Réponses à Sil : Je crois qu'on a eu un léger problème d'incompréhension mutuelle... J'avais bien compris que pour toi s'était un compliment, et dans ma réponse de la semaine dernière, je voulais juste t'en remercier, et t'expliquer pourquoi c'était un beau compliment pour moi. Je me suis mal exprimée...
Je suis touchée que quelqu'un qui met rarement de review ait éprouvé le besoin de m'en laisser une. C'est très gratifiant. Merci.

Merci à tous ceux et celles qui suivent cette histoire et laissent des petits mots, c'est parfois décourageant quand personne ne réagit. on a l'impression que ça ne vaut pas le coup de continuer...


Lorsqu'ils reprirent la route le lendemain, Thorin ne s'était pas calmé, au contraire, il semblait qu'il avait passé la nuit à ruminer sa colère contre la jeune femme.

Avec Thorin d'une humeur de chien et un temps, de chien lui aussi, le voyage fut maussade.

Il pleuvait à seaux. Ils étaient tous trempés comme des soupes et les poneys avançaient difficilement dans les fondrières avec de la boue jusqu'au paturon.

-« Monsieur Gandalf, ne pouvait vous rien faire contre se déluge ? » demanda Gloïn

-« Il pleut, Maître Gloïn et il continuera de pleuvoir jusqu'à ce que la pluie cesse. Si vous voulez changer le temps, il vous faudra trouver un autre magicien ».

Du fond de son esprit maussade et contrarié, Ofélia ne put retenir la pensée, bien peu charitable, que pour un magicien, il n'était pas très utile. Incapable de changer le temps ou de la renvoyer chez elle. Elle perdit un peu le fil de la conversation, mais lorsqu'elle entendit le Hobbit demander :

-« Et c'est un grand magicien ou est-il plutôt comme vous ? »

Elle réalisa qu'elle n'était pas la seule à être contrarié. Le Hobbit était habituellement trop courtois pour faire se genre de réflexion. Elle dut se mordre les joues pour ne pas ricaner.

Elle écouta vaguement Gandalf parler de Radagast le Brun.

Dans l'après midi, la pluie cessa enfin et ils finirent par atteindre un terrain sec où le soleil brillait, les réchauffant et les séchant, faisant ainsi un peu remonter leur moral.

Lorsqu'ils s'arrêtèrent à coté d'une chaumière en ruine et que Thorin indiqua qu'ils passeraient la nuit là, elle en aurait pleuré de soulagement.

Elle s'occupait de Bali lorsqu'elle entendit Gandalf parler d'un fermier et de sa famille qui vivaient là, se demandant ce qui avait pu lui arriver. Il s'éloignât à l'intérieur de la ruine avec Thorin et elle vit qu'ils discutaient âprement. Ils n'étaient pas d'accord, mais ça ne la surprenait pas, elle avait eu l'occasion de se rendre compte que leurs opinions étaient divergentes sur un grand nombre de sujets.

Bofur réclama du bois pour le feu, et elle alla en chercher. Derrière la masure, elle trouva un beau tas facile d'accès, elle chargea ses bras de bûches. En revenant, elle vit Gandalf partir en maugréant. Elle s'arrêta un instant se demandant ce qui avait bien pu déclencher sa fureur, avant de voir sortir Thorin qui la bouscula. Elle fit un pas en arrière pour récupérer son équilibre. Thorin se retourna, les yeux étincelant de colère. Elle s'attendit à une remontrance. Il ouvrit la bouche, jeta un œil à ses bras chargés, la referma et se détourna d'elle pour se diriger vers Kili et Fili.

Elle s'approcha de Bofur qui avait installé un petit foyer et déposa le bois.

-« Il y en a toute une réserve derrière la maison » dit-elle.

- « Tant mieux », cracha Thorin d'une voix acerbe. « Je vous interdis de vous éloigner ».

Elle le regarda s'éloigner encore fulminant.

-« Qu'est ce qui s'est passé avec Gandalf ? » demanda-t-elle a Bofur.

- « Tant fait pas ma fille, », lui répondit Balin, « ils ont tous les deux un sacré caractère alors ça fait des étincelles. »

« Ouai », pensa-t-elle « et devinez sur qui Monsieur va passer sa mauvaise humeur… »

- « Il va revenir ? Gandalf, il va revenir ? » Demanda Biblon, devançant sa propre question.

- « C'est un magicien, il fait ce qu'il veut » répondit Bofur avant de se tourner vers son frère et de demander « Alors quand est ce qu'on mange ? »

Elle s'occupa d'aller tirer de l'eau au puits qu'elle avait vu en allant chercher le bois. Elle se fit la réflexion que c'était quand même cool d'avoir tout le nécessaire à porté de main.

Elle soupira. Si on lui avait dit qu'un jour elle trouverai cool de pouvoir puiser l'eau d'un puits, elle aurait bien rit. Elle regretta le confort de sa vie d'avant… Toutes ses petites choses qu'on ne remarque plus tant on y est habitué… ouvrir un robinet, appuyer sur un interrupteur… Elle se senti nostalgique tout à coup.

Lorsque Dwalin vint la chercher pour son entraînement, elle en aurait pleuré. Elle se sentait moulue et malheureuse, mais ne se déroba pas. Elle ne fut pas très performante, Dwalin le senti et fini par avoir pitié. Il écourta la séance. Elle l'aurait embrassé. Elle fut surprise que Thorin ne soit pas là à attendre son tour, mais se dit que finalement, après leur accrochage de la veille et après son accrochage de ce soir avec Gandalf, s'était sans doute beaucoup mieux pour sa santé.

Elle retourna au camp et aida Bofur à servir les écuelles.

-« Tiens » lui dit-il en lui en tendant une. « Soit gentille, apporte ça à Thorin. »

-« Heu… tu veux pas y aller ? » demanda-t-elle avec un petit air de chaton battu.

Bofur haussa un sourcil.

-« Ecoute, je sais pas ce qui vous ait arrivé, mais ça peut pas être si grave. Et puis, il va pas te manger… »

La manger non, mais la tuer et se débarrasser discrètement de son cadavre, il en était parfaitement capable.

Elle attrapa l'écuelle avec un soupir déchirant qui fit sourire Bofur et s'éloigna vers l'endroit où Thorin s'était installé. Elle entendit Bofur demander à Bilbon d'apporter les assiettes pour Fili et Kili, et regretta que leurs rôles n'aient pas été inversés. Elle aurait bien aimé passer la soirée avec les deux frères, loin du camp et hors de vue de Thorin.

Thorin s'était retiré à quelques distances du camp. Tout en se dirigeant vers lui, elle sentait sa pression artérielle augmenter. Elle n'était pas vraiment rassurée de se trouver seule avec lui. Mais, si ça tournait mal, si elle criait assez fort, les autres viendrait peut être à son secours.

Elle remarqua de loin qu'il avait l'air particulièrement revêche. Elle essaya de garder une attitude aussi neutre que possible, mais lorsqu'il leva les yeux vers elle, en l'entendant arriver, elle ne put empêcher ses mains de trembler légèrement.

Lorsqu'il s'en saisi, il coinça les doigts de la jeune femme entre les siens et l'assiette. Elle se demanda si s'était vraiment par accident... Lorsqu'elle tenta de les retirer, il serra un peu plus. Ah, ben non, c'était pas un accident.

Son cœur commença à s'affoler. Il ne lui tenait que les doigts et elle ne doutait pas que si elle tirait d'un coup sec elle pourrait les libérer, mais elle ne pensait pas que renverser le ragoût sur les genoux de Thorin serait une très bonne chose pour l'amélioration de leur relation.

- « Ofélia. », dit-il d'un ton étonnamment doux qui lui vit lever la tête de surprise, « Je crois que nous avons des choses à régler tous les deux ».

Trop interloquée, elle ne trouva rien à répondre.

Il eu un drôle de petit sourire et lui dit en posant son assiette :

- « Je crois que le meilleur moyen est un entraînement. »

Évidement, nous y voilà…

- « Thorin, je ne crois pas être vraiment capable de quoi que se soit se soir. »

- « Si nous sommes attaqués par des orcs, ils ne vous demanderont pas si vous avez passé une bonne journée et si vous êtes capable de vous défendre », lui dit-il sèchement.

Elle soupira profondément et le suivi lorsqu'il se leva pour rejoindre un espace dégagé derrière la maison. Elle ne réalisa pas que pour la première fois, ils n'avaient pas de spectateurs.

Il l'attaqua, elle esquiva une première fois. Il revint à la charge, elle réussit à contrer le coup, mais à la passe suivante, elle se prit les pieds dans une bûche et perdait son équilibre. Elle bascula en arrière et tomba à plat dos. Avant d'avoir eu le temps de dire « ouf », Thorin l'avait immobilisé, plaquant son corps massif sur le sien et tenant ses poignets d'une main de fer.

-« Et maintenant » dit-il « Que faites vous ? »

-« Je meurs j'imagine ». Dit-elle mornement, ne se sentant pas la force de se défendre ce soir.

Se penchant sur elle il murmura à son oreille :

-« Oui, si vous avez de la chance. Je suis sur que vous préféreriez la mort à un harem. »

Elle tourna la tête et le regarda, interloquée et trop choquée pour répondre. Lorsqu'elle repris ses esprits, elle réalisa que son attitude était ambiguë. Elle eut l'impression que sa bouche s'asséchait.

-« Hein ? »

Il se pencha à nouveau, ses lèvres frôlant son oreille :

-« Savez-vous ce que les orcs font des femmes humaines qu'ils capturent ? Ils les vendent comme esclaves dans les contrées du sud… Enfin ça, c'est pour celles qui ont de la chance... De temps à autres, ils aiment bien en garder quelques unes pour leur propre usage... »

-« Pou… pourquoi vous me racontez ça ? Vous pensez que je n'ai pas déjà assez peur ? »

Il était toujours couché sur elle et ses yeux d'agent avaient une intensité qu'elle ne leur connaissait pas, en tout cas, pas dans la réalité. A cet instant, elle réalisa qu'ils étaient seuls et que quoiqu'il fasse à présent, il n'y aurait personne pour l'en empêcher.

Son pouls s'accéléra, et dans un dernier sursaut de lucidité, elle gigota sous lui pour essayer de se dégager. Aussitôt, il raffermit sa prise jusqu'à la rendre douloureuse. Elle cria et arrêta de se débattre, espérant qu'il relâcherait un peu son emprise.

Il resta encore un instant comme ça, puis sa main se fit plus légère et son regard se fit plus… doux.

Une de ses mains commença à remonter le long de son bras, en une caresse affolante, pour venir effleurer avec douceur l'ecchymose sur sa pommette. Comme dans son rêve. La situation était plus que troublante et elle eu le temps de penser qu'elle allait bientôt savoir qu'elle serait sa réaction et si elle aurait la volonté pour lui résister, comme elle aimait à le penser.

Elle le regardait avec des yeux écarquillés de stupeur, le souffle court.

Thorin n'avait pas prévu que la situation dérape à ce point. Il se dit que le rêve l'avait troublé bien plus qu'il ne l'avait imaginé. Il la sentait trembler légèrement sous lui, lorsqu'elle gigota un peu, il cru qu'il allait définitivement perdre le contrôle, mais il ne voulait pas la brusquer.

Il planta ses yeux dans ceux de la jeune femme. Il y lu de la stupeur, une vague inquiétude et, lorsque sa main caressa son bras avant d'effleurer la blessure à sa pommette, il y vit autre chose, comme l'ombre d'un souvenir intense.

Elle ne s'en était pas rendu compte, mais quand la main du nain s'était posée sur son visage, elle y avait appuyé sa joue et fermé un instant les yeux. Il avait comprit à ce moment là, qu'elle ressentait le même désir que lui.

Il sembla à Ofélia qu'ils étaient restés ainsi une éternité. L'intensité du regard de Thorin, son poids sur elle, sa chaleur et sa caresse avait beaucoup diminué ses capacités de réflexion, et encore plus de réaction. Elle était complètement à sa merci. Lorsqu'il baissa la tête vers elle, elle compris qu'il allait l'embrasser.

Et elle eut sa réponse… Non seulement, elle ne chercha même pas à se défendre, mais en plus, elle leva la tête pour venir à la rencontre de ses lèvres.

Leurs lèvres se frôlaient lorsqu'il se releva d'un bond.

La tête d'Ofélia retomba sur le sol et elle ouvrit les yeux juste à temps pour voir Dwalin surgir à coté de Thorin, au dessus d'elle.

-« Nous avons un problème ! ».

Thorin lui jeta un dernier regard, dans lequel il lui sembla voir un peu de regret avant de suivre Dwalin, la laissant étalée là, pantelante.

Elle se demandait ce qui venait de se passer exactement, et ce qui aurait pu se passer si Dwalin n'était pas arrivée.

Elle leur jeta un coup d'œil tandis qu'ils s'éloignaient et il lui sembla que le regard que Dwalin lui rendit était un peu trop égrillard.

Il lui fallu quelques instant avant de pouvoir rassembler un nombre de neurones suffisant pour arriver à se lever et à rejoindre les autres.

Lorsqu'elle arriva, ils étaient sur le pied de guerre. Elle allait les suivre lorsque Thorin lui ordonna de rester au camp et de ne pas en bouger jusqu'à leur retour. Elle ne songea même pas à discuter cet ordre. Elle hocha la tête et les regarda s'éloigner, restant prés du feu, l'oreille aux aguets.

Brusquement elle entendit des bruits de bataille, des cris puis un silence.

Elle se leva, attrapa un arc, des flèches et un poignard qu'elle passa dans sa ceinture, elle ne savait même pas si elle saurait s'en servir, mais être armée jusqu'au dents la rassurait légèrement. Elle se dirigea vers l'endroit d'où étaient venus les bruits.

Elle se glissa furtivement à travers les fourrés et arriva à une petite clairière où brûlait un feu. Elle vit trois énormes créatures, immenses, particulièrement laides et vêtues de lambeaux de tissus sales. Des trolls !

Deux d'entre eux tenait Bilbon par les bras et les jambes, prêts à l'écarteler. Elle se rendit compte qu'elle avait encoché une flèche, elle avait déjà eut l'occasion de tirer avec un arc et même si elle n'était pas particulièrement douée, elle pouvait difficilement manquer une cible aussi massive, l'expression « une vache dans un couloir » l'effleura et elle ricana toute seule.

Elle banda l'arc, mais renonça quand elle réalisa qu'elle ne pouvait pas tirer sans provoquer la mort de Bilbon. Visiblement, les nains étaient arrivés à la même conclusion, elle les vit lâcher leurs armes.

Les créatures se saisirent d'eux. Elles en enfermèrent certain dans des sacs, attachèrent les autres sur une broche au dessus du feu.

Elle réfléchissait furieusement. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Elle ne pouvait pas les laisser mourir comme ça. Mais quoi ? Que pouvait faire une femme, pas spécialement costaud, et surtout pas spécialement courageuse contre trois trolls ?

Elle était la seule à être encore libre de ses mouvements. Elle était la seule à pouvoir faire quelque chose pour eux. Elle sentait la panique l'envahir et traita Gandalf de tous les noms d'oiseau qu'elle connaissait. Pourquoi les avait-ils abandonnés ? Et pourquoi ces crétins de nains s'en étaient-ils pris à des trolls ?

« Calme toi et réfléchis, Ofélia, réfléchis » s'exhorta-t-elle, essayant de respirer lentement.

Elle devait bien pouvoir faire quelque chose… Si seulement elle pouvait les libérer.

Elle vis les créatures entasser les nains dans les sacs de l'autre coté de la clairière, à l'orée du bois. Elle repéra Thorin. Elle senti le couteau à sa ceinture et une idée commença à germer. Oui, ça elle pouvait y arriver. Il suffisait d'être discrète, et ça, c'était dans ses cordes.

Elle contourna la clairière, se cachant derrière les arbres et rampant silencieusement dans les buissons jusqu'à arrivé prés de Thorin.

Il eut un mouvement de surprise lorsqu'il la vit. Elle posa son index sur ses lèvres pour lui indiquer de ne pas faire de bruit. Elle finit de se couler jusqu'à lui, prenant garde à ne pas faire craquer la moindre brindille, et glissa le poignard sous la corde du sac pour le libérer. Elle était en train cisailler la corde lorsqu'elle entendit Kili crier :

- « Ofélia, c'est Ofélia ».

Crétin de Kili !

- « Un Ofélia, c'est quoi ça » demanda une des créature.

Et merde. Quand est-ce que sa poisse allait-elle se lasser ?

Elle leva les yeux vers Thorin, et vit dans ses prunelles une consternation qui faisait un parfait écho avec celle qu'elle ressentait. Avant d'avoir eu le temps de réagir elle fut saisie par une main gigantesque.

- « Et Bert, regarde ce que j'ai attrapé, tu crois que c'est ça un Ofélia ? »

Elle tenait encore le poignard dans ses mains et, par réflexe, le planta dans le premier doigt qu'elle peut atteindre.

Il la lâcha,

- « Ça pique » glapit la créature

Ofélia tomba lourdement sur le sol et tenta de s'éloigner à quatre pattes, mais le fameux Bert la rattrapa, prenant soin de lui emprisonner les bras (tien, il était plus futé celui là !). Il la serra si fort qu'elle ne put retenir un cri de douleur en sentant ses cotes craquer légèrement.

- « Et, c'est quoi ? C'est pas un nain, y'a pas de barbe ».

Une autre créature s'approcha pour l'examiner de plus prés

- « Je crois que c'est une femelle humaine, ne serre pas trop ! Faut pas l'abîmer, si c'est ça les orcs nous en donneront un bon prix, ils aiment bien les femelles humaines… »

Elle blêmit en se rappelant ce que Thorin lui avait dit plus tôt. Elle n'avait aucune envie de se retrouver réduite en esclavage… quand à l'autre possibilité, elle bloqua la pensée avant qu'elle n'atteigne son cerveau. Elle gigota autant qu'elle le pouvait, tenta même de le mordre, mais outre le fait qu'elle n'arrivait pas à l'atteindre, elle se doutait qu'elle se serait probablement cassée les dents sur la peau de la créature.

Bert attrapa un sac et la mit dedans, serrant bien la corde autour de son cou, avant de la jeter sur le tas de nain. Elle atterrit sur le dos, sur la poitrine de Thorin, avec une telle force qu'elle en eu le souffle coupé, et commença à gigoter pour essayer de se libérer. Elle entendit Thorin lui dire quelque chose, mais ne compris pas quoi.

« Bon » se dit-elle « l'avantage, c'est que ça peux pas être pire. » Elle avait juste oublié qu'avec elle, les choses pouvaient toujours être pire…

Elle n'avait pas vu que la corde s'était accrochée à une des branches du buisson d'à côté et se resserrait progressivement à chacun de ses mouvements. Lorsqu'elle s'en aperçut c'était trop tard. Elle s'était tellement serrée que seul un tout petit filet d'air arrivait à ses poumons et s'était loin d'être suffisant.

Elle entendit vaguement les trolls parler de les faire frire avec de la sauge, et Bilbon leur dire qu'il faisait une erreur. Le manque d'air commença sérieusement à se faire sentir, elle commença à voir des tâches sombres danser devant ses yeux. Elle se sentit faiblir, ouvrant désespérément la bouche pour aspirer de l'air et le monde s'assombrit.

La dernière chose qu'elle vit fut le regard consterné de Thorin.