DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.
Merci aux reviews! Elles sont très appréciées :-)
Désolée pour le retard. Prendre note qu'Elle et lui se sont séparé, il ne reste maintenant qu'elle. Je suis donc à la recherche d'une(d'un) bêta-reader. Merci de me contacter en PV s'il vous plaît.
Bonne lecture!
Elle et Lui
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Chapitre 11 : Départs et arrivées
Pansy gémissait, une expression de frayeur sur son visage canin, pendant que Rogue la traînait le long du corridor et des escaliers dans les niveaux les plus élevés du château.
-Monsieur, s'il vous plaît! Ne me renvoyez pas, pitié! Mes parents vont mourir de honte si cela arrivait, dit Pansy avant de repartir à pleurer.
-Arrêter de pleurnicher! Les larmes de crocodile ne marcheront pas sur moi, mademoiselle Parkinson!, grogna le professeur. Vous auriez dû penser à cela avant d'avoir recours à de la magie noire et d'ensorceler mon fils à cause de votre pitoyable obsession. Maintenant, vous allez faire face aux conséquences de vos actes. Nous allons rendre visite au directeur, Parkinson, puisque tout étudiant pris à utiliser de la magie noire doit lui être reporté.
-Est-ce qu'il… va m'expulser?, demanda-t-elle en gémissant, ce qui donna le goût à Severus de la secouer jusqu'à ce que sa tête tombe.
-Je l'ignore Parkinson. Quoiqu'être à sa place, je briserai votre baguette et vous renverrai du château par train. Que vous ayez joué avec des sortilèges noirs aurait tout aussi bien pu résulter au meurtre ou à des blessures permanentes pour Draco!, lui répondit-il. Ses mains resserrent son emprise sur le poignet de Parkinson et elle cria. Il l'ignora et la traîna à demi à la statue de la gargouille.
-Bonbons acides, murmura-t-il, puis la gargouille se déplaça sur le côté permettant aux deux sorciers d'entrer dans la cage d'escalier. Vous devez vous compter chanceuse que Dumbledore soit le directeur, jeune fille. Peut-être démontrera-t-il de la clémence. Parce que moi je ressens le besoin de vous montrer le dos de ma main, petite blette!
Pansy renifla terrifiée. Elle n'avait jamais vu le maître de potions si furieux et tout son terrible tempérament était dirigé contre elle. « Je… je ne voulais pas blesser Draco, monsieur. J'ai seulement voulu lui… enseigner une leçon. »
Rogue tourna sur lui-même, apparaissant comme un gigantesque dragon, ses yeux brillant d'un feu noir. « Oh, vraiment », susurra-t-il, le ton calme était d'une certaine manière dix fois plus effrayant que s'il avait hurlé. « Mentir ne vous convient pas jeune fille. N'essayez pas de me convaincre avec vos excuses pitoyables, gardez-les pour le directeur. Je connais la vérité. Vous comptez jouer le rôle de l'amoureuse vexée, qui cherche à se venger du refus de mon fils à vos avances, et quand les moyens ordinaires n'ont pas fonctionné, vous vous êtes tournés vers les enchantements sombres pour vous venger de lui. Vous ne vous êtes pas soucié de le blesser, aussi longtemps que votre fierté était satisfaite. C'est la vérité, Parkinson et nous le savons tous les deux! Maintenant vous récoltez ce que vous avez semé, et toutes les fausses larmes et platitudes du monde ne vous sauveront pas. »
Ils avaient atteint le bureau de Dumbledore et Severus frappa sèchement à la porte, espérant que le vieux sorcier n'avait pas quitté le château pour un quelconque rendez-vous avec le ministère, Ludo Verpey, ou bien Bartemius Croupton senior.
-Entrez, dit Dumbledore.
Severus entra, traînant Pansy derrière lui comme un poids mort.
-Bon après-midi directeur. Je suis ici pour vous reporter une sérieuse infraction aux règles de l'école.
-Severus! Ma parole, vous avez l'air assez en colère pour lancer du feu comme un Magyar à pointes. Quel semble être le problème?, demanda le directeur, sentant immédiatement que Severus avait atteint sa limite. Il ne voulait pas se comporter comme si c'était une visite ordinaire.
-Voici le problème directeur. Mademoiselle Parkinson m'a admis cet après-midi qu'elle était derrière le sort qui a frappé mon fils, qu'elle avait délibérément utilisé un livre de magie noire pour jeter celui-ci qui a causé de graves blessures à mon fils. Il tira un mince livre noir de la poche de ses robes. « Voici le livre de sorcellerie noire. » Il jeta le livre au directeur, qui l'attrapa au vol et l'examina avec un froncement de sourcils.
Pansy grogna quand elle vit le volume familier, mais arrêta en voyant le regard tumultueux de son directeur de maison.
Les mains de Rogue agrippèrent fermement ses épaules de derrière, la retenant rapidement comme un oiseau de proie vicieux, la forçant à être debout devant le bureau du Directeur, ignorant les fauteuils moelleux en crin de cheval juste devant elle.
Dumbledore resta silencieux plusieurs minutes comme il consultait le livre, son expression devenant de plus en plus sombre. Quand il ferma finalement le livre d'un mouvement sec et qu'il leva ses yeux vers le directeur de Serpentard courroucé et son étudiant se comportement mal, ses yeux précédemment brillants étaient maintenant noir de désapprobation, de désappointement et de colère.
-Mademoiselle Parkinson, vous avez commis un sérieux acte contraire aux politiques de l'école en ayant ce livre en votre possession, et pire, en l'étudiant et en lançant les sorts qu'il contient. En tant que membre de la maison de Serpentard, je ne pense pas avoir besoin de vous dire combien vos actions ont atteint l'intégrité et l'honneur de votre maison, lesquels le professeur Rogue a essayé d'améliorer cette année. Vos actions se reflètent pauvrement sur vos collègues de maison, votre directeur de maison et spécialement vous-même. Sans mentionner l'école au complet. Poudlard était autrefois une maison pour des sorciers de magie noire, sans le savoir, mais j'ai juré après coup que je ne permettrai plus la pratique de cette magie encore entre ses murs, dit-il en se leva à demi, projetant des éclairs foudroyants bleus. Malgré tout ça, je vous retrouve en train de lancer des sorts noirs de contrainte et d'agonie envers un collègue étudiant, de votre maison en plus! Qu'avez-vous à dire pour vous défendre, jeune femme?
Pansy commença à pleurer et parler en même temps, mais Dumbledore resta ferme, pour une fois, ne donnant aucune possibilité, hostile envers elle, aussi inflexible qu'un juge du Mangenmagot.
-J'attends une explication, énonça le directeur d'un ton dur que peu de personnes avait entendu l'utiliser.
Severus la secoua légèrement. « Répondez au directeur, Parkinson! »
-O-Ok!, dit-elle en bégayant, puis elle commença à offrir les mêmes excuses boiteuses qu'elle avait données à Severus, les yeux grands ouverts de désespoir.
Dumbledore écouta avec attention son interprétation hésitante du soir où elle avait altéré la dose de nuit de l'Élixir nasal de Draco. « Je l'ai fait pour me venger de lui qui sortait une stupide Gryffie! Comment a-t-il pu choisir Granger à ma place, elle n'est même pas une sang pure ou une Serpentard! Il m'était promis depuis que nous étions des enfants! »
-Un mariage arrangé?, questionna le vieux sorcier. Pansy acquiesça.
-Un que son père a brisé lorsqu'il a été révélé que Draco n'était plus un partisan du Lord sombre, intervient Severus. Il a rompu l'accord, jeune fille, dégageant ainsi les prétentions que vous pensiez avoir envers lui. Néanmoins, au lieu de laisser les choses telles quelles, vous avez refusé de l'accepter et vous avez poursuivi mon fils sans relâche, même lorsqu'il vous a clairement indiqué qu'il ne voulait plus de vos attentions.
-C'est parce qu'il en recevait de cette salope aux cheveux crépus!, cracha une Pansy colérique.
-Parkinson!, grogna Rogue, vous allez surveillez ce qui sort de votre bouche immédiatement! Ou je le ferrai pour vous!
-Et ceci est la raison suffisante pour laquelle vous avez blessé Draco si gravement, jeune femme?, demanda Albus, sans aucune trace de pitié. Il avait réellement l'air d'un juge de l'époque médiévale, dur et inflexible. « Vous auriez pu lui avoir causé des séquelles permanentes si le sort n'avait pas été retiré au moment où il l'a été. Il aurait pu être incapable d'avoir des enfants, ou même pire. Vous dites que vous l'aimez? Alors comment pouvez-vous le voir endurer autant de souffrance?
-Il m'a blessée aussi!, dit Pansy en reniflant.
-Deux erreurs ne font pas une chose correcte, mademoiselle Parkinson, dit sèchement Severus. Où étiez-vous absente lorsqu'ils ont enseigné ça à l'école primaire? Je pense que vous ne réalisez pas combien vous avez blessé mon fils avec cette petite revanche. Peut-être diriez-vous autre chose si vous voyiez comment votre sort a affecté Draco.
-Que voulez-vous dire?
-Directeur, puis-je vous emprunter votre pensine?
-Bien sûr Severus. Dumbledore fit un geste de la main et le bol en pierre vola de son cabinet derrière le bureau et atterrit devant la paire avec un bruit sourd.
Severus plaça sa baguette à sa tempe et retira tous les souvenirs qu'il avait de son fils souffrant l'agonie que la malédiction lui avait causée, et les plaça à l'intérieur du bol de pierre. Puis il abaissa sa baguette et dit froidement « Une partie de votre punition, Parkinson, consistera à regarder les souvenirs de Draco que j'ai placés ici. Alors peut-être serez-vous moins porté à utiliser la magie noire la prochaine fois. » Il mit sa baguette dans le liquide d'argent tourbillonnant. « Regardez! »
Pansy secoua sa tête en signe de négation, « Non! »
Les mains de Severus assurèrent leurs emprises sur elle. « Ou bien que vous regardez de vous-même Parkinson, ou bien je vous ferai regarder, et si vous vous noyez pendant, je ne m'en soucierai pas. »
-Severus, protesta Albus. Il n'y a pas besoin d'effrayé cette enfant.
-Non? Je ne dois pas avoir une autre Bellatrix Lestrange dans ma maison, directeur!
-Regardez les souvenirs, mon enfant, encouragea Albus, un peu plus gentiment que le professeur de Potions. Quelques fois les conséquences d'un geste ne sont pas vraiment apparentes à moins de les voir à travers les yeux d'un autre.
Avalant difficilement, Pansy abaissa sa tête et mit son visage dans la Pensine.
Severus resta à ses côtés, son air aurait pu tuer un démon tellement il était mortel. « Albus, vous êtes mieux de lui donner autre chose que des détentions avec Rusard ou bien je jure que je démissionne. Je ne tolérerai pas d'attaque envers mes enfants, peu importe la raison. C'est une place où ils devraient être en sécurité, néanmoins je les trouve autant en danger que s'ils avaient assisté à une rencontre de Mangemorts, dit-il en se renfrognant. Demandez-lui où elle a pris ce livre, puisque souvent ce genre d'ouvrage est passé de mère en fille, spécialement dans les familles pure-sangs. Je veux qu'il soit détruit et que ses parents soient informés de ses actions, et je ne veux pas que vous mettiez de gants blancs. Je veux que vous leur disiez exactement ce qu'elle a fait à Draco et qu'elle fasse face à une expulsion due à son usage de magie noire.
-Très bien Severus, dit Albus sans chercher à argumenter. « Elle ne s'en sortira pas légèrement, mon amie. Elle devra être mise sous probation et elle rencontrera un comité d'enquête, de plus je vais saisir sa baguette pour la durée du semestre. Souhaitez-vous lui donner la détention ou devrais-je l'assigner à un autre professeur?
-Tout autant que je la déteste, je serai heureux de lui donner des détentions avec des sujets très précis, bien que je pense qu'elle mérite quelques détentions avec le professeur Binns. Vous savez qu'il pourrait rendre un lutin fou avec son monologue et ses détentions sont toujours d'écrire vainement sur un sujet quelconque inintéressant faisant pas moins que cinq pieds de long. Elle devra également être obligée de s'excuser à Draco.
-Je suis d'accord. J'espère que regarder vos souvenirs l'aidera à comprendre qu'elle était en tort d'avoir fait ça et qu'un tel comportement est inacceptable, dit le directeur gravement.
Avant que Severus puisse continuer à parler, Pansy sortit de la pensine, son visage était blanc comme un drap et elle pleurait encore.
-Alors? Comprenez-vous maintenant ce que votre intervention a causé?, dit Albus sévèrement.
Pansy hocha la tête. « Oui monsieur! Je suis désolée! »
-Trop peu, trop tard, intervient Severus.
-Q-Qu'allez-vous faire de moi?
-Tout d'abord, j'ai des questions sur comment vous avez obtenu ce livre, mademoiselle Parkinson.
Pansy se mordit les lèvres sans répondre.
-Vous l'a-t-on donné? Un membre de la famille peut-être?, chercha à savoir Dumbledore.
Avec réluctance, Pansy inclina la tête.
-C'est un livre contenant majoritairement des sorts noirs, mon enfant, et pas de ceux que vous devriez utiliser. De tels sorts sont des abominations pour n'importe quel bon sorcier et l'usage de l'un d'eux signifie que vous devrez faire face à un comité d'enquête pour ça. Après quoi, ledit livre sera détruit. Vous serez en probation également et votre baguette me sera rendue, puisque vous avez prouvé être incapable de gouverner vos actions prudemment avec. J'écrirai également à vos parents pour les informer de ce qui est arrivé.
À l'entente de ces mots, Pansy se rua pratiquement au pied de Dumbledore.
-Non… non… ne leur dites pas… s'il vous plaît, monsieur! Mon père m'a défendu de fréquenter Draco et si jamais il découvre que je lui ai désobéi…, elle se tu, se mettant à pleurer hystériquement.
Severus ricana et Albus resta froidement inflexible. « Dans de tels cas, vos parents ou gardiens sont toujours mis au courant de vos actions. Toujours. Il n'y a aucune exception. En outre, vous aurez des détentions avec professeur Rogue et professeur Binns jusqu'à la fin du semestre et vous êtes interdite de tout voyage à Pré-au-Lard. De plus, vous serez obligé d'être dans votre dortoir pour vingt heures tous les soirs, un charme de surveillance sera mis en place sur vous pour être certain que vous vous conformerez à ces termes, mademoiselle Parkinson.
-Vous ne pouvez pas faire ça! Vous me traitez comme… comme une criminelle!, dit-elle en pleurant.
-En effet, puisque c'est ce que vous êtes, jeune fille, dit fermement le directeur.
-Ce n'est pas juste! J'ai dit que j'étais désolée!
-Mais l'êtes-vous vraiment?, dit sèchement Dumbledore, n'ayant plus de patience avec ses plaintes. J'ai le sentiment que vous n'éprouvez pas réellement de remords, que vous êtes seulement désolée de vous être fait prendre. Si le comité vous déclare coupable, vous serez alors expulsée, servant d'exemple à n'importe qui d'autre qui essaierait d'utiliser de tels sorts sur un ancien petit ami. Jusqu'au jugement, mademoiselle Parkinson, vous serez sous surveillance, il tendit la main. Votre baguette?
Elle lui rendit, une lueur de haine dans ses yeux. « Je déteste cette école! Je souhaiterai n'être jamais venue! »
-Nous sommes d'accord sur quelque chose alors, remarqua Rogue d'une manière acide. Vous aurez une détention avec moi tous les mardis, mercredis et vendredis soir à six heures. Les fins de semaines, vous les aurez avec professeur Binns pour la moitié de la journée, l'autre moitié vous récurerez l'infirmerie et la salle commune des Serpentard du plancher au plafond. Il tendit sa baguette vers elle et lança le sort de surveillance.
Une grande montre de poche, sale et criarde, apparut sur le devant de ses robes.
-N'essayez même pas de l'enlever, elle restera jusqu'à votre audition. Si vous êtes en retard, le charme réagira d'une manière embarrassante et sonore. Il continuera de réagir jusqu'à ce que vous soyez où vous êtes censé être.
-Je me sens comme si j'étais en prison.
-Alors, vous ne savez pas ce que c'est d'être réellement en prison. Priez pour que vous n'ayez jamais à le découvrir, avertit le maître de potions. Rappelez-vous, jeune fille, vous avez apporté ceci sur vous vous-même.
-Oui monsieur.
-Oh, par ailleurs, vous aurez à vous excuser à Draco, lui dit Severus, puis ajouta dans un éclair de génie, devant la maison de Serpentard.
-Mais… mais… monsieur! Alors, tout le monde saura…!
-Oui, mademoiselle Parkinson. C'est l'idée, dit Severus, un sourire méprisant sur son visage. Puis il se pencha et lui siffla au creux de l'oreille, « personne ne blesse ma famille et s'en tire! Personne! Maintenant, retournez à votre dortoir, je vous avertirai lorsqu'il sera le temps de votre détention et vos pourrez alors vous excuser à mon fils le lendemain suivant, avant que nous nous ressemblions pour le déjeuner. Maintenant, hors de ma vue. »
Pansy détala, claquant la porte derrière elle.
Severus se tourna vers Dumbledore et dit doucement, « c'est bien que vous ayez aboli l'usage de la canne sur les étudiants lorsque vous êtes devenu directeur Albus. Autrement, j'aurais pu être tenté de l'utiliser déraisonnablement.
-Tout comme moi, répondit l'autre sorcier. Puis il offrit à Severus un thé au citron.
-Contient-il une potion calmante, Albus?, demanda le professeur d'un ton las.
Albus tapota une tasse avec sa baguette. « Maintenant oui. » Il la tendit à Severus, son visage aussi innocent qu'un nouveau-né, mais ses yeux brillants d'espièglerie. « Gâtez-vous mon garçon. »
-Oh et pis…, marmonna Severus, et il accepta l'offre du directeur.
Ceci donna aux portraits dans le bureau de quoi commérer sans fin pendant une semaine, le disant à tous les autres portraits de l'école, qui le dirent à tout le monde. Jusqu'à ce que Severus les menace de leur envoyer des sorts de silence quand il retourna au bureau le vendredi suivant.
Harry s'adonna à être présent pour l'excuse obligatoire de Pansy, puisqu'il était allé poser une question à son père dans ses quartiers pour un projet de potion à rendre lundi, il faisait équipe avec Blaise, et Severus l'amena avec lui pour être témoin de la punition de la fille. Il suspectait qu'Harry, Hermione et possiblement Ron avaient été impliqués dans les mauvais tours faits à Pansy, mais il n'avait pas cherché à en savoir plus. Parfois, il était mieux de ne pas voir ce qui se passait, aussi longtemps que les mauvais tours n'allaient pas trop loin, il était partant pour ne pas trop regarder, considérant les circonstances.
Harry était heureux d'observer l'humiliation de la sorcière Serpentard, et regarda avec une certaine satisfaction Pansy admettre à Draco, qui venait juste d'être libéré du lit, que c'était elle qui avait placé cet abominable sort et qu'elle s'excusait de l'avoir fait.
Draco la regarda dans les yeux, en fait, il devait baisser les yeux puisqu'il la dépassait d'un pouce, et après qu'elle eut dit ses excuses, il répliqua, « tu es une méchante malade et je remercie Dieu que ce contrat ait été brisé, autrement j'aurais été pris avec toi tout le reste de ma vie, laquelle n'aurait pas été bien longue étant donné que tu n'es rien d'autre qu'une veuve noire sous forme humaine. Approche-moi encore une fois et je t'ensorcellerai jusqu'à l'autre côté de l'océan Parkinson. » Il lui donna un regard de glace que son père adoptif aurait été fier. Puis il dit sèchement « excuse acceptées, maintenant tiens-toi loin de moi, compris? »
Le reste de la maison de Serpentard était assemblé dans la salle commune pour l'entendre également, et ils n'étaient pas amusés.
Spécialement les filles.
Draco était vraiment populaire dans sa maison, après qu'il eut été répudié par ses parents, même les enfants de Mangemorts le respectaient d'avoir fait un changement si audacieux. Cela avait été tout un choc lorsqu'ils avaient découvert qu'il avait été victime d'une malédiction d'une telle magnitude. La plupart des sorcières Serpentard le considérait comme une belle prise et avait été furieuse qu'il eût été attaqué par l'un des leurs.
Sans que leur directeur de maison en ait connaissance, ils décidèrent de faire leur propre version des représailles sur leur collègue de maison dans l'erreur, la nuit d'après, alors que le professeur était absent des donjons dû à une rencontre de personnel dans les étages supérieurs. Dirigée par Millicent Bulstrode, elles attachèrent Pansy avec des morceaux de vêtements et posèrent une capuche sur sa tête, puis marchant à petits pas dans la salle de bain de Mimi et procédèrent à la tenue d'une cérémonie d'expulsion – un ancien rituel que les sorcières pratiquent depuis le temps de Merlin, avant même que Poudlard ne soit créée. Chaque sorcière en provenance d'une famille sang pure connaissait la cérémonie, elle était utilisée seulement lorsqu'un crime terrible était commis.
Depuis le discours de Severus au début du trimestre, la plupart des sorcières avaient donné un effort concentré pour s'améliorer et redéfinir leur réputation. Elles étaient furieuses que tous leurs efforts soient détruits à cause d'une fille gâtée pourrie égoïste. Alors, elles avaient décidé d'ajouter leur propre punition à celles que leur directeur avait déjà données.
Hermione revenait de la bibliothèque quand le groupe de Serpentard, surveillant les attaches de Pansy, passa. Millicent se tourna et l'aperçut. « Hey, Granger! Viens nous rejoindre! »
-Quoi? Qu'est-ce que vous faites?
-Administrer du sens à la mégère qui a ensorcelé ton petit ami, répondit-elle.
Curieuse, Hermione les suivit.
Elles trainèrent Pansy dans le milieu d'un cercle dessiné à craie, elle pleurnichait et pleurait, jusqu'à Millicent lui prenne la tête et lui dise de fermer sa trappe. Puis Millicent et les quatre autres filles appelèrent les cinq éléments pour témoigner contre la sorcière délinquante, Pansy Parkinson.
-Elle a trahi le serment de la maison, de ne jamais blesser l'un de ses membres, déclara Millicent d'une voix vibrante, après avoir placé un sortilège de silence sur la salle de bain.
-Elle a trahi la sororité, en utilisant un charme de contrainte pour forcer un garçon à se lier à elle!, cria une autre sorcière. Nous n'avons pas besoin de telle mesure pour qu'un homme nous voie.
-Elle nous a déshonorés en mentant et ruinant notre nouvelle réputation en tant que fille de Salazar, cria Avery Blake.
-Je la déclare briseuse de serment et ne la vois pas! Elle est bannie de notre compagnie! Traître! Menteuse! Obtiens ce que tu mérites!, chanta le reste des filles.
Elles déchirèrent la capuche du visage de Pansy et crachèrent à ses pieds, une par une, récitant toutes les mêmes mots sans fin « Tu es bannie! Obtiens ce que tu mérites! »
Plusieurs d'entre elles lui lancèrent également des sorts cuisants et quand le tour d'Hermione arriva pour la confronter, elle regarda les autres filles puis la gifla fortement. « Ça, c'est pour Draco, sorcière malfaisante! Obtiens ce que tu mérites, salope! »
Après que chaque sorcière ait déclaré Pansy bannie, Millicent ferma le cercle, puis libéra Pansy de ses attaches et dit froidement : « Tu n'es Serpentard que de par le nom. »
Elles laissèrent Pansy dans la salle de bain hantée, pleurant, avec Mimi Geignarde qui fit exploser une toilette devant elle. Même le fantôme n'éprouvait pas de sympathie pour elle.
Hermione se heurta à Draco, Harry et Ron, de retour des cuisines, ils avaient réussi à convaincre les elfes de maisons de leur donner une collation, ils avaient maintenant faim à des drôles d'heure. Ils étaient suivis par une Pincée invisible, qui s'était régalé de miel et de lait. « Hey. Qu'est-ce que tu fais à sortir de la bibliothèque à une telle heure le soir? », l'accueillit Draco en plaisantant. « Tu as déjà fini d'étudier? »
Elle lui sourit, alors que normalement si un tel commentaire provenait de Ron ou d'Harry elle se serait mise en colère. « Principalement, j'ai rencontré quelques-uns de tes Serpentard sur mon chemin », commença-t-elle, puis elle les attira dans un recoin de la pièce. Elle leur dit alors ce qu'elles avaient fait à Pansy. « Je suppose que c'était plutôt… méchant de notre part, mais… elle l'avait vraiment mérité après le sort qu'elle t'a jeté Draco. »
Draco grimaça et Ron et Harry lui sourirent en sympathie. « Ne perds pas ton sommeil pour ça Mione. Je ne le perds pas. Les Serpentard prennent soins les uns des autres. Ils l'ont toujours fait. »¸
-Je ne peux pas croire qu'elle t'a fait ça à toi, Malfoy, dit Ron en tremblant. C'est juste si mauvais.
-Et malveillant!, ajouta Harry.
-J'aurai dû m'y attendre, soupira Draco. Je veux dire, je l'ai connu presque toute ma vie et elle a toujours été une enfant gâtée et jalouse de toute personne ayant ce qu'elle n'avait pas. En plus, ses parents sont de vrais partisans de Tu-Sais-Qui, alors bien sûr qu'elle connaît quelque sort de magie noire, ajouta-t-il en dansant sur ses pieds, inconfortable. Ils nous sont enseignés en même temps que l'étiquette adéquate.
-Alors, tu connais la magie noire?, demanda Ron avant qu'il puisse penser correctement.
Harry lui donna un coup de coude dans les côtés.
-Ouais, mais j'ai promis à mon père et à moi de ne jamais les utiliser. Et je ne l'ai pas fait. Je les ai appris seulement parce Lucius m'y obligeait. Je ne suis pas un sorcier noir.
-Personne n'a dit que tu l'étais, Draco, lança Hermione, mettant ses bras autour de lui et lui donnant un câlin. Je suis tellement contente que tu sois correcte, j'étais très effrayée, tu sais?, des pleurs soudains se déclarèrent sur ses cils comme elle le fixait.
Draco la serra fermement. « Shh, ne pleure pas, petit rat de bibliothèque. Je vais avoir besoin de plus qu'une salope jalouse pour me mettre à terre. »
Hermione lui sourit à travers ses larmes. « Désolée. Je suis ridicule, n'est-ce pas? »
-Un peu.
-Ne me fait plus jamais peur comme ça, Draco Michael Malfoy!, lui ordonna-t-elle, prétendant être en colère contre lui.
-Plus jamais, lui murmura-t-il, puis il l'embrassa doucement.
-Ok, je suis parti moi, dit Ron. Regarder des personnes se fait des minouches me donne envie de vomir. Spécialement lorsque c'est ma meilleure amie qui le fait avec le frère de mon meilleur ami.
-Je vous vois plus tard, dit Harry rapidement, tournant les talons et se dirigeant vers la tour de Gryffondor avec Ron, donnant au couple une certaine intimité.
-Hey camarade, tu veux jouer aux échecs?
Harry secoua la tête. « Je dois trouver Katie. Nous devons vérifier quelques potions ensemble. »
-Oh, d'accord. Je l'ai déjà entendu celle-là avant, dit Ron en roulant des yeux. Harry tu as besoin d'aide, d'aide mentale je veux dire.
-Pourquoi?
-Parce que toi et Malfoy vous avez sérieusement les filles dans le cerveau!
Harry grimaça. « Et alors? Peut-être devrais-tu sortir avec quelqu'un Ron? Comme ça tu ne te sentiras pas mis à part. »
-Non merci. Les filles ne sont qu'un paquet de trouble, déclara Ron. Les échecs c'est plus sécuritaire.
-Peu importe camarade, dit Harry en haussant les épaules, puis il prit les escaliers, deux marches à la fois.
Il trouva Katie en train d'étudier sur une table près du foyer. Elle l'accueillit chaudement, et accepta d'étudier les potions avec lui dans la bibliothèque, et s'ils étaient capables de voler quelques baisers entre la mémorisation des formules, personne ne s'en occuperait.
Les parents de Pansy étaient des plus contrariés que leur fille ait continué son béguin envers le très mal assorti Draco Malfoy, terrain de Severus Rogue. Ils envoyèrent promptement un hibou à leur fille désobéissante à cet effet et menacèrent de la déshériter si elle continuait à montrer un tel intérêt inconvenant envers lui. Pas un mot ne fût dit sur le livre noir de sorcellerie, lequel Dumbledore conservait, enfermé, dans son bureau, mais M. Parkinson lui avait parlé en privé et demandé à ce que l'audition soit suspendue puisque c'était seulement une première offense. Dumbledore refusa, disant que celle-ci était une politique du Ministère et qu'il ne pouvait pas y contrevenir.
-Vous le feriez très vite si c'était Rogue ou un de vos laquais qui vous le demandait, se déchaîna Parkinson. C'est partiellement sa faute puisqu'il ne surveillait pas ma fille. Je suis sure que ce Malfoy l'a entraîné à penser qu'il lui était redevable.
-M. Parkinson, je vous assure que Draco n'a rien fait de la sorte. Il est la partie victime/blessée dans tout ça, et non votre fille, dois-je vous le rappeler?, dit sévèrement Dumbledore. Je suis désolé, mais je ne peux pas plier les règles pour ce qui est de la magie noire, pour n'importe qui. Votre fille aura à aller devant un comité d'enquête comme n'importe quel autre pratiquant de magie noir. S'il la trouve coupable, sa baguette sera cassée et elle sera expulsée.
-Juste comme ça?
-Juste comme ça, dit le directeur.
-Elle m'a dit qu'elle était pratiquement en détention à domicile entre vous qui lui confisquez sa baguette, Rogue et ce pauvre con qui lui donne des détentions tous les soirs, envoya Parkinson. Vous êtes tous des hypocrites! Rogue a déjà été un Mangemort et je ne vous vois pas lui enlever sa baguette.
-Severus n'a jamais été un Mangemort, monsieur. Il a toujours été mon agent, travaillant sous couverture, dit Dumbledore, ses yeux lançant dangereusement des éclairs. Il n'a jamais ensorcelé un garçon innocent par jalousie en utilisant un sort qui aurait pu le castrer magiquement.
Parkinson devient pâle « Par les shorts de Merlin! Je… n'ai jamais pensé que c'était ça qu'elle avait utilisé… »
-Maintenant vous le savez.
-Je suis sure que c'est une erreur, se rétracta Parkinson, mais, même à ses oreilles, cela sonnait faux. Ce sort était l'un des pires dans l'arsenal d'une sorcière, et tous les hommes le craignaient. « Écoutez, je vais négocier avec vous, Dumbledore. Vous annulez l'audition et j'enlève mon enfant d'ici et je l'enrôle dans une autre académie sur le continent. L'académie de Beauxbâtons en France, l'école pour sorcières de Madame Alexandria à Moscou, mais épargnez-moi l'humiliation d'avoir mon nom en première page du journal. Mes affaires vont souffrir si les gens pensent que ma fille est une faiseuse de mal, vous savez ce que je veux dire?
Les yeux de Dumbledore se rapetissèrent. « Je ne peux pas suspendre l'audition, ce n'est pas de mon ressort, mais si vous voulez sortir votre fille de l'institution, alors allez-y. C'est votre privilège M. Parkinson. Ainsi que la pénalité si vous ne vous présentez pas à votre rendez-vous à la cours. »
-Laissez les Aurors venir me chercher, dit Parkinson méprisant. Le temps qu'ils arrivent, nous serons partis depuis longtemps. Dites à Pansy de faire ses bagages Dumbledore. Vous pouvez prendre votre école de fantaisie de merde et vous la mettre où je pense tout autant que je suis concerné. Oh et donnez un message à Severus en même temps. Dites-lui que la prochaine fois que je le vois lui ou ses fils, ils sont mieux de se surveiller parce que j'aurai leurs couilles au dîner. Bonne journée, Directeur.
Sur ce, Jarvis Parkinson pris de la poudre de cheminette pour retourner à son domaine in Somerset. Dumbledore convoqua Pansy à son bureau peu de temps après et l'informa de la décision de son père. Elle n'avait pas l'air d'accorder de l'importance à celle-ci, le jour d'après, Pansy Parkinson s'en alla de Poudlard pour toujours.
Les choses devinrent tranquilles après cela et les cours continuèrent, de même que les pratiques de Quidditch, où Harry était en fait concentré et arrêtait de regarder Katie pour se concentrer sur le Vif d'or. Gryffondor joua contre Poufsouffle pour le premier match de la saison, et Harry et Katie jouèrent tous les deux brillamment et Gryffondor gagna. Harry, Katie et le reste de l'équipe allèrent s'offrir une bière au beurre à Pré-au-Lord après coup, en profitant pour visiter la Tête du Sanglier. Quelques-uns des joueurs les plus vieux réussirent à mettre la main sur des bouteilles de Whisky pur feu et en offrirent à Harry, mais celui-ci refusa, se rappelant cette nuit il y a si longtemps au Manoir Prince quand il avait bu de la rosée d'été et comment il avait été malade comme un chien le lendemain.
De plus, il savait qu'avec son histoire, il ne devrait pas toucher à de l'alcool, c'est pourquoi, sagement, il refusa. Tout comme Katie qui a dit qu'aucun alcool n'était nécessaire pour avoir du bon temps. Ils quittèrent lorsqu'il devient apparent que la moitié de l'équipe allée passer la nuit au bar. Ils volèrent lentement pour retourner au château et ils le firent si près l'un de l'autre qu'Harry étendit la main et attrapa celle de Katie.
-Hey! Qu'est-ce que tu fais?, dit-elle surprise, ne s'attendant pas à cela.
-Je tiens ta main, répliqua-t-il avec espièglerie. Ça te dérange?
-Si ça me dérangeait, tu serais en bas de ton balai, vantard.
-Oh? Alors, tu penses que tu pourrais me faire tomber?
-Je ne pense pas, je le sais, dit-elle en cognant ses genoux après les siens.
Il l'observa avec méfiance. « Tu ne pourrais pas me faire tomber si je fais ça. » Puis il tendit le bras et l'attira dans les siens, elle était maintenant à moitié sur son balai et le sien en même temps, puis l'embrassa.
C'était un bref baiser, mais néanmoins passionné et il la laissa sans souffle pendant un moment.
Mais seulement pour un moment.
L'instant d'après elle le regardait, éblouie, et riant de lui. « Par les cloches de l'enfer, Rogue! Es-tu fou? », dit-elle en montrant d'un geste leur position en sandwich. « Tu es chanceux qu'on ne soit pas tombé. »
-Nous sommes loin du château, dit-il d'un air penaud. Sans compter que j'ai toujours voulu savoir comment ce serait d'embrasser une fille en volant.
-Idiot!, gronda-t-elle, en riant puis elle lui saisit l'oreille. Aide-moi à retourner sur mon balai, veux-tu?
-Comme ma dame le commande, dit-il galamment puis il le fait. En passant, c'était merveilleux.
Elle sourit. « Je pense encore que t'est dérangé Rogue. Mais j'aime vivre dangereusement, alors je suppose que je peux endurer ça. »
Le reste du chemin, ils volèrent main dans la main. Arrivés à la salle commune, ils se séparèrent d'un baiser de bonne nuit.
Harry se faufila dans les escaliers et trouva Ron encore debout, lisant un manuel de Quidditch.
-T'as eu du bon temps Harry?
-Ouais, c'était le meilleur, répliqua son ami, puis il se déshabilla, souriant encore comme un débile.
Le 30 octobre, les étudiants de Durmstrang et Beauxbâtons arrivèrent. Durmstrang arriva en premier, pendant le cours de Botanique d'Harry. La classe avait comme tâche d'assembler des graines de Branchiflore le long du lac avec le reste de sa classe.
Soudainement, le lac commença à bouger et faire des bulles, comme un chaudron sur le point d'exploser. Les filles crièrent et les garçons se reculèrent en tirant leur baguette.
-Qu'est-il en train de se passer par l'enfer?
-Sommes-nous attaqués?
-Pourquoi est-ce que le lac tourbillonne comme ça?
-Est-ce que c'est un monstre de l'océan?
-Professeur Chourave! Le lac a l'air d'être sur le point d'exploser, cria Terry Boot.
L'eau tourbillonna de plus en plus vite, puis il entra en éruption, comme un geyser, arrosant tous les étudiants. Plus de cris suivirent l'immersion impromptue.
La proue d'un gigantesque bateau émergea des profondeurs. Harry hoqueta, frottant ses lunettes sur son chandail puis les replaçant sur son visage. Le bateau était vaste, construit comme un mélange entre un bateau de guerre Viking et un bateau de pirate, et il remplit presque entièrement le lac.
-Saint Merlin! Regardez sa taille!
-D'où est-ce qu'il vient?
-Calmez-vous maintenant les enfants, énonça la voix du professeur Chourave. Ne paniquez pas, c'est seulement le bateau de Durmstrang. Igor Karkaroff a toujours aimé faire une entrée remarquée. Finissez de rassembler vos graines, vous serez appelé à la Grande Salle bientôt pour rencontrer nos nouveaux invités.
Les étudiants n'avaient jamais accompli une tâche aussi rapidement.
Aussitôt qu'ils eurent terminé, et qu'ils se séchèrent eux-mêmes à l'aide d'un sort de séchage, ils entendirent un hennissement sonore et Luna Lovegood pointa au ciel et cria : « regardez! Ce sont des Abraxans en train de tirer un gros attelage bleu. Ils sont magnifiques n'est-ce pas? »
Les yeux de tout le monde montèrent au ciel, regardant l'énorme attelage qui aurait pu contenir dix Hagrid, tiré par des Palominos ailés.
-C'est ce qui j'appelle des chevaux!, s'exclama Seamus Finnigan. Je n'ai jamais vu de chevaux aussi colossaux! Ou aussi magnifiques!
Le pelage des Abraxans était d'une couleur doré et leur crinière et queue était d'une couleur argentée brillante, tout comme leurs ailes.
Moi, j'en ai vu, pensa Harry, regardant la troupe faire des cercles pour atterrir près de la hutte d'Hagrid. Les chevaux elfiques de la cours de Seelie sont tout aussi magnifiques. Il se rappela le merveilleux Cœur de Lune, le coursier blanc argenté qu'il avait monté dans la forêt profonde et qui avait combattu si vaillamment pour le sauver d'un Unseelie qui l'avait piégé lors de sa première chasse à vie dans le royaume fae. Ces chevaux sont magnifiques, mais je prendrais Cœur de Lune au lieu d'eux n'importe quand. Je doute qu'ils puissent équivaloir à son cerveau ou son courage.
L'attelage atterrit avec un bruit sourd qui fit trembler la cheminée d'Hagrid, et une femme large, habillée de robes fantaisies bleu paon, descendit de l'attelage.
Les yeux de Ron vinrent grands ouverts. « Mon Dieu! Elle a presque la taille d'Hagrid! C'est une grosse femme! »
Hermione lui donna un coup de coude dans les côtés. « Tais-toi Ronald! Elle va t'entendre! »
-Oups!, Ron avala difficilement et se ferma la bouche.
Hagrid était en train de serre la main de la grosse femme avec enthousiasme. « Bienvenue à Poudlard Madame Maxime. Mon nom est Hagrid. Je suis le gardien des clés. »
-Bonjour Hagrid, gronda-t-elle, en l'embrassant sur les deux pommettes. Le gros homme rougit et les étudiants étouffèrent un rire. « S'il vous plaît, prenez mes chevaux et donnez-leur un bon massage et un peu de whiskey. Ils boivent seulement le plus fin. »
-Sans problème, Madame. Je vais voir pour qu'ils reçoivent le meilleur des soins. Ce sont des animaux magnifiques les Abraxans!
Hagrid eut l'air aussi content qu'un enfant comme il aidait la grande sorcière à détacher les chevaux ailés. Leurs noms étaient Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan.
Regardant de nouveau le bateau qui apparaissant doucement sur le lac, Harry vit une longue passerelle descendre du côté du vaisseau sur la berge. Un grand homme avec une barbe portant un large chapeau de style castor et un manteau d'hiver noir avec de la fourrure au col et portant une longue canne noire marchait le long de la passerelle, suivit de plusieurs grands jeunes hommes enveloppés dans des manteaux de martre, vison ou de castor.
Avant qu'Harry puisse tout regarder, professeur Chourave relevait ses manches et dit : « Il est temps pour vous d'aller dans le hall, M. Rogue. Le directeur souhaite que l'école entière accueille nos invitées à cet endroit et la Coupe de feu sera également mise en évidence, puisque le Tournoi des trois sorciers commence officiellement avec l'arrivée de Durmstrang et Beauxbâtons.
Harry se permit d'être conduit à l'intérieur, rejoignant Katie, Ron et Hermione à la table de Gryffondor.
Il croisa les yeux de Draco à travers le hall, et son frère lui donna un demi-sourire.
Se glissant sur le banc à côté de Katie, Harry regarda la table du personnel et vit Severus assis à son endroit habituel à côté de Maugrey et de McGonagall. Dumbledore se tenait sur le podium, illuminé comme une lanterne. Le hall était rempli de lumière scintillante et de lanterne de papier festive à travers le plafond. La Coupe de feu – ou comme les Faes l'appellent, la Coupe des merveilles – était sur une plateforme juste à côté du podium, brillant d'un éclat surnaturel.
Les portes s'ouvrirent et Igor Karkaroff franchit l'entrée, se pavanant comme un coq.
Harry nota que son père avait froncé les sourcils lorsqu'il avait su l'autre sorcier et se demanda pourquoi Severus détesterai quelqu'un qu'il n'aurait jamais rencontré. Il ne savait pas que son père ferait bientôt plus que froncer les sourcils. Beaucoup plus.
