Un grand merci à tous ceux qui ont laissé un petit commentaire... espérant que vous ne serez pas déçus.

Oh, juste une précision, cette semaine ça chauffe !

Merci à Axire qui s'est dévouée pour relire ce chapitre.

Bonne lecture.


Après avoir refermé la porte, elle s'y appuya un instant pour faire le point. Elle connaissait cette sensation… la sensation que quelque chose venait de se débloquer en elle, que la peur avait cessée. Ça lui était déjà arrivé, c'est ce qui lui avait permis de prendre des décisions importantes, chez elle.

Elle n'avait jamais eu à regretter ces décisions-là. Elle espérait que cette fois ne serait pas différente.

Mais, maintenant, il lui restait à renouer le contact avec les autres… Elle n'avait plus peur de Thorin, mais elle avait peur de la réaction de Fili, Kili et Bofur. Qu'allaient-ils penser d'elle après ce qu'elle leur avait dit ? Et s'ils la rejetaient ?

Elle soupira et décida qu'il valait mieux traiter cette situation comme un sparadrap : on l'arrache d'un coup, la douleur dure moins longtemps. Donc, le mieux était d'aller trouver ses compagnons, de s'excuser platement et d'accepter leurs reproches.

Elle se dirigea vers la salle à manger, c'était le début de l'après midi et elle pensait les trouver là. Elle décida de passer par les jardins, parce que ça rallongeait le trajet, et qu'elle n'était pas non plus vraiment pressée d'y arriver.

Au détour d'un bosquet, elle entendit des cris, des rires et des bruits d'éclaboussures. Elle s'approcha et s'arrêta net, juste avant de quitter le couvert des arbres.

Au-delà du bouquet d'arbre, s'étendait une petite place pavée au bord d'une cascade. Au centre de cette petite place, se trouvait une immense fontaine, constituée de plusieurs vasques superposées qui débordaient les uns dans les autres, jusqu'à un immense bassin à la base.

Et dans cette fontaine, des nains nus comme des vers s'amusaient.

-« C'est pas vrais ! Ils sont vraiment pas sortables. » Marmonna-t-elle en secouant la tête.

Elle entendit des voix derrière elle. Lorsqu'elle se tourna, elle vit Lindir et Elrond tourner au coin d'un bâtiment et se figer, regardant d'un air tout à la fois stupéfait, incrédule et consterné, le spectacle des nains en train patauger dans une des plus belles fontaines de Fondcombe.

Lorsqu'elle croisa leurs regards, elle se mordit les lèvres pour retenir un sourire, avant de tourner le dos à ce spectacle. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de s'éloigner Fili et Kili déboulèrent derrière elle, Kili l'attrapa par la taille et la chargea sur son épaule comme un sac, en riant et repartit en courant vers la fontaine. Fili courait à coté de lui, hilare, en disant :

-« Allez Ofélia, vient te baigner avec nous ! »

Elle se débattait essayant de se libérer, mais Kili la tenait bien, un bras passé derrière ses genoux, et il était fort. Elle lui frappait le dos en disant :

-« Qu'est-ce qui te prend ! Lâche-moi ! »

Elle se sentit rougir, tant à cause de sa position qui lui faisait monter le sang à la tête qu'à cause de la nudité des deux frères. Vu sa position, elle avait une vue imprenable sur une partie charnue de l'anatomie de Kili qu'elle n'aurait jamais dû voir. Même si le spectacle n'était pas déplaisant en lui-même, c'était quand même extrêmement gênant.

Lorsque Fili vint se placer devant elle, elle ferma les yeux. Ces nains n'avaient aucune pudeur !

Elrond et Lindir étaient prêts à intervenir, mais lorsqu'ils virent qu'elle riait autant qu'elle criait, ils décidèrent qu'elle ne requerrait pas d'assistance immédiate et s'éloignèrent d'un air un guindé et désapprobateur.

- « Non ! Kili, lâche-moi ! Je te préviens si tu me jette à l'eau toute habillée je te noie ! » Cria-t-elle.

Mais sa menace perdit beaucoup de sa porté tant elle riait.

Il éclata de rire et arrivé devant la fontaine il la balança dans la flotte.

Elle atterrit dans le grand bassin avec une immense éclaboussure qui provoqua la chute des nains qui, montés sur les épaules les uns des autres, faisaient une bataille.

Elle se releva en secouant la tête pour chasser l'eau de ses yeux. Sa robe trempée collait à son buste et flottait dans l'eau autour de ses cuisses.

-« C'est malin » grinça-t-elle

-« Il fait chaud, ça séchera » lui répondit Kili en riant, « Et puis si tu ne voulais pas la mouiller, t'avais qu'à faire comme nous et l'enlever ».

-« Même si j'avais eu l'intention de l'enlever, encore aurait-il fallu que tu m'en laisses le temps ! »

Et soudain, elle réalisa qu'elle était entourée de 10 nains nus comme des vers. Elle baissa les yeux sur ses pieds et se dirigea vers la margelle pour sortir de l'eau.

- « Allez Ofélia, quoi, reste t'amuser avec nous ! » dit Kili.

- « Vous excuserez ma pudeur, mais il est hors de question que je batifole dans cette fontaine avec une bande de nain à poil ». Répondit-elle

- « Oh, c'est que ça ? Allez les gars, couvrez vous, ça perturbe la demoiselle ! »

En un rien de temps, ils avaient tous passé au un caleçon.

-« Maintenant, tu reste avec nous ? » demanda Kili avec espoir

-« D'accord ». Soupira-t-elle.

Au fond, elle se dit que ça pourrait être marrant, et puis, elle avait toujours trouvée que les baignades avaient une tendance à rapprocher les gens et à favoriser les réconciliations.

Elle sorti néanmoins de l'eau et commença à se déshabiller.

-« Euh » dit Kili en détournant le regard, se sentant soudain devenir timide « Je croyais que tu ne voulais pas te baigner nue ».

-« J'ai jamais dis que je me mettais nue ». Répondit-elle tranquillement.

Sous la robe, elle portait des sous vêtements en coton épais.

Elle posa sa robe sur le dallage pour qu'elle sèche et passa une bonne partie de l'après midi à jouer dans la fontaine avec les nains. Elle réussit à se venger de Kili, lui faisant boire la tasse à plusieurs reprises.

Quand elle commença à se lasser. Elle sortie de l'eau et s'allongea sur le ventre, à quelque distance de la fontaine, pour se sécher avant de se rhabiller.

Le menton posé sur les mains, les talons sur les fesses et les chevilles croisées, elle regardait les nains s'ébattre dans la fontaine, savourant la caresse des rayons du soleil sur son dos.

Elle entendit un bruit de pas à coté d'elle et leva la tête pour voir apparaître Thorin, l'air mécontent. Il ne semblait pas l'avoir vu.

Il allait faire un pas et ouvrait déjà la bouche pour rappeler ses nains à l'ordre, lorsqu'une main se posa sur son tibia, entravant sa marche. Il baissa la tête, surpris, et vit Ofélia, étendue sur le dallage, à moitié nue.

La surprise lui coupa la parole.

- « Laissez les s'amuser », lui dit-elle doucement.

Il allait lui dire qu'il n'avait pas d'ordre à recevoir d'elle et qu'il trouvait son attitude aussi déplacée que celle des nains, lorsqu'elle ajouta tristement, tournant le regard vers la fontaine :

- « Ils risquent de ne plus en avoir l'occasion avant longtemps, n'est ce pas ? »

Il s'adoucit légèrement. Puis, désigna de mouvement de menton interrogatif la robe qui séchait un peu plus loin.

- « Oh, je suis maladroite, je suis tombée à l'eau. »

- « Vraiment ? » demanda Thorin, « N'avez-vous pas été un peu aidée ? Laissez-moi deviner Kili ou Fili ou les deux ».

Elle ne répondit pas, mais lui jeta un regard espiègle en souriant.

Il était toujours debout au dessus d'elle et la regardait. Sa position accentuait la cambrure de ses reins. Et quand elle bougeait pour essayer de le regarder, il voyait les muscles de son dos et de ses cuisses jouer sous la peau. Il aimait les femmes musclées.

Elle avait le visage levé vers lui. Son teint halé faisait ressortir ses yeux verts sombres et la pincée de taches de rousseurs qui parsemait son nez. Il la trouva jolie, même si elle l'aurait été encore plus avec un peu de barbe.

A la grande surprise de la jeune femme, il s'assit à côté d'elle.

-« Ça me surprend qu'ils ne soient pas nus. » Dit-il pour faire diversion aux pensées qui commençaient à se former dans son esprit.

-« Oh, ils l'étaient… »

Il la regarda d'un air consterné. Elle rit et dit :

-« A mon age, la vision d'un homme nu ne me traumatise plus. Je m'en remettrais. »

Décidément, cette fille était vraiment bizarre, la plupart des femmes de ce monde, toutes races confondues, auraient été profondément choquées et certaines seraient tombées en pamoison devant la vision d'un homme nu.

Elle sentit sa surprise et précisa en haussant les épaules :

-« Dans le monde d'où je viens, la nudité est quelque chose de plutôt commun… »

Elle tourna la tête vers lui, et le regarda plus attentivement. Il ne portait pas sa cotte de maille, ni son lourd manteau. Les manches de sa chemise bleu roi étaient roulées sur ses avant bras, le col délacé. Il paraissait détendu. Et ça lui allait bien.

Ils restèrent un long moment silencieux. Elle réalisa que c'était la première fois qu'elle ne se sentait pas mal à l'aise en sa présence. Mais ne savait pas si s'était dû à son nouvel état d'esprit ou si l'attitude du nain était vraiment différente. Probablement un peu des deux…

Thorin savourait ce moment de calme. Sans vraiment se rendre compte de ce qu'il faisait, il posa son doigt dans le creux de la colonne vertébrale d'Ofélia et commença à la parcourir. Sa peau était douce et chaude. Il la senti se crisper légèrement sous sa caresse, mais elle ne se déroba pas. Sous son doigts il senti un creux plus marqué.

-« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il

Un peu interloquée par ce contact inattendu, elle mit quelques instants à comprendre de quoi il parlait. Pendant ce temps, son doigt continuait ses caresses sur le léger creux.

Son cœur s'affola, et elle eut du mal à se concentrer suffisamment pour se rappeler comment formuler une phrase. Elle jeta un coup d'oeils aux nains, craignant, qu'ils ne voient Thorin lui caresser le dos et ne se fassent des idées.

Devant son silence il la regarda et surpris son regard interloqué.

-« Cestmamarquedefabrique. » se hâta-t-elle de bafouiller

- « Ma caresse vous gêne ? demanda t il moqueur

- « Elle me surprend », répondit elle, « et… oui, je trouve ça un peu gênant… »

Il sourit mais retira sa main. Elle sentait encore le chemin que son doigt avait tracé dans son dos, comme s'il l'avait brûlée.

- « Pourquoi est-ce si gênant ? Bofur ou Kili vous prennent par les épaules parfois. »

Heu, comment lui expliquer que quand ils le faisaient elle n'était pas à moitié nue et que ça ne lui donnait pas l'impression que sa peau allait prendre feu ?

-« Vous ne m'avez pas habituée à ce genre de… familiarité. » répondit-elle simplement.

C'est vrai, lui en principe, quand il la touchait s'était lors de leurs combats, et on ne pouvait pas dire qu'il était tendre dans ces moments là. Le souvenir de ce qui s'était passé avant les trolls envahi son esprit. Bon d'accord, à part cette fois là…

Elle regarda de nouveau les nains. Il surprit son regard et se penchant un peu vers son oreille, il lui glissa d'un ton ronronnant :

-« N'est ce pas plutôt parce qu'ils sont là que ça vous gêne ? »

Elle ne répondit pas mais rougit et se mordilla la lèvre. Thorin sourit de son trouble. Finalement, il aimait encore plus la faire rougir que la mettre en colère. Il reporta son attention sur ses amis qui faisaient du toboggan dans la fontaine.

Maintenant, elle se sentait mal à l'aise, couchée par terre, à moitié nue avec Thorin assit près d'elle. Il la regardait avec une lueur au fond des yeux sur laquelle, cette fois, elle ne pouvait pas se tromper.

Quand elle commença à se dire qu'elle aurait bien aimée qu'ils soient seuls, elle se leva, attrapa sa robe, et s'habilla.

Passant, près de lui elle se pencha posa sa main sur son épaule et lui glissa à l'oreille :

- « Vous devriez aller vous amuser un peu avec eux. Vous êtes toujours si sérieux, ça vous ferait du bien de décompresser un peu. »

Il la suivi des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un bosquet.

Oui, décompresser un peu lui ferait sûrement du bien, mais ce qu'il avait en tête n'impliquait pas la présence de ses compagnons, mais uniquement celle de la jeune femme.

Ofélia s'empressa de regagner sa chambre. Elle se disait que finalement, c'était plus simple quand elle ne lisait dans les yeux de Thorin que du mépris. Ça lui permettait de garder le contrôle sur ses propres fantasmes et puis elle avait toujours eu du mal à accepter les regards de désirs sur elle. Dans ces moments là, elle avait l'impression d'être un morceau de viande sur l'étal d'un boucher et elle détestait ça.

Mais ce qui la perturbait le plus, ce qui l'avait poussée à le quitter un peu brusquement, c'est surtout qu'elle avait adoré sentir ses doigts sur elle. Elle avait senti son cœur battre plus fort et avait dû faire un sérieux effort pour tenter de masquer son trouble. Mais elle savait qu'il n'était pas dupe.

Elle se demanda si s'était vraiment une bonne idée d'être revenue sur sa décision. Elle savait que le désir n'est jamais bon conseiller et que s'il jouait comme ça avec elle, elle aurait le plus grand mal à ne pas…

Lorsqu'elle se rendit à la salle à manger pour le repas du soir, Gandalf sourit en la voyant.

-« Je peux m'asseoir à côté de toi ? » demanda-t-elle doucement à Bofur.

-« Bien sur » lui répondit-il avec un grand sourire.

-« Bofur… » Commença-t-elle en s'installant « Je suis désolée pour hier… »

Bofur pris un air sérieux avant de répondre :

-« Tu étais malheureuse, je l'ai bien vu, et quand on est malheureux on fait parfois des choses qu'on ne pense pas… »

Elle eut envie de l'embrasser. Dieu qu'elle l'aimait ce nain ! Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un d'aussi gentil.

Ce soir là, elle goûta le vin des elfes. Le breuvage était léger comme de l'eau au goût, mais il était aussi fort enivrant. Malheureusement, elle ne s'en aperçut pas avant qu'il ne soit trop tard.

Elle ne se rendit même pas compte qu'elle était ivre. Elle se mit à rire toute seule, et soudain elle passa son bras autour des épaules de Bofur et posa un baiser sur sa joue.

Dans le cahot des sifflements et des rires des autres, elle lui glissa à l'oreille :

-« Merci Bofur… Merci d'être aussi gentil avec moi. »

Bofur rougit légèrement et rit d'un air embarrassé avant de dire :

-« Je crois que tu as trop bu. »

Pour toute réponse elle éclata de rire.

-« Et nous ? On n'a pas droit à un baiser ? » Demanda Kili.

Elle se tourna vers lui. L'alcool, même à petite dose l'avait toujours rendu affectueuse. C'était la seule chose qui lui permettait de se laisser un peu aller, d'exprimer plus librement les sentiments qu'elle brimait habituellement.

Elle rit et lui dit en ouvrant les bras :

-« Viens là ! »

Il ne se le fit pas dire deux fois trop heureux de l'aubaine. Il la serra dans ses bras en riant et lui dit :

-« Tu es une drôle de fille, Ofélia. »

-« C'est juste parce que je suis pas d'ici. » répondit-elle en l'embrassant sur la joue.

Finalement elle se leva et fit le tour de la table, pour embrasser chacun des nains. Certains en furent touchés, d'autres plus réticents, comme Dwalin, qui recula comme s'il craignait qu'elle ne le morde.

Quand elle en arriva à Nori, malgré son ivresse, elle eut une hésitation, puis l'embrassa également sur la joue en lui disant :

-« Ce n'est pas une invitation. N'espérez pas obtenir plus que ça. »

Il rougit et marmonna

-« Je sais. J'ai compris la leçon. Ça ne se reproduira plus jamais. »

Elle se releva en lui souriant.

Tous rirent quand elle arriva à Ori et qu'il se tourna vers elle lui présentant ses lèvres avec espoir. Elle l'attrapa par le menton pour lui tourner la tête pour l'embrasser sur la joue.

Elle n'avait pas vu les regards stupéfaits de Gandalf, Elrond et Thorin. Gandalf se tourna vers Elrond et lui dit :

-« Il semblerait que votre vin soit un peu fort pour notre jeune amie. »

-« Oui, » répondit Elrond, levant un sourcil « En effet. »

Thorin ne dit rien, mais il serrait les dents sous la morsure de la jalousie. Il n'aimait pas la voir aussi familière avec les autres. Cette sensation ne s'améliora pas quand ses neveux empruntèrent ce qui ressemblait à des violons aux elfes et commencèrent à jouer des airs entraînants.

Elle se mit à danser avec les uns et les autres. Elle virevoltait, riant avec ses cavaliers, se laissant aller dans leurs bras.

Elle ne s'était jamais sentie aussi bien, le vin des elfes, l'amitié de ses compagnons qui lui avaient pardonné son attitude…

Elle se sentait légère, tellement légère, qu'elle n'eut même pas un mouvement de recul, lorsqu'en changeant de cavalier elle se retrouva dans les bras de Thorin. Et sa raison était suffisamment anesthésiée pour qu'elle apprécie la lueur qu'elle reconnu dans les yeux clairs du nain.

Il serra contre lui le corps souple de la jeune femme. Pendant leurs combats, il aimait la sentir lui résister, mais il aima encore plus la sensation de son corps se laissant aller dans ses bras.

Il plongea ses yeux dans ceux d'Ofélia et il y vit une promesse qui lui fut douloureuse. Il comprit à cet instant qu'elle le désirait autant que lui la désirait, mais qu'en temps normal elle avait suffisamment d'emprise sur elle-même pour tenter de le cacher.

A l'issue de la danse, il s'inclina galamment devant elle et se retira. Elle le regarda partir d'un air vaguement déçu.

Il avait comprit que dans l'état où elle était, elle ne lui aurait pas résisté bien longtemps, mais qu'elle l'aurait probablement regretté le lendemain. Il voulait qu'elle soit parfaitement consciente de ce qu'elle faisait lorsqu'il la posséderait.

Il retourna s'asseoir. Se contentant de la regarder danser avec ses compagnons, à présent rassuré par ce qu'il avait vu dans le regard de la jeune femme.

La fête improvisée dura longtemps. Elle s'amusa beaucoup. Les nains étaient des compagnons agréables et finalement, aucun d'entre eux n'eut un geste déplacé ou n'essayât de profiter de son état. Pas même Nori. Du coup, il remonta un peu dans son estime.

Même si elle avait un peu trop bu, elle était encore consciente de ce qu'elle faisait. Jamais elle ne perdait vraiment le contrôle, même ivre, elle n'avait jamais rien fait qu'elle aurait pu regretter le lendemain, simplement, l'alcool endormait un peu sa raison et la rendait plus spontanée.

Elle ne remarqua pas le regard de Thorin. Il admirait ses courbes, sa manière de danser en balançant les hanches, sentant monter dans ses reins une chaleur qui commençait à lui être familière.

Après avoir dansé longtemps, Ofélia ressentit le besoin de sortir prendre l'air. Elle savait qu'elle avait trop bu, mais au stade où elle en était, elle s'en fichait. Elle se sentait légère comme une bulle de savon, son esprit libéré de tout tracas. Dieu que c'était bon !

Elle sortit sur la terrasse et regarda par la porte fenêtre ses compagnons continuer à s'amuser. Elle se rendit compte qu'elle avait beaucoup de tendresse pour eux. Elle ressentit un léger vertige. Elle s'éloigna un peu sur la terrasse et s'assit sur la balustrade de pierre, les pieds dans le vide.

Elle sentit des bras se nouer autour de sa taille et tourna vivement la tête. Elle découvrit le visage de Thorin.

Elle cligna des yeux, surprise et poussa un petit cri quand il la souleva avant de la poser sur la terrasse.

-« Vous avez trop bu pour monter sur les balustrades des terrasse. Je ne voudrais pas que vous tombiez. Gandalf trouverait bien un moyen de m'en rendre responsable. »

-« J'ai toujours eut un très bon équilibre. » fanfaronna-t-elle.

-« Pas ce soir » déclara-t-il doucement.

Elle cligna des yeux sous son regard insistant et baissa légèrement la tête. Il avait toujours ses bras passés autour de sa taille.

Malgré les brumes de son ivresse, elle se rendait compte que la situation était en train de déraper.

-« Vous avez trop bu. Le vin des elfes est traître. » Lui dit-il « Allons marcher un peu ».