Réponse aux SCF :

PaulinaDragona : J'avoue que l'idée de l'avocat était drôle, même si je ne suis pas sûre que les elfes connaissent ce genre de végétal. Pour ce qui est d'une Ofélia plus vindicative, disons qu'elle peut éventuellement être courageuse, mais pas vraiment téméraire. Franchement, encerclée par des elfes armés jusqu'aux dents, elle serait plutôt du genre à faire profil bas…

Alia : Contente que l'histoire de plaise. Et désolée qu'elle t'ait retenue aussi tard dans la nuit… Non, en fait, j'suis pas désolée… j'adore entendre dire que mon histoire est tellement prenante qu'on ne peut pas la lâcher une fois qu'on l'a commencée.

L'histoire est encore loin d'être finie. J'ai calculé que vu le nombre de chapitres et ma fréquence de publication, elle devrait se terminer fin octobre.

Et pour ce qui est d'autres scènes entre Thorin et Ofélia, oui, c'est prévu… mais pas dans l'immédiat.

Merci a tous ceux et celles qui suivent cette histoire et laissent un petit mot de temps à autre.


Tout se passa très vite. Dwalin armé d'un bâton s'interposa devant Ori, aussitôt une flèche transperça son arme de fortune. Kili s'était levé armé d'une pierre qu'il se proposait de lancer sur leur agresseur. Une flèche la lui arracha des mains.

-« Refaites-ça et vous êtes morts ! » dit calmement l'homme.

Visiblement, ce n'était pas une menace à prendre à la légère. Il venait de leur prouver qu'il était un archer exceptionnel et il avait encoché une nouvelle flèche, qu'il dirigea vers chacun d'eux tour à tour.

Bard avait été surpris de trouver des nains à cet endroit, mais encore plus de constater qu'ils étaient accompagnés par une humaine. Il savait que les nains étaient des combattants redoutables, aussi avait-il choisi de leur faire une démonstration de son talent pour éviter toute velléité d'agressivité. Toutefois, il constata qu'ils n'étaient pas au mieux de leur forme, ils étaient trempés, et l'un des plus jeune paraissait être blessé à la jambe.

Mais quand ses yeux s'étaient posés sur la jeune femme, il avait été touché. Elle n'avait pas crié, pourtant, il voyait dans son regard qu'elle était terrifiée. Ses cheveux dégoulinants encadraient un visage pale aux yeux trop grands, soulignés par des ombres mauves s'étirant jusque sur ses joues creuses. Elle grelottait violemment et semblait être à bout de forces. Elle lui fit penser aux chatons mouillés que la plus jeune de ses filles ramenait parfois.

Elle devait être à peu prés de son âge, pourtant, en la voyant ainsi, il ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour ses filles. Si elles avaient été en difficulté, il aurait aimé savoir que quelqu'un leur viendrait en aide.

Il l'observa plus attentivement, trouvant qu'il y avait quelque chose d'étrange chez elle. Quelque chose d'autre que ses vêtements pour le moins surprenants. Une longue tunique sur un pantalon de toile dans des bottes de cuir. Il n'arriva pas déterminait ce que c'était, quelque chose dans son attitude, dans son maintien, mais il ne savait pas quoi.

Ofélia s'était rendu compte du regard inquisiteur de l'homme et au fond d'elle, elle commençait à s'inquiéter. Pourquoi la regardait-il comme ça ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ?

Enfin, il la quitta des yeux et s'intéressa aux autres, les gardant toujours en joue.

Balin s'approcha :

-« Excusez-moi. Vous êtes de la ville, si je ne me trompe pas. Le bateau que vous avez là, il ne serait pas à louer par hasard ? »

L'homme regarda le vieux nain avec un air surpris, mais baissa son arc. Du coin de l'œil, il surprit le discret soupir de soulagement qui échappa à Ofélia.

Il était curieux. Que faisait une bande de nains si loin de leurs terres et surtout si prés des terres du seigneur Thranduil ? Et pourquoi une humaine les accompagnait-elle ?

Il retourna vers son bateau, suivi par les nains et la jeune femme.

Il commença à charger les tonneaux sur son embarcation :

-« Qu'est-ce qui vous fait croire que je vous aiderais ? » demanda-t-il d'un ton indifférent.

-« C'est bottes ne sont pas de première jeunesse et ce manteau non plus. De plus, vous avez sans doute des bouches affamées à nourrir... »

Ofélia sentit un vertige l'envahir et des taches noires se mirent à danser devant ses yeux. Elle se désintéressa de la conversation, se concentrant pour ne pas s'évanouir... encore. Elle qui n'avait jamais perdu connaissance avant trouvait que ça lui arrivait un peu trop fréquemment maintenant.

Elle s'assit sur un rocher, attendant de voir ce qui allait arriver. Relevant les yeux vers le batelier, elle surprit son regard et son froncement de sourcil. Inconsciemment elle fit « non » de la tête. Il avait deviné qu'elle ne se sentait pas bien, mais elle ne voulait pas qu'il alerte ses compagnons.

Tout en continuant sa négociation avec Balin, Bard gardait un œil sur le chaton, ainsi qu'il avait surnommé la jeune femme. Elle semblait vraiment mal en point. Elle avait besoin de soins et de repos et son cœur l'incitait à les aider, ne serait-ce que pour elle, mais il n'avait pas les moyens de se permettre d'être généreux au point de ne rien obtenir en retour, alors, il faisait monter les enchères.

Soudain, elle sentit l'ambiance changer. Balin avait posé la question de trop et Dwalin commençait à s'impatienter.

-« Qu'est-ce qui vous presse » demanda l'homme à Dwalin.

-« Ça vous regarde ? » répondit l'intéressé d'un air revêche.

-« J'aimerais savoir qui vous êtes et ce que vous faites sur ses terres. »

Balin reprit la parole, expliquant qu'ils étaient des marchands en route pour rendre visite à leur famille dans les Monts de Fer.

Le batelier ne parut pas convaincu et jeta un nouveau regard à la jeune femme.

Thorin pris la parole :

-« Il nous faut des vivres, des outils et des armes... Pouvez-vous nous aider ? »

L'homme resta un instant silencieux, caressant du bout des doigts les impacts de flèches sur les tonneaux.

-« Je sais d'où viennent ces tonneaux » dit-il finalement.

-« Oui, et alors ? » demanda Thorin.

-« Je ne sais pas quelles affaires vous faisiez avec les elfes, mais ça s'est mal fini. Personne n'entre dans la ville sans l'accord du maître et toute sa fortune provient du commerce avec le royaume sylvestre. Il vous fera mettre aux fers plutôt que d'encourir la colère du roi Thranduil. »

-« Il doit y avoir un moyen d'entrer dans la ville sans être vu » reprit Balin.

-« Oui, » répondit le batelier, « Mais pour ça, il vous faut un contrebandier. »

-« Pour lequel nous paierons le double » dit Balin.

Bard releva la tête, examinant le nain, cherchant à déterminer s'il pouvait lui faire confiance avant de finir par accepter.

Il ne retirerait pas grand bénéfice de cette histoire, mais au moins il n'en serait pas de sa poche.

L'accord conclu, il les fit monter sur le bateau. Lorsque Ofélia arriva à son tour, il lui tendit la main pour l'aider. Elle lui sourit en acceptant, sous le regard mauvais de Thorin.

Bard sentit la main glacée de la jeune femme dans la sienne.

-« Est-ce que ça va, Ma Dame ? » demanda-t-il d'un ton doux qui paraissait sincèrement inquiet.

-« Oui. Je vous remercie » répondit-elle faiblement, avant d'ajouter « Ofélia. Je m'appelle Ofélia. »

Il lui rendit son sourire en disant :

-« Je suis Bard »

Il l'aida à monter et la regarda aller se recroqueviller dans un coin du bateau pendant que les nains discutaient âprement.

Il monta à son tour, jeta un nouveau coup d'œil à la jeune femme et secoua la tête, maudissant son cœur parfois trop tendre.

Ofélia s'était appuyée au bastingage, recroquevillée pour essayer de garder un peu de chaleur. Elle avait froid et ça lui rappelait de mauvais souvenirs. Une fois installée, elle s'était autorisée à fermer les yeux. Elle les rouvrit brusquement lorsqu'elle sentit quelqu'un poser quelque chose sur elle.

Elle pensait que c'était Thorin et fut surprise et vaguement déçue de voir que c'était Bard qui avait étendu son manteau sur elle.

-« Vous êtes glacée. Il faut vous réchauffer. »

-« Oh... c'est gentil, mais je ne peux pas accepter. C'est vous allez avoir froid. » Balbutia-t-elle.

Il rit et répondit :

-« Même sans mon manteau, je suis habillé plus chaudement que vous. De plus, il vaut mieux que les gens de la ville ne vous voient pas vêtue ainsi. »

Elle prit le manteau en le remerciant.

-« Bard ! » le rappela-t-elle alors qu'il s'éloignait

Il se retourna vers elle, levant un sourcil interrogateur.

-« Pourquoi ? » demanda-t-elle « Pourquoi être aussi prévenant envers une étrangère ? »

Il lui sourit doucement

-« J'ai deux filles... si un jour elles se trouvaient dans le besoin, j'aimerais que quelqu'un leur vienne en elle. » répondit-il avant de s'éloigner vers le gouvernail.

Ofélia s'enroula dans le manteau savourant avec délectation la chaleur qu'il dégageait, elle croisa le regard furieux de Thorin, mais décida de l'ignorer. Il serait tant, plus tard, de régler ce problème de jalousie. Pour le moment, elle était épuisée et gelée et elle en voulait au nain de son indifférence. C'est vrai quoi, elle ne demandait pas un traitement de faveur, mais elle aurait aimé un signe d'attention, autre que sa jalousie mal placée.

Depuis leur départ de chez Béorn, il n'avait pas eu une seule attention pour elle. Bien sûr, elle savait qu'il n'était pas du genre démonstratif, mais quand même.

Lorsque le bateau quitta son appontement, elle se recroquevilla un peu plus dans la chaleur du manteau et ferma les yeux.

Elle fut réveillée en sursaut par Bofur qui criait :

-« Attention ! »

Ils naviguaient à présent dans la brume, sur des eaux couvertes de bancs de glace, au milieu de ce qui ressemblait à des vestiges de bâtiments.

Elle se leva, toujours enveloppée du manteau. Elle entendit Thorin demander à Bard, d'un ton revêche s'il cherchait à les noyer. Ce à quoi le batelier répondit qu'il était né et avait grandit sur ses eaux, et que s'il avait voulu les noyer, il ne l'aurait pas fait à cet endroit.

Dwalin dit qu'il ne l'aimait pas et proposa de se débarrasser de lui en le jetant par-dessus bord.

Balin lui répondit calmement qu'ils n'étaient pas obligés de l'aimer, seulement de le payer.

-« Comment être sûr qu'il ne va pas nous trahir » demanda Dwalin.

Elle se désintéressa de la conversation, s'accoudant au bastingage pour regarder le paysage. Quoi qu'en pense Dwalin, elle, elle l'aimait bien Bard. Elle sentait que sous ses dehors bourrus, il avait bon cœur.

Elle se tourna vers ses compagnons et aperçut Thorin. Son cœur fit un petit bon dans sa poitrine. Elle avait beau vouloir jouer les fiers-à-bras, elle avait un cœur d'artichaut et soudain, elle eut vraiment envie d'un geste de tendresse de sa part. Mais elle savait aussi que si elle le voulait, il faudrait qu'elle le provoque, ce geste. Elle s'approcha, toujours enveloppée dans le manteau de Bard.

Thorin la regarda s'approcher avec d'un air froid. Elle ignora son regard et se blottit contre lui, espérant qu'il la prendrait dans ses bras. Elle n'en demandait pas plus. Tout ce qu'elle gagna, fut de le sentir se crisper contre elle.

-« Thorin... » Commença-t-elle

Il serra un peu plus les mâchoires. Puis sa colère éclata :

-« Comment oses-tu venir te serrer contre moi alors que tu portes le manteau d'un autre ! » dit-il d'une voix basse et grondante.

Elle soupira.

-« Tu sais Thorin... je vais vite me lasser de ta jalousie. Je porte le manteau du batelier, parce que j'avais froid et qu'il a voulu être gentil. Il faut vraiment que tu arrêtes de penser que tous les hommes que nous croisons ont des pensées déplacées me concernant... Et surtout, il faut que tu arrêtes de penser que je pourrais y être sensible. »

Thorin resta un instant silencieux avant de répondre d'un ton revêche :

-« Je suis comme ça. Il faudra faire avec. »

Et puis quoi encore !

-« Ou pas ! » rétorqua-t-elle en s'éloignant de lui.

Elle vit ses yeux changer de couleur et il agrippa son bras :

-« Tu es à moi ! » siffla-t-il

-« Non ! » rétorqua-t-elle en se dégageant.

Elle se dit vaguement qu'une dispute à bord d'un bateau n'était pas une bonne idée, mais ils n'eurent pas le temps d'en arriver là.

-« Nous avons un problème. » dit Balin à voix basse à côté d'eux. « Il nous manque dix pièces. »

Thorin lui jeta un regard qui voulait clairement dire « Nous n'en avons pas fini » avant d'aller rejoindre les autres.

Autant pour le câlin.

Bard avait été surpris de voir la jeune femme se blottir contre le nain, et encore plus par les bribes de conversation qu'il avait entendue. Ainsi, elle était sa compagne ? Voilà qui était étrange. Il n'avait jamais entendu parler d'un tel couple. D'ailleurs, vu ce qu'il avait vu et entendu, leur relation n'avait pas l'air d'être au beau fixe. Mais il comprit mieux pourquoi le nain était aussi contrarié. Lui non plus n'aurait pas apprécier qu'un autre homme offre son manteau à sa femme quand elle était encore là.

Ofélia regagna son coin, et s'assit sur le pont du bateau. Franchement, elle ne comprenait pas pourquoi elle était aussi éprise de Thorin. C'était exactement le type d'hommes qu'elle fuyait comme la peste, chez elle. Arrogant et possessif. Non, décidément, quelque chose ne tournait pas rond chez elle !

Elle soupira en regardant ses compagnons discuter âprement, puis elle vit le regard de Thorin se fixer sur le lointain et les autres l'imiter. Elle se releva elle aussi et regarda se qui les intéressait tant et vit la montagne. Elle eut un pincement au cœur. Ils approchaient, et elle ne savait toujours pas ce qu'elle était censée faire.

Soudain, elle entendit Bard sauter de la petite estrade devant le gouvernail et dire au nain :

-« L'argent, vite ! »

-« Vous serez payé quand nous aurons nos vivres » répondit Thorin.

-« Si vous tenez à votre liberté, faite ce que je dis. Il y a des gardes ! »

Elle se rapprocha du groupe, pour écouter comment il se proposait de les faire rentrer discrètement dans la cité.

Son plan paraissait simple. Il dit aux nains et au Hobbit de retourner dans les tonneaux, leur disant qu'il les dissimulerait avec du poisson.

Ofélia eut un discret haut le cœur. Elle avait horreur du poisson frais. Même chez elle, quand elle faisait ses courses, elle évitait autant que possible de passer près du rayon poissonnerie tant l'odeur la révulsait. Elle se demanda comment elle allait s'y prendre pour ne pas trahir leur présence en étant malade. Mais, effectivement, elle ne voyait pas d'autre solution que celle proposée par le batelier.

Les nains commencèrent à entrer dans les tonneaux. Alors qu'elle allait les imiter, Bard la retint par le bras.

-« Pas vous. » dit-il

Elle le regarda, surprise. Il lui sourit et ajouta :

-« J'ai d'autres plans pour vous, et en plus, ça servira de diversion et évitera qu'on examine la cargaison de trop près. »

Thorin sortit la tête de son tonneau et leur jeta un regard peu amène avant de demander à Bard :

-« Expliquez-nous donc ça ! »

Bard lui rendit son regard.

-« Votre compagne... » commença-t-il en insistant sur le mot pour que Thorin comprenne bien que le batelier savait qu'elle était « chasse gardée », « ...reste avec moi sur le pont. Elle porte mon manteau, elle a l'air mal en point. Je vais la faire passer pour une rescapée d'une caravane qui aurait été attaquée par les orcs et que j'aurais recueillie. Le maître autorise parfois les hommes à faire entrer des femmes dans la ville. Avec un peu de chance, l'attention sera focalisée sur elle et les gardes ne s'occuperont pas de la cargaison. »

Thorin renifla bruyamment, mais ne trouva rien à redire. Bard se tourna vers Ofélia et lui dit :

-« Si vous pouviez reprendre l'air de chaton battu que vous aviez au bord de la rivière, ça serait bien. Et surtout ne parlez pas, laissez-moi faire. »

Elle préférait de loin se plan là. Et elle répondit à Bard avec un sourire :

-« Je crois que je ne devrais pas avoir trop de mal à avoir l'air traumatisé et silencieuse. »

Il l'examina un instant. Oui, effectivement, avec ses yeux cernés et ses joues pales et émaciées, elle devrait faire illusion.

Thorin se dissimula dans son tonneau, et Ofélia reprit sa place, recroquevillée dans son coin. Elle n'eut pas beaucoup à se forcer pour avoir l'air triste. Dés qu'elle fut installée, elle repensa à l'attitude de Thorin et son cœur se serra dans sa poitrine. Merde ! Avec lui, elle allait droit dans le mur et elle en était consciente même si elle ne pouvait rien faire pour l'éviter. Elle savait qu'il allait lui briser le cœur.

Ils firent une halte sur un petit ponton, avant d'arriver à la ville et Bard quitta le bateau pour aller discuter avec un homme sur les quais.

Elle entendit ses compagnons s'agiter, demander ce qui se passait. Elle allait répondre quand elle entendit la voix du Hobbit décrire la scène aux autres. A priori, il y avait un trou dans son tonneau qui lui permettait de voir l'extérieur.

Quand elle entendit Dwalin dire :

-« Le scélérat ! Il nous a vendus ! »

Elle ne put retenir une réaction de mauvaise humeur.

-« Oh, ça suffit ! Vous croyiez quoi ? Qu'il allait le pêcher lui-même le poisson ? Tenez-vous tranquille, où il n'aura pas besoin de vous trahir, vous le ferrez tout seul ! »

Elle entendit un grognement de mauvaise humeur lui répondre, et ne put déterminer qui l'avait émis. Mais les nains se turent enfin.

Il était temps ! Un système de glissière fut amené sur le bateau et des poissons se déversèrent dans les tonneaux.

Elle se dit que décidément, elle n'aurait pas à se forcer pour avoir l'air mal en point. L'odeur lui retournait l'estomac et elle devait se concentrer de toutes ses forces pour contrôler la nausée qui l'avait envie.

Lorsque le chargement fut terminé, Bard remonta à bord, lui jetant un regard, il s'inquiéta de son teint verdissant :

-« Ofélia, vous êtes sûre que ça va ? »

-« Vous vouliez que j'aie l'air mal en point et choquée... Je dois être parfaite ! Je ne supporte pas l'odeur du poisson » couina-t-elle.

Bard sourit et ils reprirent leur route vers la cité lacustre.