Eeeeeeeeet voilà le chapitre 6, après ce long silence !
Non sérieusement, je suis désolée d'avoir disparu si soudainement. J'ai eu un petit coup de mou, je ne savais pas vraiment comment j'allais aborder la suite de l'histoire et j'attendais l'idée lumineuse, qui ne venait pas. De plus, je sors d'une période d'examens (bac blanc de français, miam miam, ravissement total... comment ça, je suis ironique ? Si peu...), ce qui n'a pas arrangé les choses.
Mais au final, me revoilà, prête à continuer !
Au programme de ce chapitre: un réveil des plus agréables, du bonheur et de futures emmerdes à l'horizon !
Bonne lecture !
Chapitre 6
Ce matin-là, Jason se réveilla après une nuit bien trop courte sous la caresse insistante des rayons du soleil chaud sur sa peau. Émergeant lentement, il savoura un instant la douceur de l'air frais chargé de parfums de fraises, respirant à plein poumon la brise légère. Il était bien. incroyablement bien. Une bulle de bonheur gonflait dans sa poitrine et il avait l'impression de reposer sur un nuage façon pub Kinder Maxi Ferrero. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire en sentant deux corps chauds blottit contre le sien. Liés. Ils étaient liés. Enfin.
Il passa doucement son bras sous la taille de ses deux compagnons, les serrant tendrement contre lui, son cœur battant la chamade. Il aurait sans doute dû penser à Piper, à Annabeth, aux autres en général, mais son cerveau semblait s'être arrêté lui aussi pour se délecter pleinement de l'instant, et la seule pensée qui flottait dans son esprit embrumé était qu'enfin, enfin, ils étaient liés. Après une torture insoutenable, après une nuit irréelle, ils étaient ensembles, à jamais. Percy et Nico étaient à lui, désormais, rien qu'à lui, et à lui seul.
Le corps à sa droite gigota doucement contre lui et il tourna la tête, dardant son regard cyan sur le visage de Nico. Celui-ci s'éveillait à peine. Il frotta doucement ses paupières, papillonna des cils, et ouvrit lentement les yeux. Toute trace de sommeil quitta ses prunelles d'obsidienne lorsqu'elles se fixèrent sur le blond.
_ Jason...
Avant qu'il n'ai eu le temps d'ajouter quoi que ce soit, le fils de Jupiter ravit ses lèvres dans un baiser
léger, auquel le brun se laissa aller avec un sourire, le visage détendu et les joues rosissantes. Jason réalisa que c'était la première fois qu'il voyait Nico tel qu'il était réellement, sans son masque de froideur habituel qui le protégeait du jugement des autres, sans les éclats de remord qui habitaient son regard d'ordinaire. Là, blottit contre lui, souriant doucement d'un air satisfait, il avait l'air tellement différent...
Il lécha doucement les lèvres délicieuses, délicatement, savourant leur saveur de grenade. Nico se colla contre son torse, comme s'il cherchait à se fondre dans le corps du blond, et entrouvrit les lèvres. Jason saisit parfaitement le messages, sa langue s'engouffrant dans la bouche offerte alors que ses bras s'enroulaient autour de la taille de son désormais compagnon. Se redressant, il souleva du même mouvement le petit brun pour l'asseoir sur ses cuisses, collant leurs bassins et mordillant légèrement la lèvre inférieure. Le fils d'Hadès noua ses bras autour de son cou, caressant du bout des doigts sa nuque, le faisant frissonner. Jason se sépara de lui, légèrement haletant.
_ Je veux bien me lever tous les matins si je suis réveillé de cette manière, souffla Nico avec un sourire joueur.
_ J'y compte bien, lui répondit t'il en déposant un baiser sur son front. Tu es délicieux. Et tellement mignon... Comment pourrai-je résister ?
_ Je ne suis pas mignon, protesta le garçon en fronçant les sourcils. Je suis le Roi Fantôme, fils d'Hadès, je suis l'obscurité, je suis la mort, je suis...
_ Absolument adorable !
_ Bien sur que non !
_ Oh que si.
_ Oh que non.
_ Oh que si.
_ Oh que non.
_ Vous n'allez quand même pas vous disputer, vous deux ?
Ils tournèrent la tête pour regarder Percy se redresser lentement, encore un peu ensommeillé, son corps se cambrant pour s'étirer comme un chat, chassant le sommeil de ses muscles endoloris. Il posa sa tête contre l'épaule de Jason qui entoura sa taille de son bras, savourant le bonheur enivrant de serrer ses deux compagnons contre lui. Le fils de Poséidon attira Nico contre lui possessivement, passant la main sur son torse, caressant les courbes du corps fin, le nez dans les boucles couleur chocolat du plus petit.
Une cascade de sentiments nouveaux assiégeaient Jason. Du bonheur. De la tendresse. De la joie, d'être avec eux, de savoir qu'ils lui appartenaient, pleinement et consciemment, et qu'ils en étaient heureux. C'était si fort, si chaleureux, si intense. Il ravit la bouche du demi-dieu, se délectant de la lueur de plaisir qui brillait dans les yeux couleur océan, sa bouche dévorant la sienne avec amour. Lorsque leurs lèvres se séparèrent , les joues de Percy étaient encore plus rouges que celles de Nico (un exploit en soi). Jason se recoucha, attirant les deux autres contre lui. Ces derniers soupirèrent de satisfaction, parfaitement détendus. Ils restèrent silencieux un long moment, se délectant du moment, puis Percy murmura:
_ Je n'avais jamais rien ressentit de pareil...
_ Tu es sensé être en couple, pourtant, fit Nico.
Le fils de Poséidon enfouit son visage dans son cou, sans doute pour dissimuler son rougissement.
_ Annabeth et moi... soupira t-il. C'est compliqué. Surtout en ce moment. Même avant toute cette histoire de malédiction, en fait... On ne passait plus beaucoup de temps ensembles. Elle était toujours avec Reyna, a discuter de tactiques, de stratégies et autres, pendant des heures et des heures, et au final, on restait chacun dans notre coin. Le pire... c'est que je dois reconnaître qu'elle ne me manquait pas tellement. Enfin, pas que je ne l'aime pas. C'est une fille super et je l'apprécie mais...
_ Mais rien à voir avec de l'amour, compléta Jason.
_ Oui, souffla le brun. Je m'en rend compte à présent.
Je blond eu un gros soupir.
_ Je connais ça. J'ai le même soucis avec Piper. C'est une fille géniale, mais... C'est une amie. Une de mes meilleures amies. Mais c'est tout. Seulement, avec cette histoire de brume créée par Héra et de souvenirs modifiés, une chose en entrainant une autre, j'ai cru que j'étais tombé amoureux d'elle. C'était ce qu'elle voulait. Mais je me trompai, et je n'ai pas osé lui dire, de peur de la blesser, de briser l'esprit d'équipe du groupe et de perdre une amie précieuse. Maintenant, il va bien falloir.
Nico se redressa, promenant doucement son doigt fin sur les lèvres du fils de Poséidon, pensivement.
_ Je ne peux pas comprendre ce que vous ressentez, avoua t-il. Les copines, et tout ça... ça n'a jamais été mon truc. Leo m'avait prévenu que vos couples respectifs battaient de l'aile, mais je n'aurai jamais imaginé que c'était à ce point là. Je pensais que vous étiez réellement amoureux d'Annabeth et Piper.
_ Mais je l'étais ! Protesta Percy. Au début.
_ Je sais, acquiesça doucement Nico. Je ne voulait pas te froisser, je sais bien que tu l'as aimée. Mais je pensais que c'était toujours le cas. Et... je lui en voulait de te négliger autant. Qu'elle puisse oser te délaisser, toi, alors que... alors que moi... (il rougit) ça m'était insupportable. Si j'avais su que tu n'en souffrais même pas...
Il s'interrompit, le regard vague. Percy lui caressa la joue.
_ Je n'en souffrais pas, avoua t-il. Mais je n'aimais pas pour autant la situation. J'avais l'impression d'être un traître, de me mentir à moi même et aux autres, parce que je n'osais pas dire ce que j'avais vraiment sur le cœur. Les autres attendent tellement de moi, depuis toujours, en permanence... Je ne voulait pas les décevoir en rompant avec Annabeth. Je voulais être le héros parfait, celui que tout le monde respecte.
Nico hocha la tête. Il comprenait. Après toutes les aventures que Percy et Annabeth avaient vécu ensemble, le camp entier avait fini par les considérer comme un couple, et avait crié de joie lorsqu'ils s'étaient mis ensemble. Que le fils de Poséidon se soit retrouvé prisonnier de cette relation à cause de la pression du regard des autres avait du être horriblement frustrant pour lui. Mais désormais, c'était fini. Ils étaient ensembles, tous les trois, pour toujours. Ils étaient liés.
Il ne pouvait pas leur cacher son secret plus longtemps. Il prit une grande inspiration.
_ Je ne peux pas m'imaginer ce que ça fait, commença t-il. Tout ce que je sais, c'est que...
Il déglutit. L'aveu avait du mal à sortir de sa gorge, pourtant, il était résolu à clouer le bec à ses vieux démons, à oublier ses regrets et sa peur, et à enfin affronter la vérité. N'était-ce pas ce que Cupidon avait tenté de lui faire comprendre, lors de leur rencontre ?
Coraggio, chuchota une voix dans sa tête, qui ressemblait beaucoup à celle de Bianca. Si può fare.
_ Je n'ai pas eu besoin qu'on m'ensorcelle pour vous aimer, chuchota t-il enfin, les yeux baissés. Ça fait bien longtemps que je vous aime. Si j'avais su... Si seulement...
Sa voix se noua, l'obligeant à s'interrompre.
Jason sentit ses poumons se gonfler, une bulle de bonheur éclatant dans la poitrine, des feux d'artifices dans l'estomac. Il avait chaud et froid en même temps, il avait envie de rire, de pleurer, de sautiller comme un gamin partout et de hurler son bonheur au monde entier. Son coeur bondit comme jamais auparavant. Le blond regarda le visage de son compagnon avec des yeux brillants de joie totale et il pressa le corps fin contre lui.
_ Moi aussi, je vous aime, murmura t-il en frotta doucement son nez contre la joue rose de Nico. Tellement que j'ai l'impression que je pourrai mourir de joie, là, maintenant !
_ Évite, le taquina le fils de Poséidon en les enlaçant, les amenant dans un câlin collectif. Je n'apprécierai pas de perdre un de mes copains adorés alors que je peux enfin les avoir pour moi tout seul. Je suis tellement heureux de pouvoir vous toucher, vous embrasser, vous câliner, vous caresser, et que vous aimiez... Il y a quelques semaines, je n'y aurai jamais cru. Et pourtant...
Il n'eu pas besoin de terminer sa phrase, les deux autres ayant parfaitement compris où il voulait en venir. Ils étaient enfin complets. Entiers, comme s'ils étaient chacun une partie d'un tout, et qu'ils étaient réunis. La soit-disant malédiction d'Eros et d'Himéros n'en était pas une. Ce sort leur avait juste ouvert les yeux sur leurs propres sentiments, les mettant devant leurs émotions, les forçant à se confronter à leurs envies les plus secrètes. Ils restèrent un instant silencieux, les yeux fermés. Jason était toujours contre les deux autres, ses mains passant distraitement sur le ventre de ses compagnons, caressant leur peau douce, suivant du doigt leurs courbes. Un long moment passa avant que quelqu'un ne les fasse sursauter en frappant à la porte.
_ Percy ? Demanda la voit de Frank. Il est déjà midi, tu devrai être réveillé depuis longtemps. L'entrainement va pas tarder à commencer...
Et avant que l'un d'entre eux ai eu le temps d'esquisser un mouvement, la porte s'ouvrit.
Jason n'avait jamais vu Frank avec une telle expression sur le visage. Il avait combattu avec lui beaucoup de monstres horribles, avait affrontés de nombreux dangers à ses côtés, ils avaient risqués de périr des centaines de fois ensembles... et pourtant, à cet instant, il avait l'air aussi terrifié que s'il venait de voir Gaïa en personne devant lui lui proposer des space cookies. Il les observa un instant en rougissant, et le blond comprenait pourquoi: voir ses trois amis nus et enlacés, blottis les uns contre les autres, ça devait faire un choc.
_ Frank... commença Percy, rougissant de gêne.
Le fils de Mars esquissa un pas hésitant dans sa direction. Jason réagit au quart de tour. Il se dégagea de l'étreinte de ses compagnons et bondit en avant, retombant sur ses pieds dos au lit, et se plaça en position de défense, prêt à attaquer au moindre dérapage. Reculant, Frank le dévisagea d'un air stupéfait.
_ Oh non... Ne me dites pas que...
Il semblait si hébété que Percy du se retenir de rire, ce qui aurait été vraiment inconvenu dans une pareille situation. Sa mâchoire se décrocha alors que ses yeux faisaient la navette entre Jason, Percy et Nico, ce dernier gémissant de gène et se blottissant contre le fils de Poséidon par réflexe, cherchant à se soustraire au regard de l'asiatique. Finalement, Frank secoua la tête et se reprit.
_ Vous devriez sortir. Je crois que vous avez beaucoup de choses à dire à Chiron, et aux autres... (il secoua la tête) Alors ça...
Leur tournant le dos, il quitta la pièce, secouant toujours la tête comme s'il ne parvenait pas à se remettre de ce qu'il avait vu.
Les fils des Trois grands partagèrent un regard. Ils n'avaient pas besoin de parler pour comprendre ce que les autres pensaient.
Oh oh.
