DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.
Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.
Également un très gros merci à mmg123 qui est d'une aide précieuse pour la révision des chapitres que je publie.
Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'elle.
Désolée du retard!
Bonne lecture!
Elle et Lui
Retour au Manoir Prince
Chapitre 15 : Un après-midi troublant
En dépit de la note positive sur laquelle la soirée s'était terminée, la matinée du lendemain s'est révélée difficile pour les nouveaux champions de Poudlard. La plupart des étudiants de Poufsouffle étaient déçus et en colère qu'Harry ait réussi, d'une quelconque manière, à entrer dans le Tournoi. Ils avaient l'impression de se faire voler la vedette puisqu'ils n'étaient pas souvent reconnus pour quelque chose. Avoir Cédric comme champion de Poudlard était positif pour eux et une carte de plus dans leur jeu jusqu'à ce qu'ils doivent partager les projecteurs avec Harry Rogue, qui avait déjà beaucoup trop d'attention de la presse. Ce qui en résultait était un froid entre les Poufsouffle et Harry, malgré les protestations de celui-ci qui disait qu'il n'avait absolument rien fait pour entrer de lui-même dans le Tournoi.
Les étudiants de Poufsouffle avaient Botanique, avec les Gryffondor, et ils ricanaient derrière leurs mains, malgré les regards furieux de Ron et d'Hermione. Plusieurs Poufsouffle osèrent même dire tout haut, alors qu'Harry s'en allait, que : « Rogue était un bon à rien. Il était le jouet de Dumbledore, tout comme son père, c'est pourquoi il était entré dans le Tournoi. »
Les oreilles d'Harry devinrent rouges à cette insinuation, mais il se força à s'en aller. Cela n'avait aucun sens de commencer une dispute qui ne changerait absolument rien.
-Ignore les Harry, dit une Hermione réconfortante. Rappelle-toi, les paroles s'envolent, les écrits restent…
-Et ce ne sont que des paroles, précisa-t-il en quittant la serre la tête haute.
-Ils sont justes stupides, ajouta Ron. Qui se souci de ce qu'ils disent?
Mais Pincée, pour qui c'était le tour de « surveiller Harry » ne pensait pas que Poufsouffle avaient le droit de calomnier son protégé de cette manière et fit en sorte que plusieurs lierre urticant s'enroulent autour de ceux qui s'étaient moqués d'Harry. Ce qui provoquait plusieurs démangeaisons accompagnées de larges pustules partout où la plante les avait touchés – visage, derrières, cuisses, même leurs têtes. Les vêtements n'étaient pas suffisants comme défense, puisque la plante était magique et que son venin passait à travers leurs habits dans le temps de le dire.
Bientôt tous les diffamateurs d'Harry étaient en train de geindre et ils étaient couverts de ces épouvantables boutons, et Pomona dut envoyer six d'entre eux à l'Infirmerie pour un séjour longue durée et câlina la plante de manière à ce qu'elle retourne à sa place le long des murs.
-Ça vous montrera, insolents jeunes hommes!, dit Pincée en reniflant puis elle ronronna un remerciement à la plante, qui inclina ses feuilles en respect.
Elle vola pour suivre son protégé, qui avait maintenant Soins aux créatures magiques avec Hagrid et les Serdaigle.
La classe était un peu mieux, puisque les Serdaigle se déclarèrent neutres, basant leur attitude sur le fait qu'aucune conclusion valide ne pouvait être faite autant pour que contre Harry concernant le fait que son nom se soit retrouvé dans la Coupe. Hagrid cependant, à la consternation d'Harry, le félicita pour son ascension comme champion de Poudlard.
-Hagrid, je ne veux pas être un champion, lui dit-il en soupirant.
-Eh bien, des fois nous devons tous faire des choses que nous ne voulons pas, hein?, dit Hagrid. Comment penses-tu que ton nom a été mis là-dedans?
-Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que ce n'était pas moi.
-Je te crois Harry. Tout comme Dumbledore et ton père. C'est suffisant pour moi, déclara le garde-chasse puis il demanda à Harry de retirer le couvercle d'une large caisse en bois devant lui.
La caisse était étiquetée Dangereux! Ne pas ouvrir!
-Euh, Hagrid… si ce qui est dedans est dangereux, pourquoi est-ce qu'on l'ouvre?, demanda Harry avec nervosité.
-Ne t'en fais pas avec ça Harry. Je l'ai mis seulement pour empêcher les gamins de vouloir regarder. Allez, retire le couvercle maintenant.
Harry le fit et vit la créature la plus étrange qu'il n'avait jamais vue à l'intérieur. Ça ressemblait à un crustacé, un mélange de scorpion et de ver de terre. « C'est quoi? »
Hagrid interpella le reste de la classe pour qu'elle se rassemble tout autour. « Regardez bien parce que c'est ce que vous allez étudier pour les prochaines semaines. Ça s'appelle des Scrouts à pétard, un hybride entre un crabe de feu et un verre de terre. »
-Beeurrrkkk!, s'écrièrent plusieurs filles. C'est vraiment pas beau!
-Quelques-uns d'entre eux ont des piques, observa une Luna rêveuse.
-Oui, ce sont les femelles, dit Hagrid, avant de marmonner, du moins, je le pense.
-Et quelques-uns d'entre eux crachent du feu depuis leur derrière, s'écria Dean Thomas, c'est malade!
-Ceux-là sont probablement les mâles.
-Hagrid, d'où est-ce qu'ils viennent?, demanda Hermione.
-Euh… des environs… je les ai en quelque sorte… créés, admit-il.
-Ark! Tu veux dire que tu les as regardés… copuler?, demanda Ron en plissant du nez.
-Répugnant!
-C'est dégoutant! Peux-tu imaginer…!, cria un garçon de Serdaigle.
-Eeruurkkk!, s'écrièrent les autres filles, totalement dégoûtées par l'image qui s'est créée dans leur esprit.
-Ah… J'avais pensé qu'ils étaient plutôt bien comme animaux de compagnie à l'étude, dit Hagrid d'un air penaud.
-Animaux de compagnie? Qui voudrait quelque chose d'aussi dangereux comme animal de compagnie?, demanda Neville. Pas moi! Je préfèrerais avoir un poisson.
Plusieurs autres étudiants hochèrent la tête d'approbation.
-Eh bien. Vous êtes ici pour les observer et pour aider à les nourrir pour les prochaines semaines, dit Hagrid sévèrement. Mettez-vous par deux et choisissez-en un. Vous pouvez mettre de la peinture dessus ou vos initiales, ou peu importe… de cette manière, vous allez pouvoir reconnaître les vôtres.
Il indiqua plusieurs pots de peinture, de toutes les couleurs, sur le côté.
Sans enthousiasme, les étudiants y allèrent et choisirent une couleur. Harry et Ron prirent un vert pomme brillant et un des petits mâles. Mais quand Harry voulut le peinturer, le Scrout à pétard explosa et la robe d'Harry fut roussie et sa main brûlée. Tout ça pour dire que l'avant-midi s'annonçait particulièrement mauvaise.
L'après-midi fut encore plus énervant. Harry pouvait comprendre l'attitude de la plupart des Poufsouffles, et même celle des Serdaigles qui souhaitaient demeurer neutres, mais ce furent les Serpentards qui le surprirent le plus. La plupart d'entre eux marchaient doucement lorsqu'ils étaient dans les environs d'Harry, particulièrement après la punition donnée par Dumbledore et le directeur de maison, à Nott et Avery. En plus, Draco était l'un d'entre eux et il encourageait ses amis à respecter son petit frère, même s'il était un lion.
Ce jour-là, il avait un cours de double Potions, cours qu'il détestait auparavant, mais depuis cet été et les cours de tutorat de Rogue, il avait maintenant hâte d'assister à ce cours, surtout parce qu'il allait être avec Draco. Ce dernier avait également l'air d'avoir hâte d'y être, mais c'était parce qu'il allait pouvoir travailler en équipe avec Hermione. Mais, cet après-midi-là, Harry se retrouva face à une confrontation entre la moitié des Serpentard qui soutenait les manières de Nott et Avery, et l'autre moitié qui était du côté de Draco et ses amis.
En dépit de la punition de Rogue, Nott provoquait encore tout en nourrissant une haine envers Harry et Draco et il profitait de chaque opportunité pour compliquer les choses pour eux. Il portait un badge jaune brillant sur sa robe où l'on pouvait y lire – Cédric Diggory, le VRAI champion. « T'as vu Rogue? Ça a l'air bien hein? Et ce n'est pas tout ce qu'il fait. Regarde! » Il donna un coup sur le badge et le changea en un jaune putride avec les mots « Mini Rogue pue! »
Tous les Serpentards de ce côté du corridor rirent hystériquement et montrèrent eux aussi leurs badges.
-Ha ha! Très amusant!, dit Harry avec mépris, l'air remarquablement identique à Severus.
Hermione leur lança des épées de ses yeux furibonds. « Avez-vous la moindre idée des problèmes que cela va vous causer si le Professeur Rogue venait qu'à apercevoir vos badges? »
Nott renifla. « Quoi, tu vas t'en fuir en hurlant p'tit Rogue? Boouu-hoouuu! Papa, ils étaient méchants avec moi! »
Les poings d'Harry, tout comme ceux de Draco, se serrèrent.
-Ferme la Nott!, ordonna Draco, ses yeux couleur d'acier. Copieur!, ajouta-t-il en pointant un large badge carré fixé à ses propres robes. Il était argenté avec des lettres couleur vert émeraude et on pouvait y lire : « Rogue règne! Soutenez Harry comme champion! » Et quand il tapa dessus, on pouvait désormais y voir une coupe étincelante avec un feu magique vert et les mots « Ayez confiance en Rogue! »
Les yeux d'Harry s'élargirent. « Où as-tu trouvé ça Draco? »
Son frère sourit sournoisement. « J'ai été debout toute la nuit pour les faire, avec Crabbe et Goyle. », dit-il en indiquant ses deux meilleurs amis, qui portaient également le badge de partisan d'Harry, tout comme Millicent Bulstrode et Blaise Zabini et plusieurs autres. Il en tira d'autres de ses poches. « Tenez. Portez-les. »
Harry les attrapa et les donna à Ron, Hermione, Neville et Dean.
Les yeux de Nott se rétrécirent à la vue des Gryffondors. « Tu sais ce que cela veut dire, n'est-ce pas, bébé Rogue? »
Harry arqua un sourcil. « Quoi Nott? Que tu as finalement appris à épeler? Écrire une phrase correcte? »
Nott grinça des dents. « Cela veut dire que c'est la guerre tête de pus! » Puis il cracha en direction de Draco « Tu n'es qu'une merdre, traître ». Puis il lança un sort sur le Serpentard blond.
Mais Draco le bloqua.
-Mange ça, sac à merde!, cria Ron, puis il lança un sort de fourmis dans le pantalon à Nott.
Nott glapit, puis commença à danser sur place en grattant son derrière, criant « Ahhh! Y'en a partout! Faites-les partir! Faites-les partir! »
Les Gryffondors commencèrent à hurler de rire à cette vue.
-Ron! Qu'est-ce que tu lui as lancé?, s'écria Hermione.
-Oh, un sort que Fred et Georges ont créé et lancé sur Percy une fois, dit Ron avec dédain. Ça fait brûler ton derrière et ça l'irrite, comme s'il était en feu, comme avec les fourmis de feu.
-Fourmis de feu?
Nott se déplaçait maintenant en cercles, grattant frénétiquement son derrière, ses robes battantes et la moitié de son pantalon tombait par terre. « Owww! Oww! »
-Ce sont des choses désagréables qui habitant en Amérique, quand elles vous mordent, cela fait vraiment mal. Fred et Georges en ont commandé par erreur dans un catalogue moldu que papa avait rapporté à la maison, expliqua Ron. Ils se sont tous les deux fait mordre avant de pouvoir réussir à les mettre dans un pot et les étudier. Puis, ils ont fait le sort. Couchez-vous!, cria-t-il comme une lumière jaune venait vers eux.
Il se jeta à plat ventre sur le sol, tout comme Harry, dont les réflexes aiguisés dus au kin-sa-dor lui permirent de réagir en une demi-seconde.
Hermione ne fut pas aussi chanceuse. Les sorts volèrent rapidement et furieusement, alors que Draco et ses amis se défendaient de leurs camarades de classe, et le sort d'Avery, Dents d'écureuils, rebondit sur Crabbe et frappa Hermione de plein fouet.
Elle hoqueta, puis ses dents supérieures de devant, desquelles elle avait été si fière puisque maintenant elles étaient droites, commencèrent à s'allonger. Elle cria de douleur alors que ses dents déchirèrent sa gencive et sa lèvre inférieure. Pleurant, elle se couvrit la bouche d'une main, dans une tentative désespérée de cacher ses incisives proéminentes.
-Hermione!, cria Draco lorsqu'il vit ce qui arrivait à sa petite amie. Puis, il se tourna vers Nott et sa bande et demanda « ok. Lequel d'entre vous, pauvres cons, a ensorcelé ma petite amie? » Le regard avec lequel il les gratifia équivalait à celui d'une dizaine de Rogue.
Les autres Serpentard se reculèrent soudainement pour s'éloigner de lui.
Eh ben! Je ne savais pas que j'étais si effrayant, pensa Draco avec satisfaction. Jusqu'à ce qu'il entende une voix familière gronder derrière lui.
-Que se passe-t-il ici au nom de Merlin?
Oh merde! On est tous foutus!, pensa Draco en abaissant rapidement sa baguette et avalant de travers alors qu'un Maître des potions, très en colère, se plaça entre les groupes de Serpentard s'opposant.
Severus ne savait pas s'il avait déjà été aussi en colère ou aussi honteux du manque de bonnes manières et de discipline de ses Serpentard. C'était totalement scandaleux de voir ses serpents en train de se bagarrer dans les corridors comme des Gryffondor turbulents ou comme des fans moldus enragés à un match de rugby. Il n'avait jamais été aussi dégoûté. Je ne peux pas y croire! Se battre dans les corridors à l'extérieur de mon laboratoire où il y a des centaines de substances volatiles qui risqueraient d'exploser si un sort atteignait le mur où ils étaient entreposés. Ces foutus petits imbéciles! Ils devraient pourtant savoir mieux que ça maintenant. Oh, si seulement ils étaient plus jeunes et que j'eus la permission, je les aurais pris sur mes genoux pour une bonne fessée!
Il regarda tous ses serpents, incluant son fils, avec un regard qui aurait pu tous les changer en pierre.
Comme c'est parti, je vais devoir faire quelque chose que j'abhorre normalement, mais aujourd'hui je suis tellement furieux que je ne le regrette pas le moins du tout.
-Est-ce que mes yeux me jouent des tours?, ronronna-t-il de sa voix la plus douce, la plus mortelle, une dont chaque Serpentard savait qu'elle signifiait leur perte. Est-ce vraiment mes serpents qui se battent entre eux?
Les Serpentard se firent tout petits et regardèrent le plancher, à l'exception de Nott qui était encore en train de faire une danse frénétique et de se plaindre « oww! Ça pique! Je suis en feu! »
Severus tournoya vers lui. « M. Nott, que diable se passe-t-il avec vous? »
-J'sais pas, monsieur! Oww! Quelqu'un m'a ensorcelé! Et maintenant mon derrière est… en feu! Ohh! À l'aide! À l'aide!, cria-t-il pitoyablement, ses pantalons se trouvaient à mi-mollet, révélant ainsi ses sous-vêtements.
Severus roula des yeux, « quel imbécile! », grogna-t-il. « Infirmerie Nott! »
Nott continua à se gratter et à glapir.
-Êtes-vous sourd? Ou est-ce que tout votre cerveau est maintenant localisé dans votre postérieur?, demanda brusquement Severus, impatiemment.
-N-non monsieur. Mais je ne peux pas m'empêcher de me gratter…
-Vous et vous, dit Severus en pointant deux personnes parmi la bande de Nott, escortez-le à l'Infirmerie, saisissez-le et traînez-le si vous le devez, puis il se tourna pour examiner le reste de ses étudiants et eut une brève vision d'Hermione. Je présume que vous êtes également une victime de cette bataille mademoiselle Granger?, lui demanda-t-il et, au hochement de tête misérable d'Hermione, il regarda Ron. Monsieur Weasley…
-Je vais la reconduire à l'Infirmerie, monsieur, se proposa rapidement un Draco volontaire. S'il vous plaît, ajouta-t-il en voyant l'air menaçant de son père.
-Très bien Draco, mais ceci ne t'empêchera pas d'être puni, dit rapidement Severus. Allez, ajouta-t-il en les balayant du revers de la main.
Draco mit son bras autour d'Hermione et murmura des paroles de réconfort pendant qu'il la guidait au loin.
-Pour le reste de vous… vous avez tous gagnez une retenue avec moi ce samedi à 6 heures 30 précises et chacun d'entre vous verra 10 points soustraits de votre maison pour votre comportement abominable!
Certains des Serpentard avaient l'air de vouloir tourner de l'œil.
-10 points chaque?
-Ça fait cinquante points!
-Non, ce n'est pas ça! C'est cent points!
-Retenue à six heures trente du matin?
-Professeur, c'est eux qui ont commencé, se plaignit Avery, en pointant les amis de Draco et les Gryffondor.
-Cela n'a pas d'importance, Avery. Je finis ça, déclara froidement Rogue. Il déverrouilla la porte du laboratoire de potions en un claquement de doigts. Vous devriez tous avoir hontes de vous! Mes Serpentard ne se battent pas dans les couloirs comme des Moldus à un match de rugby! Et je ne me soucie pas du premier à avoir lancé le sort ou de qui à dit quoi – arrêter de vous plaindre et acceptez votre punition comme des sorciers, pas comme des enfants de cinq ans pleurnicheurs. Maintenant rentrez et prenant vos sièges assignés. Bougez-vous!
Tout le monde se jeta sur le cadre de porte, désireux d'éviter de mettre encore plus en colère le professeur changeant.
Severus croisa ses bras sur sa poitrine, essayant ainsi d'éviter la tentation de frapper quelques têtes et derrières comme ils passaient devant lui. Cela allait positionner sa maison très en arrière pour la Coupe des maisons. Sans mentionner la piètre impression qu'il allait donner, en tant que Directeur de la maison. Il suivit le dernier Gryffondor qui rentra et ferma la porte.
Derrière lui, Pincée donna un petit miaulement d'amusement à Phil, qui avait été témoin de toute la scène, et lui dit : lumière et ombres, mais ces jeunes sont impertinents, si ce n'est qu'amusants. Ils sont pires qu'un groupe de Lutins de Cornouailles! Tee hee! Mais oh, le regard sur le visage de Sev!
Les yeux de Phil brillèrent. Il avait le même air que mon vieux maître d'épée a eu avant de rentrer sur l'un de nous quand nous n'agissions pas bien en classe quand j'étais un jeune garçon. Vieux maître Thorston pouvait mettre la peur de Dieu en n'importe qui.
-Même en toi, Philip?
-Dans ce temps-là, oui. Maintenant… eh bien, il pourrait encore être capable de le faire s'il était vivant, admit le maître vampire avec un rire triste. Et maintenant, je dois quitter, Dame Féline, pour voir ce que Maître Karkaroff prépare. J'ai le pressentiment que ce qu'il fait ne peut être bon.
-De cela, je n'en ai pas le moindre doute. Bonne chance, milord!, dit Pincée en ronronnant, puis elle cligna à l'intérieur de la classe de Rogue.
Phil devient flou alors qu'il se mit à courir pour sortir des donjons et monter l'aile où Karkaroff et ses étudiants étaient hébergés.
Les étudiants étaient sombres alors qu'ils prenaient leur siège en Potion. Harry se mit encore en équipe avec Blaise et Ron avec Neville. Il pria pour qu'il n'y ait pas de chaudron qui exploserait durant ce cours, puisqu'il craignait que son père perdre son sang-froid si une autre chose de malheureux arrivait.
-Aujourd'hui, nous concocterons un antidote contre les crabes de feu, instruisit Rogue. Les directives sont sur le tableau. Vous avez deux heures pour la compléter. Les potions incomplètes vaudront zéro. Commencez.
Les étudiants commencèrent à rassembler les ingrédients des étagères situées dans le fond du local. Blaise se porta volontaire pour aller chercher les leurs et Harry commença à préparer les ustensils dont ils allaient avoir besoin. Il venait juste de commencer à installer les couteaux, pilons et mortiers dont ils allaient avoir besoin, quand on frappa à la porte de la classe.
Colin Crivey entra et s'approcha timidement du bureau du Professeur Rogue. « Monsieur, euh, je suis venu pour emmener Harry à un interview avec une journaliste qui s'appelle Rita Skeeter. »
Severus fronça des sourcils et dit : « mon fils est présentement en laboratoire et n'est pas disponible. »
Colin avala difficilement, puis dit courageusement : « oui monsieur. Mais tous les champions doivent passer l'interview. Ce sont les ordres de Dumbledore. »
Severus marmonna des choses désagréables à l'encontre de Dumbledore dans sa barbe puis appela : « Harry, viens ici. »
Harry grogna, mais alla tout de même au bureau.
-Oui monsieur?, demanda-t-il.
-M. Crivey vient de m'apprendre que tu es attendu pour une interview avec un journaliste de La Gazette du sorcier. Apparemment, tous les champions du Tournoi doivent s'y soumettre.
-Est-ce que je dois le faire papa? Je déteste vraiment les interviews, dit Harry avec une expression se rapprochant de celle de son père.
-Le directeur l'ordonne mon fils. Va et finis-en avec ça.
-À propos de ma potion?
-Tu la feras plus tard, pendant que mes Serpentard seront en détention.
-Viens t'en Harry!, dit Colin d'une voix stridente, couinant comme un chiot trop empressé. Je pense qu'ils vont prendre des photos et tout.
Harry roula des yeux. « Oh joie. »
-Allez maintenant M. Rogue. Ne flâne pas en chemin, dit son père d'un ton empressé, et Harry obéit avec réticence, suivant Colin en dehors de la classe.
À ce même moment, Draco était sur le chemin du retour de l'Infirmerie, où il avait escorté Hermione.
-Où est-ce qu'Harry va, Professeur?, demanda-t-il.
-Il va à une entrevue. Va commencer ta tâche Draco. Tu as droit à dix minutes supplémentaires puisque tu as été retardé. Et pour la bataille plus tôt, tu as perdu dix points et tu seras en retenue avec moi à six heures trente ce samedi avec tes compagnons Serpentard, l'informa Rogue d'un ton cassant.
-T-tu nous as tous donné une détention monsieur?, répéta Draco.
-Oui. Nous discuterons de cela plus en détail ce soir à la rencontre de la maison. Tu peux aller travailler avec M. Zabini, dit-il en éloignant Draco d'un geste de la main, et son fils adoptif commença à rassembler ses ingrédients.
Le chaudron de Draco était celui voisin de Ron et Neville, alors il pouvait garder un œil sur les deux pour une fois. Par deux fois il les empêcha d'ajouter le mauvais ingrédient au mauvais moment et leur rappela de touiller la potion dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en premier.
Ron soupira fortement. « Merlin, mais qu'est-ce que j'aimerais que ce soit moi qui ait dû aller à une entrevue. Ce serait beaucoup mieux que de rester ici à essayer de faire ce fichu antidote. Je sais juste que je vais le foirer. Harry a toute la chance. »
-Chance? Weasley, passer une entrevue est l'une des choses les plus ennuyeuses et irritantes, déclara Draco en reniflant. Surveille ton feu, il est trop fort.
-Comment sais-tu cela?
-Parce que le journal m'a interviewé après le procès de mes parents.
-Mais, est-ce que ce n'était pas bien que tu puisses raconter ton côté de l'histoire? Comme Harry va le faire?
-Tu es vraiment naïf, n'est-ce pas?, demanda Draco. Ne sais-tu pas que les journaux n'impriment presque jamais la vérité? Ils impriment ce qu'ils pensent que les lecteurs veulent entendre. Dans mon entrevue, ils ont fait croire que je m'étais délibérément enfui chez le Professeur Rogue, que je planifiais mon « évasion » du Manoir Malfoy et de mon père tyrannique depuis des semaines. La vérité c'est que je ne planifiais absolument rien et que je l'ai contacté seulement après que les Aurors soient venus et qu'ils traînaient Lucius et Narcissa dans des chaînes. Et j'ai écrit au Professeur depuis un orphelinat, pas depuis ma chambre du manoir Malfoy. Mais vu que cela sonnait mieux de leur manière, c'est ce qu'ils ont imprimé. C'est pourquoi tu ne peux pas croire tout ce qui est écrit dans les journaux, et c'est aussi pourquoi Harry pense que les interviews, c'est de la merde.
-M. Malfoy, aimeriez-vous un travail supplémentaire pour avoir pris ma classe pour un salon de thé au lieu de travailler?, demanda Severus juste derrière son fils bavard.
-Non monsieur. Je suis désolé, cela n'arrivera plus.
-Veillez-y. Vous êtes sur la corde raide avec moi jeune homme, avertit Severus.
Draco hocha la tête. Puis il commença à moudre sa lavande avec la rage de la vengeance.
Rogue jeta un coup d'œil au chaudron de Ron et Neville. « Passable. C'est un miracle. » Puis il se déplaça à celui de Millicent et Aurora Teagarden, ses robes noires tourbillonnantes.
Ron articula silencieusement un « désolé camarade » à Draco.
Draco acquiesça, encore blessé par la réprimande. Il détestait être réprimandé en public.
-Comment va Hermione?, siffla Ron en train de brasser sa potion.
-Madame Pomfresh a dit qu'elle devrait aller mieux ce soir. Le sort n'était pas si difficile à inverser, mais il faut du temps pour que ses dents rapetissent et que sa lèvre guérisse, répondit Draco du coin de la bouche. Puis il se concentra sur sa potion, déterminé à la brasser correctement de manière à pouvoir adoucir la colère de son père.
Pendant ce temps, Harry endurait une entrevue avec Rita Skeeter, une belle blonde qui portait un ensemble vert bouteille, à l'intérieur de la salle de classe vide près de la Grande salle. Harry était assis sur une petite chaise de bois délabrée, quant à Rita, elle était assise sur une large chaise garnie de coussins qu'elle avait tirée d'un coin de la salle. Harry pria pour que sa chaise tienne le temps de l'entrevue, elle craquait et grinçait de manière alarmante lorsqu'il déplaçait son poids. J'espère que cette chose ne brisera pas pendant que je suis assis dessus. Je ne suis pas intéressé à avoir des échardes retirées de mon derrière. La personne qui a inventé les interviews était un foutu sadique, pensa-t-il grincheux.
-Bonjour Harry! C'est un plaisir de te rencontrer, dit Rita en agitant sa main de haut en bas, souriante. Commençons, veux-tu? Tu es tout simplement fameux, si ce n'est plus, que l'autre champion, Victor Krum, et les personnes veulent tout savoir à propos de toi, ajouta-t-elle en tirant une plume d'un vert acide et une longue feuille de parchemin de son fourre-tout en cuir. Cela ne te dérange pas si j'utilise une plume à papote, non? Ça va faciliter la discussion avec toi.
-Non, je suppose que non.
Il observa Rita tester la plume en lui disant son nom, et la plume commença à griffonner rapidement Rita Skeeter, belle blonde attirante, commença à raconter l'histoire du fameux Harry Albus Rogue, le Garçon-Qui-a-Survécu…
-Je pensais que la plume ne faisait qu'écrire ce que vous disiez.
Rita haussa les épaules. « Elle peut l'embellir un peu, les citations directes sont si ennuyantes. Les lecteurs veulent de l'action et du drame. Ne porte pas attention à la plume Harry. Réponds seulement à mes questions aussi fidèlement que possible. Comment t'es-tu senti quand ton nom est sorti de la Coupe? Heureux? Choqué? Fier? Effrayé?
-Surtout choqué. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me choisisse!
-Est-ce que tu es en train de dire que tu n'as pas essayé de tromper la Coupe pour qu'elle accepte ton nom?
-Non. Je n'ai jamais voulu participer au Tournoi.
-Oh allons Harry. Tu n'as jamais eu le moindre désir de devenir le prochain champion du Tournoi des trois sorciers? Et peut-être faire de ton père professeur un homme plus riche avec un prix de 2000 Gallions. Toi et moi savons que son salaire n'est pas si gros, dit Rita conspiratrice. Tu peux l'admettre.
-Admettre quoi? Je vous ai dit la vérité. Je n'ai jamais planifié d'entrer dans ce tournoi, insista Harry. Ses yeux retournèrent à la plume.
Elle écrivait maintenant : Harry Snape admit son désir de vouloir entrer dans le Tournoi des trois sorciers pour gagner le prix d'argent afin d'assister son père qui a des problèmes financiers, le Maître des Potions, Severus Rogue…
-Ce n'est pas vrai!, s'exclama Harry en colère. Mon père n'a pas de problème d'argent, il vit décemment, assez bien pour subvenir à nous besoins à moi et Draco, nous habitons dans une propriété d'une bonne taille héritée de ses grands-parents.
La plume à papote écrivait précipitamment : pour faire des paiements sur leur propriété décrépie et en besoin de réparations.
-C'est un mensonge! Le Manoir Prince n'est pas une ruine! Il est magnifique!, cria un Harry courroucé. Il étira le bras pour attraper la plume, mais Rita le bloqua de sa main.
-Calme-toi, jeune Rogue. Tu ne dois pas interférer avec une bonne histoire. Comment penses-tu que votre Lily réagirait si elle était en vie? Penses-tu qu'elle serait fière de vous? Ou inquiète? Ou peut-être un mélange des deux?
Harry se ferma comme une huître. Il n'allait pas discuter de Lily avec cette menteuse ou sa plume. De plus, comment était-il censé savoir comment elle aurait réagi puisqu'il ne l'avait jamais connue?
Rita le regarda d'un air entendu. « Désolée, est-ce que j'ai touché un point sensible? Je sais que quelques-unes de ses questions peuvent être personnelles, mais les esprits curieux voudront savoir. »
Des pleurs de regret commencèrent à apparaître dans ses yeux vert émeraude qui étaient identiques à ceux de sa mère, Lily Evans Snape, qui est morte, avant qu'Harry ait eu une chance de la connaître, assassinée par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom.
Harry se dandina sur ses talons. « Je n'ai pas de larmes aux yeux! Pourquoi ne pouvez-vous pas simplement écrire la vérité au lieu de tous ses embellissements ridicules? »
Rita claqua la langue. « Contrôle-toi Harry. Tu dois comprendre, mon enfant, que les personnes veulent des histoires sordides, pas des faits. Ils ne peuvent supporter avec la vérité. » Elle étendit une main de manière à lui caresser le genou comme s'il n'était qu'un simple enfant. « Crois-moi, cher garçon, je ferai de toi une légende de ton temps. Chaque maison britannique suivra anxieusement ton parcours épique dans le Tournoi et je serai l'heureuse journaliste savante qui racontera l'histoire de ton ascension. Oh, nous irons à plusieurs endroits, toi et moi…
-La seule place où je veux être est en classe, déclara Harry durement. Je ne veux pas être une légende ou quelque chose d'autre. Je veux simplement être comme tous les autres.
-Sottises et non-sens!, s'exclama Rita en riant. Tout le monde veut devenir célèbre, attirer l'attention. Ne sois pas timide, tu peux l'admettre. Tu aimes quand les personnes crient ton nom et te regarde dans les rues.
-Quoi? Je déteste ça! Ça me fait sentir comme une bête de foire, protesta Harry. La gloire est surestimée. Il se tourna et jeta un regard furieux à la plume. « Écris ça! »
La plume l'ignora, partant en vrille dans une histoire fantastique qui était tout le contraire de la vraie vie d'Harry et qui sonnait comme un conte de fées.
-Ok, parlons d'autre chose. Que penses-tu que la première tâche sera? Que penses-tu que tes chances soient contre les trois autres champions?
-Je n'en ai aucune idée. Et je ne sais pas. Je pense m'en sortir bien, dit Harry en croissant ses bras devant sa poitrine en signe de colère. Les entrevues ne sont qu'une perte de temps. Je préférerais préparer des antidotes.
En dépit du fait qu'il soit trois années plus jeunes, le jeune Rogue est confident qu'il sortira en tête et qu'il remportera la Coupe des trois sorciers. Il affiche un niveau de confiance en soi choquant pour son âge, en partie dû au soutien de ses amis et de sa famille. Il croit que la première tâche ne sera pas aussi difficile que les autres à venir.
À ce moment, Harry priait pour que la chaise en bois se brise, n'importe quoi pour qu'il puisse échapper à Skeeter. Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, Dumbledore ouvrit la porte. Harry n'avait jamais été aussi content de voir le vieux sorcier de toute sa vie.
-Harry mon garçon! As-tu terminé? M. Verpey souhaite que nous allions à la pesée des baguettes et ainsi de suite.
-Dumbledore! Nous étions à un point crucial dans l'entrevue, commença Rita.
-Oui, je suis sûre que vous l'étiez. Néanmoins, il est temps de peser les baguettes et de prendre des photographies. Allez viens, Harry, allons rejoindre les autres.
Harry se mit sur pied et courut vers le directeur. « Ok monsieur. Je suis prêt. »
Rita mit sa plume et son parchemin au loin, ayant l'air contrarié, puis elle les suivit hors de la pièce.
Harry alla diner une fois que toutes les photographies furent prises et qu'Ollivander ait pesé toutes les baguettes pour le Tournoi. Il s'assit avec Ron et Draco, Hermione étant encore à l'infirmerie, et joua avec sa nourriture. Il avait perdu l'appétit avec l'interview et la prise des photos.
-Alors, comment ça s'est passé?, demanda Ron, curieux de teste la théorie de Draco.
Harry eut une drôle d'expression. « Ne me demande pas. »
-Papa dit qu'il veut nous rencontrer pour des leçons de défense ce soir, l'informa son frère. Une fois que nous aurons terminé nos devoirs.
-Bien. Je me suis ennuyé de nos leçons, dit Harry de meilleure humeur et il réussit à terminer son jus de citrouille. Puis il siffla Givre.
Le jeune hibou couleur neige glissa souplement sur son épaule. « Je vais écrire à Sirius, lui dire ce qu'il se passe », dit Harry dans un murmure. « Accio matériel d'écriture. »
Plume, encre et parchemin se déposèrent sur la table avec un bruit sourd et il commença à écrire. Il était impatient de savoir comment sa tante et son cousin se portaient, puisqu'ils vivaient désormais cachés avec Sirius, à la requête de ce dernier. Il espérait que Sirius réponde rapidement.
Une fois qu'il eut cacheté l'enveloppe, il la donna à Givre et lui dit : « emporte là mon beau. »
Givre émit un court hululement de satisfaction puis étendit ses ailes et vola vers l'extérieur de la salle.
-Es-tu sûr que c'était une bonne chose de faire ça Harry?, demanda Draco.
-Pourquoi cela ne le serait pas? Sirius a le droit de savoir ce qu'il se passe.
-Oui, mais maintenant il sera inquiet, cogitera et fera probablement quelque chose de stupide, comme venir ici.
Harry se mordit les lèvres. Peut-être que Draco avait raison. Sirius était impulsif. « Je lui écrirai et lui dirai de ne pas s'inquiéter lorsqu'il me répondra. C'est trop tard maintenant. Viens, allons à la bibliothèque pour finir nos devoirs. »
Pendant ce temps, Phil se glissait à travers les ombres et dans les quartiers d'Igor Karkaroff une fois de plus. Son enquête réalisée plus tôt n'avait rien révélé d'incriminant, mais Phil ne croyait pas plus en Karkaroff qu'en Maugrey, et il voulait surveiller l'autre homme dans ses quartiers privés pour voir ce qu'il faisait.
Au début, Karkaroff ne se comportait pas différemment des autres professeurs alors qu'il rentrait dans ses quartiers. Il enlevait ses robes formelles et sa chemise et mettait une chemise plus fraîche et plus courte avec une pochette noire et retirait ses bottes. Puis il appelait un elfe de maison et se faisait apporter une bouteille de Whisky pur feu en même temps qu'un verre approprié.
Par la suite, Karkaroff s'installa devant son feu, remplit le verre aux trois quarts et l'avala cul sec. Puis il le déposa, regarda avec attention les alentours et mit son avant-bras sur son genou. Il y avait, à mi-chemin entre le poignet et le coude une marque noire.
Les yeux de Phil se rétrécirent. Il connaissait ce symbole.
Le crâne avec le serpent qui sortait de sa gueule. La marque des Ténèbres.
Il n'était pas surpris que Karkaroff ait encore la marque puisqu'il était un ancien Mangemort et qu'elle ne s'estomperait qu'avec la destruction finale du Lord sombre.
Igor se frottait le bras, comme si la marque lui faisait mal. « Elle devient plus noire. Beaucoup plus noire. Est-ce qu'il m'appellera? Est-ce que les rumeurs sont vraies? Est-ce qu'il a vraiment survécu? Et si oui, qu'est-ce que cela veut dire pour moi? »
Il prononça ses mots à voix haute dans la chambre, tremblant.
Cela veut dire que tu vas mourir, ver de terre sans couilles, pensa Phil.
Karkaroff transpirait et il se versa un verre plein de Whisky pur feu et le but au complet. Qu'est-ce que je dois faire? Qu'est-ce que je dois faire? Je dois essayer de me racheter pour lui… peut-être alors… il ne me tuera pas, pensa-t-il avant de frissonner, puis il conjura une robe de chambre et se blottit à l'intérieur. Puis il se versa un autre verre, puis un autre. Mais non! Si je fais quelque chose d'incriminant, je brise ma probation et je vais me retrouver à Azkaban. Ce bâtard de Maugrey est toujours en train de me surveiller, tout comme Rogue. Oh comme j'aimerais qu'ils aient un… accident! Mais ils se surveillent eux-mêmes trop bien. Je suis piégé. Piégé comme un rat dans un baignoire.
Les mains tremblantes, Karkaroff bu le restant de la bouteille, tamisa le feu d'un mot mal articulé, puis s'effondra dans la chaise, saoul mort.
Pathétique lâche!, ricana le vampire, courbant ses lèvres de dégoût. Mais même un chien peureux va mordre s'il est coincé. Je vais devoir continuer à le surveiller et au premier mouvement qu'il fait envers Severus ou les garçons, ce sera le dernier. Tu as plus à craindre que ce que peut faire ton maître noir, idiot. Beaucoup plus.
Phil s'échappa de la pièce, il n'apprendra rien de plus du sorcier saoul ce soir. Il alla dans les quartiers de Severus pour lui faire part de ce qu'il avait découvert.
Draco marchait un peu devant Harry et Ron comme qu'ils se dirigeaient vers la bibliothèque. Il voulait terminer ses devoirs afin de pouvoir rendre visite Hermione avant d'aller dans les quartiers de Severus pour sa leçon. Madame Pomfresh lui avait assuré qu'elle serait revenue à la normale à la tombée de la nuit. Il se faufila dans la bibliothèque et commença à faire son chemin vers la table la plus éloignée, derrière une pile de livres d'enchantements, c'était l'une des places favorites d'Hermione pour étudier.
C'est à ce moment qu'il entendit les voix.
-Sûrement que tu ne veux pas dire ce que tu as dit. Pourquoi voudrais-tu de ce petit Malfoy? Il n'est pas un homme. Il est un garçon. Tu mérites un homme, un vrai, Her-mi-gnionne.
-Victor, cela te dérangerait-il de ne pas te tenir si près de moi? Je ne peux pas respirer avec toi dans le paysage!, s'exclama une Hermione irritée. Je suis désolée si tu n'aimes pas Draco, mais c'est lui est mon petit ami et je n'ai pas besoin d'en avoir un autre.
-Tu pourrais avoir tellement mieux, lui répondit Krum, respirant fortement.
Draco se faufila pour voir ce qu'il se passait.
Krum tenait Hermione coincée entre une étagère, ses grosses mains de chaque côté d'elle, ayant l'air prêt à lui voler un baiser. Ou pire.
Draco vit rouge. Avant qu'il ne puisse penser clairement, il bondit vers Krum, son pied balayant le dos des chevilles de l'autre.
Krum tomba avec un cri, alors que Draco empoignait d'un coup sec le cou de son chandail, ce qui fit en sorte que Krum tomba en arrière.
Il s'écrasa sur le sol avec un bruit sourd.
-Ouch, qu'est ce qui se passe?
-Garde tes mains loin de ma petite amie Krum, siffla Draco, les yeux brillants. Elle est hors limite pour toi et qui que ce soit.
Krum se battit pour se mettre sur pied, baguette en main. « Qui a dit ça? »
-Moi, déclara Draco, confrontant, sans peur, le grand sorcier du regard. Va te trouver quelqu'un d'autre, ajouta-t-il. Il savait qu'il était mieux de ne pas tirer sa baguette. Tirer sa baguette équivalait à lancer un sort pour vraiment blesser et Draco n'était pas l'étudiant de Severus pour rien. Il ne voulait pas terminer dans les Oubliettes. Alors, il garda sa baguette loin de sa manche et se décida à lancer un regard glacial à Krum. « Mione, est-ce que ça va? »
-Oui. Le gros babouin ne m'a pas blessée, dit-elle, et Draco était soulagé d'entendre dans sa voix des signes qu'elle avait retrouvé de sa vigueur.
-Babouin? De quoi est-ce que tu m'as traité?
-Un babouin est un horrible gros singe avec un cul rouge, lui fournit comme explications Draco. Et je te ferai avoir l'air de l'un d'entre eux à moins que tu te tiennes éloigné d'Hermione.
-Je suis plus à même d'être avec elle que toi, petit gars!
Draco ricana. « Tu n'es pas à même d'avoir comme partenaire un scarabée bousier, Krum. Tout ce que tu as c'est ta super grosse réputation comme star de Quidditch et un coffre plein de Gallions. Méchante affaire. Hermione s'en fout complètement de ça, elle n'aime même pas le Quidditch! »
-Tu es juste jaloux. Qu'est-ce que tu as que je n'ai pas? Rien!, répondit Krum en levant sa baguette à la tête de Draco. Tu as deux secondes pour te mettre de côté ou bien je t'ensorcellerai pour de bon.
-Laisse le tranquille Krum, cria Hermione.
-Reste en dehors de ça fillette, ordonna Krum avec arrogance.
Quelque chose en Hermione se brisa. « Tu sais quoi? Je suis malade et fatiguée de tous vous autres, garçons arrogants qui me dites ce que je peux et ne peux pas faire. Tu as l'air d'oublier que j'ai un cerveau et que je sais m'en servir. Maintenant… laisse…Draco…tranquille! »
Sur ces mots, elle marcha vers Draco, baguette levée et dit un sort qui mit Krum hors jeu en plus de le geler. Puis elle posa ses mains sur ses hanches et jeta un regard au grand attrapeur de Quidditch d'une manière telle qu'elle aurait rendu un Rogue fier. « Peut-être que ça va attirer ton attention, idiot arrogant, vaniteux et trop-plein de sexe! »
Draco siffla.
Hermione se tourna vers lui, la baguette encore levée. « Qu'est-ce que tu regardes? »
-Une sorcière d'enfer, répondit Draco qui l'attira dans ses bras et l'embrassa avec passion. Je me suis ennuyé de toi, petit rat de bibliothèque.
-Je me suis ennuyée de toi aussi, mon dragon, murmura-t-elle contre sa bouche.
-Quel sort lui as-tu lancé?
-Un sort d'entrave avec un sort de sommeil, lui répondit-elle. Il va être inconscient pendant quelques heures.
-Cela lui apprendra. Rappelle-moi de ne jamais te sous-estimer lorsque tu es en colère.
Hermione sourit, puis elle attrapa son sac et dit : « comment savais-tu que j'allais être ici? »
-Je l'ignorais, je venais ici avec Harry et Ron pour faire mes devoirs, lui répondit Draco, marchant à travers les piles de livres.
En parlant du loup, Harry et Ron apparurent aux portes de la bibliothèque. Ils se dépêchèrent d'aller saluer Hermione aussitôt qu'ils la virent.
-Hermione! Tu as l'air fantastique! Je veux dire, mieux que la dernière fois, dit Ron.
-Comment as-tu fait pour que Pomfresh le dragon te laisse sortir?, demanda Harry.
Hermione haussa des épaules mystérieusement. « J'ai mes secrets. »
-Ça c'est sur, dit Draco en posant son bras autour d'elle. Elle vient juste de donner une raclée à Krum.
La bouche de Ron s'ouvrit.
-Quoi? Comment?, demanda Harry.
Draco leur raconta.
Au soulagement d'Hermione, cela ne semblait pas le déranger que ce soit elle qui l'ait défendu lui pour une fois. Les deux autres lui tapèrent dans le dos et la déclarèrent la meilleure pour avoir pris le dessus de l'Orque du Nord, comme Draco l'appelait. Ils lui racontèrent ce qui s'était passé pendant qu'elle était à l'Infirmerie.
Après quoi, elle guida Draco vers une table vide et l'assis d'autorité sur une chaise. « Devoirs Malfoy. Tu ne voudrais pas que ton père soit encore plus en colère contre toi qu'il l'est déjà, non? »
-Non, maman, railla Draco.
Hermione lui frappa légèrement le derrière de la tête. « Au travail, monsieur. »
-Sois mon partenaire d'étude, dit Draco en l'attirant sur ses cuisses.
-On ne dirait pas que vous allez pouvoir étudier de cette manière, observa Harry.
-Silence et lis ton livre de potions, ordonna Draco, les yeux fixés dans ceux d'Hermione. Je suis en train de faire une thèse avancée sur les relations humaines.
-Elle est bonne, Draco, dit Ron. Je dois m'en rappeler.
Mais ils se calmèrent aussitôt qu'ils entendirent les talons de Madame Pince qui venait vers eux.
Hermione glissa des cuisses de Draco et ouvrit un livre d'Astronomie alors que la bibliothécaire apparaissait entre les étagères.
-Pas de cris! Ici, c'est une bibliothèque, pas une salle commune, dit-elle en colère.
Ils marmonnèrent tous des excuses puis commencèrent leurs devoirs, finissant ce qui leur avait été assigné plus de deux heures plus tard.
Draco et Harry dirent au revoir à Hermione et Ron leur disant qu'ils allaient les revoir plus tard et marchèrent ensemble aux quartiers de Severus, où leur père les attendait. Ils espéraient tous les deux qu'il serait de meilleure humeur que cet après-midi et qu'il ne les ferait pas travailler jusqu'à l'épuisement.
