DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.
Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.
Désolée pour le retard. Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'elle. Désolée également pour les fautes je ne suis pas la meilleure pour les corriger, toute aide ou remarque pertinente est la bienvenue.
Ah oui, les mots suivis d'un * sont des jurons "proprement" québécois XD
URGENT je recherche une (un) bêta-reader ou traducteur. Merci de me contacter en PV s'il vous plaît URGENT
Bonne lecture!
Elle et Lui
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Chapitre 11 : La Coupe des merveilles
Harry étira son cou pour voir, derrière la tête de Cormac McLaggen, entrer les étudiants de Durmstrang dans le hall derrière leur professeur. La plupart étaient enveloppés dans des capes de fourrures de phoque ou de vison qui tombaient jusqu'à leurs pieds, lui faisant penser qu'ils devaient provenir du nord, là où il neigeait à longueur d'année. Il se demanda si un climat chaud leur donnerait un choc. Un grand garçon, avec une tignasse de cheveux noirs et un visage sérieux, alla se placer directement à gauche de Karkaroff, il avait l'air familier à Harry.
Soudainement Ron lui donna un coup de coude dans les côtes.
-Harry ! Oh mon Dieu ! Regarde ! C'est Krum !, dit-il en pointant le garçon qui marchait juste derrière Karkaroff.
Harry le regardait maintenant d'un œil nouveau et, cette fois-ci, il reconnu l'attrapeur professionnel international qui joue pour l'équipe de Quidditch bulgare. Il ne savait pas que Krum fréquentait Durmstrang.
À ses côtés Ron était pratiquement en train de s'asphyxier d'excitation. « Crois-tu ça – c'est l'affaire la plus le fun – Krum ici, à Poudlard ! Il est genre le meilleur attrapeur de tous les temps, ils disent qu'il fait tout un tas d'argent avec ça ! Et il vient faire la compétition ! Penses-tu qu'il va me donner un autographe Harry ? Hein ? »
-Je suppose, répondit Harry avec désinvolture, son attention étant soudainement attirée vers la table des Serpentard, où Draco avait des poignards dans les yeux et les dirigeait vers Krum. Hein? Qu'est-ce qui se passe? J'aurais pensé que Draco sauterait de joie à l'idée de voir un fabuleux joueur de Quidditch. À cet instant, il suivit le sourire et la main de Krum et vit, à sa grande surprise, que le garçon le plus vieux regardait très directement Hermione. Hermione, qui ne connaissait rien à propos de Quidditch, et qui ne voulait rien savoir, lui renvoya un sourire amical, puis se tourna pour poser une question à Lavande. Uh oh ! Krum est mieux de surveiller ses arrières parce que Draco ne tolérera pas un rival pour l'affection d'Hermione.
Karkaroff marcha directement à la table des professeurs et se tourna puis mis ses élèves en ordre à sa gauche, ils étaient douze au total. Il fit un mouvement de tête cordial à Dumbledore et lorgna Severus, qui lui retourna la faveur.
Le regard d'Harry se détourna alors vers Pincée qui volait près du plafond et vers Phil qui était accoté à une fenêtre dans un coin, ayant l'air insupportablement calme, ses bras croisés sur sa poitrine et ses jambes, gainées de longues bottes, étaient croisées à ses chevilles. Il fit un clin d'œil à Harry avant de mettre son voile en place une fois de plus. Harry lui répondit et se sentit immédiatement plus détendu sachant que ses trois gardiens étaient dans la grande salle.
Des exclamations s'élevèrent dans la pièce alors que de plus en plus de personnes remarquaient la présence de Krum, mais avant de pouvoir l'examiner plus en détails, Dumbledore se racla la gorge et annonça :
-Je voudrais souhaiter la bienvenue à Poudlard au directeur Karkaroff et à ses étudiants de Durmstrang!
Un tonnerre d'applaudissement suivit l'annonce et plusieurs fanatiques de Quidditch commencèrent à scander en levant les poings au ciel « Krum! Krum! Krum! », jusqu'à ce que leurs préfets les fassent taire.
Puis les portes s'ouvrirent, une fois de plus, cette fois faisant place à Madame Maxime et à ses filles de Beauxbâtons. Les sifflements appréciateurs de quelques garçons ainsi que des soupirs se firent entendre à leur entrée. Tous les yeux étaient fixés sur Madame Maxime, qui dépassait de loin tout le monde en taille, à l'exception d'Hagrid. Elle était majestueuse et imposante, bien que Draco entende une remarque grossière d'un première année « Merlin, elle est aussi grosse qu'Hagrid! Je me demande si elle est sa sœur ou quelque chose du genre. »
-Tais-toi Simmons, lui siffla Draco, fixant le jeune garçon, qui avala sa salive et se tut.
Les filles de Beauxbâtons, mais plus spécifiquement une grande svelte avec des cheveux blonds, étaient très belles, pensa Draco. Quoiqu'il en soit, aucune d'entre elles n'arrivaient à la cheville d'Hermione, qui bien qu'elle ne soit pas une top-modèle, elle faisait bouillir son sang dans ses veines. Elle avait un cerveau et une beauté naturelle rafraichissante que Draco appréciait beaucoup. En plus, elle était toujours gentille et honnête, des qualités qu'il aimait aussi. Elle me défendrait jusqu'à en mourir, mais serait encore capable de me dire que je suis un insupportable crétin. J'ai besoin de cette fille. Il lança un regard à la table de Gryffondor, croisa ses yeux et lui sourit. Avec joie, elle lui envoya un énorme sourire en retour. Il s'était inquiété et était devenu jaloux quand Krum avait commencé à la regarder, mais apparemment Hermione le préférait, même s'il n'était pas un quelconque attrapeur vedette international.
Lorsque les filles de Beauxbâtons se mirent en ligne du côté droit du podium de Dumbledore, celui-ci les accueillit, puis annonça joyeusement :
-Comme vous le savez tous, Poudlard est l'heureux hôte du Tournoi des Trois sorciers pour la première fois dans ce siècle. Veuillez s'il vous plaît accueillir les juges et les membres du ministère de ce tournoi. Voici M. Ludo Verpey, directeur des Jeux et Sports magiques, présenta Dumbledore pendant qu'un homme large, vêtu d'une robe marron et dorée, se levait et qu'on l'applaudissait poliment. « M. Bartemius Croupton, Senior, directeur de la Coopération magique internationale », continua-t-il, alors qu'un homme mince, habillé d'une robe bleue marine et d'un costume rayé, avec une expression sévère et une mince moustache se levait. Les applaudissements se firent plus épars cette fois, Rogue regarda Croupton et lui envoya un mince sourire, il était une vieille connaissance.
Phil, observant les détails pouvant échapper aux autres, gardait un œil sur la table des professeurs, il avait encore des doutes à propos de Maugrey, et il nota rapidement le regard plein de haine que celui-ci lançait à Croupton avant de détourner le regard. Étrange. Quelle histoire est-ce qu'un ex Auror et un employé du ministère pouvaient avoir en commun qui causait une telle animosité, se demanda Phil. Cela nécessitait d'y regarder de plus près. Il demanderait à Severus ce qu'il savait plus tard.
Son attention retourna rapidement au centre de la pièce alors que Dumbledore annonçait qu'avec l'arrivée des écoles participantes, le tournoi pouvait maintenant officiellement commencer. Il fit un geste de la main et la Coupe de feu apparût soudainement, des flammes bleues dansant doucement à l'intérieur de celle-ci.
-Tous ceux qui souhaitent participer au tournoi doivent avoir l'âge légal, soit dix-sept ans, dès maintenant et être en bonne santé physique et mentale. Le Tournoi des Trois sorciers n'est pas pour les cœurs faibles. Comme son nom le suggère, trois champions, un de chaque école, seront choisis par la Coupe de feu et ils devront accomplir trois tâches, chacune plus difficile que la précédente. Les champions seront notés par une équipe de juges, j'en suis d'ailleurs un moi-même, les autres étant M. Croupton, M. Verpey et les professeurs McGonagall et Rogue. Si vous échouez à accomplir une tâche dans le temps imparti vous serez disqualifié. Le gagnant du tournoi remportera 2 000 Gallions et la Coupe du Tournoi des Trois sorciers.
Les étudiants applaudirent et acclamèrent cette annonce.
Dumbledore descendit du podium et traça une ligne d'âge autour de la Coupe brillante.
-Tout étudiant qui souhaite participer doit simplement écrire son nom et son école sur un morceau de parchemin et le placer dans la Coupe. Vous avez une semaine pour vous décider et aucun étudiant n'ayant pas l'âge requis ne pourra participer à ce tournoi, dû à la ligne d'âge que je viens de tracer. Pensez-y bien, puisqu'une fois votre nom mis dans la Coupe, vous ne pourrez le retirer. Bonne chance à vous tous! Que la chance soit avec vous! Il fit un geste de la main et une large table apparue, il la désigna aux nouveaux arrivants pour qu'ils s'y installent. « S'il vous plaît, veuillez accueillir nos invités et faire de leur passage parmi nous un moment inoubliable. Ils resteront jusqu'à la finale du tournoi. Maintenant, mangeons! »
Sur ces mots, les tables se garnirent de délicieuse nourriture et tout le monde commença à manger.
Harry regarda à sa table et remarqua que plusieurs septièmes années étaient en train de débattre si oui ou non ils allaient participer au tournoi. Il leur souhaita silencieusement bonne chance, heureux pour une fois de ne pas être le centre de l'attention pour risquer sa peau. Il était également surpris que son père fasse partie de l'équipe des juges, Severus ne lui en avait pas parlé.
Ron lui donna un coup de coude et lui dit :
-Tu veux essayer de rencontrer Krum après le dîner, Harry?
-Bien sûr Ron. Et peut-être quelques filles de Beauxbâtons aussi.
Ron hocha la tête avec enthousiasme. « Ouais, ils en ont quelques-unes de belles là-bas. Cette grande blonde, et puis j'ai vu cette fille vraiment gentille avec des cheveux foncés coupés courts, je pense qu'elle m'a souri lorsqu'elle est passée. » Il soupira rêveusement. « C'est juste plate que Fred et Georges ne puissent participer, mais ils vont avoir dix-sept seulement en avril. Et pourquoi ne m'as-tu pas dit que ton père allait être un juge? »
-Parce que je le savais pas. Il m'en a jamais parlé. Peut-être qu'il a oublié, avec tous les problèmes qu'il a eus avec Draco et Pansy.
-Ça se pourrait, mais je me souviens pas d'avoir jamais vu Rogue – je veux dire le professeur Rogue – être distrait, dit Ron. Il regarda les Gryffondor assis à la table puis demanda fortement, « alors, lequel d'entre vous va participer? »
-Moi, déclara Alicia Spinnet, j'ai eu dix-sept ans la semaine dernière.
-Moi aussi, ajouta Nigel Weatherby.
Presque tous ceux de la septième année, et quelques sixièmes années qui avaient eu dix-sept ans plus tôt, allaient mettre leur nom.
Pendant qu'ils discutaient des Tournois des Trois sorciers précédents et de qui les avaient remportés, Harry se concentra sur son assiette, sachant que si ce n'était pas Severus qui le surveillait, c'était soit Pincée ou Phil et qu'ils insistaient tous pour qu'il mange sainement.
Il prit de la salade, du pain et un peu de poulet français et une portion de bretzel. Il était clair que les elfes de maison voulaient introduire de la variété dans les repas aujourd'hui pour honorer les invités internationaux. De l'autre côté de la table, Katie se servit du chou rouge, de la saucisse assaisonnée et enfumée et lui sourit du dessus du bol de patates pilées.
-As-tu un cours avec mon père cet après-midi encore, Katie?, demanda Harry, la saluant avec espièglerie en levant son verre plein de jus de citrouille.
-Oui. Pourquoi? Veux-tu encore m'assister?
Harry ouvrit la bouche pour répondre, mais Cormac intervint brusquement en riant et dit d'une voix traînante « Je serai ton assistant, ma jolie. Je connais quelques très bonnes potions, mieux que ce Rogue-là. »
Harry rougit et comprit maintenant parfaitement le regard de mort qu'avait eu Draco l'instant d'avant. Il envoya au garçon plus vieux un regard furieux, mais Katie le regarda simplement de haut en bas et dit « désolé Cormac, mais le professeur laisse entrer seulement des étudiants motivés dans ses cours particuliers avancés et tu as seulement eu un Acceptable à tes BUSES, n'est-ce pas? »
Cormac rougit « et alors? Y'a rien de mal à ça. C'est un foutu perfectionniste ce Rogue! Personne ne peut atteindre ses standards! »
-Moi, oui, dit simplement Katie. Tout comme Harry, ajouta-t-elle en se tournant vers lui « deux heures, ça te va? »
-Oui, accepta Harry et il laissa les affres de la jalousie s'éloigner. Clairement Katie ne supportait pas Cormac, un fait pour lequel il était reconnaissant. Il ne pensait pas qu'il aurait été capable de combattre le charme, l'argent et le sourire éblouissant de ce garçon plus vieux. Puis il continua de manger, ne voulant pas que son repas devienne froid.
Après les cours, Harry fit son chemin pour descendre dans les cachots sifflant une chanson entendue sur les ondes de RITM appelée She borrowed by broomstick, une étrange chanson d'amour légère qui lui rappelait la nuit où lui et Katie s'étaient embrassés alors qu'ils volaient dans les airs. Quelques Serdaigle et Poufsouffle qui sortaient du cours de portions le regardaient étrangement et quelques-uns marmonnèrent qu'il était en train de devenir comme son père vu le nombre d'heures qu'il passait désormais en bas.
-Rogue et Rogue junior, marmonna Will Merriweather, un Serdaigle, de manière désobligeante. Il pourrait tout aussi bien arracher l'écusson de Gryffondor et porter des robes noires avec un sourire moqueur comme son cher vieux papa.
Sur ces mots, Harry s'arrêta de siffler, fit volte-face et foudroya du regard l'autre garçon.
-C'est sensé vouloir dire quoi? S'il m'arrive d'aimer les potions plus qu'avant, qu'est-ce que ça change pour toi? Et arrête de parler comme ça de mon père Merriweather.
-Ou sinon quoi? Tu vas lui dire et il va me donner une punition?, lui ria l'autre garçon au nez. Oh, papa, Merriweather a été méchant avec moi, tu as besoin de lui donner une retenue… booo hoooo!
-Ferme là Merriweather! T'es pathétique!, dit sèchement Harry, sentant qu'il commençait à bouillir.
-Pourquoi ne me la ferais-tu pas fermer petit Rogue? Fils à papa!
Avant qu'Harry puisse dire quoique ce soit d'autre, Cédric Diggory se mit entre eux.
-Bon! C'est assez vous deux. Tout le monde se calme. Merriweather arrête d'agacer Rogue. Et Rogue ignore Merriweather, il est juste en colère que ton père l'ait coulé pendant le cours d'aujourd'hui parce qu'il se vantait au lieu de brasser sa potion.
-Occupe-toi de tes oignons, Diggory!, envoya le Serdaigle.
-Maintenir la paix est la tâche d'un préfet, Merriweather, répondit calmement Cédric, en indiquant son écusson. Allez, va maintenant Rogue. Tu sais que ton père déteste qu'on le fasse attendre.
Harry continua son chemin, en souriant à Cédric et en le remerciant. Il n'avait pas réalisé qu'en étant le fils d'un professeur cela rendrait certaines personnes jalouses de lui, ou enclines à être en colère contre lui pour des choses que son père ferait ou dirait.
Ne laisse pas des idiots comme lui t'atteindre, Harry. Tu vas encore aller brasser des potions avec Katie et passer du bon temps, comme d'habitude.
Essayant de regagner sa joie de vivre habituelle, il recommença à siffler puis atteignit le laboratoire et ouvrit la porte.
Katie était déjà là, préparant son matériel. Elle avait tiré ses cheveux en un chignon serré près de sa nuque. Harry nota qu'elle plaçait souvent ses cheveux comme ça lorsqu'elle brassait des potions ou bien jouait au Quidditch.
-Allô Harry, l'accueillit-elle, en lui souriant.
Severus sortit de son bureau, une pile de papiers à la main. « Tu es en retard, M. Rogue. Commence à brasser le chaudron numéro quatre, j'ai déjà préparé tes ingrédients. Tes instructions sont sur le tableau à la gauche de celles de mademoiselle Bell. Sois sûr que tu lis les bonnes. »
-Oui monsieur, dit Harry, une note d'irritation perceptible dans sa voix. Je peux lire, tu sais. J'ai appris il y a longtemps.
Severus lui envoya un regard noir. « Surveille ton langage jeune homme. Commencez, je n'ai pas d'après-midi à perdre en flânant. » Puis il retourna dans son bureau.
Harry le regarda, « quelle mouche l'a piqué? », murmura-t-il, « j'étais quoi, cinq minutes en retard, et il agit comme si j'avais trente minutes de retard ou quelque chose du genre. »
-Ne t'occupe pas de lui, Harry. Il a eu un cours difficile cet après-midi je pense, avec les septièmes années qui font leurs ASPIC. Tout ce dont ils parlaient c'était du tournoi, et plusieurs d'eux ont presque fait exploser leurs chaudrons en plus de gaspiller des ingrédients coûteux. Il a donné un zéro à un Serdaigle et à un autre il a donné une retenue pour l'avoir complètement ignoré et discuté du tournoi au lieu de leur potion.
-Comment sais-tu tout ça Katie?, demanda Harry curieux, puisqu'il savait que Rogue ne discuterait jamais de telles choses avec un étudiant.
-C'est simple, j'attendais dans son bureau que le groupe s'en aille et j'ai pu entendre tout ce qui s'est passé, répondit-elle en hachant des racines d'une main experte. Alors, il est un peu susceptible, laisse-le respirer un peu. Mon père est pareil quand quelque chose ne se passe pas bien au port. Il s'emporte, mais il ne le veut pas vraiment.
-Oh. Ok, dit-il. Quand elle expliquait la situation comme ça, il comprenait l'attitude de Severus et n'était plus en colère contre lui. Il se déplaça à son chaudron et lu les instructions sur le tableau, notant que Severus avait écrit les siennes d'une écriture plus grosse que celles de Katie et les avaient séparés d'une ligne épaisse.
Pendant quinze minutes, il brassa sa potion dans un silence confortable, mais quand il fût rendu à l'étape de « laisser reposer pendant quinze minutes », il se permit de contempler Katie comme elle se déplaçait autour de son large chaudron. Il admirait le balancement de ses hanches, la courbe de son derrière et les mouvements gracieux de ses mains comme elle ajoutait un autre ingrédient à son chaudron et brassait le tout.
Merlin, mais elle est si belle! Plus belle encore que cette fille française, Fleur Delacour. Je pourrais la regarder toute la journée… toute la journée… et comment je voudrais retirer les pinces ou peu importe ce qui attache ses cheveux et les regarder tomber derrière elle, passer ses… euh… hanches et passer mes mains dedans et la tenir très serré contre moi.
Le bout de la langue entre ses lèvres, elle se tourna pour attraper un pot de carapaces de scarabée et leurs yeux se rencontrèrent.
-Tu vois quelque chose que tu aimes?, le taquina-t-elle ?, avec une voix de gorge dont les accents lui donnèrent la chair de poule.
-Oui, répondit-il audacieusement.
Elle lui fit un sourire espiègle puis se tourna pour ajouter des scarabées. Harry la regardait faire, fasciné, et souhaitait être en train de l'embrasser. Il se rappela leur premier baiser et comment elle goûtait bon la mente et le chocolat. Il était tellement enchanté par elle qu'il en oubliant sa potion jusqu'à ce que Rogue apparaisse à ses côtés, ayant l'air très contrarié.
-Je n'entends rien tourner, et toi?, réprimanda sévèrement Severus.
-Huh? Allô papa.
-Ne me fais pas « allô papa », jeune homme, grogna Severus en pointant le chaudron d'Harry. Tu devrais faire attention à ta potion, et non pas rester debout à côté en train de faire des yeux doux à ta petite amie, M. Rogue. Ici, c'est un cours avancé en potions, pas une période pour rêver. Tu peux faire ça sur ton temps, mais pas sur le mien.
-Je…je n'étais pas…, rougit furieusement Harry. Je…j'avais juste quelque chose dans mon œil, en retirant ses lunettes pour le frotter d'une manière convaincante.
Un instant plus tard, une main lui faisait pencher la tête vers l'arrière et examinait son œil. Une débarbouillettei froide fût gentiment appliquée deux fois, nettoyant ses yeux, puis Severus le relâcha et se recula. « Termine de brasser ta potion mon fils. Les ingrédients prennent de l'argent et mon budget ne couvre pas l'utilisation insouciante. Tourne-la dix fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. »
Harry le fit, souhaitant pouvoir se jeter tête première dans le chaudron et être transporté quelque part ailleurs, comme ces vieilles annonces publicitaires de Calgon qu'il avait l'habitude de regarder tard la nuit quand il était chez les Dursley. Est-ce que son père devait toujours l'embarrasser?, se demanda-t-il, plein de ressentiment. Ses oreilles chauffaient encore, il commença à faire tourner sa potion, lentement et sans à-coup.
Un moment plus tard, Severus alla chercher quelque chose dans son bureau, et Harry se tourna vers Katie et grommela, « maudit perfectionniste! » Il se redressa à sa pleine taille, croisa ses bras sur sa poitrine et dit, en parfaite imitation de son père, « je n'entends rien en train de tourner, et toi? »
Katie ne put se contenir, l'imitation d'Harry était parfaite – un Severus vivant, jusqu'au froncement des sourcils - après avoir retiré sa potion terminée du feu, elle éclata de rire.
Tout comme Harry après un moment.
Jusqu'à ce qu'il jeta un coup d'œil devant lui et vit son père se tenir dans le cadre de porte de son bureau. Il avait, de toute évidence, tout vu. Harry arrêta instantanément de rire et il déglutit avec difficulté. Ah câliss*, je suis tellement mort. Il a l'air tellement en colère qu'on dirait qu'il pourrait m'ensorceler pour me détruire en morceaux.
-Si j'étais n'importe quel autre parent, que penses-tu qu'il t'arriverait Harry Albus Rogue?, demanda froidement son père, les yeux flamboyants de colère.
-Euh…on me botterait les fesses et je m'envolerai jusqu'en Chine probablement. Ou bien six pieds sous terre, admit son fils avec embarras. Je suis désolé papa.
-En effet, c'est ce qui t'arriverait.
Les yeux d'Harry tombèrent vers le sol, fixant le plancher du cachot. « Mais…l'imitation est la forme la plus sincère de flatterie », dit-il doucement, espérant éviter de s'enfoncer encore plus.
Rogue fronça des sourcils sévèrement. « Ce n'était pas de la flatterie, c'était de la moquerie. Je connais la différence. Il est de mon droit de te donner une retenue, au moins pour ton sens de la répartie. Le manque de respect envers moi est flagrant. »
Harry se sentit immédiatement plein de remords et coupable. « Je suis vraiment désolé. J'ai agi comme un total idiot. Sens-toi libre de me botter le cul. »
-Je le ferai, mais j'ai besoin que tu puisses finir ta potion, dis son père une expression renfrognée sur le visage. Cependant si je t'attrape encore en train de rire de moi de cette manière, M. Rogue, sois assuré que je te botterai les fesses jusqu'en Australie. Est-ce que je suis clair?
-Oui, monsieur.
-Bien. Maintenant fini…cette…potion…éclaircissante, ordonna Rogue en ponctuant ses mots d'une tape au derrière de la tête de son fils avec un livre de notes qu'il avait déjà en main.
Harry laissa échapper un gémissement puis se frotta le derrière de la tête, mais ne dit rien à propos du châtiment. Tu es stupide! Tu sais vraiment comment faire en sorte qu'il soit à bout, n'est-ce pas? Katie doit penser que tu es le plus gros con depuis le début des temps.
Il n'osa néanmoins pas la regarder, pas maintenant qu'il venait juste de se faire définitivement chicaner par son père, qui était encore en train de lui tourner autour, comme un oiseau de proie. Il retourna à sa potion, la finissant complètement et rapidement, de la manière qu'il aurait dû le faire la première fois.
Severus le regardait, impassible, pendant qu'Harry décantait, identifiait, à l'aide d'étiquette, sa potion et regardait finalement le travail accompli. Des remords et des regrets étaient encore visibles dans ses yeux verts.
Rogue rencontra les yeux de son fils et pensa, comment est-ce que j'ai pu penser qu'il était le fils de James, même avec le Glamour? Potter aurait été amusé de cette petite imitation, et non pas prit de remords parce qu'il m'avait atteint. Il serait encore en train de la rire dans sa tête. Mais Harry ne faisait pas cela. Severus pouvait dire qu'il était désolé et qu'il se sentait coupable sans même avoir besoin de se servir de la legilimancie. Son fils avait toute l'empathie de sa mère et le complexe de culpabilité de son père, pensa Severus amèrement.
Il se tourna alors pour inspecter le travail de son autre étudiant, laissant son fils s'inquiéter quelques minutes de plus, lui donnant ainsi l'occasion d'apprendre la leçon. Après avoir déclaré que l'antidote des araignées venimeuses de Katie était un succès, il alla s'occuper de son fils.
Comme Harry était en train de nettoyer son poste de travail, Severus se pencha vers lui et lui chuchota : « tu es pardonné. Mais ne recommence pas. »
-Je ne recommencerai pas, promit Harry. Merci papa. Il tenta de sourire au Maître des potions et fut récompensé par le demi-sourire de son père de même que par la main qu'il passa dans ses cheveux.
-Vous êtes libérés tous les deux. Allez prendre une marche ou faites ce que tous les adolescents font ces temps-ci pour faire passer le temps. Vous êtes tous les deux trop distraits par les hormones pour brasser autre chose aujourd'hui, leur dit-il en leur indiqua la sortie du laboratoire d'un geste de la main.
-On se voit vendredi professeur. Merci monsieur, énonça Katie, puis elle tira Harry hors de la classe avant qu'il puisse dire ou faire autre qui mettrait Severus en colère.
Harry le salua de la main avant de permettre à sa petite amie de le traîner le long du corridor. Il marcha en silence durant quelques minutes, essayant sans succès de vaincre sa honte et son embarras. Finalement, il s'arrêta puis dis : « je suis sur que tu penses que je suis le plus gros con que la terre ait jamais eu, à me moquer comme ça de mon père, juste après que tu m'aies dit comment c'était passé sa journée et tout. »
-Un peu. Mais tu sais, j'ai pensé que c'était amusant en le voyant. Tu l'avais tellement bien tu sais, admit Katie. Jusqu'à ce que je le voie là en train d'écouter, et puis tout d'un coup, ce n'était plus amusant du tout.
-Je sais, c'était stupide, dit Harry sans la regarder. J'étais fâché parce qu'il avait crié après moi devant toi, et je voulais lui rendre la monnaie de sa pièce, seulement…je ne suis pas bon à ça. Je n'aime pas blesser les gens comme ça. Je sais ce que c'est… mon cousin avait l'habitude de se moquer de moi, vraiment beaucoup, du temps que j'habitais avec ma tante et mon oncle, avant de savoir que j'étais le fils de Severus. Je suis un tel abruti.
Katie passa son bras autour d'Harry et prit son menton de manière à ce qu'il la regarde dans les yeux.
-Arrête de t'en faire avec ça Harry. C'est fait, c'est passé, et il t'a pardonné, lui dit-elle en agitant un doigt devant son nez. Mais ne recommence pas.
- Je ne recommencerai pas. Promis, dit-il en riant puis il lui prit la main.
-Tu sais Harry, il t'aime vraiment.
-Comment le sais-tu?
-Parce qu'il aurait très bien pu te botter le cul, te punir, ou autre chose, mais il ne l'a pas fait, énonça Katie en connaissance de cause. Il est un bon père, tu es chanceux Harry.
-Je le sais, crois-moi. Je ne sais pas pourquoi j'ai agi comme un idiot aujourd'hui.
Elle l'embrassa gentiment. « Tu as le droit d'agir comme un idiot une fois de temps en temps, M. Rogue. Comme tous les autres humains ». Elle approfondit le baiser.
-Hey, petit frère, prends-toi une chambre!, dit Draco.
Harry s'éloigna, fronçant les sourcils envers Draco. « Quoi, t'es rendu la police des relations? Va trouver Hermione et pelote-la! »
-Bonne idée. C'est ce que je vais faire après avoir fini de parler avec papa, répondit Draco en riant. Puis il ajouta par-dessus son épaule « as-tu du Contraceptix Harry? »
-Va te faire foutre Draco, lui cria en retour Harry, puis il se tourna vers Katie et dit, « viens, partons loin d'ici, Katie chérie. Il y a trop de monde qui se mêlent de nos affaires. »
-Ok, dit-elle en riant, puis ils firent la course jusqu'au hall. Katie chérie?, demanda-t-elle en levant un sourcil.
-Euh… ouais. J'ai pensé que c'était… mignon. À moins que tu penses que ce soit trop?
Elle secoua la tête. « Non, j'aime ça. Aussi longtemps que tu sois le seul à t'en servir. Donnes-tu des surnoms à toutes tes petites amies dis Harry? »
Il secoua la tête. « Non. Tu es la première. Je suppose que c'est à cause de mon père. Il a des surnoms pour moi et Draco. »
-Vraiment? Comme quoi?
-Promets-moi que tu ne riras pas? Et que tu n'en parleras pas à personne?
-Je promets. Sur mon honneur de sorcière, dit-elle solennellement.
-Très bien. Il appelle Draco « Dragon » et moi, « Phoenix ».
-Je vois pourquoi. Aww. C'est si mignon!
-Mais ne laisse jamais Draco ou papa savoir que je te l'ai dit. Ils me tueraient.
-Je ne veux pas que ça arrive, Harry, répondit-elle en lui faisant une grimace, puis elle partir à courir dans les escaliers vers la sortie du château.
En soupirant, Harry partit à sa suite, ignorant Peeves qui chantait faussement « Oooh, Katie Bell fait celle qui est difficile à atteindre! Attrape là petit Rogue! Roguey junior aiiiimmmees la douce Katie! Katie est tombée dans les yeux de Roguey! Bell et Roguey assis sur un arbre – S'e-m-b-r-a-s-s-a-n-t! »
-Étouffe-toi, Peeves, cria Harry en poussant la porte du château avec son épaule et en poursuivant sa poursuiveuse adorée jusqu'au lac.
La semaine suivante l'école bourdonnait de rumeur à propos du nouveau champion de Poudlard. Tous les jours, des étudiants de toutes les maisons qui avaient dix-sept ans plaçaient leurs noms dans la coupe, applaudis par leurs amis et leurs confrères de maisons. Alicia Spinnet le fit, tout comme Cédric Diggory et Stan Seventres, un Serdaigle. Andrew Santos, un Serpentard, balança le sien après beaucoup de taquineries de ses amis.
Plusieurs étudiants qui avaient presque dix-sept ans s'essayèrent et échouèrent de différentes façons à traverser la ligne d'âge mis en place par Dumbledore. Un des échecs les plus spectaculaires fut mis en place par Fred et Georges Weasley. Ils avaient brassé une potion de vieillissement qui leurs ferait gagner quelques mois, puis ils marchèrent à la ligne d'âge et la traversèrent…
Ils furent immédiatement chaudement applaudis par les étudiants qui regardaient. Ils étaient sur le point de mettre leurs noms dans la coupe quand ils furent violemment projetés en dehors du cercle à travers la salle. Quand ils se relevèrent, ils découvrirent, à leur chagrin, qu'ils avaient vieilli de presque cent ans. Ils avaient de longues barbes et des jointures pleines d'arthrite, comme celles des vieux hommes.
Leurs apparences tirèrent des rires hystériques des étudiants, spécialement de Ron. Hermione ne fit que secouer la tête.
-Les garçons! Pensaient-ils vraiment pouvoir passer par-dessus un sort apposé par Dumbledore?
-Ils devaient essayer, dit Katie en ricanant. Ce sont des garçons. Ils apprennent seulement avec l'expérience.
-Parle-moi en, lui répondit l'autre en reniflant.
Les rires moururent quand Rogue apparut dans le cadre de porte et vit les jumeaux. Il retient un grognement. « Pourquoi ne suis-je pas surpris? Gentleman, il apparait que vous vous êtes fait avoir par un maître. La prochaine fois, ne soyez pas si rapide à essayer de contourner un système, les règles existent pour vous garder en sécurité. Venez, tous les deux. C'est l'infirmerie pour au moins quelques jours. Pour le reste d'entre vous, trouvez quelque chose de productif à faire! Aller! »
Boitant et grognant, les jumeaux le suivirent, marmonnant, « Merlin! Être vieux ça tue! »
Le reste des étudiants se séparèrent après ça, ils n'étaient pas assez fous pour désobéir aux ordres de Rogue. Bien que ce dernier soit plus relâché qu'avant, il était encore sévère et rusé et n'hésiterait pas à donner des retenues à quiconque n'obéissant pas un ordre direct.
Ron rit et dit, « eh bien, ils auront tout essayé », avant de suivre Draco, Hermione, Harry et Katie.
Le seul qui regardait et qui n'était pas amusé était Pincée, qui siffla « sacrilège! Utiliser la coupe sacrée comme seulement… comment les humains l'appellent… une boule de loterie? Oui, c'est ça. Mile ans se sont passé depuis que la coupe nous a été volée et c'est comme ça que les sorciers la traite?
Harry était effrayé, il n'avait jamais entendu le chatoyant être aussi insulté et en colère avant ça. Mais Pincée cligna au loin avant qu'il puisse la questionner et Harry se dit qu'il allait lui en parler plus tard ce soir, quand ils seraient tous réunis dans les quartiers de Rogue après le diner. Severus avait même permis à Ron, Hermione et Katie de venir et d'étudier, lire ou jouer aux échecs. Il avait pensé que de cette manière, il allait pouvoir surveiller ses deux fils et être sûr qu'ils ne s'attiraient pas des problèmes. Ils étaient également protégés de tout ceux qui leur gardaient rancune.
Severus avait habituellement un elfe de maison pour leur servir du thé et des biscuits et se retirait dans son bureau pendant que les adolescents se rassemblaient dans le salon, leur donnant ainsi accès à son intimité de manière détournée. Ceux-ci faisaient attention à ne pas abuser de l'hospitalité du professeur et s'assuraient toujours que tout soit propre et rangé avant de quitter.
Plus tard ce soir-là,
-…alors, j'allais lui demander ce qu'il se passait, mais elle a disparu avant que je le fasse et je ne l'ai pas revue depuis, dit Harry à Draco, ils étaient assis sur le divan de Rogue, mangeant une collation. L'as-tu vu toi?
Draco secoua la tête de droite à gauche. « Même pas une lueur. Ne t'inquiète pas. Elle est probablement invisible ou quelque chose du genre et surveille la Coupe de loin. C'est quoi l'histoire de la Coupe en passant? »
-J'en ai aucune idée, répondit Harry. J'espérais pouvoir en parler avec Pincée et l'apprendre.
-Qui d'autre pourrait savoir?, réfléchit à haute voix Draco, peut-être papa?
-Oui, demanda Severus, en pénétrant à ce moment dans le salon.
Ses garçons le regardèrent. « Papa, est-ce que tu sais quelque chose à propos de la Coupe des merveilles? »
-Très peu, j'en ai peur. C'était un ancien objet sacré de la cour de Seelie, il y a des siècles, et elle a été perdue due à une trahison…trahison de l'un des autres, j'en ai peur. Les Faes disent que Merlin, notre grand sorcier, a déjà été un étudiant de Titania, et qu'il a reçu d'elle l'autorisation d'emprunter la Coupe pendant un moment, afin de guérir le roi Arthur d'une flèche empoisonnée. C'est comme cela que nous sorciers avons appris l'existence de la Coupe et de ce qu'elle pouvait accomplir. Lancelot, qui a été élevé parmi les Faes et qui était un sang-mêlé, tout comme Severus Prince, connaissait également la Coupe, et il a raconté la légende à son fils, Galahad. Celui-ci crut que la Coupe était le Saint-Graal et il pensait que les Faes n'avaient aucun droit dessus, alors il convainquit la porteuse de la Coupe de lui donner le calice en utilisant ses pouvoirs spéciaux de persuasion, bien qu'à l'exception de cela, il dédaignait son héritage Fae. C'est ainsi qu'il la vola. Depuis ce temps, elle est perdue aux Faes. C'est tout ce que je sais.
-Papa, Phil et Pincée disent que la Coupe de feu est en réalité la Coupe des merveilles, dit Harry.
-Quoi!, s'exclama le maître des potions. En êtes-vous certains?
Harry acquiesça. « Ouais et qui pourrait le savoir mieux qu'eux? Je veux dire, c'était à eux en premier. »
-Tu as raison Harry, vient la voix de Phil, puis le vampire apparût dans les airs.
Les deux garçons sursautèrent et même Severus était surpris. « Dois-tu vraiment faire ça? », demanda le maître des Potions en fronçant des sourcils au vampire.
Phil leur sourit sournoisement, ses yeux violets brillant. « Oui. C'est amusant de vous regarder [sur]sauter comme des oies effrayées. »
-Oncle Phil, peux-tu nous en dire plus à propos de la Coupe des merveilles?, demanda Draco, en envoyant au vampire son expression la plus implorante.
-Je peux. Je me demandais quand vous alliez me le demander, dit Phil en se perchant sur le bras du divan. Il est temps que vous connaissiez la vérité, celle que seuls les Faes connaissent.
Avant qu'il puisse continuer à parler, on cogna à la porte.
-Harry? Draco? Êtes-vous là?, demanda Hermione.
-Rentre, répondit Draco, et la porte s'ouvrit.
Entrèrent alors, non seulement Hermione, mais également Ron et Katie.
Tous les Rogue se figèrent, puisque Ron et Katie n'avaient jamais rencontré Phil avant, et il était là, assis de toute évidence sur le bras de divan.
Oh, merde!, pensa Harry frénétiquement, puis il se demande pourquoi le vampire ne posait pas son voile afin de se dissimuler à leur vue. Il fit aller ses yeux de ses amis au vampire, deux d'entre eux regardant Phil avec curiosité, qui se tourna brusquement vers Severus et dit, « Sev, je crois que des présentations sont nécessaires. »
Severus reprit rapidement ses esprits. « Comme tu veux. Entrez tous et fermez la porte. » Une fois qu'ils eurent faits cela, Severus dit, « Ron Weasley et Katie Bell, je vous présente Philip Anthony Rogue, mon… »
-Frère, monsieur?, suggéra Katie. IL semble être une version de vous plus jeune à l'exception de…, elle ne put terminer sa phrase alors qu'elle remarquait le sourire de Phil qui faisait découvrir ses crocs. « Oh doux Merlin! »
-Vampire!, cria Ron, son visage se vidant de ses couleurs. Toutes les rumeurs sont vraies! Il se mit à courir et se prit la tête dans la porte.
-Ron, c'est correct, dit Harry en se levant. Phil n'est pas un mauvais vampire, ne panique pas.
-Ça existe ça, des gentils vampires?, souffla Ron, ses taches de rousseurs en évidence sur son visage.
-Bien sûr qu'il en existe! Tout comme Remus Lupin est un gentil loup-garou, lui rappela Hermione.
Severus se déplaça, saisissant Ron juste avant qu'il tombe sur le sol. « Weasley, pour l'amour de Merlin, maintenant n'est pas un bon moment pour devenir inconscient sur mon plancher! » Il remit le Gryffondor sur pied et le plaça sur le divan entre Draco et Harry. « Reprenez-vous, Ronald. Vous devriez savoir maintenant qu'il ne faut pas croire toutes ses stupides rumeurs à propos de moi buvant le sang des étudiants. »
-Mais… professeur…il boit vraiment du sang. N'est-ce pas?
-Je le fais, jeune sorcier, intervient calmement Phil. Mais ne t'inquiète pas, je ne chasse jamais d'innocent ou bien quelqu'un avec une conscience. Ceux desquels je me nourris sont les déchets de la société, les faiseurs de mal, comme vos Mangemorts. Ce sont des êtres dont le monde ne s'ennuiera pas, bien qu'il ne puisse s'en débarrasser.
-Oh. Alors, je pense que c'est bien, dit Ron faiblement. Il accepta la coupe que Severus lui tendait. « C'est quoi? »
-Du thé mélangé avec une goutte de potion calmante. Vous avez l'air d'en avoir besoin.
Ron but le thé avec reconnaissance. « Est-ce qu'il est vraiment votre frère, comme Katie l'a dit? »
-La relation est un peu plus compliquée que cela, il est actuellement l'un de mes ancêtres, expliqua Severus. Mais mes fils l'appellent oncle Phil et j'en suis venu à penser qu'il était une sorte de frère plus âgé moi-même.
-Wow, dit Katie, en jetant des coups d'œil au vampire. Cela ne me dérangerait pas du tout d'avoir un frère plus vieux qui lui ressemblerait.
-Hey!, dit Harry qui l'attira sur ses genoux en prétendant être insulté. Et moi alors? Je suis un Rogue aussi et je suis tout aussi beau.
-Bien dit, approuva Hermione et Draco grogna.
-Ok, ça suffit avec le regard « on admire oncle Phil », dit Draco en tirant Hermione de manière à ce qu'elle soit assise à côté de lui. Maudite aura de vampire sexy!, pensa-t-il irrité, suivit d'un mélancolique je souhaiterai bien en avoir un peu, ainsi je n'aurai pas à m'inquiéter de Krum essayant d'attirer ma petite amie. « Vous pourrez faire cela plus tard. Il était sur le point de nous parler de la Coupe des merveilles, également connue sous le nom de la Coupe de feu. »
Phil se racla la gorge, « j'espère que vous êtes tous confortables? Oui? Bien, Harry, est-ce que Katie sait à propos de ton héritage et du Manoir Prince? »
-Oui. Elle connaît tout à propos de la connexion Fae.
-Très bien alors. L'histoire courte est que votre Coupe de feu est en réalité un objet fae sacré appelé la Coupe des merveilles. La Coupe, comme la légende fae le dit, était un cadeau à la cour de Seelie de leur Déesse, la Lady Brigth, elle avait plusieurs aspects: servante, mère, vieille bique, et était connue sous plusieurs noms – Diana, Ceres, Ny, Brigid. La déesse était également une consœur et amante au dieu Cornu, quelquefois connu sous le nom de Cernunnos, Lord des forêts et des places sauvages. Il est dit qu'ensemble ils donnèrent naissance aux Faes et que, pour célébrer cette création, ils créèrent la Coupe des merveilles.
-La Coupe peut faire plusieurs choses, de là son nom. Quand elle est remplie d'eau claire, elle devient un récipient à guérir. Elle peut guérir tout poison connu aux hommes ou aux Faes, même ceux qui tuent presque instantanément, comme le venin d'un basilic. Lorsque son liquide est versé sur une blessure, elle la guérissait, peu importe sa sévérité. Toute potion mise à l'intérieur verra son efficacité augmentée à pleine capacité. La Coupe peut également être utilisée comme un médium pour voir le futur, et ceux avec le don de Voyance verraient toujours la vérité. Il est dit que la Coupe pouvait également être utilisée comme diseur de vérité, signifiant que tout criminel qui en buvait serait forcé de dire la vérité, complètement et honnêtement, peu importe ce qui arrivait. Si vous buviez le contenu de la Coupe lorsque vous étiez fatigué, elle bannirait toute fatigue et vous ferait sentir plein d'énergie. Elle peut donner aux guerriers, la veille d'une bataille, le courage et la sérénité à ceux qui étaient troublés ou inquiets. Et si vous êtes affamé ou assoiffé, vous aviez seulement à demander à la Coupe qu'elle vous fournisse un festin et à boire pour la nuit. Lorsque demandée, la Coupe pouvait aussi luire d'un feu bleu afin de donner chaleur et protection.
-Mais la Coupe ne devait pas être utilisée à la légère et ne devrait jamais tomber entre des mains malfaisantes. La plupart de ceux qui sont mauvais ne peuvent même pas la toucher la Coupe, mais quelques-uns le peuvent, ceux qui ne sont pas irrémédiablement perdus à la noirceur, et c'est contre ceux-là que les Faes gardaient la Coupe. Parce que les Unseelie et leurs alliés la voulaient pour eux, pour la conserver et éventuellement, pour trouver comment la détruire. C'est pourquoi la Coupe était gardée par un groupe de volontaire, les porteuses de la Coupe, de jeunes filles Faes qui souhaitaient rester chastes et protéger la Coupe de ceux qui voulaient l'utiliser à mauvais escient. Elles étaient mages, guerrières et prêtresses de la déesse, et pendant un temps indéfini, gardèrent le calice sacré. La Coupe est également utilisée lors du couronnement d'un nouveau Roi ou d'une nouvelle Reine Seelie. Une loi passa, stipulant qu'aucun Fae ne pourra régner sans la bénédiction que la Coupe leur donnerait. Si le Fae était le bon souverain, alors la première gorgée de la Coupe ferait en sorte qu'il ou elle ne fasse qu'un avec la terre, sinon, un autre souverain devra être trouvé.
-La dernière souveraine à avoir reçu la bénédiction de la Coupe est Titania, et elle est reine depuis plus de mille années mortelles. C'est durant son règne que la Coupe fût volée par un jeune chevalier demi-fae, le fils malavisé de Lancelot du lac, Galahad. Il y a toujours eu des histoires sur la Coupe, et les prêtresses de la déesse les utilisaient quelquefois dans leur rituel d'hommage, alors elles devinrent saintes et sacrées. Lancelot était moitié fae, sa mère ayant été une noble femme de Seelie qui avait assisté à la cérémonie du feu la veille du solstice d'été et dansé avec le roi Ban de Benwick. Il lui fit un fils et elle lui dit que le garçon serait un jour un roi important et que, lorsqu'il sera assez vieux, elle l'enverra s'entraîner. Mais jusqu'à ce moment, elle l'éleva dans le Royaume des Faes et lui appris tout de l'art de sa magie et de ses coutumes. Elle ne voulait pas dire son vrai nom à son amant, alors Ban l'appela la Dame du lac, puisqu'elle vint à lui sortant d'un lac, de là, le nom de Lancelot.
-La Dame aurait enseigné à Lancelot les anciennes manières et la vieille religion, et c'est ainsi qu'il apprit, comme tout enfant fae, l'existence de la Coupe des merveilles. Lorsqu'il eut dix ans, elle l'envoya, tel que promis, à son père, bien qu'il puisse revenir dans le monde fae lorsque le besoin s'en faisait sentir. Et Lancelot devient un roi important, le meilleur qu'il n'y eut jamais. Il était un grand ami d'Arthur et de Merlin. Celui-ci avait également étudié avec les mages faes et appris leurs arts de dissimulation et de glamour et celui de guérir presque tout. Il emprunta une fois la Coupe pour guérir Arthur d'une flèche d'un assassin, c'est ainsi que la légende de la Coupe grandit.
-Une nouvelle foi survenait alors dans le monde, la foi chrétienne, et Lancelot maria une femme de cette religion, et c'est elle qui apprit à son fils que la Coupe était actuellement le Saint-Graal et qu'elle avait été volée par des Faes sauvages. À ce moment même, Camelot se désintégrait, le domaine était en guerre et Arthur était vieux et las, il essayait de garder son royaume uni. Il voulait simplement garder ses chevaliers liés par un but commun, il créa donc la quête du Graal.
-Galahad prit la quête à cœur et, avec son père, arrangea une quête pour le Graal. Lancelot savait donc que Galahad croyait que la Coupe était le Saint-Graal, bien qu'il ait essayé de lui expliquer qu'elle existait depuis bien avant le Christ. Galahad insistait sur le fait que la Coupe était ce qu'il cherchait, et dupa Lancelot pour qu'il lui ouvre la porte du Royaume des Faes.
-Galahad se glissa à l'intérieur et ferma la porte, puisque lui aussi avait un peu de magie fae, bien qu'il ne l'utilisait que rarement. Au contraire de son géniteur, il pensait que le sang fae était infecté. Puis il réussit à faire son chemin jusqu'à la tour des porteuses et, en utilisant un autre pouvoir fae, celui de la persuasion, réussit à obliger les porteuses à le laisser avoir la Coupe. Galahad en profita pour la voler et retourna avec dans le monde des humains, clamant que c'était le Graal. Sans aucune idée du genre de magie que la Coupe pouvait accomplir, mis à part guérir les blessés et les malades.
-Mais le jeune apprenti de Merlin, Nimue connaissait sa magie et la voulait pour elle-même. Alors, elle la vola à son tour et la cacha, la déguisant avec des glamours et l'appelant la Coupe de feu. Mais elle ne dit à personne la vraie nature de la Coupe, c'est pourquoi je suppose qu'il n'existe seulement que trois sorciers liés aux Faes qui connaissent la légende de la Coupe. C'est ainsi que la Coupe a pu rester cachée aussi longtemps.
-Les Faes n'ont jamais abandonné les recherches, mais aucun ne l'avait jamais croisé, jusqu'à maintenant. Pincée dit que c'est un signe qu'il est temps pour la Coupe des merveilles de retourner à sa véritable maison et, à la fin du tournoi, elle demandera de la part de son peuple que la Coupe soit retournée à ses véritables possesseurs.
-Le ministère n'aimera pas cela, fit remarquer Hermione.
-Que se passera-t-il s'il refuse de donner la Coupe?, demanda Katie.
-Nous avons des manières, on va dire, de le persuader, répondit Phil en souriant de toutes ses dents.
Ron avale de travers et murmura, « Merlin, sauve-moi! »
Phil retint un sourire, puis recula le buste et regarda Ron directement dans les yeux, laissant un filet de son pouvoir de suggestion s'écouler vers le garçon. « Tu n'as rien à craindre de moi Ron. Je ne te mordrai jamais. »
Ron acquiesça. « Bien sûr que non, monsieur. Professeur Rogue ne m'a pas mordu jusqu'à maintenant, et je suis sûr qu'il le veut des fois », dit-il en souriant rêveusement.
Cette fois-ci, Phil rit réellement. « Severus n'est pas un vampire. »
-Non?
-Non. Ne crois pas ce que tu entends, dit Phil. Il se recula et regarda Severus, qui roula des yeux. Ta réputation te précède, Sev.
-Merveilleux, dit d'une voix traînante le Maître des Potions sarcastiquement. Il jeta un coup d'œil à l'horloge sur le manteau de cheminée. « Philip, je sais qu'il est tôt pour toi, mais ces enfants ont des couvre-feux à respecter et doivent dormir. »
Ce qui suscita des grognements marmonnés, jusqu'à ce que Severus leur rappelle que demain était le jour où les noms allaient être tirés de la Coupe de Feu. Ils arrêtèrent alors de protester et allèrent se coucher, enlaçant les deux adultes avant de quitter.
Le lendemain matin des étudiants endormis, mais avides, se rencontrèrent dans la Grande salle. Ayant terminé leur déjeuner, ils étaient maintenant impatients de voir quels seront les noms désignés par la Coupe pour être les trois champions.
Dumbledore se tenait sur le côté, habillé de sa robe habituelle mauve avec des étoiles argentées. Il avait l'air aussi impatient qu'un enfant lors de son anniversaire. La Coupe des merveilles était encore éclairée par cet effrayant feu bleu et comme Harry la regardait, il pouvait jurer qu'il y avait des dessins dans les airs. Maintenant qu'il connaissait l'histoire complète de la Coupe, il comprit mieux pourquoi Pincée avait été aussi insultée par la manière dont les sorciers traitaient cet objet sacré. C'est comme si quelqu'un avait volé le drapeau du Royaume-Uni et s'en servait comme serviette de bain ou pire, comme mouchoir.
Severus et Minerva se tenaient debout avec les juges, sur le côté, attendant de voir ce qu'il allait se passer. Quand Harry avait parlé à son père la nuit dernière de son rôle de juge, Severus avait seulement dit : « le directeur avait besoin d'un quatrième juge et Maugrey a refusé, alors j'ai accepté. Quelqu'un se devait de s'assurer que les étudiants étaient en sécurité et qu'ils suivaient les règles. »
-Et qui est meilleur pour ça que toi, hein papa?
Severus ne fit qu'incliner la tête, puis il ajouta rusé : « j'espère juste que les champions sont meilleurs à écouter que mes propres fils le sont. »
-Hey! Je t'écoute toujours papa. Je ne fais juste pas toujours ce que tu dis.
-Trop vrai, polisson, dit le Maître des Potions en ricanant. J'espère que les champions auront dépassé cette tendance.
Penser à cette conversion faisait sourire Harry et le détermina à essayer de faire mieux et d'obéir à Severus plus souvent, parce qu'il savait que l'homme l'aimait réellement et qu'il voulait simplement le protéger.
Dumbledore avait maintenant sa main au-dessus de la Coupe, il dit : « le champion de l'Académie de magie de Beauxbâtons est…. »
Il y eut un soudain mouvement dans les flammes bleues et un morceau de parchemin en sortit.
Dumbledore le déplia.
-Mademoiselle Fleur Delacour! Félicitations!
La délégation de Beauxbâtons applaudissait, embrassait Fleur et lui souhaitait Bonne chance!ii
Harry applaudit également, puis son regard tomba sur Pincée, perchée sur la bannière des Serpentard, et Phil qui surveillant à partir de ce coin.
Le directeur demandait maintenant à savoir qui était le champion de Durmstrang.
Un autre morceau de parchemin sortit du feu.
-M. Victor Krum! Félicitations!
Un hurlement assourdissant de « KRUM » se fit entendre dans le hall et les étudiants de Durmstrang frappèrent Krum sur l'épaule.
Quand le calme revient, Dumbledore dit, « finalement, mais non le moindre, j'appelle le champion de Poudlard. »
Encore une fois, un morceau de parchemin fut éjecté.
Tout le monde retient son souffle comme Dumbledore lisait.
-Cédric Diggory! Félicitations Cédric!
Le bruit que fit la table des Poufsouffle fut si fort qu'Harry pouvait à peine s'entendre penser. Mais c'était correct. Il était heureux que Cédric représente l'école. Il le méritait.
-Maintenant que les trois champions ont été choisis, il est temps de…
-Attends Albus, appela Croupton. La coupe est encore éclairée. Les flammes ne se sont pas éteintes.
-Comme c'est étrange, Albus fit face à la Coupe encore une fois. Ce n'est jamais arrivé avant. As-tu encore un autre message pour moi?
La Coupe cracha un dernier bout de parchemin.
Intrigué, Dumbledore le prit. « Un autre champion? Mais il peut seulement y en avoir trois. » Il déplia le morceau de papier, et lit le nom écrit dessus.
-Harry Albus Snape.
Aussitôt qu'il l'eut dit, les flammes magiques de la Coupe s'éteignirent, verrouillant ainsi l'enchantement. Maintenant, quatre champions avaient été choisis pour participer au Tournoi.
Harry était assommé. Il continuait de penser qu'il avait mal entendu. Il devait y avoir une erreur. Tout autour de lui, un tumulte faisait rage.
-Un autre champion?
-Comment c'est arrivé?
-Il ne peut pas faire la compétition, il n'a pas l'âge requis!
-Il a dupé la Coupe!
Harry secoua la tête, hébété. Cela ne peut pas être en train d'arriver. Non.
Mais c'était arrivé. Harry entendit une voix familière au-dessus du brouhaha.
-Albus, vous êtes mieux d'expliquer comment par l'enfer le nom de mon fils est dans la Coupe, ou sinon!, siffla Severus, il était livide. Une veine pulsait à ses tempes et ses pupilles obsidiennes étaient des puits sans fond et il regardait Dumbledore tellement violemment qu'Harry était surpris que l'homme respire encore et qu'il ne soit pas tombé raide mort au sol.
Ses robes noires ondulant, Rogue se tourna et fit un geste vers Harry pour qu'il vienne à lui. Son regard s'adoucit quand il rencontra les yeux abasourdis de son fils.
Harry sentir une vague de soulagement le frapper et il fit lentement son chemin jusqu'au côté de Severus, cherchant abri dans la présence de son père, comme un enfant effrayé après un cauchemar. La seule chose de différente était que le cauchemar était réel.
Il avait tout juste atteint Severus qu'il sentir le poids de Pincée sur son épaule et qu'il vit Phil sortir des ombres, encore voilé, mais dévoilant ses crocs
i Débarbouillette : mot québécois signifiant petite serviette utilisée principalement pour le visage et les dégâts de bébé :-p
ii En français dans le texte
Traduction finale : le 4 août 2013
Relecture finale : le 7 septembre 2013
