que nous?
-Et puis? Qu'est-ce qu'un an? Regarde papa et Sarai.
-C'est vrai, tu as raison. Je suppose que cela importe peu, concéda Draco. Alors… lui as-tu déjà demandé?
-Non, j'ai seulement besoin de plus de temps.
-N'attends pas trop longtemps ou quelqu'un d'autre prendra ta place, l'avertit Draco. Puis, il demanda, anxieusement « Tu ne penses pas que quelqu'un ait déjà demandé à Hermione, dis? »
-De ce que j'en sais, non. On l'a su seulement hier, tu te rappelles? Et Hermione, elle est toujours en train d'étudier, il n'y a pas beaucoup de gars qui veulent sortir avec une Miss-je-sais-tout.
-Moi oui. Au moins tu peux avoir une conversation qui a de l'allure avec elle et ne pas avoir à endurer de : « ohhh Draaccoooo! » et les ricanements pour des riens et les yeux qui te regardent comme si tu étais une délicieuse pêche à manger. Je prendrais Hermione à la place de Pansy n'importe quand!, dit Draco avec ferveur.
-Je ne peux pas dire que je te blâme pour ça. Pansy à l'air d'être l'idiote ultime.
-Elle est une tête vide, c'est vrai, soupira Draco. J'espère seulement que je pourrai l'éviter jusqu'à la fin du semestre.
Harry regarda sa montre et jura « ahh… Câliss*! Je suis en retard pour la pratique! » Il monta sur son balai, « Angelina va me botter le cul! Elle a pris le poste de Capitaine quand Dubois est parti et elle est vraiment intransigeante pour ce qui est d'arriver à l'heure lors de la pratique, comme papa. Bonne chance, Dragon! »
-Toi aussi Phoenix.
Draco salua son frère de la main puis partit en direction de l'école, en espérant que cela ne lui prenne pas toute la journée pour arriver à un résultat satisfaisant pour le poème d'Hermione. Bien sûr, il ne signerait pas son nom complet, juste ses initiales et verrait ce qu'elle ferait de cette information.
Comme prévu, Angelina botta les fesses d'Harry pour être arriver en retard, se tenant debout face à lui avec ses mains sur ses hanches et lui lançant un regard furieux, tellement ardent qu'il se demanda pourquoi il ne s'était pas transformé en flammes sur place.
-Tu sais Rogue, juste parce que ton père est un professeur, cela ne donne pas le droit à son fils de vagabonder plutôt que de venir à l'entraînement quand le moment te semblera bon!
-Je sais Angie, je suis désolé, je…j'ai juste perdu la notion du temps.
-Ne laisse pas cela arriver encore Rogue, sinon attrapeur ou non, je vais te faire courir quinze tours de terrain et faire cinquante redressements assis, comme Dubois nous faisait faire. Et c'est Capitaine Johnson! Compris?
-Oui Capitaine, répondit Harry. Parfait, juste ce que j'ai toujours voulu, que Katie me voit me faire remettre à ma place. Il n'osa pas lever les yeux, pour voir si elle le regardait, gardant ceux-ci fixés au sol.
-Ok, maintenant que, finalement, nous sommes tous là, commença rapidement Angelina, allons nous entraîner! Elle se pencha, libéra toutes les balles du coffre, puis siffla et l'équipe de Quidditch de Gryffondor s'éleva rapidement dans les airs.
Matt Armstead, un autre Gryffondor de sixième année, était le nouveau gardien depuis que Dubois avait quitté Poudlard et il vola devant les anneaux alors que Katie, Angelina et Alicia se battaient pour le Souafle. Fred et Georges gardaient un œil aiguisé sur les Cognards noirs et Harry fusa dans le ciel sur son Éclair de Feu, gardant son attention sur le Vif d'or qui battait des ailes comme un oiseau.
La balle dorée brillante fila dans le terrain, Harry le poursuivant. Néanmoins, même si son Éclair de feu était dangereusement rapide, il ne pouvait rattraper le globe enchanté, qui allait très vite, et le perdit rapidement dans les nuages. Il descendit à travers eux, balayant le terrain des yeux.
Comme il faisait cela, il vit Katie couchée sur son balai, un Nimbus 2000, les bras tendus pour attraper le Souafle dans les airs, que Matt avait renvoyé au jeu après qu'Alicia eut fait un but. Les robes de Katie semblèrent se coller à elle un moment, soulignant son dos et sa taille, rendant la bouche d'Harry sèche. Wow, non seulement elle a une superbe chevelure et tout, mais elle est également aussi radieuse qu'une monture elfique. De plus, elle a une bonne assise sur le balai. Il avala avec difficulté sa salive comme elle tournait autour du terrain, se penchant pour prendre le Souafle des bras d'Angelina.
La manœuvre était dangereuse, mais ce n'était pas ce qui faisait qu'Harry était incapable de détacher ses yeux d'elle. Ah, doux Merlin. Sur son balai, elle bouge aussi rapidement que le chatoyant et comment au nom de Dieu, ai-je pu manquer la manière dont ses robes embrassent sa taille et ses fesses. Elle se redressa, le Souafle coincé sous son bras, riant et Harry ne put détourner son attention d'elle, son rire et son sourire le captivaient.
-Mets-le dans le but Katie!, se trouva-t-il à crier, comme s'il était un spectateur. Ce fut seulement lorsque Georges lui cria de faire attention qu'il revint à lui-même.
-Harry, mon pote fais attention à ce qu'il se passe autour de toi!, cria Georges, volant vers le haut et frappant le Cognard loin de l'attrapeur distrait juste avant qu'il ne l'atteigne. « Tu ne voudrais pas passer plus de temps à l'infirmerie, non? »
Harry cligna des yeux et regarda Georges : « Hein? Oh, merci Georges ». Il prétendit rapidement être à la recherche du Vif d'or, espérant que Georges n'ait pas remarqué où ses yeux avaient été fixés pour les sept dernières minutes. Ramène-toi dans le jeu, Harry! Tu pourras regarder Katie stupidement plus tard. Il se critiqua mentalement puis prit son balai et fit un retour au jeu en s'efforçant de concentrer ses pensées sur le Vif d'or et non pas sur la jolie sorcière ayant le Souafle.
Allez Rogue, tu es l'attrapeur, maintenant arrête de faire n'importe quoi et commence à chercher le Vif d'or avant qu'Angelina ne frappe ta tête avec un bâton et te mette en dehors de l'équipe! Mais, même avec son monologue mental, Harry trouva difficile de se concentrer, surtout depuis que regarder Katie était beaucoup plus intéressant que de trouver le Vif d'or.
Jusqu'à ce que le Vif d'or vienne virevolter devant sa tête, il ne put alors l'ignorer.
C'est alors qu'Angelina s'exclama, outragée : « Par les poils du cul de Merlin Rogue! Vas-tu finir par l'attraper ou tu vas rester assis là attendant comme un ver sur une souche? »
Le visage en feu, Harry se mit rapidement en course contre le Vif d'or, réussissant finalement à l'attraper en tourbillonnant dans une descente d'enfer, se redressant six pieds avant le sol.
-Je l'ai!, cria-t-il
-Bel attrapé Harry!, répondit Katie en souriant.
-Il était temps Rogue!, marmonna le Capitaine, pas très contente de son attrapeur. Elle siffla de nouveau, « allons-y pour un autre match, et cette fois-ci, Rogue, garde tes yeux sur la balle! »
Harry marmonna une réponse positive, repentant. Il n'avait jamais été le récipiendaire de la langue acérée d'Angelina avant ça. Il ne pouvait cependant pas lui en vouloir puisqu'il savait le mériter.
Il réussit à garder sa concentration intacte pour le reste de l'entraînement et attrapa le Vif d'or cinq minutes après le début du deuxième match, le remettant ainsi dans les bonnes grâces d'Angelina en plus de lui faire gagner un sourire de l'objet de son attention. Il se sentit comme s'il avait remporté un million de Gallions.
Sur le chemin menant au vestiaire, Harry tenta d'effacer le sourire stupide qu'il avait sur son visage pendant qu'une petite voix en lui chantait : Elle t'aime, ça doit, elle t'a sourit deux fois! Deux fois!
Il se rappela la manière dont ses cheveux volaient dans la brise du vent comme elle volait. Soudainement, il s'imagina faisant courir ses doigts à travers eux et tenant Katie dans ses bras. Il se demanda comment se serait de l'embrasser et fut content de la douche qui arrivait à point nommée, autrement, il aurait été très embarrassé.
Après quoi, il vit Katie marcher pour retourner à l'école, le sac contenant ses robes de Quidditch sur son épaule, il se hâta de la rejoindre avant de manquer de courage. Pour une fois, elle était seule et non pas avec Angelina ou d'autres filles.
-Hé Katie!
Katie arrêta et se tourna vers lui : « allô Harry. Quoi de neuf? »
-Euh… tu as vraiment bien joué aujourd'hui, s'arrangea pour dire Harry sans s'emmêler dans ses mots.
Elle haussa les épaules, « C'était bien. J'ai placé quatre buts sur douze, c'est pas mal. Angie est un vrai tyran quand on brise les règles, hein? », ajouta-t-elle sympathiquement.
Harry rougit, « on va dire, mais c'était mérité. Et ce n'est pas plus pire que ce que mon père m'aurait dit si j'avais été en retard en classe. J'aurais probablement perdu des points ou obtenu une détention. »
-Qu'est-ce qui t'as retenu? Tu es habituellement d'avance pour l'entraînement.
-Euh… Je parlais avec mon frère, évita de répondre Harry. Est-ce que tu as faim? Aimerais-tu qu'on aille se chercher à manger au Trois-Balais?
Katie eut l'air surprise, « tu me demandes de dîner avec toi?
-Oui, je vais payer, c'est ma tournée, offrit Harry galamment, espérant qu'elle croira que la teinte rouge de ses pommettes était due au vent et à la douche chaude.
-Aww, tu es vraiment gentil Harry. J'adorerais, mais…, son expression se défit et elle pensa, tristement, il est vraiment beau quand il rougit et je veux vraiment y aller, mais je ne peux pas. J'espère qu'il ne m'haïra pas quand je vais lui dire non. « Je ne peux pas, je dois aller brasser une potion avec le professeur Rogue. C'est son temps libre, le seul moment où il peut m'aider avec mon stage… Je suis vraiment désolée. »
-Hé, ce n'est pas un problème, ton stage est plus important, lui répondit Harry, bataillant pour que le désappointement ne se voie pas sur son visage. « Peut-être une autre fois? »
-On pourrait dîner plus tard, suggéra Katie. Je devrais avoir terminé ma potion dans environ deux heures.
-Bien sûr. Que brasses-tu?
-Felix Felicis tu sais, la potion de chance? Je suis vraiment excitée, je suis en sixième année, mais professeur Rogue pense que j'ai les aptitudes qu'il faut pour la préparer. Ça va être intéressant.
-Aimerais-tu avoir de l'aide?, offrit Harry.
-Je ne sais pas si ton père va te laisser m'aider. Je suis supposée la faire moi-même.
-Oh, bien, peut-être qu'il y a autre chose qui a besoin d'être brassé, dit Harry, connaissant Severus, il savait qu'il avait une dizaine de potions à brasser peu importe la fin de semaine.
-Tu pourrais lui demander, dit Katie en continuant à marcher jusqu'au château. « Je suis sûre qu'il aurait besoin d'aide. Mais… depuis quand es-tu bon à brasser des potions? Je veux dire… », elle se tut, son visage devenant rouge.
-Depuis que j'ai passé l'été avec papa, répondit Harry en riant. « Avant, j'évitais toujours d'en faire et je n'avais jamais vraiment essayé, mais depuis qu'il m'a enseigné cet été, j'aime dorénavant les potions. Je ne serais probablement jamais un maître de potions, mais je ne suis pas complètement stupide non plus »
-Tant mieux pour toi! Tellement de personnes n'apprécient pas l'art subtil et pointu des potions, commença Katie, puis elle s'arrêta. Oh mon Dieu! Est-ce que je viens juste de dire ça à voix haute? Merlin, maintenant, je commence à parler comme lui!
-Seulement tu l'interprètes beaucoup mieux!, répondit avec amusement Harry, et puis il commença à rire pour être rejoint par Katie une minute plus tard.
Lorsqu'ils regagnèrent finalement le contrôle d'eux-mêmes, ils se dirigèrent ensemble vers les donjons tout en échangeant des regards amusés.
Pendant qu'il marchait à côté de cette grande fille, Harry ne put s'empêcher de rire à la manière dont le destin l'avait manipulé. Il y a seulement moi qui pouvais obtenir un premier rendez-vous dans un laboratoire de potions. Tel père, tel fils j'imagine!
Severus eut l'air surpris en les voyant tous les deux, Katie et son fils, entrer ensemble dans la salle de classe cet après-midi. Mais il comprit quand il remarqua la façon dont les yeux d'Harry avaient de se lever vers Katie aussi souvent, ou la manière dont Katie jetait des coups d'œil sur Harry pendant qu'elle mélangeait sa potion. Il était un professeur depuis trop longtemps pour ne pas remarquer les signes d'une attraction.
Alors, c'est comme ça que ça marche? Il était dû à développer un amour d'adolescent tôt ou tard. Je suis juste content que cela soit avec miss Bell, elle est sensible et on dirait qu'elle en pince pour lui aussi. Je suppose que je serais mieux de m'asseoir avec lui ce soir après le souper et avoir LA discussion avec lui… au cas où. Il mit de l'ordre dans ses tests à corriger sur son bureau en espérant ne pas se sentir trop mal à l'aise pendant la discussion. Il était à peu près certain qu'Harry n'était pas sexuellement actif, que c'était probablement sa première amourette avec une fille, et il avait confiance en lui pour agir correctement et avec retenue, mais mieux valait prévenir que guérir. Il savait mieux que personne ce qu'était les hormones des adolescents et comment elles pouvaient tout emporter en un moment.
Il se leva pour vérifier leurs potions, Katie brassait la Felix Felicis et Harry brassait une flopée d'Abaisse-fièvre pour l'infirmerie. Profitant du fait qu'il était à côté du chaudron de son fils, il se pencha vers lui et murmura à son oreille : « rencontre-moi dans mes quartiers après souper, s'il-te-plaît, j'ai quelque chose à discuter avec toi. »
Harry le regarda, les yeux plein d'inquiétude, « Quelque chose ne va pas papa? Est-ce que je dois me faire du souci? »
-Non, à moins que tu te sois mal comporté.
-Non monsieur.
-Bien, donc tu n'as pas à t'inquiéter. Fini de mélanger ça et après tu peux arrêter pour dîner.
Harry acquiesça et, tout en continuant de mélanger, demanda, « comment sais-tu que j'ai faim? »
Severus rit, « les adolescents ont toujours faim, en plus, je peux entendre ton estomac gargouiller. » Il donna une rapide pression sur l'épaule de son garçon, puis se déplaça pour aller observer les progrès de Katie.
Harry se repencha sur son chaudron, pensant désabusé, par le sang de Merlin, il remarque vraiment TOUT. C'est comme s'il pouvait lire dans les pensées parfois.
Quelques minutes plus tard, Severus posa un sort de stase au-dessus de leurs chaudrons et déclara qu'il était temps d'arrêter pour dîner. Il appela un elfe de maison et bientôt ils étaient tous en train de manger des sandwichs et des chips sur la petite table proche du bureau de Severus, buvant du jus de citrouille et du thé glacé.
Pendant ce temps, Draco éprouvait de la difficulté à écrire un poème exprimant ses sentiments grandissants envers une certaine Gryffondor studieuse, avec l'aide de Pincée. Il chiffonnait feuille après feuille. Elles étaient remplies de mots barrés et de taches d'encre.
-Pincée, je pense que c'est sans espoir, je n'ai simplement pas de don pour la poésie.
-Mais non Draco! Tu avances bien. Je pense que tu devrais simplement te relaxer et arrêter de te forcer autant. Laisse les mots couler de toi. Pense à comment Hermione te fait sentir et puis… mets-le simplement par écrit.
Draco grogna, mis sa tête dans ses mains. « Ok, laisse-moi juste… recommencer encore. »
Il courba puis trempa sa plume dans le pot d'encre, prit une pause et commença à écrire. Il espérait juste qu'Hermione aimait la poésie et qu'elle n'allait pas lui rire à la figure une fois qu'elle allait avoir deviné qui l'avait écrit.
Une heure plus tard il répandit rapidement une couche de sable sur le parchemin, pour faire sécher l'encre plus rapidement, attendit cinq minutes avant de secouer le parchemin pour en enlever l'excédent, le roula puis l'attacha avec soin d'un ruban vert tout neuf.
Il appela Tempête et lui fit délivrer le parchemin. Il regarda sa montre et s'aperçut qu'il était presque l'heure de dîner.
-Fini?, s'enquit Pincée?
-Oui et maintenant j'ai besoin de manger quelque chose. Merci pour toute ton aide Pincée.
-Tu es le bienvenu, jeune homme.
-Je me demande si elle va l'aimer?
-Aimerais-tu que j'aille le découvrir?
-Le ferais-tu? Ça serait tellement bien. De cette manière, je saurai à quoi m'attendre quand je la verrai à la bibliothèque plus tard.
-Ce sera avec plaisir. Je pense qu'elle irait très bien avec toi, ronronna le vieux chat fae, elle avait tellement joué à la marieuse. Puis, elle cligna et réapparu quelques moments plus tard dans la salle commune de Gryffondor, où Hermione étudiait l'Arithmancie.
Elle trouva la jeune fille en train d'examiner le parchemin pour une adresse de retour avant de l'ouvrir. « Bizarre, premièrement mon hibou arrive incognito, puis ensuite ça. », marmonna-t-elle, regardant le rouleau intensément.
Pincée voleta par-dessus l'épaule de la fille, lisant silencieusement ce que Draco avait écrit.
La déesse de la sagesse t'a fournie le don de perspicacité,
Et un esprit curieux et brillant, si rare
De trouver une fille pour qui mettre en valeur son intérieur a plus d'importance que son extérieur.
Peut-être penses-tu que ton visage n'est pas beau et ordinaire, mais
Mes yeux voient la beauté dans la courbe de tes pommettes et dans les boucles de tes cheveux
Tes yeux me rappellent un quartz fumé étincelant d'une profondeur cachée
J'espère qu'un jour ils pourront briller pour moi
Tu es une combinaison si irrésistible
Ton admirateur secret,
DMM
Hermione était heureuse en le lisant, formant les mots du poème de sa bouche pleine et soupirant de bonheur.
-Oh, Merlin! C'est comme un rêve, personne ne m'a jamais écrit de poésie avant. Comme c'est beau! Je me demande DMM sont les initiales de qui?... Voyons voir, qui sont les garçons de Gryffondor... Hermione réfléchit longuement, prit sa plume et commença à rédiger une liste sur un morceau de parchemin.
-Je suis sûre que peu importe la personne qui m'a envoyé le poème, c'est la même qui m'a envoyé le hibou. Il y avait cette référence à Athéna après tout. Maintenant, voyons….
Pincée ronronna de satisfaction avant de cligner pour aller annonce la bonne nouvelle à Draco.
Plus tard ce soir-là, dans la bibliothèque de Poudlard
Hermione leva la tête comme une ombre tomba au-dessus d'elle pendant qu'elle étudiait des textes sur les runes anciennes. Ses yeux avaient rougi et étaient secs d'avoir passé tant d'heures dans les livres. Durant ses pauses d'études, il y en avait eu deux, elle avait essayé de découvrir l'auteur du poème. Jusqu'à maintenant, les initiales n'allaient à aucun garçon de sa maison, alors elle avait décidé de regarder les maisons de Poufsouffle et de Serdaigle. Elle doutait que le garçon provienne de Serpentard, étant donné que c'était la maison qui détestait et haïssait le plus les Gryffondor et les Sang de bourbe. Elle avait déduit que le garçon en question devait être observateur et sensible, en plus de ne pas avoir peur des filles qui ont du cerveau. Mais l'identité de ce garçon lui échappait encore…
À sa surprise, elle vit Draco Malfoy se tenant devant elle. Au contraire des années précédentes, il ne lui parlait pas méchamment ou ne riait pas d'elle, à la place il avait presque l'air… nerveux. Bien que cette idée soit ridicule, qu'est-ce qui ferait qu'un Sang pur d'une ancienne famille de sorcier serait nerveux? Elle savait, comme tout le monde, que Draco avait publiquement rejeté son héritage sombre et était maintenant le fils adoptif de Rogue, en plus d'être le frère d'Harry. Elle avait remarqué d'elle-même que Draco était différent de l'année dernière, quand ils s'étaient mis en équipe pour un laboratoire de potions. Malgré cette différence, cela lui donna un choc de le voir ici, à la bibliothèque.
-Draco, que fais-tu ici?, demanda Hermione, choquée.
-La même chose que toi Gra… Hermione, se corrigea-t-il lui-même. Si elle pouvait l'appeler par son prénom, alors il pouvait lui faire la même courtoisie. « J'essaie d'étudier. »
-Qu'est-ce que tu étudies?, demanda-t-elle, ne voyant aucun livre dans ses mains.
Toi, passa-t-il près de dire, mais il se rattrapa juste à temps. Il déglutit et essaya de sortir une explication valable. La petite sorcière le regardait avec une expression pensive. La douce lumière des lampes, le long du corridor derrière elle, avait changé le brun de ses cheveux pour une cascade de boucles couleur bronze et ajoutait un éclat doré à ses pâles pommettes. Elle était assise dans un coin, près d'une étagère pleine à craquer, ses livres étendus autour d'elle. « J'ai un test en Astronomie qui s'en vient bientôt et je me demandais … voudrais-tu m'aider à étudier?
-Tu veux mon aide?, demanda-t-elle, abasourdie, mais, qu'en est-il de tes amis?
-Crabbe et Goyle n'ont pas pris Astronomie, indiqua Draco.
Elle fronça des sourcils, « tu dois être désespéré si tu viens demander de l'aide à une Gryffondor Sang de bourbe. Une à laquelle tu n'aurais même pas indiqué l'heure. »
À sa grande surprise, il regarda au loin et ses yeux gris étaient emplis de honte. « C'était en ce temps-là. J'étais… un enfant malfaisant qui méritait qu'on lui botte le cul », admit-il doucement. « Je suis différent maintenant, je n'ai pas à prétendre d'être l'ombre de mon père. »
-Harry a dit que tu avais changé, mais je n'étais pas certaine si je devais le croire ou pas, jusqu'à ce jour en potions. Tu t'es assuré que je sois sortie avant toi et puis… tu y es retourné et tu as sorti Harry de là aussi.
-C'est ça, tu vois, je ne suis pas totalement mauvais, j'ai aussi mes bons côtés.
Doucement, elle hocha la tête, « Je pense que passer l'été avec le professeur Rogue a eu une bonne influence sur toi et sur Harry. »
-Oui, mon parrain a toujours eu une bonne influence sur moi. Je le respecte beaucoup pour cela. Plus que je n'ai jamais respecté mon propre père. Je n'ai pas vraiment d'excuses pour mon comportement d'avant, à l'exception du fait que j'essayais uniquement de faire ce que mon père a toujours voulu. Jusqu'à ce que je réalise que ce n'était pas ce que je voulais moi. Je ne veux pas être un meurtrier ou un Mangemort, et blesser et tuer des Sang de bourbe. Je ne les haïs pas.
Elle mouilla ses lèvres de sa langue, « et pourtant, tu m'appelais comme ça…. Sang de bourbe. »
Il recula, « ce n'était pas correct. Si oncle Sev viendrait à le savoir… il m'aurait mis des bons coups de pied au cul. Écoute Hermione… oublions ce qui s'est passé, ok? Quand j'étais très idiot, et repartons à neuf... D'accord? »
Elle resta silencieuse pendant un moment. Il avait l'air sincère et n'agissait décidemment pas avec son attitude arrogante. Est-ce que cela pourrait être le vrai Draco Malfoy qu'elle voyait? Soudainement, elle eu un souvenir révélateur. Ce matin d'août – le jour du procès Malfoy – La Gazette avait écrit un article à ce propos et je l'avais lu. Ça disait que les Malfoy étaient envoyés à Azkaban et que tout leur héritage revenait à Draco Michael Malfoy, ce qui veut dire que ses initiales sont DMM!
Elle regarda le sorcier blond bouche bée. « Toi! C'est toi qui m'as envoyé ce hibou cet été. Et le poème d'aujourd'hui. Tes initiales sont DDM, n'est-ce pas? »
-Oui, Draco Michael Malfoy.
-Voulais-tu vraiment le dire? Ce que tu as écrit? Ou est-ce que c'est un méchant tour?
-Si je n'avais pas voulu le dire, je n'aurais pas passé tout l'après-midi à l'écrire, répondit-il honnêtement, faisant écarquiller ses yeux. « Et je ne serais pas ici non plus ». Il commença à sentir ses paumes devenir moites et il pensa nerveusement, maintenant qu'elle connaît la vérité, qu'est-ce qui la retiendrait de me dire de m'en aller? Je ne l'ai pas traité correctement ces trois dernières années. Il attendit ce qui lui sembla être une éternité qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi.
Elle répondit finalement, « tu es le seul garçon depuis que je suis ici qui me regarde comme quelque chose de plus qu'une encyclopédie vivante. Même Ron et Harry ne m'aimaient pas beaucoup en premier. Ils ont changé d'idée après l'épisode du troll dans les toilettes, mais… »
-C'est parce que ton intelligence fait peur.
-Vraiment?
-Oui, c'est effrayant de penser que tu es beaucoup plus intelligente que le reste d'entre nous.
-Ron rit toujours de moi parce que j'étudie trop.
-Mais il va te voir quand il a besoin d'aide dans ses devoirs, n'est-ce pas?, demanda Draco d'un air entendu.
-Oui, mais beaucoup de personnes de ma maison le font. Actuellement des personnes en première année de Poufsouffle et Serpentard sont aussi venues me voir pour que je les aide, admit-elle.
-Voilà! Tu vois, être intelligente est un avantage, pas quelque chose dont tu dois avoir honte.
-Et, toi, as-tu peur de moi, Draco?
-Je suis terrifié!, répondit-il en lui faisant la grimace. Terrifié que tu me fasses travailler pour que j'aie les meilleurs résultats ce semestre. Je suis habitué d'être le premier de classe.
Eh bien, il est mignon quand il sourit, vraiment mignon. Elle lui sourit, en retard.
-Alors je suppose que tu ferais mieux de commencer à étudier M. Malfoy.
-C'est vrai.
Draco claqua des doigts et son sac plein de livres vint à lui.
Les yeux d'Hermione s'agrandirent, « tu peux faire de la magie sans baguette? »
-Seulement un Accio. Papa, je parle du professeur Rogue là, me l'a enseigné juste avant qu'on revienne à l'école.
-Pourrais-tu… me le montrer?, demanda-t-elle tristement, se doutant qu'il allait refuser.
-Je ne suis pas sûr que je devrais, tu me battras probablement à ça aussi.
-Tu as peur Draco?, défia Hermione ses yeux brillants.
-Non, j'ai besoin de quelqu'un qui me mette au défi. C'est d'accord, je vais t'enseigner la magie sans baguette Hermione. Avec ton cerveau, tu vas comprendre comme ça, dit-il en claquant des doigts.
Elle passa sa main dans ses cheveux et rit « tu es mieux de te surveiller alors Malfoy. » Puis elle demanda : « est-ce que tu aimes vraiment mes cheveux? J'ai toujours pensé que c'était un fouillis indescriptible. Je souhaitais souvent qu'ils soient droits. »
Draco fit semblant d'être horrifié, « non, ne fais pas ça! Je pense que tes cheveux sont bien comme ça. C'est inhabituel et différent, et j'aime comment tes boucles touchent tes épaules. Ça me rappelle une plante grimpante. »
Hermione rougit de nouveau, « tu es si gentil. »
Il rit d'une voix grave et attirante. « Merci… je pense. » Il commença à sortir sa plume, ses parchemins et ses livres de notes. Sa main frotta celle d'Hermione et la serra gentiment dans la sienne. « J'aime les filles intelligentes, elles sont tellement plus intéressantes que les filles belles mais sans esprit. »
-Alors, ça veut dire que tu ne penses pas que je suis belle?
-Tu es les deux, dit-il en ouvrant livre d'Astronomie. As-tu aimé mon poème alors?
-Il était adorable. Je ne savais pas que tu étais un poète.
-Pas plus que moi, c'est le premier poème que je n'ai jamais écrit. Tout comme Athéna, c'est la fille de mon hibou et le premier cadeau que j'ai donné à une fille à vie.
-Elle est la plus merveilleuse des hiboux! Je l'aime tellement! Elle est vraiment intelligente, et elle aime se reposer sur mon épaule et jouer dans mes cheveux. Même Pattenrond s'entend bien avec elle. Merci beaucoup Draco.
-Ça fait plaisir. Je savais qu'elle irait bien avec toi.
Hermione lui envoya un sourire éclatant, sourire qui la transforma.
-Tu sais, je t'aime plus comme ça.
-Je m'aime plus comme ça aussi. Et, pour que tu le saches, ce n'est pas un jeu, c'est le vrai moi.
-Bien. Elle lui permit de lui ternir la main pendant un moment avant de la libérer gentiment. « Ok, alors, sur quoi est-tu interrogé en Astronomie? La conjonction des planètes?
Ils passèrent une heure et demie plaisante, étudiant, se posant des questions sur l'Astronomie et l'Étude des runes jusqu'à ce que Draco fasse la remarque que si un fait de plus lui rentrait dans la tête, elle allait exploser.
-Et tu ne voudrais pas d'un garçon idiot et sans tête pour être ton petit ami, n'est-ce pas?
-Oh, je ne sais pas à propos de ça, répondit-elle pour l'agacer, envoyant ses cheveux à l'arrière. Quelques filles disent que l'homme parfait est un bonhomme de pain d'épice.
-Pourquoi?
-Parce qu'il est mignon, gentil et que s'il te donne des problèmes, tu peux lui manger la tête.
Draco la fixa : « c'est… c'est… c'est purement démoniaque! »
Elle rit, « soit heureux que je t'aime comme tu es, Malfoy. »
-J'en suis vraiment heureux, murmura-t-il, puis il suivit ses instincts, prit son visage entre ses mains et l'embrassa, doucement et lentement.
Ses lèvres étaient douces et pleines et il était vraiment heureux de sentir la bouche d'Hermione sur la sienne.
Hermione inspira brusquement, bien que Draco l'ait prise par surprise, elle découvrit que cela ne la dérangeait pas, pas du tout. Il la rendait toute chose et tremblante et elle comprit finalement ce que voulait dire les autres filles du dortoir quand elles disaient qu'un baiser pouvait les faire trembler de la tête aux pieds. Elle n'avait jamais pensé connaître ce sentiment, elle qui était le rat de bibliothèque, la tête hirsute Sang de bourbe, elle qu'aucun garçon ne regardait deux fois à moins de vouloir de l'aide pour ses devoirs.
Jusqu'à maintenant.
Et ce sentiment était absolument merveilleux.
Après un moment Draco se dégagea, gardant ses mains sur les épaules d'Hermione, et dit sensuellement : « maintenant, n'es-tu pas heureuse que je ne sois pas un bonhomme de pain d'épice? »
Hermione éclata de rire « vraiment beaucoup ». Elle regarda dans sa direction et sentit une drôle de sensation, comme si elle était entrée dans un conte de fées et que le magnifique prince sorcier choisissait la femme trop ordinaire pour son prestige. Je dois être folle. C'est Draco au nom de Merlin! Draco Malfoy! Celui qu'ils appellent le Prince des Serpentard. Et tu es la Gryffondor Miss-je-sais-tout. Sa conscience la réprimanda. Mais il m'a offert mon hibou et m'a donné un poème! Et maintenant, il m'a embrassé. Est-ce que j'oserai lui faire confiance? Est-il vraiment sérieux ou est-ce seulement un jeu? Il y avait seulement une manière de le trouver.
-Draco?
-Quoi?
-Je me demandais… est-ce que tu as quelqu'un pour le bal de Noël?
-Non.
-Alors, est-ce que tu voudrais y aller avec moi?
Il la fixa dans ses yeux chocolat et vu un début d'incertitude et de peur qu'elle essayait de cacher. Il se fit brusquement une raison. Il voulait bannir à jamais cette incertitude. Il se racla la gorge.
Elle attendit, son cœur battant rapidement dans sa poitrine, d'entendre un poli refus.
À la place, il dit oui.
-Vraiment? Tu vas y aller avec moi?, s'écria-t-elle, incapable d'en croire ses oreilles.
-Oui.
-Même si je suis une Gryffondor et que tu es un Serpentard?
-Oui, tu sais ce n'est pas sans précédent qu'une Gryffondor sorte avec un Serpentard. Pense à Severus et Lily. Ils ont brisé les conventions, comme nous le pouvons aussi. Si tu le veux, bien sûr.
-Oui, répondit-elle, en se mettant sur la pointe des pieds et en l'embrassant en retour. Je te vois demain, Draco.
Ses lèvres étaient comme un effleurement, léger comme les ailes d'un papillon, mais il savoura ce bref contact sur le chemin du retour à sa salle commune. Elle avait promis de le rencontrer à la bibliothèque encore demain, puis ils allaient aller chez Madame Pieddodu à Pré-au-Lard pour dîner. Par la suite, ils allaient voir ce que l'école allait faire d'un couple de maisons opposées.
Il avait presqu'atteint le portrait de Raj quand il entendit distinctement la voix nasale de Pansy l'appelant pour qu'il l'attende. Ah, par l'enfer! Pourquoi doit-elle venir maintenant et ruiner ma soirée?
-Draco! Oh, tu es là! Où étais-tu?, roucoula Pansy, se dépêchant d'aller vers lui et lui agripper le bras.
Il se battit contre lui pour ne pas se libérer d'un coup sec. Il n'aimait pas être touché soudainement, un héritage de l'abus de Lucius. « J'étudiais », répondit-il brusquement, espérant pouvoir continuer son chemin dans le trou du portrait.
-Oh, pauvre toi. Passer son samedi soir à étudier au lieu de se détendre. Rogue doit être un gardien très sévère, s'il te fait faire ça.
-Il ne me faisait pas faire ça, Pansy, c'était mon choix. J'aime obtenir de bons résultats tu sais.
-Oui, tu es si intelligent Dracounet, roucoula Pansy.
Draco passa près de s'étouffer, Merlin, aide-moi. Maintenant, elle me donne des surnoms. Des surnoms terribles en plus! « Euh, Pansy, ne m'appelle pas comme ça, mon nom est Draco. »
-Mais pourquoi pas?, dit-elle en faisant la moue. Les autres filles donnent des surnoms à leur petit ami.
Petit ami? Whoa! Je n'ai jamais dit oui à ça! Il libéra son bras d'elle, déterminé à tuer son amour naissant dans l'œuf une fois pour toute. « Écoute Pansy, je sais que nous étions… liés l'un à l'autre par un contrat, mais quand mon père fut envoyé à Azkaban et que je suis devenu la pupille de Severus, le contrat a été annulé. »
-Pas pour moi, ce n'est pas terminé, déclara-t-elle à bout de souffle. Je te l'ai dit chéri, je m'en fous de ce que mon père a dit, je vais te marier toi ou pas personne. Nous sommes parfaits ensemble.
Draco secoua sa tête, horrifié. « Non, écoute-moi pour une fois! Tu ne sais même pas une seule chose à propos de moi. »
-Bien sur que oui. Je te connais depuis que nous sommes enfants!
-Non, tu ne le sais pas. Tu connais l'héritier Sang pur Malfoy que Lucius a élevé, mais ça n'a jamais été moi. Je suis désolé Pansy, mais nous n'allons pas ensemble. Tu es tombé amoureuse de quelqu'un qui n'existait pas. Il se sentait mal d'être si direct, mais rien d'autre ne semblait atteindre Pansy.
Elle le fixa du regard. « Non, tu m'aimes aussi! Tu me l'as dit… ce jour-là, près de l'étang derrière ta maison. »
-Pansy, pour l'amour de Merlin! J'avais six ans, et mon père venait juste de m'ordonner de sortir et d'être gentil avec toi ou bien il allait me battre. Alors je l'ai fait, j'ai dit ce qu'il voulait que je dise. Je suis désolé si tu as pensé que j'avais des sentiments pour toi.
-Non, tu ne veux pas dire ça, je sais que tu m'aimes!, cria-t-elle passionnément, et puis elle lança ses bras autour de lui.
-Ugh! Pansy, lâche-moi, dit-il sèchement. Il réussit à s'échapper quelques instants plus tard. « Arrête de te donner en spectacle, merde! Je ne vais pas faire ce que tu veux puisque ce que tu veux est un parfait Mangemort. Et ce n'est pas moi, ça ne l'a jamais été. Nos pères ont arrangé ces fiançailles entre nous, mais maintenant que c'est terminé, nous pouvons trouver nos propres partenaires. Alors, pourquoi ne prends-tu pas avantage de ce fait, ok?
Elle hoqueta, ses yeux grossissant à travers son visage dodu. « Qu'est-ce que tu dis? Que tu as trouvé quelqu'un d'autre? Qui est-elle? Où est-elle? »
-Ce ne sont pas de tes affaires, insista Draco. Bonne nuit Pansy.
Après ça, il tourna les talons, donna le mot de passe au portrait puis disparut à l'intérieur, laissant une Pansy figée et fulminante le regarder partir.
-Comment ose-t-il me laisser en plan pour quelque… autre tarte! Il m'appartient à moi en premier! Attends que je trouve qui elle est, je vais lui faire regretter amèrement le jour où elle a posé ses yeux sur lui. Personne ne prend ce qui m'appartient. Personne!, jura-t-elle, puis elle disparut à son tour dans le trou du portrait, dans les hauteurs des donjons, préparant une revanche pour la personne que Draco avait choisie à sa place.
À l'autre bout du château, tout en haut de la tour des Gryffondor, Hermione brossait ses cheveux et chantonnait pour elle-même. Athéna était perchée sur son coffre, et à intervalle, Hermione arrêtait et caressait son hibou, lui murmurant : « je pense qu'il m'aime vraiment Athéna! Juste moi, et pas parce que j'ai mémorisé la moitié de la bibliothèque. » Elle sourit de bonheur à elle-même et se demanda ce que demain allait apporter. « Je pense… J'espère… que mon prince m'a finalement trouvée », confia-t-elle à son hibou et à un Pattenrond endormi. Puis elle ria de sa propre fantaisie et continua à brosser ses cheveux. Demain sera un jour à se rappeler.
Traduction finale le : 5 juin 2013
Relecture finale le : 27 juin 2013
