Avertissement : Là encore rien de sexuel ou de trop violent... euh enfin si un peu sur la fin... mais juste un peu...
Bonne lecture !
Yzan et Lili.
Note très importante des auteures :
Suite à un emploi du temps surchargé et à cause des congés d'été, il vous faudra patienter (oui on sait : encore…) pour la publication des prochains chapitres. Nous nous en excusons et espérons que vous nous pardonnerez. Ceci dit, soyez rassuré, la suite (et fin vous vous en doutez) arrive. Et on vous prépare une surprise pour la publication du tout dernier chapitre ! Une grosse surprise qui ont l'espère vous plaira. On vous en dira plus lors de la publication de l'avant dernier chapitre.
~ 19. Les pièces du puzzle commencent à se mettre en place. ~
" Drame pour le clan Tsuchigumo.
Après avoir échappé de peu à la mort dans un attentat à la bombe, En no Gôya connaît aujourd'hui un drame bien plus grave. Sa petite fille et unique héritière, Hotaru, qui avait été gravement blessée lors de l'explosion, est décédée dans la nuit des suites de ses blessures."
Kakashi referma lentement le journal sans poursuivre plus avant sa lecture. S'il ne connaissait pas les motivations de ceux qui avaient posé la bombe, il savait de source sûre que c'était l'Akatsuki qui était derrière tout ça.
Un soupir lui échappa alors que son esprit faisait le lien entre la mort de la riche héritière et le message que lui avait envoyé son amant. Il ne faisait aucun doute que celui-ci était la cause de ce décès, soit disant naturel. La coïncidence était trop grosse pour qu'il ne la remarque pas. Se passant une main nerveuse dans les cheveux, l'inspecteur posa un regard inquiet sur une liasse de papiers posée devant lui. Avec ça, il avait les dernières données nécessaires pour obtenir l'accord de son supérieur pour s'attaquer à l'Akatsuki, des preuves concrètes et surtout... des témoins.
La porte d'entrée de son appartement s'ouvrit, attirant l'attention de Kakashi sur son visiteur : Chu. L'inspecteur sourit à son compagnon, mais son sourire disparut rapidement. Pour n'importe qui, Chu aurait eu l'air égal à lui-même. Mais lui le connaissait trop bien pour manquer les discrets signes d'agitation : les mains légèrement tremblantes, la pointe d'angoisse dans les yeux noirs et le pincement fébrile des lèvres fines.
- Kashi...
A l'entente de la voix préoccupée et l'imperceptible affolement qu'elle contenait, l'interpellé se leva rapidement pour prendre son bien-aimé dans ses bras.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il soucieux, refermant une étreinte protectrice sur la fine silhouette élancée légèrement raide.
- Faut qu'on se sorte de là... Très vite.
L'urgence bien présente dans le ton du tueur à gage, réputé pour son calme à toute épreuve, inquiéta davantage encore l'inspecteur. Tout en caressant doucement le dos sensiblement tendu de son amant, il l'entraîna vers le canapé où il l'assit, sans le lâcher pour autant.
- Calme-toi, et dis-moi ce qu'il se passe. C'est en rapport avec le message que tu m'as envoyé hier ?
Un simple hochement de tête lui répondit et Kakashi attendit patiemment quelques secondes que son compagnon se reprenne. Celui-ci finit par se redresser, quittant l'étreinte rassurante de son amant et plongea ses orbes onyx dans l'œil unique de son amour.
- Madara se doute que je suis une taupe. A l'heure actuelle, il n'a aucune preuve, seulement des soupçons. Mais le connaissant, il ne mettra pas longtemps à trouver ce qu'il faut pour confirmer ses doutes. Et là... il s'en prendra à mon petit frère. Il me l'a très clairement fait comprendre hier soir.
Kakashi fronça les sourcils et demanda d'une voix posée :
- La mort d'Hotaru no Gôya, c'est toi ?
Chu approuva d'un signe de tête et ajouta :
- Je n'avais pas le choix...
- Je sais, soupira l'inspecteur.
Attrapant brutalement l'un des bras de son amant, le tueur à gage reprit d'une voix pressante :
- Il faut qu'on se sorte de là, toi, moi et mon petit frère... Il n'y a plus de temps à perdre. Il faut... Il faut qu'on le retrouve et qu'on s'en aille le plus loin possible !
Son compagnon l'interrompit d'un geste de la main et soupira lourdement avant de répondre :
- Demain soir... Demain soir, on passera à l'attaque pour faire tomber cette foutue organisation. J'attends le mandat du juge dans les heures qui viennent.
Le visage de Chu exprima clairement sa surprise et le jeune homme souffla :
- D'un coup ? Comme ça ? Après tout ce temps... Tu as eu de nouveaux éléments ?
- Oui, répondit calmement Kakashi tout en se passant une main dans les cheveux, signe de nervosité chez lui.
Quand il croisa le regard de Chu, ce fut pour y voir une détermination farouche et inflexible. Avec le tueur à gage de leur côté, ils avaient un atout de taille, mais ce qu'il devait lui dire maintenant ne l'enchantait pas vraiment.
- Tu te souviens que je t'ai demandé de te renseigner sur l'un des prostitués d'Hidan ?
- Taka, oui je m'en souviens. Je n'ai d'ailleurs jamais réussi à le voir, ni à apprendre grand chose, confirma Chu.
- Et je t'ai aussi demandé de rester attentif à une potentielle attaque sur la famille Uzumaki- Namikaze.
Comprenant qu'il allait enfin savoir quel était le lien entre les deux, Chu se contenta d'hocher la tête en signe d'affirmation et attendit que son amant développe ce qu'il avait en tête.
- En fait, les deux sont liés, souffla Kakashi, l'une de ses mains repassant encore dans ses cheveux. C'est Naruto, le fils de Minato et Kushina qui a prit contact avec moi et m'a parlé de Taka. Je me suis renseigné de mon côté, et j'ai appris certaines choses... surprenantes. Mais qui m'ont permis d'obtenir un mandat pour arrêter tout ce petit monde, une bonne fois pour toutes.
- Quelles choses ?
- Tiens... lis par toi-même. Je l'ai reçu aujourd'hui.
En disant cela, Kakashi tendit à son amant une liasse de feuilles couvertes d'écritures. Chu s'en saisit et lut attentivement ce qu'il avait sous les yeux. L'inspecteur observa soigneusement son compagnon, guettant ses réactions. Il craignait ce qui allait suivre et se tenait prêt à toutes éventualités : colère, désespoir, culpabilité... Quoi qu'il en soit, il savait que cela affecterait Chu et il tenait à le soutenir. Il vit les mains fines se mettre à trembler fortement. Les yeux noirs s'agrandirent et les lèvres fines s'entrouvrirent sur un souffle précipité, les traits du visage de son amant se décomposèrent au fil de sa lecture.
Sa lecture achevée, Chu posa les feuilles sur la table basse et prit quelques minutes pour se reprendre. Ce qu'il venait d'apprendre le bouleversait, mais surtout éclairait sous un nouveau jour un certain nombre d'évènements. Sa colère et sa tristesse l'étouffèrent, la culpabilité lui noua la gorge. Mais, il musela vite tous ses ressentis. Toutes ces années en tant que tueur à gage lui avaient appris à garder le contrôle, à faire taire ses émotions, à n'être qu'une machine de guerre froide et sans pitié, en toute circonstance...
Il aurait bien le temps plus tard de s'apitoyer et d'exprimer ses regrets. Maintenant, oui, maintenant ce n'était pas cela le plus important. Il voulait savoir… savoir et comprendre… et ensuite, oui ensuite, agir… C'était ça, le plus important. Il avait besoin d'entendre ce que son amant savait, puis il passerait à l'action. Ses émotions ne seraient que mauvaises conseillères. Finalement, il se tourna vers son compagnon et dit d'une voix ferme et décidée :
- Raconte-moi tout !
~oOo~
Naruto poussa un soupir à fendre l'âme alors qu'il reposait pour la énième fois son portable sur la table basse après l'avoir consulté. Toujours aucun message... Le jeune homme soupira à nouveau, ses yeux se posant sur le plafond au dessus de sa tête, sans vraiment le voir. Étalé sur son canapé, il avait mollement zappé jusqu'à tomber par hasard sur une rediffusion de la saga du Seigneur des Anneaux et immanquablement son esprit avait dérivé vers son ex-amant : Taka.
Malgré ses bonnes résolutions, il n'arrivait pas à tourner la page et à l'oublier. Tout le lui rappelait sans cesse. Il avait l'impression que son appartement était rempli de souvenirs du brun. La besace rouge que le prostitué avait laissée en le quittant était maintenant rangée dans un placard de sa chambre, pas même vidée de son contenu. Il n'avait même pas eu le courage de l'ouvrir, sachant pertinemment ce qu'elle contenait : la tenue de "travail" de son ex-amant.
Kyuubi gémit doucement, attirant l'attention de son maître sur lui. Ce dernier poussa un énième soupir et se leva en marmonnant :
- Oui Kyu, je sais. C'est l'heure de ta promenade. Allez viens !
Le chien suivit docilement le jeune homme blond jusque dans l'entrée, attendant sagement que celui-ci enfile ses chaussures et lui mette sa laisse, seul son moignon de queue s'agitant frénétiquement en signe de joie.
Quelques minutes plus tard, Naruto sortit de son immeuble, Kyuubi tenu en laisse, et tous deux prirent le chemin du parc le plus proche, au rythme du canidé qui boitait encore. Perdu dans ses pensées, le jeune homme se laissa guider par le rottweiler qui connaissait le chemin par cœur, reniflant ici et là les lampadaires ou un coin de mur, marquant son territoire au passage. Les arbres du parc surgirent au loin et le chien accéléra le rythme, pressé de gambader sur l'herbe. C'était tellement plus agréable que de s'abîmer les griffes sur le bitume du trottoir.
A cette heure-ci, il n'y avait plus grand monde qui se promenait le long des allées gravillonnées. Seuls quelques rares promeneurs profitaient de la fraîcheur de ce début de nuit. Après s'être assuré que cela ne poserait aucun problème, Naruto détacha la laisse de Kyuubi, le laissant courir à son aise sur l'espace herbeux et s'installa sur un banc. Il se perdit dans la contemplation passive du parc, une douce brise agitant ses mèches blondes devant ses yeux.
Levant la tête, Naruto observa les étoiles qui brillaient au-dessus de lui, ses pensées dérivant à nouveau vers Taka. Son cœur se serra douloureusement en pensant au brun, et pour la énième fois il sortit son portable de sa poche. Depuis deux jours, il tentait vainement de joindre celui qu'il ne pouvait cesser d'aimer. Mais ses messages restaient sans réponse et quand il appelait il tombait toujours directement sur la messagerie.
Une vague d'inquiétude le saisit, comme à chaque fois qu'il pensait à ce qui avait pu arriver au prostitué. Son mac l'avait-il battu et violé, peut-être même tué ? Ou bien était-il simplement retourné sur son bout de trottoir ? Vaquant à sa clientèle dont lui ne faisait maintenant plus partie... La tentation d'aller voir dans la Rue des Embrumes l'avait tenaillé, mais l'idée de peut-être surprendre Taka dans les bras d'un autre l'avait empêché de s'y précipiter. Il n'avait nullement envie d'avoir la confirmation de visu que son ex-amant avait repris ses activités, comme si de rien n'était.
Une truffe humide se posa sur sa main, attirant son attention sur Kyuubi qui visiblement avait fini de s'ébattre dans l'herbe fraîche. Le chien pencha légèrement la tête sur le côté et Naruto eut l'impression étrange que celui-ci pouvait comprendre sa peine. Passant une paume caressante sur la tête massive, il souffla :
- A toi aussi il te manque, hein ?
Kyuubi gémit doucement en réponse, puis Naruto se leva et le rattacha à sa laisse, reprenant le chemin du retour. Le blond et son chien marchèrent sans se presser, la blessure de ce dernier n'étant pas encore complètement guérie et le faisant boiter. Tout en quittant le parc, l'étudiant en Droit s'obligea à ne pas se souvenir des fois où ils y étaient venu ensemble, lui, son rottweiler et son ex-amant. Taka et Kyuubi s'entendaient comme larrons en foire et rien n'amusait plus le chien que de courser le brun à travers tout le parc, jusqu'à lui sauter dessus pour lui lécher le visage sous ses éclats de rire.
Une vibration au fond de sa poche fit sursauter Naruto et il s'en voulut presque de se jeter si avidement sur son téléphone tout en priant pour que ce soit Taka. Juste pour pouvoir lui passer le savon qu'il méritait pour s'être foutu de sa gueule pendant tout ce temps et évacuer toute cette colère et cette inquiétude qui le rongeaient. Naruto espérait vraiment que ce soit lui, mais il fut profondément déçu en voyant le nom de son amie, Sakura, s'afficher sur l'écran de son portable.
- Naruto ?
- Hn... Comment vas-tu Sakura ?
- Nickel ! Dis-moi, Ino a bien besoin de se changer les idées, alors je pensais vous inviter tous chez moi vendredi soir pour une bouffe. Tu viendras ?
Naruto hésita un instant avant de se dire qu'il n'avait aucune raison de refuser, même s'il n'avait pas réellement envie d'y aller.
- Ouais, ça va être sympa. Compte sur moi !
- Cool ! Tu peux amener ton amoureuse, si tu veux... On a tous hâte de la rencontrer, tu sais !
- Hn... Ce sera pas possible, elle... elle...
Tout en s'ébouriffant les cheveux d'une main, soutirant un couinement à Kyuubi soudainement étranglé par le mouvement sur sa laisse, Naruto chercha frénétiquement une excuse quelconque... qui ne soit pas : on a rompu. Il ne pouvait qu'imaginer le long monologue que son amie lui ferait pour lui remonter le moral, et il préférait esquiver. Il n'était pas encore prêt...
- Elle a un repas de famille, hyper important. L'anniversaire de sa mère ou un truc du genre... finit-il par dire, faute d'avoir trouvé mieux.
- Ah... Tu viendras seul alors.
- Oui.
- Bon, dommage... Rendez-vous vendredi, dix-huit heure, chez moi.
- Entendu. J'y serai.
- Ok. Allez, faut que j'appelle les autres. Salut !
Naruto raccrocha et ses pensées dérivèrent vers l'ex petit-ami d'Ino, celui qui ressemblait à son ex-amant : Akira. Les similitudes entre les deux bruns étaient troublantes, et il n'arrivait pas à s'ôter de l'esprit que ce n'était pas une coïncidence. Pourtant, à sa connaissance, Taka n'avait aucune famille, et Sasuke n'avait aucun cousin ou frère jumeau caché. Alors quel était le lien entre eux deux ? L'un d'entre eux était-il Sasuke ? Et si oui... Lequel ?
Si c'était Akira... pourquoi ne l'avait-il pas reconnu ? Taka souffrait d'amnésie, du moins c'était ce qu'il en avait déduit. Mais comme le prostitué avait avoué lui avoir menti depuis le début, il y avait de fortes chances pour que ça aussi ce soit bidon. Il avait simulé pour mieux le berner. Et lui comme un con, il était tombé dans le panneau, lui racontant ses souvenirs d'enfance et lui donnant ainsi toujours plus d'armes pour le duper. Akira pourrait-il être amnésique, lui aussi, et être véritablement Sasuke ?
Un soupir désabusé lui échappa alors qu'il pénétrait dans le hall de son immeuble. Malgré leurs ressemblances physiques, les deux garçons étaient diamétralement opposés en termes de comportement. Et s'il ne pouvait pas encadrer Akira, il ne pouvait s'empêcher d'aimer Taka. Dans l'ascenseur, il consulta une nouvelle fois son téléphone, espérant, mais sans plus y croire, recevoir un message de son ex-amant. Finalement, c'était bien lui le plus crétin de l'histoire, le dindon de la farce.
Malgré tout le mal que Taka lui avait fait et malgré sa trahison, il voulait désespérément avoir de ses nouvelles, être sûr qu'il allait bien et surtout... pouvoir lui hurler dessus pour s'être foutu de sa gueule. Mais ses textos et messages vocaux laissés sur répondeur restaient lettres mortes, comme autant de bouteilles jetées à la mer et brisées sur les rochers par le ressac. Perdu dans ses pensées moroses, le jeune homme blond se laissa tirer hors de l'ascenseur jusqu'à la porte de son appartement par Kyuubi, plus prompt que lui à réagir à l'ouverture des portes.
Arrivé dans son vestibule, Naruto détacha la laisse du cou de son chien et se déchaussa, toujours plongé dans ses pensées, se morigénant de continuer à se faire du souci pour son enfoiré d'ex-amant et se promettant de tirer un trait définitif sur ses espoirs de revoir un jour Sasuke vivant. Il se l'était pourtant dit, répété et répété encore et encore quelques mois auparavant, mais sans parvenir à abandonner vraiment, à tourner la page.
Cette fois, il ne reviendrait plus en arrière, sa décision était ferme et définitive. D'ailleurs, il était plus que temps de jeter les quelques affaires que le prostitué avait laissé derrière lui. D'un pas décidé, Naruto se dirigea vers sa chambre où il ouvrit sa garde-robe pour en sortir le sac besace rouge qu'il avait lui-même offert au brun lors de leur tout premier week-end ensemble. Rageur, il en vida le contenu sur son lit, découvrant une tenue qu'il exécrait par dessus tout : un pantalon rouge, un gilet de costume noir et une paire de bottes usées.
Prenant le tout à bras le corps, il se dirigea vers sa cuisine bien décidé à tout mettre dans le vide ordure. Il ne voulait rien garder qui lui rappelle Taka et les moments qu'ils avaient passés ensemble. Il faudrait d'ailleurs qu'il envisage de déménager. Outre le fait que maintenant le prostitué et son mac savaient où il habitait, son appartement était rempli de souvenirs du brun. Ce serait l'occasion de prendre un nouveau départ.
Il pénétra dans son séjour et fut surpris de sentir un courant d'air frais. Il n'avait pourtant pas ouvert la baie vitrée ce soir, il en était certain. Tournant la tête, il aperçut sur son balcon Kyuubi se faire caresser par une silhouette sombre vaguement familière. Son cœur se mit à battre la chamade alors qu'un espoir fou montait en lui. Lâchant les affaires qu'il tenait dans ses bras, il s'approcha de sa fenêtre à grands pas précipités et souffla :
- Taka...
Kyuubi se retourna en l'entendant et vint lui faire la fête comme s'il ne l'avait pas vu depuis des semaines. Mais Naruto l'ignora et ne quitta pas des yeux la silhouette qui se redressait devant lui et apparaissait plus clairement à la lueur des lumières de son appartement. Ses sourcils blonds se froncèrent et il posa une main sur la tête de son chien, lui signifiant par ce geste de rester sage. Une voix grave et calme retentit dans le silence :
- Non. Je ne suis pas Taka, Naruto.
Naruto détailla rapidement l'inconnu, cherchant à savoir si celui-ci était là en tant qu'ami ou en ennemi, se demandant vaguement comment l'intrus était entré chez lui. Un peu plus grand que lui, plus âgé aussi certainement, tout de noir vêtu, des cheveux courts et ébouriffés tout aussi sombres et des yeux onyx soulignés par des cernes... Non, jamais il n'avait vu cet homme auparavant. Pourtant, un vague sentiment de familiarité persistait, une étrange impression de déjà-vu...
Se préparant à courir se mettre en lieu sûr avec son chien au moindre geste suspect, le jeune homme demanda d'une voix dénuée de toute chaleur à l'homme sur son balcon :
- Qui êtes-vous ? Que venez-vous faire chez moi ? Et comment connaissez-vous mon prénom ?
Aucune expression ne se dessina sur le visage pâle de son interlocuteur qui répondit d'un ton toujours aussi calme :
- Nous serions plus à l'aise pour discuter à l'intérieur. Et tu n'as pas à t'inquiéter, je ne te veux aucun mal. Ton chien l'a bien compris, lui.
Comme s'il avait compris qu'on parlait de lui, Kyuubi aboya joyeusement et se dirigea vers l'inconnu qui l'accueillit d'une caresse. Avec un soupir désabusé, Naruto ronchonna après son toutou bien trop social à son goût. Puis, se disant que de toute façon, il n'avait plus grand chose à perdre et qu'en cas de problème son téléphone portable était dans sa poche, il enjoignit silencieusement son invité mystère à le suivre à l'intérieur.
Celui-ci s'exécuta et s'installa sans façon sur le canapé de son hôte, Kyuubi s'asseyant à ses pieds sur le tapis. Après une brève hésitation, Naruto s'installa à même le sol, en face du brun, attendant que ce dernier, qui prenait un peu trop ses aises à son goût, prenne la parole. Il supporta sans broncher le regard scrutateur posé sur lui, ne se gênant pas pour le détailler en retour, cherchant à savoir qui cet homme lui rappelait sans vraiment y parvenir.
Voyant que le silence s'éternisait, Naruto se décida à le rompre :
- Qui êtes-vous ?
- Je m'appelle Chu, répondit calmement son étrange invité. Je suis un ami de l'inspecteur Hatake. C'est lui qui m'a parlé de toi. Mais je t'ai déjà vu quand tu étais petit, ta mère me donnait des cours de violon.
Naruto se détendit imperceptiblement, comprenant d'où venait le sentiment de familiarité qui le gênait depuis de longues minutes. Si c'était un ancien élève de sa mère, il y avait de fortes chances qu'il l'ait effectivement croisé par le passé. Cependant, deux choses le dérangeaient encore, et il en fit part sans attendre à son étrange visiteur :
- Comment êtes-vous rentré chez moi ? Et pourquoi Mr Hatake vous a-t-il parlé de moi ? énonça-t-il avec méfiance.
Assis dans le canapé du blond, Chu prit son temps pour répondre, cherchant ses mots. Il ne devait pas trop en dire, tout en soutirant un maximum d'informations au jeune homme face à lui. Il l'avait immédiatement reconnu malgré les années. Mais plus que ses cheveux blonds qui défiaient la gravité, plus que ses yeux bleus comme un ciel d'été, c'était ses cicatrices sur les joues qu'il avait tout de suite remarquées.
D'une voix toujours aussi calme qui cachait parfaitement sa curiosité, Chu s'expliqua, éludant volontairement une partie de la question du blond :
- Je suis chargé de l'enquête sur Taka. Apparemment, tu as passé pas mal de temps avec lui et j'aimerais que tu me dises ce que tu sais de lui. Comment il est, comment tu l'as rencontré, et ce qu'il s'est passé entre vous.
Naruto fronça les sourcils et observa attentivement son vis-à-vis.
- Si c'est pour une déposition, je peux me déplacer jusqu'au commissariat. Et pourquoi enquêtez-vous sur lui ?
- Tu comprends bien que je ne peux pas te donner les détails d'une enquête en cours, n'est-ce pas ? Et il ne s'agit pas d'une déposition, je suis ici officieusement. Je veux en savoir plus sur lui pour mieux le comprendre et surtout... pour pouvoir l'aider.
Le souffle de Naruto se bloqua dans sa gorge à la fin de la phrase de son interlocuteur.
- Il a des ennuis ?
Malgré lui, il ne put cacher l'affolement qui perça dans sa voix et il s'en voulut de montrer si ouvertement que le sort du prostitué lui importait bien plus qu'il ne l'aurait voulu. Face à lui, Chu ne changea pas d'expression et se contenta de répondre :
- On va tout faire pour l'aider. Mais pour y parvenir, j'ai besoin de le connaître davantage. Et j'ai besoin de toi pour ça.
Troublé, Naruto se leva et alla se chercher une bière fraîche. Parler de Taka à un inconnu allait être difficile. Lui qui voulait tourner la page, et surtout tout oublier de cette histoire... Machinalement, il proposa à son invité surprise une boisson que celui-ci accepta. Une fois réinstallé, le blond avala une grande gorgée du breuvage frais et amer avant de se lancer dans son récit, conscient du regard onyx posé sur lui et qui ne le quittait pas.
- En fait, je l'ai rencontré par hasard. Un foutu hasard... Je ne suis pas du genre à aller aux putes chaque week-end. Avant lui, je n'avais même jamais payé de prostitués. Jamais. Je ne comprenais même pas les gens qui font ça. Ce soir-là, j'étais avec des amis et on allait en boite. En passant devant une rue, on a vu des hommes qui se battaient. Un de mes amis a prévenu la police et quand les flics sont arrivés... les mecs se sont barrés en courant.
Chu écouta attentivement le jeune homme face à lui, notant la tristesse envahissant les iris azur. Naruto, qui s'était interrompu le temps de boire un peu, poursuivit son récit :
- C'est là que je l'ai vu. Il courait, je sais même pas vers où. Je l'ai attrapé sans réfléchir, et il s'est retourné, sûrement pour me frapper. Mais, il ne l'a pas fait. Et moi... j'en revenais pas. Il lui ressemblait tellement…
- Ressemblait à qui ? intervint Chu.
Les yeux bleus de son interlocuteur se plantèrent dans les siens et celui-ci souffla :
- A Sasuke. Sasuke Uchiwa : mon meilleur ami...
Se passant une main nerveuse dans les cheveux, Naruto soupira avant de reprendre :
- Un mec hyper grand est venu vers nous et l'a emmené. Il a disparu comme ça, ce soir-là, sur la moto de ce type. Et moi... j'étais... j'étais stupéfait.
Un rire amer lui échappa, touchant sans le savoir l'impassible tueur à gage assis dans son canapé.
- Sasuke est mort il y a dix ans, et... je ne l'ai jamais oublié. Du coup, je me suis accroché à Taka. Il lui ressemblait tellement… Je l'ai cherché partout, et finalement je suis allé dans cette rue : la Rue des Embrumes. Et je l'ai revu. Il tapinait, il fumait comme un pompier et buvait comme un trou. Mais plus je le regardais, plus je trouvais qu'il ressemblait à Sasuke. C'est idiot, hein ? Mais j'y croyais… j'espérais.
Sentant toute la détresse contenue dans la voix de l'étudiant, Chu secoua négativement la tête et souffla :
- Non. Ce n'est pas idiot. Quand on a perdu un être cher, on se raccroche à ce qu'on peut. Et s'il lui ressemblait autant que tu le dis, c'est normal que tu aies voulu te rapprocher de lui.
Naruto se leva brusquement et alla chercher quelque chose sur son bureau.
Sans un mot, il tendit à son visiteur une photo, la photo de Sasuke à son dixième anniversaire avec un chaton noir dans les bras. Puis extirpant son portable de sa poche, il chercha un peu, avant de le tendre lui aussi au brun qui s'en saisit pour mieux voir. Sur l'écran était affichée l'une des rares photos de Taka que Naruto possédait. Taka avait ce sourire en coin si caractéristique et fixait l'appareil d'un air moqueur. Cette photo, Naruto l'avait prise lors de leur dernier week-end ensemble, juste avant qu'Hidan ne débarque et que son amant ne lui plante un couteau en plein cœur, son chien se faisant blesser au passage.
Chu compara silencieusement les deux photos. La ressemblance était en effet frappante. Difficile de croire qu'il ne s'agissait pas du même garçon avec dix ans d'écart. Pourtant, le tueur à gage nota aussi les différences : outre les piercings, Taka était plus pâle que Sasuke, son visage était plus creux aussi, ses lèvres plus fines. Ces changements infimes pouvaient être dus à l'âge, à une mauvaise alimentation, aux prises de drogue ou à tout autre chose.
Il rendit les deux images à son hôte en disant :
- Effectivement, la ressemblance est troublante.
Naruto approuva d'un signe de tête et reprit le fil de son histoire.
- Je suis allé plusieurs fois dans cette rue, pour le voir. A chaque fois, je me promettais que ce serait la dernière. Mais à chaque fois, j'y retournais. C'était plus fort que moi. Et un soir, j'ai vu son mac le corriger.
Au souvenir de la scène horrifiante, le blond ferma les yeux et avala une nouvelle gorgée de bière. Ce moment avait certainement été l'un des pires de sa vie. Assister sans pouvoir rien faire, impuissant, au viol de celui qui ressemblait tant à son meilleur ami, il en faisait encore régulièrement des cauchemars. Et s'il devait être honnête avec lui-même, c'était ce souvenir qui le poussait à appeler Taka pour s'assurer qu'il allait bien. Ce type pouvait avoir recommencé ou pire encore…
- C'est la semaine d'après que j'ai craqué. Il était mal en point et l'un de ses collègues venait de le frapper, le faisant tomber. J'avais déjà plus ou moins décidé de le payer pour une nuit complète. Je m'étais souvenu que Sasuke avait une tache de naissance sur la hanche. Alors, je voulais vérifier. Mais, au final, j'ai parlé sans réfléchir, et je lui ai demandé combien c'était pour un week-end complet avec lui.
- Un week-end complet ? s'étonna Chu. Et il a accepté ?
- Oui. Ce soir-là... j'ai vu la tache de naissance sur sa hanche. La même, exactement la même que celle de Sasuke.
- Et tu as couché avec lui.
- Non, protesta immédiatement Naruto. Enfin si... Mais, pas ce week-end là.
Chu leva un sourcil interrogatif et reprit, plus qu'étonné :
- Pas ce week-end là ? Mais tu l'as payé, non ? En plus, j'imagine que ça a dû te coûter cher.
- Je sais que ça parait dingue ! Mais non, je n'ai pas couché avec lui ce week-end là, ni le suivant. En fait, on a fait l'amour pour la première fois qu'au bout de trois mois.
Naruto fixa son interlocuteur, le mettant au défi de dire quoi que ce soit. Celui-ci s'abstint de tout commentaire, préférant écouter la suite du récit de ce blond bizarre qui se payait une pute pour ne même pas la sauter.
Naruto soupira et reprit le fil de son histoire, son histoire avec Taka. Raconter tout ça à un parfait inconnu était étrange, mais quelque part, ça le soulageait.
- Durant trois mois, je l'ai vu presque tous les week-ends. C'était toujours le même scénario : j'allais le chercher le vendredi soir dans sa rue, je donnais l'argent au roux qui surveillait et je l'emmenais à l'hôtel.
- J'ai appris à le connaître, à l'apprécier... Vous voulez savoir comment il est ? Taka est drôle, gentil, moqueur, râleur. Il a peur de l'eau, ou plutôt non, il ne supporte pas d'avoir la tête sous l'eau. Il est gourmand : il adore le chocolat, et toutes les cochonneries mauvaises pour la santé. Il s'émerveille comme un gamin devant les trucs qu'il connaît pas. Il est curieux de tout. Et il pense souvent aux autres avant lui-même. Une fois, il a voulu acheter un ballon pour les gosses de son quartier. Une autre, il m'a obligé à regarder le Seigneur des Anneaux, juste pour pouvoir raconter le film à l'un de ses amis.
Chu observa le jeune homme blond qui lui faisait face, notant la tendresse parfaitement perceptible dans la voix et dans les yeux de celui-ci. Il n'avait pas le moindre doute quand à l'attachement de l'étudiant pour le jeune prostitué. Puis, la tendresse laissa place à la colère, et le ton de Naruto se durcit alors qu'il reprenait :
- Mais tout ça... c'était du vent !
Relevant la tête qu'il avait inconsciemment baissée, Naruto poursuivit, une bile amère lui remontant dans la gorge au souvenir de la trahison de son amant.
- Cet enfoiré s'est bien foutu de moi. Il m'a fait croire qu'avec moi c'était différent, que je n'étais pas un client comme les autres. Et moi, j'y ai cru. Mais quand son mac a débarqué ici pour venir le chercher, il m'a laissé tomber comme une merde en disant qu'il m'avait menti depuis le début. Je n'étais que sa vache à lait et rien d'autre !
- Hidan est venu le chercher ici ? s'enquit calmement Chu.
- Oui. Avec deux mecs pas nets, ajouta Naruto.
- Et il t'a dit qu'il t'avait menti ?
- Oui. Enfin, il l'a pas dit comme ça. Mais, c'est ce que ça voulait dire... Et il s'est barré avec ces types qui ont failli tuer mon chien !
Chu fronça les sourcils, ayant peur de comprendre.
- Ils étaient armés ?
- Ils avaient des flingues, oui.
- Naruto...
Le ton sérieux de son interlocuteur poussa Naruto à le regarder.
- Est-ce que ces mecs s'en étaient déjà pris à toi ?
- Hmm... Je sais pas si c'est les mêmes, mais trois semaines auparavant trois types m'ont tabassé alors que je sortais de boite. Ils étaient envoyés par le mac de Taka.
- Je vois... soupira Chu.
- Cet enfoiré de Taka ne voulait plus me voir après ça, et moi comme un con je me suis accroché ! Il a bien dû se marrer, tiens ! râla le blond.
- Je ne pense pas non.
Surpris par la froideur soudaine du brun, Naruto fronça les sourcils et se souvint qu'après tout, ce type : il ne le connaissait même pas. Devenu méfiant, il demanda :
- Et qu'est-ce que vous en savez ?
Chu soupira légèrement avant d'entreprendre de s'expliquer.
- Je connais bien les méthodes de l'organisation pour laquelle bosse Taka. Si son mac t'a déjà envoyé des mecs pour te tabasser, c'est que, pour une raison ou une autre, il voyait d'un mauvais œil votre... relation. Quelle qu'en soit la nature. Taka avait raison de ne pas vouloir te revoir, et il a eu tort de te céder. C'est sûrement parce que vous n'avez pas tenu compte du premier avertissement qu'il t'a envoyé qu'Hidan est venu ici.
Voyant que son interlocuteur semblait commencer à comprendre un peu mieux, Chu décida d'enfoncer le clou :
- Ils sont venus chez toi, armés. Et ils ont tiré sur ton chien, n'est-ce pas ?
Naruto hocha la tête silencieusement, le cœur serré d'angoisse, attendant une suite qu'il appréhendait.
- D'après toi, que ce serait-il passé si Taka n'avait pas agi comme il l'a fait ce soir là ? Ils t'auraient tué, et lui dans la foulée sûrement. Ou ils auraient fait l'inverse : tuer Taka devant toi et te tuer après. En disant qu'il t'avait menti... il t'a sauvé la vie ! Et il a sûrement payé le prix fort pour ça.
Chu vit parfaitement l'étudiant pâlir soudainement, prenant conscience de tout ce qu'impliquait ce qu'il venait d'entendre.
Naruto sentit son cœur s'arrêter dans sa poitrine, avant de repartir en une course affolée. Taka... Taka l'avait protégé ? Alors que c'était lui qui lui avait promis de le faire. Par sa faute, Taka avait des ennuis, de gros ennuis. Sans réfléchir, il sortit son portable qu'il avait remis dans sa poche et appela son amant. Son inquiétude grandit quand il tomba pour la énième fois sur le répondeur.
- Taka, c'est moi, Naruto. Rappelle-moi ! Je t'en prie. Si tu ne veux plus me parler, envoie-moi juste un message. Mais, dis-moi que tu es vivant ! S'il-te-plait !
Chu se releva et posa une main qu'il espéra rassurante sur l'épaule du jeune homme face à lui.
- C'est inutile que tu l'appelles, il n'a sûrement pas son portable avec lui. Mais rassure-toi, il est vivant.
- Comment pouvez-vous en être sûr ?
- Ça n'a pas d'importance, l'important c'est que je sais qu'il est vivant. Mais de toute façon, ça ne change rien. Taka va sortir de ta vie, tu le ne reverras jamais. C'est mieux ainsi. Pour vous deux.
Naruto regarda, incrédule, l'homme brun qui prenait déjà la direction du balcon. Réalisant soudain ce que son invité impromptu venait de dire, il se redressa d'un bond et se jeta presque sur lui en s'exclamant :
- Quoi ? Comment ça il va sortir de ma vie ?! Je ne le reverrais plus jamais ? Qu'est-ce que vous allez faire ?
- Exactement, c'est ce que je viens de dire, répondit platement Chu.
- Pas question ! vociféra Naruto. Je refuse de le laisser tomber ! Je lui ai promis de l'aider. J'ai déjà réfléchi à la question. J'ai de l'argent, on partira pour l'étranger, on se refera une nouvelle vie ailleurs ! Mais je vous interdis de me l'enlever !
Tout en protestant vertement aux oreilles de son visiteur, Naruto lui secoua le bras, l'empêchant de quitter son appartement.
Se tournant complètement vers son interlocuteur pour lui faire face, Chu lui demanda :
- Pourquoi ? Pourquoi ferais-tu ça pour lui alors que tu pensais il n'y a pas deux minutes qu'il t'avait menti ?
- Parce que... Parce que je l'aime. Putain ! Je l'aime comme un fou, souffla Naruto.
Devant le regard impénétrable de Chu, le blond se sentit presque rougir, mais ne le lâcha pas des yeux.
- Alors, oui au départ, au tout départ je ne m'intéressais à lui que parce que j'étais sûr et certain que c'était Sasuke. Mais ensuite... Je suis tombé amoureux de lui, amoureux comme jamais je ne l'ai été. Et maintenant, alors même que j'ai des doutes, que j'ai peur de m'être trompé, je l'aime toujours autant. Je m'en fous qu'il soit Sasuke ou non. Je m'en fous complètement ! La seule chose que je veux... C'est lui ! Je l'aime et même si lui ne m'aime pas de la même façon, c'est pas grave, je veux quand même être à ses côtés, et l'aider !
Chu sonda le regard azur qui le dardait sans faillir, y cherchant une faille, un doute, quelque chose. Mais, il n'y vit que de la détermination et de la sincérité. D'un coup d'œil, le tueur à gage s'assura que personne ne pouvait les entendre et pour plus de sûreté, il entraîna le jeune homme à l'écart de la baie vitrée. Il se rapprocha du blond afin de ne pas avoir à parler trop fort, après tout il était bien placé pour savoir que les murs pouvaient avoir des oreilles.
- Écoute-moi bien, d'accord. Avant de prendre une telle décision, il faut que tu saches que si tu décides d'aider Taka, jamais plus tu ne pourras revenir ici, jamais plus tu ne reverras tes amis, ni ta famille. Eux te croiront mort, et c'est ce que tu seras aux yeux du monde entier. Et le risque que tu meures vraiment n'est pas exclu. Tu as des parents qui t'aiment, des amis, tes études... Crois-tu vraiment pouvoir quitter tout ça juste par amour ? Alors que tu n'es même pas sûr que cet amour soit réciproque, et que c'est une pute ?
Naruto hésita un instant, réfléchissant à ce que venait de dire le brun. Ses amis lui manqueraient évidemment, mais ils s'en remettraient et lui s'en ferait de nouveaux. Ses parents ? Il ne les voyait presque jamais, communiquant avec eux par mail ou webcam. Alors oui, ce serait dur pour eux, mais ils étaient encore jeune, rien ne les empêcherait d'avoir un nouvel enfant. Ses études, il pouvait toujours les reprendre ailleurs. Mais Taka...
Comme un film qui passe en accéléré, Naruto visualisa tous les souvenirs qu'il avait avec celui qu'il aimait. Il ferma les yeux un bref instant, se souvenant de la voix grave et douce de celui-ci, de son rire, de son sourire... Et sa décision fut prise. Ouvrant les yeux, il planta un regard plus que déterminé dans les orbes onyx de son vis-à-vis, et déclara d'un ton ferme.
- Je ferai ce qu'il faut pour l'aider. Et s'il faut tout quitter pour ça, alors peu importe. Je le ferai.
Comprenant que le blond ne changerait pas d'avis, en tout cas pas pour l'instant, Chu baissa encore d'un ton avant de lui expliquer :
- Tu connais la bibliothèque du quartier Ichiraku ?
Devant le hochement de tête affirmatif de son interlocuteur, il poursuivit :
- Vas-y demain soir à minuit. Ne prends que ce que tu peux porter. Un sac, tes papiers, de l'argent et ta carte bleue, et si tu as des choses vraiment irremplaçables. Rien d'autre.
Un geignement discret attira son attention sur le rottweiler qui les observait en silence, et Chu précisa :
- Tu ne peux pas emmener ton chien avec toi. Tu dois trouver quelqu'un pour le garder.
- Ce ne sera pas un problème, répondit Naruto sentant son cœur se serrer à l'idée de laisser son compagnon à quatre pattes derrière lui, mais comprenant la nécessité de la chose.
- S'il n'y a personne quand tu arrives, reste sur place. Mais sois prudent. Si quoi que ce soit te semble suspect, va-t-en !
- Qui viendra me chercher ?
- Kakashi Hatake, l'inspecteur. Tu le connais, n'est-ce pas ?
- Oui.
Ayant dit tout ce qu'il avait à dire, Chu s'éloigna de Naruto, donna une caresse à Kyuubi et ouvrit la baie vitrée. Juste avant de disparaître, il se retourna et lança :
- Tu as jusqu'à demain pour réfléchir. Si tu changes d'avis ne viens pas, personne ne t'en voudra. Par contre, si tu viens : ne sois pas en retard. Kakashi ne t'attendra pas longtemps.
Et sur ces derniers mots, il se fondit dans la nuit; laissant Naruto seul dans son appartement.
Kyuubi observa son maître fermer la baie vitrée et se laisser tomber dans le canapé en silence. Dès que celui-ci fut affalé sur le sofa, il alla quémander une caresse et écouta la voix grave et teintée de tristesse qui lui parlait :
- Je vais devoir te laisser là, Kyu. Je demanderai à Kiba de s'occuper de toi. Je suis sûr qu'il acceptera et avec lui au moins, je suis sûr que tu ne manqueras de rien. Et puis, tu l'aimes bien Akamaru, non ?
Bien qu'il ne comprenne pas un mot de ce que venait de dire son maître, Kyuubi pencha légèrement la tête sur le côté et gémit doucement, sensible à l'affliction de celui qui était son compagnon depuis cinq ans maintenant. Un soupir échappa à Naruto qui se redressa finalement et sortit son portable de sa poche.
- Je ferais quand même mieux d'appeler l'inspecteur Hatake pour être sûr que ce n'est pas un piège cette histoire, dit-il d'une voix méfiante.
Après tout, il ne savait rien de cet homme qui était entré et sorti de chez lui par le balcon. Il habitait pourtant au dernier étage de son immeuble qui en comprenait quand même six ! Comment ce type avait-il pu monter jusque-là ? En volant ? Il se prenait pour qui : Spiderman ? Décidé à en savoir plus, Naruto composa le numéro de l'inspecteur Hatake, croisant les doigts pour que son étrange visiteur ne lui ait pas menti.
Après trois sonneries, la voix du policier retentit, faisant tressaillir le blond.
- Inspecteur Hatake ?
- ...
- C'est Naruto Uzumaki-Namikaze. J'ai reçu une visite bizarre ce soir, un certain Chu qui voulait des renseignements sur Taka. Il dit vous connaître...
- ...
- Il m'a dit de venir demain soir à un endroit bien précis, que vous m'y retrouverez, que vous alliez aider Taka... Il se passe quoi au juste ? Et puis c'est qui ce type ?
- ...
En entendant la réponse de l'inspecteur, Naruto blêmit et lâcha le téléphone qui tomba sur le tapis à ses pieds. Ses mains se mirent à trembler et sans réfléchir, il se précipita sur le balcon, cherchant à rattraper cet homme étrange qui venait de partir. Mais en vain, ce dernier avait déjà disparu. Sous les pâles reflets de l'astre lunaire naissant, tout était calme et silencieux. Son visiteur semblait s'être évanoui sans laisser la moindre trace de sa venue.
De retour dans son salon, encore sous le choc de ce qu'il venait d'apprendre, le jeune homme récupéra son téléphone d'où sortait la voix grave et inquiète du policier.
- ...
- Ça va, merci. Demain... Demain soir, je serais là. Je vous le promets.
Et sur cette promesse, Naruto raccrocha, plus déterminé que jamais.
D'un bond, il se leva et se dirigea vers sa chambre, bien décidé à faire son sac et surtout à tout prévoir pour le lendemain. En passant, il ramassa la besace rouge de Taka, fouillant dans les quelques affaires du prostitué pour voir s'il y avait des objets de valeurs. N'en trouvant aucun, il laissa les vêtements en plan et se dirigea vers sa chambre pour réunir l'essentiel. Tout en ouvrant les tiroirs et les portes de sa garde robe, il appela Kiba.
Son ami accepta de bon cœur de s'occuper de Kyuubi durant les vacances du blond qui prétexta un besoin de changer d'air pour aller voir ses parents actuellement en Russie. Il sortit la même excuse à Gaara pour expliquer son absence du lendemain. Pas question d'aller en cours : il devait passer à la banque pour s'occuper de ses comptes et faire un peu de ménage dans son appartement. Il déposerait ses clés dans la boite aux lettres de son ami, faisant confiance à celui-ci pour s'occuper de ses affaires après son départ.
~oOo~
La nuit commençait à tomber sur la ville, les rues se vidant de leurs passants diurnes pour laisser la place aux noctambules de tous poils. C'était l'heure où les jeunes sortaient boire un verre au bar, les couples allaient au restaurant, les travailleurs nocturnes prenaient leurs postes et où les clients commençaient à affluer dans la Rue des Embrumes. Dans l'ombre, les trafics divers et variés se mettaient en route, profitant de l'obscurité.
Dans l'une des salles du commissariat, l'inspecteur Hatake faisait face à son équipe au grand complet, des cartes topographiques étalées sur la table devant lui. D'un doigt, il désigna différents endroits sur les plans, distribuant ses instructions à ses collègues. Il leur rappela les consignes de sécurité et s'assura qu'ils étaient tous bien équipés. Puis d'une voix ferme et décidée, il déclara :
- On lance l'opération Juubi !
Akira hésita un bref instant avant de finalement se décider à aller au bout des choses. Cet après-midi, suite à une réflexion anodine de la gouvernante, il s'était interrogé sur les origines exactes de la fortune de ses parents. Curieux, il avait profité de leur absence pour aller fouiller le bureau de son père, espérant y trouver des réponses. Il savait d'avance qu'il était inutile de poser directement la question. Ni son père, ni sa mère, ne prendraient la peine de lui répondre.
Il avait attendu d'être sûr qu'aucun domestique ne le prendrait sur le fait, avant de rentrer dans le bureau du chef de famille. Après des fouilles minutieuses, il n'avait finalement rien trouvé d'étrange ou d'anormal, et il concentra toute son attention sur le seul tiroir qui soit fermé à clé. Attrapant un trombone et s'armant de patience, il avait réussi à forcer la serrure, découvrant une pile de dossiers portant tous un A majuscule et un intitulé. Intrigué, il s'en était emparé pour les parcourir.
Le premier nommé : Quartier Sud, était une liste de noms et de chiffres, rien qui l'aida à trouver de quoi il s'agissait. Dans un autre, il trouva des coupures de presse, toutes évoquant des meurtres, des attentats ou des affaires de mœurs. Mais ce qui l'interpella fut le fait que toutes ces affaires étaient en lien avec l'Akatsuki, célèbre organisation criminelle, dont lui-même n'avait jamais entendu parler en dehors des infos au journal TV.
De plus en plus intrigué, il avait approfondi ses fouilles, trouvant l'adresse d'un bâtiment industriel situé dans une zone où il n'y avait que ça. Rien n'était précisé sur l'usage du lieu, mais ses parents étant officiellement dans l'import-export, Akira supposa que c'était un lieu de stockage. Mais ce qui le surprit fut de ne trouver aucune adresse d'un quelconque bureau. Son père devait pourtant bien avoir des locaux professionnels autres que ce bâtiment, non ?
Alors qu'il fouillait minutieusement les différents dossiers sans réussir à trouver en quoi consistaient exactement les activités professionnelles de ses parents, il trouva une pochette intitulée : Sasuke Uchiwa. Ce fut cette trouvaille qui le poussa à sortir ce soir là et à aller dans le seul endroit dont il avait la localisation : le fameux bâtiment industriel. Il voulait des réponses. Il voulait comprendre. Ses parents lui devaient des explications et il les obtiendrait, foi d'Akira, si toutefois il s'appelait bien comme ça...
Pourquoi... Oui, pourquoi y avait-il des photos de lui, enfant, dans un dossier ne portant même pas son nom ? Qui était ce Sasuke Uchiwa ? Lui ? Son cœur se serra à cette idée. Il n'avait jamais été très proche de ses parents et avait souvent envisagé la possibilité d'avoir été adopté. Pourtant, voir que cette hypothèse était peut-être plus proche de la réalité qu'il ne le pensait lui faisait mal. Il ne s'était jamais vraiment senti aimé, mais...
Akira était-il son vrai prénom ? Ou bien s'appelait-il Sasuke ? Comment étaient ses vrais parents ? Pourquoi l'avaient-ils abandonné ? S'il avait été adopté, pourquoi ne pas le lui avoir dit ? Il était pourtant largement en âge de pouvoir comprendre. Autant de questions auxquelles il voulait des réponses. Et quel était le lien avec l'Akatsuki ? Après sa visite incognito dans le bureau de son père, il avait fait des recherches sur internet. Il avait faillit en tomber de sa chaise en reconnaissant le A majuscule tamponné sur chaque dossier comme étant le symbole de l'organisation criminelle la plus dangereuse du pays.
Au volant de sa petite citadine grise, Akira tournait et retournait dans sa tête tout ce qu'il venait d'apprendre, cherchant une explication logique et rationnelle. Il y en avait forcément une ! L'Akatsuki... Sasuke Uchiwa... Lui... Ses parents... Ses souvenirs d'enfances si flous... Il sentait au fond de lui que tout était lié. Mais il ne trouvait pas comment, et il sentait poindre un début de migraine. Pourquoi son père possédait ces dossiers ? Pourquoi ses parents ne lui avaient jamais rien dit s'il avait été adopté ? Quel était le lien entre sa famille et l'organisation criminelle ?
Le jeune homme farfouilla dans son sac pour trouver ses cachets anti-migraine. Il en avala un, espérant qu'il ferait effet rapidement afin d'être au mieux de sa forme pour affronter son père, enfin s'il le trouvait à l'endroit où il allait. Sa voiture s'engagea dans la zone industrielle et le jeune homme chercha le bâtiment dont il avait l'adresse. Le trouvant, il se gara à proximité et quitta l'habitacle de sa citadine luxueuse.
Rien de particulier ne distinguait ce bâtiment des autres. Des murs gris, pas de fenêtres, une grande porte sur le devant : rien d'original. Akira s'avança, apercevant deux hommes à l'entrée, bien décidé à leur demander où était son père. Mais alors qu'il ne lui restait plus que quelques mètres à parcourir, des assaillants armés et vêtus comme des membres du GIGN apparurent brusquement et encerclèrent le lieu. Les gardiens commencèrent à tirer sur les forces spéciales de la police de la ville et ceux-ci répondirent.
Choqué, Akira mit quelques secondes à réagir. Puis, prenant conscience de ce qu'il se passait, il courut se mettre à l'abri. Merde ! Mais, c'était quoi ça ? Pourquoi la police attaquait-elle le hangar ? Affolé et désorienté par les coups de feu qui résonnaient en tout sens, il chercha à rejoindre sa voiture, ne voulant surtout pas se retrouver pris entre deux feux et souhaitant plus que tout rester en vie. Du coin de l'œil, il vit la porte du bâtiment s'ouvrir et d'autres hommes armés en sortir, se joignant à la fusillade.
Habillé de la tenue réglementaire des forces de Police, Chu tira sans le moindre état d'âme sur l'un des hommes de l'Akatsuki, ne s'attardant pas outre mesure sur le fait qu'il avait parfaitement atteint sa cible. Ce soir, tout se jouait. Ce soir... il jouait sa liberté, sa vie... et surtout celle de son petit frère. Grâce aux plans précis et détaillés qu'il avait fourni à son compagnon, celui-ci avait pu monter une opération minutieuse où chacun avait son rôle à jouer.
Aucun membre de l'organisation criminelle n'en réchapperait ! Il se l'était promis ! Ceux qui ne mourraient pas ce soir, seraient jugés et emprisonnés à vie, voire condamnés à mort. Après... Après le procès, il quitterait le pays, avec son petit frère. Ils se reconstruiraient une vie ailleurs, loin, très loin de l'Akatsuki qui leur avait tout pris. Mais avant ça, il devait survivre à cette nuit, retrouver son frère, et n'avoir aucune pitié pour ceux qui étaient à l'origine de tous ses tourments.
Kakashi hurla un ordre dans son oreillette, l'équipe qu'il avait envoyée prendre le bâtiment à revers ayant réussi à pénétrer à l'intérieur. Il leur recommanda la prudence, l'endroit étant très certainement rempli de tueurs en formation. Le chef d'équipe le rassura et Kakashi se reconcentra rapidement sur ce qu'il se passait devant lui. Apercevant l'un des sbires de l'organisation dans sa ligne de mire, il tira, l'abattant sans faillir.
Chu vit Zabuza s'effondrer suite à un tir précis entre les deux yeux. Tournant la tête, il échangea un regard avec son amant qui se trouvait à ses côtés, son cœur battant la chamade quand d'un simple signe de tête, celui-ci lui fit comprendre qu'une équipe avait réussi à entrer à l'intérieur du bâtiment. Bientôt... Oui, bientôt, il pourrait serrer son petit frère dans ses bras... Une silhouette fine entra dans son champ de vision et Chu se prépara à tirer.
Mais il suspendit son geste en reconnaissant le jeune homme qui courait, les mains sur sa tête, cherchant visiblement à se protéger des tirs qui fusaient de toutes part. Son petit frère ! Mais... Que faisait-il ici ? Pourquoi était-il là ? Comprenant soudain que celui pour qui il avait supporté tout ça durant toutes ces années était en danger, Chu se précipita vers lui, sans cesser d'abattre ses ennemis.
Un cri attira son attention et Akira tourna la tête. Il vit un policier courir vers lui et hésita un instant sur la conduite à tenir. Fuir ? Attendre le représentant des forces de l'ordre ? Il n'était coupable de rien, n'est-ce pas ? Il était juste au mauvais endroit, au mauvais moment, rien d'autre. Stoppant sa course éperdue, Akira baissa les bras qu'il avait instinctivement posés sur sa tête pour se protéger. Avant qu'il ne réalise vraiment ce qui lui arrivait, tout devint noir autour de lui, une douleur fulgurante vrillant sa tempe.
Les yeux de Chu s'écarquillèrent d'horreur quand une balle atteignit de plein fouet le jeune homme vers lequel il courait. Sous ses orbes élargis par l'effroi et le choc, il vit presque au ralenti la tête brune exploser sous la force de l'impact du projectile et le corps fin tomber au sol comme une marionnette à laquelle on aurait brutalement coupé les fils. Non ! Son petit frère ! Son cœur s'arrêta de battre dans sa poitrine alors qu'il hurlait le prénom de celui qu'il aimait plus que sa vie et pour qui il avait fait déjà tant de sacrifices :
- SASUKE !
To be continued...
Commentaire des auteures :
Non, ne nous détestez pas ! On n'a pas fait exprès ! Si ? Non... Bon... Ok, on avoue : c'est vraiment fait exprès. Alors ? Sasuke... mort depuis dix ans ? Depuis deux secondes ? Ou encore vivant ? On vous donnerait presque le choix tellement on est gentilles...
Bureau des plaintes et réclamations des personnages martyrisés :
Les deux auteures regardent impatientes Naru qui fixe Chu.
- Qui es-tu ? demande Naru.
- ...
- Qui es-tu ? insiste-t-il suspicieux, bien certain de connaître tous les personnages de son univers.
- Naruto... Je suis ton père ! répond Chu d'une voix rauque.
Les deux auteures éclatent de rire alors que Naru, Sasu, Akira, Taka, Ita et Chu les regardent avec désespoir.
- Voilà, vous êtes contentes ? On l'a fait, ronchonne Chu.
- Sérieux, faut pas grand chose pour les amuser ces deux là, râle Naru.
- Mouais... En attendant, elles finissent ENCORE un chapitre sur ma mort... boude Sasu.
- Ça va vraiment finir par devenir l'une de leurs habitudes... rajoute Kakashi.
Les deux auteures se remettent difficilement de leur fou rire et lancent :
- Mais enfin Sasu... Tu es mort depuis dix ans déjà ! Tu le sais bien non ?
Taka, Akira et Sasu regardent les deux fanfickeuses qui se marrent toujours :
- C'est ça le problème avec vous... on n'est jamais sûr de rien ! grommellent-ils en chœur.
Dans son coin, Kyuubi marmonne :
- Un rottweiler... je suis un putain de rottweiler...
Taka soupire:
- Tu en es encore là ?
- Non mais tu te rends pas compte... Un rottweiler !
- Et c'est quoi le problème avec les rottweiler ?
- Leur queue...
Haussant un sourcil, Taka demande :
- Pourquoi ? Ils n'en ont pas... si ?
Kyuubi se redresse fièrement et s'exclame outré :
- Justement ! Moi j'en ai neuf des queues ! Et les rottweiler n'en ont pas ! Mes queues ! Elles m'ont coupé mes queues ! Mes si jolies queues...
Taka se tourne vers les lecteurs et soupire :
- Allez soyez cool, reviewez pour qu'elles lui rendent ses queues à ce foutu renard susceptible.
Rendez-vous au prochain chapitre: Chapitre 20 : Tout est fini.
Naruto, fort de son amour pour Taka, le retrouvera t-il ? L'ange de la mort rôde et a déjà commencé son labeur, qui seront ses victimes ?
