DISCLAIMER : Les cinq premiers chapitres sont issus d'un copier-coller de ceux qui étaient disponibles sous le profil d'Héléna Serdaigle. Nous avons l'autorisation d'elle (traductrice), de Mattéic (traducteur) et de Snapegirlkmf (écrivaine) pour poursuivre la traduction.

À partir du chapitre 6, vous trouverez la traduction originale d' .Lui. Quelques noms ou expressions peuvent différer de la traduction précédente et nous avoir échappés, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous visons une publication d'un chapitre aux deux semaines, les vendredis.

Un très gros merci aux reviews! Elles sont très appréciées, autant de moi que de l'auteure de l'histoire.

Également un très gros merci à mmg123 qui est d'une aide précieuse pour la révision des chapitres que je publie.

Prendre note que concernant cette histoire, Elle et Lui se sont séparés, il ne reste maintenant qu'Elle.

Bonne lecture!

Elle et Lui


Retour au Manoir Prince

Chapitre 19 : Que Merlin nous vienne en aide

Avant qu'il ne puisse dire Quidditch, Harry se retrouva face contre terre sur le sol, roulant, essayant d'éviter de se faire écraser par Krum pendant qu'il prenait Draco et l'épinglait contre le mur. Foutu salaud! Donne-lui ce qu'il mérite Dragon! Il sentit une main prendre prise sur son épaule, il se tourna à demi, mais à son soulagement, c'était seulement Ron, lui offrant une main pour l'aider à se mettre debout.

-Merci mec, dit Harry, acceptant la main du roux et se mettant rapidement sur pied.

-Pas de problème, dit Ron, fixant Krum en colère puis il leva les yeux et avala sa salive difficilement. Les amis de Krum, de gros ours patauds en robe de fourrure avaient rejoint la mêlée. « Euh Harry… on dirait bien qu'on a de la compagnie. »

Harry secoua sa tête. En dépit du fait qu'il n'aimait pas se battre, il sentait que lui et ses amis allaient avoir à se défendre eux-mêmes parce que les ours imbéciles n'avaient pas l'air d'être d'accord pour parler. « Ron, surveille mes arrières », ordonna Harry, « pas de baguette, on va se faire tuer si on utilise la magie. Utilise tes poings. »

-Ok, répliqua Ron, qui se carra les épaules et forma des poings avec ses mains. Il fit un sourire brave aux filles, qui avaient l'air alarmées, du moins celles de Beauxbâtons. Hermione, tout comme Zara, avait l'air de vouloir se battre avec Krum.

Harry chercha Katie puis se rappela qu'elle était à la salle de bain, et donc, bien loin de cette confrontation qui commençait, merci Merlin. Quand il se retourna, il trouva un sorcier de Durmstrang en train de lui siffler quelque chose au visage. Harry n'avait pas besoin d'un traducteur pour comprendre que c'était des insultes, en plus d'être un prélude à un combat.

Les autres étudiants étaient plus gros et plus vieux que leurs contreparties de Poudlard, mais Harry avait combattu Severus, qui avait tous ces avantages, alors il n'était pas pris de court. Le gros idiot lui balança un coup de poing, Harry l'évita, l'ayant vu venir depuis des kilomètres, puis il planta son épaule dans l'estomac de l'autre, attrapa son bras et lui fit faire un demi-cercle, balançant l'autre jeune par-dessus son épaule.

Il le fit s'envoler, les bras battant l'air, pour atterrir dans un gros bruit sur une table de l'autre côté de la pièce. La table se cassa promptement en deux, abandonnant le garçon sur le sol parmi les débris.

Oops! On dirait que je l'ai lancé un peu trop fort, pensa Harry tristement.

-Tabarnak* Harry!, s'exclama Ron. Comment as-tu fait ça?

-Je l'ai appris de mon père, répondit Harry, évitant un autre poing et en renvoyant la pareille.

À côté de lui Ron en envoya un bon coup dans l'œil d'un étudiant de Durmstrang, faisant crier le garçon blond.

Draco était en train de démolir Krum, qui ne pouvait palier ni à la vitesse, ni à l'agilité ou la connaissance du combat à mains nues du jeune homme. Le Serpentard n'utilisait pas de Kin-sa-dor, se rappelant ce qui était arrivé la dernière fois qu'il avait fait ça sur Harry, mais il utilisait des techniques de boxe qui faisaient tout aussi mal.

Il humecta sa lèvre inférieure, qui enflait dû à un coup de poing chanceux, mais à l'exception de celui-là, Krum n'avait pas été capable de l'atteindre. Se rappelant des leçons de Severus, Draco dansait autour de l'autre gars, bondissant et disparaissant comme un fantôme, frappant Krum fortement dans les côtes ou les yeux puis se reculant.

Krum continuait de tourner en rond, balançant des coups à Draco, ne comprenant pas comment le Serpentard faisait pour éviter ses poings. Il était gravement blessé, mais trop stupide pour s'en aller, et continuait à crier qu'il allait faire manger de la poussière à Draco.

Crabbe et Goyle s'étaient également levés lorsque les étudiants de Durmstrang étaient apparus et ils étaient très heureux de pouvoir se lancer contre eux.

En l'espace de quelques minutes, tous les clients du bar, saisis par la bataille, se battaient.

Harry ne sut jamais qui avait appelé les Aurors, mais il était trop occupé à se battre pour se préoccuper de la loi, tellement furieux qu'il ne vît plus clair. Puis survient un fort sifflement et une voix sévère cria : « Ok tout le monde! Lâchez-vous! Vous êtes en état d'arrestation pour trouble à l'ordre public. »

Plusieurs Aurors en uniformes entrèrent dans le pub, les baguettes sorties et lancèrent des Stupéfix à la masse grouillante de sorciers.

En l'espace de quinze minutes, ils avaient restauré l'ordre dans le pub, les clients se dispersant et s'en allant, ou bien cueillis par les Aurors et menottés ou stupéfiés.

-Harry, les Aurors sont là!, cria Ron paniqué. Arrête et va-t'en! Il en a eu assez. Viens t'en mec!

Mais Harry ne l'avait pas entendu, puisqu'une fois que le tempérament des Rogue était sorti, tout ce qu'il pouvait voir était des adversaires. Ron tira sur sa manche, sans réussir à le bouger. Harry attrapa un ami de Krum et reculait son bras pour se préparer à lui donner un autre coup quand son bras se retrouva pris dans un étau d'acier.

-Ça suffit jeune homme, dit un Auror musclé avec une touche distincte d'Irlandais dans sa voix. Tu viens avec moi, on va aller calmer ton tempérament en prison pour un bout de temps.

-Hein?, dit Harry en clignant des yeux. Q-Qu'est-ce que vous voulez dire?

-Ce que j'ai dit le jeune, répondit-il en menottant rapidement le Gryffondor choqué avant qu'Harry sache ce dont il était question. Viens-t'en le jeune.

-Mais… mais… monsieur… ils ont commencé, nous nous sommes juste défendus!, protesta Harry. Je suis un étudiant de Poudlard, vous ne pouvez pas faire ça!

-Ouais mec!, cria Ron, qui était en train de subir le même traitement d'un autre Auror. Tu sais donc pas qui il est? Tu peux pas enfermer Harry Rogue!

L'Auror qui tenait Harry le regarda de nouveau. « Alors, c'est toi hein? Le quatrième champion et tout? »

-Oui, monsieur. Pourriez-vous s'il vous plaît me laisser partir? Mon père…

-Ne sera pas très content de toi, le jeune, dit en riant l'Auror. Mais ça aurait pu être pire. Tu aurais pu être saoul aussi.

Harry, à sa grande horreur, vit que Draco avait également été pris et restreint, tout comme Krum et plusieurs autres de Durmstrang.

Les filles avaient toutes été laissées tranquilles, puisqu'il était clair qu'elles ne s'étaient pas impliquées dans ce combat.

En fait, la dernière chose que vit Harry, avant de se faire transplaner au loin, fut le visage de Katie – pâle et effrayé – surveillant l'Auror alors qu'il le traînait au loin, avec la moitié des clients du pub, au poste de police local.

L'Auror responsable d'Harry, dont le nom était Finn O'Connor, mit le groupe de Poudlard dans une large cellule, et ceux de Durmstrang dans une autre, à côté, pensant qu'ainsi ils ne seraient pas tentés de recommencer la bagarre de nouveau. Il y avait clairement une aversion entre les deux écoles, si la quantité de sang et de bleus voulait dire quelque chose.

Aux côtés d'Harry, Draco et Ron, il y avait quelques sixièmes et septièmes années avec eux dans la cellule, ils buvaient dans un coin lorsque la bagarre avait commencé et s'étaient immédiatement précipités pour aider leurs camarades de classe. Ils étaient un peu saouls et ne semblaient pas concernés du tout par la situation, la prenant comme une farce.

Harry regarda dans les environs et vit, comme seul mobilier : des barreaux d'acier, une chaise en bois dans un coin et un banc en acier fixé au plancher. L'adrénaline qui avait surgi dans son corps mourut et fut remplacée par une sensation qu'il allait être malade au fond de son estomac. Je ne peux pas croire que c'est arrivé! Je veux dire, on s'occupait de nos affaires quand Krum est arrivé et a commencé avec Draco et la seule chose dont j'ai conscience après c'est que je suis arrêté et mis en prison. Merlin, aide-nous, on est tellement morts!

Il alla jusqu'au banc où il s'assit, mettant sa tête entre ses mains.

Draco se laissa tomber à côté de lui, il avait un trou dans sa robe et son visage était en sang et plein de bleus, mais autrement, il était indemne. « Merlin Harry, on est tellement dans la merde!, grogna-t-il. Quelqu'un aurait-il une pelle? »

-Une pelle? Pour quoi faire?, dit en riant un des étudiants plus âgés. Est-ce que tu penses t'en sortir en creusant un trou le flo**?

-Non, répondit Draco, ses yeux grands ouverts et effrayés. Je vais l'utiliser pour creuser ma propre tombe et épargner à mon père de le faire. Il va nous tuer Harry.

-Mais Draco, on l'a pas commencé! C'est Krum!

-Penses-tu qu'il s'en soucie de qui a commencé?, cria Draco. On est en prison pour l'amour de Merlin! On a été arrêtés!

-Hey, calme-toi, Malfoy, dit Ron. C'est juste un malentendu, ils vont envoyer quelqu'un nous sortir d'ici bientôt. J'espère.

-C'est facile pour toi de dire ça Weasley! T'es pas celui qui va mourir plus tard ce soir!

Ron pâlit. « Penses-tu qu'ils le savent déjà? Qu'ils vont le dire à nos parents? »

-Probablement, répondit Draco en soupirant. À moins que Dumbledore ne le taise. Pas que ça te concerne. Nous sommes de la viande morte, peu importe comment je regarde les choses.

Harry grogna. « Draco, a quel point tu pense qu'il va être fâché? Une fois qu'on lui expliquera ce qui s'est passé… », s'interrompit-il, se rappelant comment il avait totalement perdu la tête et permit à son tempérament de prendre le dessus et il se demanda, coupable, s'il avait causé des blessures sérieuses à quelqu'un.

-Harry, on n'arrivera pas jusqu'à nos dix-sept ans, crois-moi, prédis un Draco minable. J'en viens à souhaiter que Krum m'ait totalement mis K.O.

-Non tu ne veux pas ça. Parce que sinon tu serais une poule mouillée, lui dit Ron.

-T'as raison, concéda Draco. Je ne suis pas désolé de lui en avoir donné pour son argent. Je suis juste désolé d'avoir fini ici. Je me demande s'ils donnent le dernier repas du condamné?

Harry se demanda combien de temps ça allait prendre pour que la nouvelle se rendre au château, et une fois rendue, combien de temps avant que Severus vienne les cueillir pour les amener à la maison. Il avait un sentiment profond qu'il souhaitait que ça arrive plus tard que tôt, en dépit du fait qu'il détestait être confiné dans un espace, quelle que soit la taille de celui-ci. Il essaya de garder des pensées positives pour empêcher Draco de s'effondrer, mais à l'intérieur, il tremblait puisque la colère de Severus Rogue n'était pas quelque chose qu'il était avisé de provoquer.

Bureau du directeur, école de Poudlard

Severus déposa sa troisième tasse de thé sur le plateau, prêt à s'en aller dans ses quartiers pour lire un peu avant de se coucher. Il se sentait très las et fatigué, bannir la lamia lui avait pris plus de puissance qu'il ne l'aurait voulu. Écouter Dumbledore raconter que le tournoi allait heureusement promouvoir des relations entre les trois écoles l'avait fait presque tomber endormi, et il devait se battre pour garder les yeux ouverts.

Phil était parti chasser pour la nuit, et il pensait que Pincée gardait un œil sur Maugrey et Karkaroff, pour voir si l'un des deux dégageait une aura noire. Elle avait déjà testé Croupton et Verpey, ils n'en avaient pas. Par conséquent, ils n'étaient pas de ceux qui avaient appelé la lamia. Si Severus devait deviner, il jurerait que Karkaroff avait déjà fait quelque chose de semblable, étant donné ce qu'il avait été, ou du moins, il avait les connexions nécessaires pour payer quelqu'un d'autre pour le faire à sa place.

-Albus, il est neuf heures et demi, c'est l'heure pour moi de quitter, commença-t-il en se mettant sur pied.

À ce moment on frappa à la porte.

-Entrez, invita Albus, pensant que c'était Minerva ou un autre directeur de maison.

La porte s'ouvrit révélant un Auror en robe officielle avec un parchemin dans sa main, suivit par un Karkaroff perplexe. « Bonsoir directeur Dumbledore, je suis vraiment désolé de vous déranger. Je suis l'Auror MacKenzie et j'ai bien peur qu'il y ait eu un incident à Pré-au-Lard, au Trois Balais, impliquant plusieurs de vos étudiants. »

Severus pouvait sentir des alarmes résonner à pleine puissance dans sa tête à l'entente de cette phrase.

-Un incident vous dites?, demanda Dumbledore, aussi calme que d'habitude, il aurait tout aussi bien pu discuter de la pluie et du beau temps. Est-ce qu'il y a eu des blessés?

-Eh bien, pas sévèrement, des coupures et des bleus, des choses dans ce genre-là. Comme d'habitude après une bagarre au pub, détailla l'Auror. On les a ramassés et mis dans la prison locale et ici, voici la liste des étudiants impliqués. Apparemment l'un d'entre eux est votre jeune champion, Harry Rogue, et son frère aussi, termina-t-il en donnant la liste de nom à Dumbledore.

Severus se sentit comme s'il venait de se faire frapper par un Cognard. « Excusez-moi officier. Pourriez-vous répéter votre dernière phrase? Parce que pendant une minute j'ai cru vous entendre dire que mes deux fils ont été impliqués dans une bagarre de pub. »

-Non, vous avez entendu correctement, Professeur Rogue, répondit l'Auror, ayant l'air un peu coupable. Nous sommes désolés de vous causer des inconvénients, monsieur, mais ils étaient dedans jusqu'au cou et, eh bien, champion ou pas champion, la loi est la loi, alors vous voyez…, dit-il en regardant le grand Maître des Potions.

Rogue était blanc, la seule couleur sur son visage était deux ronds rouges sur ses joues. L'Auror MacKenzie se recroquevilla et recula de quelques pas en voyant les yeux de Rogue. Ils étaient si meurtriers que l'autre sorcier fut surpris que le tapis n'ait pas pris feu. Il regarda les environs, mal à l'aise et se sentit pris d'un désir urgent de sortir de la pièce en courant. Sa seconde pensée était que merci Merlin Rogue ne soit pas son père. Pauvres gars! Je pense qu'ils feraient mieux de commencer à préparer leurs funérailles. Si le professeur ressemble un tant soit peu à mon père, ils vont en avoir besoin.

-Non, Auror MacKenzie, je comprends très bien, dit Severus dans une douce voix trompeuse. Personne, encore moins mes fils, ne sont au-dessus de la loi.

-Ahem! Oui, eh bien… nous avons pris leur déclaration, plusieurs étudiants de Poudlard prétendent qu'un garçon de Durmstrang, Victor Krum, a commencé la bagarre en frappant l'un d'eux, je pense que c'est à propos d'une fille.

-C'est un mensonge!, cria Karkaroff. Mes étudiants ne se comporteraient jamais ainsi. Je suis sûr, officier, que Victor a été provoqué.

MacKenzie roula des yeux. « Sûr, c'est ce qu'ils disent tous. Écoutez, M. Karkaroff, j'ai sept témoins qui me disent que votre garçon a commencé la chose, incluant une belle jeune fille avec des cheveux bruns qui disaient que le garçon qui a été frappé – Draco Malfoy, je pense que c'est son nom – elle a dit qu'elle était sa petite amie et que votre gars, Krum, la harcelait.

-Je crois bien qu'il s'agit de Mlle Granger, dit Dumbledore. Aux dernières nouvelles, elle sortait avec le jeune Draco.

Severus haussa un sourcil. Faites confiance au vieil idiot pour être courant de qui sortait avec qui. Dumbledore était une pie invétérée.

-Alors, c'est une chipie menteuse aussi!, accusa Karkaroff.

Severus se tourna vers l'autre homme. « Igor, si j'étais toi, je ferais attention aux personnes que j'accuse de mentir. Mlle Granger une étudiante de haut niveau, d'un caractère sans défaut, et si elle le voulait, elle pourrait porter plainte contre Krum pour harcèlement. Et tu ne voudrais pas ça, n'est-ce pas? », termina-t-il avec une menace palpable dans sa voix.

Karkaroff se renfrogna et se tût immédiatement à propos d'Hermione.

-Que doit-on faire pour relâcher les étudiants, Mackenzie?, demanda Albus.

-Oh, il y a une petite amende, 30 noises par étudiants, que vous devez payer, directeur.

-Très bien, j'y veillerai, accepta Albus, se déplaçant à son bureau pour signer le parchemin libérant les étudiants de Poudlard et écrire un chèque dont l'argent provient du fonds de l'école.

-Un moment Albus, dit soudainement Severus. Auror Mackenzie, les cellules dans lesquelles vous avez mis les étudiants, il n'y a pas de Détraqueurs les surveillant, non?

-Non professeur. Étant donné notre clientèle, nous n'en avons pas le besoin, on n'a pas de cas lourds, juste des idiots qui boivent et se chamaillent ou qui font des duels une fois de temps en temps. Mon partenaire est à la station avec vos garçons.

-Bien, dit doucement Severus, une idée commençant à se former dans sa tête. Alors peut-être voudriez-vous me faire une faveur? Je paierai l'amende pour mes garçons, mais je voudrais que vous les gardiez pour la nuit.

-Pour la nuit Severus?, répéta Albus.

-Es-tu fou Rogue?, dit Karkaroff en reniflant. Pourquoi tu voudrais qu'ils restent en prison.

-Pour leur donner une leçon, vrai?, répondit Mackenzie, ayant compris.

-Tout à fait officier. Je veux leur montrer que briser la loi a des conséquences, même pour des jeunes comme eux. Mes fils ont tendance à briser les règles et peut-être que cela va leur enlever la folie qu'ils ont de le faire. Je passerai les chercher demain matin à la première heure. Où êtes-vous situé dans Pré-au-Lard?

-À la fin de la rue, juste derrière Zonko, répondit l'Auror.

Dumbledore lui donna le parchemin signé et le chèque. Severus alla immédiatement chercher sa bourse et paya Dumbledore, ignorant les protestations du vieux sorcier.

Karkaroff donna à l'Auror un autre chèque, fronçant les sourcils et marmonnant quelque chose à propos d'un vol de haut niveau.

-Très bien, messieurs. Je pars et vous enverrai vos enfants. Et ne vous inquiétez pas professeur, nous allons bien prendre soin de vos deux fils. On va s'assurer qu'ils reçoivent un bel accueil et tout, dit-il en faisant un clin d'œil à Severus, puis il franchit la porte et descendit les escaliers.

Karkaroff le suivit peu après et Albus donna un regard désolé à Severus puis dit : « Je devrais aller avec lui Severus. Es-tu sûr que tu ne veux pas changer d'idée? Ils ont seulement quatorze ans… »

-Albus, je vous ai dit en début d'année que si mes fils se mettaient dans les problèmes que je les punirai comme je le souhaite et que vous ne devriez en aucun cas interférer. Cela tient encore directeur. Peut-être que la prochaine fois ils apprendront à s'en aller au lieu de se retrouver pris dans une bagarre de pub.

Le directeur soupira. « Tu es sévère Severus. Je ne sais pas si je pourrais être si… »

-Et c'est pourquoi c'est moi qui suis en charge de leur discipline et pas vous Albus. Mes garçons ont besoin d'une main ferme ou bien ils deviendraient des sauvages.

Albus s'en alla, sentant que rien de ce qu'il allait dire ne ferait changer Rogue d'avis une fois qu'il avait décidé.

Laissé seul dans le bureau Severus lâcha plusieurs jurons avant de s'asseoir et de mettre sa tête dans ses mains.

Prison de Pré-au-Lard

-Écoutez-moi tous, lorsque j'appellerai vos noms, venez ici et franchissez la porte, cria Mackenzie avant de déverrouiller les cellules du groupe de Durmstrang en premier. On ne pousse pas, on ne bouscule pas et surveillez ce que vous dîtes ou vous retournerez d'où vous arrivez, ajouta-t-il avant de commencer à lire les noms.

Un par un, tous les étudiants de Durmstrang furent relâchés.

-Vous devez remerciez votre directeur les gars pour être tellement gentil qu'ils vous libèrent après la manière dont vous vous êtes comportés. En particulier toi, le jeune, précisa-t-il en donnant un regard sévère à Victor Krum.

-J'ai rien faite!, protesta Krum.

Mackenzie renifla. « Ce n'est pas ce que plusieurs personnes disent, jeune homme. Maintenant, allez-vous-en! »

Les étudiants de Durmstrang descendirent le corridor, où Karkaroff les attendait pour les rassembler et les escorter à leur vaisseau. Dumbledore avait fortement suggéré de faire en sorte que ses étudiants restent là jusqu'à ce qu'ils sachent comment bien se comporter et comment ne pas se ramasser dans une bagarre de pub avec leur école hôte. Igor en bouillait de colère, mais il ne voulait pas que l'on murmure de ses étudiants qu'ils étaient des batailleurs ne sachant se comporter, alors il accepta.

Mackenzie se tourna alors vers le groupe d'étudiants de Poudlard et leur dit la même chose puis commença à lire la liste des noms.

Harry n'était pas sûr de savoir s'il était soulagé ou inquiet. D'un côté, il voulait vraiment rentrer à la maison, mais d'un autre côté il ne savait pas si rentrer à la maison serait l'équivalent d'un suicide, étant donné l'état dans lequel il savait que son père serait.

Enfin, tous les étudiants de Poudlard excepté Draco et Harry furent relâchés. Dumbledore attendait à la fin du corridor pour les escorter lors de leur retour au château.

Draco regarda le grand Auror roux « Et nous? »

C'est à ce moment qu'Harry réalisa que leur nom n'avait pas été appelé. « Monsieur, est-ce que notre père… n'a pas payé pour nous relâcher? »

Mackenzie soupira, il se sentait un peu désolé pour les deux garçons, ils lui rappelaient un peu son frère et lui à cet âge-là. « Eh bien, les garçons, voyez-vous… »

-Il a oublié hein?, interrompit Draco. Voulez-vous que nous lui envoyions un hibou?, demanda-t-il, malgré qu'il ne le veuille pas, il savait que c'était mieux qu'il prenne ses affaires et s'en aille.

-Comment pourrait-il oublier Draco?, cria Harry. Il se souvient de tout! À moins qu'il soit tellement fâché qu'il ne nous pardonnera jamais alors… il nous a laissés ici, dit-il en avalant difficilement et en regardant le plancher.

Mac prit pitié d'eux. « Non messieurs, ce n'est pas ça. Votre papa vous aime encore, même s'il voudrait vous donner la fessée maintenant. Il sait que vous êtes ici et il veut vous enseigner une leçon. Voyez-vous, vous allez être nos invités, à moi et Finn pour la nuit.

-Nous allons rester ici toute la nuit?, cria Harry. Mais c'est pas nous qui avons commencé! Krum a attaqué Draco en premier!

-Vous pourrez en parler avec votre papa demain matin les jeunes. Il va être la pour vous ramasser, dit Mackenzie, familier avec la manière dont les délinquants ventait leur innocence lorsqu'ils apprenaient qu'ils allaient rester en prison. Pour le moment, venez avec moi. Vous allez passer la nuit dans une cellule différente.

-Une cellule différente?, répéta Draco. Qu'est-ce qui ne va pas avec celle-là?

-C'est une cellule temporaire. Venez. Vous allez avoir le traitement complet.

Il guida les garçons de cette cellule à une autre pièce, qui était vide à l'exception d'une petite table. « Allez à la table et mettez vos mains dessus. Je vais passer ma baguette sur vous, être certain que vous n'avez rien de caché, comme des armes », dit l'Auror. Il avait déjà pris possession de leurs baguettes.

Ils obéirent tous deux pendant que Mac tournait autour d'eux en passant sa baguette sur eux, psalmodiant doucement.

Harry se demanda si c'était un mauvais rêve et s'il allait se réveiller bientôt.

-Ok, vous n'avez rien. Tournez-vous.

Ils firent face, de manière incertaine, à l'Auror cordial. Mackenzie restait profond et formel, en dépit du fait qu'il voulait rassurez les deux enfants. « Voici vos nouveaux habits. »

Un mouvement de la main plus tard et leur uniforme et robe avaient disparus pour laisser place à un ensemble rayé noir et blanc, compléter avec un numéro sur le devant. Celui d'Harry était 435 et celui de Draco 453. Même leurs souliers se virent changer en pantoufles noires sans semelle dure.

Draco fit la grimace. « C'est ça qu'on doit porter? »

-Yep, et comptez-vous chanceux. Vous êtes dans une prison, pas dans un hôtel cinq étoiles, fils, dit Mac d'une façon bourrue. Maintenant, prenez la porte qui est là, leur dit-il en indiquant une porte au fond de la pièce, et prenez à droite. Arrêtez-vous à la deuxième cellule.

Les deux adolescents suivirent ses directions. « Je ne peux pas croire qu'il nous fasse ça à nous, marmonna un Harry en colère. Ce n'est pas juste! »

-Chut!, ordonna Draco. Arrête de te plaindre. Tu ne pensais pas qu'il allait nous laisser en sortir sans rien hein?

-Non, mais… il aurait pu nous laisser une chance de nous expliquer au lieu de nous laisser pourrir ici.

-Penses-y comme ça Harry : si nous sommes ici, ça lui donne plus de temps pour se calmer. Alors moins de chance pour nous de finir comme décorations pour les cachots. Ne fais donc pas en sorte de nous envoyer trop vite à nos funérailles, ok?

-Tu ne comprends pas. Je déteste être enfermé.

Draco lui pressa l'épaule et ajouta : « moi aussi, mais c'est juste pour la nuit. On va s'en sortir petit frère. C'est demain dont on doit s'inquiéter. »

Mac vient et déverrouilla la porte de la cellule avec un geste de sa main et leur tenu la porte. « Bienvenue chez vous les gars. Du moins pour cette nuit. »

Ils entrèrent. La cellule était encore plus petite que l'autre d'avant. Elle avait deux lits de métal fixés au mur, chacun avec un mince oreiller et une couverture grise dessus. Il y avait un petit lavabo en porcelaine et deux verres, une toilette dans le coin avec un rideau dans le coin.

-Je vous enlève vos menottes puisque vous n'êtes pas des Mangemorts, plaisant Mac et les menottes ouvrirent et se frayèrent un chemin en flottant jusqu'à lui. Il ferma la porte de la cellule avec un bruit qui résonna, la verrouillant avec un sortilège. « Bonne nuit les gars. Finn va être dans le corridor si vous avez besoin de quoi que ce soit, comme un mouchoir. »

Puis l'Auror se tourna pour partir, baissant l'intensité des lumières en ce faisant.

Draco regarda autour. Ils étaient les seuls occupants de ce bloc, mais il pouvait entendre des murmures d'autres prisonniers près. Il alla se faire couler de l'eau pour en passer sur son visage, elle sortit tiède et il souhaita avoir un miroir pour voir de quoi il avait l'air. Mais les miroirs n'étaient pas quelque chose que les prisonniers avaient le droit d'avoir.

Harry alla s'asseoir sur le lit, la lourdeur de l'endroit lui rappelait curieusement son placard sous l'escalier. Il soupira. Son pyjama étant mince, il grelottait un peu. Il aurait volontiers choisi un Rogue en colère plutôt que son emprisonnement. Ouais, c'est ça, pensa une partie de lui, moqueuse, s'il était ici maintenant, tu chercherais une place pour aller te cacher. En dépit du réconfort de l'Auror, il était encore inquiet du fait que son père ne lui pardonnera pas sa dernière connerie. C'était une chose de s'impliquer dans un combat à l'école, mais ça en était une autre de se faire arrêter et jeter en prison pour une bagarre en public.

Imaginer la déception et colère de Rogue lui faisait mal à l'estomac. Il gémit alors qu'elle crampait et soudainement, il eut besoin d'utiliser les toilettes. Mais il n'y avait pas de porte ni d'intimité vit-il en horreur. Juste un tout petit rideau mince, un qui ne fermait même pas complètement.

Rougissant fortement, il appela Draco, qui tenait un linge sur ses yeux. « Draco? Ne te tourne pas, j'utilise la toilette. »

-Oh, ok, répondit Draco et il continua de regarder à travers les barreaux dans l'autre cellule.

Les oreilles brûlantes, Harry ferma le rideau au plus loin qu'il pût et utilisa les facilités. Une chose qu'il savait était que plus jamais il ne se laisserait emporter dans une bagarre de pub, peu importe ce qui arrivait. Son estomac était tout à fait d'accord avec lui.

Après avoir terminé l'utilisation des commodités, Harry grimpa sur le lit le plus haut, essayant de ne pas gigoter alors que la couverture lui couvrait tout juste ses pieds nus. Il avait oublié ce que c'était d'avoir de vieilles couvertures piquantes depuis qu'il habitait au Manoir Prince. Le matelas était mince et plein de bosses, il se tournait et retournait, essayant de trouver une position confortable.

Sous lui, il entendait Draco faire la même chose.

Il enveloppa le médaillon de sa main, sentant sa chaleur sous sa main et pensant à combien il était chez lui au Manoir Prince. Il s'ennuyait tellement du manoir et du jardin que cela lui faisait mal. « Draco, es-tu réveillé? »

Il y eut un bruissement, puis un doux : « ouais, qu'est-ce qui a? Tu ne peux pas dormir toi non plus? »

-Non. Qu'est-ce que tu penses qu'il va nous faire?

Draco soupira, « j'essaye de ne pas penser à ça. Il va probablement nous donner la fessée, avec la cuillère je dirais. Au moins une fois, puis après, on va être punis. »

-Ouais, c'est ça que je pensais moi aussi, dit Harry en croisant ses doigts au niveau de sa poitrine. Penses-tu que ça va changer quelque chose si on lui dit que ce n'est pas nous qui avons commencé?

-Peut-être, ça va dépendre du niveau de sa colère. Tu sais comment il déteste que nous nous battions en public. Nous savons tous les deux faires mieux que ça. Et il va être plus sévère avec moi parce qu'il m'a déjà puni deux fois pour ça, dit un Draco découragé. Toi, il va peut-être être moins sévère puisque c'est la première fois que tu as des problèmes pour quelque chose comme ça.

-Stupide Krum! Je souhaite tellement que ce soit lui qui subisse la fessée de papa.

Draco partit à rire et ajouta : « je pense que je me suis déjà occupé de ça, Phoenix. »

-T'es sûr de ça?

-Positif. J'ai peut-être l'air battu, mais tu aurais dû voir Krum. Il avait l'air d'avoir passé par la Première Guerre sorcière, dit fièrement Draco.

-En effet jeune homme. Il a l'air passablement battu et meurtri, comme le Barde le dirait, dit une voix familière dans leur tête.

Un instant plus tard, un minuscule chat noir et mauve apparut dans leur cellule avec un léger « pop ». Ses yeux violets, marque d'un tisseur de rêve, étincelaient pendant qu'elle observait les deux jeunes malfaiteurs.

-Pincée!, crièrent-ils.

-C'est moi les enfants, mais dans QUOI vous êtes-vous fourrés cette fois?

-Les conneries habituelles, répondit un Harry railleur. Le simple fait de voir le petit chat fae le faisait sentir dix fois mieux.

-Comment nous as-tu trouvés? Je pensais que tu gardais un œil sur Igor le Serpent.

-C'est ce que je faisais, mais il ne faisait pas vraiment son sournois après que les autorités lui ont dit que ses étudiants avaient été arrêtés. Quand j'ai entendu ça, je me demandais si vous étiez impliqués, et bien sûr, vous l'étiez.

-Pourquoi est-ce que peu importe où il y a des problèmes, tout le monde assume automatiquement que nous sommes impliqués?, se plaignit Draco.

Le chatoyant fit un demi-miaulement d'amusement. « Parce que, petit dragon, neuf fois sur dix, vous ÊTES impliqués! Comme ce soir. »

Draco ne pouvait renier la manière de raisonner du chatoyant. « Ok, alors on est des aimants à problèmes, mais bon, nous ne sommes pas tout le temps dans les problèmes, Pincée. »

-Seulement neuf fois sur dix, ajouta Harry.

-Ahh, tais-toi Harry! Qui a demandé ton avis a deux noises?

-Personne. Tu les as gratuitement, répondit son frère. Pincée, qui flottait au-dessus d'eux, atterrit à côté d'Harry dans son lit. « Est-ce que papa sait que tu es ici? »

-Non. Je n'ai pas à répondre de tout ce que je fais à Severus, répondit Pincée en se léchant les pattes. Je ne peux pas intervenir dans ses moyens de vous discipliner, mais je peux vous surveiller pour la nuit, comme je l'ai promis. Et bien qu'il n'y ait que peu de choses qui puissent vous faire du mal ici, je pense que vous vous sentirez mieux avec moi qui surveille vos rêves, pas vrai?

-Ouais. Merci Pincée, dit un Harry reconnaissant. Il tendit la main pour la caresser et elle se mit à ronronner et frotter sa tête contre sa main.

Son ronronnement remplit ses oreilles et il se retrouva endormi pendant qu'il écoutait ce son apaisant.

Le chatoyant regarda sa charge fermer les yeux et se laisser glisser dans le monde du sommeil. Dors bien petit phœnix. Tu n'as pas à avoir peur, même pas de ton père. Il n'est plus aussi fâché que tu le penses et il t'aime vraiment beaucoup, petit Harry.

Puis elle vola sur le lit de Draco et se plaça sur la poitrine du Serpentard. Draco la regarda et lui sourit.

-Je suis content que tu sois ici Pincée. Comme ça, je peux avoir une bonne nuit de sommeil avant de mourir demain.

-Chuutt, petit dragon! Tu sais très bien que ton père ne te tuera jamais. Il va peut-être te donner un coup de cuillère ou deux, mais c'est le privilège d'être père. Il te pardonnera toujours Draco. Pas comme Lucius. Mais je pense que tu sais déjà ça, n'est-ce pas?

-Ouais, on va dire. C'est juste… ça aide d'entendre ce que tu dis. Je déteste vraiment le décevoir. Et on dirait que ces derniers temps, c'est tout ce que je fais.

Pincée commença à ronronner. Ah Draco. Tu es jeune et tous les jeunes hommes font des erreurs. Ton père sait ça. C'est ça grandir. Maintenant dors, jeune oiseau, dors. Demain n'est pas aussi mauvais qu'il en a l'air.

Tout comme avec Harry, le ronronnement du chatoyant endormi rapidement Draco, et avec le chat fae gardant leurs rêves, ils dormirent jusqu'à l'aube, se réveillant seulement quand Mac vint et fit trembler les barreaux de leurs cellules.

-Debout et réveillez-vous les jeunes! Votre père est ici pour vous ramener à la maison.

Les deux garçons frottèrent leurs yeux et s'assirent, se sentant soulagés et appréhensifs en même temps.

Aussitôt que leurs pieds touchèrent le sol, Mackenzie changea leur vêtement de prison pour leur vêtement d'école et uniforme. Puis il déverrouilla la porte et lui rendit leur baguette.

-Désolé, vous ne pouvez pas rester pour le déjeuner les gars, mais votre père vous veut à la maison plutôt rapidement. Je pense que vous lui avez manqué.

-C'est sûr que ça lui a manqué de nous faire la morale, marmonna Draco. Euh… à bien y penser, est-ce qu'on peut rester un jour de plus?

Mackenzie retient un sourire, le garçon avait le même air qu'il pensait avoir eu lorsqu'il devait faire face à la colère de son père dans une situation similaire.

-Je ne peux pas vous garder ici une fois que l'amende a été payée puisque vous n'avez pas commis de crime.

-Et si on… vole votre baguette et vous enferme?, suggéra Harry. Est-ce que cela serait suffisant pour qu'on se fasse arrêter encore une fois?

L'Auror partit à rire. « J'ai peur que non le jeune. Tu as juste à aller à la maison et prendre ta punition comme un homme. Je suis sûre que ce n'est pas aussi mauvais que vous le penser. »

-Alors, c'est sûr que vous ne connaissez pas notre père, dit Harry en faisant la grimace.

Mac commençait maintenant à être alarmé. Il savait que c'était normal pour les enfants d'avoir peur des conséquences, mais s'ils avaient vraiment peur de leur père… « Est-ce qu'il vous bat les enfants? Est-ce que c'est pour ça que vous êtes inquiets d'aller à la maison? », demanda-t-il doucement.

Harry fut horrifié. « Nous battre? Non! Pas comme ça… même pas si… non! C'est juste que… on déteste ça lorsqu'il est déçu à cause de nous. Et cette fois, on l'a vraiment laissé tomber, alors… »

-Alors, on ne veut vraiment pas avoir un discours et être puni jusqu'à Noël, ajouta Draco

-Ça veut dire qu'il ne vous frappe pas?

Draco le regarda directement dans les yeux et dit fermement : « non monsieur. Le plus qu'il ait déjà fait a été de nous donner des tapes et on les méritait. Rien de ce que vous pensez. C'est comme Harry l'a dit monsieur. On le respecte et on veut qu'il soit fier de nous et alors… on se sent coupable quand il est déçu comme ça. »

Mackenzie acquiesça.

-Ah, je comprends. C'est comme ça que c'était avec mon père aussi, dit-il avant de les guider hors de leurs cellules.

Severus les attendait à la fin du corridor, l'air aussi imposant que la mort dans ses robes noires.

Mais aussitôt qu'ils le virent, les deux garçons se mirent à courir vers lui, et la chauve-souris des cachots sévère ouvrit ses bras et les embrassa.

-Je crois que vous avez appris votre leçon, dit-il en grondant.

-Oui papa, dirent-ils en cœur, encore dans ses bras.

-Bien. Vous savez que vous êtes dans de sérieux problèmes et on va avoir une très longue conversation sur ce sujet une fois à la maison.

-Oui monsieur, répondit automatiquement Harry.

-Avant ou après que tu nous aies rendu inconscient?, demanda imprudemment Draco.

-Ça va dépendre de comment je me sens, leur retournant leur père d'un ton tranchant. Maintenant, retournons au château, vous avez déjà pris trop de temps de l'Auror Mackenzie avec vos folies et je suis sûr qu'il est impatient de se débarrasser de vous.

-Quoi? On a été des prisonniers modèles papa!, protesta Harry, puis il s'arrêta. Saint Merlin! Je ne peux pas croire que je viens de dire ça! Euh… hummm… euhhh….

-Merveilleux, dit Severus sarcastique. C'est le rêve de tous les pères d'entendre ces mots venir de la bouche de son fils.

Draco roula des yeux et forma le mot « idiot » sur ses lèves avant de prendre le bras d'Harry et de le tirer hors de la station de police.

Severus hocha la tête en direction de l'Auror avant de passer sa cape sur son corps mince, marchant derrière ses fils, ses robes tourbillonnantes en un mouvement majestueux derrière lui.

-J'ai pitié de ce pauvre homme, dit Mackenzie à Finn une fois qu'il eut terminé de rire. Ces deux-là feraient boire Merlin, je le jure!

Quinze minutes plus tard, un Rogue repentant et un Malfoy tout aussi repentant se rendaient à la Grande salle pour le déjeuner, la réprimande de leur père bourdonnant encore dans leurs oreilles. Ils étaient tous les deux extrêmement contents que le discours et la punition soient terminés, bien que, comme ils le pensaient, Severus les avait étripés. Draco s'en était tiré plus mal, puisque c'était la troisième fois qu'il avait des problèmes pour s'être bagarré, peu importe qui avait commencé.

Combien de fois devrons nous passer par ça Draco Michaël Malfoy avant que cela ne rentre dans ta tête épaisse que tes poings ne résoudront pas tes problèmes pour toi?

-Mais papa, c'est Krum qui a commencé, interrompit Harry, essayant de sauver son frère.

-Tais-toi Harry! Je m'occuperai de toi plus tard. Ceci est entre ton frère et moi, dit brusquement Severus. Je ne peux pas te dire combien je suis déçu de ton comportement jeune homme…

Draco gémit en se rappelant la cuisante réprimande qui avait suivit, laquelle avait encore plus faire mal que la tape que son père lui avait donné après. Il aurait préféré se faire battre par la canne de Lucius qu'avoir Severus lui servir un sermon. La déception de l'homme lui faisait tellement mal. Encore plus que le fait qu'il était puni jusqu'aux vacances de Noël et qu'il était interdit de participation aux activités parascolaires.

Les deux frères se glissèrent à leur endroit habituel, à la toute fin de la table des Gryffondor. Depuis qu'ils étaient en couple, ils prenaient leur repas ensemble, avec leurs petites amies et Ron. Ron les observa alors qu'ils marchèrent et s'assirent et leur dit d'un ton joyeux : « eh bien, vous êtes vivant. J'attendais le journal de ce matin pour vérifier si la liste de nécrologie contenait vos noms. »

-Ha ha, tu es tellement drôle Weasley, dit un Draco sarcastique.

Ron leva sa tête vers celle de Malfoy. « Ah, reviens en Malfoy! Tu respires encore et tu peux t'asseoir. Merci mon Dieu que Dumbledore ait refusé de signaler vos noms à la presse. Je veux dire à part le tien et celui de Krum. Il n'avait pas pu garder ça secret. Parce que si ma mère vient qu'à savoir que j'ai été arrêté et mis en prison… je vais subir la raclée du siècle.

-Ron, tu exagères, protesta Hermione. Tu as quatorze ans, tu es trop vieux pour être frappé.

-Ha! Dis ça à ma mère! Elle est de la vieille école Mione. Ce qui veut dire que jusqu'à ce que je sois majeur, aussi longtemps que je vis sous son toit, elle peut me punir comme elle le veut, ce qui peut aller jusqu'à me virer à l'envers sur ses genoux, expliqua le roux. Demande aux jumeaux ou à Ginny si tu ne me crois pas.

Hermione bredouilla : « Je ne peux pas croire… eh bien, peut-être que je peux… mais juste parce que ta mère le fait, cela ne veut pas dire que le Professeur Rogue… », elle s'interrompit et regarda Draco. « J'ai raison Draco? »

Draco baissa son regard sur son plateau et ne répondit pas.

Elle regarda alors Harry. « Harry, dis-moi qu'il n'a pas… »

Mais Harry ne voulut pas la regarder et resta silencieux, le bout de ses oreilles rouge.

Hermione mit une main devant sa bouche et Ron éclata de rire.

Katie leur donna un regard sympathique et Hermione lança un regard colérique à Ron, qui riait si fort qu'il s'étouffa presque.

-Ce n'est pas drôle Ronald! Tu dois savoir combien c'est embarrassant d'être traité comme un… enfant à notre âge, honnêtement!

Ron se ressaisit, essuyant les larmes coulant de ses yeux. « Bien sûr que je le sais. Et c'est pourquoi nos parents le font, pour que nous arrêtions d'agir comme des enfants et qu'on arrête de se mettre dans les problèmes tout le temps. Ça nous fait penser à deux fois avant de mal se comporter pendant un long bout de temps. Hein Harry? »

-Quelque chose du genre, répondit son ami. Et ce n'est pas ce que tu penses non plus. Il ne nous a pas frappés. Il nous seulement donné un bon coup de cuillère et cela à fait mal pendant une minute. Comme Ron l'a dit, c'est plus embarrassant qu'autre chose. Ce n'est pas grave. Être puni, c'est pire que ça. Et je m'en suis mieux sorti que Draco, il m'a seulement puni pour deux semaines puisque je n'ai pas commencé le combat, mais j'aurai pu m'en aller au lieu de continuer lorsque les Aurors sont apparus, mais j'étais tellement fâché que j'ai juste continué. C'est la dernière fois que je perds le contrôle comme ça.

Draco hocha la tête en accord avec son frère. « Je m'en suis sorti avec une tape et un sermon. Et interdiction de jouer au Quidditch. »

-Il t'a interdit de Quidditch?, s'exclama Katie étonnée. Ça fait vraiment chier.

-Dis-moi donc quelque chose que je ne sais pas Bell, soupira Draco. Mais c'est ce que j'ai pour m'être fait punir trois fois pour m'être battu. Trois fois la punition.

-Que Merlin nous aide si jamais il y a une quatrième fois, dit Ron.

-S'il te plaît Weasley, je ne suis pas si idiot. Je lui ai promis de rester hors des problèmes, du mieux que je pouvais, jusqu'à la fin de l'année.

-Moi aussi, dit Harry, puis il ajouta avec un sourire diabolique : alors, si Krum commence quelque chose avec nous Ron, ça va être à toi de lui botter le cul.

Ron fit la grimace. « Pourquoi moi? Pour que j'aie moi aussi le derrière rouge après? »

-Si Krum ose commencer quelque chose avec toi Harry. Je vais lui rougir le derrière, commença Katie, hein Hermione? Parce que personne ne fait de mal à nos petits amis.

-Oui Katie. C'est lui qui va avoir besoin d'une bonne fessée, dit-elle en accord, puis elle plaça son bras autour de Draco et le serra dans ses bras. Et je serai très heures de lui en donner une.

-Tu peux toujours emprunter la cuillère de papa, dit Draco sournoisement.

À cette phrase, tout le monde craqua. L'image mentale que créait cette phrase était trop amusante.

Et Hermione demanda, très doucement : « mais, le fait de vous avoir laissé en prison toute la nuit, ce n'était pas assez comme punition? »

Draco haussa des épaules. « Ce n'était pas facile c'est sûr, mais comme j'ai dit plus tôt, il voulait être sûr que l'on ait appris notre leçon. Surtout moi. »

-Et, l'as-tu appris ta leçon?

-Que Merlin nous vienne en aide! Oui!, répondit-il et Harry lui fit écho.

-Hey, est-ce que ça veut dire que vous ne pouvez pas diriger le Club de duel?, demanda un Ron malheureux.

-Oui, il a dit que je ne pouvais pas pour une semaine, lui dit Harry. Alors peut-être que toi et Mione pouvez prendre le contrôle pour un bout?

Ron eut l'air abasourdi. « Moi? Diriger un club? »

-Ciel Weasley, c'est un soir, pas le reste de ta vie, fit remarquer Draco. Tu vas t'en sortir.

-Je ne sais pas.

-Oh Ron, c'est facile, dit Hermione en haussant la voix. Tu restes là et tu es d'accord avec tout ce que je dis, ok?

-Comme d'habitude quoi, taquina Harry et Ron lui lança un regard noir. Je plaisantais. Tu vas t'en sortir Ron.

-Si tu le dis, dit Ron en ayant l'air de douter. Qu'est-ce que vous allez faire pendant ce temps, Harry?

-Essayer de venir à bout de l'ancien Grec et de traduire ce rouleau.

Tous les quatre grognèrent en sympathie.

-Pauvre Harry, dit Katie. Tu es pris à la bibliothèque alors que le reste de nous va s'amuser.

Harry haussa tristement des épaules. « C'est ce que ça fait d'être un champion de Poudlard. »

Hedwige fit tomber le Chicaneur sur sa cuisse et il fut content de voir que son père faisait la première page avec une très belle photo de Severus bannissant la lamia et une légende – l'héroïsme court dans la famille – professeur Rogue sauva la vie des étudiants au Tournoi des Trois sorciers! L'article qui suivait la photo était très bien fait, décrivant les faits, honnêtement, sans mensonges dramatiques.

Papa doit être heureux de cet article. Harry le plia doucement pour pouvoir le mettre dans son album souvenirs, puis il continua de manger son pain grillé avec du beurre et de la confiture. Quand il leva les yeux vers la table des professeurs un moment plus tard, ses yeux rencontrèrent ceux de son père et Severus lui fit un petit sourire. Harry lui sourit en retour, sachant que tout était pardonné, bien qu'il n'oublierait jamais la leçon qu'il avait apprise, tout comme Draco.

*Tabarnack est un autre juron utilisé fréquemment au Québec. Il est cependant plu vulgaire que « maudit ».

** « Flo » est une appellation utilisée au Québec pour désigner les jeunes enfants. L'équivalent français serait « gamin ».


Date de relecture finale : 26 avril 2015