DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.
À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part.
Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.
Également un très gros merci à mmg123 qui est d'une aide précieuse pour la révision des chapitres que je publie.
Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'elle.
Les expressions suivies d'un astérisque sont des expressions utilisées au Québec pour jurer. L'équivalent français varie beaucoup, mais cela tourne autour de « mais merde alors! ».
Un très gros désolée pour tout le retard! Ma situation générale a subit beaucoup de changement. Le rythme de publication serait maintenant un chapitre aux trois semaines. Soyez cependant assuré que je rattraperai tout le retard perdu et que je n'abandonnerai jamais cette histoire, elle est bien trop intéressante!
Bonne lecture!
Elle et Lui
Retour au Manoir Prince
Chapitre 17 : Les mythes sont vivants!
Entre les classes, les devoirs et essayer d'esquiver Rita Skeeter, qui était dans une spirale d'interview, Harry avait tout juste le temps de manger ou dormir, et se sentait comme s'il était perpétuellement en état d'épuisement. Hermione et Ron lui demandaient une bonne douzaine de fois par jour s'il allait bien jusqu'à ce qu'il explose et leur dise de le laisser tranquille. Ce qu'ils firent, mais ils recrutèrent Draco et Katie pour qu'ils puisent garder un œil sur lui, en pensant qu'ils seraient bien les seules personnes qu'il ne pourrait rejeter si elles lui demandaient comment il allait.
-Je n'ai pas de problème Draco, répliqua un Harry irrité quand son frère lui demanda ce qu'il se passait avec lui après le cours d'Enchantements un après-midi. Je suis juste… un peu fatigué.
Mais Draco, qui avait vu le pire d'Harry, après ses terribles cauchemars au Manoir Prince, n'était pas stupide. Il avait déjà vu son frère jouer l'imbécile Spartiate héroïque.
-Tu ne dors pas bien, n'est-ce pas?
-Je n'ai jamais dit ça, siffla son frère, en enlevant ses cheveux noirs corbeaux de son visage. Il les laissait pousser afin qu'ils ne soient plus aussi indomptables, et son nouveau style accentuait encore plus sa ressemblance avec son père.
-Tu n'as pas besoin de le dire, dit Draco. Pourquoi ne demanderais-tu pas à papa une dose de potion de sommeil?
-Je te l'ai dit! Je vais bien!
-Ouais, tellement bien que tu te réveilles fatigué et que tu dors dans la moitié de tes classes.
-Je ne fais pas ça!
-Oh que oui.
-Comment le sais-tu?
-Une fois je t'ai vu le faire de mes propres yeux dans le cours d'Enchantement, en plus, Hermione me l'a dit.
Harry souffla rageusement puis fixa son regard au loin.
Draco croisa ses bras sur sa poitrine, en bonne imitation de son père. « Petit frère, vas-tu être raisonnable et prendre une potion de sommeil ou dois-je aller le dire au vieux? »
-Dumbledore?, demanda Harry insolemment.
Draco le frappa d'un mouvement taquin à l'épaule. « Non imbécile, papa. »
Harry le regarda fixement. « Qu'est-ce qui arriver au pacte qu'on a fait toi et moi? »
-Duquel tu parles?
-Celui dans lequel on a accepté de ne rien dire à papa sur nos vies personnelles à moins que ce soit une question de vie ou de mort.
-Écoute Harry. Je ne suis habituellement pas un rapporteur, mais si tu ne dors pas assez et que tu n'es pas assez bien reposé pour le tournoi, cela pourrait te tuer, dit Draco sérieusement. Des personnes sont mortes en participant à ce tournoi. Et tu as besoin d'être au top de ta forme pour survivre. Alors, pour l'amour de Merlin, prend une potion de sommeil. Tu peux en avoir une de Pomfresh.
-Et après elle va demander à papa ce qui ne va pas et pourquoi j'en ai besoin et il va flipper.
-Non, elle ne le dira pas. C'est le secret médical.
-Je pensais que ça s'appliquait seulement aux Guérisseurs.
-Pomfresh est une Guérisseuse, crétin!
-Oh, dit Harry en sentant stupide.
-Ou, si tu ne veux pas faire ça, tu peux toujours demander à oncle Phil de t'endormir en utilisant ses pouvoirs vampiriques. Il me l'a fait quand Pansy m'a jeté la malédiction.
Harry soupira. « Alors, je vais devoir lui expliquer à lui ce qui me dérange. »
-Harry, je peux te poser une question?
-Vas-y.
-Qu'est-ce qui te dérange?
Harry se mordit les lèvres. « Toute cette publicité. J'hais vraiment ça. Ça me rend fou. Je me sens tout le temps surveillé, et même quand je ne dis rien, Skeeter trouve toujours des choses à écrire à propos de moi. Hier, elle interrogeait l'un des Crivey et il lui a dit à propos de Katie et moi, et la prochaine chose que je sais, c'est que je fais la première page. Encore. »
-Je sais, c'est dur, dit Draco d'un ton sympathique. C'était la même chose pour moi après le procès. Tous ces journalistes qui voulaient savoir comment j'allais, ce que je pensais, ils ont essayé tout ce à quoi ils pensaient pour me faire parler, et quand j'ai refusé, ils ont simplement inventé des choses. Skeeter a essayé de m'interviewer l'autre jour.
Harry regarda son frère avec attention. « Qu'est-ce que tu as dit?
-Que mon père m'avait toujours dit de ne pas parler à des étrangers, dit Draco en lui souriant sournoisement. Puis, je suis parti.
Harry partit à rire. « Brillant! »
-C'est tout moi ça. Autre chose?
-Bien, c'est sûr que je suis nerveux pour le tournoi. Je n'arrête pas d'imaginer toute sorte de choses mauvaises à propos de la première tâche et je me demandais si j'allais être prêt pour cela.
-Hmmm. Je pense que tu seras capable de terminer tout ce qu'ils te donneront Harry. Tu es fort en magie et tu connais des choses qu'aucun autre étudiant ne connait. Comme le kin-sa-dor. Et l'escrime. Et on a pratiqué la défense avec le club de duel et papa presque tous les soirs cette semaine. Ne t'en fais, petit frère. Tu vas t'en sortir. Tu es un Rogue et tu es le meilleur sorcier de ce tournoi.
Les mots de Draco le firent sentir dix fois mieux. « Merci, Dragon. »
-Quand tu veux Harry. Maintenant viens, avant qu'on manque le repas.
Harry écouta le conseil de Draco et demanda une potion de sommeil à Madame Pomfresh. Elle la lui donna sans lui poser de questions, à son grand soulagement. Mais son moment de bonheur ne dura pas longtemps. Il regarda comment les autres champions résistaient à la pression et se sentit clairement manquer de sang-froid.
Fleur agissait comme si tout cela était derrière elle, elle riait et était sereine. Cédric subissait le tout, sans aucune conséquence apparente, et on aurait dit que les foules ne le dérangeaient pas. Krum se couvrait d'attention, posant pour des photos et acceptant toutes les interviews, peu importe lesquelles. Il était habitué à de telle attention dû à sa place de joueur de Quidditch vedette.
Harry se demanda si cela n'était simplement pas contre sa nature d'apprécier être sous les feux des projecteurs. Comme son père, il y avait des choses dans son passé qu'il ne voulait pas que quiconque les découvre, et il aimait son intimité.
Seul le temps passé avec sa famille le soir ou avec Katie pendant les après-midi semblait le soulager de la pression qu'il endurait. Avec sa famille, il pouvait simplement être lui-même, c'était la même chose avec Katie. Il adorait être avec la poursuiveuse de Gryffondor parce qu'elle ne lui posait jamais de question à propos du tournoi, ce qu'il espérait ou s'il était nerveux. Elle était sensible à ses humeurs et quand il était avec elle, il pouvait simplement laisser le monde derrière lui et s'amuser.
Ils pouvaient souvent être trouvés sur leurs balais sur le terrain de Quidditch. Il prenait sa position de poursuiveur et elle sa position d'attrapeur, pour varier les plaisirs, riant et plaisantant. Harry appris très vite à ne pas sous-estimer Katie, puisqu'elle avait l'audace des Gryffondor et pouvait faire des manœuvres qui lui faisait dresser les cheveux sur la tête.
-Allez, garçon volant, bat ça!, était le cri de bataille de Katie, et Harry faisait de son mieux pour essayer.
C'était amusant de se battre avec elle, simplement pour le plaisir de le faire, sans avoir à se soucier de faire des points, ou de la Coupe de Quidditch. Il n'avait jamais réalisé combien il était amusant de jouer simplement pour l'amour du jeu jusqu'à maintenant.
Et, ce qui était le mieux, c'était de la prendre dans ses bras après coup et de l'embrasser jusqu'à en perdre le souffle. Elle adorait jouer dans ses cheveux, parcourant ses mèches soyeuses de ses doigts. « Tu es tellement sexy, Harry Rogue », lui ronronnait-elle à l'oreille et il riait puis lui embrassait le bout du nez.
Une fois, il vit Krum les regarder après une telle séance d'embrassade et cela le mit mal à l'aise, sur la défensive et irritable. « Qu'est-ce que tu regardes? »
Krum haussa les épaules et sourit insolemment : « eh bien, t'as à peine l'âge de sortir avec quelqu'un, et le pire c'est que t'as quelqu'un. Je me demandais comment cela était possible. »
Avant qu'Harry ne puisse répondre, Katie le fit : « c'est possible parce qu'Harry n'est pas un idiot qui joue les vedettes comme toi Krum. » Puis, elle prit le bras de son petit-ami et le tira vers le château.
Harry sourit sur toute la durée du chemin.
-Je ne peux pas croire tu l'as envoyé promené de cette manière!
-Pourquoi? J'appelle un chat un chat moi, et il est si imbu de lui-même que je suis surprise qu'il n'explose pas comme un ballon. Je suppose que c'est ce qui arrive quand la gloire te monte à la tête.
-Alors cela ne te dérange pas qu'il soit une grande star de Quidditch et que tu viennes juste de lui balancer une insulter en plein face?
-Non. Il est peut-être bon sur un balai, mais son attitude laisse clairement à désirer. J'espère que tu lui donneras une leçon quand le tournoi va commencer Harry. Allez, viens garçon volant, je dois étudier pour mes potions avancées et j'ai besoin que quelqu'un me pose des questions.
-Dans le fond de la bibliothèque?
-Oui, c'est le coin le plus tranquille.
Après avoir déposé leur balai dans leur dortoir et ramasser les textes de potion de Katie, ils se dirigèrent vers la bibliothèque.
Pendant ce temps, Ron, Crabbe et Goyle étaient assis à l'ombre de la cabane d'Hagrid, juste derrière le champ de citrouille du gardien des clés, étudiant un livre que Ron avait « emprunté » aux jumeaux qui s'intitulait : Un guide masculin complet sur comment avoir une petite amie époustouflante. Le livre suggérait plusieurs choses qu'un garçon étrange, timide ou naïf pouvait faire pour attirer l'attention d'une belle fille, ou celle de toute fille qui passait par là.
-Ok, alors maintenant, qu'est-ce que ça dit à propos de lui parler?, demanda Crabbe à Ron puisque c'était à son tour de lire un chapitre. « Comment peut-on arrêter d'être incapable de lui parler quand on la voit? Ou arrêter d'avoir l'air d'un total idiot? »
-Sais pas, lui répondit Ron.
-Lis le livre, idiot de Weasley!, lui cria Goyle.
-Oh. Oui, dit Ron en rougissant. Euhh… ça dit de penser à ce qu'on veut avant de le dire. De cette manière on ne butera pas sur nos mots. Ne pas la regarder trop longtemps, et la laisser parler en premier, puis lui répondre, comme ça on ne se sentira pas bizarre parce qu'on n'a rien à dire. Faut lui dire qu'elle est belle, ou dans tous les cas, la complimenter, sans rien dire de faux. Les filles détestent les menteurs.
-Ok… je pense que je peux me rappeler de ça, dit Goyle, un peu incertain.
-Est-ce que ça dit ce que les filles aiment recevoir d'un gars?, demanda Crabbe.
-Euh… attend je regarde…, dit Ron en tournant les pages.
Ils découvrirent que la plupart des filles aimaient les cadeaux simples et honnêtes, comme des fleurs, un poème ou un animal mignon en peluche, peut-être même un diner et sortir au restaurant. Un livre si elle aime vraiment livre, des bijoux si elle aime ça. Trouver un cadeau qui convient à ses intérêts.
-Quand tu te présentes à une fille pour la première fois… regarde-la dans les yeux et parle naturellement. Souris et dis-lui ton nom, dit Goyle en lisant le chapitre suivant.
-Ça a pas l'air trop compliqué, dit Ron, mais il fut immédiatement assaillit de doutes. Et si il se présentait à la fille de ses rêves mais qu'il en venait à oublier son nom parce qu'il était trop ébloui par sa beauté. Est-ce que c'est déjà arrivé avant? Il pouvait voir cela lui arriver.
-Ok. Maintenant, il faut juste trouver des filles, commença Crabbe. Où est-ce qu'on peut en trouver?
Ron et Goyle échangèrent des regards d'exaspération.
-Eh bien, Vince, puisqu'on n'est pas dans un monastère, je dirais qu'il y a plein de filles juste ici, dit Goyle.
-Et n'oubliez pas, il y a de nouvelles filles de cette école chic française, leur rappela Ron. Et vous savez ce qu'on dit à propos des filles françaises. Elles sont chaudes!
-Yep, cette Fleur est à moitié Veela, dit Crabbe. Doux Merlin. Mais elle ne regarderait jamais un mec comme moi.
Les autres furent tristement d'accord avec ce fait, puisque cela s'appliquait aussi à eux.
-Mais ça ne peut pas faire de mal de regarder, non?, dit Ron.
Les trois garçons se relevèrent, brossèrent l'herbe et les feuilles de leurs robes puis se dirigèrent vers le château, où ils trouvèrent un groupe de filles de Beauxbâtons assemblées près du lac.
Ron les regarda et vit une belle fille, aux cheveux blonds, souriant et riant avec deux autres filles. Il la reconnu comme étant Fleur, mais les deux autres étaient tout aussi attirantes. Une avait les cheveux foncés avec de grand yeux couleur whisky, frangé par de longs cils, elle n'était pas maigre, mais un peu ronde comme dirait sa mère. Il sentit sa bouche devenir sèche.
Wow! Elle est vraiment belle. J'aime… j'aime vraiment ça.
Il essaya de se rappeler ce que le livre disait à propos des présentations, mais les conseils étaient confus dans sa tête, et il décida finalement d'agir comme d'habitude et de dire bonjour.
Alors il mit ses mains dans ses robes et, après avoir lancé un sortilège de Nettoie-tout sur lui de manière à ce qu'elle ne remarque pas la manière qu'il transpirait, se dirigea vers le lac. Il siffla négligemment jusqu'à ce qu'elle lève les yeux et le regarde, ce qui le fit arrêter net, lui faisant un drôle de bruit qu'il essaya de cacher à travers une toux, avala de travers, ce qui le fit tousser pour de vrai.
Pendant qu'il essayait de retrouver son air, une main froide sur son dos et une douce voix murmura : « doucement. Ne te bats pas… juste respire. »
Sa voix, qui était comme du chocolat tendre, le calma assez pour qu'il prenne une bouffé d'air frais.
-Est-ce que ça va?, dit-elle avec un léger accent dans sa voix, juste assez pour qu'elle sonne exotique.
-Euh… oui… j'ai juste … avalé trop vite… euhmm…
Il la regarda et vit la plus belle paire d'yeux couleur whisky qu'il n'ait jamais vu de sa vie.
-Wow!
Elle le regarda déconcerté. « Quoi? »
-Tu… tes yeux… euhh… je veux dire… ils sont vraiment… euh…. Intéressants, lui répondit-il et aussitôt qu'il l'eut dit, il voulut se frapper. Fort. Idiot! Tu es supposé te présenter avant de la complimenter.
-Oh, oui. Eh bien, je les ai eus de mon grand-père. Il était un Rom.
-Rom? Je pensais que tu étais française.
Elle ria. « Je suis bretonne, de la Bretagne et aussi en partie Roumaine… bohémienne qu'on dit. » Elle mit sa crinière de boucle couleur nuit derrière ses oreilles et lui fit un doux sourire.
Elle m'a souri! À moi! Il sentit sa langue collée au palais de sa bouche. « Oh, c'est bien. »
-Merci. Tu es?
-Euh… Je suis un Gryffondor et … mon nom est …, à sa grande horreur, il ne put se rappeler qui il était. Doux Merlin! Peut-être que mon étouffement m'a donné des problèmes au cerveau! J'ai des pertes de mémoire! Georges a toujours dit que j'allais finir par la perdre un jour. Mais elle le regardait, attendant qu'il parle. « … Georges… Je veux dire Ron… Je suis Ron Weasley », réussit-il à ajouter en sortant sa main de sa poche et lui souriant, d'une manière qui lui donna l'air d'un cochon malade. « Je suis enchanté de faire ta connaissance… »
-Zara, répondit-elle en prenant sa main. Zara Racette. Je suis heureuse de faire ta connaissance Ron. Ou est-ce que c'est Georges?
-N-Non. Georges c'est mon frère. Je… je pensais juste à lui avant… je veux dire… ignore-moi, je m'embrouille.
-Pas du tout. Je te trouve très… comment dites-vous… ah… charmant? Oui?
Il avala presque sa langue. « Tu… tu penses? »
-Oui**. Et beaucoup, et mignon aussi!
-V-Vraiment? Je veux dire, je trouve que tu l'es aussi, dit-il en rougissant. Quel âge as-tu?
-Quel âge que j'ai?
-Oui.
-J'ai quatorze ans.
-Moi aussi! Il ne pouvait croire qu'il était aussi chanceux. Il était en train de parler à une fille, et elle avait le même que lui et en plus, elle pensait qu'il était mignon.
Elle regarda Grabbe et Goyle, qui traînaient dans les environs comme des oiseaux de proies.
-Qui sont tes amis?
-Oh… c'est Vincent Grabbe et Greg Goyle. Ils sont euh… un peu timides, lui répondit-il, manquant de se frapper le front de stupidité. Tu fais bien ça, Weasley! Maintenant, ils vont tous te tuer!
Mais Zara rit, sans méchanceté. « Oh? Alors peut-être que Gabrielle Marchant et Jeannette Arnaud pourraient les aider, oui**? », puis elle appela deux autres filles, une belle fille avec des cheveux blonds et une autre avec des cheveux auburn et murmura avec elles. En deux minutes, top chrono, les filles étaient parties se présenter à Crabbe et Goyle.
Wow! Ça marche vraiment!, pensa un Ron rayonnant, il se sentait comme flotter dans les airs. « Euh, Zara? Est-ce que tu… est-ce que tu aimerais venir à Pré-au-Lard pour une bière-au-beurre? »
-Pré-au-Lard? Tu parles du village derrière le château?
-Ouais. Il y a un endroit là-bas qui s'appelle les Trois-Balais. Ils servent les meilleures boissons à vie, chaude et froide. Ils ont aussi du fish and chips, des saucisses et des oignons. Est-ce que tu aimerais venir?
-Bien sûr**!, s'exclama Zara. Cela va être… comment dites-vous… une aventure, oui?
-C'est sûr!, dit Ron en lui souriant ébloui. Un rendez-vous! J'ai enfin un rendez-vous! C'est si… incroyable. Maintenant, je dois juste m'assurer que j'ai assez de Noises et Mornilles pour tout payer. Il plongea dans sa poche et sentit avec soulagement les dix Noises qu'il avait gagnées de George en pariant que Rogue n'enlèverait pas de points à Gryffondor pour la querelle. Pré-au-Lard me voilà! Avec la délicieuse bohémienne Zara!
Le dortoir de Serpentard, deux nuits plus tard
-…malheur, extérieur, accordeur, éboueur… Merlin! Y'en a pas un de bon!, grogna un Goyle frustré qui lança sa vingtième boulette de parchemin de l'autre côté de la pièce. Draco, qu'est-ce qui rime avec cœur?
Draco se tourna, ramassa une chaussure du côté de son lit et le lança à la tête de son ami.
-Ow!, cria Greg en se frottant le derrière de la tête. C'était pour quoi ça?
-Greg, oublie cette foutue poésie pour le moment, pis va te coucher!, grogna Draco. Avant que je fasse des rimes avec le mot « mort », parce que si tu ne te tais pas, c'est comme ça que tu vas te sentir dans deux secondes.
-Ok Draco. Désolé.
Draco remit sa tête sous son oreiller et tira d'un coup sec les rideaux qui entouraient son lit. Merlin, mais maudit que je souhaite qu'ils n'aient jamais rencontrés ces filles de Beauxbâtons! C'est comme vivre avec deux chiens stupides! Il grogna pis donna des coups dans son oreiller, tentant en vain d'essayer de dormir. Tout ce qu'ils font c'est parler de Jeannette et Gabrielle et de combien ils les adorent. J'espère que je n'agissais pas comme ça les premiers temps que je sortais avec 'Mione. Autrement je devrai m'ensorceler moi-même.
Pendant que Draco envoyait des malédictions à ses colocataires et leurs soucis avec les filles, Phil chassait Karkaroff et Madame Maxime. C'était inhabituel de voir ces deux là ensemble et Phil était immédiatement devenu suspicieux. Quelque chose se tramait et il était déterminé à trouver c'était quoi. Il suivit les deux autres sans faire plus de bruit que le vent, il avait mis son voile au maximum, et ses crocs se montraient brièvement sur sa lèvre inférieure.
Ils se faufilèrent avec précaution hors du château, regardant furtivement les alentours avant de quitter, puis ils firent leur chemin plus loin encore que la hutte d'Hagrid jusqu'à une grande clairière dans les débuts de la Forêt Interdite. Madame Maxime était légèrement essoufflée le temps qu'ils arrivent.
-Qu'est-ce qui est si important Igor, que vous n'avez pu vous empêcher de m'éloigner de mon dessert?
-Ça. Regardez, dit le grand magicien en désignant, avec des mouvements imposants de sa robe au col de fourrure, une série de cages placées en demi-cercle. Devant eux, plusieurs sorciers portaient les uniformes de cuir les désignant comme des Gardiens d'animaux avec l'insigne d'une patte sur leur uniforme. Leur organisation était en faveur d'un traitement humain pour les créatures magiques, y compris les grands prédateurs.
Pendant que la grande directrice de Beauxbâtons se penchait pour jeter un œil dans les cages, Phil glissa sur le côté et regarda quelles étaient les créatures magiques à l'intérieur. Ses yeux violets s'écarquillèrent de choc à la vue de celles-ci.
Dans la première cage rôdait une grande manticore, sa queue de scorpion fouettant sans repos les barreaux, ses pattes de lion se pliaient et se dépliaient en défaisant le fond de la cage. Dans la cage il y avait un morceau de cuisse crue de bœuf, mais la manticore n'était pas intéressée pour manger maintenant. Elle avait une drôle de tête, presque humaine, mais ses lèvres se redressèrent pour révéler une rangée de crocs brillants, de la taille de ceux d'un lion. Des ailles de chauve-souris frémissaient en colère, la créature n'avait clairement pas l'intention de rester confinée, et elle émettait un grondement bas de sa gorge d'avertissement.
Madame Maxime passa un poil trop près de la cage et la manticore rugit fortement et tenta de l'attaquer avec sa patte.
Elle se retira, retenant sa main contre elle. « Bête sauvage! »
-En effet. Mais ce n'est pas la pire. Venez, allons voir les autres, dit Karkaroff en souriant légèrement. C'est ce que nos champions devront affronter dans deux jours. Ils tireront des répliques miniatures d'un sac pour voir quelle créature ils devront affronter. C'est l'idée de Dumbledore. Pour qu'il y ait une équité entre les concurrents, dit le sorcier de Durmstrang en ricanant. Vieux fou! Le tournoi n'est pas sur l'équité et la justice, mais bien à propos de gagner!
Madame Maxime eut l'air inquiet :
-Sûrement vous ne proposez pas que l'on triche?
-Bah! Ce n'est pas tricher que de donner une petite avance à nos champions. Je suis certain que Dumbledore l'a déjà dit à ses deux, répondit Karkaroff en riant amèrement, puis il dirigea la grosse femme au prochain enclos.
Celui-là avait plus l'air d'une forêt et il avait un grand filet brillant sur le dessus afin de prévenir la chimère, endormie sur la roche loin dans les ombres d'un orme enchanteur, de s'échapper. La tête de lion et celle de chèvre ronflaient très fort et la queue de serpent était enroulée autour du corps félin se reposant.
-Une chimère! Elles sont terribles!, s'exclama la directrice de Beauxbâtons.
-Oui, et elle crache du feu aussi. C'est un grand test pour un jeune sorcier. Peut-être que Potter ou Diggory se ramasseront avec celle-ci.
Dans une autre cage était un gigantesque chien noir de la taille d'un poney avec des yeux rouges brillants et une mâchoire semblable à celle d'un requin. Il portait un collier doré et il grognait d'une manière menaçante envers les deux sorciers, bondissant contre les barreaux, de la bave coulant de sa gueule.
-Et celle-là?
Phil se raidit. Comment ont-ils fait pour avoir un chien d'ombre? Ils étaient natifs du Royaume des Faes. Est-ce que quelqu'un avait fait un marché avec un Unseelie? Puisqu'eux seuls gardaient les chiens d'ombre comme animal de compagnie et les vendaient au plus offrant.
Les chiens d'ombre sont des animaux forts et ils pouvaient facilement se fondre dans leur environnement, mais leur atout le plus mortel était leur habileté de se téléporter à volonté. Ils pouvaient seulement être contrait par un collier avec un charme de liaison ou un certain sort de barrière. Ils vivaient pour faire couler le sang et se régaler des restes de leurs victimes.
Igor expliqua cela à Madame Maxime avec délectation et eut la satisfaction de voir la grosse femme devenir pâle et fit un signe de la croix, geste pour repousser le mal.
-Venez maintenant Madame Maxime! Ce n'est même pas le pire de ce qu'il y a ici. Bien que cela l'est presque.
La dernière cage était décorée comme un boudoir chic, avec de larges coussins de satins, des rideaux et un doux édredon. Enroulée sur les coussins était une bête des plus étranges. La moitié inférieure était un serpent géant et la supérieure celle d'une femme voluptueuse. Elle chantonnait et peignait ses cheveux, son visage détendu à mesure que le peigne parcourait sa chevelure. À intervalle, une langue fourchue sortait d'entre ses dents.
Elle leva les yeux de ses cheveux pour espionner les sorciers puis siffla : « Tu es venu m'observer, n'est-ce pas? Peut-être devrais-tu venir me rejoindre. » Elle donna à Igor un sourire sulfureux en montrant ses crocs, bien que ses dents semblaient normales. « N'aimerais-tu pas cela, petit sorcier? », dit-elle, suintant presque le charme.
Igor avale avec difficulté et commença à avancer, totalement enchanté par la voix de la créature. « Oui… oui…. », dit-il en se rapprochant de la cage.
Madame Maxime l'attrapa et le secoua fortement, le soulevant de terre. « Ça suffit comme ça, idiot! Elle est en train de t'ensorceler, homme stupide! Maudite lamia!, ajouta-t-elle en montrant son poing à la créature et en trainant Karkaroff au loin.
Phil, bien qu'il ne fût pas captivé par la coercition de la Lamia, sentit un frisson le parcourir. C'était une des créatures les plus mortelles dans les deux mondes, un démon fait de chair qui vivait pour manger la chair et l'âme des enfants.
-Est-ce qu'ils sont fous?, s'exclama Pincée en clignant pour se mettre visible et en fixant la lamia avec horreur. Appeler une créature comme ça pour une tâche? Ils ont éveillé ce qui était mieux endormi dans les plus bas niveaux de l'enfer.
-Oui, tisseuse de rêve. La lamia est une terrible adversaire, pire encore, d'une certaine façon, qu'un dragon. Puisque qu'elle est immortelle et ne peut être assassinée que dans son plan d'existence, siffla Phil, l'aura diabolique se dégageant du monstre lui donnait la chair de poule.
-Mais elle peut être bannie.
-C'est vrai. Mais seulement par un maître sorcier extrêmement doué pour briser des sorts noirs et compagnie. Aucun des enfants ne possède ce genre d'expérience, ni n'a le temps de l'apprendre. Le mieux qu'ils puissent faire est de l'éviter ou de lui faire tellement mal qu'elle n'attaquera plus.
-C'était l'idée de qui d'enfermer de telles créatures?
-Je pense que le sorcier nommé Croupton a accepté.
-C'est un fou alors! Que devons-nous faire à propos de cela Phil? Harry ne doit pas faire face à ces monstres sans préparation. Nous devons l'avertir, même si c'est contre les règles.
-Cela ne l'est pas puisque les deux autres prévoient le faire. Mais tout d'abord, nous devons avertir Severus.
Pincée cligna au loin pour retourner dans les donjons, un moment plus tard, Phil partit en courant, utilisant sa vitesse vampirique pour s'y rendre en moins de deux minutes.
-Est-ce qu'ils ont perdus leurs foutus TÊTES!, laissa éclater Severus quand le chatoyant et le vampire lui eurent dit ce qu'ils avaient découverts. Une manticore, une chimère, un chien d'ombre et une lamia? Ces créatures seraient dangereuses pour un sorcier adulte, alors de simples enfants, majeurs ou pas!
Le Maître des Potions se leva et marcha dans ses quartiers, trop agité pour se tenir tranquille, ses robes noires bruissant autour de ses chevilles.
-Est-ce qu'Albus est au courant de tout ceci?, dit-il en continuant de marcher, un peu comme la manticore, et s'il avait eu une queue, elle fouetterait l'air furieusement. « Bien sûr que oui », répondit-il à sa propre question un moment plus tard. « Rien n'arrive dans ce tournoi sans l'approbation du vieil homme! Maudit caliss*! », ajouta-t-il en touchant fermement le médaillon sous son chandail. Le manticore, la chimère et le chien d'ombre sont de sales opposants qui ne doivent pas être pris à la légère mais ils pourraient les tuer. La lamia par contre… il n'y avait que peu de sorts qu'il connaissait qui pourrait déjouer une telle créature et parmi ceux-ci, ils étaient tous hors de la portée de son fils. « Ils sont fous de s'attendre à ce que des étudiants se battent contre une lamia! La dévoreuse de tout enfant! Quelle sorte de défense auront-ils contre ça? »
-Pas une très bonne, répondit Phil sombrement. Mais Harry possède un avantage que les autres n'ont pas, Sev.
-Et c'est quoi? Son courage sans fin?
-Non. Son amulette d'héritier, répliqua Phil. L'amulette a été forgée dans la Cours de Seelie, par des mages forgerons.
-Oui, tu as raison, Grand, Sombre et Sexy! L'amulette le protégera contre les auras noires, mais aussi de la coercition de la lamia et de son regard hypnotique, expliqua Pincée.
-Et à propos de sa vitesse de la lumière, elle se déplace comme un serpent, et elle peut également cracher du venin comme un cobra?, s'inquiéta Severus.
-Peux-tu faire une potion contre le venin d'un serpent?
-Oui, contre un venin ordinaire, mais celui du lamia est dix fois plus fort, s'énerva Severus. Je ne peux qu'essayer. Si je réussis, je pourrais en donner à tous les participants, au moins cela les empêchera de mourir du poison.
-Tous?, demanda Phil en haussant des sourcils.
-Oui, ce sont des enfants et ils ne sont pas des pions dans une partie d'échec, explosa Severus. Foutu tournoi!
-Le diras-tu à Harry, ou dois-je le faire?, demanda Phil.
Severus y réfléchit. « Si je dois brasser une potion contre le venin, je vais avoir besoin de tout mon temps libre. De plus, je ne suis pas certain de pouvoir conserver mon sang-froid. Cela te dérangerais-tui? »
-Pas du tout, le rassura Phil. Il y aurait sans doute des mouvements d'épée que je pourrais lui enseigner avant qu'il n'affronte les créatures mardi.
-Je te serai éternellement reconnaissant, Philip.
-Ce n'est pas un problème. Sev. Nous en discuterons demain.
-Et je garderai un œil sur les autres, en particulier Karkaroff, leur envoya Pincée. Je n'ai aucune confiance en lui. Il y a quelque chose de diabolique et de déshonorant à propos de lui.
-Merci Pincée dit sincèrement Severus. Maintenant, je dois aller préparer la potion.
-Encore! Attaque avec tout ton poids derrière la lame Harry, réprimanda Phil, son visage sévère et déterminé. Sans quoi, tu ne pourras pas pénétrer son côté si jamais tu dois le faire. Refais-le!
Harry soupira, essaya la sueur de son front puis se repositionna lui-même en face du mannequin de pratique, lequel avait pris la forme des différentes créatures mythologiques qu'il devra affronter bientôt. Il savait que Phil pouvait être un maître difficile lorsque nécessaire, mais il n'avait jamais fait travailler Harry si durement. Cela faisait trois heures qu'ils passaient dans la Salle sur demande, après le souper, et Harry se sentait extrêmement fatiguée. Mais Phil n'avait pas donné de pause encore et Harry n'allait sûrement pas se déshonorer lui-même en en demandant une. Il était l'héritier du Manoir Prince et il avait besoin d'apprendre à se battre afin de survivre (et peut-être remporter) le Tournoi des Trois sorciers.
Phil lui avait parlé des créatures qu'il allait possiblement affronter et de Severus qui brassait une potion contre le venin. Le vampire avait insisté sur le fait qu'Harry devait être au top de sa forme, alerte et prêt pour n'importe quoi. Son oncle avait pratiqué des mouvements de kin-sa-dor avec lui, tout comme l'épée, lui disant que les arts martiaux pouvaient être utilisés contre toutes les créatures si besoin est.
-Je sais qu'ils s'attendent à ce que tu utilises uniquement ta magie pour te défendre, mais tu as un avantage en connaissant les armes et le combat à mains nues, avantage que tu ne devrais pas gaspiller. Ces créatures n'hésiteront pas à te tuer Harry, alors tu dois utiliser tes forces et être prêt à tout.
-Vigilance constante comme le dirait Maugrey?
-Oui. Ou, comme mon vieux maître d'épée dirait, « surveille tes arrières, regarde tes côtés, mais pour l'amour de Dieu surveille la foutue personne en face de toi. La bataille est composée d'un quart de talent, d'un quart de chance et d'une moitié de Dieu ». Je n'ai jamais oublié ce conseil. Il m'a sauvé plusieurs fois. Maintenant, je te le dis. Apprends ce que je te montre et tu t'en sortiras vivant et entier mardi.
Harry prit les mots de son oncle à cœur et ne se plaignit pas lorsque Phil lui ordonna de pratiquer l'attaque et la parade encore et encore. Il avait mal, était fatigué, mais il s'y était attendu. Il savait qu'il se sentirait encore plus mal si la chimère respirait sur lui, ou si la manticore le frappait avec sa queue, que le chien d'ombre le morde, ou que le lamia le fasse éclater en morceaux.
Finalement, Phil lui fit prendre une pause, disant qu'Harry c'était amélioré et qu'il devrait aller prendre une douche et se coucher. Ils allaient avoir d'autres sessions comme ça d'ici mardi. Phil lui avait également parlé du fait que son amulette le protégerait de la plupart des créatures maléfiques, spécialement les démons, comme la lamia.
-Cependant, cela ne veut pas dire que tu dois être insolent ou trop confiant, M. Rogue. Compris?
-Oui monsieur, répondit respectueusement Harry, puis il plaça son arme au loin. Merci oncle Phil.
Le vampire partit à rire vicieusement. « Cela m'a fait plaisir, jeune homme. Bien que je parie mon meilleur cheval que tu ne me remercieras pas demain matin. Bonne nuit Harry. »
-Bonne nuit oncle Phil, dit Harry puis il quitta la pièce pour aller à la tour des Gryffondor.
Lundi soir Severus fit dormir Harry dans ses quartiers en lui faisant prendre une potion de sommeil avant d'aller se coucher. Il savait qu'autrement son fils resterait éveillé toute la nuit et ce n'était pas ce don il avait besoin. Harry ne s'embarrassa pas de protester, quand Severus avait cet éclat particulier dans les yeux, il ne bougerait pas même si le ciel était en train de tomber.
Mardi matin commença à apparaître et Harry but l'anti venin que Severus lui avait donné, le goût semblable à celui d'un thé, sans rien de plus. Il avait donné une dose à Cédric quelques jours auparavant et lui avait parlé des quatre créatures mythologiques auxquels ils devront faire face. Cédric l'avait remercié, merci auquel Harry répondit en haussant les épaules en lui disant qu'il lui en devait une pour le jour où il l'avait défendu contre les autres étudiants. Un prêté pour un rendu, un Rogue payait toujours ses dettes.
La première tâche était prévue pour l'après-midi et tout le monde dû aller en classe et diner avant de se rassembler sur le terrain de Quidditch. Harry et les trois autres champions furent libérés plus tôt de leur classe pour se faire prendre en photo et avoir une autre interview avec Skeeter. Harry endura tout cela stoïquement, comptant les minutes avant qu'il ne doive faire face aux mythes vivants.
Draco, Ron, Hermione et Katy lui souhaitèrent tous bonne chance préalablement, tout comme son père. Mais ses mains étaient maintenant moites et de la sueur coulait le long de son dos. C'est certain que j'aimerais ça avoir une des potions calmantes pour l'estomac de papa maintenant. C'est une bonne chose que je n'aie que peu mangé, autrement tout serait sur le plancher à l'heure actuelle.
Enfin, les interviews furent terminés et les trois champions furent guider dans une tente où Ludo Verpey les attendaient. « Bonjour tout le monde! Vous êtes tous prêts pour le grand match? Bien! », dit-il en leur souriant d'une manière sympathique.
Fleur avait l'air hautain, Krum fronçait des sourcils et Cédric lui renvoya poliment son sourire. Harry essaya, mais eut peur qu'il avait seulement l'air d'être constipé et de craindre la tâche.
Verpey se racla la gorge. « Maintenant, les règles du tournoi sont les suivantes. Vous devrez trouver une manière de contourner une certaine créature et de retrouver une petite boîte dorée contenant un rouleau de parchemin sur le terrain. Cette boîte contient un indice pour la seconde tâche… si vous survivez à la première, bien entendu », ajouta-t-il en riant. « Petite blague, désolé. Vous pouvez utiliser tous les moyens dont vous disposez pour vous défendre contre la créature, mais s'il vous plaît, retenez vous de la tuer si vous le pouvez. Quelques-unes sont des espèces en voies de disparition et rares. »
-C'est quoi?, demanda Fleur.
-Vous le découvrirez en temps voulu. Des points seront donnés pour la créativité et l'efficacité des sorts lancés, du temps de réaction et du temps que vous mettrez à récupérer la boîte. Les juges vous donneront une note pour tout ça et celui ou celle avec le plus haut score remportera cette manche. Si vous échouez à ramassez la boîte, ou si vous êtes trop blessé, vous serez disqualifié. Êtes-vous prêts maintenant?
Les quatre champions acquiescèrent.
-Bien. Maintenant, mettez votre main dans le sac et découvrez ce que vous allez affronter, dit Ludo en ramassant un sac fait de soie. Honneur aux dames, Mlle Delacour.
Fleur mit sa main dans le sac et en sortie une réplique du chien d'ombre.
Cédric fut le suivant et tira la manticore.
Krum tira la chimère, ce qui laissait la lamia à Harry.
Son cœur battait fort dans sa poitrine, il mit la figurine de la lamia dans ses mains en coupe, avec son drôle de corps de serpent, et se rappela que c'était ce pourquoi Phil l'avait entraîné. Il l'emportera.
-Attendez ici jusqu'à ce que vous entendiez votre nom, puis sortez. Je vais aller informer les autres de vos adversaires.
Ils entendirent tous trop tôt Dumbledore annoncer : « Est-ce que Victor Krum s'avancerait? Vous combattrez une chimère. »
Des applaudissements épars accueillirent Victor alors qu'il sortait de la tente. Harry se demanda s'il allait encore être le dernier.
Un par un, les autres furent appelés et Harry ne pouvait dire si cela se passait bien ou pas, puisque la foule applaudissait et criait si fortement qu'ils rivalisaient avec les sifflements et les grondements des bêtes. De par les sons, il pensa que les autres réussirent à compléter leur tâche. Enfin, Harry fut seul dans la tente, et c'est à ce moment que Phil apparût, tenant une rapière dans une gaine.
-Harry, je n'ai pas beaucoup de temps, mais j'ai cru que tu pourrais avoir besoin de cela. Garde-la ici puisque tu n'es pas sensé avoir d'arme dans l'arène, mais appelle-le à toi plus tard, dit-il en posant l'épée au sol. Rappelle-toi, frappe avec tout ton poids, sans hésitation, autrement, elle va t'avoir. Utilise ce que je t'ai appris et tu t'en sortiras. Rappelle-toi aussi que tu es l'héritier du Manoir Prince et que le sang des rois coulent dans tes veines, ajouta-t-il en serrant le sorcier nerveux dans ses bras, lui donnant une claque dans le dos. « Que Merlin soit avec toi mon neveu. »
Harry se redressa et fit un brave sourire à Phil.
-Merci mon oncle. Dis à papa de ne pas trop s'inquiéter.
Le vampire ricana. « Je le ferai. »
Puis, alors que Dumbledore appela Harry, Phil disparut. Harry quarra ses épaules, se centra sur lui-même puis sortit, sa cape noire avec le numéro quatre tournoyant à ses chevilles.
Les cris de la foule étaient à vous rendre sourd, et pendant un instant, il ne peut s'entendre respirer lui-même. Mais il se concentra sur l'enclos où la lamia était, celle-ci le regardait avec intérêt. Elle avait un étrange sourire sur son visage, sourire qui donna la chair de poule à Harry. La lamia était curieusement belle, sa chevelure d'un émeraude foncé brillait dans le soleil et elle était voluptueuse, sa moitié supérieure couverte d'un chandail diaphane, sa moitié inférieure de serpent était modelée avec des écailles vertes, noires et rouges.
Des centaines de visages regardèrent Harry et il sentit comme un poisson rouge dans un bocal. C'est alors qu'il se concentra sur son ennemie et entra dans l'arène, la baguette prête à appeler la rapière.
Mais, alors que ses pieds franchirent l'enclos, la lamia tourna toute la force de son regard sur lui, et il ralentit. Le temps sembla s'arrêter et se figer, et soudainement la lamia disparut et Harry vit sa mère, tendant ses bras vers lui d'une manière implorante.
-Hein?, murmura-t-il, essayant de penser malgré le brouillard dans son esprit. Pourquoi est-ce que tout était si confus, si embrouillé?
Il eu une sensation de brûlure sur sa poitrine. Pointue et dérangeante, il tendit la main pour aller se gratter et elle se ferma sur l'amulette de l'héritage. Instantanément Lily disparue et il put voir la lamia, se déplaçant hypnotiquement d'avant en arrière, ses moitiés supérieures et inférieures ondulant dans une dance fascinante.
Un Glamour! Mais les glamours ne fonctionnent pas sur les Faes et je suis de la lignée Prince-Valinek. La lamia se rapprochait de plus en plus, en l'espace d'une minute elle s'était déplacée des trente pieds de long que faisait l'enclos. Elle souriait largement, révélant par le fait même ses longs crocs pareils à ceux d'une vipère mortelle.
-Viens à moi, petit être, dit-elle, chantonnant ainsi une ancienne berceuse. Viens et laisse-moi te tenir.
Harry frissonna, sa voix était comme de la soie, et tout d'un coup, il se rappela des instructions de Phil. N'écoute pas ses chansons, elles peuvent te tromper, et une fois qu'elle t'a dans ses bras, tu seras à elle pour l'éternité dans la mort. Harry lança rapidement un charme de silence et la voix séductrice perdit de l'ampleur.
Il lança un rapide charme de bouclier : « Protego! »
La lamia siffla, son visage tordue dans une grimace de haine, et cracha de long jet visqueux de venin vert.
Qui frappèrent le bouclier qu'Harry avait érigé puis rebondit.
La foule cria et applaudit alors qu'Harry se déplaçait vers la droite, faisant des cercles, pendant que la lamia se déroula puis s'étira pour l'attraper, des griffes de plusieurs centimètres de long poussant de ses mains, qu'elle agitait comme une faux.
Une fois, deux fois, le bouclier les retient, mais Harry pouvait le sentir disparaître, les griffes étaient magiques et chaque attaque l'affaiblissait. À la quatrième attaque le bouclier disparut, mais Harry savait que c'était ce qui allait se passer et il bondit, tordant son corps dans les airs et frappant avec son pied droit dans un mouvement de kin-sa-dor appelé l'attaque du Griffon.
Son pied frappa carrément la lamia à la mâchoire, la renvoyant en arrière sur sa queue, bien qu'elle ne fût pas assommée comme quelqu'un de normal l'aurait été. Étourdie, elle secoua sa tête en hurlant.
-Saint Merlin!, s'exclama Verpey. Je n'ai jamais rien vu de semblable! Où a-t-il appris de tels mouvements?
Harry ignora la voix, à la place de quoi, il atterrit légèrement sur ses pieds et cria : « Accio rapière! »
Telle une flèche sortir d'un arc, la rapière sortit de la tête et alla directement dans la main du garçon, Harry l'attrapa instinctivement, sans même regarder. Il la dégaina rapidement et fit face de nouveau au démon serpent enragé.
-Amène-toi, face de serpent! Tu veux un morceau de moi?, défia Harry, la lamia répondant par un sifflement. Viens me chercher!
Harry se mit fermement sur pied, comme Phil lui avait enseigné, puis il surveilla les yeux et la poitrine de la lamia, observant ses yeux brillants de fureur et la tension de sa poitrine juste avant qu'elle se lance sur lui.
-Je devrai arracher tous les os de ton corps, stupide enfant, et me nourrir d'eux!
Harry attaqua fermement vers le haut.
La rapière glissa sur la poitrine de la lamia, tel un couteau dans du beurre.
Le démon cria, et Harry se recula, arrachant la lame d'un coup sec de son corps.
Du sang noir se mis à couler paresseusement de la lamia, et elle se tortilla, crachant du venin et des malédictions sur les jeunes sorciers.
Harry courut derrière elle à la boîte dorée contenant le rouleau de parchemin, qui reposait sur un coussin, mais juste comme le bout de ses doigts y toucha, elle disparut en fumée.
La foule retint son souffle. Qu'est-ce que c'était?
Harry était bouche-bée, puis il se tourna vers la lamia qui riait moqueusement. Harry, idiot! Souviens-toi, elle est une créature Fae, maître en illusions! C'était un tour!
La lamia agita sa queue, railleuse, et Harry vit enfin la boîte tenue fermement dans sa queue.
-Tu cherches ça, petit gars? Viens le chercher!
La blessure de son torse s'était presque refermée, observa un Harry effrayé. Puis elle se cabra et lança encore plus de venin vers lui.
Il bénit maintenant les heures passées avec Phil et Severus à travailler pour éviter des projectiles et à travailler ses jambes.
Il sauta d'une manière ordonnée hors de la portée des jets de venin, lesquels laissaient des trous brûlants dans la terre.
Stratégie Harry. Sers-toi de ta tête!, pensa-t-il en haletant, essayant de penser à une manière qui lui ferait avoir la boîte sans trop s'approcher d'elle. Il ne savait pas s'il serait assez chanceux pour pouvoir la poignarder une deuxième fois, maintenant qu'elle avait été blessée, elle était prudente.
Le but est que j'aie la boîte. J'ai besoin d'une diversion.
Il abaissa la rapière et commençant à bouger sa baguette autour, ayant l'air de lancer un sort. Les yeux de la lamia surveillaient maintenant la main tenant sa baguette.
Harry se concentra et sans un mot, appela la boîte avec de la magie sans baguette.
Distraite, la lamia ne sentit pas l'étreinte ferme qui éloignait la boîte d'elle avant qu'elle ne doit déjà hors de son emprise, mais, rendu là, il était trop tard.
La boîte avança à toute l'allure dans les airs et Harry mit sa baguette dans sa marche et l'attrapa dans les airs, de la même manière qu'il attrapait le Vif d'or.
La foule devient sauvage, criant et acclamant.
Harry sourit. Il l'avait fait. Il avait terminé la première tâche.
Il se dirigea lentement de la lamia vers l'entrée de l'enclos, la rapière prête à intervenir.
-Que tu sois maudit, petit sorcier!, siffla la lamia, puis elle lança du venin vers lui.
Harry se recula, son épée tenue dans une pose classique, et la lamia se tortilla fortement pour éviter l'éclat brillant de la lame, abomination pour son genre.
Harry frappa une fois de plus et sentit la rapière percer la partie serpent du corps du démon.
La lamia hurla et se ratatina sur elle-même au loin, mais ses griffes bougèrent, frappant Harry sur le côté de la mâchoire.
Cela laissa une marque brûlante qui engourdit son visage, mais il l'ignora.
Harry lâcha la rapière, la laissant dans le corps de la lamia, et fit un sprint pour les deux derniers mètres avant l'entrée et à travers le trou.
-C'est ce que j'appelle un combat!, applaudit Verpey. Mais qui lui a appris à se battre de cette manière?
Harry s'arrêta à l'extérieur de l'enclos, une main allant à sa mâchoire qui l'élançait, elle saignait et brûlait férocement. Il tenait encore la boîte dorée dans son autre main. Son souffle était erratique alors que l'augmentation subite d'adrénaline quittait son corps.
Dans l'arène, la lamia réussit à retirer la rapière et la casser en deux.
Elle eut l'air de devenir dix fois sa taille, apparaissant par-dessus l'enclos, la bouche ouverte, du venin coulant de ses crocs. « Répugnant enfant Fae! Comment oses-tu me frapper? »
Le démon furieux se déroula avec la rapidité de sa partie cobra et fit son chemin vers l'entrée.
Verpey cria : « stop! Retourne-toi! », dit-il en faisant un mouvement compliqué avec sa baguette, et une barrière brillante se leva.
La lamia la brisa et les morceaux s'éparpillèrent partout, puis elle commença à traverser, riant de triomphe.
Tout le monde eut un sursaut d'horreur.
Harry se recula, il était emplit de terreur. Pourquoi est-ce que la lamia n'était pas soumise?
-Ludo, qu'est-ce que tu fais?, cria Croupton. Tu m'as dit que tu pouvais contrôler cette chose!
-Je… je le pouvais. Je ne sais pas pourquoi cela ne fonctionne pas, cria un Verpey paniqué. Il cria le sort encore, mais il ne fit qu'émettre un bruit puis mourut.
Bientôt, la lamia sera libre, et une fois libre, elle sera capable de tuer tout ce qui est sur son chemin. « La vengeance sera mienne, sorciers! »
Elle s'était tortillé jusqu'à la moitié de l'entrée, la barrière de Ludo craquant sans la retenir. « Tellement d'enfants, si peu de temps! »
McGonagall, se tenant juste à côté de Severus, dirigea sa baguette et transforma un petit caillou en une roche géante devant la lamia.
Mais la lamia ricana et le démoli en morceaux dans le temps de le dire.
-Elle s'échappe!, cria Rita Skeeter. Faites quelque chose – n'importe quoi!
Il y eu un pandémonium dans le stade alors que les étudiants essayaient de partir et étaient presque piétiné.
Dumbledore lança rapidement un sort calmant sur eux, et cria : « que tout le monde reste à sa place s'il vous plaît. Ne paniquez pas! »
Devant l'enclos, Croupton criait sur Verpey : « Bannis-la, idiot! Vite! »
-J-j'essaie, marmonna Ludo en paniquant.
-Permettez-moi.
Rogue déplaça l'idiot incompétent marmonnant de côté et fit face à la lamia, qui venait juste de finir de défaire la roche conjuré devant elle. Son amulette le brûlait et brillait alors qu'il faisait face au démon serpent.
La lamia vérifia rapidement. « Maudit sorcier de sang Fae! », cria-t-elle en protégeant ses yeux de l'éclat de l'amulette. « Ahhhhhhhh. »
Severus pointa sa baguette et cria sèchement : « Partez d'ici, démon! Moi, Severus Rogue, te bannis aux enfers desquels tu sors! Licentia, Diabola! »
Un rai lumineux argenté sortit en force de la baguette d'ébène, frappa la lamia et illumina la créature à moitié serpent. Elle cria, se tortilla, mais en vain. Un portal brillant apparût au-dessus d'elle et l'aspira, se fermant de lui-même un instant plus tard.
Le visage de Rogue avait la couleur d'un parchemin, preuve muette de combien le sort lui avait retiré d'énergie pour le réaliser. Il oscilla un instant sur ses pieds, l'épuisement courant à travers lui, mais réussit à rester debout. Il pourrait toujours s'effondrer plus tard. Il y avait un idiot qui avait besoin de se faire remonter les bretelles.
-Wow Rogue! C'était tout simplement merveilleux, s'émerveilla Verpey, Comment…
-Fermez-la idiot!, interrompit Severus qui fondit sur l'autre sorcier, les yeux avec un éclat mortel. Quel genre d'abruti fait venir une lamia sans savoir comment la bannir? Avec des centaines d'enfants? Savez-vous ce qui aurait pu arriver si elle s'était complètement libérée? Le… savez…vous?
Il était pratiquement en train de cracher et confrontait Verpey presque nez à nez, qui s'aplatit et se fit tout petit à côté du Maitre des Potions furieux, comme un première année repentit.
-Je… je pensais que je l'avais sous contrôle Rogue! Vraiment!
-Vous pensiez? La prochaine fois Verpey, laissez l'intelligence à ceux qui ont encore un cerveau dans leur tête, répondit Severus en ricanant. Vous êtes chanceux que je sache comment bannir les démons, autrement il y aurait eu des morts aujourd'hui dans votre précieux tournoi! Ou ne savez-vous pas que la source principale de nourriture d'une lamia est les enfants? Mangés vivants, imbécile! Mais à quoi pensiez-vous pour en emmener une dans ce monde qui ferait face à un enfant? Nous les avons bannis pour une raison!
Ludo devient vert et avala difficilement.
-Mais… mais je pensais que c'était juste une légende… Je ne croyais pas vraiment…
-La prochaine fois, faites vos recherches!, siffla Rogue. Maudit incompétent! Contentez-vous de jouer au Quidditch et rien d'autre!
Il quitta en hâte l'autre sorcier de peur d'être tenté de le transformer en tas de boue.
Puis ses yeux tombèrent sur son fils, sa main presser sur sa mâchoire saignante. « Harry! Tu saignes! Laisse-moi voir!"
Il courut voir son fils.
-Je vais bien papa, ne t'inqui… ow!, cria-t-il lorsque Severus tourna son visage et examina la marque.
-Toute ta mâchoire est enflée et devient mauve, commença Severus. Viens, je t'emmène à la tente de l'infirmerie Harry. Seul Merlin sait quel genre de poison cette créature avait sur ses griffes, ajouta-t-il. Il prit son fils fermement par l'épaule et le guida vers la tente médicale. « Je suis fier de toi mon fils. »
Harry sourit malgré la douleur. Les mots de son père étaient la seule récompense dont il avait besoin maintenant.
i Expression québécoise. Non, ce n'est pas une faute de français. En France, l'expression serait : cela te dérangerait-il?
