Honte à moi, j'ai failli oublier de poster ce dimanche !
Bonjour à tous, donc, et voici le nouveau chapitre, presque à la dernière minute pour être encore le dimanche... merci encore à tous mes lecteurs, double merci aux reviewers, et bonne lecture à tous !
Résumé de l'épisode précédent : Ginny est emmenée dans la Chambre des Secrets. Au vu des professeurs indisponibles, Hermione et Cédric font alliance pour tenter de convaincre Stan Mallory, anciennement connu comme Harry Potter, d'intervenir. Le trio descend donc dans la Chambre et y parvint à temps pour sauver Ginny et abattre le Basilic, ainsi que le souvenir de Voldemort. Stan parvient à se séparer de ses camarades quelques instants, juste le nécessaire pour dissimuler le journal et ses armes à l'abr des regards gênants, puis ils se rendent ensemble à l'infirmerie.
Etrangement, Pomfresh ne leur posa aucune question, se contentant de les requinquer sous l'œil attentif de l'assassin adossé à la tête de son lit. Sa tête allait de mieux en mieux au fil des minutes et, si ses membres étaient encore engourdis, il recommençait à penser un peu plus clairement. Presque trois heures après leur arrivée, alors qu'il jouait machinalement avec le Choixpeau sur ses genoux, la porte s'ouvrit soudain avec fracas et un cri hystérique retentit.
"Ginny !"
La femme rousse devait indubitablement être la mère de la petite fille, qui fondit d'ailleurs encore une fois en sanglots quand elle se retrouva dans l'étreinte maternelle qui la berçait. Weasley senior pleurait aussi d'ailleurs, la berçant contre elle, marmonnant à propos de Dumbledore qui était venu lui annoncer son décès jusqu'à être interrompu par le Patronus brillant de Pomfresh.
Un second homme ne tarda pas à entrer, accompagné de son épouse, et se précipita d'ailleurs vers le lit de Cédric. Le jeune homme sourit sans se retenir.
"Papa, Maman !"
"Oh, Cédric" fit son père en l'étreignant. "Quand le professeur Chourave est venu nous voir…"
L'assassin resta silencieux en voyant la scène. Il était bien pratique d'avoir des moyens de transport aussi instantanés – manque de bol pour Hermione, réveillée par l'entrée fracassante des gens, qui regardait la scène avec envie. Ses yeux s'écarquillèrent d'ailleurs quand Flitwick entra, suivie par deux personnes à l'air un peu perdu mais qui se dirigèrent immédiatement vers la Gryffondor.
"Je suis désolé, Mr Mallory" fit la sympathique voix de Dumbledore derrière lui "mais je crains que votre père n'ait pas été joignable en aussi peu de temps. Nous continuons de chercher à le contacter."
"Oh, il doit se promener dans le monde" fit Stan avec un haussement d'épaules. "Ne vous en faites pas, il apprendra bien assez tôt ce qu'il s'est passé."
Et pourtant la porte s'ouvrit une quatrième fois, laissant passer McGonagall suivit par une silhouette féminine qu'il reconnut immédiatement. Nyssa franchit la salle en quatre enjambées, se jetant sur lui pour l'étreindre férocement.
"Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête !" rugit-elle. "Ton prof qui débarque au manoir et qui nous sort que tu as disparu et…"
Elle s'interrompit alors qu'il tapotait son dos. Kaheda Mallory n'était pas un assassin de sang-froid et se permettait donc de devenir hystérique, mais il était à peu près certain qu'une part de l'inquiétude montrée était bien celle de Nyssa al'Ghul.
"Je vais bien" rassura-t-il. "Juste un peu fatigué et out à cause du venin."
"Venin ?"
"Et si vous nous racontiez tous, les enfants ?" proposa gentiment Dumbledore. "Installons-nous…"
Sa baguette s'agita négligemment, faisant jaillir une douzaine de chaises. Pourtant la voix d'Amos avait déjà claquée.
"Et si vous nous disiez, Dumbledore, pourquoi vous n'étiez pas à Poudlard pour gérer cette situation de crise ! Vous en êtes le directeur après tout, alors comme ça se fait que nos enfants aient dû la gérer ?"
"Je crains, Amos" répondit Dumbledore avec un sourire fatigué "que le conseil des gouverneurs de Poudlard ne m'ait démis de mes fonctions au moment de la disparition de la jeune Ginevra et j'ai donc dû quitter le château. Par chance, à peine quelques heures plus tard, j'ai reçu des hiboux de la moitié du conseil, parlant de chantage et me demandant de reprendre immédiatement ma place."
"Comme c'est pratique" renifla Nyssa. "Vous vous êtes arrangé pour ne pas être là juste au moment où mon frère et ses amis étaient en danger."
"Je vous assure, miss Mallory, que ce n'était nullement de mon fait" promit jovialement le vieux directeur. "Et je vous assure que j'ai ardemment recherché la Chambre des Secrets depuis le premier incident, mais d'autres se sont visiblement montrés plus compétents pour cette tâche."
Son regard bleu étincelant s'était posé sur Stan qui haussa des épaules.
"C'est Hermione qui a trouvé que c'était un Basilic, pas moi" indiqua-t-il "et Hermione et Cédric sont allés chercher l'antidote dans la réserve de Rogue juste au cas où, et on s'y est mis à trois pour trouver l'entrée, jusqu'à ce que Mimi Geignarde ne nous dise comment elle était morte et ne nous montre où était l'entrée en question."
"Donc quelqu'un savait tout ça" fit le Dr Granger, suspicieux "et personne n'avait pensé à lui poser la question ? On interroge toujours les témoins en premier…"
"Stan" protesta Hermione "tu as fait beaucoup plus que ça !"
Il soupira en fermant à demi les yeux. Dumbledore ne laissa pas passer l'occasion, souriant avec bienveillance vers la seconde année.
"Et si vous nous racontiez cela de votre point de vue, Miss Granger ?"
Et, bien entendu, Hermione s'exécuta, racontant tout depuis le moment où ils étaient venu le trouver dans la bibliothèque, puis comment ils étaient entrés dans la chambre, avant qu'il ne se "sacrifie" pour avancer seul face au jeune homme qui se révéla être Voldemort lui même. Stan nota avec intérêt qu'elle avait à peine hésité sur le nom et elle raconta ensuite comment ils avaient lancé un Nox avec Cédric, angoissés en entendant les bruits de choc et les sifflements, le silence de leur condisciple, puis comment ils avaient dû laisser tomber le sort, épuisés, jusqu'à ce que Fumseck ne crève le second œil du Basilic.
Cédric l'avait ensuite protégée des sortilèges de Voldemort, Stan avait fini avec une épée dans la gueule du Basilic qui était mort peu après, l'empoisonnant au passage, et Hermione avait réussi à l'atteindre pour lui donner l'antidote, puis Fumseck leur avait amené le journal et elle l'avait empalé sur un croc de la bête morte alors qu'un sort de Voldemort démettait son épaule, concluant par le silence incrédule à la fin et le réveil de Ginny. Stan avait remis son épaule en place, Fumseck soigné le poumon de Cédric, puis ils s'étaient mis en route vers la sortie jusqu'à trouver Lockhart, proprement neutralisé par un sortilège de Chauve-Furie d'une Ginny Weasley hystérique.
Cédric soutint la même version qu'Hermione, ayant été mis hors-jeu par un sortilège violet de Voldemort qui avait passé ses boucliers en faisant exploser ses côtes. Fumseck l'avait ensuite assez soigné pour qu'il ne puisse bouger correctement, mais il avait peu suivi la fin de l'action.
Alors les regards se posèrent sur Stan qui haussa ses épaules.
"Hermione a tout dit" remarqua-t-il.
"Où avez-vous eu l'épée, Mr Mallory ?" demanda Dumbledore. "Et où est-elle ?"
Stan montra le Choixpeau sur ses genoux.
"Fumseck me l'a donné, alors j'ai supposé qu'il devait servir à quelque chose et je l'ai mis sur ma tête – et après j'ai senti un truc froid, et en plongeant ma main dedans c'était une poignée, alors je l'ai tirée quand le Basilic m'est tombé dessus. Il a essayé de m'avaler après mais l'épée a tranché sa langue et après s'est enfoncée dans sa gueule, et il est mort. J'ai sauté hors de sa gueule mais ses crocs m'ont ouvert les jambes et après c'est un peu flou jusqu'à ce que Hermione me donne l'antidote, et même après j'avais encore mal au crâne."
"Et l'épée ?" demanda Nyssa, et il haussa ses épaules.
"Sais pas. Je l'avais dans ma main et elle a disparu."
"C'est vrai" confirma Hermione. "J'allais vers Stan et l'épée a disparu, juste comme ça."
"Comment avez-vous aveuglé le Basilic dans le noir ?" demanda McGonagall.
"Je ne l'ai pas fait, Fumseck l'a fait" rectifia Stan. "Je n'ai pas fait grand-chose dans le noir, je sentais juste l'air bouger dès qu'il avançait vers moi et j'essayais de l'éviter. Fumseck a fini par me soulever et m'a reposé en hauteur et il a crevé son premier œil, le Basilic s'est jeté sur la statue où j'étais et je me suis fait éjecter, la lumière est revenue et Fumseck a crevé le deuxième œil juste après."
Nyssa ne crut pas un mot de ce qu'il avait dit, mais les autres si et c'était l'important. Elle ne posa aucune autre question, se contentant de le serrer très fort dans ses bras et coupant par là l'opportunité de lui demander quoi que ce soit d'autre. Il se laissa aller dans l'étreinte de sa sœur, les yeux fermés, se sentant nettement mieux en la sachant contre lui. Il pouvait se reposer pour le moment, il savait que Nyssa ne laisserait personne le toucher pendant son sommeil. Aussi finit-il par s'endormir, sa tête sur l'épaule de sa sœur. Il pouvait récupérer en paix. Nyssa al'Ghul le protégeait.
Lorsqu'il se réveilla à nouveau, deux jours plus tard, elle était toujours là. Slade également l'était, assis en face et les bras croisés. Ils s'étaient tous les deux réveillés alors qu'il commençait à peine à émerger et il salua le mercenaire d'un signe de tête, se redressant difficilement. Nyssa lui servit un verre d'eau et il le but en silence.
"Je vais te ramener au manoir pour que tu te reposes, en accord avec tes profs" murmura Slade. "Quelque chose à récupérer ?"
"A l'entrée de la Chambre" chuchota-t-il.
"Ils n'ont pas réussi à rouvrir la Chambre, même en essayant d'imiter le sifflement comme toi" expliqua Nyssa dans un murmure à son oreille. "Peut-être que c'est lié à ce qu'il s'est passé à tes six ans."
L'explication avait du sens. Il avait eu un morceau de l'âme de Voldemort en lui et peut-être une partie de son inconscient s'était souvenue de comment faire pour parler Fourchelangue. Il tenta de se lever, mais était bien trop faible et Slade le souleva, le prenant dans ses bras.
"Les tableaux espionnent pour le directeur" chuchota le jeune assassin.
Deux hochements de tête lui répondirent et ils se mirent en route ensemble, suivant ses indications, furtifs comme des ombres dans les couloirs silencieux. Nyssa referma soigneusement la porte des toilettes derrière eux dès qu'ils y furent et Slade les rapprocha des lavabos incriminés.
"Tu es revenu" fit une voix en se rapprochant.
La silhouette de Mimi jaillit devant eux, regardant le jeune homme de douze ans porté par son aîné. Elle avait l'air songeuse, rêveuse presque.
"Je crois qu'une partie de moi voulait que tu meures et que tu restes avec moi" fit-elle en se rapprochant, sa silhouette argentée.
"Désolé, Mimi" répondit-il d'une voix pâteuse "j'ai encore quelques petites choses à faire avant de mourir."
"Je sais" répondit le fantôme. "Et je savais que tu reviendrais ici. Merci."
L'assassin inclina sa tête.
"Je t'en prie."
"Non, vraiment. Merci. Tu as tué mon assassin, n'est-ce pas ? Les yeux jaunes – c'étaient ceux du Basilic. Et tu as tué le garçon aussi."
Al'Najin fit signe à Slade de le reposer. Il vacilla sitôt à terre, soutenu par le bras du mercenaire, mais s'avança néanmoins vers Mimi.
"Aucun innocent ne devrait mourir de la folie de certains hommes" énonça-t-il calmement, et la silhouette de Mimi se mit à miroiter dans l'air.
Sa main se leva, traçant le signe de la Ligue, et les yeux de Mimi s'écarquillèrent. Le miroitement s'amplifia.
"Protecteur" murmura-t-elle.
"Ton assassin est mort" répondit simplement le jeune garçon, tendant la main jusqu'à la poser sur le front fantomatique. "Reste en paix, âme innocente."
Il redessina une dernière fois le symbole sur son front et la silhouette de Mimi se flouta soudain avant de s'emplir d'une vive lueur blanche. Son corps sembla se dissoudre dans la lumière, terminant par le visage aux yeux clos, aux traits calmes, apaisés. Un vent chaud semblait émaner de la lumière qui s'éleva ensuite, emplissant toute la pièce avant de mourir, tout naturellement, s'éteignant tout simplement.
La voix de Nyssa prononça l'une des prières de la Ligue derrière lui – les prières qu'ils offraient aux innocents qu'ils n'avaient pu sauver. Mais une âme torturée avait trouvé la paix, rejoignant enfin l'au-delà, et rien que cela valait tout ce qu'il avait subi depuis le début de l'année. Il rejoignit les lavabos en titubant, ses pieds se glaçant sur le carrelage de la salle de bain. Cinq essais lui furent nécessaires avant que les lavabos ne basculent mais Nyssa l'arrêta d'une main sur son bras.
"Je vais descendre."
"Juste à gauche, à l'arrivée" fit Al'Najin, à nouveau épuisé "contre le sol, tu as un tas de cinq cailloux plus trois à cinq centimètres sur la gauche. Creuse un peu en-dessous, il y a trois objets."
Nyssa acquiesça et sauta dans l'ouverture sans plus hésiter. Slade le souleva à nouveau et il n'eut pas la force de protester, sommeillant à nouveau, sa tête sur l'épaule du mercenaire.
"Au fait" murmura-t-il.
"Hm ?" demanda l'australien.
"Je l'ai trouvée" murmura-t-il.
"Je sais" répondit simplement Slade.
"Comment tu sais ?"
"Tu ne tues pas un monstre de quinze mètres de long sans une véritable arme. Et Nyssa a vu ton visage quand tu en parlais. J'aimerais bien la voir."
"Dès qu'on sera hors d'ici" fit-il en luttant contre le sommeil.
"Tu peux te rendormir, gamin" assura son aîné. "Nous avons tous les deux mémorisé l'itinéraire pour venir ici, nous te ramènerons à l'infirmerie."
Il dut néanmoins attendre de voir la silhouette de sa sœur remonter pour se sentir bien. Elle avait déjà dissimulé la dague dans sa tunique et tendit le pistolet à Slade, qui le fit disparaître également. Puis elle emballa soigneusement le journal et le croc toujours planté dedans avant de le glisser dans la poche de sa veste. Al'Najin dormait déjà et ce fut tout aussi furtivement qu'ils retournèrent à l'infirmerie, le recouchant dans le lit avant de se réinstaller comme s'ils n'avaient jamais bougé.
Le lendemain, lorsqu'il se réveilla, en apparence pour la première fois, sa "famille" le ramena au manoir. Slade le porta alors qu'ils passaient par la Poudre de Cheminette, temporairement reliée au Manoir, accompagnés de Chourave.
"Et n'hésitez pas à nous contacter si votre fils montre le moindre problème" fit-elle finalement de sa voix douce. "S'il présente le moindre effet secondaire du venin de basilic ou quoi que ce soit."
"C'est noté" fit Slade en inclinant sa tête. "Merci de votre aide, professeur, mais je vais coucher Stan pour le moment, si vous le voulez bien."
Un hochement de tête lui répondit et Chourave les salua avant de repartir. L'influence de Dumbledore avait suffit à relier temporairement leur salon au réseau de Cheminette mais ils ne s'en souciaient pas pour le moment. Stan bondit souplement hors des bras du mercenaire, sautant à terre où il se réceptionna avant de s'étirer avec un bâillement.
"Ça y est ?" jura-t-il. "Je peux bouger et arrêter de faire semblant d'être à moitié mort ?"
Il s'était enfoncé dans le manoir en parlant et récupéra des vêtements corrects, abandonnant le pyjama d'hôpital pour se vêtir décemment. Son regard s'attarda sur ses deux mollets. Le venin avait laissé une cicatrice, deux marques parallèles qui passaient sur les muscles à l'arrière de ses mollets, perpendiculairement à l'os. Tant pis. Ce ne serait pas la dernière cicatrice qu'il récupérerait dans sa vie.
"Nyssa" fit-il en revenant, terminant d'enfiler un t-shirt "tu peux dire à ton père que le véritable nom de Voldemort est Tom Elvis Jedusor. Il était à Poudlard il y a un peu plus de cinquante ans, au moment où Mimi Geignarde – Myrtle de son vivant – est morte."
"Comment tu sais ?" demanda Nyssa, intriguée, et il renifla.
"Ce crétin me l'a dit. Je suis presque sûr que le journal était un Horcruxe et il pourra sûrement vérifier ça. Slade, je ne suis pas au maximum de ma forme, je le reconnais, mais j'aimerais savoir ce que tu peux me dire sur mon épée."
"Montre-moi ça" exigea le mercenaire avec une impatience non-dissimulée. "J'y vais doucement, tu n'es pas en état de soutenir un vrai combat."
Ils descendirent pourtant dans la salle d'entraînement et Al'Najin se mit en position, lui faisant signe d'attaquer quand il le voulait. Slade s'élança à l'assaut sans hésiter un instant, frappant de taille. Al'Najin bougea rapidement et la lueur jaillit soudain dans sa main droite alors qu'il dégainait, laissant apparaître une superbe lame à un seul tranchant, légèrement recourbée. Le choc fut terrible alors que les deux épées se heurtaient et Slade l'examina de l'œil du connaisseur.
"Asiatique" annonça-t-il sans qu'ils ne bougent, leurs lames appuyées l'une contre l'autre. "Fais-moi voir ce qu'elle a dans le ventre."
La notion d'y "aller doucement" sembla bientôt oubliée. Al'Najin avait un immense sourire sur les lèvres, bondissant souplement et, dès qu'il se sentit un peu agressé, Slade Wilson répliqua sans hésiter, semblant totalement oublier l'état de faiblesse du pré-adolescent en face de lui. Le combat fit rage un long moment sous l'œil attentif de Nyssa, qui pourtant n'intervint pas tout de suite. Son frère avait effectivement trouvé son épée. Ses coups étaient vifs et puissants et il semblait encore plus rapide qu'auparavant.
Lorsque Wilson le désarma, projetant l'arme à plus de dix mètres, il rit franchement et souleva sa main. L'épée revint se loger dans sa paume mais il inclina néanmoins la tête, hors d'haleine.
"Je comprends ce que tu disais" fit-il sincèrement. "Je me sens tellement bien avec cette épée."
"Je peux la voir ?" interrogea Slade, et il la lui lança.
Le mercenaire la rattrapa avec habileté et l'examina avec attention. Son doigt passa sur le tranchant, s'ouvrant légèrement. La lame était longue de soixante-cinq centimètres, à un seul tranchant, se recourbant tout du long mais bien plus rapidement à son extrémité. La garde en était simple, d'un simple cercle de métal de cinq centimètres de rayon légèrement recourbé vers la main de l'escrimeur, sculpté dans des motifs ésotériques qui s'entrelaçaient. La poignée était un peu trop petite pour l'australien, mais conviendrait probablement parfaitement à Al'Najin lorsque celui-ci serait adulte.
Il l'examina néanmoins un long moment. Elle était stylisée pour représenter un serpent enroulé, et les rainures entre les anneaux du serpent tout comme les minuscules écailles facilitaient la prise sur la poignée. Au sommet, à la place du pommeau, se trouvait la tête du serpent. Ses yeux étaient faits d'infimes fragments d'une pierre verte, probablement de l'émeraude vu son brillant, et il avait sa gueule refermée sur une gemme noire, entièrement mate, sans le moindre éclat.
"Fascinant" fit-il avec un petit rire, reprenant la lame en main avant de la faire siffler.
Elle était bien entendue parfaitement équilibrée. C'était une lame à un seul tranchant, mais cela ne l'étonnait pas pour Al'Najin – ce type de lame était plus rapide. Non, il s'agissait d'une lame simple mais dévastatrice, comme son propriétaire. Il finit par la faire sauter, la reprenant par la lame pour la tendre à Al'Najin, qui la récupéra.
"Très belle lame" complimenta-t-il. "Bel anachronisme, également, mais je suppose que c'est une lame plus ou moins magique, si elle te convient. Par la forme et le tsuba, c'est une épée japonaise – non pas un katana, même si tu as l'impression que cela y ressemble, mais plus ancien que ça. Je pencherai plutôt pour un koto de seconde période, aux alentours de l'an 900. Une transition entre les épées chinoises et le futur katana, si tu veux. Cependant la lame est en acier composite et c'est un peu tôt pour s'en servir, à moins, bien sûr, que ce ne soit l'une des premières lames réalisées comme ça, puisqu'on ne sait pas quand les japonais ont commencé à maîtriser la technique."
Al'Najin eut un demi-sourire.
"An 900, hm ? Il y a pas mal de légendes qui disent que Salazar Serpentard avait une peau olivâtre, des cheveux noirs et des yeux noirs bridés. Il pourrait avoir été d'ascendance asiatique."
"Tu es sûr que c'est l'épée de Serpentard ?" demanda Nyssa.
"Le Choixpeau m'a appelé jeune assassin juste avant et m'a dit que j'étais et resterais un Serpentard" répondit sincèrement Al'Najin. "Il y a déjà des tas de légendes qui disent que Gryffondor avait une épée et qu'il se battait en duel avec Serpentard – ça impliquerait qu'il en ait eu une aussi."
Ses doigts glissèrent sur la garde, retraçant les écailles.
"Et je ne sais pas trop comment le dire, mais je le sais."
"En quoi est fait la garde ?" demanda Slade. "Je reconnais des émeraudes mais pas la gemme dans sa gueule."
Al'Najin la leva dans la lumière, regardant la gemme avec attention. Même en pleine lumière, elle ne renvoyait strictement rien, semblant absorber tout éclat lumineux qui pourrait se poser sur elle. Et il ne mit pas une seconde à savoir où il avait déjà vu cela, une unique fois dans sa vie.
"Orichalque" murmura-t-il, émerveillé.
Il ne connaissait aucun autre matériau aussi sombre et mat. Il avait cherché de l'orichalque depuis deux ans et maintenant une gemme parfaitement polie venait de tomber entre ses mains. Bien sûr, elle ne pourrait jamais être dessertie de l'épée – l'arme était un tout, et ne pouvait perdre aucun morceau. Mais Ra's al'Ghul serait néanmoins content d'avoir un aperçu du matériau, en attendant d'en avoir un échantillon à analyser.
La fatigue lui retomba soudain dessus et il passa sa main sur son visage, avant d'appeler le fourreau et de ranger lentement l'épée. Puis il en tapota la garde avec un sourire convenu.
"Cache-toi" susurra-t-il, et l'arme disparut aussitôt avec un petit chuintement amusé.
Il écarta lentement ses bras, provocateur.
"Quelqu'un a envie de me fouiller pour voir si je suis armé ?"
Nyssa s'approcha, intriguée, et le fouilla effectivement avec expertise, recherchant l'épée sous le sourire goguenard de son frère, avant de secouer la tête.
"Tu n'as rien sur toi, pas même une dague."
"Et pourtant" répondit Al'Najin avant de tirer la lame de son fourreau invisible. "Je ne serai plus jamais désarmé de ma vie."
Il s'arrêta pourtant avant de l'avoir entièrement tirée et la rangea à nouveau. La garde se volatilisa à l'instant où il la relâcha et Slade émit un ricanement sonore.
"Ce petit tour est définitivement très efficace pour un assassin."
"N'est-ce pas ?" se rengorgea le plus jeune. "Vous pourriez me passer aux détecteurs de métaux ou à n'importe quel sort de révélation – tant que je ne la dégainerai pas, personne ne la trouvera. Serpentard devait être complètement paranoïaque."
Ses yeux se plissèrent.
"Et comme je le suis, cette information ne sortira jamais de cette salle, n'est-ce pas ?"
"Je le dirai à mon père" remarqua Nyssa.
"Oh mais lui, il l'aurait su de toutes façons" répondit sincèrement Al'Najin. "Personne d'autre. Et je ne plaisante pas."
Deux acquiescements lui répondirent. Il devenait de plus en plus dangereux d'année en année – et surtout, il avait soigneusement évité qu'une seule personne ne connaisse toutes ses capacités. En dehors de Ra's al'Ghul, probablement. Slade était le seul à connaître son niveau réel en escrime. Nyssa connaissait sa vivacité et ses réflexes en combat. Les Flamel et Aesclepios connaissaient la nature exacte de ses magies et son niveau de puissance, mais ne savaient pas quelle était l'étendue de ses connaissances en magie. Ce qui signifiait que, en dehors de Ra's qui le surveillait probablement en permanence, personne ne savait comment il pouvait combiner toutes ses capacités.
Et il était fermement décidé à ce que cela reste ainsi.
Il resta une semaine à se reposer à Londres, ne manifestant pas d'envie de retourner à Poudlard. Ce fut un dimanche soir qu'on sonna à la porte du manoir et le professeur McGonagall fut amenée dans le salon où ils discutaient, accueillie par un chaleureux sourire feint de Slade.
"Professeur McGonagall" salua-t-il d'une voix veloutée en se levant. "C'est une surprise et un plaisir."
"Lord Mallory" répondit-elle en inclinant la tête. "Je suis navrée de vous importuner à l'improviste."
"Je vous en prie. Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? Nous allions justement passer au digestif."
"Je ne voudrai pas déranger" s'excusa-t-elle, mais il balaya l'excuse d'un geste de la main, alors elle accepta. "Un whisky avec plaisir, merci."
"Kaheda ?"
"La même."
Il sortit donc trois verres à whisky du mini-bar, plaçant deux rocks dans chacun des verres avant de servir le liquide ambré, amenant les deux premiers verres à Nyssa et McGonagall qui avait accepté de retirer son manteau après avoir salué Kaheda et son élève favori qui était installé dans un fauteuil, sa baguette sur l'accoudoir de son siège. Slade se réinstalla ensuite et leva son verre vers elle.
"A votre santé, professeur."
"A la prospérité de votre clan" répondit poliment McGonagall en levant le sien.
Ils prirent leur première gorgée en silence et elle reporta son attention sur le jeune homme dans son fauteuil.
"Vous êtes-vous remis, Mr Mallory ?"
Il pencha légèrement sa tête sur le côté en la regardant.
"Appelez-moi Stan quand mon père est là, s'il vous plaît" demanda-t-il. "Cela prête à confusion sinon. Mais oui, je me suis parfaitement remis, merci. Je n'ai pas encore refait de magie par contre, comme me l'avait dit Mrs Pomfresh."
C'était chose vraie, cependant il s'était entraîné quotidiennement à l'épée, apprenant à maîtriser sa nouvelle arme. Après tout, Slade avait éprouvé le plus vif intérêt pour cela et il aurait été stupide de la part du jeune assassin de renoncer à des duels d'entraînement contre l'un des meilleurs épéistes de la planète. Slade semblait toujours avoir une longueur d'avance sur lui mais leurs combats avaient augmenté en intensité et niveau.
"Je suis ravie d'apprendre que vous êtes guéri" répondit McGonagall en inclinant sa tête. "Les vacances d'avril arrivent et j'ai pensé que vous voudriez rester ici pour celles-ci et ne revenir à Poudlard qu'ensuite."
"J'aimerais bien" acquiesça Stan.
"Et c'est tout à votre honneur. Je suis passée voir votre amie, miss Granger, qui m'a suppliée de lui fournir les cours qu'elle avait manqué et les devoirs à faire pendant les vacances."
Ses lèvres s'étirèrent en un mince sourire.
"J'ai donc pris la liberté de vous en faire une copie également."
"C'est très aimable à vous."
La sorcière avait effectivement sorti sa baguette et agrandit un sac de sa poche, rempli de parchemins, le posant sur le guéridon.
"Très aimable à vous" répéta chaleureusement Slade. "Puisque je vous ai présente, pourriez-vous m'indiquer comment progresse Stan ? Je n'ai guère que ses bulletins de notes, qui ne sont pas réellement indicatifs…"
"Votre fils est très brillant, sans l'ombre d'un doute" répondit McGonagall avec un chaleureux sourire. "Le meilleur élève de son année et seule miss Granger arrive à se maintenir proche de son niveau. Du point de vue des Métamorphoses uniquement…"
Sa tête s'inclina alors qu'elle riait doucement.
"J'ai rarement vu d'élève aussi prometteur et j'ai pris la liberté de lui enseigner à devenir un Maître de Métamorphoses, puisqu'il semblait montrer de l'intérêt pour ma matière. Mr Mall… Stan pourrait déjà passer et obtenir ses BUSE et ASPIC de Métamorphoses avec mention et j'ai bon espoir de parvenir à aborder avec lui des transfigurations de niveau six d'ici l'année prochaine."
Son regard malicieux se posa sur un étudiant rouge de gêne.
"Et je crois pouvoir vous affirmer sans peine que mon collègue des Sortilèges, Filius Flitwick, pense à peu près la même chose que moi des capacités de Stan. Il a déjà commencé à s'entraîner aux sortilèges d'animation et d'apparition qui ne sont pas abordés avant la sixième et la septième année."
"Bien" fit Slade avec amusement. "Cela semble prometteur, en effet."
Le silence retomba un moment alors que la sévère sorcière reprenait une gorgée de whisky.
"A vrai dire" finit par dire lentement la professeur "ce n'était pas la raison pour laquelle j'étais venue vous voir à la base, mais j'aimerais proposer un apprentissage particulier à Stan, qui peut cependant s'avérer dangereux et il me faudrait donc votre accord, en tant que tuteur."
"Je vous écoute."
"Avez-vous jamais entendu parler des Animagus ?" demanda McGonagall avec un large sourire.
Sous son signe de tête négatif, elle lui expliqua longuement l'art de se changer en animal. Puis, pour compléter ses explications, elle leur fit une démonstration en se changeant aisément en chat. Elle avait à peine repris forme humaine que Stan la bombardait de questions sur la théorie et la technique possible pour une telle métamorphose, qui contredisait visiblement la troisième loi de Gaunt de préservation de la matière puisque l'être de départ et celui d'arrivée n'avaient de toute évidence pas la même masse.
"Stan" finit par gronder la voix de son père, le réduisant instantanément au silence.
McGonagall sourit néanmoins.
"Stan, étudier la chose avec vous impliquera bien évidemment de comprendre les lois magiques régissant cette métamorphose très particulière. Ce n'est pas obligatoire pour se transformer mais limite fortement les risques. Je préférerai simplement avoir l'accord de votre père avant de vous entraîner là-dedans. Et ce n'est pas un art qui se répand de n'importe quelle manière."
"Qu'entendez-vous par là ?" questionna Slade. "Est-ce illégal ?"
"Oui et non" répondit McGonagall. "Peu de sorciers parviennent à compléter la transformation Animagus, si bien qu'elle n'a jamais été interdite. Cependant, ceux qui y parviennent sont supposés s'inscrire spontanément au registre du Ministère dédié à cela. La peine est lourde, de huit semaines d'emprisonnement à Azkaban, si l'on est prit sans être inscrit. Toutefois…"
Elle s'arrêta et son regard se fit lointain, avant de se reporter, sérieux, sur Slade.
"Je ne vous ferai pas l'offense de vous prendre pour des idiots. Vous savez que Voldemort est vivant. Ce qu'il s'est passé dans la Chambre des Secrets la semaine dernière a placé ces quatre enfants sur sa liste de gens à abattre quand il reviendra. Lord Voldemort n'aime pas que l'on s'oppose à ses plans. Ajoutez à cela que Stan est, même s'il a changé de nom et de famille, celui qui l'a stoppé il y a onze ans, le privant d'une grande partie de sa puissance. Je crains que Stan ne soit en danger à plus ou moins long terme, et être un Animagus est une capacité qui n'a pas de prix dans ces situations."
Son regard se voila.
"Mon frère Robert, à l'époque de la première guerre, était également un Animagus" fit-elle doucement. "Nous le sommes devenus ensemble, à vrai dire. Cependant nous étions persuadés que la loi devait être respectée et nous nous sommes inscrits au Ministère… Il a été tué à cause de cela, en forme animale, parce que les Mangemorts connaissaient parfaitement ses marques distinctives. Je ne sais pas si Stan sera un animal aussi reconnaissable. Je n'ai aucune idée de quel pourrait être son totem. Mais je sais qu'il sera en danger, et que garder sa forme dissimulée pour le moment pourra sauver sa vie – quitte à l'inscrire au répertoire une fois Voldemort neutralisé."
Slade fit tourner son reste de whisky dans son verre.
"Nous pourrions disparaître" remarqua-t-il. "Partir dans la famille maternelle de Kaheda et Stan, par exemple, à l'autre bout du monde."
"Vous le pourriez" reconnut tristement McGonagall "mais je ne suis pas certaine que cela sauvera Stan. Nous parlons d'un fou maniaque et dangereux, terriblement rancunier – et Harry Potter est celui qui l'a réduit à l'état d'esprit alors qu'il était au sommet de sa puissance."
La sorcière avait soudain l'air terriblement lasse et fatiguée et la famille Mallory resta silencieuse un long moment.
"Avez-vous dit à quelqu'un que vous comptiez nous parler de ceci ?" interrogea finalement Slade.
"Non" reconnut-elle. "Albus n'est pas d'accord, à vrai dire. Il pense que Stan est un jeune homme qui doit prendre le temps de grandir. Je pense que Stan aura plus de chances de grandir s'il est averti de la menace qui plane sur lui – nous parlons d'un jeune homme qui a affronté un Basilic pour secourir une camarade de classe."
Slade se releva, resservant machinalement du whisky, puis finalement fit un signe de tête vers son fils.
"Tu sauras mieux estimer le danger que moi, Stan. Si tu veux apprendre à te changer en animal, je te donne mon accord – à condition que tu ne fasses rien seul et que tu restes avec ta professeur bien plus expérimentée."
Stan resta silencieux un moment, puis regarda sa professeur alors que son père ramenait les trois verres remplis. Nyssa n'avait pas dit un mot de la conversation, observant et notant.
"Est-ce qu'on pourrait en parler plus avant ?" interrogea-t-il franchement. "Vous avez dit que c'est dangereux mais pas en quoi, je préférerai savoir avant de m'engager dedans."
"J'aurai été très déçue que vous sautiez dedans à pieds joints, Stan" répondit sa professeur, soudainement plus joviale. "Nous pourrons en discuter longuement et étudier toute la théorie derrière cette métamorphose avant de commencer le travail proprement dit, bien entendu."
"Je veux bien en parler alors" acquiesça-t-il.
Elle reprit une gorgée de whisky avec reconnaissance, puis secoua la tête.
"Je vais devoir retourner à Poudlard – puis-je aborder le sujet originel de ma visite ?"
"Je vous en prie" répondit courtoisement Slade.
"C'est un avertissement, à vrai dire. Avez-vous regardé la télévision récemment ?"
"De temps en temps."
"Vous avez peut-être entendu parler d'une criminelle qui s'est échappée" fit McGonagall en fermant les yeux. "Bellatrix Lestranges s'est enfuie d'Azkaban cette semaine. Elle était l'une des plus fanatiques des servants de Vous-Savez-Qui. Nous pouvons établir des protections magiques autour de votre maison si vous le souhaitez…"
"Non" répondit Slade sur un ton ferme et définitif.
McGonagall le regarda avec des yeux fatigués.
"Soit" capitula-t-elle pourtant. "Je ne peux vous y obliger, je vous conjure simplement de faire attention – Lestranges est l'une des sorcières les plus dangereuses d'Angleterre."
Elle se releva, époussetant sa robe.
"Je vais vous laisser. Merci encore de votre accueil, je suis navrée de vous avoir amené de telles nouvelles."
"Je vous en prie" répondit Slade en se levant "laissez-moi vous raccompagner."
"Bonne soirée, miss Mallory" salua la professeur. "Et bonnes vacances, Stan. Ne forcez pas trop sur les exercices magiques quand vous recommencerez à pratiquer."
"Je ferai attention" promit le jeune homme. "Bonnes vacances."
Les deux adultes sortirent un instant après et Al'Najin laissa tomber son masque pour un sourire féroce.
"Nous avons une Mangemort en liberté, Nyssa" murmura-t-il. "Une Mangemort très puissante et très compétente en magie noire…"
"La Ligue va la localiser" répondit Nyssa en se levant, sortant un téléphone de sa poche. "Nous allons renforcer la surveillance autour du manoir, au cas où elle ne vienne rendre visite à Harry Potter en le croyant dans une innocente famille moldue. Sur l'Animagus ?"
Il renifla.
"Bien sûr que je vais apprendre ça. Aucune idée de quel animal j'aurai mais ça a bien trop de chances d'être utile, ne serait-ce qu'en élément de surprise."
"Je vais informer mon père" répondit-elle en quittant la pièce. "Fais tes devoirs."
Il grogna, mais prit néanmoins la pile de parchemins, la feuilletant rapidement. Les leçons n'étaient pas compliquées. Faire les devoirs demandés pour les vacances ne lui prendrait pas très longtemps et il pourrait ensuite retourner à un entraînement correct.
