Bon, désolée mais c'est du brut de décoffrage. Le chargeur de mon portable viens de me lâcher, il me reste moins de deux heures d'autonomie et, je n'aurais le prochain que jeudi au plus tôt... j'avais espéré le relire encore une fois avant de le publier, mais j'ai du choisir entre le relire ou le publier...
Merci à tous ceux qui ont laissé un petit mot la semaine dernière... même s'il y avait beaucoup de menaces et de malédictions... Je crois que cette semaine ça ne sera pas mieux.
Il la conduisit vers le jardin qui s'étalait sous les fenêtres de sa chambre, là où elle l'avait aperçut le premier soir. La lune éclairait le chemin d'une lumière bleutée, c'était paisible, seul le chant d'un rossignol brisait le silence des lieux.
-« Vous sentez vous mieux ? » demanda-t-il soudain avec une sollicitude qu'elle ne lui connaissait pas.
-« Pourquoi ? Je ne me sentais pas mal. » Répondit-elle
Il sourit.
-« Vous avez trop bu. »
-« Oui. » répondit-elle « Mais parfois ça fait du bien… »
Thorin sursauta lorsqu'elle posa sa tête sur son épaule en soupirant. Il ne put résister à l'envie de plonger son nez dans ses cheveux et de les embrasser.
Elle leva les yeux vers lui, et il vit qu'elle espérait plus.
Il essaya de résister, mais lorsqu'elle proposa une pause sur un des bancs de pierre au bord du sentier, il comprit qu'il avait perdu.
Elle se blottit contre lui avec un soupir de contentement. Lorsque leurs yeux se rencontrèrent à nouveau, il ne put résister à l'invitation qu'il y lu. Attrapant les joues de la jeune femme dans ses mains, il écrasa ses lèvres sur les siennes.
Elle gémit légèrement sous la violence de son baiser, mais n'essaya pas de se dégager de son emprise.
Ofélia avait été surprise, mais sa raison avait déserté son poste depuis trop longtemps, du coup, son désir en profita effrontément. Lorsqu'elle senti la langue du nain glisser sur ses lèvres, elle les entrouvrit, lui permettant d'approfondir le baiser.
Elle serra ses bras autour du cou du Thorin et enfourcha ses genoux, nouant ses mains dans les cheveux de cet homme qu'elle désirait si fort. Elle sentit une de ses mains caresser ses flancs, glisser sur ses jambes jusqu'à l'ourlet de sa robe, alors que l'autre était enroulée fermement autour de sa taille.
La main du nain se glissa sous le tissu de sa robe et commença à remonter le long de ses jambes, y laissant un chemin de frissons brûlants, avant d'empoigner ses fesses, l'obligeant à avancer son bassin contre lui. A travers le tissu du pantalon de Thorin, elle sentait combien il avait envie d'elle. Le désir monta un peu plus en elle. Elle s'attaqua à la cordelière de la tunique de Thorin, la délaçant suffisamment pour pouvoir glisser ses mains sur son torse.
Lorsqu'elle posa ses mains sur la poitrine du nain, glissant ses doigts dans la forêt de poils qui la recouvrait, une décharge de désir brut parcouru son échine.
Thorin avait glissé son autre main dans le creux des reins de la jeune femme, avec la délectation de quelqu'un qui obtient enfin quelque chose qu'il a longtemps désiré. Son autre main pétrissait toujours la chair ferme de ses fesses. Il la senti frémir sous ses doigts et du se retenir de la jeter au sol pour la prendre immédiatement.
Il l'embrassait toujours avec fouge. Elle laissa ses mains explorer son torse, s'abandonnant complètement à l'instant présent.
Un craquement dans les fourrés la fit sursauter. Sa raison se réveilla en sursaut et elle réalisa ce qu'elle était en train de faire.
Thorin la senti se raidir contre lui. Il ouvrit les yeux, que la volupté du baiser lui avait fait fermer. Lorsqu'il croisa le regard affolé d'Ofélia, il comprit que le charme était rompu.
Avant même qu'il n'ait eu le temps de réagir, elle s'échappa de ses bras en murmurant :
-« Je suis désolée… »
Elle s'enfuit dans le sentier. Il resta là un long moment. Savourant encore le goût des lèvres de la jeune femme sur les siennes, essayant de fixer dans sa mémoire la douceur de sa peau et la fougue de son baiser.
Lorsqu'elle se réveilla, la première chose qu'elle senti fut la pulsation sourde dans son crâne. Quand elle ouvrit les yeux, même la faible lueur du jour filtrant à travers les rideaux lui fut douloureuse.
La vache ! Ça faisait bien longtemps qu'elle ne s'était pas tapée une telle gueule de bois, pourtant, elle n'avait pas bu tant que ça. C'était fort cette saloperie de vin elfique… et traître surtout. Elle rampa hors de son lit et se dirigea vers la salle de bain.
Alors qu'elle pataugeait dans la baignoire, elle tenta de retrouver les souvenirs de ce qu'elle avait fait la veille. Elle se rappela avoir embrassé tous les nains. Bon, pas grave. Depuis le temps, ils étaient habitués à ses manières un peu cavalières, ils s'en remettraient. Elle se rappela être sorti sur la terrasse pour prendre l'air, s'être assise sur la balustrade…
Elle se redressa d'un bond quand un tourbillon de souvenir avec Thorin l'envahie. Merde ! Elle se rappela leur balade dans le jardin, et comment elle s'était littéralement jetée sur lui. Elle se rappela comment elle s'était installée sur ses genoux, comment elle l'avait embrassé goulûment.
Elle se rappela également comment il avait répondu à son désir, la brûlure de ses caresses sur la peau de ses cuisses et de ses fesses et… comment, elle avait pris la fuite, le plantant là.
Elle se laissa glisser dans la baignoire en gémissant… Oh, merde ! Il allait la tuer. Cette fois, c'est sûr il allait la tuer (combien de fois avait-elle pensé ça depuis qu'elle était là ? Elle avait perdu le compte.). Connaissant son caractère doux et compréhensif, elle se douta qu'il ne devait avoir que très moyennement apprécié d'être repoussé après avoir été ainsi allumé. Il allait le lui faire payer.
Même pendant sa folle jeunesse, elle n'avait jamais bu au point de faire quelque chose qu'elle puisse regretter le lendemain, … À croire que pendant toutes ces années, elle s'était économisée pour pouvoir cumuler les conneries sur un seul soir.
Elle sorti du bain et alla s'asseoir devant la coiffeuse pour essayer de se rendre à peu prés présentable.
Lorsqu'elle vit son reflet, elle fut soulagée. C'était « moins pire » que ce qu'elle avait imaginé.
Elle se demanda ce qu'elle pouvait faire avec Thorin. Tout le monde savait qu'elle avait trop bu. Peut-être qu'elle pouvait faire l'imbécile et prétendre qu'elle ne se rappelait pas ? C'était lâche, mais après tout, elle n'avait jamais prétendu être particulièrement courageuse… Oui, c'était une bonne solution. Enfin, c'était surtout la seule qu'elle pouvait imaginer pour l'instant.
Elle entendit frapper à la porte. Elle alla ouvrir et se trouva face à Lindir.
Il s'inclina élégamment :
-« Ma Dame » commença-t-il « Le seigneur Thorin désire votre présence. »
Lorsqu'il la vit serrer les paupières avec anxiété, il repris :
-« Je peux lui dire que vous ne vous sentez pas bien, si vous le désirez. »
Non, ça s'était pas une bonne idée. Ignorer une convocation quasi officielle d'un Thorin déjà passablement contrarié et frustré ne pourrait qu'envenimer les choses.
Elle soupira.
-« C'est gentil Lindir. Mais, ça ira. Où est-il ? »
-« Au cercle d'entraînement, derrière le bâtiment principal. »
Evidement. Un entraînement était une bonne occasion de lui faire payer son attitude de la veille.
-« Dites lui que je le rejoint dans quelques minutes. »
Elle enfilas ses vieux vêtements, qui lui parurent plus adapté et elle parti rejoindre le cercle d'entraînement.
Lorsqu'elle arriva elle vit que la totalité des nains étaient là.
Thorin attendait au centre du cercle, avec le sourire de quelqu'un qui est sur le point de faire une mauvaise blague. Elle prit sur elle pour s'avancer vers lui, inquiète de savoir à quelle sauce elle allait être mangée. Elle savait à quel point il pouvait être imaginatif pour lui en faire baver.
- « Aujourd'hui, ce n'est pas moi que vous affronterez », lui dit-il sans préambule, avec un sourire qui était devenu franchement sadique. « Dwalin ! » appela-t-il
Elle resta interloquée en regardant Dwalin s'approcher.
-« Thorin… » Commença t elle consternée, « Je ne crois pas que se soit une bonne idée ».
Elle vit dans les yeux de Thorin que le laisser en plan sur le banc avait été une idée encore pire.
Bien sur, elle avait déjà affronté Dwalin lorsqu'il lui enseignait le maniement de l'épée, mais ce n'était pas la même chose.
Dwalin était aussi grand qu'elle, (et ils appellent ça un nain ?!) mais il était deux fois plus large. Elle tenta un petit sourire, mais il resta impassible, la regardant d'un air sérieux.
Elle regarda Thorin et le vit sourire.
- « Vous avez beaucoup progressé, mais quand je vous affronte, je ne vous vois pas, je veux me rendre compte de ce que vous valez, et niveau force, Dwalin se rapproche des orques. »
Là, en l'occurrence, elle trouvait que même au niveau de l'attitude et du regard il s'en rapprochait beaucoup.
Thorin les laissa au centre du cercle et rejoignit les rangs des spectateurs. En passant prés de Dwalin il lui dit :
- « Vas y doucement quand même ».
Elle se trouvait particulièrement désarmée et frêle, face à ce nain qui la regardait comme s'il allait la bouffer toute crue pour son quatre heures. Elle était consciente que même au mieux de sa forme, elle ne faisait pas le poids, alors, avec la gueule de bois qu'elle se trimballait…
Elle se tint sur ses gardes, et lorsqu'il attaqua elle put l'esquiver. Elle ne savait pas ce qu'elle pourrait bien faire d'autre. Elle essayait de repérer comment il bougeait, d'anticiper ces mouvements.
Dwalin était puissant, mais il chargeait comme un éléphant. Elle était petite et leste. Elle n'eut pas beaucoup de mal pour éviter qu'il ne l'attrape, puisqu'il semblait que ce soit son but. Mais, elle se sentait vraiment vaseuse et savait qu'elle ne pourrait pas tenir le rythme très longtemps.
A la charge suivante, elle tenta quelque chose et après l'avoir esquivé, elle tendit la jambe pour lui faire un croche-pied. Bon, d'accord, ce n'était pas très sportif, mais elle se dit que ça lui offrirait quelques secondes de répit.
Il s'étala au sol avec un rugissement de rage. Lorsqu'il se releva, elle déglutit difficilement en voyant la lueur sauvage qui s'était allumée dans ses yeux.
Il attaqua, mais cette fois, c'était pour la frapper. Elle se contentait d'esquiver les coups. Elle n'avait pas trop de mal, elle était habituée aux combats avec Thorin, qui lui était à la fois puissant et agile.
Thorin la regardait. Elle se défendait bien, finalement. Elle n'attaquait pas, mais il s'y était attendu, le plus important était que Dwalin n'avait pas encore réussi à la toucher, et que si on lui en avait laissé la possibilité, il était sûr qu'elle aurait pu atteindre les hauteurs de Fondcombe avant même que Dwalin ait réalisé qu'elle avait pris la fuite.
Dwalin était déchaîné. Ses coups de poings rencontraient toujours le vide. Il n'avait pas réussi à la toucher. Elle se rendit compte qu'il ne retenait pas ses coups et qu'il portait ses protections de main en fer. Elle réalisa qu'un seul de ses coups pourrait vraiment la tuer. Elle commença à avoir franchement peur.
De plus en plus de spectateurs s'était assemblés autour d'eux. Outres les nains, il y avait maintenant un certain nombre d'elfes.
- « Vous avez l'intention de le faire danser longtemps ? », demanda Thorin moqueur.
Elle lui jeta un coup d'œil qui disait clairement « Que voulez vous que je fasse d'autre ? ».
Il lui sembla que plus le combat durait, plus la rage de Dwalin croissait. Elle commença à entendre des murmures désapprobateurs, et pas uniquement chez les elfes. Les nains aussi s'étaient rendus compte que quelque chose clochait.
Elle fut distraite par Thorin qui criait à Dwalin d'y aller plus doucement et bougea une fraction de seconde trop tard. Le coup de poing de Dwalin ne fit que l'effleurer au niveau de la pommette mais elle senti le bord des mitaines de fer déchirer la peau de son visage et tomba en arrière.
Dwalin s'élança sur elle. Elle hurla en se roulant en boule sur le coté, juste au moment où le poing du nain s'écrasait à l'endroit où se trouvait son visage quelques seconde avant.
Balin avait bondit et saisi son frère par les épaules, tandis que Thorin hurlait :
- « Dwalin, ça suffit ! ».
Dwalin regarda les regardas d'un air surpris puis regarda la jeune femme en clignant des yeux, comme si il reprenait conscience. Elle était roulée en boule, les bras remontés sur sa tête en un dérisoire geste de défense et elle tremblait violemment.
Thorin se précipita vers elle, l'attrapa par les épaules et la fit tourner vers lui. D'une main douce, il attrapa ses mains pour la forcer à les baisser.
Elle avait les yeux exorbités et il pouvait y lire toute sa terreur. Son visage était ensanglanté, la peau de sa joue était sérieusement déchirée.
- « Je suis désolé Ofélia ». Dit-il avec un air réellement consterné.
Il sentait ses épaules trembler entre ses mains. .
- « Il faut faire soigner votre joue ». Reprit-il.
Soudain elle le repoussa violemment et se releva en titubant et en trébuchant :
-« Non, mais c'est pas possible, on vous donne des cours ou quoi ? Pourquoi vous frappez toujours les femmes sur la joue ! »
-« Les nains ne frappent pas les femmes ! » s'exclama Balin.
Elle lui jeta un regard meurtrier :
-« Super. Je me sens flattée d'être la seule punching-ball à nain des terres du milieu. Je sens que je vais adorer ma vie ici ! »
Il l'avait frappé exactement au même endroit que Thorin quelques jours plus tôt ! Elle avait tellement mal qu'elle peinait à retenir ses larmes, et malgré sa main serrée sur sa joue, elle sentait le sang qui coulait jusqu'à son menton avant de goutter sur le sol.
- « Je vous avez dit que c'était une mauvaise idée ! », cracha-t-elle à Thorin « Je croyais que nous étions d'accord ! Je croyais que vous aviez besoin que je vienne avec vous ! »
-« C'est le cas ! » répondit simplement Thorin
Elle se tenait face à lui, secouant la tête en serrant les dents.
-« Alors pourquoi essayer de me faire tuer par votre « gros bras ! » siffla-t-elle.
A cet instant, Dwalin s'approcha et elle se dit qu'il n'avait pas aimé le terme de « gros bras ».
Instinctivement, elle rentra la tête dans les épaules et leva le bras devant elle, comme pour se protéger d'un coup.
- « Thorin n'y est pour rien », dit Dwalin, roulant les « r » encore plus que d'habitude. « Je me suis laissé emporter… Comme vous avez évité tous mes coups, au bout d'un moment j'ai plus pensé à les retenir (ah, parce qu'à un moment il les avait retenus ?). Et quant vous m'avez fait tomber, je crois que j'ai un peu perdu le contrôle. »
Non ?! Sans blague. Note pour le futur : ne pas faire de croche-pattes à Dwalin.
Dwalin était vraiment consterné. Il avait l'habitude de s'entraîner avec d'autres nains, qui était résistants. Il regardait Ofélia, la peau de sa joue était déchirée et saignait abondamment. Le sang avait ruisselé jusqu'à maculer le tissu de son corsage.
Il avança sa grande main et elle rentra encore plus la tête dans les épaules. Lorsqu'il effleura la blessure à sa joue elle sursauta.
- « Je suis désolé pour ça ». Dit-il
Elle cligna des yeux, et vit qu'il semblait sincèrement contrit.
Elle se contenta de le regarder d'un air méfiant. Il lui rendit son regard en tentant un sourire malheureux.
Les elfes guérisseurs arrivèrent, accompagné d'Elrond et de Gandalf.
- « Que c'est il passé ici », demanda Gandalf avec colère en regardant le visage ensanglanté de la jeune femme et sa tenu qui laissait penser qu'elle venait d'être piétinée par un troupeau d'Olifant, ce qui n'était pas si éloigné de la réalité finalement.
Dwalin baissa les yeux sous le regard du magicien, Thorin se racla la gorge. Elle les prit tous au dépourvus en disant :
- « Ce n'est rien Gandalf. Un entraînement un peu musclé ».
Un des elfes guérisseurs s'approcha d'elle pour examiner sa blessure et dit :
- « La déchirure est profonde et vu l'aspect déchiqueté de la peau, nous ne pourront rien faire pour empêcher qu'il reste une cicatrice. Je suis navré, Ma Dame », ajouta t il.
Là, elle s'en fichait un peu d'avoir une cicatrice. Elle était en train de réaliser que si elle n'avait pas roulée sur elle-même, le coup de poing que Dwalin l'aurait probablement tuée sur le coup.
Le guérisseur lui demanda de la suivre jusqu'à la salle de soin.
Thorin voulu l'accompagner, elle repoussa son bras en lui disant d'un ton dur :
- « Merci, mais ça ira »
Surprenant son regard sévère sur Dwalin et l'air vraiment malheureux de ce dernier, elle ajouta :
- « Vous n'avez pas le droit de lui reprocher ce qui vient de se passer » dit-elle d'un ton sévère qui choqua Thorin. « Après tout, il n'a fait que ce que vous lui aviez demandé !».
Il voulut lui dire qu'il n'avait jamais demandé à Dwalin de la frapper réellement, qu'il pensait qu'il retiendrait ses coup, mais elle s'était déjà éloignée et de toute façon, Thorin n'était pas coutumier des excuses…
Elle suivi les elfes, ils nettoyèrent son visage du sang et de la poussière avant de rapprocher du mieux qu'ils purent les lèvres de la plaie et de les fixer avec une espèce de pâte à base de plante.
-« Il ne faudra pas… »
-« …la mouiller pendant au moins 24 heures. Je sais… » Répondit-elle avec un soupir résigné.
Le guérisseur eut un petit sourire et se dirigea vers une armoire d'où il sorti un grand bocal.
-« Tenez » dit-il en le lui tendant.
Elle l'attrapa en fronçant les sourcils, se demandant ce que s'était.
-« Il semble que vous soyez particulièrement malchanceuse, alors, si vous devez entreprendre le voyage avec eux, une provision de cet onguent cicatrisant et apaisant vous sera utile. »
Elle ne put retenir un sourire qui lui arracha un couinement de douleur.
-« Merci. » dit-elle
Elle déclina son offre de la raccompagner.
Lorsqu'elle arriva à sa chambre, elle se précipita devant la coiffeuse pour examiner l'étendue des dégâts. Il ne l'avait pas raté. Le haut de sa pommette était déchiré, comme un accroc dans du tissu, elle savait qu'elle garderait une sérieuse cicatrice et pour couronner le tout, le pansement à base de plante que les elfes lui avait posé avait une couleur vaguement verdâtre des plus écoeurante.
Elle se dirigea vers la salle de bain, elle enleva ses vêtements tachés de sang et couverts de poussière. Elle se demanda comment elle allait pouvoir les récupérer, mais ce n'était pas le plus important pour l'instant. Elle se glissa dans le bassin, prenant soin de ne pas mouiller son visage et lava le sang qui maculait son cou, sa poitrine et ses mains.
Elle s'habilla et sorti sur la terrasse. Elle avait besoin de réfléchir. Elle se demandait si s'était une bonne idée d'être revenu sur sa décision. Si ici, à Fondcombe, un simple entraînement prenait de telles proportions quelles étaient ses chances de survie dans les terres sauvages…
Mais, après tout, est-ce que s'était si important ? Elle avait compris qu'elle n'avait aucun espoir de retourner chez elle… Alors, pourquoi ne pas tenter l'aventure jusqu'au bout ? Après tout, c'était bien ce qu'elle avait souhaité ? Et même si elle n'avait jamais vraiment pensé que ça pourrait se produire, elle sentait vaguement qu'elle devait en accepter les conséquences.
« Maintenant, advienne que pourras. » pensa-t-elle en haussant les épaules.
