Avertissement : Les scènes à caractères sexuels sont indiquées par le premier et le dernier mot en gras. L'une de ces scènes est particulièrement corsée, elle est signalée par les mots en gras ET des * ! Vous voilà prévenus !
Bonne lecture.
Yzan et Lili.
Petite Note : Merci à tous pour votre patience et merci à Accro-aux-mangas, Sasukelicious, DemonAngel59, Neku-chou, Tsuki Sumi, LaurenceNS, Joe Rae, NaruSasuns, Anasimajima, Fujochery-Tou-Chan, , Matt, Neomaru Umamori, Lucifer-L, Dydy-Ramen pour leurs messages de soutien.
~16 : Bleus aux corps, bleus à l'âme.~
Quittant sa venelle à la suite de son client, Taka regagna son bout de trottoir pour y attendre bien sagement le prochain consommateur. Ses yeux vides et morts se posèrent sur la rue sans vraiment la voir. Il était comme anesthésié, ne ressentant plus rien, ne pensant plus à rien. Il n'était plus qu'un corps sans âme agissant comme un automate. Rouler des hanches, siffler entre ses dents pour appâter les pigeons, leur énumérer ses tarifs, satisfaire leurs envies quelles qu'elles soient, récupérer son argent et recommencer, encore et encore. C'était ça sa vie. Et la soirée d'hier le lui avait brutalement rappelé.
Une voiture noire se gara devant lui et le jeune homme s'approcha de la vitre côté passager. Il déballa son refrain habituel au conducteur et ce dernier hocha la tête et sortit de sa citadine pour suivre le prostitué dans la venelle. L'homme avait la peau sombre, si sombre que dans l'obscurité de la ruelle Taka ne voyait que le blanc de ses yeux et ses vêtements. Celui-ci voulait une simple pénétration, pas de fellation ni rien d'autre.
Taka ouvrit le pantalon blanc de son client et en extirpa un sexe encore mou mais déjà impressionnant. Ça allait faire mal, il le sentait. Mais peu lui importait, depuis son réveil il se foutait de tout, de tout sauf de sa blanche. En quelques mouvements rapides et experts du poignet il érigea la bite imposante, constatant avec un certain détachement qu'elle était encore plus grosse que celle de ce client basané qu'il avait déjà trouvé très bien membré. Lever des consommateurs ne donnait pas forcément la taille de leurs bites… mais qu'est ce que ça changeait quand de toute manière son cul serait plus fréquenté qu'une boulangerie un dimanche matin d'ici la fin de la nuit.
Une fois le préservatif enfilé, le jeune homme se retourna, présentant ses fesses nues à son nouvel acquéreur. Son intimité fut littéralement écartelée par le sexe très large et très long qui la pénétra. Un sifflement douloureux échappa à Taka, faisant ricaner le propriétaire du membre qui s'enfonçait en lui.
- Je vais te défoncer si fort que tu vas appeler ta mère en pleurant, lui chuchota celui-ci.
Non, pensa Taka, il ne pleurerait pas et certainement pas en appelant sa mère, il avait connu des douleurs pires, bien pires que celle là.
Son client se déhancha vigoureusement derrière lui, et chaque allé et retour fut une véritable torture tant le sexe de ce dernier était gros et large. Serrant les dents, le prostitué s'abîma les ongles sur les briques du mur qui lui faisait face, retenant autant que possible les gémissements de souffrance qui risquaient de lui échapper. Sa nausée ne le quittait plus depuis la veille et s'accentua à chaque coup de rein de son consommateur.
Celui-ci ne fut heureusement pas long à jouir et repartit comme il était venu, laissant Taka le cul à l'air dans la ruelle sombre, une giclée de sperme souillant le haut de ses reins et son dos. Le brun s'essuya tant bien que mal et remonta son pantalon, ne prenant pas garde au mince filet de sang qui coulait sur ses cuisses. Il prit le temps de se faire un rail de poudre avant de retourner sur son trottoir d'une démarche de cow-boy descendu beaucoup trop vite de son cheval. Il avait mal au cul, et pas qu'un peu, mais ce n'était rien à côté de la douleur qui lui laminait le cœur depuis la veille.
Les clients se succédèrent, les heures s'égrenant avec une lenteur torturante pour le jeune homme qui ne souhaitait plus qu'une chose : se laisser tomber sur son matelas miteux et tout oublier dans un sommeil lourd et sans rêves. Hélas, il savait que c'était un espoir vain. La nuit dernière, toutes sortes de cauchemars étaient venus le hanter, réminiscences de ses années dans le réseau pédophile et du fantôme de ce Sasuke si cher au cœur de son beau blond bizarre.
Du bout de la rue, Jûgo voyait avec inquiétude son ami tenter de se comporter comme d'habitude. Mais lui voyait bien ses yeux vides, ses gestes mécaniques, sa voix atone. Taka n'était plus qu'une poupée sans âme, noyé dans son chagrin et son désespoir. Jûgo savait que celui-ci n'en voulait même pas au blond qui l'avait jeté comme une vulgaire chaussette. Mais lui avait une furieuse envie de lui refaire le portrait à cet enfoiré !
Une fourgonnette noire customisée de flammes rouges et jaunes s'engagea dans la rue et le sentinelle fronça les sourcils en la voyant passer. Le chauffeur et son passager avaient une allure qui ne lui inspirait pas confiance : des crânes rasés, des mines patibulaires et de grosses chaînes brillantes autour du cou. Il vit avec appréhension le véhicule ralentir le long du trottoir et finalement se garer juste devant Taka. Son protégé parla un instant à travers la vitre qui s'était baissée côté conducteur avant de monter dans l'habitacle sans la moindre hésitation.
Plus qu'inquiet, Jûgo envoya un SMS à son ami lui demandant de lui dire où il allait et d'être prudent, le prévenant qu'il le sentait pas ce coup là. Mais Taka ne répondit pas, ce qui ne fit qu'augmenter son angoisse. Se tournant vers le prostitué le plus proche, il lui confia la surveillance de la rue et enfourcha sa moto pour suivre le véhicule. Il savait que le gigolo ferait son boulot à sa place sans problème, c'était le plus âgé de la rue et il n'avait que très peu de clients. Le gars, du haut de ses vingt-huit ans, n'était déjà plus que de la viande avariée qui n'intéressait que rarement le chaland. Remplacer Jûgo quand besoin était lui permettait d'arrondir sa recette, le roux lui versant une partie de son salaire quand il s'absentait.
***- Vas-y, crie, dis-moi comment t'aimes ça, dis-moi que tu l'aimes ma bite dans ton cul.
Actuellement, Taka aurait bien voulu crier, mais la queue dégueulasse enfoncée dans sa gorge jusqu'à la garde ne lui permettait pas d'émettre le moindre son. Il n'avait pas vu le coup venir. Dès qu'il était monté dans la fourgonnette, il avait été happé par trois paires de bras puissants qui l'avaient cloué au sol à l'arrière du véhicule.
Ses vêtements lui avaient été arrachés sans ménagements, ses bras tordus dans son dos et une grande main s'était plaquée sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Le type assis à côté du conducteur n'avait pas perdu de temps à rejoindre ses trois camarades pour lui faire sa fête. Et depuis, c'était le cas : c'était vraiment sa fête. Une corde rugueuse et solide avait entravé ses poignets dans son dos, ses cuisses avaient été sauvagement écartelées, et le premier d'entre eux l'avait pénétré sans autre forme de procès, lui soutirant un grognement étouffé.
Une gifle brûlante fut assénée sur sa joue.
- Si tu mords, on te bute !
Taka avait cru suffoquer quand son nez avait été sauvagement pincé pour le forcer à ouvrir la bouche, mais c'était après qu'il avait bien failli mourir asphyxié, quand un sexe puant la pisse s'était enfoncé dans sa gorge, butant contre sa glotte et rendant encore plus réelle cette envie de vomir qui le tenaillait sans cesse depuis des jours.
Son dos frotta durement sur le sol du véhicule, des petits gravillons entamant sa peau sous les mouvements effrénés du butor logé entre ses cuisses. Il fut brutalement retourné sur le ventre, toussant quand la verge imposante quitta enfin sa gorge pour finalement y être renfournée tout aussitôt après. Taka tenta tant bien que mal d'avaler sa salive autour de la barre de chair turgescente qui avait repris sa place dans sa bouche. Vide, son esprit était vide...
Une claque sonore s'abattit sur l'une de ses fesses et l'un des hommes s'exclama avec un grognement guttural tout en jouissant en lui :
- T'aimes ça, hein ! Avoir ton cul rempli de foutre !
Inutile de leur demander d'avoir la gentillesse d'utiliser des préservatifs, ce souci d'hygiène relégué dans un coin de sa tête, sa préoccupation première était devenue sa survie.
A peine le type qui venait de brutaliser son fessier eut-il fini son affaire que l'un des deux autres qui le maintenaient fermement sur le sol de la camionnette prit sa place, s'engonçant en lui sans attendre, ne lui laissant ni le temps de souffler, ni celui de s'accommoder à ce nouveau corps étranger.
- Vous allez voir, je vais lui défoncer sa boite à crotte !
Trois rires gras et sadiques répondirent à cette remarque et Taka ferma les yeux, se concentrant sur cette bite dégueulasse qui butait sur sa glotte et qui finirait par le faire vomir pour de bon.
Un violent pincement tordit sa joue.
- Nettoie-moi la merde sur ma bite, lèche-moi tout ça super clean !
Taka n'eut pas le luxe de répondre, l'organe palpitant s'enfonçant plus loin encore dans sa gorge, raclant sur sa langue et distendant sa mâchoire. Une main rugueuse tira sauvagement sur l'un de ses mamelons percés, lui soutirant une exclamation étouffée.
Le véhicule s'était arrêté sur le parking désert d'un supermarché. Taka savait que c'était un supermarché car il entrevoyait la grande enseigne faite au néon à travers l'une des vitres sales. A cette heure de la nuit, s'il en réchappait, il n'y aurait personne par ici pour l'aider. Le conducteur se joignit à ses quatre camarades à l'arrière de la fourgonnette et son calvaire continua. C'était ça sa vie, c'était ça sa destinée : n'être qu'un vulgaire objet dont on se servait et dont on abusait, qu'il soit d'accord ou pas. Il n'avait pas le choix, il n'avait jamais eu le choix...
- Putain y'a encore l'empreinte de la bite d'avant dans les parois de ton cul !
Une décharge de sperme qu'il recracha à moitié, emplit sa bouche.
Son visage fut giflé si fort que des points blancs dansèrent devant ses yeux.
- Attends, soulève-le, on va le prendre en sandwich. Y a pas de raison que tu sois le seul à profiter de son cul.
Taka pensait avoir atteindre le summum de ce qu'ils pouvaient lui faire mais non. Ils le prirent effectivement à plusieurs, se délectant de son cri de souffrance qui fut suivi par d'autres. Ils abusèrent de lui encore, encore et encore. Et quand ils en eurent assez de l'utiliser comme sac à foutre, ils le brutalisèrent et utilisèrent des bouteilles de bières vides pour continuer à le violer. Mais au final, peu importait ce qu'ils lui faisaient, Taka était parti ailleurs, loin, très loin de cette camionnette.
Une poigne rude tira sur ses cheveux, l'obligeant à relever la tête. L'un de ses tourmenteurs prit sa queue bien en main et l'approcha de son visage.
- Tiens bois, salope !
Un jet d'urine âcre et chaud gicla sur sa figure et son tortionnaire l'obligea à boire le liquide répugnant, plongeant sa tête dans la flaque. De la pisse lui rentra dans le nez, le faisant s'étouffer et tousser, mais l'homme écrasa un peu plus son visage sur le sol de tôle du véhicule. Taka se sentit sale et pitoyable, il se faisait pitié dans sa propre déchéance actuelle.
Il serra les dents quand les deux bouteilles de bière vides furent un peu plus enfoncées en lui, se frayant un chemin toujours plus loin entre ses cuisses. Est-ce qu'il allait mourir ce soir aux mains de ces hommes sadiques et sans pitié ? Après tout, ça ne ferait pas une grande différence. Il y aurait juste une pute en moins sur le trottoir d'Hidan. Même Naruto, après avoir eu ce qu'il voulait, l'avait laissé tomber... alors, à quoi bon continuer.
Les tortures se poursuivirent pendant ce qui sembla des heures au jeune prostitué complètement anesthésié et sans la moindre réaction. Ils lui firent subir tout ce qui leur passait par la tête, les choses les plus avilissantes possibles, sans aucune limite. Après tout, il était à leur merci, sans aucune échappatoire, et ils en profitèrent sans vergogne. Quelque part en cours de route, Taka perdit conscience, mais cela ne fit aucune différence pour eux.***
Ce fut le bruit du moteur et les vibrations du sol sous lui qui lui firent ouvrir les yeux. Taka gémit péniblement et se recroquevilla tant bien que mal sur lui même, couché sur le flanc. Son corps lui faisait mal, si mal qu'il ne savait même plus où la douleur était la plus forte. Des rires satisfaits s'élevèrent autour de lui.
- Allez, il est temps pour toi de retrouver le caniveau !
- Je suis sûr que si la rue était pavée de bites, tu marcherais sur le cul.
Un crachat atterrit sur sa joue et les portes du van s'ouvrirent brusquement. Il fut poussé à coups de pieds hors du véhicule qui roulait toujours. Sa rencontre avec le bitume fut plutôt rude, surtout que ses mains, encore attachées dans son dos, ne lui permirent pas d'amortir sa chute. Ses vêtements suivirent le même chemin, jetés aux quatre vents comme un paquet d'ordures, et la fourgonnette poursuivit sa route, les rires sardoniques de ses tortionnaires s'envolant dans la nuit noire.
Jûgo suivait la fourgonnette depuis qu'elle avait quitté le parking du supermarché où il l'avait retrouvée après avoir longuement tourné en rond, et il priait pour que Taka soit encore vivant quand il sortirait de là. Il ne fallait pas être médium pour deviner que ce qui se passait à l'intérieur ne devait pas être des plus réjouissants pour le jeune homme. Le sentinelle avait relevé la plaque d'immatriculation, doutant que son ami soit payé pour ses services. Il en était arrivé à craindre de devoir appeler Hidan en urgence pour stopper de force le véhicule qui s'était engagé dans les rues presque désertes de la banlieue, quand les portes arrières s'ouvrirent brutalement.
Il n'eut que le temps d'apercevoir quatre types à l'air pas net avant d'identifier le corps qu'ils jetaient sans ménagement, et sans même arrêter le véhicule, balançant aussi au passage des vêtements souillés roulés en boule. Freinant de toute urgence, Jûgo évita la collision de justesse et stoppa sa moto au beau milieu de la voie. Peu lui importait qu'une voiture arrive, ce qui était peu probable vu l'heure et l'endroit, tout ce qui comptait à ses yeux c'était le corps nu et immobile de son ami qui venait d'atterrir avec fracas sur la chaussée.
Un hoquet d'horreur lui échappa quand il descendit de sa moto, se précipita et le vit de plus près : les mains attachées dans le dos, des hématomes sur l'ensemble du corps, visage compris, du sperme le maculant abondamment et du sang coulant sur ses cuisses pâles et de ses narines. Affolé, il le détacha et l'appela, espérant le faire réagir. Le soulagement qui l'envahit quand les paupières de Taka se soulevèrent lentement fut si intense qu'il faillit en pleurer. Il était vivant ! Amoché, très amoché même, mais vivant.
Avec des gestes précautionneux, il souleva la silhouette menue, l'enveloppa dans son propre manteau, ramassa les fringues de son ami et sans le lâcher remonta sur sa bécane. Conduire son deux roues avec son ami amorphe dans les bras ne fut pas simple, mais Jûgo réussit à aller jusqu'à la piaule du jeune homme. Là, il le déposa en douceur sur le matelas avant d'aller chercher de l'eau et de quoi le soigner.
Avec délicatesse et attention, le sentinelle lava le corps pâle et souillé de celui qu'il considérait comme un petit frère. Il pansa les plaies, les désinfectant soigneusement, appliqua de la pommade sur les hématomes et sur l'intimité violée et sanguinolente. Son geste soutira un gémissement douloureux au prostitué que Jûgo apaisa en lui caressant tendrement les cheveux et en lui soufflant :
- Je suis désolé, mais il faut soigner ça aussi. Promis, je serais doux et j'y rentre pas.
Une fois ses soins finis, le roux recouvrit son ami d'un peignoir à l'effigie d'un grand hôtel. Alors qu'il se levait pour sortir de la pièce miteuse, une main pâle le retint faiblement. Tournant la tête, il croisa les orbes sombres et brillants de larmes de Taka qui lui souffla un "Merci" fantomatique. D'un simple sourire, Jûgo lui fit comprendre que ce n'était rien et il sortit de la piaule, incapable de faire quoi que ce soit d'autre pour son ami. Il avait cependant un coup de fil important à passer.
Dans la rue de terre battue, le jeune homme à la carrure digne d'un rugbyman composa le numéro avec appréhension. Hidan n'allait pas être content, pas content du tout, furieux serait même le terme le plus exact. Quand le mac décrocha, le sentinelle lui expliqua la situation en quelques mots : Taka était tombé dans un guet-apens, les mecs l'avaient salement amoché et n'avaient pas payé. Lui avait suivi, noté la plaque d'immatriculation de la fourgonnette, et récupéré le prostitué.
Les mots d'Hidan lui firent froid dans le dos, mais il ne dit rien, se contentant de raccrocher avant de retourner voir son petit protégé et veiller sur lui. D'un SMS, il avertit son remplaçant au poste de sentinelle qu'il ne reviendrait probablement pas. Il était déjà près de trois heures du matin et la nuit touchait à sa fin. En entrant dans la pièce, il trouva Taka étendu sur le dos, les bras en croix, les yeux hagards fixant le plafond, son sachet de poudre ouvert à côté de lui.
- Taka ?
- Hn... T'as vu... Il y a un trou là.
La voix atone et faiblarde du jeune homme inquiéta le sentinelle qui s'assit sur le matelas en soupirant. D'une main douce, il obligea son ami à le regarder et lui annonça d'une voix contrite :
- J'ai prévenu Hidan... Il arrive.
Taka resta sans réaction face à cette nouvelle qui, en temps normal, l'aurait affolé. Les pupilles noires étaient tellement dilatées que l'iris onyx y avait totalement disparu. Jûgo posa sa paume sur le front pâle, vérifiant la température de son ami, et le morigéna :
- Tu devrais pas en prendre autant... c'est dangereux tu sais.
- Il aimait pas ça non plus, répondit mollement le brun. Il m'a laissé.
C'était un murmure à peine audible, mais la détresse qu'il contenait toucha le géant roux en plein cœur. Il se promit de retrouver ce type qui faisait tant souffrir son ami et de lui faire avaler ses dents, dés qu'il aurait réglé leurs comptes aux connards de tout à l'heure. Un bruit de moteur retentit dans la rue, avertissant Jûgo de l'arrivée de son patron. Il se mit debout et ouvrit la porte au mac qui entra sans attendre, laissant ses hommes de mains dehors. D'un coup d'œil, l'homme de l'Akatsuki évalua l'état de sa poule et marmonna :
- Putain Blanche-neige, t'as une tronche à faire peur. Ils t'ont pas raté ces cons. Combien ils étaient, et combien ils te doivent ?
Ne voyant pas le brun réagir, Hidan lui fila un coup de pied dans les côtes en l'interpellant :
- Oh ! J'te cause !
- 'tends, je compte...
Devant l'insolence du brun, le mac leva un sourcil surpris. Il y avait bien longtemps que Taka ne lui répondait plus, se contentant de l'assassiner du regard. Soit il était soudainement devenu suicidaire, soit il était shooté jusqu'aux yeux.
Son regard se posa sur le sachet de poudre blanche et il en conclut que c'était la deuxième solution.
- Alors ? Combien ? insista-t-il.
- Quatre types, plus le chauffeur... marmonna Taka en comptant lentement sur ses doigts.
- Cinq donc. Et ?
Sur le matelas miteux, le brun semblait en plein calcul, ses doigts voletant devant ses yeux et ses lèvres égrenant des mots et des chiffres de manière incompréhensible. Au bout de quelques très longues secondes, il lâcha :
- Au moins six cent. J'ai perdu le compte après ça...
- Et ils lui ont piqué sa recette d'avant, rajouta le roux.
- Ok. On va aller leur rendre une petite visite. Jûgo, tu viens avec nous. Et toi, Blanche-neige, pour cette nuit je dis rien. Mais ce soir, je te veux sur ton trottoir et t'as intérêt à me rattraper ce que tu as perdu, trancha le mac avant de sortir.
Jûgo lui emboîta le pas, non sans jeter un dernier coup d'oeil à son ami toujours amorphe sur le matelas. Il allait leur faire cracher leurs tripes à ces connards qui avaient cru pouvoir se payer du bon temps gratos. Et demain, oui demain il s'occuperait du client blond...
Un rire désabusé et sans joie s'éleva de la masure, troublant à peine le calme retrouvé du bidonville. Des nuages emplis de pollution s'amoncelèrent dans le ciel noir, étouffant les dernières lueurs du maigre croissant de lune qui ne semblait pas vouloir céder sa place au soleil. Le rire sardonique se mua peu à peu en sanglots étouffés avant que le silence lourd et épais ne reprenne ses droits dans ce recoin oublié du monde, loin de cette société florissante qui ne saurait voir la misère à sa porte.
~oOo~
- Taka... Oh ! Taka... Réveille-toi !
Le jeune homme ainsi interpellé ouvrit un œil en grognant. Qui venait le réveiller à cette heure là ? Il s'était couché fourbu après une nuit de dimanche particulièrement bien remplie. Sa mésaventure dans la camionnette lui ayant coûté une nuit de recette, il avait dû travailler deux fois plus le lendemain. Et là, quelqu'un avait l'idée stupide de le sortir d'un sommeil réparateur particulièrement bien mérité.
Reconnaissant finalement Jûgo, Taka grogna d'une voix pâteuse :
- Qu'est-ce qui y a ?
- Viens. Pose pas de question et suis moi, répondit Jûgo.
Tout en se levant péniblement, faisant attention de ne pas réveiller Suigetsu et Karin qui dormaient toujours, Taka vit Jûgo prendre des vêtements et les fourrer dans un sac à dos noir.
Le sentinelle se retourna, trouvant le brun debout, habillé de son éternel pantalon rouge et son gilet noir, ses précieuses bottes aux pieds et une main se grattant le crâne. Un sourire amusé étira ses lèvres quand un bâillement décrocha la mâchoire de son ami.
- Quoi ? marmonna celui-ci.
- T'es vraiment pas du matin...
- Quelle idée de me lever à... quelle heure il est ?
- Dix heures.
La réponse de Jûgo fit écarquiller les yeux de Taka qui soupira :
- Ouais, tu parles d'une heure pour se lever. C'est beaucoup trop tôt.
Sans rien ajouter de plus, le jeune homme suivit son ami roux dehors où attendait la moto du sentinelle. Après avoir enfilé le casque tendu par Jûgo, Taka enfourcha la bécane, s'installant derrière le chauffeur, et le deux roues démarra en trombe.
Ils quittèrent le bidonville et les rues défilèrent sous les yeux du jeune prostitué qui se demanda où son ami pouvait bien l'emmener à une heure aussi matinale. Il était couché depuis environ quatre heures, et aurait bien voulu dormir deux ou trois heures de plus. Ça ne ressemblait pas vraiment à Jûgo de le tirer du lit pour une simple promenade. Sa curiosité augmenta quand le roux gara la moto dans un parking souterrain du centre ville. Qu'est-ce que son ami mijotait ?
Une fois garé, Jûgo vérifia les alentours avant de pousser Taka dans le coin le plus sombre du parking. Il lui tendit le sac à dos qu'il avait emmené avec lui et lui souffla :
- Là-dedans tu trouveras des fringues de rechange, une perruque et des lunettes de soleil. Mets tout.
Le ton ne souffrait aucune protestation aussi Taka s'exécuta-t-il en silence, de plus en plus curieux de savoir ce qu'il se passait. Pourquoi faire tant de mystères ?
Jûgo observa son ami sous toutes les coutures. Il était maintenant vêtu d'un pantalon en lin beige, d'un t-shirt à manches courtes bleu marine, et d'une perruque blonde cachant ses cheveux noirs. Une casquette noire et des lunettes de soleil lui masquaient une grande partie du visage. Il était méconnaissable. Rapidement, il se changea lui-même, enfonçant une casquette blanche sur sa tête. Il mit lui aussi des lunettes noires et rangea leurs affaires dans son sac à dos.
Sans un mot, il quitta le parking et se mêla à la foule qui peuplait le centre ville, Taka sur ses talons. D'un pas rapide et sûr, il se dirigea vers les arrêts de bus, cherchant celui qui les emmènerait à l'endroit prévu. Taka suivit en silence, s'interrogeant sur les raisons d'une telle mascarade. Il était évident que son ami ne souhaitait pas qu'ils soient reconnus, surtout lui. Mais pourquoi ? Et où allaient-ils ?
Un bus propret s'arrêta et les deux jeunes hommes y montèrent, Jûgo payant le chauffeur pour avoir deux tickets. Apercevant deux places assises, Taka s'y posa, vite rejoint par son ami. Il attendit que le bus ait démarré pour l'interroger :
- On va où ?
- Tu verras bien, répondit le sentinelle avec un léger sourire.
- Pourquoi tu veux rien me dire ? insista Taka.
- Parce que c'est le principe des surprises, rétorqua Jûgo. Fais-moi confiance, ok ?
Le brun soupira avant de reporter son attention sur le paysage qui défilait de l'autre côté de la vitre. Faire confiance à Jûgo n'était pas un problème, il savait que celui-ci ne lui ferait pas le moindre mal. C'était bien pour ça qu'il l'avait suivi sans rien dire jusque là. Mais quand même, il aurait bien aimé savoir où il l'emmenait. Il n'y pouvait rien s'il était curieux, curieux et fatigué.
Les minutes s'égrenèrent et le véhicule quitta le centre ville pour la périphérie. Taka fronça les sourcils en apercevant au loin un grand bâtiment blanc qui dépassait en hauteur tous ceux qui l'entouraient. Tournant la tête, il interrogea du regard son ami qui lui sourit en disant :
- On descend au prochain arrêt.
- L'hôpital ? Tu m'emmènes à l'hôpital ? Je ne suis pas malade, tu sais.
Amusé par la pointe de panique dans la voix de son ami, Jûgo entreprit de le rassurer. Il savait parfaitement que Taka avait une peur bleue des aiguilles et qu'il se méfiait des médecins comme de la peste.
- T'inquiète, c'est pas pour toi.
Pas vraiment rassuré par les mots de son ami, le brun descendit du bus à sa suite, et le suivit jusqu'au grand hall d'accueil, prêt à déguerpir, juste au cas où.
Un frisson d'angoisse remonta le long de sa colonne vertébrale quand l'odeur typique des hôpitaux lui assaillit les narines. Il n'aimait pas du tout ce genre d'endroit, mais alors pas du tout ! Il jeta un coup d'œil inquiet aux personnes qui allaient et venaient dans l'espace autour de lui, espérant qu'aucun n'avait de maladie contagieuse qu'il pourrait attraper. Une grimace de dégoût lui tordit la bouche quand une jeune femme famélique avec des tuyaux dans le nez, tirant une bouteille d'oxygène derrière elle, passa près de lui, trop près, bien trop près.
D'un pas rapide, les deux jeunes hommes se dirigèrent vers les ascenseurs et prirent la première cabine qui se présenta. Voyant la façon dont Taka regardait tout autour de lui et sa répugnance à se laisser approcher par les autres personnes présentes dans la cabine, Jûgo se pencha à son oreille et lui chuchota :
- Ils vont pas te bouffer, tu sais ?
- Me bouffer non, mais m'infecter sûrement. Je suis sûr qu'ils sont tous hyper malades ! râla le brun.
Arrivée au huitième étage, la cabine s'arrêta avec un tintement clair et les portes s'ouvrirent. Jûgo sortit de l'ascenseur, suivit pas un Taka de plus en plus dubitatif. Le roux passa deux portes battantes au dessus desquelles était affiché un panneau : "Traumatologie". Juste à côté, une autre pancarte indiquait les heures de visites. Le prostitué arrêta son ami, et, pointant du doigt les horaires, il lui fit remarquer :
- On n'a pas le droit d'être là à cette heure-là. Les visites ne commencent qu'à quatorze heures. Et ne me dis pas que c'est pour une consultation, les consultations sont là-bas.
Suivant des yeux la direction indiquée, Jûgo vit une porte marquée : "Consultation". Avec un soupir, il expliqua à son ami récalcitrant tout en l'entraînant dans le couloir du service :
- Je me suis arrangé avec le personnel.
Arrivé devant une porte arborant le chiffre sept, il s'arrêta et planta ses yeux dans ceux de Taka :
- Tu pourras pas rester longtemps, mais vas-y. Je reste là.
Et sans attendre de réponse, il frappa, ouvrit la porte et poussa Taka dans la chambre, refermant derrière lui. Surpris et surtout très inquiet de ce qu'il allait trouver dans cette pièce, le brun resta figé, le nez contre le battant qui venait de se clore. Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Et pourquoi il était là ? Pour voir qui ? Et dans quel état ? Il n'aimait pas les hôpitaux, il n'aimait pas les gens malades, et il appréhendait de se retourner pour affronter ce qu'il devait voir.
Assis dans son lit, Naruto maudit les abrutis qui, non content de l'avoir agressé, avaient cassé son téléphone. Il n'avait pas pu prévenir Taka qu'il ne viendrait finalement pas le chercher pour le week-end et il espérait que son amant allait bien. Il grimaça en levant le bras pour changer la chaîne de la télévision. Tout son corps était endolori et le moindre mouvement le faisait souffrir, ce qui était un moindre mal selon les médecins qui lui avaient assuré qu'il avait eu beaucoup de chance.
La porte de la chambre s'ouvrit et un jeune homme fut littéralement poussé à l'intérieur de sa chambre, la porte se refermant alors qu'il se retournait, probablement pour protester. Naruto le regarda surpris, se demandant bien qui cela pouvait être. Les visites n'étaient pas encore autorisées, et ses amis étaient en cours. La casquette noire laissait dépasser quelques cheveux blonds, ce qui ne l'aida nullement à identifier son visiteur, lequel lui tournait obstinément le dos. Lentement, très lentement, le jeune homme se tourna vers lui, lui montrant son visage caché par de larges lunettes de soleil.
- Naruto ?
L'exclamation surprise de son visiteur impromptu fit froncer les sourcils du malade. Ils se connaissaient ?
- Euh... oui.
Avant qu'il ait pu demander le nom de son interlocuteur, celui-ci se précipita vers lui et prit son visage entre ses mains.
- Bordel ! Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qui t'a mis dans cet état ? C'est grave ? Tu as mal ? Comment tu as fait ton compte pour te blesser à ce point ? Et pourquoi tu m'as pas prévenu ?
Éberlué, Naruto regarda le jeune homme inconnu qui déversait un flot de questions affolées sans reprendre son souffle, l'examinant sous toutes les coutures. C'était étrange, mais il était pourtant sûr de connaître cette voix aux accents inquiets.
- Taka ?
Le jeune homme ainsi interpellé, releva la tête qu'il avait baissée vers le torse bandé du blond, répondit d'un ton empreint de reproches :
- Ben oui, tu voulais que ce soit qui ? Une jolie infirmière peut-être ?
- Excuse-moi mais... depuis quand tu es blond ? fit remarquer Naruto, encore sous le choc de voir son amant ici, et dans cet accoutrement.
- Hein ? Ah oui, c'est vrai.
Réalisant qu'il était toujours déguisé, Taka ôta ses lunettes de soleil, sa casquette et sa perruque. Naruto le fixa avec de grands yeux et se redressa d'un bond pour l'enlacer, faisant fi de la douleur.
- C'est toi ! Je suis désolé, mon portable a été cassé. Je n'ai pas pu t'appeler pour te prévenir. Tu vas bien ? Tu m'en veux ? Comment tu as su que j'étais là ? Et qu'est-ce que c'est que ce bleu là et puis là aussi ? Mais, c'est pas vrai ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
En disant ces derniers mots, Naruto effleura la pommette bleuie de son amant qui grimaça légèrement sous l'attouchement pourtant léger. Se détachant doucement des bras de son beau blond bizarre, Taka s'assit sur le bord du lit, tout près de lui. D'une main douce, il écarta une mèche de cheveux blonds coincée dans le bandage qui ceignait le front de son pyjamaphile.
- C'est rien, t'inquiète, je vais bien, dit-il en souriant. Mais toi, comment tu t'es fait ça ?
L'air embarrassé de Naruto ne dit rien qui vaille au brun qui attendit patiemment une réponse.
- Oh, euh... C'est bête, hein. Je me suis battu à la Fac. Pour une stupide histoire en plus. Enfin bref, ils étaient plus forts et plus nombreux... donc voilà. Et comme mon téléphone s'est cassé dans la bataille, je n'ai pas pu te prévenir. Désolé...
- Crétin ! murmura Taka. Enfin, l'essentiel c'est que tu n'aies rien de grave. Tu n'as rien de grave, hein ?
- Non, juste quelques côtes cassées et quelques bleus. Rien de bien méchant. Je pourrai sortir dès jeudi normalement, expliqua Naruto avec un grand sourire.
Il était plus que ravi de voir son amant et que celui-ci n'ait pas l'air de lui en vouloir de sa défection. Il s'était beaucoup inquiété pour lui, mais n'avait trouvé aucun moyen de le prévenir. Envoyer l'un de ses amis dans la rue où travaillait Taka était hors de question, et il ne connaissait pas par cœur le numéro de téléphone du brun.
Taka n'avait cependant pas l'air au mieux de sa forme, outre l'hématome sur sa pommette, de lourdes cernes ombraient ses joues et sa lèvre inférieure était fendue. Ce dernier n'avait pas dû passer de bons moments. Grimaçant sous les élancements dans ses flancs, Naruto se pencha pour embrasser chastement la bouche fine du brun qui répondit au baiser avant de le repousser en douceur, maugréant :
- Va pas te faire plus mal, idiot.
- Je suis désolé de ne pas t'avoir prévenu, souffla Naruto. Je me suis inquiété pour toi, tu sais.
- Tsss... C'est pour toi que tu devrais t'inquiéter. Je suis assez grand pour me débrouiller tout seul, soupira le brun.
Taka était soulagé de savoir que son amant ne l'avait pas abandonné comme il l'avait cru, soulagé de savoir qu'il avait pensé à lui. Suivant son envie, il se pencha pour échanger un baiser passionné avec son amoureux.
Retrouver le goût des lèvres de son blond répara son cœur brisé. Et quand leurs langues s'unirent dans un ballet tendre et sensuel, des milliers de papillons frémirent dans son ventre. Se rapprochant davantage du corps musclé de Naruto, Taka enroula ses bras autour de la nuque blonde, prenant soin malgré tout de ne pas faire de mal à son amoureux blessé. Il sentit les mains puissantes de celui-ci se poser dans son dos en une caresse possessive.
Il était si bien là, dans les bras de celui qui lui avait volé son cœur, il n'avait pas envie de les quitter, jamais. Mais un coup à la porte les sépara. Les deux jeunes hommes se tournèrent lentement vers l'entrée, voyant une tête rousse coiffée d'une casquette blanche passer dans l'entrebâillement.
- Désolé de vous déranger, mais on doit y aller, expliqua le nouveau visiteur.
Taka soupira doucement, et relâcha son beau blond bizarre, en disant à Jûgo :
- Ok. J'arrive.
Il se releva et remit sa perruque, sa casquette et ses lunettes, faisant sourire bêtement Naruto.
- Quoi ?
- C'est drôle de te voir en blond, ça ne te va pas du tout en fait, ricana le blessé.
- Moque-toi pas ! C'est une idée de Jûgo. J'ai pas eu le choix, ronchonna Taka faussement vexé.
Il vola un dernier baiser à son amant, et se dirigea vers la sortie. Se ravisant soudainement, il prit un stylo et un papier qui étaient posés sur la table de nuit et nota son numéro de téléphone. Juste avant de quitter la chambre, il lança :
- Maintenant, tu n'as plus aucune excuse pour ne pas me prévenir en cas de problème. Et soigne-toi bien, on dirait une momie avec tous tes bandages.
Laissant son amant râler dans le vide, il rejoignit son ami dans le couloir. Les deux visiteurs quittèrent l'hôpital, prirent le bus en sens inverse en silence et rejoignirent le parking souterrain où ils se changèrent à nouveau. Pendant que Jûgo rangeait leurs affaires dans son sac à dos, Taka lui demanda :
- Comment tu as su qu'il était là ?
Ses orbes sombres et inquisiteurs fixèrent le grand roux qui sembla hésiter un moment avant de finalement répondre.
- C'était Samedi soir. Tu sais quand avec Hidan on est allés corriger les connards qui t'avaient kidnappé. Après qu'on en ait eu fini avec eux, l'un des mecs d'Hidan a lâché que c'était "bien plus amusant que de corriger le prince charmant de la précieuse Blanche-neige du patron". J'ai compris qu'ils avaient dû s'attaquer à ton blond. J'ai fait des recherches et je l'ai trouvé.
Taka hocha la tête et mit son casque avant de monter sur la moto derrière la silhouette massive du sentinelle.
Ainsi Naruto lui avait menti. Ce n'était pas du tout une simple bagarre d'étudiants. Il s'en doutait, son amant était bien trop amoché pour que cela soit une banale histoire de règlement de compte entre camarades de campus. Une angoisse irrépressible serra son cœur. Hidan avait envoyé des hommes à lui menacer Naruto et le passer à tabac. Ce qu'il craignait depuis le début était en train de se produire : l'Akatsuki se mêlait de cette histoire, son histoire, son histoire d'amour improbable avec son client.
Aussi douloureux que ce soit, il devait protéger Naruto. Il l'aimait bien trop pour supporter que celui-ci ne soit victime des agissements de l'organisation. La seule chose à faire était de ne jamais revoir son beau blond bizarre. Mais cette simple idée lui déchira le cœur. Alors c'était comme ça que ça se terminerait ? Leur dernier baiser aurait eu lieu dans un foutu hôpital ? Et la dernière chose qu'il lui avait dite était qu'il ressemblait à une momie... Quelle fin pitoyable !
Un sourire heureux s'étendit sur les traits de Naruto alors qu'il se rencognait dans ses oreillers. Son regard s'évada par la fenêtre pendant qu'il portait une main rêveuse à ses lèvres. Taka... Taka était venu le voir. Le bref instant qu'ils avaient pu partager ensemble fit battre son cœur plus vite. Il serra soudain les poings, se remémorant ce que les connards qui l'avaient fait atterrir ici lui avaient dit. Ils l'avaient menacé, mais rien ne le ferait changer. Il continuerait à le voir !
Il aimait Taka, et il était encore plus déterminé à le sortir de son bout de trottoir. Sasuke ne se souvenait plus de sa vie d'avant, et vu ce qu'il traversait tous les jours, il ne pouvait pas lui en vouloir. Mais il resterait avec lui, et il trouverait une solution pour le sortir des griffes de son mac. Il l'aimait et il ne le laisserait pas tomber, peu importe ce qu'on pouvait bien lui faire. Il tiendrait bon. Naruto râla encore contre la perte de son téléphone. Si l'inspecteur Hatake avait essayé de l'appeler, ce serait peine perdue. Il devait régler au plus vite ce problème de téléphone mobile.
Ses pensées retournèrent vers l'élu de son cœur. Son brun avait une sale tête et ne semblait pas très en forme. Gêné par ce que ce constat sous-entendait, Naruto se refit la promesse de tout mettre en œuvre pour que le brun n'ait plus jamais à faire le trottoir. L'idée même que d'autres hommes que lui aient pu poser leurs mains sur son amant lui retourna l'estomac et lui poignarda le cœur. Et si c'était cet enfoiré aux cheveux blancs qui avait encore brutalisé Taka ?
Sa détermination à venir en aide au jeune homme s'accrut tout autant que sa colère. Taka n'avait rien dit, mais il avait bien vu que ça n'allait pas très fort. Naruto craignit que le brun ne plonge encore plus dans sa poudre et dans l'alcool, comme il l'avait tant de fois vu faire quand il l'observait depuis le trottoir d'en face dans la rue des Embrumes. Mais ce n'était pas depuis son lit d'hôpital qu'il allait pouvoir faire grand chose. Il se promit que dès qu'il serait remis sur pieds, il emmènerait à nouveau son amant loin de tout ça, le temps d'un week-end, et surtout le temps de trouver une solution.
~oOo~
Debout devant la gazinière, Kakashi Hatake, alias Le Borgne, inspecteur renommé en charge du plus brûlant dossier de la ville, fixait d'un œil morne le plat contenant, théoriquement, une Moussaka faite maison. Théoriquement. Parce que ce qu'il avait sous les yeux ne ressemblait en rien à la photo présentée dans le livre de recette de son amant. Il avait pourtant suivi à la lettre les instructions, allant même jusqu'à faire le marché pour acheter des produits frais. Mais pour une obscure raison qu'il ne s'expliquait pas, le résultat n'était pas à la hauteur de ses espérances, mais alors pas du tout.
La porte d'entrée de son appartement s'ouvrit, lui annonçant l'arrivée de son compagnon. Un soupir désabusé lui échappa, il n'avait même pas le temps de trouver une solution de secours.
- Bonsoir 'kashi.
La voix grave et douce de Chu retentit dans la cuisine, tirant le dit "kashi" de sa contemplation culinaire.
- Bonsoir Amour.
Chu se rapprocha à pas feutrés de son amant pour l'embrasser chastement. Le peu de répondant de celui-ci le surprit et il s'éloigna un peu pour observer son visage. A son expression, il craignit soudain qu'un drame ne soit arrivé.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il, brûlant d'inquiétude.
La lèvre inférieure du policier tremblota, angoissant un peu plus le jeune homme. Mais que s'était-il donc passé pour bouleverser son cher et tendre de cette façon ?
- J'ai raté le dîner.
Chu resta interdit après ces mots dits de la manière la plus dramatique possible.
- Quoi ?
- J'ai raté le dîner. Je voulais te faire plaisir en faisant une Moussaka... et je l'ai ratée ! Je suis tellement désolé, rajouta Kakashi d'un ton toujours aussi tragique.
Une tape sur le haut de son crâne le fit légèrement grimacer.
- Espèce d'imbécile. Tu m'as fait peur ! Tout ça, juste pour une Moussaka !
Se frottant la partie malmenée, le policier ricana :
- Désolé, mais c'était trop tentant de te faire marcher un peu... Ceci dit, reprit-il plus sérieusement, j'ai vraiment raté le dîner.
Poussant un peu son malicieux compagnon, Chu constata par lui-même l'étendue des dégâts. Ne voulant pas décourager son amant dans ses essais culinaires, après tout il faisait assez peu la cuisine et c'était un effort qui méritait d'être encouragé, il tenta :
- Ce n'est peut-être pas aussi mauvais que tu le crois.
Et courageusement, il goûta la mixture.
Suspendu aux lèvres de son brun personnel, Kakashi guetta la moindre expression, aussi minuscule soit-elle, sur le visage stoïque. Après avoir longuement mastiqué, Chu finit par avaler la petite bouchée qu'il avait prise.
- C'est aussi mauvais que ça ? s'inquiéta l'apprenti cuisto.
- Non. C'est parfaitement mangeable, répondit calmement le tueur à gage.
Un micro sourire étira les lèvres fines du brun, soulageant le plus âgé des deux hommes.
- C'est très gentil à toi d'avoir fait le dîner, dit Chu d'un ton tranquille. Mais tu sais, je n'ai pas très faim. Un dessert suffira. Commence sans moi, je vais prendre ma douche.
Sur ces bonnes paroles, le jeune homme se dirigea vers la salle de bain, laissant son amant dépité devant son plat. Avec un soupir désabusé, Kakashi versa la Moussaka dans la poubelle et sortit un flyer d'un tiroir.
- Tu veux une pizza ? s'enquit-il à travers la porte de la salle de bain.
- Une trois fromages et une diabolique, s'il te plaît, lui répondit la voix assourdie de son compagnon.
Tout en composant le numéro, Kakashi se fit la réflexion que pour quelqu'un qui n'avait pas faim, deux pizzas c'était beaucoup. Comme quoi, sa piètre tentative culinaire était vraiment ratée, quoiqu'en ai dit son compagnon pour ne pas le vexer.
Une demi-heure plus tard, le couple était installé autour de la table basse du salon, quatre pizzas de taille conséquente devant eux. La télévision allumée diffusait une émission de variétés quelconque, la musique emplissant le silence confortable entre les deux hommes attablés. Entre deux bouchées de pizza, Kakashi demanda à son amant s'il avait réussi à se renseigner sur le fameux Taka.
Comprenant que malgré le ton désinvolte, ces informations avaient beaucoup d'importance pour son compagnon, Chu prit le temps d'avaler posément ce qu'il avait dans la bouche avant de répondre.
- Je suis allé directement dans la rue des Embrumes, j'espérais le voir pour au moins savoir à quoi il ressemble. Mais samedi soir il n'était pas là, parti avec un client selon le sentinelle. Un client louche apparemment puisque le sentinelle habituel l'a suivi. J'ai discuté un peu avec ce type mais il ne m'a pas appris grand chose.
Un léger soupir de déception franchit les lèvres de Kakashi. Il se doutait un peu que son amant ne trouverait pas grand chose. D'un coup d'œil, il incita celui-ci à poursuivre.
- D'après ce que m'a dit Ebi, le prostitué qui remplaçait le sentinelle, Taka a suivi le parcours classique dans l'organisation : réseau pédophile puis trottoir. Apparemment c'est la poule préférée d'Hidan qui le surnomme Blanche-neige. Et c'est un beau gars, il a pas mal de succès et suscite quelques jalousies. Après, à moins que savoir qu'il porte constamment un pantalon rouge et un gilet noir ait son importance, c'est tout ce que j'ai appris. Mais j'y retournerai, j'aimerais le voir de mes propres yeux.
Kakashi hocha la tête avant de conseiller à celui qui partageait sa vie :
- Fais attention. Si Hidan te voit traîner par là, tu pourrais avoir des ennuis.
- Ne t'inquiètes pas, je suis toujours prudent. Ce garçon est important pour l'enquête, n'est-ce pas ?
- Je ne sais pas encore. Il n'est peut-être rien de plus qu'une simple pute, mais... Si les tests que le labo est en train d'effectuer sont positifs, alors il pourrait devenir un témoin clé. Mais je n'y crois pas vraiment, soupira l'inspecteur.
L'embarras qui se dessina sur les traits virils de son compagnon fit sourire doucement Chu qui le rassura :
- Ne t'inquiète pas, j'ai bien compris que tu ne pouvais pas m'en parler.
- Dès que je serai sûr de moi, tu seras le premier informé.
Pour seule réponse, le plus jeune embrassa son compagnon avant de reprendre son activité première : manger ses deux pizzas géantes.
Après l'émission de variétés, le couple rejoignit la chambre où ils s'unirent comme seuls peuvent le faire ceux qui s'aiment, avant de s'endormir dans les bras l'un de l'autre, loin, bien loin de toutes préoccupations professionnelles. Demain serait un autre jour qu'il leur faudrait affronter, avec ses missions, ses soucis, la pression, tout ce qui faisait leur quotidien depuis des années. Ils avaient tous deux le secret espoir que cela se termine bientôt, qu'ils puissent enfin vivre, comme tous leurs concitoyens, une vie normale.
Étendu dans son lit au huitième étage de l'hôpital, Naruto pensa à son amant, priant secrètement pour qu'il aille bien, mettant en place un plan pour le revoir. Peu lui importait les menaces, il n'était pas question qu'il abandonne Sasuke sans se battre. Extirpant le téléphone flambant neuf que Kiba lui avait ramené l'après-midi même, il composa rapidement le numéro de Taka, espérant que celui-ci décrocherait.
"Allo."
La voix grave et douce de son brun résonna à son oreille et un sourire béat étira les lèvres du blond.
" Salut.
- Naruto ?
- J'ai récupéré un téléphone tout neuf..."
Les deux garçons discutèrent un moment, chacun profitant de la voix de l'être aimé au bout du fil. Quand Taka raccrocha, il soupira lourdement. Il devait couper les ponts. Pour la sécurité de Naruto, il devait couper tout contact. Mais quand il avait entendu sa voix, il avait été incapable de l'envoyer paître et de raccrocher. Une voiture passa dans la rue, rappelant au jeune homme qu'il était toujours là sur son trottoir, bien loin des bras tendres et rassurant de son amant.
~oOo~
Suigetsu et Karin observaient leur ami commun du coin de l'œil, surpris par son comportement. Taka assis sur le matelas miteux de la piaule, fumait une clope en bataillant avec l'antenne télé pour essayer de capter une chaîne quelconque. Vêtu de son pantalon rouge et de son gilet noir, ses bottes aux pieds, il jurait comme un charretier mal embouché devant le manque de coopération de leur médiocre râteau hertzien.
En soi, il n'y avait rien là d'anormal. Sauf si on prenait en compte qu'on était vendredi après-midi, et qu'un certain blond hyper riche avait envoyé un grand nombre de textos à Taka pour le prévenir qu'il passerait le prendre le soir même. Les deux amis échangèrent un regard curieux, et s'incitèrent l'un l'autre à mettre les pieds dans le plat. Ce fut finalement Suigetsu qui perdit le combat visuel, ce qui valut à Karin de se faire traiter de "tricheuse avec ses lunettes supersoniques".
Karin leva les yeux au ciel, ne souhaitant même pas savoir ce que voulait dire son colocataire et le poussa pour qu'il se décide enfin à parler. Prenant son courage à deux mains, et tirant la langue à la rouquine au passage, le jeune homme aux cheveux blancs interpella le bricoleur du dimanche, même si on était vendredi, qui s'énervait sur trois bouts de métal.
- Choupinet ?
- Hn...
Taka n'avait même pas relevé la tête, concentré sur sa tentative pour capter une chaîne quelle qu'elle soit, même s'il aurait bien aimé pouvoir voir la suite des aventures de cette guilde de mages déjantés. Comprenant qu'il n'aurait pas mieux comme invitation à poursuivre, Suigetsu se lança :
- Tu ne prépares pas tes affaires pour le week-end ?
Les deux colocataires virent parfaitement les mains de leur ami se figer un court instant avant de reprendre leur activité. D'une voix calme, bien trop calme, le brun répondit par la négative. Karin
décida d'enfoncer le clou en demandant :
- Ton blond-méga-hyper-riche doit pas venir te chercher ?
- Si.
- Ok, soupira Suigetsu. Tu vas nous dire franchement ce qui se passe ou on va devoir jouer aux devinettes encore longtemps ?
- Tsu... protesta la seule fille de la pièce.
Taka se retourna brusquement et planta un regard déterminé dans celui de son ami.
- C'est pourtant simple. S'il vient, je l'enverrai chier. Je ne veux plus jamais le revoir. Voilà. Maintenant, au lieu de poser des questions inutiles, donnez-moi un coup de main avec cette putain de télé !
Sentant parfaitement l'énervement dans la voix de leur ami, les deux curieux lui vinrent en aide. Suigetsu finit par monter sur le toit de fortune de leur piaule, le râteau à la main sous les regards hilares des gosses du quartier. Karin en profita pour l'obliger à prendre des poses toutes plus ridicules les unes que les autres, avec la complicité de Taka qui réclamait de lever l'antenne plus haut, plus à gauche, plus en biais.
La victime de la recherche de chaînes hertziennes râla tant et plus, mais se plia aux exigences farfelues de ses colocataires, plus qu'heureux de les faire rire en toute innocence. Après tout, aucun d'eux n'avait l'occasion de rire beaucoup dans la vie, alors autant en profiter quand c'était possible. Avant de partir retrouver leurs clients respectifs, les trois jeunes gens disputèrent une partie de foot avec les gamins de la rue, engueulant régulièrement l'arbitre : le placide et imperturbable Jûgo.
Adossé à son mur habituel, Taka ferma douloureusement les yeux en voyant entrer dans la rue la citadine orange vif de Naruto. Il profita du temps que le véhicule mit à arriver jusqu'à lui pour réunir tout son courage et se donner la force de faire ce qu'il devait faire. ll devait protéger son beau blond bizarre. Il ne savait que trop bien de quoi l'organisation était capable et il ne voulait pas que son amant en souffre par sa faute.
Un coup de klaxon lui fit ouvrir les yeux et constater que la voiture orange vif était garée juste devant lui. Se décollant de son mur, le prostitué se dirigea vers la citadine, reconnaissant à ses jambes de le soutenir malgré les tremblements qui les parcourraient. Taka se força à avoir l'air nonchalant, bien que ses mains soient moites d'appréhension et que son cœur battit la chamade dans sa poitrine. Il savait que ça allait faire mal... mais c'était nécessaire, vital même.
Assis derrière son volant, Naruto fronça les sourcils en voyant que son amant portait sa tenue habituelle : pantalon moulant rouge, gilet noir et bottes défoncées. Le visage fermé du brun l'interpella et lui fit craindre le pire. Quand au lieu d'ouvrir la portière comme à son habitude, Taka lui fit signe de baisser la vitre côté passager, il comprit qu'il n'aimerait pas la suite. Il s'exécuta cependant et le brun s'appuya sur la portière.
- Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu es habillé comme ça ?
Le visage du brun se ferma un peu plus et son regard se durcit soudainement. Avant que celui-ci ait pu dire quoi que ce soit, Naruto reprit :
- Monte. On discutera en route.
- Non.
L'angoisse de Naruto grandit un peu plus à cette assertion dite froidement. Plongeant ses orbes azurés dans celles glaciales de son amant, il insista :
- Monte.
Sa voix trembla légèrement et son regard se fit plus suppliant qu'il ne l'aurait voulu. Son cœur se serra douloureusement quand il vit l'expression dure et renfermée de son brun.
Taka le fixa en silence durant quelques secondes avant de finalement lâcher, son ton tranchant comme une lame de rasoir :
- Ne reviens jamais. Je ne veux plus jamais te voir. Jamais. Si tu te pointes, je chargerai Jûgo de te foutre la raclée du siècle. C'est fini. Adieu.
Et sans rien ajouter de plus, le prostitué se détourna de Naruto et reprit sa place sur le trottoir.
To be continued...
Commentaires des auteures :
Et oui... pauvre Taka, il en voit de toutes les couleurs avec nous... On jure solennellement de euh... ben que nos intentions sont mauvaises et qu'on va continuer à le torturer... C'est pas bien, hein ! Mais bon... On sait pas faire autrement. C'est pour les besoins de l'histoire, rassurez-vous... Mais y a pas que du slash dans cette fic, y a aussi un vrai scénario, même si ça paraît pas comme ça... Si, si, on vous jure !
Pour ceux qui se posent la question du client basané de début de chapitre, on vous renvoie au chapitre 14. Ben oui, faut suivre avec nous.
Bureau des plaintes et des personnages martyrisés :
Les sourcils froncés, Sasu lit par dessus les épaules des deux auteurs, avant de faire remarquer :
- Vous vous rendez compte que vous avez mis des scènes à caractères sexuels dans presque tous les chapitres ?
- Oui. Mais on s'est aussi aperçues que les lecteurs reviewaient plus quand il y avait du sexe, alors... on fait du fan-service.
- Je me demande qui est le plus pervers. Ceux qui ne reviewent que quand il y a du cul... ou vous pour écrire les scènes ?
Assis dans le canapé, Ita console un Taka au bord du suicide :
- Allez, allez, c'est pas si grave tu sais !
- Pas grave ! Ces deux folles m'ont mis une perruque blonde ! BLONDE ! La honte totale ! Je ne m'en remettrai jamais.
- Mais si, mais si. Et puis tu sais, elles ont fait pire... bien pire...
Se tournant vers les lecteurs, Ita rajoute :
- Dites le lui vous que c'est pas grave la perruque blonde... Reviewez pour le soutenir !
Rendez-vous au prochain chapitre : Chapitre 17 : Décisions et conséquences.
Quand Taka et Naruto se retrouvent enfin frais et dispo, rien ne garantit qu'ils passeront un week-end aussi tranquille que prévu.
