Réponse aux SCF (Sans Compte Fixe)
KiraNina : Contente que ça te plaise toujours. Oui, c'est vrai que Thorin est un peu brute, mais bon, en même temps c'est Thorin, c'est difficile d'en faire un cœur d'artichaut. Mais comme tu vas le voir dans ce chapitre… oui, il peut être tendre, à sa manière. Même si ça ne va pas durer.
PaulinaDragona : Je me doutais bien que c'était toi, mais bon, je ne voulais pas trop m'avancer. Pour ce qui est de sauter dans le vide, disons que perso, je crois que je préfèrerai le faire, plutôt que de revivre ce qui est arrivé à Ofélia quand elle a refusée la première fois.
Pour la plume d'aigle, en fait, là, il n'y avait pas de références cinématographiques particulières… je n'ai jamais vu « Bernard et Bianca au pays des kangourous.
J'avoue que ton idée de la fin, comme quoi Thorin aurait pu tomber sur pire, qu'elle aurait pu être nymphomane m'a provoqué quelques sueurs froides en imaginant ce qui aurait pu se passer jusque là dans ce cas. Bien que, dans le chapitre d'aujourd'hui, elle soit plutôt délurée…
Merci à toutes celles qui ont laissé une reviews et à qui je pense avoir répondu par mail : Sacrok, manelor, Noooo Aime, Aliena wyvern…
Alors, cette semaine on attaque les choses sérieuses… Puritains s'abstenir.
Ils avaient repris la route dés l'aube et à présent, et à présent, ils étaient cachés dans une combe peu profonde et attendaient le retour de Bilbon qu'ils avaient envoyé en éclaireur, après avoir entendu des hurlement de wargs.
Lorsqu'il revint, il semblait un peu affolé.
-« Alors, ils sont proche » demanda Dwalin.
-« Trop proche, à deux lieux, pas plus » répondit le Hobbit.
-« Quoi, il vous ont vu ? » demanda Gandalf.
-« Non »
-« Vous voyez, qu'est-ce que je vous avez dit… » reprit Gandalf.
Ofélia restais silencieuse, regardant le Hobbit en fronçant les sourcils. Il essayait d'attirer leur attention dans le tumulte des rires et des exclamations.
-« Ça suffit ! Fermez-la un peu ! » Dit-elle avec humeur créant un silence stupéfait.
Bilbon se tourna vers elle avec un regard reconnaissant avant de reprendre :
-« Ce que j'essais de vous dire, c'est que j'ai vu autre chose là haut. »
-« Quelle forme cela avait-il ? » demanda Gandalf. « Comme un ours ? »
-« Oui, mais beaucoup plus gros » répondit Bilbon.
Ils se remirent tous à parler en même temps, certain dirent qu'il fallait faire demi-tour
-« Et tomber au main des orcs ? » demanda Thorin d'une voix cassante.
-« Il y a une maison » dit Gandalf « pas très loin d'ici. Où nous pourrions trouver refuge. »
-« La maison de qui ? D'un ami ou d'un ennemi ? » Demanda Thorin.
-« Ni l'un ni l'autre » répondit Gandalf. « Il nous aidera ou il nous tuera. »
Soudain un grondement sauvage retentit en haut de la combe et ils se mirent à courir, suivant Gandalf à travers les bois et les champs. Lorsqu'ils arrivèrent en vue d'une petite maison entourée d'un muret, ils accélèrent le pas, elle fut stupéfaite de voir Bombur remonter tout le monde et arriver le premier à la porte.
Derrière eux, courait un ours énorme. Elle était en queue de file. Juste avant d'arriver dans l'enceinte de la maison, elle trébucha et s'affala de tout son long. Elle n'eut le temps de rien avant d'entendre deux énormes pattes pourvues de griffes acérées claquer sur le sol à coté de ses oreilles. Elle sentit le sol trembler et un hurlement de terreur lui échappa.
Il lui sembla entendre la voix de Thorin hurler son nom. Mais ce fut noyé par le grondement de l'ours. Elle était pétrifiée. Elle avait parfois entendu dire que dans se genre de situation, il fallait rester immobile. Ça tombait bien, elle ne pouvait rien faire d'autre. Elle ne put retenir un léger cri étranglé quand un coup de patte brutal la retourna sur le dos. Dans cette position, elle avait une vue imprenable sur les gigantesques canines de l'animal et pensa que sa dernière heure était vraiment arrivée
Soudain l'ours cessa de gronder et commença à la renifler attentivement, enfouissant son énorme mufle dans son cou, sous ses cheveux. Elle serra les paupières attendant le coup de grâce, mais au lieu de ça, il se releva, la regarda une dernière fois, avant de l'éloigner paisiblement.
Elle ouvrit un œil, puis l'autre et releva la tête pour voir l'animal s'éloigner lentement dans la prairie d'un air pataud. Elle se laissa retomber en arrière avec soulagement, tentant d'ordonner à son cœur de se calmer.
Elle sentit des mains se glisser sous ses épaules et la redresser et tourna vers Gandalf un regard halluciné.
-« Ofélia » soupira-t-il avec soulagement, quand il vit qu'elle n'avait rien. « Ah, oui. » ajouta-t-il soudain avec un petit rire.
-« Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? » demanda-t-elle mornement.
Il passa une main sous ses cheveux et caressa la petite tresse avec la plume.
-« Amie des aigles… »
Elle ne comprenait absolument rien à ce qu'il racontait, mais là, tout de suite, elle s'en tapait complètement.
-« C'était quoi ça ? » demanda-t-elle
-« C'était notre hôte » répondit le magicien en l'aidant à se relever. Quand elle fut debout, la voyant vaciller sur ses jambes tremblantes, il la soutint et ils se dirigèrent vers la maison où les autres avaient trouvé refuge.
Lorsqu'elle entra, Bofur s'exclama :
-« Ofélia ! Durin soit remercié tu n'as rien. »
Elle lui sourit.
Thorin, lui, se contenta de pousser un discret soupir de soulagement.
Gandalf leur conseilla de dormir, disant qu'ils ne risquaient rien dans cette demeure. Ils s'installèrent dans de grands tas de foin, dans ce qui ressemblait à une grande étable attenante à la cuisine.
Dans la nuit elle entendit un bruit. Elle ouvrit un œil et vit un homme immense entrer dans la pièce. Elle ferma un peu les paupières lorsqu'elle senti son regard se poser sur elle.
Elle se réveilla le lendemain en entendant ses compagnons rire et des bruits de vaisselle. Elle se leva et s'approcha d'eux.
-« 'jour » dit-elle, encore ensommeillée.
Bofur se serra pour lui faire une place sur le banc à côté de lui. Lorsqu'elle s'assit, il enleva quelques fétus de paille qui s'étaient accrochés dans ses cheveux en bataille en riant.
Sur la table se trouvait du beurre, de la crème, du miel et du pain. De quoi faire un bon petit déjeuner. Et celui que Gandalf avait appelé Béorn était en train de servir du lait aux nains attablés.
Il y avait aussi des petites souris blanches qui s'y promenaient. Elle sourit en se disant que niveau hygiène s'était certainement pas le top, mais comme elle aimait les animaux et que chez elle s'était les chats qui mangeaient dans son assiette, elle n'en fut pas choqué outre mesure.
Elle détacha un morceau de la croûte de son morceau de pain et le tendit à une souris au museau frétillant devant elle. Elle rit lorsque la petite bête se releva sur ses pattes arrière et attrapa la croûte avant de la grignoter avidement.
Béorn demanda à Thorin pourquoi Azog le profanateur était à ses trousses.
-« Vous connaissez Azog ? » demanda Thorin d'un air étrangement triste.
Alors Béorn raconta comment les orcs avait réduit son peuple en esclavage. Comment ils les avaient torturés. Quand Bilbo demanda s'il y en avait d'autres comme lui, il répondit qu'il y en avait beaucoup autrefois, mais qu'il n'en restait plus qu'un à présent.
Elle remarqua alors les fers à ses poignets et son cœur se serra.
Quand Gandalf expliqua qu'ils devaient atteindre la montagne avant le jour de Durin et que c'est pour cette raison qu'ils devaient traverser la Forêt Noire, il les mit en garde contre le mal qui y était à l'œuvre. Quand Gandalf dit qu'ils avaient l'intention de prendre le chemin des elfes, il les mit en garde contre les elfes qui y vivaient et qui était moins subtils et plus dangereux que les autres. Puis, son regard se fixant sur Thorin il dit :
-« De toute façon, ça n'a pas d'importance. Ces terres sont envahies d'orcs, leur nombre de cesse d'augmenter et vous êtes à pied… Vous n'attendrez jamais la Forêt Noire vivants. »
Il marqua une pause, ne lâchant pas Thorin du regard, puis se leva et continua, faisant le tour de la table :
-« Je n'aime pas les nains… »
Ofélia se crispa un peu, se demandant si s'était maintenant, après les avoirs bien nourrit qu'il allait se décider à les tuer.
Beorn continua :
-« Ils sont cupide et aveugles… aveugles face à toute vie qu'ils estiment moindre que la leur… » Disant ça, il attrapa une sourit que Bofur venait de chasser d'un revers de main. « Mais les orcs je les hais plus encore. Que vous faut-il ? »
Elle ne put retenir un soupir de soulagement.
Lorsque Thorin lui eut expliqué ce dont ils auraient besoin. Béorn leur expliqua qu'il leur faudrait attendre le lendemain pour repartir.
-« Vous êtes les bienvenus dans cette maison… mais ne sortez pas de ces murs à la nuit tombée. La seule qui pourrait se le permettre c'est votre jeune amie, qui porte le cadeau des aigles. »
Ofélia leva la tête, surprise.
-« Sous ma forme d'ours, je reconnais l'odeur de mes alliés. J'ai reconnu sur vous hier, l'odeur des aigles et aujourd'hui, je vois leur présent dans vos cheveux. »
Elle caressa la plume.
-« J'ignorais que s'était un talisman. Je croyais que ce n'était qu'un souvenir. »
Béorn lui sourit et passant derrière elle en quittant la pièce, il lui caressa la tête. Ils finirent leur déjeuner et s'installèrent pour patienter.
Il avait dit qu'ils ne devaient pas sortir la nuit, mais il faisait jour, alors, elle ne put résister à l'envie de sortir voir les chevaux qu'elle avait aperçut dans le pré derrière la maison.
Elle venait de traverser la cuisine lorsqu'une main jaillit de la réserve et l'attrapa par le col pour la tirer violement dans la pièce.
La porte claqua derrière elle et elle se retrouva plaquée contre le panneau de bois, face à Thorin. Elle resta sans voix et sans souffle. Il ne perdit pas de temps en paroles inutiles. Il écrasa ses lèvres sur les siennes en un baiser violent. Elle ne put retenir un gémissement et sentit Thorin sourire dans le baiser. Il attrapa sa lèvre entre ses dents et la serrant délicatement un instant en reculant la tête avant de la lâcher.
-« J'ai été assez discret, cette fois ? » demanda-t-il avec un petit sourire moqueur.
Elle ne répondit pas, mais son petit rire haletant fut une réponse suffisante pour le nain. Il leva la main et caressa tendrement sa joue avant de se pencher à nouveau pour l'embrasser, avec plus de douceur cette fois.
La veille, elle avait décidé de mettre un terme à cette histoire qui allait lui compliquer la vie, mais toutes ses résolutions s'envolèrent au contact des lèvres douces et chaudes de Thorin sur les siennes.
Elle lui rendit son baiser, nouant ses mains derrière la tête de Thorin. La main du nain rencontra la cordelière de sa tunique et la tira pour la défaire. Quand la tunique fut assez lâche, il posa ses mains sur les épaules d'Ofélia et fit glisser le tissu le long de ses bras, l'obligeant à le lâcher. Il ne rompit pas le baiser. Il caressa ses épaules nues, ses bras, ses flancs et la sentit frémir sous ses doigts.
Il remonta la main dans son dos pour détacher son soutien-gorge. Quand se fut fait, il posa sa main sur son sein et commença à pétrir le globe de chair. Elle sursauta et se tortilla un peu. Il glissa ses lèvres sur sa joue jusqu'à son oreille et dit :
-« Chut… ».
Mais, il adoucit sa caresse et glissa un baiser derrière son oreille. Sa main libre s'enroula autour du corps d'Ofélia pour la serrer contre lui.
Il retrouva ses lèvres et les embrassa goulûment, mordant sa lèvre et profitant de son léger halètement pour glisser sa langue dans sa bouche.
Elle le serra un peu plus fort et tressaillit. Les mains de Thorin exploraient son corps, ses flancs, son ventre. Il attrapa le tissu de sa robe pour achever de la faire glisser sur ses hanches et le long de ses jambes. Quand le vêtement fut étalé autour de ses pieds, il s'attaqua aux liens du pantalon qu'elle portait en dessous et les défit. Lorsqu'ils furent assez lâches, il glissa sa main entre ses jambes et commença à caresser les doux replis de son intimité.
Quand il trouva le petit bourgeon sensible et le caressa, elle se cambra contre lui en gémissant. Elle agrippa le tissu de la tunique de Thorin et commença à la remonter pour la passer par-dessus sa tête. Elle voulait sentir sa peau contre la sienne.
Elle faillit râler quand la main du nain interrompit son affolante caresse, avant de se rappeler qu'elle ne pouvait pas lui enlever la tunique sans ça. Quand il fut torse nu, il reprit son activité précédente. Elle avança la tête pour embrasser sa poitrine. Quand les dents de la jeune femme se fermèrent doucement sur le mamelon du nain, il jura dans son ancienne langue et ses hanches vinrent frapper le bassin de la jeune femme.
Elle ressentit l'impatience de Thorin quand il enroula ses bras autour de sa taille et l'embrassa avidement en l'étendant sur le sol. Il se releva le temps de lui arracher son pantalon et de défaire le sien.
Quand il fut nu, il s'étendit sur elle et embrassa son cou. Elle bascula la tête en arrière en gémissant et glissa la main entre leurs corps pour l'empoigner et le guider vers elle. Lorsqu'il la pénétra elle se cambra en s'accrochant à ses épaules.
Il commença à faire un mouvement de va et vient, lent et profond, elle remonta les jambes pour les nouer autour de sa taille et il glissa son bras autour de sa taille pour surélever son bassin. Ses mouvement se firent plus ample et plus rapide, le faisant pénétrer plus profond en elle.
Il y avait si longtemps qu'elle le désirait et ses caresses étaient si adroites qu'elle sentit qu'elle ne durerait pas bien longtemps.
Lorsqu'il la sentit se crisper autour de lui et qu'elle bascula la tête en arrière, il réclama sa bouche pour étouffer son cri. La vision de la jouissance de la jeune femme déclancha la sienne. Il grogna, ses mouvements devinrent erratiques et plus brusques. Elle le sentit se tendre lorsque le plaisir l'emporta, avant de se laisser aller sur elle.
Elle avait les yeux fermés et haletait, cherchant à reprendre son souffle. Le poids du corps de son amant sur elle gênait sa respiration, mais elle ne voulait pas qu'il bouge. Ça tombait bien, il ne semblait pas décidé à le faire. Il avait enfoui son nez dans le cou de la jeune femme et y déposait des baiser entre deux halètements.
Elle soupira profondément en caressant le dos de Thorin du bout des doigts.
-« Maintenant… tu es à moi. » déclara-t-il
Elle n'avait pas envie de se disputer avec lui. Pas maintenant. Mais elle savait qu'il ne disait pas ça en l'air.
-« Non, Thorin. Je ne t'appartiens pas… Je n'appartiens qu'à moi. »
Il releva la tête et la regarda un instant, semblant hésiter entre colère et amusement, avant de rire légèrement en lui caressant la joue.
-« D'accord… » Dit-il avant de l'embrasser « On en reparlera plus tard. »
Ils restèrent longtemps nus l'un contre l'autre, enlacés et immobiles, chacun savourant la chaleur de la peau de l'autre et l'assouvissement de son désir refoulé.
Après s'être rhabillée elle sortit voir les chevaux. Curieusement, elle se sentait bien. Elle savait que maintenant, les choses allaient devenir vraiment, vraiment très compliquées avec Thorin. Il la considérait comme sienne, et même si elle partageait ses sentiments, elle savait qu'ils n'avaient pas tout à fait la même vision des choses. Mais, elle ne regrettait rien. Le souvenir de leur étreinte provoqua une envolée de papillons dans son ventre.
De toute façon, ça devait arriver à un moment ou à un autre, il y avait trop longtemps que le désir les consumait.
Elle savait aussi que ça allait probablement compliquer ses relations avec les autres.
Elle était assise sur le muret de pierre entourant le près et regardait les chevaux de Béorn qui broutaient paisiblement.
Elle sursauta en entendant quelqu'un se racler la gorge derrière elle.
Elle se retourna et se trouva face à Balin. Il semblait un peu embarrassé.
-« Balin ? Qu'est-ce qui vous arrive ? »
-« Je vous cherchais. Gandalf et Thorin demande à ce que nous les rejoignons pour discuter de la suite du voyage. » Dit-il d'un ton guidée
-« D'accord. » répondit-elle « mais avant de rentrer, dites-moi donc ce qui vous embarrasse tant. »
Il la regarda d'un air surpris.
-« Rien… Il n'y a rien qui m'embarrasse… c'est juste que… je ne sais pas trop comment je dois m'adresser à vous. »
Elle leva un sourcil interrogateur.
-« Oui, » repris Balin « C'est une situation inhabituelle. Vous êtes la promise de Thorin à présent, mais ça n'a pas été annoncé officiellement, alors… »
Elle rit. Depuis qu'elle le connaissait, c'était la première fois que le calme Balin semblait embarrassé. Il lui jeta un regard blessé.
-« Je suis désolée Balin. Je ne voulais pas me moquer de vous. C'est juste que je n'avais jamais imaginé que quelque chose puisse vous troubler au point d'en perdre vos mots. »
-« C'est que, la situation est inédite. Ce n'est encore jamais arrivé que Mahal désignent une humaine pour un nain. »
Elle comprit ce qu'il ne disait pas. Comment le peuple nain pourrait-il accepter qu'une humaine, et qui plus est une humaine venue d'un autre monde devienne l'épouse de leur roi ? Il craignait que Thorin ne se mette à dos une grande partie de ses sujets en leur imposant une reine aussi peu conventionnelle.
Elle lui sourit et répondit :
-« Je ne vois pas pourquoi vous devriez modifier votre manière de vous adresser à moi. Ce n'est pas demain la veille que je serais Reine sous la Montagne ».
Le voyant froncer les sourcils elle ajouta :
-« Nous ne sommes pas encore au bout de cette aventure. Il peut arriver beaucoup de choses d'ici là. Je crois que vos dieux sont facétieux et qu'ils n'ont pas encore fini de jouer avec nous. »
Sur ce, elle sauta du muret et posa sa main sur l'épaule du vieux nain en lui souriant et regagna la maison.
Ils reprirent la route le lendemain.
Béorn leur avait fournit des poneys et des vivres en quantité suffisante pour atteindre le sentier des elfes.
Ils avancèrent bon train et ne rencontrèrent aucune opposition. Malgré ce que Béorn avait dit sur la présence d'orc dans ces plaines, ils n'en croisèrent aucun. Elle savait bien pourquoi. Elle avait remarqué la présence de l'ours qui les suivait à distance dés le premier soir.
Ce soir là, d'ailleurs, elle avait dû batailler pour continuer à faire sa part de corvée.
-« Ce n'est pas un travail pour une reine ! » avait fini par lâcher Gloïn.
Elle avait vu rouge.
-« Je ne suis pas reine ! Dans cette aventure, je suis Ofélia. Juste Ofélia. Votre compagne de voyage. »
Les nains avaient fini par céder. Ils avaient sentit la colère au fond de sa voix, et aucune d'eux n'avait oublié ce qui s'était passé à Fondcombe.
Thorin s'était approché d'elle pour l'enlacer et lui avait glissé à l'oreille d'un ton légèrement moqueur :
-« Mais tu le seras bientôt. »
Elle était fatiguée et contrarié par la remarque de Gloïn, alors elle ne put retenir la remarque acerbe qui se forma sur ses lèvres.
-« J'ai du rater le moment où tu m'as demandé en mariage et où j'ai accepté. » répondit-elle d'un ton hargneux.
Le regard du nain s'assombrit :
-« C'est vrai que je n'ai pas vraiment respecté les usages, mais il est évident pour tous ici que tu seras bientôt ma femme. »
-« Et moi, je te répète que je ne rappelle pas avoir accepté ta demande en mariage. Là d'où je viens, un baiser n'est pas un engagement »
-« Est-ce à dire que tu refuses ? » demanda Thorin d'un ton grondant.
Les nains s'éloignèrent prudemment du couple. Ils avaient tous comprit qu'il allait y avoir du sport.
Effectivement, peu après, les éclats de leur dispute résonnaient dans toute la vallée, faisant taire tous les autres bruits autour d'eux. Comme si la nature elle-même avait craint de les contrarier encore plus.
-« Ben dit donc, » dit Kili à Bofur « Va falloir fournir des bouchons d'oreilles aux habitants d'Erebor quand on l'aura reprise, parce que sous la montagne, leurs disputes vont nous rendre sourd ! »
Bofur rit.
Peu après, ils virent passer un Thorin furibond qui alla s'enrouler dans sa couverture alors qu'Ofélia vaquait à ses occupations comme si de rien n'était.
Thorin était fou de rage contre Ofélia. Comment pouvait-elle sous entendre qu'elle ne l'épouserait pas ! Il lui proposait de devenir la reine d'une des royaumes qui deviendrait l'un des plus puissants de la terre du milieu et elle refusait ! Il était sûr qu'elle le faisait exprès pour le contrarier. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle était insoumise, provocatrice, contrariante, et « pousse au crime », elle n'était décidément pas la femme qui convenait pour tenir un tel rang, et pourtant, même là qu'il était fou de rage, quand son regard se posa sur la jeune femme, il sentit son cœur se gonfler.
Oui, elle était tout ça et bien plus encore, mais depuis qu'il l'avait crue perdu dans les montagnes, il avait dû se rendre à l'évidence. Il l'aimait.
