DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.

À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.

Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.

Également un très gros merci à mmg123 qui est d'une aide précieuse pour la révision des chapitres que je publie.

Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'elle.

Bonne lecture!

Elle et Lui


Retour au Manoir Prince

Chapitre 16 : Un nouveau club de Duel

Quand ils atteignirent la Salle sur demande, ils trouvèrent Severus en train de les attendre. Au grand soulagement de ses fils, il n'avait pas l'air fâché, mais il les apella rapidement à l'intérieur avant de fermer la porte. « Nous avons seulement une heure avant que vous n'ayez besoin de vous reposer afin de ne pas dormir dans vos classes demain matin », commença leur père. « Alors échauffez-vous avec les étirements de base puis je vous enseignerai un sort de retour à l'envoyeur, lequel est destiné à réfléchir un sort ou une malédiction vers l'ennemi. Ce sort fonctionne sur le Crucio et la plupart des autres sorts sans danger à l'exception de l'Avada Kedavra. »

-Wow! Pourquoi est-ce qu'on nous ne l'a pas enseigné avant en Défense?, demanda Harry.

-Parce que la moitié de nos professeurs de Défense n'était vraiment pas bonne!, intervient Draco.

-Pas Lupin!, protesta Harry. Et Maugrey est assez cool.

-Humf!, dit Draco en ricanant. Cool tant que tu ne t'appelle pas Malfoy.

-Qu'est-ce que tu veux dire mon fils?

-Rien, répondit Draco rapidement, il ne voulait pas passer pour un pleurnichard.

-Professeur Maugrey l'asticotait en classe, il disait qu'il connaissait des sorts noirs et d'autre chose du genre puisque Lucius était un Mangemort.

Draco lança un regard mortel à son frère. « Mais merde Harry! Mêle-toi de tes affaires. »

-Les garçons, ça suffit! Draco, je parlerai au Professeur Maugrey et lui expliquerai ta situation. Il n'a pas le droit de te juger selon les actions de ton père. Mais il est vieux, et pris dans ses habitudes et trop habitué à chasser des mages noirs, pas d'enseigner à des enfants. Il pense que les enfants héritent des traits de leurs parents. Il oublie que nous ne sommes pas des dragons.

-S'il te plaît papa, ne lui en parle pas. Je vais bien, protesta Draco.

-Draco, si un professeur te traite injustement, commença Severus.

-Je peux le supporter papa. N'écoute pas Harry.

Severus lui donna un regard dur. « Très bien. Je laisserai passer… pour cette fois. Mais si cela arrive encore, ou s'il te note injustement, fais-le-moi savoir et j'irai lui dire deux mots. »

Draco hocha la tête, rougissant. Puis il enleva ses souliers et commença les échauffements élémentaires que Severus lui avait enseignés pour le kin-sa-dor, encore en colère contre Harry. Il savait que son frère lui voulait du bien, mais il y avait certaines choses qu'il ne fallait tout simplement pas dire à son père.

Harry ne dit rien de plus, mais il était désolé d'avoir embarrassé son frère, ce qu'il ne voulait pas faire. Mais il avait senti que Severus voudrait le savoir à propos de Maugrey. Pour quelques raisons, Maugrey le mettait mal à l'aise, en dépit du fait que son enseignement avait du sens. Il se déplaça à l'opposé de son frère et commença également les échauffements.

-Pour répondre à ta question Harry, la raison pour laquelle aucun professeur de Défense ne vous a enseigné ce sort c'est parce qu'il n'est pas connu. C'est un sort fae, Sarai me l'a enseigné. Il a sauvé ma vie en plusieurs occasions lors de duels avec des Mangemorts, leur dit Severus.

Il bougea sa baguette et activa l'un des mannequins de pratique. Ils avancèrent, fausse baguette en main, prêt à batailler.

-Regardez bien maintenant.

Le mannequin lança un petreficus à Severus qui fit un geste circulaire avec sa baguette et dit : « Reflectivia Magicka! »

Le sort vola vers le Maître des Potions, pour être réfléchit par un bouclier-miroir brillant qui enveloppa Severus. Le sort rebondit et frappa le mannequin, qui tomba, confirmant qu'il avait été touché.

-Est-ce que vous observiez?, demanda Severus une seconde plus tard. Il utilisait sa voix de sergent.

-Oui monsieur!, répondirent en chœur les deux garçons.

-Bien. Debout et je vous regarde le lancer.

Le mannequin s'était remis sur pieds et attendait que Severus le dirige contre les deux garçons.

Aucun des deux ne réussit à le faire correctement la première fois. Comme rappel, le mannequin leur envoya un sort cuisant qui les fit gémir. La seconde fois ils réussirent à lancer le sort et retournèrent la plupart des sorts de Tarentallegra que le mannequin leur envoyait.

-Mieux. Continuez de pratiquer, encouragea Severus.

Après dix minutes, il leur fit pratiquer le sort contre lui-même puis entre eux, jusqu'à ce que les deux garçons soient tellement épuisés qu'ils chancellent. Seulement rendu là il imposa une pause. « Nous allons pratiquer plus dimanche. Vous avez très bien fait pour des débutants » Il leur donnant chacun une brève étreinte et leur dit : « bonne nuit. Je vous verrai demain. »

-Bonne nuit papa, lui dit Harry et il commença à partir, oubliant qu'il était seulement en chaussettes.

-Harry, tu n'oublies pas quelque chose?, lui rappela Severus.

-Comme quoi?

-Regarde à tes pieds, ricana Draco.

Harry le fit puis rougit. « Oh, c'est vrai. Souliers. » Il les fit venir à lui et les mit.

Puis il continua son chemin vers la tour de Gryffondor, Pincée faisant la sentinelle à côté de ses épaules.

Draco souhaita également bonne nuit à Severus et ils quittèrent la pièce ensemble en direction du portrait de Serpentard.

Le matin suivant, Harry reçut une copie de la Gazette du Sorcier de Givre, tout comme Hermione la reçue d'Athéna et Ron de Zéphyr. La portée d'Hedwige faisait très bien leur travail d'hibou postier et les deux sorciers adoraient vraiment beaucoup leurs petits hiboux. Hermione avait dit une fois à Harry et Ron qu'Athéna était si intelligente qu'elle pourrait probablement lui enseigner à parler un jour.

Ron était parti à rire et avait dit : « telle sorcière, tel hibou, je suppose. »

Hermione ne pouvait contester ce point, alors elle se décida à renifler de façon hautaine.

Harry caressa Givre, elle était presque le sosie d'Hedwige, très brillante et avec un doux tempérament. « Merci Givre », lui dit-il en souriant et lui donnant des morceaux de pain de son assiette.

À l'autre bout de la salle, il vit son frère, Fantôme, apporter le journal et un paquet à Severus. Fantôme avait été un cadeau au Maître des Potions de ses fils, il volait silencieusement et il était le plus gracieux des quatre petits hiboux. Il était d'une couleur gris cendre avec des marques ressemblant à des S sur sa poitrine et ses ailes.

Athéna et Zéphyr étaient tous les deux d'un gris tacheté avec des ronds blancs.

Détachant son regard de Givre, qui était occupé à manger du bacon de son assiette, Harry vit Coureur de vent atterrir sur l'épaule de Draco, une copie de la Gazette dans son bec. On aurait dit que tout le monde voulait lire l'édition de ce matin et Harry savait pourquoi. Les interviews de Skeeter étaient dans cette édition.

Harry déplia sa copie et commença à la lire. Comme prévu, dans le coin supérieur droit de la première page était le second titre de Rita et le premier article était à propos de l'attrapeur bulgare Victor Krum. Une photo de Krum dans son uniforme de Quidditch envoyant la main et souriant était là.

Harry fit la grimace à l'autre, sauta l'entrevue puis tourna la page pour voir ce que Rita disait d'autre. Ce qu'il lit le fit presque tomber de sa chaise sous le choc.

-Maudit criss de tabarnack*, jura-t-il.

Hermione lui envoya un regard désapprobateur. « Harry, vraiment? Dois-tu vraiment jurer comme Ron maintenant? »

-Regarde la page deux et tu verras pourquoi je sacre, répondit Harry sèchement.

Hermione le fit et hoqueta. « Oh Harry! Comment peut-elle écrire de tels mensonges? »

Il y avait là, répandu à travers la page, en noir sur blanc, pour que le monde entier puisse le lire, le titre Le Garçon-Qui-a-Survécu déclaré champion surprise! Le fils du Maître de Potions participera au Tournoi des Trois sorciers contre toute attente.

Harry Albus Rogue, fils du Maître des Potions Severus Rogue, fut déclaré participant surprise par la Coupe de feu. Les rumeurs abondent sur comment le garçon de quatorze ans a réussi à tromper la Coupe de manière à ce qu'elle l'accepte comme candidat, même s'il n'a pas l'âge de participer. On raconte qu'il fût aidé par un sorcier plus vieux. Il m'a confié qu'il souhaitait participer afin de pouvoir impressionner son père avec sa bravoure et son intelligence. Mais aussi afin de pouvoir aider son père, qui a des problèmes d'argent depuis qu'il a prit Harry sous son aile et qu'il ait adopté Draco Malfoy durant l'été. La famille Rogue vit dans un manoir décrépi hérité du grand-père maternel du professeur Rogue, et requièrent beaucoup de Gallions afin de le restaurer à son état originel. Rogue, qui n'a jamais été un homme riche, est en très grand besoin du prix d'argent de deux milles Gallions.

-Ce-cette ignoble menteuse, mauvaise harpie!, explosa Harry. Je ne lui ai jamais dit ça. Jamais! J'ai dit le contraire de tout ça!, ajouta-t-il en frappant son poing sur la table. « Mon père va me tuer! »

Katie se leva et alla se placer à côté d'où Harry était assise et lui dit doucement :

-Ne t'en fais pas pour ça Harry. Les personnes qui te connaissent savent que tu ne mettrais jamais ton nom volontairement et ils savent tous que le professeur Rogue n'a vraiment pas besoin qu'on lui fasse la charité.

Harry se mordit les lèvres. « Toi et moi on le sait ça, mais la moitié de l'école va penser que ce qui est écrit est la vérité. Et maintenant, ils vont tous parler de nous. Maudite Rita Skeeter! Mais où est-ce qu'elle prend toute cette merde qu'elle publie? »

-C'est une journaliste. Elle écrit ce que les gens veulent entendre et non pas la vérité, dit Katie en soupirant avant de mettre une main réconfortante sur son épaule. Dis simplement la vérité à ton père, il te croira.

-Je l'espère, dit Harry d'un air triste. Autrement, il va dire que je suis un rapporteur et il va punir. Il lança un regard à Draco et vit le Serpentard regarder le journal comme s'il voulait qu'il s'auto détruise en brûlant.

Ron se tassa sur lui-même puis dis :

-Si j'étais toi Harry, j'enverrai une note ou quelque chose très vite, parce que le professeur a l'air de vouloir démolir quelqu'un, avant d'indiquer la table des professeurs d'un mouvement de tête brusque.

Harry jeta un coup d'œil et avala avec difficulté.

Severus avait un air effrayant sur son visage et ses yeux brillaient comme deux charbons noirs.

Ce n'était définitivement pas un bon signe.

Severus était furieux. Il savait que Skeeter était une chroniqueuse sans scrupules, ayant en tête seulement le scoop du moment, et un sens aigué pour les histoires à sensation, mais il n'avait jamais pensé qu'elle irait si loin. L'article dans son entier n'était rien que des fabulations avec quelques faits ici et là. Comment osait-elle dire qu'il était financièrement incapable de subvenir à ses besoins! Il faisait plus d'argent maintenant que lorsqu'il avait commencé, et puisqu'il n'était désormais plus un espion, il pouvait maintenant se concentrer sur brasser des potions pour des sorciers spécifiques et qu'il n'hésitait pas à faire payer au prix fort.

Il jeta un coup d'œil furtif à ses collègues et pria pour qu'aucun ne soit assez stupide pour le questionner à propos de la véracité de l'article. Il ne tenait pas à de discuter sa vie privée.

Il termina son thé, son pain et sa saucisse puis se leva, prêt à retourner à son laboratoire pour préparer les classes du matin.

-Severus, un moment s'il vous plait, l'appela Dumbledore.

Severus grinça des dents. « Oui, directeur? »

-Venez avec moi mon garçon, lui répondit Dumbledore avec cet insupportable éclat brillant dans les yeux, ce qui signifiait toujours des problèmes, ou du moins, une discussion à laquelle Severus ne voulait pas participer.

-Je dois me préparer pour les cours, commença le Maître des Potions.

-Oui, oui, cela ne va prendre qu'une minute, lui dit Dumbledore et un Maître des Potions réticent le suivit à son bureau.

Aussitôt que la porte fût fermée derrière lui, Severus commença à empêcher Albus de parler de ce qu'il avait vu dans La Gazette. « Albus, si c'est à propos de cet article obscène… »

-Severus, il n'y a pas besoin d'être honteux si vous avez des … ah … problèmes monétaires. Je vous donnerai volontiers une augmentation salariale.

-Directeur, cela n'est pas nécessaire…

-Severus mon garçon, nous avons tous eu des problèmes financiers avant, et vous ne devriez pas laisser votre fierté vous empêcher de nourrir vos enfants, commença gentiment Albus. De combien pensez-vous qu'il est nécessaire de vous augmenter?

Severus se pinça l'arrête du nez, et se rappela à lui-même de ne pas perdre son sang-froid face à Albus, qui était simplement mal informé. « Albus, s'il vous plaît, arrêtez. Je vous assure que j'ai plein d'argent dans mon coffre, plus qu'assez pour subvenir au besoin de ma famille. Elle… cette… salope aime trop les histoire à sensations – excusez mon langage – n'a écrit rien d'autre que des mensonges dans cet article. Je ne vis pas dans une ruine, sans argent, et mon salaire actuel est plus qu'adéquat pour mes besoins. Vous m'avez très bien payé pour mes devoirs envers l'Ordre et je suis parcimonieux. Je sais comment économiser mon argent.

-Je sais mon garçon, mais des extras n'ont jamais fait de mal à personne, dit Albus en posant doucement une main sur son épaule.

Severus soupira. « Vous êtes encore convaincu que je suis complètement dénué de tout, n'est-ce pas, vieux renard? »

Dumbledore secoua sa tête puis dit : « je te crois Severus. Pas besoin d'en faire tout un plat et d'être sur la défensive. Mais je crois tout de même que tu as droit à une augmentation. Tu as travaillé inlassablement pour moi sans jamais demander d'avance. »

-Parce que je n'en ai jamais eu besoin. Je suis très heureux avec ce que je fais, protesta un Severus irrité. Maudit sois-tu Skeeter! J'aimerais lui lancer un sort de silence sur sa plume, à cette vieille sorcière bavarde! Regardez ce qu'elle a commencé. Je vais avoir besoin d'écrire à l'éditeur et leur demander qu'elle retire cet article parce qu'il contient des propos diffamatoires envers mon nom.

Albus ignora la colère de son employé qui bredouillait, se déplaça à son bureau et écrit quelque chose sur un bout de parchemin. « Voilà! Je te donne un cinquante Gallions supplémentaires par semaine. »

-Albus, pour l'amour de Merlin!, explosa Severus.

-Silence Severus. C'est fait. Maintenant, ne fait pas d'histoire à propos de cela et considère-le comme un cadeau d'anniversaire – qui vaut plusieurs années – si tu le dois, dit le directeur en riant. Vois-le également comme un présent pour te féliciter pour tes deux garçons. Mieux vaut tard que jamais, hein?

-Albus, vous en faîtes trop!

-En effet. Maintenant, va, je crois que tu as dis quelque chose à propos de préparer des classes?

Severus marmonna dans sa barbe à propos d'assassiner une certaine reporter, puis quitta le bureau, ayant été déjoué très proprement, à son chagrin, par un vieil imbécile qui se mêlait toujours de ce qui ne le regardait pas.

Harry courut aussi vite qu'il le pu en direction des cachots, espérant pouvoir attraper Severus entre deux classes dans un temps libre, afin de pouvoir expliquer l'article à son père.

Severus leva les yeux quand il vit apparaître Harry dans le cadre de porte, plié en deux et haletant. « Harry, qu'est-ce qu'il se passe? Es-tu malade? Est-ce que Draco va bien? »

-On va bien papa, c'est juste… à propos du journal ce matin…

Severus fronça des sourcils. « Oui, l'article de la misérable harpie … »

-Papa, je n'ai jamais dit ces choses-là. Je lui ai dit exactement le contraire, et elle m'a juste ignorée et écrit ce que sa plume stupide dictait.

-De quoi veux-tu parler?

-Elle avait une plume verte qui écrivait des choses pendant qu'on parlait… une plume à papote, je pense que ça s'appelle.

-Ah. Une plume enchantée pour les écrivains paresseux, dit Severus en reniflant. Tout s'explique. Ne t'en fais pas trop Harry. Elle est connue pour raconter des bêtises. Si les personnes croyaient la moitié de ce qu'elle écrit, ils seraient fous.

-Elle a écrit que le Manoir Prince est une ruine branlante et qui a besoin de réparations majeures!, cria Harry en colère, une main agrippant son médaillon d'héritier. Comment ose-t-elle parler comme ça de ma maison? C'est magnifique, la meilleure maison que quelqu'un pourrait demander.

Severus rit de voir comment Harry était sur la défensive concernant son manoir adoré. Puisqu'il était l'héritier, il était lié à la terre et ressentirait fortement si quelqu'un en parlait en mal. Il était lui aussi en colère, mais plus apte à le cacher. « C'est très vrai, fils. Il n'y a aucune place comme notre maison. Skeeter ne saurait faire la différence entre la vérité et un mensonge même si on lui donnait du Véritaserum. »

-Ça c'est vrai! Je suis désolé papa.

-Tu n'as pas besoin de t'excuser Harry. Cette Skeeter devrait demander pardon à genoux pour avoir écrit de telles bêtises, dit Severus en soupirant, puis, il regarda l'horloge sur le mur. Il est presque temps pour toi d'aller en classe Harry. Va.

Harry permit à son père de le chasser hors du local, puis se dirigea vers le cours de Métamorphoses, espérant que McGonagall leur enseignerait comment transformer une personne en un objet inanimé, comme un téléphone. Ne serait-ce pas ironique?

Samedi, 6 heures 30

Les dix Serpentard, incluant Draco, bâillaient et frottaient leurs yeux alors qu'ils entraient dans le bureau de Rogue ce dimanche matin. Ils étaient tous endormis et plusieurs d'entre eux étaient irritables et anxieux. Ils savaient tous que leur directeur de maison avait peu de patience et qu'il avait été très irrité qu'ils aient commencé une bagarre dans le corridor. Certains d'entre eux se rappelaient comment Pansy avait été punie avec les retenues et aussi Nott et Avery. Ceux-là tremblaient dans leur pantalon, puisque c'était maintenant la troisième fois qu'ils attiraient la fureur du Maître des Potions sur leurs têtes.

Ils se tenaient debout, côte à côte, devant le bureau de Rogue, au garde-à-vous, en attendant que leur professeur arrive.

Severus, qui était dans un laboratoire adjacent au bureau, avait camouflé une fenêtre en lui donnant l'apparence d'un mur, ce qui lui permettait de les voir clairement. Il les fit tenir debout encore plusieurs minutes, les regardant se déplacer d'un pied à l'autre et se tortiller de culpabilité. Il savait que l'attente effrayait ces mômes stupides encore plus qu'un discours, parce qu'ils avaient le temps de penser aux punitions possibles et de s'inquiéter de ce qui allait leur arriver.

Il les prit finalement en pitié et entra dans la pièce depuis la porte conjointe du laboratoire de potions, ses robes noires ondoyantes, son visage exprimant sa désapprobation glaciale. Plusieurs Serpentard en blanchirent, mais aucun ne broncha. Et ils gardaient tous leurs yeux pas plus hauts que sa poitrine bien que quelques-uns regardèrent le plancher.

Rogue marcha à pas mesuré jusqu'à son bureau, et se tient droit, les bras croisés sur la poitrine. Il avait appris au fil des ans qu'une telle posture était intimidante et il utilisait sa grandeur et sa réputation à son avantage. « Eh bien. On dirait que vous avez oublié la règle numéro un de la maison des Serpentard, hein? »

Un chœur de « oui monsieur » fit écho dans le bureau.

-Est-ce que l'un d'entre vous aimerait me dire ce que la règle numéro un est?

Sans surprise, Draco fut le seul à se porter volontaire. Les autres étaient soient trop endormis, soient trop effrayés.

Étouffant un bâillement, son fils répondit : « la règle numéro un de la maison des Serpentard est de présenter un front commun, ce qui signifie aucune querelle avec les autres en public, monsieur. »

-Correct, Malfoy. Vous devriez avoir appris cette règle à la fin de votre première année à Poudlard. Mais on dirait que vous l'avez oublié et que vous avez besoin d'un rappel, dit le professeur. Il fronça férocement des sourcils et ils baissèrent tous la tête. « Je ne peux vous dire à quel point je suis déçu et dégouté de votre comportement. Peu importe la provocation, vous n'avez aucune excuses pour tirer vos baguettes et vous ensorcelez les uns et les autres. Aucune! Votre manque d'autodiscipline est atterrant. J'attendais mieux de chacun d'entre vous. Qu'avez-vous à dire à pour votre défense? »

Il y eu un silence, puis Draco dit « désolé monsieur. »

Les autres suivirent son exemple.

-Bien, vous devez l'être. Puisqu'il semble que vous aimez vous battre entre vous comme une bande de Gryffondors impulsifs sans tête, votre retenue va refléter cela.

Draco pâlit. Il y avait quelque chose à propos de la manière dont Rogue avait dit ça… oh merde. Il utilise sa voix de Sergent Rogue et ce n'est vraiment PAS bon. C'était de cette manière qu'Harry et lui le décrivait lorsque Severus leur donnait une séance d'exercice qui leur faisait penser qu'ils avaient joint la foutue armée.

Les autres eurent l'air confus.

-Monsieur?, questionna Millicent d'une voix tremblant. Qu'est-ce que nous allons faire?

Severus eut un sourire diabolique. « Mademoiselle Bulstrode, vous allez vous battre en duel jusqu'à ce que vous ne pouvez plus tenir sur vos jambes et que vos baguettes tombent de vos mains. Alors nous verrons si vous pensez que c'est une réponse acceptable à une raillerie d'un camarade. Venez avec moi. »

Il se mit debout et se dirigea vers la porte.

Ils le suivirent, ne comprenant pas encore ce qu'il avait de prévu pour eux. À l'exception de Draco, qui se maudit pendant tout le chemin à l'extérieur des cachots et en dehors du château pour avoir été un idiot impulsif.

Rogue s'arrêta juste devant la cour intérieure et bougea sa baguette, transformant ses robes en des vêtements d'exercice noir. Les Serpentards le regardèrent sous le choc. Il pointa sa baguette sur chacun d'entre eux, et leurs uniformes devinrent des habits parfaits pour un entraînement. « Alors, premièrement vous allez faire dix tours de terrain autour du château. En courant, pas en marchant. Suis-je clair? »

-Oui monsieur, répondirent-ils.

-Est-ce qu'il sérieux?, se plaignit Avery.

Severus marcha jusqu'à lui, se mit droit devant lui et siffla, « Avery, vous avez des doutes? Commencez à courir et maintenant vous devrez faire un tour supplémentaire pour m'avoir questionné. Eh bien? Pourquoi êtes-vous tous debout comme des imbéciles. Bougez! »

Tous lui obéirent et Draco commença un jogging à un rythme mesuré autour du château. Il savait qu'il était mieux de ne pas courir à plein régime dès le début, parce qu'il allait se fatiguer trop vite et allait finir par vomir. Blaise le suivit, tout comme Millicent, Crabbe et Goyle.

Severus attendit jusqu'à ce que le dernier de ses Serpentards eu commencé à courir avant de suivre le groupe, s'assurant ainsi que tout le monde faisait de son mieux sans flâner. Dix tours étaient un exercice décent pour eux, un échauffement pour lui, qui avait été conditionné il y a longtemps lors de son entraînement au kin-sa-dor. Il garda un œil aiguisé sur les retardataires et mugit sur Nott et Avery qui parlaient et ne courraient pas.

-Voulez-vous un tour supplémentaire, messieurs?

Avery haleta puis grogna, « non monsieur, professeur! »

-Alors arrêter de faire bouger votre mâchoire et bougez votre derrière! Maintenant!

Draco se replia sur lui-même, bien que la voix de Rogue ne soit pas particulièrement forte, son ton tranchait et crépitait comme un fouet. Il garda la tête baissée et se concentra sur courir. Encore et encore et encore. Ses jambes lui faisaient mal et le brûlaient rendu au sixième tour et, de part les sons derrière lui, ses camarades de maison commençaient également à être à bout de souffle en plus d'avoir mal.

-Ooh! Mes pieds sont en train de me tuer.

-Combien de temps encore est-ce que l'on doit courir?

-Peut pas respirer. Ma gorge se rétrécit.

-Arrêtez de vous plaindre et courrez, grogna Rogue, les dépassant sans effort apparent.

Plusieurs de ses étudiants lui envoyèrent des regards de mécontentement et de stupeur, ils ne savaient pas qu'il pouvait courir aussi vite ni aussi longtemps.

Mais ses longues jambes avalèrent la distance et il n'était même pas essoufflé. Il compta les tours comme ils les complétaient.

Draco cacha un sourire fier, il savait que Severus était en si bonne forme dû à son entraînement au kin-sa-dor. Lui-même commençait à respirer difficilement, mais pas assez pour s'en plaindre. Il avait appris à la dure qu'il ne fallait pas se plaindre durant les entraînements de Rogue.

Au moment où Severus leur fit prendre une pause, ses Serpentards chancelaient et se pliaient en deux, gémissant de fatigue. Il leur donna cinq minutes de pause avant de grogner : « debout, serpents paresseux! Vous n'avez pas terminé, pas avant un bout encore. Allez. Rendez-vous au septième étage, courrez pour y aller. On se bouge!

Ils le firent, gémissant en respirant.

-Maudit sergent instructeur!

-Ça fait vraiment chier!

Une fois qu'ils atteignirent la Salle sur demande, Severus ouvrit la porte et les laissa entrer.

Draco reconnu la pièce comme étant la même que lui et Harry avaient connus il y a quelques soirs. La pièce était nue à l'exception de dix mannequins de pratique alignés contre le mur.

-Maintenant les enfants, voici vos adversaires. Ils sont animés pour répondre comme si c'était des sorciers contre tous sorts ou malédictions que vous leur lancerez. Ils attaqueront et se défendront jusqu'à vous les frappiez avec un sort les rendant invalide ou bien jusqu'à ce que vous soyez défaits.

-Ils lanceront des vrais sorts sur nous?, demanda Blaise.

-Non, M. Zabini. Ce sera des illusions, à l'exception de sortilèges mineurs. Le plus qu'ils font est de vous lancer un sort cuisant, mais que vous ressentirez comme si un sort vous frappait.

Il agita la main vers les mannequins, les activant. « Commencez! »

Rogue se déplaça sur le côté alors que ses étudiants commencèrent à lancer des sorts à ceux qui leur servaient d'adversaires.

Ils découvrirent bientôt que se battre contre les mannequins de pratique était difficile, bien plus que ce qu'ils pensaient. Les mannequins étaient entraînés pour repousser les limites de leurs adversaires, pour les faires sentir comme s'ils étaient dans un vrai duel, et ils réussissaient à le faire vraiment très bien.

De tout le groupe, seuls Draco et Goyle réussirent à battre leur mannequin en six minutes. Le reste d'entre eux se poussaient pour se cacher et criaient quand les mannequins leurs lançaient divers sorts. Lorsqu'ils hésitaient ou lançaient mal un sort, les mannequins leur lançaient des sorts cuisants, et bien qu'ils ne les blessent pas vraiment, ils n'étaient pas plaisants et leur peau élançait après coup.

Severus les critiquait lorsqu'ils se battaient, se déplaça dans les environs et faisant la morale lorsque c'était nécessaire. Sa langue était très acérée, et comme promis, il fit combattre ses Serpentards jusqu'à l'épuisement et que leurs baguettes leur tombe des doigts.

Après deux heures et demie, ils étaient prêts à tomber, et finalement, Rogue les fit s'arrêter.

-Je crois que vous avez appris votre leçon et que vous réfléchirez avant de tirer vos baguettes la prochaine fois?, demanda-t-il d'une douce voix remplie de sarcasme.

Tous acquiescèrent, trop fatigués pour voir clair, haletant et dégoulinants de transpiration.

Severus agita sa baguette et les vêtements d'entraînement se rechangèrent en robes et uniformes habituels.

-Très bien, vous êtes libres.

Ils quittèrent la salle ensembles, quelques-uns claudiquant à cause de claquage musculaire, d'autres se plaignant de combien ils étaient fatigués ou de combien leur corps leur faisait mal. Une chose qu'ils avaient désormais tous bien appris était de ne plus jamais tester Severus Rogue de cette manière.

Le matin suivant, Draco était tellement endolori qu'il peinait à bouger, et il était soulagé qu'on soit dimanche et qu'il puisse dormir. Jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'il avait une pratique de Quidditch, alors il se força à sortir du lit et à aller dans la douche. Le reste des garçons était encore endormis, à l'exception de Greg et Vince, qui étaient les batteurs et qui devaient eux aussi se lever.

-Merlin, je pense que je vais avoir besoin d'une canne, se plaignit Vince, se rendant à la salle de bain en chancelant. Je me sens aussi mort que mon grand-oncle Morris. Et il a genre 100 ans! Ooohh!

-Prends une longue douche chaude, lui conseilla Draco. On se voit dans la grande salle pour déjeuner.

Au déjeuner, il vit Harry, assit tout seul à la table des Gryffondor, puisqu'il était le seul de sa maison réveillé ce matin-là. Draco marcha vers lui et s'assit à ses côtés.

-Hey Harry.

-Salut. Tu as un air d'enfer, dragon, marmonna Harry. Qu'est-ce que papa t'a fait?

-Il nous a fait courir dix tours autour du château et puis il nous a donné une de ses sessions d'entraînement de sergent de l'armée. Je me sens comme un si un dragon m'avait écrasé dans le sol, et même plus.

-Oh. Pauvre toi.

-Parle-moi en, dit Draco en grimaçant puis il saisit une tasse de thé parmi celles apparues devant lui. Je te jure Harry, ne te mets plus jamais à dos ce côté-là de lui, ajouta-t-il en passant une main sur son dos avec une grimace douloureuse. Je suis chanceux de pouvoir encore marcher après hier matin. Et je suis en assez bonne condition et je savais à quoi m'attendre. Attends juste de voir les autres. Spécialement Nott et Avery. Ces idiots là ne faisaient que se plaindre et dire à quel point il était injuste et il leur donnait des tours supplémentaires et du temps de plus avec les mannequins pour avoir été des idiots pleurnichards. Ils vont être tellement morts que ça va être un miracle s'ils sont capables de sortir du lit.

-Ouch! Je devrais me sentir désolé pour eux, mais après ce qu'ils ont faits… ils le méritent, dit Harry avant de mordre dans son sandwich au bacon et aux œufs. Il mâcha pensivement pendant un moment, se rappelant du moment où Rogue avait battu ce fanfaron de Lockhart en duel en espace de quelques secondes. C'est à ce moment qu'Harry eut une brillante idée.

-Euhh… Draco?

-Quoi?, demanda l'autre grincheux.

-Je me disais… tu sais combien des fois on se plaint de papa parce qu'il n'a pas le temps de nous enseigner la défense à cause de ses classes? Et Maugrey enseigne seulement la théorie et nous fait difficilement confiance pour nous laisser réellement pratiquer?

Draco bailla et avala plus de thé.

-Oui, et alors?

-Alors… que dirais-tu de faire renaître le club de duel?

Draco le fixa. « Tu parles de ce club pathétique que Lockhart nous a fait rejoindre en deuxième année? »

-Oui, mais le notre ne serait pas pathétique. Nous pourrions demander la permission à Dumbledore et lui expliquer que nous voulons un nouveau club pour euh…, Harry s'interrompit, se mordant la lèvre inférieure pensivement, euh… pour améliorer les relations entre maisons ou peu importe. Nous pourrions permettre à tout le monde, peu importe sa maison, de nous joindre et nous leur enseignerons ce que l'on sait à propos de la défense. Qu'est-ce que t'en penses?

-Je pense que tu es… sacrément brillant!, dit Draco. Des fois, petit frère, tu m'émerveilles totalement. Mais nous devrons avoir des règles et des sanctions bien précises. On va rédiger un contrat et si jamais quelqu'un brise une seule règle majeure, ils seront mis dehors.

Ils passèrent le reste du déjeuner à discuter des règles que le club devrait avoir puis quand Draco se leva pour aller jouer au Quidditch, Harry lui dit qu'il allait aller voir Dumbledore et lui parler de leur idée.

Dumbledore fût enchanté de l'ingéniosité des deux frères et accepta de bon cœur la réouverture du club de duel.

Harry recruta Hermione et Katie pour faire des feuillets vantant le nouveau club et elles firent un travail superbe. Rusard les afficha dans le hall d'entrée, endroit où tout le monde pourra les voir.

À l'attention des tous les étudiants!

Le club de duel réouvrira les mercredis soirs

Tous les étudiants sont les bienvenus!

Heure : 19 h

Lieu : Grande salle

Vous devez être disposé à vous soumettre à un contrat et

devrez informer votre directeur de maison et préfets.

Apprenez la défense comme jamais auparavant!

Tenu par Draco Malfoy et Harry Rogue

Ils affichèrent le feuillet le samedi soir.

Rendu au mercredi, ils avaient vingt-cinq étudiants désireux d'être membres, incluant Neville, Ron, Hermione, Katie et Ginny de Gryffondor. Luna, Cho Chang, Padma Patil et Terry Boot de Serdaigle. Justin, Hannah Abbott, Susan Bones et Derek Maisley de Poufsouffle. Grabbe, Goyle, Blaise, Millicent, Marcus Flint et Shannon Gagnon de Serpentard.

Harry fût enchanté de la réponse que sa petite idée avait reçue et il était fier et heureux que leur club de duel commence si bien. Draco et lui avait déjà commencé à planifier les sorts qu'ils allaient enseigner et décidèrent que la meilleure méthode pour contrôler autant d'élèves était de les mettre en groupe.

Phil et Severus furent tous les deux surpris du dévouement des garçons et leur dirent qu'ils seraient disponibles s'ils souhaitaient leur demander des conseils sur comment enseigner des sorts de défense, autre que l'Expelliarmus.

-Merci, mais je pense que l'on contrôle bien jusqu'à maintenant, dit Harry, et cela sera une bonne pratique pour le tournoi. La première tâche s'en vient après tout.

-Oui. Dans deux semaines, dit Severus, pendant ce temps, je pense que cela va être une bonne opportunité pour vous rafraîchir la mémoire sur vos talents de combat.

-Je suis d'accord, ajouta Phil, ils étaient tous à l'intérieur du bureau de Rogue. Après tout, c'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Les deux garçons grognèrent à l'entente de ce vieil adage. Ils étaient néanmoins excités par leur première leçon et espéraient que tout irait bien.

-Papa, est-ce que l'on pourrait t'emprunter des mannequins de pratiques de la Salle sur demande?, demanda Harry.

-Oui, accepta Severus. Je vous montrerai cependant comment les activer et les désactiver, puis il guida ses fils à la pièce secrète du septième étage.

À dix-neuf heures précises, Draco et Harry étaient dans la Grande sale. Ils avaient déplacés toutes les tables et les bancs contre le mur et avait donc ainsi une grande place pour travailler. Ils se tenaient debout sur l'estrade où la table des professeurs était. À côté d'eux, il y avait cinq mannequins et un grand morceau de parchemin qui couvrait la table. Sur le dessus, était écrit les mots : Membres du nouveau et amélioré club de duel, et à côté, une plume et de l'encre.

Une liste des règles était écrite sur un tableau noir qui flottait dans les airs, sans appui d'aucune sorte. Tous les membres devaient accepter ses règles avant de pouvoir faire partie du club. La règle numéro un était de ne pas utiliser leurs apprentissages pour blesser un étudiant à l'extérieur du club. La règle numéro deux était que tout le monde devait obéir à Harry et Draco comme il le faisait pour tout professeur. La règle numéro trois disait que tous les participants devaient bien s'entendre entre eux pour la durée des cours, la coopération était essentielle. La quatrième disait qu'aucun sort Impardonnable ou très dangereux ne sera lancé ou montré ici, puisque le club était seulement pour se défendre. La cinquième était un accord citant d'arrêter immédiatement si leurs instructeurs pensaient qu'ils étaient trop blessés pour continuer ou que leur réserve magique diminuait. La pénalité pour briser une de ses règles était d'être immédiatement exclu du club, sans exception.

-Une fois que vous avez signé votre nom sur le rouleau sur la table, vous serez lié aux règles sur le tableau, tout comme si vous aviez fait une promesse sur votre honneur de sorcier, commença Harry sérieusement. Alors lisez-les attentivement et demandez-vous si vous pouvez les suivre ou pas avant de prendre la plume et d'écrire votre nom. Et, juste pour que vous le sachiez, ces règles sont les mêmes que mon père nous faisait suivre, Draco et moi, lorsqu'il nous enseignait la défense. Nous voulons que ceci soit une expérience amusante d'apprentissage pour tout le monde, mais également, une expérience sécuritaire.

-C'est juste, dit Katie, puis elle lu attentivement les règles et signa son nom sur le rouleau de parchemin avec des enjolivures.

-Comment allez-vous savoir quand nos réserves magiques vont être basses?, demanda Hannah.

-Le professeur Rogue nous a enseigné un charme de surveillance, répondit Draco. Nous le lancerons à chaque début de session.

-Allez-vous nous faire courir des tours aussi?, grogna Millicent.

Draco rit. « Peut-être. Tu sais, courir des tours aide à se faire une endurance, et cela peut être très utile dans un duel. »

Tous les Serpentards grognèrent et les Gryffondors eurent l'air suffisant. Des rumeurs courraient dans l'école à propos de leur détention avec Rogue.

-En autant que tu n'aboies pas les ordres comme ton sergent de père, Malfoy, avertir Flint.

Les yeux de Draco se rétrécirent. « Flint, si tu signes ça, tu accepte de m'obéir et je le ferai comme je pense. Je suis ton instructeur, tu ne m'imposes pas ta ligne de conduite. »

-Pas plus qu'à moi, ajouta Harry.

Les deux frères se tenaient debout, épaule contre épaule, une expression déterminée et sévère sur leurs visages, comme des commandants de l'armée.

Après un moment, Flint acquiesça à contrecœur et baissa ses yeux.

Un par un, les étudiants s'approchèrent et signèrent leurs noms sur le parchemin.

-Nous nous rencontrerons ici tous les mercredis, à moins qu'il n'y ait une raison pour laquelle nous ne pourrons le faire, continua Harry. Si l'heure ou la journée change, nous mettrons un avertissement dans le hall d'entrée.

-Maintenant, nous voulons vous compter, en commençant par un, dit Draco. Quand on va arriver à cinq, on recommence à un encore. Rappelez-vous votre numéro, parce que c'est comme ça qu'on va vous mettre en équipe.

Une fois tout le monde compté, Draco mis ceux ayant le même numéro ensemble. Il s'assura que chaque groupe contenait un membre de chaque maison. Une fois cela fait, chaque groupe reçu un mannequin de pratique et se battirent en duel contre eux un par un pour qu'Harry et Draco puissent voir les sorts que chaque étudiant connaissait.

Mais tout d'abord, les frères démontrèrent leur propre connaissance en magie défense en combattant deux mannequins en une fois, travaillant en équipe.

C'était amusant, et une fois terminé, les étudiants les regardaient avec un nouveau respect et de l'admiration.

-Wow, vous êtes bons!, s'exclama Ron.

-Comment avez-vous appris tous ses sorts?, demanda Ginny.

-Notre père nous les a montrés, répondit Harry.

-Il nous a fait travailler jusqu'à l'épuisement, ajouta Draco. Mais ça en valait la peine. Comme vous le voyez.

Pour la première session, ils mirent les mannequins à un niveau débutant, et regardèrent avec attention chaque étudiant alors qu'ils lançaient les sorts de défense ou d'attaque qu'ils connaissaient. Chaque étudiant avait droit à trois essais pour désarmer ou assommer le mannequin avant qu'il ne rende la pareille.

Les deux Rogue se déplaçaient dans la salle, offrant conseil et instructions sur comment tenir sa baguette, faire un geste plus étroit, et prononcer un sort clairement et précisément.

Une heure plus tard, tout le monde était haletant et fatigué, mais satisfait des progrès qu'il avait faits dans leur duel. Harry et Draco se regardèrent et sourirent fièrement, emplis d'un fort sentiment d'accomplissement.

-Vous avez très bien fait, complimenta Draco. La prochaine fois nous aurons une brève leçon sur le sort de désarmement et puis nous vous enseignerons comment faire un bouclier protecteur.

-Merci d'être venu. Bonne soirée, ajouta Draco.

Le reste des étudiants sortirent, à l'exception d'Harry, des meilleurs amis de Draco, de Katie, de Ron et d'Hermione.

-Harry, tu as été tout simplement brillant!, dit Katie. Même si tu as laissé ce pantin marchant me frapper le derrière deux fois.

Harry rit. « Hé, c'est comme ça qu'on apprend. » Il l'examina et demanda : « tu n'es pas blessée n'est-ce pas? »

Katie partit à rire. « Pourquoi? Tu me donnerais un baiser magique? »

Harry rougit et marmonna un « peut-être ».

-S'il vous plaît vous deux, dit Ron en faisant semblant de vomir. Puis il se tourna vers Draco qui embrassait Hermione. « Ahh! Prenez- vous une chambre! » Il se tourna vers Crabbe et Goyle. « Comment faîtes-vous pour le supporter? Ils sont genre… totalement collés ensembles! »

Crabbe ricana. « Jaloux, Weasley? »

Ron aspira son souffle. « Err… non, bien sûr que non! Hermione est comme ma sœur! »

-Tu as besoin de te trouver une fille pour toi, remarque Goyle, tout comme nous.

Ron rougit. « Comment? Vous avez des idées? »

-Euhh… non pas vraiment, mais peut-être que si on se penche tous ensemble…, suggéra Crabbe.

Les trois jeunes célibataires se déplacèrent dans un coin de la salle et laissèrent Draco et Hermione et Harry et Katie à leur bécotage en règle. Ils étaient fatigués de se sentir comme une baguette en trop et espéraient qu'à trois ils pourraient trouver comment avoir un rendez-vous pour le Bal des fêtes.