DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.

À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.

Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.

Également un très gros merci à mmg123 qui est d'une aide précieuse pour la révision des chapitres que je publie.

Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'elle.

Bonne lecture!

Elle et Lui


Retour au Manoir Prince

Chapitre 14 : Leçon de Défense d'un nouveau genre

Harry rattrapa Draco dans le corridor menant à la classe de Défense et Ron les rejoignit un moment plus tard. « Harry, comment as-tu mis ton nom dans la Coupe? », fut la première chose qui sortit de la bouche de Ron.

Harry soupira d'exaspération, bien qu'il suspecte que cette question allait lui être posée beaucoup et qu'il ferait mieux de s'y habituer. « J'en n'ai aucune idée Ron. Je n'ai demandé à personne de le mettre dedans ou bien de flouer la ligne d'âge de Dumbledore. J'étais avec mon père, Draco et oncle Phil la nuit dernière. »

-C'est vrai, appuya Draco. Et nous pensons que la personne qui a mis le nom d'Harry veut qu'il participe à la compétition et qu'il se blesse gravement…, à cette phrase la voix du Serpentard avait diminué pour que seul Ron puisse l'entendre « … peut-être même qu'il se tue! »

-Quoi! Mais c'est… c'est complètement fou!, bredouilla Ron. Qui voudrait tuer Harry?, haleta-t-il. Il est un héro!

Draco secoua la tête de dégoût en voyant l'imbécilité de l'autre. « Penses-y, Weasley. Penses-y longtemps et fort. Les héros meurent jeunes et qui est son pire ennemi? »

-Tu veux dire… oh!, s'exclama Ron en pâlissant. Mais qu'est-ce que tu vas faire à propos de ça? Peux-tu juste… abandonner? Il regardait étrangement Harry, comme s'il s'attendait à ce qu'il tombe mort d'une minute à l'autre.

-Non, je ne peux pas. Une fois que la Coupe a sorti mon nom, ça me lie au Tournoi comme tous les autres. Je ne pourrais pas quitter maintenant même si je le voulais. Je dois participer.

-Merde alors! Ça… Ça… ça fait vraiment chier.

-Tu m'en diras tant! J'espère vraiment que Maugrey va nous enseigner quelque chose d'utile dans le cours de Défense. Je pense que je vais en avoir besoin.

-S'il ne le fait pas, alors papa te donnera des leçons supplémentaires, lui rappela Draco.

-Ton père te donne des leçons supplémentaires en Défense? Merlin! Je souhaiterai que le mien le fasse!, dit Ron envieux.

-Une fois que tu as fini une session avec lui, tu ne le voudras pas, dit Draco en riant. Il est pire qu'un sergent Auror, aussi dur que la pierre. Tu souffres quand il a fini avec toi, crois-moi. Mais ça en vaut la peine parce que ce qu'il t'enseigne reste.

Harry inclina la tête en accord. « Ça c'est sur. Et il t'enseigne des choses qui pourraient te sauver la vie si jamais tu fais face à un mage noir. »

-Eh bien, j'espère juste que Maugrey ne donne pas trop de devoirs pour ce cours-ci, dit Ron.

-Moi aussi. Parce que je sens que je vais devoir écrire un essai comme punition de mon père pour avoir frappé l'orque du Nord, dit Draco tristement.

-L'orque du Nord?, questionna Ron perdu.

-Il veut dire Krum, clarifia Harry, en lui souriant.

Ron passa près de s'évanouir. « Krum? Tu… Tu as frappé Krum? Le… Le plus jeune attrapeur au niveau international? »

-Je l'ai fait. Et je le ferai encore, affirma Draco.

-Pourquoi tu ferais une chose pareille Malfoy?

-Parce qu'il était un con envers Harry, voilà pourquoi. Il commençait à le chercher. Il a dit qu'il était trop jeune pour participer, que c'était un menteur et qu'il avait besoin d'aller se cacher dans les robes de son père. Alors je l'ai frappé et j'ai cassé son nez.

-Il a vraiment dit ça à propos de toi Harry?, répéta Ron. Quand Harry acquiesça et se renfrogna, Ron ajouta en colère « et moi qui pensait qu'il serait cool et admirable…. Je suppose qu'il n'est rien d'autre qu'un idiot prétentieux. Je suis heureux que tu l'aies frappé Malfoy. J'aurai aimé être la pour lui donner un œil au beurre noir.

-Et quand il a vu le sang sortir de son nez Weasley… il s'est évanoui, lui dit Draco. Comme un petit bébé. Complètement évanoui sur le plancher.

Ron eut un sourire, « fillette! S'évanouir à la vue de sang. Est-ce que ton père était genre, vraiment fâché? »

-En quelque sorte. Mais il ne peut pas vraiment parler puisqu'il était en train d'étrangler Karkaroff avant que j'aie fait quoi que se soit à Krum, dit Draco.

-Il a fait ça? Impossible! De quoi est-ce que vous étiez en train de parler là-bas?

-De comment mon nom est apparu dans la Coupe, répondit Harry. Mais Karkaroff à dit des choses affreuses à propos de moi et de papa, mais le pire a été quand il a dit quelque chose à propos de ma mère. C'est là que papa l'a étranglé.

-Qu'est-ce qu'il a dit?

-De la merde à propos comme quoi mon père n'a jamais vraiment aimé ma mère et comment il l'a abandonnée à la première chance qu'il a eu, lui répondit Harry.

Ron siffla. « Karkaroff est chanceux d'être encore en vie. »

Les fils du professeur hochèrent la tête. Ils n'avaient jamais vu leur père perdre son contrôle comme ça, et cela les avaient un peu effrayés.

-J'aurais adoré voir ça, soupira Ron. Je manque tout ce qui se passe d'intéressant. J'espère que le cours de Défense est bon. Fred et George ont dit qu'il était terrible, mais ils ont pu en rajouter une couche pour me faire des accroirei.

-Très vrai Ron, dit Hermione, elle les attendait en haut des escaliers. Tu ne sais jamais avec tes frères, j'espère que le cours va être pratique et informatif, pas comme les autres qu'on a eus.

-Ceux avec Lockart n'avaient pas l'air de t'ennuyer tant que ça, puisque tu avais l'occasion de regarder son ravissant visage toute l'après-midi, lui rappela Ron.

Hermione rougit. « C'est du passé tout ça. J'étais une fille idiote avec un béguin. »

Draco la fixa du regard. « Tu avais le béguin pour Gilderoy Lockhart? »

-Et alors? La moitié des filles de l'école aussi, dit Hermione irrité. Maintenant, veux-tu bien arrêter de me le rappeler?

-Je pense qu'elle n'en est pas revenue encore, la taquina Harry et Ron ricana.

-Je le suis tellement!, protesta Hermione. J'ai quelqu'un qui est dix fois meilleur et qui n'est pas un boursouf suffisant. Pas vrai, Draco?, puis elle l'attira dans ses bras et l'embrassa.

-C'est vrai, lui répondit Draco ave un sourire niais lorsqu'il pu marcher de nouveau. Il sourit tendrement à la sorcière. « Merci, Mione. J'avais besoin de ça. » Il lui prit le bras puis ils continuèrent leur chemin jusqu'à la classe de Défense.

-Est-ce que j'ai l'air aussi… ridicule quand je suis avec Katie?, demanda Harry à Ron, espérant sincèrement que non.

-Tu as l'air pire, répliqua son ami.

Harry le frappe promptement à l'épaule.

-Quoi? C'est la vérité. Tu as les yeux tous rêveurs et ton visage a un air stupide… aïeuh!, Ron cria et se frotta l'autre épaule. Si tu ne voulais pas entendre la vérité Harry, pourquoi m'as-tu posé la question?

Mais Harry était déjà en train d'entrer dans la classe de Défense contre les forces du mal et ne se donna pas la peine de répondre.

-Foutus Rogues susceptibles, marmonna Ron avant de le suivre. Il n'entendit pas le léger déplacement d'air alors que Phil se glissait derrière lui, dissimulant un sourire pointu face au drame des adolescents.

Tout le monde était assis depuis cinq minutes avant que Maugrey n'apparaisse dans la classe… chtok...crrri, chtok... crrri alors qu'il traînait lourdement sa jambe de bois, quelque fois l'accrochant sur le plancher pendant qu'il marchait. Il était dit qu'il avait presqu'explosé en morceaux dans un duel avec un Mangemort pendant la première guerre, ce qui était également pourquoi il avait autant de prothèses. Peu importe la raison, cela lui donnait un air de menace permanent qui faisait que même les plus farceurs se tenaient droits et se comportaient bien en classe.

Personne ne bougea lorsque Maugrey pénétra dans la pièce, marcha jusqu'au devant du bureau et les regarda avec son œil magique. « Rangez vos livres, vous n'en aurez pas besoin. Ce que je m'apprête à vous montrer ne peut être trouvé à l'intérieur. »

Tout le monde rangea avec bonheur son livre de Défense dans son sac. Les cours pratiques étaient les meilleurs.

Maugrey agita nonchalamment sa baguette et la porte de la classe se ferma. Il lut attentivement la liste des noms, relevant les yeux uniquement lorsqu'il appelait un nom de manière à mettre un visage dessus. Harry rencontra son regard franchement en dépit du fait que son œil magique lui donnait la chair de poule.

Finalement, Maugrey mit le registre de côté. « Jusqu'à tout récemment, je revoyais les sujets que le professeur Lupin vous avait donné avant que je décide de modifier le programme de cours un peu. Vous avez de bonnes bases pour ce qui est de la reconnaissance des créatures sombres, mais vous êtes en retard concernant les sortilèges et les malédictions. Très en retard. »

Il se tourna et sortit un pot avec trois araignées de l'intérieur d'un tiroir de son bureau et le posa sur le dessus de la table.

Ron trembla et se recula, il était terrifié par les araignées.

Harry posa une main sur son bras et lui murmura : « relaxe, les araignées ne peuvent pas sortir. »

Ron avala sa salive avec difficulté et garda quand même les yeux fixés sur le pot.

-Le ministère veut que je vous enseigne seulement des contre sorts, mais cela ne vous aidera pas si, un soir, vous rencontrez un sorcier noir. Vous ne pouvez vous défendre contre ce que vous ne pouvez anticipez et ne saurez pas quel contre sort utiliser à moins d'avoir déjà vu ce sort. Et aucun sorcier noir ne vous dira quel sort il lancera, par conséquent, je vais vous montrer exactement ce que vous devrez reconnaître, leur dit le professeur, puis il tira sa baguette.

Dans le coin de la pièce, Phil hocha de la tête en accord avec ce que le professeur disait. Très vrai Maugrey. Vous ne pouvez enseigner à un étudiant comment se battre à moins qu'il ne connaisse ce contre quoi il se bat. Le ministère est stupide s'il pense qu'un enseignant compétent puisse enseigner alors qu'il est retardé par tant de restrictions.

Maugrey continua, « est-ce que quelqu'un ici peut nommer un sort de magie noire qui a été utilisé sur des personnes dans le passé? »

Plusieurs mains se levèrent, parmi celles-ci, Ron, Draco, Harry et Hermione.

La main de Maugrey pointa devant lui. « Vous. Malfoy. Dites-en un. »

-Incendio maximus.

-Oui, le sort de la balle de feu. Un sort particulièrement tordu. Votre père Lucius l'aimait bien si je me rappelle, dit sombrement Maugrey. Il a brûlé beaucoup de maisons moldues avec ce sort.

Draco vira rouge et s'écrasa encore plus bas sur son siège. « Il n'est plus mon père désormais. »

Les yeux de Maugrey le fixèrent. « C'était quoi ça, jeune homme? »

-Il a dit que Lucius n'était pas son père désormais, monsieur, répondit Hermione, fâchée que Maugrey ait fait preuve de si peu de tact.

-Je vous prie de laisser Malfoy répondre, mademoiselle Granger, dit Maugrey cassant. Eh bien?

Draco se ressaisit, sa fierté revenant en premier plan. « J'ai dis que Lucius n'était désormais plus mon père, monsieur. Professeur Rogue est mon tuteur maintenant. »

Maugrey grogna. « Alors, c'est vrai. Je pense qu'il est mieux de surveiller ce que vous faîtes lorsque vous êtes près de lui alors, puisque Rogue n'aime pas ceux qui sont imprégnés de magie noire, bien qu'il ait baigné dedans durant des années, en tant qu'espion. »

Les yeux de Draco brillèrent à cette insinuation. « Je ne suis pas un sorcier noir, professeur! Je n'en ai jamais été un. »

Maugrey ricana d'une manière effrayante. « Bien, content de l'entendre. Restez comme ça. Parce que vous ne voudriez pas que les Aurors vous chassent, n'est-ce pas? »

-Non monsieur, répondit durement Draco, outragé.

Phil fronça des sourcils. Il n'aimait pas la manière dont Maugrey avait attiré l'attention sur Draco, le choisissant parmi tous les Serpentard qu'il aurait pu questionner. Il y avait plusieurs Mangemorts. Pourquoi prendre Draco comme cible et non pas un des autres? Et pourquoi révéler le passé de Rogue de cette manière?

-C'est un sort. Qui peut m'en nommer un autre?, continue Maugrey, insensible aux regards hostiles que Draco, Harry et Hermione lui envoyaient.

Ron agitait sa main dans les airs.

-Très bien. Vous, dit-il en pointant Ron.

-Mon père m'a parlé d'un sort. Il s'appelle l'Imperium… ou quelque chose comme ça.

-Ah oui. Le fils d'Arthur Weasley hein? Ton père le connaitrait celui-là. Il a donné du fil à retordre au ministère ces derniers temps. Tellement de sorcières et sorciers ont prétendu avoir agit sous les impulsions de l'Imperium qu'il était difficile de départir les menteurs des personnes disant la vérité, dit-il, puis il jeta un coup d'œil plein de sous-entendus à Draco. Lucius était l'un de ceux qui ont prétendu que l'Imperium lui avait été jeté et que c'est ainsi qu'il est devenu un partisan de Voldemort. Laissez-moi vous montrer ce qu'il peut faire.

Maugrey ouvrit le pot contenant les araignées et en sortit une, la laissant courir dans sa paume de main.

Ron trembla, regarda avec une fascination morbide le professeur Maugrey pointer sa baguette et prononcer doucement « Imperio! »

L'araignée commença immédiatement à sauter de haut en bas et à faire des tours. Elle se renversa dans la paume de Maugrey, arrêta puis se voûta.

Certaines filles gloussaient et même certains garçons étouffaient leurs rires.

-Contrôle et commande totale de quelque chose ou quelqu'un, dit Maugrey sèchement. Ce n'est pas amusant. Aimeriez-vous si je le vous le faisais à vous? Ce ne serait pas aussi drôle, n'est-ce pas?

Les rires cessèrent net.

-Mais le sort de l'Imperium peut être combattu, si vous avez assez de volonté et de caractère. Bien que la plupart des personnes n'ont pas ce qu'il faut. Et le seul moyen de savoir si vous l'avez est que le sort vous soit lancé, ajouta le professeur. L'araignée arrêta de s'arcbouter et se mis en position de lotus. « Lequel d'entre vous est assez brave pour me laisser essayer? »

Immédiatement, presque toutes les mains de la salle se baissèrent.

Maugrey replaça l'araignée dans le pot et le ferma avant de se tourner et de les regarder. « C'est tout? Humph! On dirait bien que le courage est un trait manquant ici. Très bien, M. Rogue, venez ici si vous le voulez. Vous devez être plein de volonté pour survivre au tournoi. »

Harry prit place, espérant que Maugrey n'allait pas lui faire faire un strip-tease travers la pièce ou quelque chose d'extrêmement humiliant du même acabit. Rappelle-toi, le sort peut être vaincu, se rappela-t-il lui-même. Il prit place devant Maugrey, qui pointa sa baguette sur lui et dit rapidement « Imperio! »

Harry sentit comme si quelqu'un lui murmurait quelque chose dans sa tête. Saute sur le bureau. Saute sur le bureau. Fais-le maintenant! Saute!

Il sentit une étrange pression dans sa tête et un empressement à faire ce que Maugrey lui disait. Il essaya de le bloquer, se rappelant le conseil de Pincée contre les intrusions mentales, qui était de créer un bouclier. Non! Je me dirige moi-même, tu ne le fais pas!

Une fois de plus, la commande mentale de sauter sur le bureau arriva.

Harry grinça des dents, résolu à ne pas le faire.

La classe entière regardait, retenant son souffle.

Maugrey continua d'essayer et de faire bouger Harry, mais Harry ne bougea point.

-Bien. M. Rogue ici est en train de me battre. Très impressionnant, dit Maugrey assez calmement, mais quelque chose de caché dans son ton fit en sorte que Phil le sonde. Est-ce que c'était du sarcasme et du ressentiment dans la voix? Comment avait-t-il pu manquer ça?

Maugrey retira sa baguette un moment plus tard. « Très bien, M. Rogue, Dix points pour Gryffondor. Vous pouvez aller vous asseoir. »

Ce que fit Harry, avec l'étrange sentiment que Maugrey était moins que satisfait de sa performance, et ne comprenant pas pourquoi.

Draco lui fit un signe, pouces vers le haut, de l'autre côté de la pièce et articula silencieusement, « Bien joué Harry! » Montre au vieux bâtard ce que nous les Rogue pouvons faire.

-Le sort de l'Imperium. Très dangereux et pas à prendre à la légère. Un autre.

À la surprise d'Harry, Neville leva la main et fut choisi.

-Il y en a un appelé… le Doloris, monsieur.

-Très bien. Londubat, n'est-ce pas? On ne se demande pas pourquoi vous le connaissez celui-là. Maugrey sortit une autre araignée. Cette fois-ci, l'araignée essayé de sauter hors de sa main, mais il l'arrêta. « Mmmm… tu as besoin d'être plus gros pour montrer ce que le sortilège fait. »

Il tapa l'arachnide. « Engorgio. »

L'araignée devient de la taille d'une assiette et Maugrey la mit sur le bureau où elle s'écrasa sous le choc.

Ron passa près de ramper sous son bureau. « Je pense que je vais être malade. Oh Merlin! » Seuls ses yeux se montrèrent au-dessus du bureau.

-Relaxe Ron. Elle ne bouge pas, siffla Harry, priant pour que Ron puisse garder son calme. Son ami était vert.

-Je m'en fous. Elle est gigantesque. Comme celles… les autres qui voulaient nous manger, dit Ron en avalant de travers.

-N'y pense pas.

-Weasley et Rogue! Portez attention!, aboya Maugrey.

-Désolé monsieur, s'excusa Harry. Ron est un peu arachnophobe.

-Euhn. Il va avoir peur de bien d'autres choses que ça quand j'aurai fini, grogna l'ex-Auror. Il pointa sa baguette sur l'araignée. Regardez bien maintenant. Crucio!

Soudainement, l'araignée se replia sur elle-même et commença à bouger d'avant en arrière. Harry se raidit, reconnaissant ces tremblements pour ce qu'ils étaient, les signes d'une créature souffrant d'une agonie mortelle. Il savait que s'ils avaient pu l'entendre, l'araignée aurait hurlé de douleur.

Malade, il détourna le regard. Et rencontra celui de Neville, lequel les yeux étaient ronds d'horreur.

-Le sort de torture. Une douleur agonisante instantanée, dit Maugrey. Pas besoin de couteau ou de fer chaud ou de tournevis si vous connaissez le sort. Et vous pouvez cibler un endroit spécifique pour donner une douleur maximale au sujet, comme l'aine ou la tête.

Maugrey garda le sort sur l'araignée une minute ou deux de plus.

Les yeux de Phil s'étrécirent. L'avait-il imaginé, ou bien il y avait vraiment une note de satisfaction dans la voix de l'homme quand il avait expliqué ce sort? Et y avait-il une note… enchantée dans l'unique œil de Maugrey quand il regardait l'araignée se tordre de douleur sur son bureau? Il connaissait plusieurs qui se délectait de la douleur des autres à la Cour des Unseelie et quelques-uns à travers les vampires aussi. La bouche du maître vampire se resserra en une fine ligne. D'une certaine manière, il pensait que ce n'était un bon choix de la part de Dumbledore d'avoir engagé un tel sadique pour enseigner la Défense. S'il avait raison… Il observa avec attention Maugrey enlever le sort et réduire l'araignée à sa taille d'origine puis la jeter négligemment dans le pot, sans respect pour ce qu'il lui avait fait endurer. Sans regard aucun pour son bien-être. C'est sûr, ce n'est qu'une araignée, mais encore… elle mérite le respect après avoir subi un tel tourment. Quelque chose ne tournait pas rond.

-Il y a un sort de plus que vous devriez connaître. Est-ce que quelqu'un peu me dire ce que c'est?

La main d'Hermione se leva, mais elle avait un air étrange, comme si elle se sentait malade.

Maugrey regarda les environs, puis dis « ok. Granger, dites moi-le. »

-Avada Kedavra. Le sort… de la mort.

-Oui. Le sort le plus dangereux parmi l'éventail de celui des sorciers. L'unique sort pour lequel aucun contre sort n'existe, ajouta Maugrey. Il tira la dernière araignée du pot, la déposa sur le bureau et pointa sa baguette dessus.

-Avada Kedavra!

Une lumière verte sortit de sa baguette et frappa l'araignée, qui tomba morte instantanément.

Aucun bruit ne provenait des étudiants, ils étaient tous collés à leur chaise.

Maintenant Harry se sentit comme s'il allait vomir, se rappelant comment Lily et James étaient morts, pour le sauver, lui. Est-ce que c'était la dernière lumière que leurs yeux n'aient jamais vu, le jet de lumière vert brillant avant la fin? Il savait comment ils étaient mort à cause de ses cauchemars durant l'été, mais même ceux-ci ne l'avait pas préparé à savoir comment le sort agissait.

-Comme je l'ai dit, il n'y a aucune manière de bloquer ou contrecarrer ce sort et la seule et unique personne qui y a survécu se tient devant moi, dit-il en pointant Harry. Ce dernier tentait de se faire invisible derrière son sac d'école.

-Les trois sorts s'appellent les Sorts Impardonnables et l'utilisation de l'un d'entre eux, si jamais le goût vous venait d'en essayer un, résultera en une sentence à vie à Azkaban.

-Et à propos de la boule de feu?, demanda Hermione.

-Bien que tordu, ce sort n'est pas de la même classe que les autres, dit Maugrey. Puisqu'il peut être contré avec un sort d'eau.

-Mais s'il n'y a pas de contre sort au sort de la mort, alors pourquoi vous nous le montrez?, demanda Parvarti.

-Parce que vous devez être préparé. Vous devez connaître le pire. La connaissance est la moitié de la bataille. C'est ce contre vous vous battez. Pour pouvoir lancer l'Avada Kedavra il faut être un sorcier très puissant, vous pourriez tous sortir vos baguettes et l'essayer et la seule chose que j'aurai serait une coupure au doigt. Parce que l'intention, de même que la puissance, nourrissent le sort. Tout comme pour les deux autres. Mais ce n'est pas important. Je ne suis pas ici pour vous montrer comment les lancers. Je suis ici pour vous donner la meilleure manière de vous défendre. Et c'est avec une VIGILENCE CONSTANTE!

La classe sursauta et Ron en tomba en bas de sa chaise.

Il se releva, avec un énorme rougissement, mais personne ne le remarqua. À l'exception de Phil qui ne fit que secouer la tête.

-Sortez vos plumes, et écrivez ça, ordonna-t-il.

Un silence régna dans la classe pendant que tout le monde écrivait ce que Maugrey leur disait à propos des sorts de magie noire. Comment les reconnaître par le mouvement de la baguette et le regard du sorcier qui se prépare à en lancer un.

Son cours était très complet même Phil devait l'admettre, et ce qu'il disait aux étudiants pourrait un jour leur sauver la vie, mais, là encore, il y avait quelque chose, comme de l'impatience, dans la voix du vieil Auror qui faisait que Phil ne lui faisait pas confiance. Quand il parlait de défaire un ennemi en utilisant tel sort, il y avait une sorte de… plaisir dans sa voix, et ce n'était pas cohérent avec la manière dont la plupart des soldats et guerriers parlaient des combats. Les guerriers que Phil connaissait, y compris lui-même, n'aurait jamais parlé de batailles passées avec une telle délectation. Puisqu'ils connaissaient le prix de tuer et comment cela pouvait marquer à vie quelqu'un, même si ce meurtre allait sauver la vie d'une autre personne.

La seule fois où je n'ai jamais entendu du plaisir dans la voix d'un autre quand ils parlaient de combien de vies ils avaient pris, était la voix d'un Unseelie qui vivait pour tuer et qui aimait voir du sang répandu sur le sol. Une créature tordue et malade, une sans compassion et sans âme. Est-ce que lui aussi est quelqu'un comme ça?

Phil considéra abaisser ses boucliers et essayer de lire l'esprit de Maugrey, mais il savait que les pensées des étudiants allaient interférer, alors il n'avait d'autre choix que d'attendre. À un autre moment, il allait essayer de se glisser dans la tête du professeur de Défense et voir ce qu'il pourrait y trouver. Maintenant, il n'osait laisser Harry sans défense et cela voulait dire garder un œil aiguisé sur lui peu importe où il allait.

Ce soir, il demandera à Severus s'il pourrait montrer des mouvements d'escrime, puisque comme Maugrey l'avait dit, il valait mieux être préparé.

Maugrey termina le cours, et après avoir répété sa devise : « Vigilance constante », renvoya les étudiants et leur demanda d'étudier un chapitre traitant de la reconnaissance des situations potentiellement dangereuses dans leur manuel.

Harry était content d'aller à la prochaine classe, Divination, puisque la dernière démonstration avait éveillé des souvenirs, souvenirs qu'il aurait préféré laissés là où ils étaient. Il jeta un œil dans les environs et vit que la plupart de ses camarades de classe discutaient des sorts, tous pensaient que le cours avait été brillant.

Tous à l'exception de Neville, qui était encore assis à son bureau, apparemment secoué de la performance du Doloris.

-Neville?, appela doucement Harry.

-Londubat, je pense qu'il est mieux que vous veniez avec moi, dit Maugrey d'un ton gentil. Venez, nous avons besoin de parler et d'une bonne tasse de thé, dans mon bureau.

-Oh, mais monsieur… je vais bien, protesta faiblement Neville.

-C'est absurde jeune homme. Vous tremblez, c'est un choc n'est-ce pas? Venez maintenant, ajouta Maugrey en mettant Neville sur pied, et le garçon suivit avec résignation le professeur dans le bureau à côté.

-Qu'est-ce qui se passe avec Neville?, se demanda Ron.

Harry savait, bien sûr, ce qui se passait avec son ami. Les parents de Neville avaient été torturés jusqu'à la folie par Bellatrix Lestrange en utilisant le Doloris et bien que Neville soit trop jeune pour s'en rappeler, cela n'était pas moins atroce de voir le sort et d'imaginer ce que cela avait du être pour ses parents. Severus lui avait parlé des Londubat quand il lui avait raconté certaines choses qu'il avait vu en tant qu'espion, c'est à ce moment également qu'il avait appris l'existence des Impardonnables.

-Je te le dirai plus tard. Viens, dépêchons-nous avant que nous soyons en retard, dit Harry avant de commencer à courir vers la tour de Trelawney, désireux qu'il était de laisser ses compagnons de classe, qui discutaient des sorts comme s'ils étaient un genre de nouvelle horreur à la télévision – effrayant, mais pas assez pour être considérer réels.

-Qui s'en soucie? Elle ne s'en apercevra même pas, lui dit Ron, puis il commença à courir lui aussi.

Draco s'attarda suffisamment longtemps pour dire à Hermione qu'il ne pouvait la rencontrer après les cours à la bibliothèque comme d'habitude puisque le professeur Rogue voulait le voir.

-Probablement pour me botter les fesses de m'être battu avec Krum, soupira-t-il tristement.

-Tu n'aurais vraiment pas du faire ça, tu sais, lui dit Hermione.

-C'est trop tard pour avoir des regrets maintenant. Je te verrai plus tard, dit-il puis il lui donna un rapide câlin avant de s'en aller.

Hermione espéra que le professeur Rogue serait indulgent avec lui, puis se dirigea vers l'Arithmancie.

Plus tard ce soir-là.

-Alors, me permettras-tu d'enseigner quelques mouvements d'épées aux garçons, qui feront partie de leur entraînement?, demanda Phil à Severus, assis sur l'une des chaises du professeur dans son bureau, pendant que Severus notait les devoirs du jour. « Je sais que tu leur a enseigné le kin-sa-dor, mais je n'étais pas certain si tu avais commencé à explorer les mouvements d'épées avec eux. »

-Non, en fait, je ne l'ai pas fait. L'épée n'est pas une arme avec laquelle je suis compétent, je ne connais que les bases. Je peux lancer un couteau, mais ce n'est pas la même chose. Je pensais que peut-être Sarai pourrait leur donner des conseils une fois que nous serions de retour au manoir pour l'été, mais si tu sens que cela serait bénéfique pour eux des leçons d'épée avec toi, Phil, et que tu veux prendre du temps pour leur enseigner, sens-toi libre de le faire, tu as carte blanche.

-Je ne peux pas les transformer en guerrier en un mois, ou même trois, mais chaque fin de semaines nous pourrions pratiquer et je pourrai au moins leur montrer les bases – ainsi, ils ne seront pas un danger pour eux-mêmes s'ils devaient prendre une épée – et ils sauraient retenir un adversaire jusqu'à ce que quelqu'un de plus vieux et de plus fort puisse les rejoindre. Ce serait bénéfique, en particulier pour Harry, puisque le Tournoi est reconnu pour opposer différentes bêtes et autres choses du même acabit avec les concurrents.

-Tu as raison. Je serai honoré que tu leurs enseignes quelques mouvements, Phil, dit Severus, en notant une dissertation d'un rapide N/A, pour non-acceptable, puis écrivant « la prochaine fois, lisez les consignes avant de poser la plume sur le parchemin et de gâcher et vôtre temps et le mien. Refaites cela et donnez-moi en une copie terminée avant demain et vous n'aurez pas zéro. » Troisièmes années! Ils essayaient de s'en tirer n'importe comment, ce qui inclut inventer n'importe quoi pour remplir leurs dissertations. Pensaient-ils qu'il ne les lisait pas? Vraiment, les étudiants, ces jours-ci!

Un coup à la porte du bureau fut entendu, et avant que Severus puisse dire à qui que ce soit d'attendre, Phil parla : « c'est Draco. »

Severus leva un sourcil en direction du vampire puis dit : « entre Draco. »

Draco pénétra dans le bureau, ayant l'air autant nerveux que provoquant, son expression typique quand il avait des problèmes. Severus posa sa plume et dit : « Viens avec moi dans mes quartiers, fils. Cette discussion se fait mieux en privé, sans interruption. » Il regarda Phil. « Merci de m'avoir indiqué ta suspicion envers Maugrey et bonne chance pour garder un œil sur lui. »

-Viens Draco, dit Severus en le prenant par l'épaule et le guidant hors du bureau.

-Quelle suspicion envers Maugrey?, demanda Draco, espérant gagner du temps.

-Ne te soucie pas de cela, dit sévèrement Severus. C'est entre Phil et le professeur, et non pas pour de jeunes sorciers aux yeux curieux.

-J'ai quatorze ans, c'est assez vieux pour savoir ce qu'il se passe, argumenta Draco.

-Pour l'instant, il n'y a rien à dire, répondit simplement son père, puis il déverrouilla la porte de ses quartiers et entra, Draco sur ses talons.

-Assis, dit-il en pointant le divan, puis attendit que Draco soit assis, quant à lui, il resta debout, régnant ainsi sur le garçon, due à sa taille plus grande. Cette tactique avait toujours fonctionné en sa faveur.

-Maintenant, j'ose espérer que tu sais pourquoi tu es ici, M. Malfoy?

-Oui monsieur. Je suis ici parce que je n'aurai pas du perdre mon calme et frapper Krum de cette manière.

-Oui, et quoi d'autre?

-Quoi d'autre? Est-ce que ce n'est pas tout?

-Non. Qu'est-ce que tu as fait d'autre qui n'était pas un comportement civilisé?

Draco réfléchit longtemps, jusqu'à ce que finalement cela lui vienne. « Oh. Tu parles de l'écoute aux portes. »

-Précisément, M. Malfoy. Non seulement tu as écouté une conversation privée, mais tu es en plus intervenu dans ce qui s'est dit dans la salle. Je t'ai éduqué mieux que ça quand tu avais cinq ans Dragon, dit Severus, sa voix emplie de déception.

Draco perdit immédiatement son air provoquant, et baissa les yeux sur ses souliers. Il détestait quand Severus utilisait ce ton de voix en particulier. Il pouvait gérer la colère de Severus, mais c'était la déception de l'homme qui l'atteignait le plus. Il avait l'habitude de gérer les poussées de rage de Lucius en grandissant, et il avait appris à ne pas montrer de peur et à prendre les punitions aussi calmement que possible, même si à l'intérieur il était encore provoquant.

Mais Severus était différent. Severus se souciait vraiment de lui et Draco voulait lui plaire et quand son père était désappointé, cela le faisait sentir honteux et indigne et cela lui faisait mal, encore plus que si Severus lui avait donné une raclée. Il y eu des moments, en grandissant, où Draco avait fait des choses vraiment stupides et qu'il avait souhaité que Severus l'ait battu au lieu de simplement l'avoir réprimandé et privé de sorties, parce qu'au moins avec les raclées, c'était fait et terminé en l'espace de quatre minutes, alors que les punitions de Severus duraient des jours et le forçait à réfléchir réellement à son comportement et à la culpabilité qu'il ressentait.

-Je sais cela monsieur. Je n'aurai pas dû, mais … j'étais curieux.

-Pfff! La curiosité est un vilain défaut.

-Pas cette fois, se défendit Draco. Je voulais savoir si Harry avait des problèmes et quand ce trou de cul de Karkaroff s'en est pris à toi, ça m'en mis en colère, alors je suis resté pour voir ce que tu allais lui faire … et waouh tu lui a vraiment botté le cul papa!, ajouta Draco, une admiration évidente dans sa voix maintenant.

-Draco, ce n'est pas ce n'est pas le sujet…

-C'est exactement ça papa. N'es-tu pas toujours en train de nous dire que nous devons suivre ton exemple?, dit Draco, de manière innocente. Ha! Je t'ai eu là papa! Je fais tellement un bon Serpentard.

Severus grinça des dents. Il savait que son fils avait raison. « Tu sais parfaitement à quel point il est rare pour moi de perdre mon sang-froid de cette manière, Draco Michael. Cependant, je pensais que tu serais assez intelligent pour choisir le bon exemple de mon comportement comme modèle à suivre, oui? »

-Euh... oui…, admit Draco en rechignant. Comment faisait Severus pour toujours prendre l'avantage?

-Bien. J'ai eu tort en essayant d'étrangler ce porc de Karkaroff et j'ai été un mauvais exemple, mais cela ne veut toujours pas dire que tu n'as pas besoin de penser avant d'agir.

-J'ai réfléchi papa. J'ai pensé à ce que cet idiot a dit à propos d'Harry et toi et puis j'ai décidé de le frapper. Il l'avait cherché. Tu le sais.

-Draco, qu'est-ce que je t'ai dit à propos d'utiliser la force contre quelqu'un?

Draco soupira. « Que je devrais l'utiliser seulement si je n'avais pas d'autre choix. Mais vraiment papa, je n'aurai pas pu l'ensorceler sans avoir de problèmes de toute façon. »

-Tu aurais pu partir.

-Il avait sa baguette contre mon frère.

-Que je me serai empressé de confisquer avant qu'il puisse faire quoi que ce soit. Ton intention était bonne Dragon, mais tes méthodes laissent à désirer. Je sais que Krum, comme la plupart des jeunes célébrités, peut être difficile à gérer. Je vais néanmoins te demander de faire une chose difficile, mais mature, et de t'efforcer de le tolérer pour la durée du Tournoi. Penses-tu pouvoir faire ça, Dragon?

-Pfffff, ça va être difficile, parce que je ne l'aime vraiment pas. Mais je ferai de mon mieux.

-Bien. Cependant, il doit y avoir des conséquences à ton comportement, dit Severus avant de se racler la gorge. Elles seront les suivantes, je veux que tu m'écrives une dissertation détaillant comment tu aurais pu gérer autrement les remarques de Krum et pourquoi tu ne devrais pas défendre ton frère avec tes poings, mais avec des mots. Je veux aussi une autre dissertation à propos du fait qu'écouter aux portes n'est pas bien. Tu seras aussi privé de dessert pour ce soir.

-Ahhhhhh papa! Pas de dessert? C'est cruel!

-Parfois, mon fils, il faut se montrer dur pour être un bon père, lui répondit Severus. Maintenant, va rattraper ton frère. Ton oncle Phil a quelque chose dont il souhaiterait discuter avec toi.

-Vrai? Où est-il? Je pensais qu'il gardait un œil sur Maugrey.

-Il reviendra rapidement, après le souper, que je pense que tu devrais avoir avec moi. Allez, va chercher Harry.

-Ce n'est pas nécessaire papa, dit Harry depuis le cadre de porte. Rappelle-toi, tu m'avais dit de te rencontrer ici après les classes?

-Oh… oui, dit Rogue, fronçant les sourcils à lui-même.

-Tu n'as pas oublié… n'est-ce pas?, demanda sournoisement Harry. Parce que tu sais ce que cela veut dire, n'est-ce pas Draco?

-Quoi?

-Cela veut dire qu'il devient sénile, railla Harry.

-Je t'en donnerai de la sénilité toi!, dit Severus en grognant moqueusement, étendant le bras et attrapant l'oreille de son fils.

-Ouch! Ok, c'était juste une blague!

-Une irrespectueuse, dit Severus. Assis-toi à côté de ton frère. Phil devrait arriver bientôt.

-Pour me parler à propos du Tournoi?, devina Harry.

-Ça et aussi t'enseigner un talent important, lui répondit son père.

Harry envoya un regard curieux Draco.

Draco haussa les épaules. « Ne me regarde pas comme ça Harry. Je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est. »

Harry alla s'asseoir près de Draco, se demandant ce que Phil pourrait leur enseigner. Peut-être une sorte de magie propre aux vampires?

Il eut une répondre quinze minutes plus tard, après avoir avalé son souper, quand le maître vampire entra dans les quartiers de Severus et salua les garçons joyeusement, leur donnant chacun un de ses rares sourire.

-Coucou les garçons. Je crois que tout va bien ce soir? Draco, on dirait que ton père t'a laissé entier.

-On peut dire ça, répondit l'adolescent blond, ce gagnant ici un regard furieux de son père. Ok, c'est vrai qu'il a été plutôt souple avec moi.

-Sage décision, dit Phil, en hochant la tête vers Severus, qui eut l'air vaguement adouci. Harry, tout d'abord je voudrais te dire que, bien que tu dois accomplir toutes les tâches du Tournoi tout seul, je serai disponible pour toi si tu as des questions et aussi pour te soutenir à travers les épreuves. Je ne peux pas t'aider directement, mais je serai là pour te protéger des forces extérieures qui veulent te blesser. Ton père et moi croyons que celui qui a mis ton nom dans la Coupe est encore présent, attendant peut-être une chance pour frapper de nouveau.

-Et tu pense qu'un de ceux-là pourrait être Maugrey?, demanda Draco.

Phil lui envoya un regard sévère. « Tu vas un peu trop vite Draco. Oui, Maugrey est l'un de mes suspects. »

-Mais pourquoi? Il m'a défendu, protesta Harry. Je suspecte Karkaroff plus que Maugrey.

-Tout comme moi. Mais je ne dois pas éliminer personne encore. Ils jouent un jeu dangereux, mais là encore, moi aussi. Et j'ai plus d'expérience qu'eux, dit Phil en montrant ses crocs.

Involontairement, les garçons et Severus sentirent un frisson le long de leur colonne vertébrale. La fureur d'un maître vampire n'était pas quelque chose qu'un homme intelligent déclencherait.

-Où est Pincée?, demanda Harry, car le chat fae n'était visible nulle part.

-Elle surveille en gardant un œil de lynx sur Karkaroff et les autres, répondit Phil. Éventuellement, nous allons découvrir qui est derrière cela et puis… ils regretteront amèrement le jour où ils ont commencé à respirer, soudainement les yeux de Phil brillèrent d'un éclat rouge de fureur et une grande immobilité se mis en place sur son visage. Ils se rappelèrent alors que sous son apparence civilisée et calme demeurait un chasseur aussi mortel que tout autre prédateur naturel présent sur la planète. Et ils furent tous heureux d'être de son côté.

-Tu penses qu'il y a plus qu'une personne?, demanda calmement Severus.

Phil acquiesça. « Habituellement, c'est le cas. » Il cligna abruptement des yeux et ceux-ci retournèrent à leur teinte normale, violette. L'air de menace disparût et il ajouta : « je souhaite vous apprendre, à tous les deux, comment vous protéger de ceux qui voudraient vous blesser, autant sorcier que non sorcier. Bien que je sois un garde du corps convenable, ce n'est jamais judicieux de reposer sur une ou plusieurs personnes, pour vous protéger. Par conséquent, je propose de vous enseigner un peu de combat à l'épée. »

-Combat à l'épée?, s'exclamèrent les garçons excités.

-Oui, je suis un assez bon escrimeur, dit Phil modestement. Ayant eu mille ans pour pratiquer cela va de soi. Venez, allons dans une salle spéciale du château, une dont votre père m'a appris qu'elle allait fournir tout le matériel dont vous allez avoir besoin pour commencer vos leçons.

-Quelle pièce que c'est papa?, demanda Harry.

-Elle s'appelle la Salle sur demande, répondit Severus. Venez, je vais vous montrer où elle est.

La Salle sur demande était au septième étage et pouvait être trouvé seulement par ceux qui en avaient besoin. « Mets ta main sur la porte et pense à ce que tu voudrais que la pièce soit, indiqua Severus à Phil. C'est comme ça qu'elle va essayer d'être ce que tu veux. »

Phil plaça sa main sur la porte et se concentra. J'ai besoin d'un endroit pour enseigner à mes neveux des mouvements de combat d'épée. Un peu comme une salle de la Cour de Seelie. Il espéra que la salle allait avoir compris.

Un moment plus tard, il tourna la poignée de porte et ouvrit la porte.

La pièce était remplie d'une douce lumière blanche qui descendait dans la pièce, venue d'on ne sait où exactement du plafond. C'était un grand cercle et la moitié des murs rencontrait le plancher avec des miroirs sur toute leur surface. Le plancher était couvert de planches de bois recouvertes de tissus moelleux. L'autre moitié du plancher était couverte de sciure de bois qui donnerait une prise ferme sur le sol de pierre et qui servirait aussi de coussin si vous étiez renversé. À gauche de la porte était posée une étagère large dans laquelle des épées étaient suspendues. Elles étaient faîte en bois de bouleau de toutes les tailles et sortes. Un banc bas était situé sur le côté droit et contenait des serviettes et des bouteilles d'eau.

Phil entra en premier et dit : « parfait, c'est ce que j'aurai trouvé sur une propriété de n'importe quel lord Seelie. » Il interpella Harry et Draco. « Très bien. La première chose que vous devez faire vous deux est de vous étirer comme vous le faites lors des pratiques de kin-sa-dor. »

Ils obéirent tous deux, se déplaçant vers les matelas et commencèrent les étirements élémentaires pour assouplir leurs muscles qu'ils avaient appris cet été. Quand ils se furent étirés et eurent médité pendant vingt minutes, Phil les appela près de l'étagère pleine d'épées.

-Alors, moi je suis plus à l'aise avec une épée longue, comme celle-là, leur montra Phil en choisissant une épée en bois qui mesurait près de trois pieds (91 cm). Cependant, l'entraînement avec des épées longues n'est pas quelque chose que vous pouvez maîtriser en une semaine, un mois ou même un an. Je pense que pour maintenant, il est mieux que vous commenciez avec une arme plus légère, la rapière, ajouta-t-il en pointant du doigt une rangée de fleurets. Prenez-les et testez-les pour voir lesquelles iront mieux avec votre prise et votre bras.

Les garçons s'exécutèren, trouvant les épées très légères et maniables.

Draco, joueur, piqua Harry dans la cuisse alors qu'il testait sa lame et Harry lui lança un regard menaçant en le piquant dans le ventre.

-Ça suffit, dit Phil fermement. Ce n'est pas un jeu, alors n'agissez pas ainsi. Bien que ces épées ne soient pas réellement des armes, vous devez les traiter comme telles et ne pas plaisanter avec. Compris?

-Oui oncle Phil, répondirent les plus jeunes soumis.

-Bien. Maintenant, venez ici, près des miroirs. Ils sont ici pour que vous puissiez vous voir en mouvement et vous corrigez vous-mêmes lorsque nécessaire. Nous commencerons avec une simple parade. D'abord, vous apprendrez à parer puis à attaquer, parce que si vous ne le faites pas votre ennemi va vous tuer avant même que vous ne puissiez porter un coup.

Il montra comment il fallait placer les pieds, le poids équilibré et le pied gauche devant, le droit derrière de manière à pouvoir marcher et pivoter si nécessaire. « Prenez l'épée légèrement dans votre main. Ne la tenez pas comme si votre vie en dépendait. D'une certaine manière oui, et d'une autre non. Fermez vos yeux. Je veux que vous imaginiez l'épée dans votre main et que vous la ressentiez. Faites un avec l'épée. N'y pensez comme à un morceau de bois, mais comme une extension de votre bras et votre main. »

La voix de Phil était basse, mélodieuse, tellement intense qu'elle en était presqu'hypnotique.

Harry et Draco respiraient tous les deux de manière égale, se concentrant pour faire ce que leur professeur avait dit.

Après cinq minutes, Phil leur demanda d'ouvrir les yeux.

Quand Harry le fit, l'épée semblait plus naturelle dans sa main, moins étrange. La poignée était faite de bois poli enveloppé d'une étoffe noire. Il attendit, tenant fermement son épée devant lui, que Phil lui dise quoi faire ensuite.

-Regardez-moi, instruisit Phil. Ceci, est une parade croisée par la droite, dit-il en faisant une démonstration, amenant l'épée contre son corps puis la repoussant. Votre tour.

Harry essaya de refaire les mouvements du vampire, mais c'était plus difficile que ça en avait l'air.

Phil corrigea sa position puis lui dit : « fais-le encore Harry. »

Puis il se déplaça pour aller voir Draco, ajustant un tantinet sa prise et lui dit la même chose.

Il leurs fit pratiquer les parades devant les miroirs et les corrigea pendant une vingtaine de minutes. Puis il se tourna vers eux et les attaqua, bougeant assez doucement pour qu'ils aient le temps de contrer son attaque.

-Pas mauvais. Un peu lent et hésitant, mais vous avez tous les deux un bon sens de la lame et une grâce instinctive qui est probablement héritée de vos ancêtres fae, dit Phil en exprimant son approbation. Continuez jusqu'à ce que je vous dise d'arrêter.

Il les fit pratiquer cette manœuvre pendant une heure, puis leur fit prendre une pause. Ils allèrent s'asseoir sur l'un des bancs et ils burent de l'eau, essuyant la sueur qui coulait sur leur corps.

Harry avala doucement l'eau froide. Il était fatigué et endolori, mais c'était positif et ce n'était pas pire que ce qu'il ressentait après une session de kin-sa-dor avec son père et Sarai.

Après qu'ils se furent reposés, Phil les remis sur le plancher, cette fois pour pratiquer un mouvement de blocage qui était une défense verticale. Il était un professeur très consciencieux, et il n'hésitait pas à rappeler les garçons à l'ordre lorsque leur attention se relâchait. Mais cela ne le dérangeait pas de refaire un mouvement afin qu'ils puissent voir comment le faire correctement.

-Maugrey avait raison de dire que la moitié de la bataille est de connaître votre ennemi. Sachez comment il pense, comment il réagit, et vous aurez un moyen de le défaire. Apprenez autant que vous le pouvez sur votre ennemi, peu importe qu'il soit un humain ou une créature magique, avant de vous engager dans un combat. De cette manière, vous allez avoir une meilleure chance de sortir de cette rencontre vivants.

-Mais si nous ne pouvons pas faire ça oncle Phil?, demanda Harry en pensant à sa mystérieuse première tâche et comment il ne saurait pas ce que c'était avant le jour qu'il devra y faire face.

-Eh bien Harry, tu dois seulement espérer pour le mieux et étudier ton ennemi avant qu'il frappe, lui répondit Phil. Faites trois répétitions de plus et ça va être terminé. Je ne voudrais pas que vous soyez trop fatigués pour les classes demain.

-Comment est-ce qu'on s'en sort jusqu'à présent maintenant oncle Phil?, demanda Draco.

-Ce n'est pas mauvais pour une première fois Draco. On travaillera la vitesse et l'exactitude plus tard. Je pense que nous devrions nous rencontrer tous les soirs des fins de semaines pour pratiquer. Est-ce que cela vous convient?

-C'est bon pour moi, dit Harry en réalisant encore sa parade.

-Oui. J'ai hâte, accepta Draco, ses yeux gris brillants.

-Bien. Ça fait longtemps que je n'ai pas d'étudiants aussi impatients, dit Phil. Oh, autre chose. Tout ce que je vous apprends, vous ne l'utiliserez jamais contre quelqu'un pour vous amuse. Tout comme le kin-sa-dor, l'escrime est utilisée uniquement pour défendre votre vie. Severus m'a raconté ce qu'il t'avait fait Draco lorsque tu as utilisé son enseignement contre Harry pendant l'été, et sois bien assuré que je vous donnerai la même punition si jamais j'attrape l'un de vous en train de jouer avec vos bâtons ou vous battant l'un contre l'autre avec les épées de pratique sans ma permission expresse. Est-ce que je me suis bien fait comprendre?

-Oui monsieur, répondit Draco, rougissant un peu d'embarras.

-Oui oncle Phil.

-Très bien. Rangez les épées et marchez quelques minutes, le temps que vous récupériez. Puis prenez une douche chaude et allez au lit.

-Oncle Phil, est-ce qu'on peut le dire à nos amis pour l'entraînement?, demanda Draco comme il commençait à marcher dans la pièce.

-Oui, mais ne leur proposez pas mes services s'il-vous-plaît. Je n'enseigne à présent qu'aux membres de la famille.

Une fois que les garçons eurent fini de récupérer, Phil les accompagna en sortant de la Salle sur demande. Les deux garçons étaient fatigués, mais heureux et Harry pensa qu'il était si fatigué qu'il pourrait dormir sans faire de rêves cette nuit.

Il prit une bonne douche, lentement, sachant trop bien que ses muscles avaient besoin de tremper dans l'eau chaude après l'exercice qu'il avait fait. Quand il retourna au portrait de la Grosse dame, elle l'accueillit en caquetant : « oh, regardez qui voilà! Le nouveau champion de Gryffondor! »

Harry rougit. Il détestait vraiment les titres mais, peu importe comment, il se retrouvait toujours affublé d'un ou deux nouveaux. Il prononça le mot de passe (sottises) et entra dans la salle commune des Gryffondor.

Seulement pour se faire bombarder de questions par la moitié des membres de sa maison.

-Hey Harry! Comment l'as-tu fait? », cria Fred.

-Ouais, camarade, dis-nous quel moyen de sorcellerie t'as pris pour tromper le vieil homme, cria George.

Les jumeaux le soulevèrent et le firent tourner en riant, puis ils le déposèrent par terre et l'enveloppèrent d'une large bannière rouge comme si c'était un manteau de sacre.

Les gens l'acclamaient, le tapaient dans le dos, lui offraient des bièresaubeurre et des bonbons. Il semblait que la maison entière voulait célébrer le fait qu'il était un champion.

Tout le bruit et l'agitation donnèrent à Harry un mal de tête et soudainement, tout ce qu'il souhaitait était de courir au loin et de se cacher. Il n'avait jamais apprécié être observé par le public. Comme son père, il était une personne privée. Il ne raffolait pas de l'attention qu'il avait toujours l'air de susciter et en fait, souhaitait que tout le monde le laisse simplement seul.

Tout ce qu'il voulait était s'en aller et dormir.

Soudainement, Ron, Hermione et Katie apparurent dans la mêlée et formèrent une sorte de cordon autour de lui. « Ok, la gang, ça suffit maintenant! », cria Katie. « Laissez-le tranquille, laissez-le respirer! » Elle lança un sortilège avec sa baguette qui créa une petite bulle autour d'eux qui repoussait les gens. Ils réussirent alors à atteindre les escaliers et les montèrent jusqu'au dortoir d'Harry sans que plus de personnes trop bien intentionnées ne viennent interférer dans leur progrès.

Aussitôt qu'ils eurent atteints la chambre d'Harry, Katie annula le sort de la bulle, se tourna vers son petit ami et lui fit un câlin. « Est-ce que ça va? Ces idiots étaient comme des rats, ils fourmillaient tous autour de toi comme autour d'un morceau de fromage. »

Harry lui rendit son câlin, et en haussant les épaules, fit descendre la bannière de Gryffondor sur le plancher. « Est-ce que c'est une manière subtile de me dire que je sens bon? »

Elle cacha son nez dans son épaule et ricana. « Oui. Tu sens bon, tu sens… »

-Le savon?

-J'allais dire comme des draps frais et propres, mais le savon fonctionne aussi, dit Katie en riant. Je ne peux pas croire que ton nom soit sortit de la Coupe. Comment est-ce que c'est arrivé?

Harry prit le bras de Katie et la dirigea vers son lit. Il s'assit dessus et la tira à côté de lui.

-Ce n'était pas moi, peu importe ce que les autres disent ou pensent. Je ne ferais jamais volontairement partie de cette maudite compétition.

-Je pensais aussi que ce n'était pas toi, mais alors… qui a mis ton nom dedans?

-Je ne sais pas. Mon père pense que cela aurait rapport avec une revanche peut-être.

-Tu penses qu'il pourrait s'agir d'un partisan de Tu-Sais-Qui?, siffla Katie, ses yeux grands ouverts.

-Ouais. Je suis content que tu me croies Katie.

-Pourquoi je ne te croirais pas?, demanda-t-elle, en attrapant une mèche et la repoussant. Elle traça doucement sa cicatrice. Tu n'es pas le genre de personne à risquer sa peau pour de la gloire, Harry Rogue. N'importe qui, qui te connait un tant sois peu, sais cela. Tu as l'air épuisé.

-Je le suis. J'ai eu une pratique d'escrime avec oncle Phil.

-Pratique d'escrime? Ça a l'air cool, dit Katie.

-J'ai toujours voulu me battre avec une épée, ajouta Ron, d'une voix mélancolique.

-Peut-être durant l'été, je pourrais te montrer des trucs, offrit Harry.

-Harry qui ne croirait pas que tu n'as pas mis ton nom dans le Coupe de feu?, demanda Hermione.

-Beaucoup de personnes. La moitié des Gryffondor pensent que j'ai trompé Dumbledore d'une quelconque manière et que j'ai réussi le meilleur tour de l'histoire. Karkaroff et Krum pensent que j'ai triché et que j'ai dupé la Coupe et je pense que Madame Maxime pense ça également, dit Harry avec une trace d'amertume. Il raconta à Hermione et Katie ce qui s'était passé dans la classe inutilisée après que les noms aient été tirés.

-Que Merlin ait pitié, s'exclama Hermione. Draco n'aura pas de problème avec le professeur Rogue, n'est-ce pas?

-Pas vraiment. Papa à été plutôt cool cette fois-ci. Il lui a seulement fait écrire deux dissertations et sauter le dessert.

-Seulement? Seulement?, répéta Ron, ses yeux voulant sortir de ses orbites. C'est vraiment beaucoup Harry. Et pas de dessert c'est cruel et une punition inhabituelle.

Harry rit. « Non, elle ne l'est pas. Une punition cruelle et inhabituelle est d'être privé de sortie pour l'été au complet, sans balai, et de devoir faire la lessive à la main. Comparée à cela, la punition de Draco, c'est rien.

-J'sais pas camarade. Je pense que ton père est très sévère.

-Bien, des fois. Mais s'il ne l'était pas, nous nous serions probablement entretués. Accidentellement bien sûr, admit Harry. Il est comme ça seulement pour nous protéger et… cela va avoir l'air complètement fou, mais on l'aime pour ça. Il ne serait pas le même s'il ne nous grondait pas une fois de temps en temps.

-T'es vraiment devenu fou Harry si tu aimes que ton père te crie dessus…

-Ce n'est pas que j'aime ça, mais c'est… rassurant de savoir qu'il s'en préoccupe, même s'il m'enguele quand j'en ai besoin. Il ne s'en soucierait pas s'il ne m'aimait pas, dit-il, puis il rougit. Je n'arrive pas à croire que je viens juste de dire ça.

Katie lui sourit et lui fit tourner la tête. « C'est une autre chose que j'aime chez toi Harry. Tu n'as pas peur de montrer que tu tiens à ta famille. Vous semblez tous proches, comme moi et ma famille. Un moment donné, il faudrait que tu viennes et que tu les rencontres.

-J'aimerais vraiment ça. Une fois que nous aurons fini l'école, dit Harry. Merci de me croire.

-Bien sûr qu'on te croit, camarade, dit Ron un peu indigné. Tu ne mens pas, enfin, pas à nous en tout cas. Et tu devrais être fou pour avoir mis ton nom dans cette foutue Coupe et risquer de mourir dans ce tournoi.

-Ron a raison. Le Tournoi des Trois sorciers est très dangereux et tu n'as pas besoin de la gloire, pas plus que de l'argent, Harry, alors pourquoi irais-tu risquer ta vie?, ajouta Hermione loyale. N'écoute pas ces crétins. Ils ne sauraient pas faire la différence entre un vrai loup et un loup-garou.

Ron eut l'air affolé. « Euh Harry? Te rappelles-tu la différence entre un loup-garou et un vrai loup? Parce que j'ai oublié. »

Hermione se frappa le front. « Merlin, Ron, mais tu es vraiment sans espoir! »

Katie et Harry regardèrent le roux et la très agacée Hermione et partirent dans un fou rire.

-Vous deux, vous êtes comme un vieux couple marié, dit Katie en riant.

Ron et Hermione eurent l'air effrayés.

-Katie, s'il-te-plaît, cria Ron. Hermione est comme ma sœur.

-Et il est comme mon frère. Celui qu'on a laissé tomber sur la tête sur la tête quand il était un bébé, dit Hermione en minaudant, ayant vraiment l'air de Draco.

-Merci Hermione, lui dit Ron en lui sortant la langue.

-Dois-tu vraiment être si gamin?, lui répondit-elle en lui roulant les yeux.

-Ouais. Je suis ton frère, je suis sensé t'écœurer. C'est ce qui est écrit dans le Code des frères.

-Quel Code des frères? Ça n'existe pas.

-Bien sûr que oui. Pas vrai Harry?

Harry acquiesça, ne se faisant pas confiance pour parler.

-Ok. Je ne suis pas née de la dernière pluie Ronald.

-Je sais. Tu es né le 19 septembre 1979. Il y a quatorze ans.

-Brillant Ronald. Tu sais lire un calendrier.

Ron fit entendre un cri de la victoire.

-Ha. Elle admet finalement que je suis brillant.

-Merlin, aide-nous tous, dit Katie en grognant. Je pense que quelqu'un a modifié le jus de citrouille avec une potion d'idiotie.

-Non, dit Harry en secouant sa tête. Il est comme ça tout le temps.

-Et d'autre fois… il est pire, ajouta Hermione, puis elle sourit. Mais nous t'aimons quand même, Roninouchet

-Ahhh! Ne m'appelle pas comme ça! Il y a juste ma mère qui m'appelle comme ça et j'ai enfin réussit à la faire arrêter de m'appeler comme ça devant mes amis.

Harry regarda les fils, et marmonna « un… deux… trois… »

-Ok… Roninouchet!, crièrent-elles.

Ron devient rouge betterave. « Ahh… fermez-là! Quels amis vous faîtes! »

-Nous sommes les meilleurs, dit Harry en riant.

Ron attrapa promptement un oreiller et le lança à la tête d'Harry.

Harry attrapa son oreiller et frappa Ron au visage avec. Et cela fut le début d'une bataille d'oreiller très satisfaisante à laquelle les filles se joignirent. Une fois qu'ils eurent terminés, ils riaient et des plumes flottaient partout. Harry se sentit mieux qu'il ne l'avait été depuis que Dumbledore avait sortit son nom de la Coupe de feu.

Hermione regarda la chambre avec un air de consternation. « Mon Dieu, mais nous ferions mieux de faire disparaître tout ça. McGonagall va avoir nos têtes sinon!

-Oui maman, plaisanta Ron, puis commença à aider Hermione à mettre de l'ordre avec un charme de nettoyage.

i Faire des accroire : expression québécoise signifiant faire marcher.