DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.
Merci aux reviews! Elles sont très appréciées :-)
Bonne lecture!
Elle et Lui
Retour au Manoir Prince
Chapitre 9 : Une sorcière méprisée
Trois jours plus tard
Draco était supposé la rencontrer à la bibliothèque, mais il était en retard, et Hermione décida de se rendre au portrait des Serpentard et de l'attendre là. Il devrait bien y retourner éventuellement. Elle pourrait alors l'attraper et discuter avec lui de sa tardivité. Sa tardivité, pensa-t-elle, étouffant un rire, par les pantalons de Merlin, mais je parle comme une directrice d'école ou professeure ou quelque chose dans ce genre-là, du moyen-âge. Mais c'est clair que je ne me sens pas comme ça. Pour la toute première fois, elle se sentait comme toutes les autres adolescentes qui sont tourmentées par un garçon turbulent, passionné et joyeux. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire et pour une fois, elle remerciait ses parents d'avoir insister qu'elle porte des broches à six ans, parce que maintenant elle n'avait pas peur d'ouvrir grand la bouche, puisque ses dents étaient parfaitement droites. Elle avait enlevé ses broches l'année dernière et maintenant elle ne portait qu'un fil de soutien.
Elle tapa du pied contre une dalle du plancher et se demanda où pouvait donc être Draco. Le souper était terminé et il avait promis de la rencontrer encore à la bibliothèque, pour qu'ils puissent étudier Enchantements et Défense contre les forces du mal ensemble, qui n'a jamais été le point fort de Draco. Mais elle était un as en Enchantements et lui l'était en Défense contre les forces du mal, alors ils se complétaient l'un et l'autre. Il y avait aussi le fait qu'elle aimait vraiment passer du temps avec lui. À sa surprise, il n'était pas un snob arrogant, mais spirituel et doux, et il pouvait rire de lui-même lorsque le besoin s'en faisait sentir. Il était également brillant, avec une intelligence qui pouvait accoter la sienne, et elle était soulagée d'avoir trouvé un garçon qui n'était pas intimidé par son cerveau. Ce qui ressortait le plus, était qu'il était fier de son intelligence. « J'ai la sorcière la plus intelligente de l'école comme petite amie et personne ne s'en approche. »
Quand elle avait dit ça à Ginny et Lavande, les deux filles lui ont dit que Draco était définitivement quelqu'un à garder. N'importe quel garçon qui accorde plus d'importance à l'esprit d'une fille qu'à son corps était le numéro un dans leur livre, parce que cela était une attitude très rare parmi les adolescents. La plupart d'entre eux avaient seulement des yeux pour les filles ayant les plus grosses poitrines ou les plus beaux visages.
Pendant qu'elle attendait, elle commença à réviser les notes d'Enchantements qu'elle avait en main et qu'elle avait prises cet après-midi là. Elle les avait presque toute passées lorsque Pansy Parkinson s'approcha du trou du portrait, avec l'air de vouloir exploser. Elle vit Hermione et s'arrêta brusquement.
-Que fais-tu ici Granger? T'as oublié le chemin pour ta salle commune?
-Difficilement, Parkinson, j'attends Draco. Tu as une idée de l'endroit où il pourrait être?
Les yeux de Pansy rétrécirent et un regard haineux se faufila à travers son visage de carlin. « Pourquoi veux-tu le savoir? »
-Parce que nous avons une rencontre d'études, répondit Hermione timidement.
Pansy renversa sa tête et rit « une rencontre d'étude! Granger tu es si inculte! Est-ce que c'est tout ce que tu sais faire avec un gars? Étudier? Je te gage que t'en as même jamais embrassé.
Les yeux d'Hermione brillèrent.
-Alors tu aurais tort, répondit-elle à Pansy en souriant agréablement.
Pansy se renfrogna.
-Menteuse! Le seul gars qui voudrait t'embrasser toi, serait un pauvre mec.
-Vraiment? Alors, tu pense que Draco est un pauvre mec?
La mâchoire de Pansy décrocha : « Draco? Draco Malfoy? Et tu penses que je devrais croire qu'il t'a embrassé?
Hermione sourit simplement.
Le teint de Pansy vira au blanc, puis au rouge. « Combien l'as-tu payé? Cinq Gallions? »
-Ferme-la Pansy! Je ne suis pas une… traînée!
-Si le chapeau te fait..., caqueta Pansy d'une voix nasillarde.
-Ça en prend une pour en reconnaître une, hein?, répliqua Hermione, désireuse d'envoyer une pique à une Pansy affectée. Elle ne donnait que peu de latitude à son tempérament.
Pansy la devança, « Tu me traites de salope? »
-Non, tu as fait ça toi-même, lui dit Hermione.
La baguette de Pansy était dans sa main « tu demandes à ce que je te botte le cul, dommage que je n'aille pas le temps maintenant. » Son doigt épais s'enfonça dans la poitrine d'Hermione. « Écoute Granger, et écoute bien. Draco était à moi avant même qu'il soit à toi et il sera toujours à moi. Maintenant, va retrouver ton propre genre de mec, salope de Gryffie! »
Avant qu'Hermione ne puisse l'attraper, elle tourna les talons et marcha droit dans le trou du portrait.
-Draco est mon genre, ignorante, tête vide, superficielle et mégère de l'enfer!, se trouva en train de crier Hermione.
-Je suis content de l'entendre. Autrement, j'aurai été inquiet, dit une voix familière derrière elle.
Elle pivota, « Draco! Tu es en retard! »
-Désolé, Mione, s'excusa-t-il. « J'ai été détourné par une partie de Quidditch avec Harry. À qui criais-tu?, demanda-t-il, se tenant debout à deux pieds d'elle, portant ses robes noires et souriant avec ce doux sourire qu'elle aimait tant, ses yeux gris dansants.
-Pansy. Elle est arrivée et a essayé de commencer quelque chose avec moi. Est-ce que tu euh… sortais avec elle ou quelque chose?
Draco grimaça « ou quelque chose. Ce n'était pas quelque chose que j'ai choisi, crois-moi. Nos familles avaient une… entente, mais quand j'ai quitté la manière d'être des Mangemorts, son père a défait l'entente. Seulement, Pansy n'est pas d'accord avec ça. »
-Oh, je suppose que c'est pour ça qu'elle pense que tu lui appartiens alors.
Draco roula des yeux « Insupportable idiote! Je n'appartiens qu'à moi. » Il nettoya la poussière sur ses robes.
-C'est ce que je lui ai dit, est-ce que… est-ce que tu veux quand même aller étudier?, demanda Hermione, anxieuse, souhaitant pouvoir parler d'autres choses. Peut-être que Pansy a raison et que je suis vraiment déficiente. J'ai deux gars comme amis depuis des années et je ne sais toujours pas comment leur parler.
-Bien sûr Mione. Euh… ça te déranges si je t'appelle comme ça?
-Non, je… j'aime ça, dit-elle en ayant un sourire éclatant. C'est charmant.
Il lui sourit en retour, puis ajouta : « charmant, ça convient, Mais je ne fais pas dans le mignon. »
-Non? Parce que tu es vraiment mignon, dit-elle soudainement avant de s'arrêter et de penser. Oh mon Dieu! Est-ce que je viens juste de dire ça? Est-ce que c'était mauvais? Que faire s'il pense que je suis une putain?
-Ça je peux le faire, Mione, il tendit le bras et passa la main dans les cheveux d'Hermione. Est-ce que je t'ai déjà dit combien j'aimais tes cheveux? Ils sont épais, souples et parfaits pour que je puisse jouer dedans.
Elle ricana. « Je ne savais pas que tu étais un maniaque des cheveux, M. Malfoy. »
-Seulement pour tes cheveux, répondit-il amusé, puis il prit ses mains dans les siennes et posa sa bouche sur la sienne. Tout ce qu'il put penser par après était combien il adorait le goût de framboises sur sa langue. Ah, c'est si sucré, Merlin! J'espère que cela ne terminera jamais.
Le couple était si subjugué dans leur embrasement des sens qu'il manqua le bruit de pas qui arrivait derrière lui.
Severus se dirigeait vers la salle commune pour parler à ses Serpentard du Tournoi des Trois sorciers, afin de leur rappeler que sa maison devait se comporter avec dignité et modestie envers les étudiants de Durmstrang et Beauxbâtons, quand il aperçut quelque chose qui le stupéfia.
Son fils et… Hermione Granger s'embrassaient dans le couloir.
Démontrant leur affection dans une place on ne peut plus public.
Bien que Severus sache que Draco avait commencé à voir Hermione, le garçon lui ayant dit quelques jours plus tôt pour que ses gestes ne provoquent pas de friction dans sa nouvelle famille. Severus l'avait rassuré en disant que son choix était sans reproche. Il n'avait cependant jamais pensé qu'ils étaient plus loin que de se tenir la main.
Apparemment, il s'était trompé. Définitivement trompé.
Doux Merlin! Est-ce qu'ils vont s'arrêter pour prendre de l'air bientôt?, se demanda-t-il stupidement, puis il racla sa gorge de façon significative. « M. Malfoy, mademoiselle Granger. Ce n'est pas un sujet que vous devriez étudier. »
Les deux adolescents s'éloignèrent l'un de l'autre comme s'ils avaient été touchés par un sortilège cuisant.
-P-Professeur Rogue!, cria Hermione, son visage devenant rouge brillant « nous… euh… étions juste… »
-Papa, ce n'est pas… err… ce que ça a l'air…, Draco tâtonna pour une excuse quelconque, mais sa tête était vide.
-Oh?, un sourcil se leva sévèrement. Au contraire, je pense que c'est exactement ce que ça en a l'air.
-Non, vous ne comprenez pas, monsieur, nous allions faire nos devoirs, marmonna Hermione.
-Et quels devoirs cela serait-il? Si je me rappelle bien, le curriculum de Poudlard ne spécifie pas le cours Apprendre comment respirer dans un baiser 101, mademoiselle Granger, dit Severus sèchement.
Draco devient rouge betterave. « Papa, s'il-te-plaît, nous allions vraiment étudier, mais… »
Severus regarda son fils sévèrement. « Mais tu as été distrait par le beau visage de mademoiselle Granger, c'est ça? »
-Euh, ouais, répondit Draco, embarrassé et ennuyé. S'embrasser n'est pas un crime, tu sais.
Severus fronça les sourcils. « Ne fait pas l'insolent avec moi, jeune homme. » Il croisa ses bras sur sa poitrine, jouant le rôle du sévère patriarche. « J'avais l'intention d'avoir cette discussion avec toi demain, mais on dirait bien qu'il n'y a pas de meilleur temps que le présent. »
-Quelle discussion?
-Celle que j'ai eue avec ton frère, il y a quelques jours, répondit son père. Mademoiselle Granger, si vous voulez bien nous excuser, j'ai besoin de parler à mon fils en privé.
-Oui monsieur. Il n'aura pas de problème monsieur?, demanda-t-elle, se sentant incroyablement coupable, en plus d'horriblement embarrassée.
-Seulement s'il ne rend pas ses devoirs. Je suggérerais que vous retourniez dans votre salle commune et commenciez les vôtres, mademoiselle Granger. Cela ne sera pas une courte conversation.
-Compris Monsieur. Draco, je… te verrai en classe, dit-elle en le saluant de la main, puis elle se hâta de reprendre les escaliers.
-Bye Hermione, appela Draco qui se tourna et fixa son père. Papa, est-ce que tu devais vraiment m'humilier complètement devant ma petite amie?
-Draco, nous discuterons de cela dans mes quartiers. Je n'aurai pas de dispute ici dans le couloir afin que tout un chacun puisse observer, dit abruptement Severus. Il prit le bras de son fils et le dirigea vers ses quartiers privés, ses capes noires virevoltant derrière lui comme une paire d'ailes ébène.
-Pourquoi pas, marmonna soudainement Draco. Tu m'as embarrassé en public, le contraire serait juste.
-Draco!, réprimanda Severus, puis il débarra sa porte avec un mouvement de poignet et traîna sa progéniture à l'intérieur.
Après avoir verrouillé sa porte et s'être assuré que ses charmes de silence soient en place, Severus pointa le sofa et indiqua à Draco qu'il devait s'y asseoir. L'adolescent blond se jeta sur le confortable sofa à section couleur vert chasseur en soufflant, ses pommettes encore teintées de rouge.
-Pourquoi nous as-tu confrontés comme ça?, s'agita-t-il, Pourquoi ne pouvais-tu pas nous laisser tranquilles, comme tout le monde?
-Rien de cela n'aurait été nécessaire, jeune homme, si tu avais limité tes démonstrations d'affection quelque part qui n'était pas dans le milieu de l'allée où tout le monde pouvait vous voir!, renvoya Severus. Est-ce que tu penses que j'ai aimé cela Draco? Je t'assure que la dernière chose sur laquelle je m'attendais à tomber était toi et mademoiselle Granger s'embrassant passionnément devant la salle commune de Serpentard.
-C'était juste un baiser. Qu'est-ce que cela dérange? Ce n'est pas comme si j'étais en train de la tripoter. Lucius n'aurait pas…
-N'aurait pas dit un mot? T'aurais donné des conseils?, demanda brusquement Severus. Est-ce que je dois te rappeler que tu es mon fils maintenant, pas le sien? Et ce qu'il trouve acceptable comme comportement, est inacceptable pour moi. J'ai des standards différents que lui…
-Je sais, des standards impossibles.
-Bouder c'est pour ceux qui ont cinq ans, arrête ça immédiatement!, dit Severus, les mains sur ses hanches. Je sais que Lucius était plutôt superficiel en regard de tes relations avec les filles dans l'école. Comme plusieurs Sang pur, il ne voyait rien de mal à un simple « amour d'école », cependant, je suis professeur ici, et en tant que tel, j'ai des standards de discipline et de dignité à maintenir Draco. Tout comme mes fils.
-Tu disais que c'était ok si Hermione et moi sortions ensemble.
-Je n'ai pas d'objection à cela Draco, je t'ai déjà dit que tu pouvais choisir qui que ce soit comme petite amie, aussi longtemps que cela n'interfère pas avec tes travaux d'école et tes résultats. Mais….
-Ce ne l'était pas, interrompit Draco. Nous allions vraiment étudier, mais je voulais juste lui donner un baiser en premier. Quel mal y a-t-il à cela?
Severus soupira. Puis il alla s'asseoir à côté de son fils, se disant qu'il était trop intimidant et qu'il acculait l'adolescent. « Aucun, si c'est fait en privé et non pas dans le milieu d'un corridor. Draco, pense à ce que cela avait l'air. Tu ne voudrais pas ruiner sa réputation n'est-ce pas? Ou la tienne? »
-J'ensorcèlerais n'importe qui la traitant de nom!
-Draco, ce n'est pas le but. Tu as besoin d'apprendre un peu de self-control fils. Avant de l'emmener trop loin un jour.
-Merlin papa! Nous avons eu un baiser et c'était incroyable, mais encore! Et tu agis déjà comme si on nous avait coincés nus dans un placard. Laisse-moi tranquille, s'il-te-plaît! Hermione n'est pas une traînée, elle n'a jamais eu de relations sexuelles!
-Je suis soulagé de voir que tu possèdes quelques scrupules Draco, j'espère que tu crois la même chose. Mais je connais trop bien comment les adolescents peuvent être emportés. C'est pourquoi je t'ai amené ici, pour que nous puissions discuter…
-Papa, je ne veux pas entendre ça, commença Draco en se tortillant. Bordel de merde, non! Pas ça, s'il-te-plaît seigneur. Je sais déjà comment mettre une fille enceinte.
Oups, ce n'est tellement pas sorti comme je le voulais, pensa Draco frénétiquement, mais c'était trop tard.
-Un accomplissement dont tu peux être fier, sans doute, dit Severus d'une voix traînante, sa voix remplie de sarcasme. « Toutefois, tu vas rester assis et m'écouter expliquer comment ne pas mettre une fille enceinte, M. Malfoy. »
-Je connais les protections, papa, penses-tu que je suis stupide?, réagit rapidement Draco, son visage devenant la même couleur que la bannière de Gryffondor. Il sauta sur ses pieds.
-Tu vas te faire punir si tu continues comme ça, jeune homme. Assis, maintenant!
-Je n'y crois pas, marmonna son fils de manière belliqueuse. Il se rejeta vers l'arrière pour se rasseoir.
-Surveille ton attitude!, avertit son père.
-C'est ça que je fais aussi.
-Et le ton! À moins que tu ne souhaites manquer le premier mal de Quidditch de l'année.
Draco blanchit, « tu ne le ferais pas! Je suis le meilleur attrapeur que Serpentard possède!
-Peut-être, mais les attrapeurs peuvent être remplacés, gronda Severus, se penchant et fixant les yeux de sa progéniture bornée. Continue avec ce manque de respect et je vais te sortir si vite de l'équipe que ton cul sera encore attaché à ton balai. Compris?
Draco avala de travers, le regard qu'eut Severus aurait pétrifié un démon de l'enfer en dix secondes.
-Ok. Désolée, monsieur, s'excusa Draco. Ça fait chier! En premier Lucius et maintenant Severus, grogna-t-il intérieurement.
-Excuses acceptés Dragon, Severus se racla la gorge, rassemblant ses pensées. Il avait espéré que ce moment avant LA discussion aurait été moins étrange, mais Draco ne rendait pas les choses faciles pour lui, le môme rebelle.
Draco roula des yeux. « Ok, j'écoute tes mots plein de sagesse, mon père », répondit-il promptement. « Je dois étudier, tu te rappelles? »
Severus grinça des dents et contrôla ce besoin urgent d'attacher le garçon dans le salon.
-Draco Michael, tu épuises ma réserve de patience. Maintenant tais-toi et écoute!
Reconnaissant qu'il était en train de faire basculer le contrôle de Rogue, Draco, intelligemment, se tut et laissa Rogue continuer.
Severus donna le même discours qu'Harry avait eut l'autre soir, lui parlant de Contraceptix, du thé et des charmes qu'il est possible de faire. Il lui donna également les mêmes parchemins. Draco les pris avec un soupir, il avait déjà tout entendu avait et ne voyait pas pourquoi il devait endurer le même discours embarrassant encore. Tout comme il ne voulait pas mettre Severus encore plus en colère et risquer d'être puni ou d'être banni de l'équipe de Quidditch. Il savait qu'il était mieux de ne pas tester Severus, puisqu'il était connu pour faire exactement ce qu'il disait, spécialement pour les membres de sa maison Serpentard,… ou ses fils.
Au moins le conseil parental et les pratiques sécuritaires sexuelles étaient terminés et Severus appela Dobby pour qu'il leur fasse un plateau de thé et de biscuit à la cannelle. Severus savait que Draco les aimait particulièrement.
-Voilà, ce n'était pas si mauvais, n'est-ce-pas? Tu es encore en vie.
-Tout juste, répondit Draco insolemment, je suis presque mort d'ennui.
-Mort d'ennui? Es-tu en train de dire que je suis ennuyant, fripouille imprudente?, demanda Severus, prétendant être insulté.
-Comme Binns, dit Draco en souriant sournoisement.
-Tu oses…?, cria le maître de potions. Tu as besoin d'une bonne leçon de respect, garçon!
-Vrai, répondit en taquinant Draco, ça va me faire dormir aussi.
Un instant plus tard, il se retrouva mis de travers sur les genoux de Severus, et il se raidit, certain d'avoir été trop loin, mais tout ce que fit Severus fut de lui donner quelques tapes légères sur les fesses et de la chatouiller sans pitié derrière les genoux.
Draco se tordait et hurlait de rire en deux minutes. La minute d'après, il suppliait Rogue d'arrêter.
-Papa, s'il-te-plaît. Arrête! Je vais …. Hahahahahaha… bien me … hahahaha… comporter… hahahaha, dit Draco en se tortillant, riant si fort que des larmes coulaient sur son visage.
-Vas-tu? Je ne pense pas moi, répondit Severus en ayant un sourire machiavélique. Ses doigts trouvèrent le point sensible sous le bras de son fils et commencèrent à le chatouiller.
Draco hurla, « ahhhhhh, nonnn…. Nonnnn… pas là…. Papa…. S'il-te-plaît! Je vais être gentil, dit-il en riant de manière effréné.
-J'ai ta promesse alors?
-Oui monsieur. Promis!, ajouta-t-il en ayant des tressautements.
-Très bien. Tu as appris ta leçon, puis Severus le relâcha.
Draco couru se cacher à l'autre bout du sofa, un rire occasionnel s'échappant encore de lui et nettoya son visage avec un des mouchoirs de Severus. « Tu es vraiment méchant papa. »
Severus haussa les épaules, « la prochaine fois, tu feras attention à tes manières, Draco Michael, et tu ne seras pas puni. »
-Ce n'est pas une punition, c'est de la torture!
-Tout comme c'est une torture pour moi d'avoir un fils irrespectueux, retourna Severus en riant. Bois ton thé, Dragon, dit-il en indiquant le plateau sur la table.
Draco commença à regarder la tasse, puis se figea. « Papa! Dobby est venu pendant que tu étais en train… de me faire ça…? », l'horreur décomposa ses traits.
-Oui, il a trouvé cela plutôt amusant.
-Merveilleux! Maintenant toute l'école va le savoir, grogna Draco, cachant son visage dans ses mains.
-Arrête d'être aussi dramatique Dragon, Dobby sait qu'il doit être discret.
-Bien sûr qu'il le sait. Attends. Demain, tout le monde va parler de Draco-Chatouillez-Moi.
-Arrête. Dobby sait qu'il est mieux de ne pas parler de ce qu'il entend ou voit dans mes quartiers. J'ai été un espion trop longtemps pour avoir confiance en un elfe de maison bavard. Quand Harry l'a libéré et qu'il est venu travailler ici, je lui ai demandé qu'il ne parle pas ce qu'il observait dans mes quartiers quand il était ici. Il était d'accord. Alors, tu n'as pas besoin d'être hystérique.
Lorsqu'il entendit cela, Draco sortit son visage de ses mains, « Je ne suis pas hystérique, par Merlin papa! Tu le dis comme si j'étais une pauvre petite fille qui se plaignait. Tu étais si concerné à propos de la réputation, tu te rappelles? »
-C'est différent. Avoir la réputation d'être rapide et libéré avec les femmes n'est pas une que je veux voir associer avec toi, Draco. C'est pourquoi je t'en parle maintenant, fils. Parce que lorsqu'une mauvaise réputation est attribuée, elle est dure à enlevée. Écoute ce conseil de quelqu'un qui sait.
Draco acquiesça, comprenant parfaitement où s'en allait son père. La réputation que Severus avait cultivée en tant qu'espion était celle du « bâtard graisseux ». Celle de la « terreur des cachots » était une légende et beaucoup de temps sera nécessaire avant que les étudiants s'ajustent au professeur Rogue, sévère mais juste, qui était le père de deux collègues d'études, qui se lavait les cheveux (partie de son personnage d'espion qu'il a abandonné lors de son retour au Manoir Prince).
Ce qui avait presque causé une attaque cardiaque à une portion significative du corps étudiant… ou des presque morts. Et à un ou deux membres de la faculté aussi.
Tout cela avait provoqué beaucoup d'amusement aux Rogues pendant des semaines et même cela pouvait encore les faire rire, se rappelant les expressions bouche-bée et étonnées des étudiants lorsque Severus avait entré dans la classe sans huile sur les cheveux. Harry aurait juré que la classe avait été atteinte d'un sort de silence quand les étudiants avaient aperçu Severus avec sa douce, brillante et hyper propre chevelure descendant dans son dos.
Cette vision fut suivit de halètements de choc des étudiantes, qui voyaient maintenant leur professeur pour l'homme sexy qu'il était quand il n'était pas à l'école. Quand aux étudiants, ils restèrent bouche-bée et souhaitèrent que leur chevelure soit aussi lisse et couleur d'ébène, avec des reflets bleu-noir. Et les filles qui les regardaient comme si elles voulaient les manger à la pelle. Mais le moment le plus amusant, et de loin selon ses deux garçons, avait été quand Severus avait eu son quota des chuchotements quand il tournait le dos, il s'était retourné, avait marché entre les chaudrons et avait crié :
-Passez à autre chose! Regardez-moi comme il faut! Vous en avez eu assez maintenant? C'est un vrai miracle n'est-ce-pas? Le bâtard graisseux n'existe plus. Habituez-vous à ça!
Il y eu un silence de mort durant environ vingt secondes, puis plusieurs rougissements et balbutiements.
Puis Rogue s'était tourné et avait marché jusqu'à son bureau. Puis, Harry commença à applaudir, suivit de Draco, puis plusieurs Serpentard, Ron et Hermione, ils étaient tous debout.
Rogue tournoya sur lui-même. « Vous avez quelque chose à dire? »
-Oui, monsieur, déclara Harry, quand il apparut que son père était si fâché qu'il avait rendu complètement silencieux tous les étudiants. « Oui, nous avons quelque chose à dire. Nous voulons vous dire merci, professeur Rogue. »
-Pour quoi, Monsieur Rogue?
-Pour avoir sauvé nos fesses, à nous tous, même lorsque nous le méritions pas, répondit Harry sincèrement.
Severus cligna des yeux, et pour une fois, ne trouva rien à répondre. « Finissez vos tâches », ordonna-t-il en grognant, avant de se tourner pour cacher son sourire heureux.
Draco rit tout haut lorsqu'il se rappela de ce moment, et quand Severus lui demanda ce qui était si amusant, il tira une ses mèches de cheveux et répondit : « Cheveux… tu sais. »
Le prochain son entendu dans les quartiers environnants fut le son de deux hommes riant à en perdre haleine. Ou plutôt, l'aurait été si les charmes de silence n'avaient pas été mis en place.
-Euh, j'ai vraiment des devoirs à faire, alors je devrais y aller, dit Draco quand il put finalement parler.
-Oui, et j'ai une annonce à faire à la tour de Serpentard, ajouta Severus, viens Dragon.
Cette fois-ci, Draco suivit sans problème.
Pendant ce temps, Pansy se déchaînait dans sa chambre, étant dans un état maléfique. Elle jeta promptement un sort à Amando Gibbons, une première année, lui faisant apparaître des points épais sur sa peau. La jeune fille alla se plaindre à la préfète Amber Sorensen, qui enleva le sort dans la minute et lui dit d'éviter Pansy comme une plaie, parce que c'est une chipie changeante. Elle partit confronter la Pansy furieuse et l'informa en des termes très clairs que cette attitude ne sera pas tolérée plus longtemps.
-Ce sont les nouvelles règles de Rogue, Parkinson. Ce qui veut dire que tu n'as pas l'autorisation d'utiliser ton tempérament pour ensorceler les premières années et tu ne peux te cacher derrière le fait d'être une fille à son papa, parce que ton père n'est pas plus important que de la merde maintenant. Fais ça encore une fois et tu iras nettoyer les toilettes du château pendant des semaines.
-Ok! Dis au môme que je suis désolée, explosa Pansy, maintenant sors!
-Préfet Sorensen.
-Quoi?
-On dit, sors préfet Sorensen. Montre-moi du respect jeune fille, gronda Amber, étant une septième année, elle pourrait battre Pansy dans un duel sans effort.
Pansy répéta, maussade, ce qu'avait dit Amber et la préfète sortie.
La fille furieuse pensa lancer toute ses fioles de parfum, de crème et d'élixir à cheveux puisqu'il était incroyable que son Draco osait sortir avec cette… cette garce impopulaire de Molduville, Granger! Comment pouvait-il la laisser pour cette chevelure de brousse, pâlotte et encyclopédie marchante, pensa méchament Pansy. Drakie, comment as-tu pu? Comment AS-tu pu?
-ARgghhhh!, cria-t-elle, puis elle cassa deux de ses parfums les moins aimés. Je t'hais!
Elle n'était pas sûre à ce moment de qui elle haïssait le plus – Draco pour l'avoir trahi avec cette Gryffondor, ou Hermione pour lui avoir volé ce qui lui a toujours appartenu. Il était sensé me marier, nous étions promis sous tous les angles, à l'exception du nom, et je ne la laisserai pas l'avoir. Par aucun moyen! S'il ne me veut pas, alors il n'aura pas personne!
Remplie d'un mélange de jalousie empoisonnée et d'un besoin terrible de vengeance, Pansy ouvrit son coffre et fourragea dedans. « Où est-ce que c'est? », marmonna-t-elle. « Je sais que c'est dans ça, quelque part. Betsy me l'a donné avant qu'elle marrie Antoine. » Elle envoya valdinguer plusieurs paires de chaussures coûteuses, boîtes de bijouterie et d'autres objets au plancher avant de trouver ce qu'elle cherchait. « Ah ha! Tu es là! »
Elle plaça délicatement un petit livre noir sur sa poitrine, minaudant. Sur la couverture, les mots suivants étaient écrits en gras Comment attacher un homme à soi en dix jours ou moins. Sa sœur plus vieille Betsy avait passé le livre à Pansy, disant que c'était quelque chose que toute fille voulant garder un garçon se devait de posséder. Elle l'avait reçu de sa tante Mortentia quand elle avait l'âge de Pansy, et cela avait servit ses besoins.
-Ne le montre juste pas à personne, ou ne soit pas prise en train de l'utiliser, avait averti Betsy, les vieilles prudes à l'école pensent que ces sorts sont limites magie noire. Ha! Même pas. Mais ils résoudront ton problème d'avoir un petit ami puisque papa t'as interdit de sortir avec ce délicieux Draco.
Pansy chantonna heureusement à elle-même et nettoya les articles du plancher d'un mouvement de la main. Puis elle se mit au lit et commença à lire. Elle avait presque terminé le premier chapitre quand elle fût convoquée dans la salle commune pour que Rogue puisse discuter de nouveau du Tournoi des Trois-Sorciers avec eux.
Elle vit Draco debout à côté de son père adoptif et soupira rêveusement avant de se rappeler qu'il avait fait le pêché ultime et choisit une pute de Gryffondor à sa place et qu'il devait être puni de ce fait.
Je te le ferais regretter Draco chéri, pensa en colère Pansy, se mouillant les lèvres. Mais après, tu seras de nouveau mon chéri et tu seras heureux et je volerai mon fonds de fidélité de la voûte de papa et nous pourrions ainsi vivre à Paris.
Heureuse d'être emportée dans ses fantaisies d'enfer, Pansy écouta son directeur de maison d'une oreille distraite et aussitôt que Rogue eut finit de parler, elle retourna dans sa chambre et passa la nuit à étudier les charmes et enchantements du petit livre noir par cœur.
-Harry, appela Draco comme ils sortaient du terrain de Quidditch après une pratique, deux jours plus tard. « J'ai une question pour toi. »
Harry se retourna et ralentit, accordant ainsi à son frère vêtu d'un uniforme vert le temps de le rattraper. « Qu'est-ce qu'il y a Draco? »
Draco baissa sa voix, puis demanda, « Est-ce que papa t'as donné ce fichu discours aussi? »
Harry rougit puis acquiesça. « Ouais. Je suppose qu'il avait pensé que nous en avons besoin puisque nous sommes en couple. » Il se plaignit. « Est-ce que c'était vraiment terrible pour toi aussi? »
Draco haussa les épaules « C'est dans le top dix des choses que je ne ferais jamais subir à mes enfants, assumant qu'Hermione et moi serons encore ensemble après sept ans. »
-Parle-moi-s-en. Je voulais mourir sur place, mais j'ai réalisé que cela ne serait pas juste de m'évanouir et laisser Katie décliner, ricana Harry.
-Même chose, seulement il nous a attrapé Mione et moi en train de nous embrasser.
-Non! Qu'as-tu fait? J'aurai transplané dans un mur.
-Je le voulais, crois-moi, admit Draco, racontant l'évènement et rougissant furieusement.
Harry commença à rire, mais s'arrêta au regard blessé de Draco. « Désolé, mais c'est… eh bien… un peu amusant quand tu y penses. »
-Peut-être pour toi, mais pense à comment tu te serais senti si papa vous aurait trouvé Katie et toi en train de vous embraser.
-J'ai compris.
Draco éternua rapidement. « Foutu température! Si papa m'avait vu, il m'aurait fait boire un bouillon décongestionnant, et je déteste ça. »
Harry réfléchit rapidement. « J'ai un élixir nasal dans mon coffre. Ça ne goûte pas si mauvais et ça t'empêchera d'éternuer pendant environ une journée. »
-Ah, c'est merveilleux! Pourrais-tu aller le chercher pour moi?
Harry lança un Accio informulé et le donna à son frère. « Prends-le juste avant d'aller te coucher. Demain matin, tu seras correct. »
-Merci petit frère, dit Draco, reconnaissant. Il retourna à sa chambre le temps de placer la fiole sur sa table de nuit, puis il partit souper, il était affamé.
Sans savoir que quelqu'un l'observait.
Pansy eut un sourire égoïste, puis enchanta la porte pour qu'elle s'ouvre, et rentra dans le dortoir des quatrièmes années. Il était temps d'exécuter une vengeance si longtemps désirée, puisque personne ne rejette Pansy la Maléfique Parkinson et s'en tire sans dommage. Même pas les descendants Sang purs de la lignée des Malfoy.
Elle examina chacun des lits et reconnu finalement celui qui appartenait à Draco par les initiales sur le coffre au pied du lit. Elle sortit sa baguette et la tapa pensivement contre les colonnes de lit. Hmm… où est-ce que je devrais commencer?
Puis ses yeux atterrirent sur la fiole de potion sur la table de nuit. Ah, ça va faire l'affaire.
Draco revient d'un agréable repas avec Harry, Ron, Hermione et Katie, sifflant et essayant de renifler un minimum. C'est à ce moment qu'il se rappela l'Élixir nasal d'Harry sur sa table de nuit, il alla le chercher et le but au complet.
La potion descendit doucement dans sa gorge, comme de la soie, et Harry avait raison, elle goûtait dix fois meilleur que la potion habituelle que préparait Rogue pour les rhumes. Il se déshabilla puis se coucha, attendant que la potion fasse effet. Il bailla, se sentant un peu endormi.
Une seconde plus tard, il eut froid et puis une fièvre soudaine s'empara de lui, la vague de chaleur s'étendit à travers lui, le faisant transpirer. Il était désorienté, habituellement une telle potion ne devrait pas créer de telles réactions. Il ne savait pas que quelque chose avait été ajouté à cette potion par une méchante sorcière jalouse.
Quelques minutes plu tard, Draco commença à tousser et se tourna, frissonnant violemment, un désir inassouvi le parcourant, une lame de feu ne pouvant être arrêté. J'ai besoin… oh Merlin… qu'est-ce qui ne marche pas avec moi? Draco pleurnicha, à l'agonie, son aine le démangeant et le brûlant.
Il réussit à se mettre sur pied, claquant des dents, et se mis en route pour sortir de sa chambre et de la salle commune. Papa. Je dois aller chercher mon père.
Il se rendit à la moitié du chemin avant de s'effondrer.
Pincée, qui était venu vérifier si tout allait bien avec Draco avant de dormir, comme à son habitude, sentit sa détresse, et cligna à ses côtés. Maître Draco! Qu'est-il arrivé? Êtes-vous malade?
-Pincée… va… chercher…de l'aide…mon père…
-J'y vais, maître Draco, puis le chatoyant cligna au loin pour trouver Severus, laissant Draco convulsant faiblement sur le plancher, souffrant les tourments de l'Amour infidèle.
