DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.

À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.

NOTES : Merci aux reviews! Elles sont très appréciées :-) Nous allons les transmettre (en anglais bien évidemment) à l'auteure sous peu. Nous allons également y répondre.

.0Prendre note que suite à quelques commentaires, des corrections mineures seront apportées dans les chapitres 6 à 10. De même qu'il est possible que nous refassions la traduction des cinq premiers chapitres.

Bonne lecture!

Elle et Lui


Retour au Manoir Prince

Chapitre 10 : L'enfer ne reçoit pas de fureur comme celle d'un Rogue

Severus, viens vite!, appela mentalement Pincée, d'une voix tellement remplie d'urgence et de peur que Severus en tomba presque de son lit. Il ouvrit les yeux pour trouver le petit chatoyant en train de voler sur place à quelques millimètres de son nez, ses yeux violents bougeant avec une agitation extrême.

-Pincée, qu'est-ce qui ne va pas?

Avant qu'elle ne puisse répondre, il sentit son médaillon lui envoyer un choc d'avertissement, lequel ne se produisait que quand la famille immédiate était frappée par une puissante malédiction qui pouvait possiblement porter atteinte à la vie de la personne. Il se redressa immédiatement et se saisit d'une robe de chambre et de pantoufles.

-Où sont mes fils?

-Je crois que Draco a été atteint d'une malédiction. Il est étendu dans le corridor et souffre terriblement. Il m'a envoyé te chercher, Severus.

-Trouve Harry et surveille-le, dit rapidement Severus, puis il sortir de la pièce.

Pincée cligna au loin, non sans avoir, au préalable, envoyé un message à Philip qui était déjà dans la salle commune de Gryffondor. Ce dernier l'assura qu'Harry était en sécurité et dormait profondément, avant de lui demander de surveiller le Gryffondor pendant qu'il allait assister Severus.

-À votre guise, milord Rogue, répondit le chatoyant, puis elle vola à l'intérieur de la chambre d'Harry, pour s'assurer qu'il était encore endormi.

À la place, elle le trouva bien éveillé, frottant son médaillon, lequel brillait.

-Harry, es-tu réveillé?

-Pincée! Quelque chose ne va pas. Mon médaillon agit bizarrement, il brille et me pince, et soudainement, je me sens très malade, mais j'ignore pourquoi. Que s'est-il passé?

-Tu dois partager un lien avec ton frère, parce que Draco a été blessé.

-Blessé? Comment, quand?, demanda Harry en enfilant sa cape d'invisibilité.

-Ça vient d'arriver et je pense que quelqu'un lui a jeté un sort.

-Putain de merde, jura Harry et, pour une fois, il ne fut réprimandé pour avoir utilisé un tel vocabulaire. « Comment est-il? »

-Il était très souffrant la dernière fois que je l'ai vu, admit candidement Pincée.

-Aww, par l'enfer!, Harry se déplaça comme s'il allait quitter la chambre, mais le chatoyant miaula doucement, le faisant s'arrêter. « Quoi? »

-Je pense que c'est mieux si tu attends un peu avant d'aller voir ton frère Harry. Phil et ton père sont avec lui, ils ont besoin d'espace pour travailler et ils se sentiront mieux s'ils te savent en sécurité dans la tour et non en train d'errer dans les couloirs à cette heure-là.

Harry se frotta les yeux. « Quel heure est-il? » Il jeta un œil à sa montre, qui brillait dans le noir, cadeau d'Hermione. « Trois heures du matin! Par les chaussettes de Merlin! »

-En effet. Maintenant, s'il-te-plaît, fais comme je l'ai suggéré Harry et reste ici jusqu'à ce que Severus t'appelle.

-Mais Pincée, je pourrais aider avec Draco.

-Pas cette fois. Reste ici Harry.

Harry lança avec réluctance sa cape d'invisibilité au pied du lit et y prit place avec un soupir d'exaspération inquiet. « Ok, mais s'il-te-plaît, demande à papa de me le dire aussitôt que Draco est correct. »

-Je le ferai. Bien que je pense que cela va prendre un certain temps avant qu'il contre le sort.

Harry hocha la tête, il avait peur pour son frère, son médaillon n'avait jamais réagi comme ça avant, il se demandait si Draco pourrait mourir. Arrête ça Harry! Draco n'est pas en train de mourir, papa va le guérir tout comme il guérit tous ses étudiants qui sont blessés dans le cours de potions, se réprimanda-t-il. Il caressa son médaillon, à titre d'essai; il était maintenant plus froid. Mais qu'est-ce que cela voulait dire? Que le danger était passé ou que Draco était indétectable pour le médaillon? Il souhaita désespérément aller parler à Severus, mais il savait que Pincée avait raison. Draco avait plus besoin de Severus que de lui, alors il prit son mal en patience, combattant son envie de se ronger les ongles jusqu'à la peau.

Pincée se pencha sur son épaule, ronronnant dans ses oreilles, et le doux son le calma un peu, diminuant son désir d'intervenir. Il pencha la tête et pria pour que son frère s'en sorte.

Draco n'avait jamais expérimenté autant de douleur intense de toute sa vie. Tous les coups de cannes de Lucius n'arriveraient pas à égaliser cette douleur. Il ne pouvait comprendre pourquoi il se sentait de cette manière, spécialement depuis qu'il avait bu qu'un élixir nasal, mais la partie de son cerveau qui ne criait pas à l'agonie lui criait que la potion avait été altérée et qu'il pouvait en mourir.

Merlin, faîtes que cela arrête!, pria-t-il silencieuses. La douleur émergeait de son aine, pulsant en vagues rapides, accompagnée d'un désir vibrant, désir qu'il n'avait jamais senti pour une autre fille qu'Hermione, et cela avait seulement été doux, pas cet effroyable besoin obsessif! Il grinça des dents et grogna.

-Draco? Fils, que s'est-il passé?

Draco ouvrit les yeux et siffla, « sais pas… mal… papa. Arrête ça! », à sa plus grande horreur il commença à pleurer, les larmes mouillant son visage.

-Calme-toi Dragon, chuchota Severus, enroulant ses bras autour de la silhouette de son fils.

Draco cria quand Rogue le souleva, il n'avait pu s'en empêcher.

-Désolé, peux-tu me dire ce qui s'est passé Draco? Est-ce que c'était un sort?

Severus marcha doucement jusqu'à ses quartiers, ses bottes claquant rapidement sur les dalles, la peur le faisant sentir nauséeux. Tout d'abord, Harry qui avait frôlé la mort et maintenant Draco. Le garçon était pale, plus blême qu'un drap, et il était évident qu'il souffrait atrocement. Rien que le regarder souffrir provoquait une douleur à la poitrine de Severus, en plus de la sentir plus étroite. Il détestait quand un de ses enfants souffrait, cela créait un sentiment effrayant de désespoir et d'empathie et il ferait tout ce qu'il faudrait pour faire en sorte que la douleur de son fils arrête.

-Bu... élixir... nasal, réussit à dire Draco entre deux claquements de dents.

-Un élixir nasal n'aurait pas du faire cela, murmura Severus, entrant dans ses quartiers et couchant Draco sur le divan. « Je vais avoir besoin d'examiner la fiole ». Il marmonna un rapide Accio et ouvrit la porte.

La fiole et Phil entrèrent dans la pièce en même temps, l'un après l'autre.

-Je suis ici pour t'aider à contrer le sort dont souffre Draco, déclara rapidement le vampire.

-Comment as-tu su?

-Pincée me l'a dit. Elle est avec Harry, s'assurant qu'il allait rester dans sa chambre et qu'il ne fasse rien de stupide. Apparemment, il avait senti que quelque chose n'allait pas, il a dit que son médaillon agissait étrangement, qu'il brillait et brûlait.

-Tout comme le mien. Cela à avoir avec la connexion au Manoir Prince. À travers le médaillon, nous pouvons sentir comment ceux de notre sang qui vivent entre ses murs vont, spécialement s'ils sont atteints par de la magie noire. Severus retourna aux côtés de Draco, et lui donna une dose concentrée de Supprimal.

Draco soupira profondément de soulagement comme la douleur diminuait et que Severus passait un linge mouillé froid sur son froid, et demanda : « Où as-tu mal, Dragon? »

-J'ai mal partout, je me sens comme si mon corps au complet était en feu, en quelque sorte, mais surtout…, il montra son aine de sa main.

Severus eut l'air alarmé, puis dit, « Ok, je vais enlever ton pyjama et sous-vêtement, je dois t'examiner et les vêtements vont bloquer mon examen minutieux. »

Draco rougit. « Non… s'il-te-plaît, tu ne pourrais pas juste … »

-Fils, tu n'as rien que je n'ai jamais vu avant. Ferme tes yeux si tu le dois, mais ne t'obstines pas, dit Severus gentiment mais fermement. Puis, il fit disparaître les vêtements de l'adolescent.

-Cela pourrait être un problème médical fréquent, comme une infection urinaire, ou des pierres rénales, dit Severus à Phil, comme il promenait sa baguette au-dessus de son fils. Mais j'en doute.

À l'intérieur d'une minute, il eut la réponse de ses examens. « Négatif. Ce qui est bon et moins bon. »

-Tu aurais pu les traiter, mais tu aurais dû tâtonner, présuma Phil.

-Maintenant, on va analyser la bouteille de la potion, dit Severus. Draco gémit, « Phil, pourrais-tu l'engourdir un moment pendant que je procède à l'analyse? »

-Certainement, lui répondit-il. Il se déplaça de manière à se retrouver assis à côté de Draco, lui disant doucement, d'un ton n'admettant aucun refus « Draco, ouvre tes yeux et regarde-moi. »

Draco fit ce qu'on lui disait et se trouva en train de fixer une paire d'yeux violets. « Oncle Phil? Est-ce que… je suis en train de… mourir? »

-Non. Je veux que tu regardes profondément mes yeux. C'est bien. Continue de regarder, continue à les fixer. Phil commença à chantonner, appelant la force totale de son habileté vampirique à hypnotiser quelqu'un. « La douleur s'en va… tu ne sens rien d'autre qu'une chaleur réconfortante, tu ne sens plus la douleur, tu es entouré d'une bulle de sommeil. Ferme tes yeux et laisse-toi emporter… »

Draco tomba immédiatement sous la séduction du maître vampire et permit à Phil de l'envoyer dormir, douce évasion de cette douleur lancinante.

Severus se concentra à analyser les restes de la potion et trouva des preuves démontrant qu'elle avait été altérée en utilisant ce qui pourrait être un sort de magie noire, mais le nom du sort lui-même lui échappait. Il lança plusieurs charmes de révélation, mais il n'obtient que des sorts inconnus comme résultats. Il voulut s'arracher les cheveux de frustration.

-Tu as trouvé quelque chose?, demanda Phil.

-Non. La potion a vraiment été altérée, mais la malédiction utilisée ne fait pas partie de celles habituelles. Ou, du moins, une que le charme de révélation peut reconnaître. Et je ne reconnais pas ses symptômes.

Il commença à les énumérer sur ses doigts jusqu'à ce que Phil dise, « Arrête! Son aine est enflé et douloureux… pourquoi viser cet endroit? À moins que ce ne soit pas un sort utilisé pour tuer, mais un pour humilier et blesser. Est-ce qu'il a rompu avec une fille dernièrement, Severus? »

-Pas d'après ce que je sais. Il était fiancé à Pansy Parkinson depuis le berceau, mais son père a rompu le contrat quand Draco a renoncé à ses attaches de Mangemort et devenu mon fils adoptif. Ce n'est que dernièrement qu'il a commencé à fréquenter Hermione Granger, et elle ne lancerait jamais un tel sort sur lui.

-Et l'autre fille?

-Parkinson? Elle n'est pas assez intelligente pour apprendre un sort comme ça.

-Et s'il n'est pas créé, mais appris?

La bouche de Severus se transforma en une ligne fine. « C'est possible. Dieu sait comment les adolescentes jalouses ont fait des choses comme cela avant – c'est pourquoi nous n'enseignons pas de sorts d'amour, de sorte attractif et d'autres du même acabit. Il y a un trop grand potentiel d'abus. Je n'aimerais pas penser qu'un Serpentard défierait mon autorité et ensorcellerait mon fils après ce que les autres ont tenté de faire, mais la jalousie peut faire commettre des actes de trahison. »

Phil hocha sombrement de la tête, une main protective reposant sur la tête blonde de Draco. « Je chercherai bien la chambre de cette fille, mais j'ai besoin de rester près de lui pour que le sort de sommeil reste en place, puisque je ne l'ai pas placé sous un contrôle complet. Et tu as besoin de continuer à identifier le sort, alors la seule personne qui pourra chercher la chambre de la fille en toute impunité est Pincée. »

-Si elle trouve quelque chose, alors quoi? Elle ne peut pas l'enlever et nous le donner comme preuve.

-C'est vrai. Elle aurait besoin d'une paire de mains, des mains invisibles.

Severus fronça des sourcils, devinant immédiatement ce que Phil sous-entendait. « Je n'aime pas impliquer Harry dans ça, mais nous avons besoin de preuves qui démontreraient la culpabilité de Pansy. Peux-tu appeler Pincée avec ta télépathie vampirique? »

-Oui, répondit Phil, avant de le faire.

Dix minutes plus tard, Harry attendait au portrait, juste en dehors de la salle commune des Serpentard, caché par sa cape d'invisibilité. Pincée était déjà à l'intérieur et lui avait promis de l'appeler si jamais elle trouvait quelque chose qui dégageait de la magie noire. Jusqu'à là, il allait devoir attendre puisque Severus lui avait permis d'entrer dans le dortoir des filles uniquement en raison des circonstances particulières.

-Si Pincée t'appelle, tu vas à l'intérieur, tu trouves ce que c'est et tu t'en vas. Ne flâne pas et ne touche à rien d'autre. Je me fous de savoir c'est quoi ou c'est à qui. Compris?

-Oui monsieur, avait promis Harry et maintenant il attendait.

Pincée volait à l'intérieur du dortoir des filles, la vision de nuit des chats lui permettait de voir dans le noir, bien qu'il ne faisait pas entièrement noir puisque quelqu'un avait laissé une lumière de nuit allumée, au cas où un voyage impromptu à la salle de bain serait nécessaire. Le chatoyant, normalement sensible aux auras magiques, tremblait de rage opprimée comme elle volait dans le dortoir où dormaient les filles de quatrièmes années.

La puanteur de la magie noire la frappa aussitôt qu'elle entra, l'étranglant et la faisant siffler. Ce n'était pas très fort puisque ce n'était pas actif, mais Pincée pouvait la sentir suinter sur elle comme un film graisseux. Elle plissa du nez et éternua deux fois. Eurk! L'odeur de la magie noire me fait cracher une boule de poils, non plusieurs… Elle siffla et sa mâchoire bougea, comme si elle tentait d'enlever un goût sale de sa bouche.

Mais, bien qu'il y ait eu un effort pitoyable pour dissiper l'aura noire de la pièce, Pincée était beaucoup plus perceptive que n'importe quel sorcier moyen ou félin, alors elle pouvait suivre la trace facilement. La queue fouettant l'air et en grondant gravement, Pincée se mit à la recherche de la source de cette magie. C'était familier, quoique teinté. J'ai senti ça avant… quand je servais exclusivement dans le palace, quand Oberon était roi et Titania tout juste sa consœur. Le chat fae cherchait dans sa mémoire, laquelle était remplie, mais claire, même après cinq siècles.

Pendant qu'elle essayait de se rappeler, elle rasa un coffre en bois. C'était là l'origine de l'odeur, elle pouvait sentir le bois et le cuir enfermant la noirceur. Ici! C'est ici, dans cette boîte et par la Lune et les Étoiles! Je me souviens maintenant! Il n'y a qu'une sorte de charme qui transporte ce genre d'odeur subtile, comme les merlinnas devenu trop mûres. Un sort de contrainte et de désir, énoncé pour blesser et lier, un sort qui était fréquent à la cour de Seelie – pour la vengeance d'un amoureux rejeté avec mépris qui ne portait pas à rire à travers les fae, bien que l'amour ne fût quelque chose qui se trouve facilement. Ah oui, l'amertume d'un amoureux jaloux n'est pas une senteur que j'oublierai facilement. Et ce sort – celui de l'infidèle – était un outil fréquent de châtiment, jusqu'à ce que Titania devienne reine et bannisse ceux qui l'utilisaient, en plus d' interdire l'usage de cette magie à tout jamais.

Les résultats d'un tel sort sont variables, mais ils étaient tous douloureux et dégradants et aucun enfant ne devrait souffrir d'une telle chose, pensa furieusement le chatoyant. Aucun fae de bonne alliance ne voudrait blesser un enfant humain – en fait, n'importe quel enfant – de cette manière. Juste y penser était répugnant. Il y avait peu de doute dans l'esprit de Pincée que Draco avait été atteint d'un tel sort.

Elle savait que le grimoire était à l'intérieur du coffre et puisque la serrure était en fer, elle ne pouvait la faire disparaître. Elle appela alors Harry, qui dit le mot de passe au portrait et se glissa à l'intérieur, suivant les directives de Pincée, jusqu'à ce qu'il voit le chatoyant faire du surplace au-dessus d'un coffre.

Il approcha sans faire le moindre bruit, remerciant Severus de lui avoir enseigné le kin-sa-dor, grâce à cet art, il pouvait maintenant bouger silencieusement quand il en avait besoin. Il fît rapidement son chemin à travers le dortoir jusqu'au coffre au pied d'un lit. Les rideaux étaient tirés, alors il ne pouvait pas voir la personne qui dormait, mais comme il chuchotait un doux Alohomora pour déverrouiller le coffre, il vit les initiales sur la plaque de cuivre qui lui faisait face.

PMP. Pansy Parkinson, je gagerais le contenu de mon coffre que c'est elle, pensa-t-il en colère, sachant très bien comment Pansy prenait le fait que Draco sorte avec Hermione, mais il n'avait pas pensé que la sorcière pourrait être si rancunière. Qu'est-ce qu'elle est une garce, enchanter mon frère de cette manière! Pincée lui avait dit ce que Philip et Severus ont essayé de faire et Harry avait volontairement accepté d'aider.

Il retira prudemment ce qui était dans le coffre jusqu'à ce qu'il tombe sur un petit livre recouvert de cuir, le genre qu'on se sert pour écrire un journal intime. Il le prit et Pincée siffla. C'est ça! Mets-le dans tes robes et apportons-le à Severus et Phil immédiatement.

-Attends un peu, je dois replacer les choses à leur place. Si elle s'aperçoit que le livre est manquant, elle pourrait penser qu'elle l'a mal placé ou quelque chose, mais pas si je ne replace pas les choses de la manière dont je les ai trouvées, dit Harry au chat fae. Il replaça doucement tous les articles, ferma, puis le verrouilla le coffre.

Il remit sa cape d'invisibilité et disparut ainsi de la vue de tous.

Il était sorti du trou de Serpentard en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quidditch et se dirigeait vers les quartiers de Rogue. J'espère vraiment que cela va aider Draco, mais Merlin, papa et oncle Phil vont se mettre à écumer, comme un dragon enragé!

C'était l'euphémisme de l'année, pensa plus tard Harry. Les yeux de Phil brillèrent d'un rouge sang étrange et, pendant une seconde Harry était sûr que le vampire allait aller défoncer le portrait de Serpentard et brutaliser Pansy, ou du moins l'effrayer à mort. Severus se raidit comme une barre, sa bouche devient une ligne cruelle, et seuls ses yeux noirs montrèrent la profondeur de sa colère, ils flamboyaient d'un feu volcanique. Harry savait que si son père n'aurait pas un si bon contrôle de ses émotions, il aurait très bien pu prendre d'assaut le dortoir des filles et ensorceler Pansy ici et là. Pincée, étonnement était la pire des trois, le chat fae avait pratiquement de la vapeur sortant de ses oreilles et sa fourrure avait l'air d'être parcourue par des jets de lumière. En plus, son poil était tout hérissé sur son dos et sa tête.

De la magie défendue!, pensait-elle vraiment qu'elle pourrait s'en sortir sans rien et que personne n'en saurait rien? Elle oublie que Draco est un fils du Manoir Prince et nous nous sommes engagés à le protéger de tous ceux qui lui voudraient du mal – tous, même les sorcières jalouses gâtées! Elle a besoin qu'on lui enseigne une leçon sur le fait de jouer avec de la magie noire!

-Tu as raison Pincée, mais tout d'abord, je dois voir à mon fils, réprimanda doucement Severus. Il est plus important que punir Pansy à ce moment. Au moins j'ai le livre de sorts maintenant et je peux l'utiliser pour créer un contre-sort et traiter les symptômes, ce qui peut être retardé par les potions. Il tourna rapidement les pages du livre jusqu'à ce qu'il tombe sur le sort de l'infidèle et commença à le lire.

Harry étudia son frère, qui était encore sous l'effet du charme hypnotique de Phil. Son visage était encore marqué par la douleur, mais il demeurait endormi, ses cheveux blonds ébouriffés comme ceux d'un jeune garçon. Il avait un drap posé discrètement sur la partie du bas, bien qu'Harry puisse voir un pied nu sortir de sous la couverture.

Phil était assis à côté de son frère, perché sur le bras du divan, une main reposant légèrement sur la tête de Draco. Ses crocs se voyaient et le fait de voir les canines plus larges que la normale fit passer un frisson à travers Harry. Bien qu'il sache qu'il n'avait pas à avoir peur de l'ancien vampire, la simple vision de ses dents suffisait à le faire frissonner.

-Il va s'en sortir, n'est-ce pas, oncle Phil?

Les yeux violets rencontrèrent les siens et Philip hocha de la tête. « Ton père est l'un des meilleurs maîtres de potions que je n'ai jamais vu, et cela veut dire quelque chose quand tu considères depuis combien de temps je suis sur cette Terre. Je crois en lui, je sais qu'il va ramener Draco à sa pleine santé. Ton frère est un battant, comme tous les Rogue. »

-Je sais, mais ce qu'elle lui a fait…, dit Harry en se renfrognant. « C'est juste une face de cochon sale! J'aimerais lui faire goûter sa propre médecine, mais je viens juste de me rappeler qu'il n'y a aucune preuve que le livre lui appartient. Son nom n'est pas dedans. »

-T'as ouvert le livre?, demanda rapidement Phil, alarmé.

-Juste la couverture, pour voir si son nom était dedans, se défendit Harry. Je n'ai pas regardé aucun des sorts. Mais comment pourra-t-on l'accuser de l'avoir ensorcelé sans preuves?

Le maître vampire soupira. « Tu as raison Harry. Sans preuves qu'elle possède le livre, on ne peut pas faire grand-chose. Tu ne peux certainement pas admettre que tu t'es faufilé dans sa chambre et trouvé le livre dans son coffre, tout comme Pincée ne peut se révéler. Mais elle ne s'en tirera pas comme ça, jeune Rogue. Si nous ne pouvons pas l'accuser ouvertement, il y a peut-être une manière de lui faire admettre elle-même sa culpabilité. »

-Comment? Avec du Véritasérum?

-Le Véritasérum est illégal pour obtenir des confessions de sorcier mineur, intervient Severus. Oublie-la pour le moment. J'ai besoin de vous deux pour former un cercle pour briser ce sort. Cela exige l'amour de la famille et des amis pour le renverser.

-Amis?, répéta Harry. Comme une petite amie? Peut-être pourrions-nous aller réveiller Hermione alors. Elle aime vraiment Draco.

-Crois-moi, je le sais, fit remarquer son père ironiquement. Puis il pensa à la suggestion d'Harry. Oui, ses sentiments positifs aideront à balancer l'influence négative.

-Ok, je vais lui envoyer Givre, avec une note, en lui disant d'être sûre qu'elle soit réveillée et qu'elle l'ait lu, dit Harry, tout en rédigeant rapidement une note sur un morceau de parchemin. Puis il siffla Givre qui se réveilla de son perchoir, où elle était perchée à côté de Fantôme, les deux préféraient rester dans les appartements de Sev plutôt que d'aller à la voilière.

L'hibou blanc cligna des yeux une fois, puis elle tendit son pied avec obéissance à Harry pour qu'il puisse y attacher le message. « Va à Hermione, Givre, et assure-toi qu'elle se réveille pour prendre le message, ok? »

Givre pencha la tête en signe de compréhension, puis Harry ouvrit la porte des quartiers de Rogue et vola au loin. Il savait qu'elle pourrait entrer par le trou du portrait puisque tous les hiboux pouvaient voyager dans les dortoirs.

Quelques dix minutes plus tard, on cogna à la porte et Harry alla ouvrir puis admit Hermione. Elle était habillé d'une robe de chambre éponge de couleur rose et de pantoufles, ses cheveux en bataille, néanmoins, elle était bien éveillée en dépit de l'heure indécemment matinale. « Harry, qu'est-il arrivé à Draco? Est-ce qu'il est correct? Qu'as-tu voulu dire quand tu as dis que tu avais besoin d'aide pour contrer un sort? Qui l'a ensorcelé? »

-Pansy Parkinson, répondit Harry, fermant la porte derrière elle. Elle l'a ensorcelé avec une sorte de mauvais sort qui s'appelle la malédiction de l'amoureux infidèle. Ça lui fait vraiment mal Hermione. C'est pourquoi oncle Phil…, Harry s'arrêta là en réalisant qu'Hermione ne savait rien à propos de Philip.

-Tout va bien Harry, intervient Philip de l'endroit où il était assis. J'aurai eu à me présenter tôt ou tard, spécialement si Draco est sérieux dans sa relation avec elle.

Hermione regarda les yeux violets et retint sa respiration : « Oh!, par Merlin! Êtes-vous le frère du professeur Rogue? »

-Non, je suis euhmm… son oncle, on va dire, bien qu'en réalité ma relation soit un peu plus compliqué que cela, dit Philip en souriant. Mon nom est Philip Anthony Rogue et je suis enchanté de faire votre connaissance.

Hermione s'approcha pour lui serrer la main, pensant qu'il était un des hommes les plus attrayants qu'elle n'ait jamais vu dans sa vie, il était même plus beau que Severus avec ses cheveux propres. « Pareillement monsieur, je suis Hermione Granger ». Puis elle vit ses crocs et sa mâchoire tomba, « Sainte-Marie mère de Dieu! Vous êtes un… un vampire! »

-Oui, un qui est vraiment vieux, dit Philip, ses yeux brillants. Je suis ici pour protéger Harry, Draco et Severus du mal. Il passa la main dans les cheveux de Draco, « je suis présentement en train de garder Draco endormi pour qu'il ne souffre pas trop de la douleur liée au sort. »

-C'est pourquoi nous vous avons appelé ici mademoiselle Granger, dit Severus. Le sort mis sur mon fils a besoin d'être contrer par un cercle de sorciers, sorciers qui partagent des liens de sang et des liens d'amitié avec la victime. Tire ta baguette et prend position aux pieds de Draco, tu seras le quadrant ouest, Philip est l'est, Harry, mets-toi derrière le divan, tu es le nord, et je serais le sud et la personne qui invoquera.

Ils prirent position, tirèrent leurs baguettes, à l'exception de Phil, et Severus dit, « Toutes vos pensées doivent être concentré sur Draco, envoyez-lui des souhaits de paix et des souhaits réconfortants pour son rétablissement. Concentrez-vous sur comment il est important pour vous personnellement, puis répétez les mots suivants après moi. » Il chanta une série de mots en latin.

Un par un, Hermione, Harry et Phillip les répétèrent, puis une lumière violette brillante sortie de la baguette d'ébène de Severus, puis de chacun des apprentis et des mains de Philip, se connectant ensemble avant de fusionner ensemble en un trait violet brillant qui passa à travers la forme de Draco, le dissimulant ainsi pendant un bref instant.

Harry plissa des yeux, se concentrant fermement pour envoyer de l'amour à son frère, et senti la magie le submerger, le remplissant de paix et de renouveau, d'espoir et de guérison.

Hermione garda sa concentration sur Draco, même si elle ne pouvait désormais plus le voir, elle projeta son inquiétude, son amour et son désir qu'il soit guéri, nourrissant ainsi le sort avec le pouvoir formidable de sa magie.

Severus envoya également son amour et son souhait que son enfant aille mieux, et que la force combinée des trois sorciers plus celle de l'ancien vampire, donnera assez de pouvoir pour briser la toile de jalousie et d'haine qui formait la base même du sort que Pansy avait lancé.

Une minute ou deux plus tard, la lumière violette disparue et Phil déclara que Draco n'était désormais plus teinté de magie noire, que le sort avait été brisé. Severus ferma le cercle et retourna prépara une potion spécial qui diminuera le stress que la malédiction avait placé sur le corps de Draco et qui brisera la fièvre qu'il avait développée.

Hermione toucha tendrement le visage endormi de Draco. « Tu vas bien aller maintenant, Draco. »

-Merci de l'avoir aidé, mademoiselle Granger, dit sincèrement Severus.

-J'ai été heureuse d'aider. Mais oh… combien j'aimerais pouvoir ensorceler cette… cette… salope jusqu'à ce qu'elle hurle!, déclara Hermione, les poings fermés et les yeux brillants comme ceux d'une lionne en colère.

-Comme nous tous, ajouta Harry avec émotion. Papa, pouvons-nous aider avec la potion?

-Oui, viens avec moi dans le laboratoire, j'ai besoin d'un chaudron en étain standard numéro deux et d'une racine de souci en poudre, de bourgeon de lavande…

Les deux sorciers suivirent le maître de potion dans son laboratoire privé, relié à ses quartiers par une porte secrète, dissimulée dans le mur, laissant Phil et Pincée avec Draco endormi.

Maintenant que la malédiction a été brisée, maître Draco peut se reposer facilement. Je suis si contente qu'il guérisse, envoya sincèrement Pincée. Puis sa voix mentale devint plus dure. Mais il y a encore la méchante sorcière à gérer. Une leçon doit lui être donnée, pour qu'elle comprenne de ne jamais blesser un Rogue encore.

Philip montra ses crocs. « Ce sera fait. Il n'y a pas de fureur comme celle d'un Rogue prêt à se venger. Comment pourrions-nous lui faire regretter ses actes Pincée? »

C'est facile pour un tisseur de rêve d'avoir de l'influence dans ses rêves, et je suis sûre qu'ensemble nous pourrions les influencer. Est-ce que vous savez comment vous projetez dans le Royaume des rêves, Marcheur de nuit?

-Oui je le sais, quand commençons-nous?

-Comment disent les humains déjà? Il n'y a pas de temps comme le présent, envoya le chatoyant, puis elle cligna au loin, rejointe un moment plus tard par Phil qui se leva et la suivit.

Le premier rêve

Dans le Royaume des rêves, un tisseur de rêve a le contrôle, dit Pincée à Phil comme il apparaissait à ses côtés dans la prairie brumeuse du rêve. Elle avait grandi, passé de ses trois pouces de hauteur habituels à la grandeur d'une panthère adulte – comme un chat avec des ailes magnifiques.

-Tu souhaites être impliqué dans ses rêves, oui?

-Bien sur. Je veux donner un peu de justice à cet enfant prétentieux.

-Bien. Nous devrions alors commencer par un rêve concentré autour de son enfance et de Draco. De ce que Draco m'en a dit, elle était une môme gâtée et déplaisante, même en ce temps-là et elle a fait en sorte qu'il soit battu à plusieurs occasions lorsqu'il refusait de jouer avec elle.

Le chatoyant marcha à travers le brouillard sans forme jusqu'au bout de la prairie.

-Viens Phil.

Le vampire suivit, observant avidement comment le chatoyant modelait avec expertise la matière d'un rêve dans une forme puis l'envoyant dans l'esprit endormi de Pansy, qui dormait comme une bienheureuse. Ce qui était sur le point de changer.

-Tu dois faire ce que je dis Draco!, énonça la voix stridente d'un Pansy de cinq ans, tapant du pied sur le sol. Elle portait une robe bleue frangée avec une cape blanche en coton, elle avait l'air adorable, mais l'expression renfrognée sur son visage était tout sauf attirant.

-Mais je ne veux pas faire partie de ta réunion de thé. Je veux jouer à Explosion instantanée, répliqua Draco. Il avait le même âge, habillé d'un pantalon bleu et d'un chandail blanc avec un logo de dragon sur la poche. Il avait une expression bornée sur son visage.

-Non! Je suis l'invitée et tu dois faire ce que je dis! Ou bien je vais le dire à ton père!, cria Pansy.

-T'es juste une vieille fille ennuyante et jamais je ne marierai avec toi!

-Oui, tu le feras! T'es obligé de le faire!

-Non!

-Oui! Mon père me l'a dit! Tu vas te marier avec moi et faire de moi une princesse! Voilà!, lui lança-t-elle avec une expression de triomphe.

-Non! Je te hais!, cria Draco. Je préfère marier un crapaud!

Soudainement Pansy sortit une baguette et siffla : « Si je ne peux pas t'avoir, alors personne ne t'aura! Tu m'appartiens, Draco Malfoy! »

À cet instant, elle n'était plus une enfant, mais une fille de quatorze ans et son visage devient cruel et dur, empli de jalousie obsessive et de haine. Le sort vola de sa baguette et attaqua Draco, le faisant tomber au sol.

Pansy partit à rire. « Ça t'apprendra! », ricana-t-elle, puis elle s'éloigna, seulement pour se cogner à un Phil vraiment en colère. « IIhh! », cria-t-elle, et elle essayer de s'enfuir, mais il l'attrapa et avant qu'elle puisse s'en aller, elle était redevenue une enfant. « Lais' moi partir! », elle donna un coup de pied dans l'estomac de Philip. « Putain de vampire! Lais' moi partir 'vant que je le dise à mon papa et qu'il vienne te frapper! ». Elle se débattit, donnant des coups de pied et se tortillant en vain. « Où est ma baguette? Je veux ma baguette! »

-Les petites filles qui se conduisent mal n'ont pas de baguettes, dit Phil sérieusement. Les sorcières qui font mauvais usage de leur magie et qui envoie des sorts noirs doivent être punies, dit-il en montrant ses crocs d'un blanc éclatant contrastant ainsi avec ses lèvres d'un rouge sang.

-Il l'a mérité!, se plaignit Pansy, il était à moi en premier!

-Draco n'appartient qu'à lui et ce que tu as fait est interdit par tous les codes de conduite du monde sorcier.

-Et alors? Personne ne me rejette!, écuma-t-elle de colère. Mets-moi à terre! Maintenant!

-Ne comprends-tu pas que ce que tu as fait est mal? Que tu aurais pu sérieusement blesser Draco? Est-ce que c'est comme ça que l'on se comporte avec quelqu'un que l'on aime, jeune fille?, siffla Phil, en la secouant.

-Qui ça dérange? Il devrait être redevable que je ne l'ai pas tué pour m'avoir rejetée!

-Tu es une enfant malade, gâtée et corrompue, mais peut-être est-il encore le temps de t'enseigner l'erreur que tu as faite, ajouta-t-il, ses yeux violets devinrent durs. Les petits enfants qui jouent avec la magie noire ont besoin qu'on leur montre une leçon.

-Et c'est toi qui va me la donner? Pour qui te prends-tu?

-Je suis l'oncle de Draco et personne ne blesse mon neveu et s'en tire, déclara Phil, puis il mit l'enfant sur ses genoux, leva sa jupe et commença à lui donner une fessée sonore.

Le temps qu'il ait terminé, elle hurlait et se tortillait, n'ayant jamais été sujette à un tel châtiment de toute sa vie. Il la remis sur pied, puis siffla : « Rappelle-toi que c'est ce qui arrive aux méchantes petites filles qui utilise la magie noire, peu importe la raison. »

Pansy fondit en larmes et hurla : « JE TE DÉTESTE! Tu ne peux pas prouver que c'était moi! Tu ne peux pas! »

Puis, elle partit en courant à travers le jardin du Manoir Malfoy, tenant son derrière vraiment endolori, en gémissant fortement.

Pansy se réveilla brusquement, il était tout juste cinq heures, elle était toute emmêlée dans ses couvertures. Elle tâtonna à la recherche de sa baguette, puis lança un rapide Lumos. Quel rêve étrange que je viens de faire! Vraiment fou! Elle se frotta les yeux, habituellement elle ne se rappelait pas de ses rêves, mais celui-ci, elle se souvient de tous les détails vivement, spécialement le vampire fâché qui l'avait frappée si durement. Effrayée, elle alla se frotter le derrière automatiquement et découvrit qu'il était vraiment douloureux, tout comme son rêve.

Elle se défit des couvertures frénétiquement et courut à la salle de bain pour examiner son derrière. Il était rouge et piquait… comme s'il avait réellement été frappé. Les yeux grand ouvert, elle gémit et secoua la tête, se refusant d'y croire. C'était juste un rêve! Comment un rêve peut-il devenir vrai? Elle se souvient alors du vampire la grondant d'une voix profonde, pleine de colère et de désapprobation. « Rappelle-toi que c'est ce qui arrive aux méchantes petites filles qui utilisent la magie noire, peu importe la raison. »

-Putain de rêve!, dit-elle en frappant le comptoir. « Putain de vampire de merde! » Elle se frotta le derrière puis retourna à sa chambre, espérant avoir quelques heures de plus de sommeil avant les cours, seulement pour se trouver trop effrayée pour fermer les yeux. Personne ne sait ce que j'ai fait. Personne! À l'exception peut-être de ce rêve stupide de vampire. Avalant difficilement, elle se tourna sur le côté, espérant que Draco était aussi blessé qu'elle, si ce n'est plus.

Entourés d'un voile les dissimulant à la vue des mortels, Phil et Pincée regardaient à partir d'un coin de la pièce. « Elle ne regrette pas encore ses actions. Comment est-il possible que ce que j'ai fait dans le Royaume des rêves l'a affecté dans le vrai monde? »

Un tisseur de toile peut amener des rêves psychosomatiques s'il le choisit, répondit Pincée. Ce qui veut dire que quelque chose qui arrive dans ses rêves peut être transmis par la pensée pour se refléter sur le corps. Les effets disparaissent dans les vingt-quatre heures, ils ne sont pas permanents. Mais j'espère qu'elle apprendra de ça.

-Hmm, vous êtes dangereuse ma dame Peluche. Je n'aimerais pas vous avoir comme ennemi, dis Phil, puis il lui fit la révérence. « Des rêves qui deviennent la réalité… »

-Ce n'est pas quelque chose à faire à la légère, mais dans ce cas… la justice est servie, répliqua le chatoyant, battant des ailes. « Vous êtes également un ennemi dangereux, Marcheur de nuit. Peut-être devrions-nous organiser une autre session ce soir? »

-Oui, cette fessée est quelque chose que son père aurait du faire il y a longtemps. Mais la prochaine fois, peut-être qu'une approche différente sera nécessaire, déclara Phil d'une manière effrayante.

Pincée siffla son accord, puis les deux retournèrent dans la chambre de Severus.

Ils trouvèrent un Draco tremblant, assis et buvant une fiole de potion violette document, pendant qu'Harry et Hermione le regardaient et que Severus l'examinait attentivement. Le Serpentard blond avait les yeux grands ouverts comme Phil entrait dans la pièce. Il déposa la fiole à demi remplie et regarda fixement Phil.

-Euh… oncle Phil… tu n'as pas ton voile….

-Finis ta potion Draco, ordonna Severus. C'est correct, Philip et Hermione se sont rencontrés.

Draco siffla. « Eh bien. Je pense que j'en ai manqué beaucoup pendant que j'étais inconscient je suppose. » Il jeta un coup d'œil à sa petite amie. « Comment as-tu su que j'étais blessé, Mione? »

Elle haussa les épaules. « Intuition ». Elle leva la main pour défaire un nœud dans ses cheveux sur son front. « Bois ta potion, elle va te faire sentir meilleur. »

-Tu me fais sentir mieux, murmura-t-il, une de ses mains capturant la sienne.

Elle prit la bouteille de potion. « Bois, dragon idiot. »

Il la but alors qu'elle tenait la fiole à ses lèvres, souriante et regardant profondément dans ses yeux gris. Quand il eût terminé, elle posa la bouteille et l'embrassa doucement. C'était un bref baiser qui le fit néanmoins sentir plein d'énergie et mieux qu'il était depuis qu'il avait prit l'Élixir nasal altéré. Elle avait un goût de menthe et de soleil et c'est avec réluctance qu'il se détacha d'elle. « Peut-être que je devrais me faire ensorceler plus souvent, si c'est ce que tu me donnes. »

-Draco!, elle le frappa rapidement à la tête d'un coup de revue de potions. « Ne me fais plus jamais peur de même, compris? »

-Moi aussi, dit Harry en riant sous cape.

-Ou moi, ajouta Severus.

-Je seconde Severus, approuva Philip.

-Nous sommes tous heureux que tu sois en voie de guérison Draco.

-Ok. La prochaine fois j'essaierai de surveiller mes arrières, mais je n'ai jamais pensé avoir à me soucier d'ex petites amies psychotiques, dit-il en ayant une expression étrange. En fait, elle n'a jamais été ma petite amie, seulement une nuisance.

-Je suis si contente d'entendre ça, dit Hermione.

-Combien de temps est-ce que je devrais rester au lit papa?

-Au moins deux jours, le sort t'as demandé beaucoup, que ce soit de l'énergie ou de la magie, fils, dit Severus. Tu as besoin de te reposer et de prendre plus de mes potions pour réapprovisionner ta magie.

Draco grogna. « Aww… Merlin! Est-ce que je pourrais avoir des visiteurs? Parce que je vais mourir si je dois rester ici avec rien d'autre à faire que lire des revues de potions, même si j'aime les potions. »

-Oui, Dragon, tu pourras avoir des amis ici pour visiter, après que tu te sois longuement reposé, dit son père. Ils peuvent venir pour manger et après les classes, pour un moment.

-Cool! Je peux finalement dormir durant les heures de classe sans avoir de problèmes, dit-il en souriant largement, puis il s'étendit sur le divan avec ses mains derrière la tête, l'image même de l'adolescent paresseux et zen.

Harry échangea des regards avec Hermione. « Tu le sais hein que son passe-temps favori est de dormir? »

Hermione ricana. « Bien sûr, c'est celui de tous les adolescents, à l'exception peut-être du mien. »

-Et du mien.

-C'est parce que vous êtes deux anormaux, ajouta la voix traînante de Draco, baillant. Mais ne t'inquiète pas Hermione. Je t'aime quand même.

-Je suis si contente d'entendre ça Draco, dit Hermione en riant.

Il lui fit son plus beau sourire, celui qui rendait ses genoux faibles.

-Ok, vous deux, c'est assez avec votre jeu d'yeux, vous me rendez malade, dit Harry.

Draco roula des yeux. « Peu importe. » Il se retourna pour regarder Severus. « Alors, combien de temps Parkinson sera en détention? Le reste du trimestre? »

-Si nous pouvons prouver que c'est bien elle qui t'as ensorceler, au moins tout le reste du trimestre, dit Severus durement. « Mais en premier, nous avons besoin de preuves. »

-Mais Harry a trouvé le livre dans son coffre! Alors pourquoi… oh.

-Exactement. Nous ne pouvons révéler qu'Harry s'était faufilé dans le territoire des Serpentard, spécialement dans le dortoir des filles. Alors nous devons trouver une autre manière pour que Mademoiselle Parkinson se dévoile au grand jour.

-Laisse-moi m'occuper de ça, dit Philip en grognant doucement.

Draco lui jeta un coup d'œil et avala difficilement sa salive. « Merlin, mais je suis vraiment heureux de ne pas être celui contre lequel tu es fâché. Pansy est mieux de se trouver un trou profond et de s'y enterrer. »

-Cela me n'arrêtera pas, est tout ce que le vampire répondit, en léchant ses lèvres de façon significative. Ne me regarde pas comme ça, Sev. Je ne la blesserai pas… tant que ça.

Quand nous aurons fini, elle confessera son crime à toi, Sorcier Rogue, ajouta Pincée.

Severus ne dit rien, il était tellement fâché de ce qui était arrivé à son fils. De plus, il n'avait pas de contrôle sur les actes de Philip ou de Pincée. La justice fae était souvent cruelle, mais la version de la cours de Seelie était également, la plupart du temps, juste.

Pendant les trois jours suivants, Pansy passa d'une chose satisfaisante à une vieille sorcière à bout et sans sommeil. C'était le plus souvent dû aux visites nocturnes de Pincée et de Philip, qui hantaient ses rêves, comme l'esprit de noël avait hanté Scrooge. Le deuxième rêve arriva la nuit après que Draco eut été ensorcelé, et juste avant, elle avait été victime d'un sort de Mauvaise odeur qui la faisait dégager une odeur de purin frais, faisant en sorte que tout le monde s'éloignait d'elle. Lorsque l'odeur se dissipa, il était l'heure de diner, mais personne ne voulait s'asseoir à côté d'elle. Puis, elle avait essayé de manger, mais peu importe ce qu'elle voulait, tout bondissait en s'éloignant d'elle. Le bol avait sauté un pied plus loin sur la table, et la cuillère dérapa après cela, même son assiette lui échappait sans cesse, et chaque fois qu'elle essayait d'annuler ce sort ennuyant, elle se retrouvait en train de babiller sans queue ni tête.

Elle s'en fuit finalement hors de la grande salle, en larmes, affamée et avait ainsi complètement manqué Hermione et Harry en train de se taper dans les mains.

-Un point pour les Rogue, dit Harry en riant. C'était brillant Hermione. Où as-tu appris de tels sorts?

-Oh, tu serais surpris de ce que tu peux apprendre quand tu lis dans une bibliothèque, répondit doucement Hermione. « Ne jamais se moquer des Rogue, Harry, ou leurs petites amies. »

Le deuxième rêve

Pansy pointa sa baguette et modifia la potion sur la table de nuit de Draco.

-Voilà! Ça t'apprendra à choisir une Sang-de-Bourbe à ma place!, déclara-t-elle.

Aussitôt qu'elle eut terminé, une ombre sombre apparût près d'elle.

-Encore en train de jouer avec de la magie noire à ce que je vois.

Pansy cria, «Oh non! Non! Pas encore toi! Va-t-en! »

-Et qu'est-ce que tu vas faire si je ne m'en vais pas? M'ensorcelleras-tu comme tu l'as fait à Draco?, Phil montra ses crocs. Oh oui, je sais que tu l'as ensorcelé. Tu ne peux pas me cacher la vérité, enfant. Je le vois dans ton esprit. Tu es tout autant coupable que Morgane la Fée quand elle a séduite Arthur.

-Va-t-en! Suceur de sang!, elle pointa sa baguette, sa main tremblant.

Les yeux de Phil brillèrent d'un éclat rouge sang. « Comment oses-tu m'ensorceler, petite fille? » Une seconde plus tard, il bondit en avant d'elle, ses crocs bien en évidence.

Le cri strident de Pansy put être entendu partout dans le royaume des rêves. Elle échappa sa baguette et partit à courir, criant au meurtre, jusqu'à la fin du corridor, lequel changea brusquement d'un mur en pierres en un tunnel de vignes vivantes qui s'entortillaient autour d'elle, la piquant de partout, et de minuscules bouches apparurent avec des dents pointues, sifflant, « coupable, tu es coupable! Coupable! Coupable! Maintenant, tu dois payer, sorcière noire! »

Puis les vignes lui entourèrent les bras et commencèrent à se nourrir…

Elle se réveilla tremblante… et découvrit que ses bras étaient couverts de petite marques rondes, comme celles faites par des suceurs de sang.

-Oh mon Dieu! Regardez-moi!, se lamenta-t-elle. Je suis couverte de ces dégoûtantes morsures!

-Ah, ferme-la, veux-tu Parkinson!, cria une Millicent Bulstrode irritée. J'essay' de dormir moi!

-Dormir? Comment peux-tu dormir quand ces choses continuent de m'arriver!, pleura Pansy, entortillant ses mains. Mes cauchemars deviennent vivants!

-Tant mieux pour toi. Maintenant va demander à Rogue une potion pour dormir et reviens-en!, dit sèchement Millicent, puis elle se tourna et mis son oreiller sur sa tête. « Merlin ait pitié »!

Ne trouvant aucune sympathie auprès de ses collègues de maison, Pansy alla dans la salle de bain, où elle essaya sans succès d'enlever les marques de morsures avec un Détachant magique. Ce qui était le plus terrifiant était que ses rêves étaient de pire en pire.

Durant toute la journée, des mésaventures inexpliquées la suivirent. Son devoir avait disparu en Métamorphose, ayant pour résultat une détention avec McGonnagall. Ses souliers se sont collés à la terre lors du cours de Soin aux créatures magiques et elle était tombée à plat ventre devant une boîte de Scorpions électriques, les dérangeants et lui causant ainsi de rapide décharge électrique au derrière.

-Oww!, cria-t-elle alors que toute la classe éclatait de rire.

Mais le pire était encore à venir.

Sur son chemin à la salle de bain des filles, elle passa devant Hermione et Harry et ne put résister à se moquer et demanda : « hey Rogue! Comment va ton frère? J'ai entendu dire que quelqu'un l'avait gravement ensorcelé... »

Les yeux d'Harry rapetissèrent, « est-ce que c'était toi, Parkinson? »

-Oh non, dit-elle légèrement, son nez en l'air.

Elle entra dans la salle de main pour vérifier son maquillage dans le miroir.

-AHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Elle mit ses mains devant son visage horrifié.

-Merlin aidez-moi! J'ai des SERPENTS à la place de cheveux! Mes CHEVEUX!

Ses longs cheveux noirs était sa seule beauté et maintenant ils avaient été transformés en une masse de serpents sifflant et tortillant. « J'ai l'air de MÉDUSE! »

Effrayée, elle tourna sur elle-même et s'enfuit pour l'infirmerie, mettant un sac par-dessus sa tête, mais il ne couvrait pas sa tête au complet, et comme elle courrait rapidement, les étudiants se mirent à rire et à se moquer d'elle.

-Bien fait, Parkinson!

-Est-ce que c'est un nouveau motif de fierté pour les Serpentard?

-Tu t'essaies pour le concours de la fille la plus laide de l'école?

Plusieurs filles de Gryffondor commencèrent à siffler et à tortiller leurs cheveux en sa direction et un groupe de Serdaigle crièrent et tendirent des miroirs.

Au final, cela avait été sa journée la plus effroyablement humiliante.

Exténuée, elle se jeta sur son lit, Madame Pomfresh avait réussit à retirer le sort sur ses cheveux, mais elle a dit que cela n'était seulement qu'un excellent charme d'illusion et non une vraie métamorphose.

-Mais, peu importe la personne qui t'as ensorcelé, il est un as en charme d'illusions.

Une fois de plus, comme Pansy fermait les yeux, le vampire vint à elle, avec ses terribles yeux rouges et ce sourire arrogant haïssable, la châtier pour avoir maudit Draco.

Le troisième rêve

-Pourquoi ne peux-tu pas me laisser TRANQUILLE?, cria-t-elle, balançant des poings et bougeant ses pieds comme un enfant susceptible. Cette fois-ci ils étaient dans une genre de forêt, où tous les arbres étaient tordus et grotesques. « Qu'est-ce que tu veux de moi? »

Il croisa les bras sur sa poitrine.

-Que tu admettes que tu étais immorale.

-À propos de quoi?, dit-elle en faisant la moue.

-À propos d'avoir ensorcelé Draco. Tu as dis l'avoir fait pour le garder, mais tu ne l'as jamais posséder!

-Oui! Il m'était promis, à MOI!

-Maintenant que le contrat a été brisé, et même s'il ne l'avait pas été, il a été fait sans son consentement. Un partenaire non consentant rend le contrat de fiançailles est nul et non avenue.

-Non!

-Oui. Cela a toujours été comme cela, depuis le commencement. L'amour ne peut pas vivre dans un cœur malgré lui. Et le cœur de Draco n'est pas empli d'amour pour toi.

-Parce qu'elle me l'a volé!

-Mon enfant, tu ne peux pas voler ce qui n'a pas été donné volontairement. Il l'a choisit elle, et utiliser de la magie noire pour le posséder de le ramènera pas. Aimer est libre. Accepte-le!

-Non! Il est à moi!

-Il n'appartient qu'à lui, répondit vertement Philip. Et si tu l'aimerais, comme tu le dis, tu ne voudrais jamais le blesser pour réparer ton orgueil jaloux!

-C'était un juste retour des choses, suceur de sang!

-Et c'est pourquoi tu ne l'auras jamais. Le livre des sorts, est-il à toi?

-Et s'il l'était?

-La magie noire est interdite, et mal!

Elle haussa les épaules avec insolence. « Pourquoi ça t'importe? »

-Tu suis un chemin dangereux. La noirceur te consumera à la fin, enfant stupide. À moins que tu lui tournes le dos.

-Me semble oui!

-Tu ne me veux pas comme ennemi.

-Je te verrai mort, suceur de sang!

-Tu le souhaiteras, gronda-t-il, puis il était sur elle, et cette fois, elle sentit ses dents lui transpercer les poignets.

Elle hurla.

-Tranquille!, ordonna-t-il menacent. Elle figea. Tu m'as demandé pourquoi j'étais ici. C'est simple. Je suis ici pour te faire admettre ta culpabilité et je continuerai d'être dans tes rêves jusqu'à ce que tu le fasses. Chaque nuit tu dormiras et chaque nuit je serai là, chaque fois que tu fermeras les yeux, je t'attendrai.

-Non, non, s'il-vous-plaît!

-Souhaites-tu être libérer de moi?

-Oui.

-Alors tu dois répondre de tes actions et assumer les conséquences. Jusqu'à ce que tu le fasses, les rêves vont continuer. C'est ton choix.

Cette fois lorsqu'elle se réveilla, il y avait du sang sur son poignet, mais aucune trace de morsure. Tous les Serpentard parlaient de Draco et de qui avait bien pu le maudire. Il y avait clairement un courant de désapprobation circulant dans la maison, spécialement parmi les filles, qui pensaient que Draco était si mignon. Elles disaient que peu importe qui l'avait ensorcelé, cette personne méritait d'être punie. La maison des Serpentard ignorait les détails, mais avait appris que le sort aurait pu le tuer si le professeur Rogue ne l'avait pas contré à temps. La rumeur disait qu'ils étaient encore en train de chercher le coupable.

-Si qui que ce soit a des informations à ce propos, vous devez venir me voir immédiatement.

Tous les Serpentard tremblaient, se rappelant la voix glaciale et son regard. Si jamais il vient qu'à savoir que c'était moi… je serai expulsée!

Les mauvais tours continuèrent, et chaque jour elle faisait l'objet de rire et d'humiliation, ce qui, couplé au manque de sommeil, commençait à l'épuiser. Elle sentait une paire d'yeux sur elle en permanence, autant lorsqu'elles était endormie qu'éveillée, après une semaine, elle se sentait, et avait l'air, d'un zombie.

Elle éclata finalement un après-midi, quand elle alla regarder dans son coffre pour des robes de secours, les siennes ayant soudainement développé des pois mauves et roses, et s'aperçut que son livre manquait. Elle fit une recherche, paniquée, mais ne trouvant rien, la crainte la saisie. Elle mit le fouillis dans ses possessions, mais impossible de le trouver. Le professeur sait. Il doit savoir… il sait tout!

Elle décampa de sa chambre, voulut passer la salle commune, mais fût arrêté lorsqu'elle rentra dans son directeur de maison.

Il leva un sourcil, « allez-vous quelque part Parkinson? »

-Non, je veux dire oui…

-Vous n'avez pas l'air de bien aller.

Il la fixa d'un regard pénétrant connaisseur.

Elle s'écroula alors, c'était trop à prendre en même temps. Les rêves, les mauvais tours, tout…

-Ne m'envoyez pas à Azkaban, professeur! Je ne veux pas avoir mon esprit aspirée par un Détraqueur!, dit-elle en pleurnichant, puis elle éclata en sanglots sonores.

-Et pourquoi mériteriez-vous d'aller à Azkaban? Qu'avez-vous fait?

-C'était moi, monsieur! J'ai … j'ai ensorcelé Draco! S'il-vous-plaît, ne m'envoyer pas là-bas, dit-elle la voix déformée par les pleurs.

-Vous avez ensorcelé mon fils?

-Oui! Le livre noir est à moi, ajouta-t-elle, de la morve dégoulinant de son visage comme elle empoignant le devant des robes du professeur.

Il détacha ses robes, une expression dégoutée et colérique passant sur son visage.

-Venez avec moi Parkinson, dit-il d'un ton à couper au couteau, pis il lui attrapa l'épaule et la tira hors de la salle commune.


Traduction finale : 20 juillet 2013

Correction finale : 9 août 2013