Tout d'abord un grand merci à Axire et à son ami Selephim seth pour la relecture. Et je tiens à préciser que si vous trouvez encore des fautes, c'est juste parce que j'ai un peu modifié ce chapitre juste avant de le publier.


Réponses au reviews « anonymes »

PaulinaDragona : Oui… la vie auprès de la compagnie n'est pas de tout repos et Thorin à un petit côté pervers manipulateur. C'est compliqué pour une fille « moderne » et en plus, le danger et la totale incertitude du lendemain accentuent sérieusement les émotions quelles qu'elles soient.

Pour l'allusion à Pretty woman, en fait ce n'était pas volontaire au départ, même si je ne doute pas qu'inconsciemment cette réplique m'ait été inspirée par le film. En fait je n'y avais pas fait gaffe. Je ne l'ai remarqué qu'à la relecture et comme j'ai trouvé ça assez drôle, j'ai décidé de la laisser. Là où c'est vraiment marrant, c'est que dans le chapitre d'avant (celui de la soirée ou elle embrasse tous les nains), j'avais mis volontairement une référence au film « Blanche neige et les sept nains » de Walt Disney… mais elle est tombée à plat.

Pour ce qui est du comportement de Dwalin, et celui de Thorin, tu verras que dans un des prochains chapitres (pas tout de suite, il va se passer plein de choses avant), Ofélia va s'affirmer un peu plus.

laurne : Tu n'as absolument pas idée à quel point elle a le don pour se mettre dans le pétrin ! Là c'était plutôt sans conséquence. Dans un des chapitres à venir elle va se mettre dans une situation qui engage sérieusement son avenir en Terre du Milieu et va encore compliquer sa relation avec Thorin (oui, oui, c'est possible !).

Merci à toutes celles qui ont laissé un petit mot : Manelor (j'aimerais vraiment que tu poses cette tronçonneuse maintenant.), Darkklinne (malgré notre différent sur les punitions les plus humiliantes en fanfictions), Aliena wyvern (J'espère que le traumatisme de la scène de combat avec Dwalin ne t'a pas trop déconcentrée). Je pense avoir répondu à chacun par MP

J'avoue que je ne me doutais pas, quand j'ai écrit ce chapitre qu'il choquerait autant...

Encore merci à toutes. Maintenant… là suite.


Le lendemain, au déjeuner, elle fut surprise du changement d'attitude des nains envers elle. A part avec Fili, Kili et Bofur, avec qui elle s'entendait bien depuis le début, les plus vieux, même s'ils avaient toujours été courtois, étaient plutôt distant avec elle.

Depuis son entraînement musclé avec Dwalin, il lui semblait qu'ils étaient un peu plus chaleureux.

Pourtant, ce n'était pas sa beauté ravageuse qui pouvait lui valoir ce genre d'attention. Autour de la plaie sur la pommette, la peau était mauve et noire, légèrement enflée. La déchirure avait formé une croûte noirâtre et épaisse. Avec la pâte verte que les elfes avaient utilisée pour maintenir les berges de la plaie, l'effet était… à vomir.

Quand elle avait croisé son reflet dans un miroir du couloir, elle avait sursauté avant de réaliser qu'il s'agissait de son visage. Elle s'était fait la réflexion qu'au moins, comme ça, elle était tranquille. Avec la tronche qu'elle avait, elle n'allait pas aiguiser les appétits !

Après le déjeuner, elle avait décidé de retourner dans sa chambre. Elle avait mal et envie d'être seule.

Bofur avait proposé de la raccompagner et elle avait accepté. Elle en avait profité pour lui demander ce qui lui avait le valu ce changement d'attitude des aînés.

Bofur avait rit et passant délicatement le dos de ses doigts sur sa joue avait répondu :

-« C'est à cause de ça. »

Devant son air d'incompréhension, il expliqua :

-« Nous respectons le courage. Ton attitude lorsque Thorin t'a imposé ce combat et la façon dont tu t'es comportée après nous a montré à tous que tu étais plus que la petite fille fragile qu'on voyait en toi. »

Elle souleva son sourcil valide.

-« Mon courage ? Vu la tête que faisait Thorin, refuser aurait été du suicide… et puis, si je me souviens bien, j'ai fini roulée en boule dans la poussière en couinant. »

Bofur éclata de rire et ajouta :

-« Presque tous ceux qui se sont entraînés avec Dwalin on fini comme ça. Et c'était des guerriers aguerris, alors. »

Elle ne lui fit pas remarquer qu'elle s'entraînait à l'épée avec Dwalin depuis déjà plusieurs semaines, même si il ne l'avait jamais abîmé à ce point. Après tout, ça n'avait pas tant d'importance de savoir pourquoi…

Arrivée à sa chambre, elle ferma les rideaux pour plonger la pièce dans la pénombre, avant de se diriger vers la coiffeuse. Elle se regarda un instant dans le miroir en soupirant. Même si elle n'était pas particulièrement coquette, savoir qu'elle allait garder une telle cicatrice la chagrinait un peu, mais après tout, vu que son espérance de vie se réduisait comme peau de chagrin depuis qu'elle était arrivée dans ce monde, une cicatrice n'était pas un drame.

Dans les jours suivants, elle avait décidé de reprendre ses entraînements à l'épée avec Dwalin. Après tout, si elle voulait avoir une chance de survivre dans un monde ou même ses amis pouvaient la blesser dans un accès de rage, elle avait plutôt intérêt à apprendre à se défendre un minimum, et Dwalin était probablement le meilleur pour arriver à son but. Il lui faisait suffisamment peur pour qu'elle soit motivée et avec lui, aucun risque que des émotions parasites viennent troubler sa concentration.

Il avait été surpris quand elle était venue le trouver pour lui demander de reprendre son apprentissage, mais elle l'avait senti touché par sa démarche.

Son attitude avait changée, il était presque prévenant envers elle et sa méthode d'enseignement avait évoluée également. Il ne s'agissait plus vraiment de combat, mais plutôt de vrais cours. Il décortiquait les mouvements, corrigeait sa position. Elle prenait du plaisir à cet apprentissage et progressait plus vite.

Entre les entraînements pratiques, il lui expliquait comment entretenir une épée, comment l'aiguiser, la nettoyer pour éviter qu'elle ne rouille.

Ils passaient beaucoup de temps ensemble, du coup elle avait apprit à le connaître un peu mieux. Il lui avait parlé des batailles auxquelles il avait participées et de sa vie à Erebor quand il était enfant. Elle avait parfois ressentit une certaine nostalgie chez lui et elle avait fini par se dire que sous son apparence de grosse brute insensible, c'était surtout toutes les tragédies qu'il avait vécu qui l'avait amené à se construire une carapace. Mais au fond, il avait bon cœur.

De temps à autre, elle surprenait son regard sur la plaie de sa joue et elle était toujours surprise de voir passer un peu de culpabilité sur son visage austère.

-« Ne vous sentez pas si coupable, » finit-elle par lui dire « elle est en train de cicatriser, ce sont des choses qui arrivent. »

Il ne dit rien, mais elle trouva que le sourire qui éclaira son visage le rendait beau d'une certaine manière.

Le reste de ses journées elle l'occupait en discutant avec les nains ou en furetant dans Fondcombe.

Le seul qu'elle évitait soigneusement était Thorin. Elle ne lui avait pas pardonné sa vengeance disproportionnée.

Elle avait réussi à se procurer du parchemin et un morceau de fusain, alors elle passait des heures à dessiner les paysages qu'elle découvrait et le soir, elle dessinait les portraits de ses compagnons.

Elle avait un peu perdu le compte des jours, mais elle se disait que le moment du départ devait approcher.

Un après-midi, en revenant à sa chambre après le repas, elle trouva sur le lit une espèce de sac à dos et des vêtements de voyages, ainsi que ses propres vêtements, qui avaient été nettoyés.

Comprenant que le moment du départ était imminent, elle commença à préparer le sac. Elle y rangea avec précaution le bocal d'onguent contre les contusions que le guérisseur lui avait donné, l'enveloppant soigneusement dans les vêtements qu'elle portait en arrivant. Ils étaient dans un état lamentable et elle se doutait que s'était pour ça que les elfes lui en avaient donné de nouveaux, mais, ils étaient la dernière chose qui lui restait de chez elle, alors elle voulait les garder.

Elle regarda de plus près ses nouveaux vêtements. Ils étaient fonctionnels et pratiques : un pantalon en toile, une espèce de chemise en tissu solide, et une tunique, longue jusqu'à ses chevilles et fendue sur les côté pour ne pas entraver les mouvements des jambes.

Il y avait également une ceinture de cuir qui semblait être prévue pour y attacher une épée, une paire de bottes en cuir, elles aussi, et une épée. Elle l'attrapa avant de sortir sur la terrasse. Elle voulait la voir à la lumière du jour.

Elle était étonnamment légère et la poignée semblait avoir été dessinée pour des mains aussi petites que les sienne.

La garde était sculptée de lierre et des roses. C'était un peu bizarre de voir ces motifs floraux, sur une arme. Lorsqu'elle la sortit de son fourreau, elle vit que les sculptures se continuaient par des gravures sur la lame.

Elle posa prudemment le bout de son doigt sur le fil de la lame, elle était tranchante comme un rasoir. C'était un présent magnifique que les elfes lui faisaient, elle en était consciente.

Elle sourit et fut tentée d'aller voir Dwalin pour la lui montrer, mais avant d'avoir pu se décider, elle entendit frapper.

-« Entrez » cria-t-elle

Elle continuait d'admirer la lame, lorsqu'elle entendit une voix derrière elle :

-« Vos entraiment vous manquent ? »

Elle se retourna vivement et regarda Thorin.

-« Pourquoi me manqueraient-ils. Je m'entraîne tous les jours à l'épée avec Dwalin… » Répondit-elle d'un ton surpris. Est-ce que Dwalin le lui avait caché ?

Thorin grogna en jetant un coup d'œil à son visage.

-« Ça à l'air d'aller mieux » dit-il

C'était vrai. L'onguent des elfes faisait des miracles. La déchirure commençait à cicatriser.

-« Oui, ça va mieux. » confirma-t-elle

Elle restait sur ses gardes. Se demandant ce qu'il lui voulait et pourquoi il était venu jusqu'à sa chambre.

Il s'approcha d'elle et prit l'épée dans ses mains pour l'examiner à son tour.

-« C'est une bonne lame. » dit-il simplement avant de la lui rendre.

Elle se demandait pourquoi il tournait autour du pot comme ça. Ce n'était pas son genre.

-« Pourquoi êtes vous là ? » demanda-t-elle

-« Ce soir, la lune sera dans la bonne configuration pour nous permettre de lire les runes lunaires sur la carte ».

Quelle carte ? Quelles runes lunaires ? Elle haussa un sourcil.

-« Et… ? »

-« Et vous devez être présente. »

-« Ah. » dit-elle simplement. « D'accord. J'y serais. »

Il était prévu qu'elle partage la table d'Elrond ce soir là. Alors, elle avait fait un petit effort. Elle avait choisi une jolie robe dans la penderie, s'était coiffée avec un chignon flou retenu par une pique en argent et elle s'était même légèrement maquillée.

En glissant jusqu'à l'estrade où était dressée la table d'apparat, elle surprit les regards admiratifs de ses compagnons. C'est vrai qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion de la voir un peu pomponnée.

Les trois hommes déjà installés à la table se levèrent à son approche et Gandalf tira sa chaise pour lui permettre de s'asseoir, ce qu'elle fit avec un air de grande dame que Thorin n'aurait jamais imaginé pouvoir lui voir un jour.

Le repas fut agréable et tranquille. Les nains avaient finis par comprendre que jeter les restes de nourriture sur les murs n'était pas très bien vu à Fontcombe.

Lorsqu'Elrond se leva et dit « Il est temps ! », elle les suivit hors de la salle où ils furent rejoints par Balin et Bilbon.

Après avoir descendu tant d'escaliers qu'elle avait finit par se dire qu'ils allaient ressortir de l'autre côté de cette terre, ils débouchèrent sur une esplanade à flanc de falaise, sous la cascade principale qui traversait Fondcombe. Au bord se trouvait un énorme bloc de cristal taillé comme un autel. Il semblait concentrer les rayons de lune et donnait l'effet d'être éclairé de l'intérieur. C'était très beau.

Thorin tendit la carte à Elrond et avec Gandalf, ils s'approchèrent de l'autel. Lorsqu'Elrond y déposa le parchemin, elle vit des signes s'y dessiner, comme tracés par la lumière elle-même.

« Tenez-vous près de la pierre grise quand la grive frappera, et la dernière lumière du jour de Durin frappera sur la serrure. » lu Elrond.

-« Le jour de Durin ? » demanda Bilbon

-« Le premier jour de l'année des nains. » répondit Gandalf.

-« C'est fâcheux » répondit Thorin en fronçant les sourcils, l'air préoccupé « l'été se poursuit. »

-« Nous avons encore le temps » rétorqua Balin

-« Le temps de quoi ? » demanda le Hobbit

-« De trouver la porte ».

A ces mots, Elrond se tourna vers Thorin en disant :

-« Ainsi donc, c'est votre but… Entrer dans la montagne ».

-« Et alors ? » rétorqua Thorin avec un air de défit.

-« D'aucun estimerait que cela n'est pas prudent » répondit Elrond d'un ton réprobateur.

Elle avait suivi tous ces échanges, se demandant franchement ce qu'elle fichait là.

Pendant qu'ils discutaient âprement, elle ne put résister à l'envie de voir de plus près le bloc de cristal. On lui avait dit que la curiosité est un vilain défaut, mais on ne se refait pas. Elle s'approchât et fit glisser sa main sur la surface polie et froide.

Un petit glapissement lui échappa quand elle aperçut des lignes lumineuses se former sur sa peau, d'abord sur ses doigts et ses mains, puis s'enroulant autour de ses poignets et de ses bras. Elle recula vivement.

Elle coula un regard vers les autres, espérant qu'ils n'avaient rien remarqué et entendit Bilbon demander :

-« Qu'est-ce que c'était ? »

Elle ne put se retenir de lui jeter un regard assassin. Elle avait la sensation que ce n'était pas bon pour elle si des lignes de lumière apparaissaient sur sa peau.

A présent, tous la regardaient. Elrond et Gandalf avaient les sourcils froncés et semblaient plongés dans de grandes réflexions. Elrond fut le premier à réagir. S'avançant vers la jeune femme, il lui tendit une main autoritaire sans rien dire.

Avec un air un peu résigné Ofélia y glissa la sienne. Il la ramena près de la pierre et lui demanda, ou plutôt lui ordonna, d'enlever ses chaussures avant de l'attraper par la taille et de la poser debout sur le cristal. Sous ses pieds nus, elle sentit le froid de la pierre et eut la sensation de se tenir sur un bloc de glace. Elle frissonna.

Le froid remontait le long de ses jambes, elle souleva légèrement sa robe et vit des lignes lumineuses s'enrouler autour de ses chevilles et de ses mollets, elles formaient des volutes élégantes, remontant toujours plus haut. Elles brillaient d'une lueur bleutée et froide.

Elles devenaient de plus en plus brillantes, si brillantes, qu'elles transparaissaient à travers le tissu de sa robe. Elle pouvait en suivre la progression.

Elle commença à se dire que ce n'était pas normal, même pour ici, et à s'affoler. Et puis, c'était tellement froid, le froid suivait le même chemin que la lumière sur son corps. Elle voulu descendre, mais Elrond la retint et lui dit :

-« Dame Ofélia. Je suis navré d'avoir à vous demander ça, mais il faut que vous ôtiez votre robe. »

Un instant le froid ne fut plus un problème, tant elle fut choquée. Enlever sa robe ? Et puis quoi encore ?

-« Hors de question ! » déclara-t-elle

Il suivait des yeux la progression des lignes qui avait à présent atteint le décolleté de la jeune femme. Elle tremblait violemment, de froid, mais aussi de peur. Elle avait l'impression que les lignes de glace s'enroulaient aussi à l'intérieur de son corps, cherchant à étouffer son cœur et ses poumons. Elle avait l'impression, non, elle sentait que le cristal lui voulait du mal.

-« Laissez-moi descendre » demanda-t-elle d'un air suppliant.

-« Dame Ofélia, il faut que je puisse lire ce que la lumière écrit sur votre corps. »

Elle senti la panique l'envahir quand elle eut l'impression que ses poumons commençaient à geler :

-« Laissez-moi descendre, je vous en pris, il va me tuer » supplia-t-elle à nouveau.

-« Vous ne risquez rien » dit Elrond d'un ton distrait « Laissez moi voir votre corps ».

Elle secoua légèrement la tête.

-« S'il vous plait » sanglota-t-elle « il veut me faire du mal ».

Elrond ne semblait même pas entendre ce qu'elle disait tant il était concentré sur les volutes lumineuses, pourtant, elle, elle le sentait que ce cristal était en train de lui voler toute la chaleur de son corps.

Peut-être que si elle obéissait, il la laisserait descendre. Une larme perla entre ses cils et elle tira sur la cordelière sur le devant de sa robe, avant de la faire glisser sur ses épaules et son corps. Ainsi exposée aux yeux de tous, en sous-vêtement, elle se sentit humiliée. Elle serra ses bras sur sa poitrine, dans un geste dérisoire pour tenter de se réconforter un peu.

Ils furent tous stupéfaits de constater qu'effectivement les volutes, formaient par endroit ce qui ressemblait à des mots. Thorin ne reconnu pas la langue, ni les signes. C'était des signes élégants et aériens.

Entendant un léger bruit il leva les yeux et vit qu'Ofélia pleurait à présent à chaudes larmes. Sa poitrine était secouée de profonds sanglots qu'elle s'efforçait de réprimer. Il fronça les sourcils en constatant que ses lèvres avaient pris une teinte bleutée, mais il ne sut pas si c'était à cause de la luminosité ou si elles étaient vraiment bleues. Il remarqua également qu'elle tremblait de plus en plus et que les lourdes larmes débordaient de ses yeux malgré ses paupières closes.

Il eut vraiment pitié, sans trop savoir pourquoi. Elle en avait vu d'autre, il l'avait vue dans des états pires que celui là, mais là il avait pitié. Il avait envie de la prendre dans ses bras et de la serrer pour la réconforter et la réchauffer.

Il fronça les sourcils, regardant un peu plus attentivement la jeune femme. Et soudain il comprit, même dans les pires moments de ce qu'elle avait eu à endurer, il ne l'avait jamais entendu supplier et s'il l'avait vu pleurer, c'était plutôt de rage. Elle avait toujours eu un fond de combativité, une volonté de s'accrocher. Et là, il sentait qu'elle était en train de lâcher prise. Elle se résignait.

Lorsqu'Elrond posa une main sur la hanche de la jeune femme et la poussa légèrement pour la faire tourner sur elle-même, elle rouvrit les yeux, mais il n'y vit… rien. Ils étaient vides, totalement vides. Tout comme l'expression de son visage.

Dans son dos, les volutes s'entrecroisaient formant des motifs compliqués. Mais Thorin ne regardait plus les lignes de lumière, il regardait Ofélia, ayant l'impression de la voir s'éteindre un peu plus à chaque seconde. Il chercha des yeux Elrond et Gandalf, mais ils ne semblaient pas être conscient de se qui se passait.

Lorsque ses bras, qu'elle tenait serrés sur sa poitrine tombèrent mollement le long de son corps, il rugit :

-« Ça suffit ! Ne voyez vous pas qu'elle est en train de mourir ! »