DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.

À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d'Elle et Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.

Merci aux reviews! Elles sont très appréciées :-)

Bonne lecture!

Elle et Lui

Désolée pour ce chapitre qui apparaît avec une semaine de retard, le prochain arrivera la semaine prochaine sans problème.


Retour au Manoir Prince

Chapitre 8 : Dîner et une discussion avec Severus

Deux heures plus tôt, les Trois-Balais, Pré-au-Lard

Harry réussit à trouver une table pour Katie et lui dans un coin tranquille et fut surpris lorsque le serveur, un elfe de maison, lui demanda s'il voulait voir le menu des couples.

-Ce menu est conçu spécialement pour deux personnes et inclut un apéritif, le plat principal et le dessert, le tout à un prix spécial.

-Pouvons-nous en consulter un alors?, demanda Harry.

-Bien sûr, maître Rogue, répondit l'elfe de maison en faisant une courbette. Il claqua des doigts et le menu apparut.

Harry fixa la minuscule créature, « vous savez qui je suis? »

-Certes. Tous ceux de Pré-au-Lard vous connaissent, maître Harry Rogue, anciennement Harry Potter avant de découvrir son véritable héritage. Je suis Link, maître, et c'est un plaisir de vous servir ce soir. Puis il se pencha vers Harry et murmura à son oreille, « la Reine vous envoie ses respects, mon seigneur, et mes félicitations pour être devenu le nouvel héritier ». Puis il cligna des yeux et demanda très sérieusement ce qu'ils voulaient boire.

Harry prit un thé au citron pétillant et Katie ordonna une eau à la pêche. Du jus de pêches frais y était ajouté et c'était très rafraîchissant.

-Je devrais essayer une bonne fois, dit Harry après que Katie lui eut expliqué ce que c'était.

-Tu aimerais ça, c'est délicieux, répondit Katie, puis elle poursuivit sa lecture attentive du menu. Cette trempette a l'air succulente : fromage cheddar chaud, bacon, trempette d'oignons avec des croûtons de pain.

-C'est vrai que ça a l'air bon. Euh… pourquoi ne choisirais-tu pas le menu Katie? Je ne suis pas difficile, je mange de tout, offrit généreusement Harry.

-Tu es sûr? Tu n'as pas de plat préféré?

Il secoua la tête. « Non, pas vraiment. Il y a quelques repas que mon père faits et que j'aime vraiment, mais je ne pense pas qu'on va les voir ici, alors… vas-y, prends ce qui a l'air d'être bon. »

-Le professeur cuisine?

-Oh oui, et il est cuisine très bien. Il nous a enseigné à Draco et moi quelques recettes, vraiment excellentes! Draco ne savait pas du tout comment cuisiner avant qu'on lui enseigne cet été. Elfes de maison à la maison, tu comprends?

Katie inclina la tête. « C'est typique de la plupart des familles Sang pur. Pas la mienne cependant. Je suis une sang-mêlée, ma mère est une moldue, et mon père un sorcier. Mais les Bell ne sont pas vraiment pour les services domestiques. ».

Elle lut attentivement les choix du menu, puis hocha la tête après quelques minutes.

-Que penses-tu d'un veau braisé au vin rouge avec deux à côté, patates pillées et carottes et fèves vertes? Et pour dessert, un double banana split et tu peux choisir deux sortes de crème glacée.

-Ça a l'air délicieux, j'adore la crème glacée, admit Harry.

Quand Link revint avec leurs boissons, il passa leur commande. Il aurait voulu lui demander quelle était sa relation avec la Reine Titania, mais le serveur avait déjà transplané dans un pop avant qu'il puisse le faire. Harry haussa les épaules. Tant pis, j'imagine qu'il fait partie de la cour basse des faes, peut-être qu'ils ont un système de rumeurs avec les chatoyants… Ce qui fait que mon ascension comme héritier du manoir Prince aurait été une grande nouvelle à la cour de Seelie, alors je ne devrais pas être trop surpris que Link sache à propos de cela. Je demanderai peut-être à papa plus tard ce soir.

Maintenant, tout ce qu'il voulait était de se concentrer sur Katie et avoir un bon souper. Il ne pouvait croire qu'il était actuellement assis à une table avec l'attirante poursuiveuse, conversant à bâtons rompus. C'était ce qu'il voyait dans ses rêves, pas dans la réalité et pourtant, ça l'était, la réalité! Il sirota son thé pétillant et dit : « alors, que penses-tu du Tournoi? Et des étudiants provenant des autres écoles? »

-Durmstrang et Beauxbâtons?, clarifia Katie. Bien, le Tournoi à l'air d'être très excitant, sans mentionner tout le danger l'entourant. Je suis heureuse de ne pas y participer. Un ou deux concurrents sont déjà morts, tu sais, en essayant de compléter leurs défis. J'ai entendu dire qu'il y en avait trois au total et que chacun était plus difficile que le précédent. Mais le grand gagnant du Tournoi remporte un énorme 1 000 Gallions, plus la coupe du Tournoi des Trois Sorciers.

Harry siffla, « wow! Mais si tu vas risquer ta vie pour une compétition, je suppose qu'ils sont mieux de bien payer. »

-C'est aussi ce que je pense. Et c'est pourquoi il est obligatoire d'avoir dix-sept ans pour participer à la compétition. Katie prit une pause puis commença à boire. « J'ai entendu dire que certains étudiants de Durmstrang se font enseigner la magie noire et aussi la défense. Leur directeur, Igor Karkaroff, a été un partisan de Tu-Sais-Qui. En plus, c'est une école de garçons uniquement. »

-Vraiment? Je pense que l'on devrait surveiller nos arrières alors. Et à propos de l'autre?

-Beauxbâtons est en France, et j'y suis presqu'allée…j'y ai été invitée. Mais je ne voulais pas vraiment habiter à l'étranger et mon français est véritablement mauvais. En plus, ce sont presque toutes des filles et je deviendrais folle sans pouvoir parler à des gars. Des fois, je m'entends mieux avec les gars qu'avec les filles, dit-elle en riant nerveusement. Est-ce que ça a l'air bizarre? Je veux dire… je n'ai jamais vraiment été dans les affaires de filles… tu sais… les potions pour les cheveux et le maquillage... J'aime voler, lire et étudier les potions ou partir en exploration dans les bois. Maman m'appelait son garçon manqué.

Harry eut un sourire timide puis répondit : « je ne pense pas, je… j'aime ce genre de choses aussi. À la maison de mon père, j'avais l'habitude de voler ou marcher dans la forêt de notre propriété tous les matins. C'était si tranquille. » Ses yeux étaient lointains et il caressa inconsciemment le médaillon sous son chandail, se rappelant ces matins paresseux où il marchait autour du manoir avec le soleil éclairant le haut des merlinnas et faisant étinceler l'eau dans l'étang à poissons.

-Où habites-tu?

-Dans le Yorkshire, plus haut que les terrains de chasse, répondit Harry. C'était en partie la vérité, la moitié du terrain était vraiment là. « Papa a hérité de ce terrain par son grand-père, Micah Prince, il appartient à la famille Prince depuis des générations. »

-Wow! On dirait que tu es riche. Et un jour, tout cela sera à toi, n'est-ce pas?

-Oui, un jour. Je suis juste heureux qu'il soit entièrement à nous, qu'il ne soit pas imposé ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas gigantesque, mais c'est confortable, dit Harry en souriant.

-Tu l'aimes vraiment, n'est-ce pas?, demanda Katie ingénieusement.

-Comment… comment sais-tu cela?

-Je peux l'entendre dans ta voix et le voir dans tes yeux quand tu en parles, répondit-elle simplement.

-C'est vrai. C'est ma première vraie maison. Avant, je vivais avec mon oncle et ma tante dans le Surrey, mais disons que… ce n'était pas vraiment bien. Je me suis toujours senti comme un parent indésirable. Mais pas avec mon père au Manoir des Prince, j'ai un sentiment d'appartenance là-bas.

-Je me sens comme ça à propos de ma maison aussi. J'habite dans le Devon, proche de l'océan, et notre maison était celle d'un groupe de contrebandiers il y a longtemps. C'est vieux et ça craque, mais elle a son caractère et des dizaines de passages secrets. Mes sœurs et moi, on avait l'habitude de les explorer lorsque nous étions plus jeunes.

-Combien de sœurs as-tu?

-Deux et elles sont toutes plus vieilles. Maxine est la plus vieille, elle travaille pour une compagnie maritime, en tant que Mage des mers. Elle voyage partout. Ma sœur Amber est employée au ministère et travaille dans le département de la météo.

Ils continuèrent à discuter tout en mangeant l'excellent repas. Harry était émerveillé de se sentir si à l'aise avec elle, comme s'il l'avait connue toute sa vie. Il se trouva en train de lui raconter tous les problèmes que Draco et lui eurent cet été au manoir, et elle riait si naturellement. Elle partagea elle aussi ses propres mésaventures et méfaits avec lui.

-Une fois, Amber et moi avons pris le petit bateau de pêche tôt le matin et nous nous sommes retrouvées coincées dans une rafale de vent. Nous nous sommes presque noyées… le temps qu'il nous fallut pour retourner à la maison, nous étions trempées et effrayées à en mourir… que notre père le découvre bien entendu.

-Et, est-ce qu'il l'a découvert?

-Oh oui, c'est impossible de cacher quoi que ce soit à papa, il était si fâché! Nous avons toutes les deux eu notre part de punition et nous avons dû nettoyer le bateau au complet sans magie et évider des poissons pendant une semaine, admit tristement Katie. Mais nous avons appris notre leçon et n'avons plus jamais sorti le bateau sans le dire à mon père ou à ma mère. Nous étions des sauvageonnes comme ma grand-mère Bell avait l'habitude de dire. Des fois… des fois je m'ennuie énormément de l'océan. As-tu déjà pris la mer Harry?

-Non, je n'ai jamais été près d'un océan.

Elle le fixa : « Même pas durant les vacances? »

-Non, ma tante et mon oncle avait l'habitude d'y aller et de prendre Dudley, mais je n'avais pas la permission de les accompagner. Ils ne pensaient pas que c'était nécessaire que je les accompagne, alors ils me laissaient à la maison.

-C'est terrible!

-C'est ça les Dursley, répondit Harry en haussant les épaules.

-Tu es vraiment bien loin d'eux alors, déclara Katie en reniflant. Peut-être pourrais-tu venir me visiter cet été avec professeur Rogue et Draco? Ça ne dérangerait pas mes parents, ils aiment que j'amène des amis de l'école. Angelina est venue l'an passé et elle est restée une semaine.

-C'est vraiment gentil de ta part, dit Harry en rougissant. Je dois quand même demander à mon père, être sûr qu'il n'ait pas de plans. Il préfère habituellement rester à la maison.

À ce point, le dessert arriva et Harry et Katie prirent à tour de rôle une bouchée de cet énorme banana split avec des framboises, du chocolat et de la crème glacée aux pacanes remplie de caramel chaud, de crème fouettée, de cerises et de noix.

-Mmm, c'est si bon!, dit Katie en soupirant de bonheur comme elle mangeait une cuillère pleine de chocolat.

Harry hocha la tête, il aimait lui aussi la douceur glacée. La crème glacée lui avait manqué tout l'été puisque le Manoir Prince était trop loin pour que Severus aille en chercher tout le temps au Chemin de Traverse.

Ils continuèrent de partager le dessert jusqu'à ce que Katie déclare qu'elle ne pouvait plus en manger et donna le reste à Harry.

-Tiens Rogue, finis-le. Si je mange une bouchée de plus, je ne pourrai plus entrer dans une robe pour le bal de Noël. Je serai grosse comme une baleine.

Harry répondit, arrêtant la cuillère à mi-chemin de sa bouche, « tu n'es pas grosse Katie. »

-Ha! Je vais l'être si je continue de manger comme cela. Ça va direct dans mes hanches, crois-moi. C'est pour ça que je joue autant au Quidditch, ça aide à garder un poids stable.

Il avala sa bouchée et se demanda s'il devait parler du bal de Noël et du fait qu'il n'avait toujours pas personne pour l'accompagner. Est-ce que c'était trop tôt? Est-ce qu'elle allait être offensée? Il avala difficilement, sentant des papillons dans son estomac, puis commença :

-Euhh Katie?

-Que se passe-t-il? Tu as presque l'air malade. Tu as trop pris de crème glacée? J'ai une potion calmante pour l'estomac dans ma bourse.

Il cligna des yeux et dit : « Tu te promènes avec des potions? »

-Oui, au cas où. Tu vois, je suis une vraie folle des potions. En as-tu besoin?

-Non, je vais bien. Je me demandais… as-tu quelqu'unpourlebaldeNoël?, marmonna-t-il, se sentant devenir rouge de gêne.

-Quoi? Pourrais-tu le redire Harry? Et peut-être retirer la cuillère de ta bouche?

-Oh, oui c'est vrai. Il déposa la cuillère. Merlin, je suis un tel idiot! Maintenant, elle ne voudra jamais sortir avec moi! « J'ai dit… je me demandais si tu avais quelqu'un … pour le bal de Noël? »

-Non, pourquoi?, demanda-t-elle, à bout de souffle. « Je pensais peut-être demander à Fred Weasley, mais… »

-Oh, euh… bien… voudrais-tu y aller… avec moi?, bredouilla Harry, souhaitant pouvoir disparaître sous la table. Pourrait-il être plus pathétique?

Il attendit qu'elle lui dise poliment non.

À son étonnement, elle sourit d'une oreille à l'autre, comme une enfant dans un magasin de bonbons et dit : « je me demandais quand tu allais me le demander, Harry. J'aimerais beaucoup y aller avec toi. »

-T-Tu veux? Alors, ça ne te dérange pas que je sois plus jeune que toi?

-Me déranger? Pas du tout! Qu'est-ce qu'un an? C'est juste un chiffre, dit-elle en riant, et éloignant ses cheveux de son visage. En plus, tu es un des gars les plus gentils que j'ai jamais connu, en plus d'être l'un des plus beaux.

Il passa proche de tomber de sa chaise, sous le choc. Elle pense que je suis beau? « Vraiment? »

-Oh oui. J'adore comment tes cheveux sont présentement, lisses et noirs, comme un corbeau. Tu n'as pas remarqué comment toutes les filles de Gryffondor te regardent maintenant, Rogue?

-Non. Je pensais qu'elles me regardaient parce que je suis le fils de Rogue, ou quelque chose comme ça.

Katie partit à rire, d'un rire contagieux, ce qui déclencha le rire de plusieurs personnes en même temps.

-Oh Harry! Bien sûr qu'elles te regardaient à cause de cela, mais pas parce que tu as un drôle d'air. C'est parce que tu es un pétard, excuse l'expression. Elle le regarda, appréciative. « Tu ressembles à ce que le professeur Rogue devait avoir l'air à ton âge, à l'exception du nez crochu. Il n'y a pas à se demander pourquoi ta mère est tombée amoureuse de lui. » Puis Katie rougit. « Je suis désolée, je deviens trop intime maintenant. »

-Non, ça ne me dérange pas. Je n'étais juste pas… je veux dire, je n'ai jamais réfléchi à pourquoi les personnes me regardaient avant, marmonna-t-il, et sentit soudainement les premiers émois d'un désir. Rougissant, il regarda ailleurs, seulement pour sentir une douce main lui prendre le menton et lui tourner la tête afin qu'il puisse regarder directement dans les yeux bleu cobalt de Katie.

-Ne regarde pas au loin. Regarde juste ici, lui dit-elle doucement, se surprenant elle-même par son comportement audacieux.

Les yeux verts rencontrèrent les yeux bleus et fusionnèrent. Soudainement, elle se penchait vers lui et l'embrassa.

Harry eut un sursaut, mais ne se retira pas. Son baiser était tour à tour doux et léger, câlin et passionné. Il était submergé par les sensations mais cela ne le dérangeait pas du tout, puisqu'elle était tout ce qu'il avait toujours voulue, bien qu'il ne l'ait pas su avant ce moment.

Et il vit dans ses yeux qu'elle ressentait la même chose.

Il approfondit le baiser, en accord avec un instinct inexploré, jusqu'à qu'ils soient les deux à bout de souffle.

Quand elle se retira finalement, elle souriait d'une oreille à l'autre, une expression sidérée sur son visage.

-Merlin Rogue! Où as-tu appris à embrasser comme ça?

-Est-ce que c'était mauvais?

-Mauvais!, s'exclama Katie. Viens ici, laisse-moi te montrer comment c'était mauvais.

Une fois de plus, leur bouche se rencontrèrent et la seconde fois était encore meilleure que la première.

-Par les flammes de l'enfer, si tu deviens encore meilleur, j'aurai besoin de quelqu'un pour me ranimer taquina Katie, une fois qu'elle put parler.

-Ça sera mon plaisir, répondit Harry à la blague, riant. Je reviens, je vais aller payer la facture.

Mais quand il approcha la propriétaire, Madame Rosmerta, celle-ci refusa de prendre son argent. « Payée par la maison celle-là, l'amoureux! », dit-elle en balayant de la main ses Gallions et ses Noises. « Ton père m'a rendu une faveur il y a longtemps et c'est ma manière de la retourner. Range ça, jeune Rogue. Fais-moi une faveur et va marcher avec ta petite amie sous la pleine lune. »

-Mais… je…

-Allez, va, jeune homme! Tu es jeune seulement une fois, c'est mieux que tu en profites immédiatement! Maintenant, va », dit-elle en fermant une main décidée sur ses pièces, le tourna et l'envoya sur son chemin, avec une tape aux fesses, riant comme il rougissait. « Ta petite amie est chanceuse, oh oui! »

Le visage en feu, Harry se retira à sa table, essayant d'ignorer les rires discrets des autres clients derrière lui.

-Tout va bien?, demanda Katie en se mettant sur pied.

-Oui, viens, allons prendre une marche.

Elle mit sa main sous son bras et ils sortirent ainsi des Trois Balais. Katie envoyait des regards glacés aux quelques femmes assez courageuses pour regarder son compagnon.

Ils marchèrent d'un pas lent pour retourner au château, profitant de la nuit et de la cascade d'étoiles dans le ciel.

Quand ils atteignirent l'entrée de la tour des Gryffondor, Katie se tourna et lui dit : « merci pour le dîner Harry. J'ai passé un merveilleux moment. »

-Moi aussi, ajouta-t-il d'une voix enrouée. Euh… je dois aller voir mon père quelques minutes, il veut me parler.

-Bonne nuit Harry, je te vois demain sur le terrain. Ne sois pas en retard, lui dit-elle en agitant un doigt moqueur devant lui. Puis elle lui embrassa le bout du nez, ses yeux cobalt brillants de plaisanterie.

-Fais de beaux rêves, Rogue.

-Toi aussi, Katie, dit-il en la saluant de la main comme elle passait le portrait.

Merlin, quelle nuit! J'ai été brillant!, pensa-t-il dans un état d'exultation. Attends que je dise ça à Draco. Il va probablement être surpris quand je lui dirai que je l'ai embrassée deux fois. Tout en souriant de façon affecté, Harry fit son chemin jusqu'au donjon, puis dans les quartiers privés de Rogue, se demandant ce qui était si important que son père ne voulait pas attendre demain pour en discuter avec lui.

De retour au château, Phil observa quelque chose d'étrange avec le professeur Maugrey, le professeur de Défense contre les forces du mal. Le vampire avait noté qu'en plusieurs occasions, juste après le dîner, Maugrey s'était dépêché de retourner dans sa classe. Il avait passé plusieurs minutes à l'intérieur, fouillant dans un vieux coffre qui possédait une quinzaine de serrures. Ayant trouvé ce qu'il voulait, il avait placé un sort de discrétion sur la salle et Phil n'avait pas été capable de voir ce que le professeur fit par la suite.

C'était un comportement pour le moins étrange et Phil était suspicieux. Il était présent dans le premier cours qu'Harry avait eu avec l'Auror, caché dans le fond de la salle, observant le comportement de Maugrey comme il parlait des trois Impardonnables, leur donnant l'histoire et la théorie derrière ceux-ci et leur promettant une démonstration dans le futur. Phil n'était pas opposé à l'idée de montrer une telle magie aux étudiants, puisqu'il avait comme opinion de connaître son ennemi pour pouvoir le vaincre, ce qui voulait parfois dire apprendre la magie noire pour pouvoir la contrer et la bloquer.

Mais quelque chose à propos de ce professeur mettait ses instincts en mode alerte. Phil était vivant depuis mile ans et il était capable de reconnaître un prédateur quand il en sentait un. Maugrey empestait le danger et lui faisait dresser ses cheveux sur sa tête et ressortir ses crocs qui avaient hâte de trouver leur marque dans son cou. Il n'avait rien senti de cela des autres membres de l'équipe professorale et se demandait pourquoi ce seul sorcier lui faisait ressentir une telle hostilité.

Mais il avait peu de temps à passer sur le comportement de Maugrey pour le moment. Son corps tremblait, lui signalant qu'il avait besoin de chasser, et de bien se nourrir, pour qu'il n'ait pas besoin d'y retourner avant au moins un mois. Étant un ancien seigneur vampire, Phil avait seulement besoin de chasser une à deux fois par mois, à la place de tous les trois jours ou une fois par semaine comme un jeune vampire.

Depuis qu'il refusait de chasser les proies innocentes, ou celles sans une once de méchanceté, il allait devoir se risquer à l'étranger pour trouver une proie comme il le voulait. Il utilisa sa vitesse vampirique pour quitter le château et courir à travers les montagnes de l'Écosse jusqu'à la cité grouillante d'Edimbourg. Là-bas, avait-il pensé, il allait pouvoir trouver le genre de proies qu'il cherchait, les déchets de la société : les meurtriers, les violeurs, les abuseurs d'enfants.

En écoutant leurs pensées, il allait pouvoir choisir une cible et se nourrir, rapidement, profondément et sans bruit. Après, il allait disposer du corps, de manière telle qu'il allait être impossible de le retrouver. Il savait que c'était peu probable que quelqu'un s'inquiète pour ce genre de personnes, mais il avait appris des siècles plus tôt à nettoyer derrière lui, puisque même aujourd'hui des Chasseurs de vampires étaient encore après eux et ne faisaient aucune différence entre les bons et les mauvais vampires. Pour eux, ils étaient des monstres suceurs de sang qui avaient besoin d'être exterminés.

Phil émergea d'une rue de côté, écoutant attentivement les personnes qui marchaient dans le coin par hasard. Personne ne pouvait le voir, puisque son voile était mis en place. Tout ce qu'il avait à faire était de se concentrer et il pouvait écouter les pensées des gens qui passaient. Après une dizaine de minutes, il « entendit » un candidat acceptable – un homme mince qui planifiait le vol et le meurtre d'un jeune couple en santé qui marchait plus loin sur le boulevard.

L'homme avait un couteau aiguisé et un fusil armé d'un silencieux, qui, un comme l'autre ne sera pas un obstacle pour Phil. Les fusils sont si surestimés, pensa-t-il avec mépris, avant de bouger vers sa cible.

Une minute, l'homme était en train de se promener sur le trottoir et celle d'après, il était emporté et étranglé par une grande main sur sa bouche. Il se débattit mais, peu importe ce qui le retenait, cela avait des bras d'acier. Puis une voix siffla à ses oreilles, « dis au revoir à ce monde Terrance et prépare-toi à rencontrer ton Créateur. »

Ce fut la dernière chose que ce malfaiteur n'eut jamais entendu, puisque dans la seconde qui suivit, Phil avait planté ses crocs dans la gorge de l'homme et commencé à boire.

En sept minutes, le meurtrier était mort. Le maître vampire lécha avec soin les marques de ses dents, puisque la salive de vampire les guérissait et faisait ainsi en sorte de cacher les victimes des marcheurs de nuit. Les jeunes vampires oubliaient souvent de faire cela après s'être nourrit, c'était de cette manière que leurs proies étaient identifiées. Philip était trop âgé et prudent pour faire une telle erreur. Il prit le corps, ainsi que plusieurs pierres qu'il transporta à un lac. Il fit couler le tout, où il allait pouvoir se décomposer et nourrir les types de poissons résidant là.

Il fit par la suite le chemin du retour pour Poudlard, sa soif apaisée, pour reprendre sa tâche de garde.

À l'entrée, il rencontra Pincée, qui sembla être particulièrement frivole, jusqu'à ce qu'elle l'informe des activités de ses deux jeunes « neveux » ce soir. C'est tellement beau de voir un jeune amour, ronronna la tisseuse de rêve, volant en faisant des boucles autour de la tête du vampire.

Phil rit, amusé des cabrioles du minuscule félin.

-Vraiment chaton, tu réagis comme si c'était la première fois que tu voyais un garçon être attiré par une fille.

-Est-ce que tu sais comment le vrai amour est rare parmi les faes Philip?, dit Pincée en miaulant. Aussi rare que la première étoile de l'été peut être vue à l'œil nu. Je dirais que c'est la même chose pour les humains, puisqu'ils ont l'air de passer toute leur vie à la recherche de LA bonne personne… et peu ont l'air de la trouver. Mais ce que j'ai senti ce soir… était vraiment magique. Il y avait une connexion entre Draco et Hermione, en dépit de leur opposition passée, qui, je pense, va perdurer s'ils la nourrissent adéquatement, comme une graine de merlinna. La même chose est également vraie entre Harry et la jeune Katie. Ce n'est pas quelque chose que je peux expliquer clairement, tu dois le sentir. Comprends-tu?

-Oui, Pincée. Moi aussi j'ai été en amour, je le suis encore, Julie est plus que juste ma partenaire, elle est mon âme sœur, nous sommes deux moitiés d'une même chose. Le moment où nos yeux se sont croisés, je l'ai su. Mon cœur s'est réjouit et n'a jamais arrêté depuis. Si ce n'était pas le cas, nos enfants ne seraient jamais nés, puisque seul un vampire qui aime de tout son être et qui est aimé en retour est capable de procréer.

-Je n'ai jamais su cela. C'est fascinant Philip. Alors vos enfants ont réellement été créés dans un acte d'amour. C'est splendide!

-Ça l'est vraiment Pincée. Mes garçons sont un miracle et je remercie mon Créateur tous les jours pour cela, dit Philip. Puis, il ajouta : « mais bien que j'espère que mes neveux trouveront le bonheur, je suis plus concerné à propos de leur sécurité qu'avec leur histoire d'amour du moment. Est-ce que tu as remarqué quelque chose d'étrange dans le nouveau professeur de Défense contre les forces du mal?

-Étrange? De quelle manière?

Phil lui raconta ce qu'il avait observé, et à son soulagement, le chatoyant considéra ses craintes avec attention et non pas comme des bobards. Le chatoyant accepta même de suivre l'homme pour voir ce qu'il pourrait apprendre sur lui.

-Harry m'a dit une fois que la position de professeur de Défense contre les forces du mal était maudite, parce que Dumbledore avait refusé la demande de Tom Jedusor de l'enseigner, que Voldemort aurait maudit la position pour plusieurs années et que presque tous avaient connu des morts prématurées ou des accidents malheureux.

Phil fronça des sourcils, « un poste maudit? C'est ridicule, mais si j'ai appris quelque chose à mon contact avec les sorciers, c'est qu'il est bon de tout assumer en même temps que de ne rien assumer. Par conséquent, je dois donc demeurer vigilant. »

-Moi de même.

-Où est Harry?

-Avec son père. Je pense que Severus l'a appelé à ses quartiers pour lui dire d'être attentif à ne pas avancer trop rapidement avec sa nouvelle petite amie.

-Oh, cette discussion. Merci mon Dieu mes petits diables sont trop jeunes pour ce genre de choses. Je peux mettre ça de côté pour encore au moins dix ans, dit le maître vampire en riant vicieusement. Pauvre Severus, je ne l'envie pas d'élever deux adolescents en santé maintenant.

-Peut-être as-tu besoin d'écouter par le trou de serrure, sombre maître? Pour récolter des conseils, peut-être?, suggéra le chatoyant avec insolence.

Philipe lui envoya un regard moqueur, « ah, maîtresse effrontée! Je n'ai pas besoin de ton aide dans ce département, merci beaucoup! »

Puis il se tourna et franchit le corridor, le chatoyant nota avec amusement que le vampire s'en allait en direction des quartiers du maître de potions.

Harry arriva aux quartiers privés de Severus vers neuf heures trente, ce qui lui donnait une bonne heure et quart avant le couvre-feu. Severus était assis sur le sofa indigo, buvant une coupe de cidre chaud et lisant un livre intitulé Discuter de sujets maladroits avec votre adolescent, qu'il s'empressa d'aller cacher sous une pile de La Gazette des sorciers quand Harry cogna à sa porte. Celle-ci était protégée des sorciers sombres et aussi de n'importe qui voulant du mal à lui ou à sa famille.

-Papa? C'est moi, Harry.

-Entre fils. Severus s'assit et reprit ses esprits sur le sofa. Il pria pour ne pas avoir l'air nerveux, bien qu'en réalité il était inconfortable et souhaitait simplement en finir au plus vite avec cette conversation. « Comment était le souper avec Miss Bell? »

Les yeux d'Harry brillaient avec une lumière que Severus avait seulement vu dans une autre paire de yeux – ceux de sa mère – quand elle avait accepté sa demande en mariage cette nuit il y a si longtemps. Severus connaissait très bien ce que ce regard voulait dire, et soudainement, il souhaita désespérément que Lily soit présente. Sûrement qu'elle se serait mieux occuper de cela que lui. Allez Severus, c'est ça être parent, se rappela-t-il à lui-même. De plus, tu pourrais difficilement faire pire que Tobias. Le maître de potions réprima un frisson à ce souvenir. Tobias était à moitié saoul lors de cette rencontre et avait dit à son fils que ce serait un miracle si une fille le regardait, encore plus vouloir coucher avec lui, mais que si jamais il s'arrangeait pour mettre une fille enceinte, il était mieux de ne pas venir pleurer dans ses bras.

-C'était merveilleux papa, répondit doucement Harry. Nous sommes allés au Trois Balais et avons eu le meilleur souper à vie… à l'exception des tiens je veux dire, ajouta-t-il ne voulant pas blesser Severus.

-Bien. Mademoiselle Bell a profité de sa soirée aussi?

-Ouais, je veux dire… je pense que oui. Je … euh… lui ai demandé si elle voulait m'accompagner au bal et elle a dit oui. Le garçon était si content qu'on avait l'impression qu'il flottait dans les airs. « Je ne peux pas croire qu'elle m'ait dit oui. »

-Pourquoi pas? Tu mérites d'être son partenaire Harry Albus Rogue, dit Severus. « Viens, assis-toi et prends du thé. » Il attendit jusqu'à ce que son fils se soit assis et qu'il se soit versé une tasse d'Earl Grey avant de se racler la gorge.

-Je suis content que tu t'entendes bien avec mademoiselle Bell. Elle est une jeune fille intelligente et sûre d'elle, que je serai enchanté de prendre comme apprentie une fois qu'elle aura terminé ici, si elle veut toujours être un maître de potions. Je pense que vous deux…vous vous complétez bien. Il prit une pause, essayant de se remémorer ce que le livre avait dit à propos d'introduire un sujet sensible...est-ce qu'il allait trop vite?

Harry se sentit devenir rouge puis il avala brusquement son thé et regarda son père avec une expression d'horreur grandissante. « Papa, tu ne m'as pas appelé ici pour euh… », puis sa voix mourut, sa langue devenant brusquement trois fois sa taille normale « parce que je sais déjà tout à propos de… ».

-Vraiment?, demanda Severus en se penchant vers lui.

-Euh … ouais… vraiment… ils nous enseignent tout à propos des bébés et comment ils sont faits dans la dernière année de l'école primaire, réussit à dire Harry. « Alors, si c'est tout… », il commença à se lever, seulement pour être arrêter par la main de Severus sur son bras.

-Attends fils, je n'ai pas terminé.

-Mais papa…

-Assieds-toi, ordonna son père fermement, et Harry obéit avec réticence quand Rogue saisit son bras.

-Maintenant, je sais que cela est… inconfortable pour toi d'en parler avec moi. Néanmoins, nous avons besoin d'en discuter, spécialement depuis qu'il est clair que toi et mademoiselle Bell êtes… comment puis-je dire… rendus à ce point.

Harry était maintenant rendu d'un rose éclatant et priait pour qu'il s'évanouisse simplement.

-Papa, c'est seulement mon premier rendez-vous, ce n'est pas comme si j'étais engagé au nom de Merlin!

-Mais tu considères évidemment d'autres sorties avec elle, n'est-ce pas?, demanda Severus. Harry répondit par l'affirmative.

-Et tu es visiblement attiré par elle, un aveugle pourrait le dire, sortit Severus avec courage.

-Bien sur que je l'aime. Je l'aime beaucoup même.

-Bien, et as-tu été intime avec elle?

-Je… je l'ai embrassé deux fois, admit son fils. C'est tout papa, s'il-te-plaît. Je ne suis même pas proche de… faire ça.

-J'espère que non, mais néanmoins tu as besoin de savoir quoi faire, si jamais tu te décides à faire l'amour avec une fille. Maintenant, j'ose espérer que tu agiras avec attention et que tu attendras d'être engagé avant de le faire, mais si jamais tu te décides autrement, tu dois connaître tes options.

-Options? Bon Dieu papa! Comme quoi?

-Comme d'être certain que faire l'amour est quelque chose que vous voulez tous les deux et que vous connaissez les conséquences avant de commencer. Ça ne devrait pas être quelque chose que tu prends à la légère, fils. Ça devrait être… plein de sens. Comme c'était entre ta mère et moi, ajouta Severus, priant pour que cela soit un exemple personnel suffisant pour qu'Harry comprenne son point.

Harry frétilla sur place, comme si ses fesses étaient chauffées à blanc par des fers.

-Et si jamais tu décides que ça l'est, alors tu as besoin de savoir comment prévenir toute grossesse involontaire. Ta première et meilleure option est l'abstinence. Mis à part ça, il y a plusieurs méthodes de contraceptions magiques que tu peux employer. La première et la plus commune est une potion appelée Contraceptix, elle peut être but jusqu'à une heure avant la relation pour un maximum d'efficacité. Elle doit être prise sur un estomac vide, si possible, puisque la nourriture pourrait diminuer la vitesse d'absorption. Contraceptix est facile à brasser et demande peu d'ingrédients coûteux, et ça ne diminue pas votre euhh… plaisir.

Harry fut surpris de voir un léger rougissement sur les joues de Severus.

-Cette potion a 99% d'efficacité. Cependant, pour être prudent, tu peux aussi considérer l'utilisation d'un sort en plus de la potion. Le charme d'inaptitude créé un léger bouclier d'air…, continua Severus, déterminé à faire cela comme il se doit. Il expliqua ce que le charme faisait, qui est similaire à un condom moldu, puis il suggéra quelques thés aux herbes qu'une fille pourrait prendre avant son cycle afin d'empêcher l'ovulation et une potion similaire adaptée au système reproductif des femmes.

Severus fit apparaître deux feuilles de parchemin, un contenant la recette pour les potions et les thés et l'autre les instructions pour le charme.

-Tiens, je recommande que tu les regardes comme il faut fils, avant de sauter, manière de parler. C'est naturel pour toi de vouloir avoir une… relation avec ta petite amie, ce n'est rien dont tu dois avoir honte, mais pour l'amour de Merlin, Harry, utilise ta tête. Être un père est une énorme responsabilité et je ne pense pas que tu sois prêt à seize ou dix-sept ans. J'en avais vingt lorsque tu es né et je n'étais pas prêt du tout pour cela, même si j'avais su que tu existais.

-Parce que tu étais un espion et que c'était en temps de guerre.

-Non, bien que cela aurait compliqué grandement les choses. Harry, avoir un enfant change tout, parce que cela veut dire que ta vie n'est plus à propos de toi ou même de toi et de ta petite amie. Quand un enfant arrive dans une vie, il devient le centre de ta vie. Et tu vis pour le protéger et en prendre soin jusqu'à ce qu'il grandisse. Ou, du moins c'est ce que tu fais si tu as une once de décence, de responsabilité et d'amour en toi. Ce travail est le plus important que tu n'auras jamais à faire et tu es mieux d'être préparé et de donner tout ce que tu as fils, parce que tu ne peux pas quitter ou recommencer.

-Je sais papa. Je ne suis pas prêt… à avoir un bébé encore.

-Merci Merlin, soupira longuement Severus de soulagement. « Parce que je ne suis tellement pas prêt à être un grand-père encore. »

-Pas plus que moi, répondit son fils en le taquinant.

-Jeune imprudent!, Severus lui prit gentiment le derrière de la tête. Une chose de plus, Harry. Tu dois aussi te rappeller de respecter ta petite amie. Si elle te dit non, tu arrêtes, peu importe ce que tu es en train de faire. N'assume pas qu'elle ne voulait pas le dire, ou bien qu'elle te dirigeait. Quand une fille dit non, c'est non. Compris?

-Oui monsieur. Jamais je ne forcerai une femme, jamais!

-Je sais fils, mais je voulais simplement te le rappeler parce que des fois…un garçon peut ressentir une urgence… tu as besoin d'avoir du contrôle parce que ce n'est pas un de mes fils qui ira abuser des femmes, est-ce que c'est clair?

-Oui monsieur.

-Bien, parce que si jamais j'apprends que c'est le cas, je te tue, Harry Albus Rogue. N'en doute pas un seul instant. J'ai survécu à un misogyne dans ma famille, je serai damné si j'en élève un, dit Severus sérieusement.

-Tu n'es pas en train de le faire, je ne suis pas comme ça papa. Pas plus que Draco.

-Merci mon Dieu pour ça, il tendit le bras et passa sa main dans les cheveux de son fils. « Je saute probablement aux conclusions et je sais que tu traiteras mademoiselle Bell décemment puisque c'est le genre de personne que tu es, mais je veux simplement mettre les cartes sur table. » Il respira un grand coup. « Maintenant que c'est terminé, est-ce que tu aimerais du chocolat chaud et des biscuits? Je sais que tu aimes manger du sucré avant d'aller te coucher, et cette fois-ci je te le permets, pour avoir été d'une bonne écoute et m'avoir permis de remplir mon euh… devoir parental avec un minimum d'embarras. »

Harry lui sourit. « Merci papa, et ne t'en fais pas, tu as bien fait ça. », dit-il en rassurant son père, sentant d'une quelconque manière que Severus en avait besoin. Mais je suis tellement content que ce soit terminé! Puis il ajouta « tu es mieux d'avoir cette discussion avec Draco aussi, pas juste avec moi. »

-Bien sûr que je vais l'avoir, c'est juste, répondit Severus. Il agita la main et un plateau de biscuits au double morceaux de chocolat apparut sur la table basse.

-Comment as-tu su…?

Severus roula des yeux. « Harry, je ne suis pas né de la dernière pluie. Draco et toi oubliez toujours de nettoyer les graines sous votre lit. Et la vaisselle sale. » Puis il prit un biscuit et le mangea, souriant sournoisement. Ça s'est passé mieux que je m'y attendais. J'espère juste que ça va être pareil pour son frère.

Les deux mangèrent et burent leur collation de fin de soirée en toute complicité, avant qu'Harry ne dise bonne nuit à Severus et retourne à la tour de Gryffondor, où il rêva qu'il marchait avec Katie à côté du lac, sous une panoplie d'étoiles.


Traduction finale le : 12 juin 2013

Relecture finale le : 10 juillet 2013