Merci à Noooo Aime et PaulinaDragona pour leurs commentaires, et à Axire. qui me fait part de ses observations par un autre biais.
Contente que l'histoire vous plaise toujours ! Maintenant, on attaque la partie où il a fallu que je fasse preuve d'inspiration, puisque le dernier film n'est pas encore sorti, et que je prends beaucoup de libertés par rapport au livre.
Je me suis beaucoup amusée à écrire ce chapitre. J'espère que vous vous amuserez tout autant à le lire.
Je vous fait pleins de bisous et vous dit à la semaine prochaine.
Bofur et Ofélia se glissèrent dans les ruelles sombres d'Esgaroth. Elle voulut d'abord aller repérer la prison et ses alentours, histoire de vérifier si son plan pouvait vraiment marcher.
Ordonnant à Bofur de rester un peu à l'écart, elle se glissa prés du bâtiment. Comme elle l'avait espéré, dans une si petite ville, la prison n'était pas très importante. C'était un bâtiment en bois construit sur un étage. On y accédait pas un escalier extérieur. Elle hésita un instant avant de se lancer. Il fallait à tout pris qu'elle jette un œil à l'intérieur. Elle commença à grimper les marches avec autant de discrétion que possible.
Arrivé sur le petit balcon devant l'entrée, elle redoubla de prudence et s'avança vers la seule fenêtre éclairée. Elle glissa un regard à l'intérieur. Comme elle l'avait pensé, c'était la salle de garde. Elle vit trois hommes assis à une table au centre de la pièce occupés à taper le carton avec un air de profond ennui. Dans une ville telle que celle-ci, l'arrestation de Bard avait dû être le point culminant de leur nuit. Parfait ! Ça devrait jouer en sa faveur.
Elle redescendit aussi furtivement qu'elle était montée et rejoignit Bofur.
-« Alors ? » lui demanda-t-il
Elle eut un grand sourire en disant :
-« Ça devrait marcher comme sur des roulettes. Ils ont l'air de tellement se faire chi... Heu, de tellement s'ennuyer, qu'ils ne se poseront pas de questions si une distraction agréable leur tombe du ciel. »
Bofur n'avait pas l'air convaincu, mais il devait bien reconnaître que l'idée de la jeune femme était ce qu'ils avaient de mieux pour l'instant. Ils se rendirent à la taverne.
C'est surtout pour cette partie de son plan qu'elle avait besoin de Bofur. Il devrait lui désigner ses futures associées, et surtout faire diversion auprès des autres clients pour que personne ne remarque l'étrangère en train de négocier avec elles.
Jetant un coup d'œil par la fenêtre, il lui désigna une table où se trouvaient trois jeunes femmes seules.
-« Tu le sais que tu es complètement folle, n'est-ce pas ? » dit-il se secouant la tête. « Et si elles nous trahissent ? »
Elle lui sourit en disant :
-« C'est un risque à prendre. »
Bofur entra. Elle lui laissa quelques minutes pour capter l'attention de tous, ce qui ne fut pas bien difficile quand il commença à payer des tournées aux clients. Quand elle l'entendit commencer à chanter sa chanson fétiche, elle sourit et se glissa à son tour dans l'établissement.
Elle s'approcha rapidement de la table des femmes, et prit une chaise sans y être invitée. Celle qui paraissait la plus âgée hocha un sourcil surprit et ouvrit la bouche, mais elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit.
-« Bonsoir, mesdames » dit Ofélia avec un grand sourire. « J'ai une proposition d'emploi à vous faire ».
Les filles la regardèrent comme si elle était folle, mais elle ne s'en soucia pas, elle commençait à avoir l'habitude.
Celle qui semblait être la chef, la plus âgée lui répondit :
-« Nous ne faisons pas les femmes, ma chérie... »
-« 'Ça tombe bien, moi non plus » répondit Ofélia du tac au tac, commandant une nouvelle tournée.
La fille lui sourit :
-« Je m'appelle Malia. Alors, quel est donc ce travail que tu te proposes de nous offrir ? »
Ofélia sourit et commença à leur expliquer ce qu'elle attendait d'elles. Elle sentit leur intérêt s'éveiller de plus en plus, surtout lorsqu'elle annonça le tarif qu'elle était prête à payer. Toutefois, Malia ne donna pas immédiatement sa réponse. Elle sembla réfléchir. Et Ofélia s'inquiéta. La seule chose qu'elle n'avait pas envisagée était l'éventualité d'un refus. Sans elles, le plan ne tenait plus.
Soudain Malia lui sourit et demanda :
-« Juste une question. Qui veux-tu faire évader. »
Ofélia hésita un instant, mais de toute façon, si elles la trahissaient, elle en avait déjà trop dit.
-« Bard. »
Malia tiqua avant de dire :
-« Bard est un homme bien. Il a toujours été respectueux pour nous, même si nous n'avons jamais réussi à le convaincre d'accepter à nos services. Si c'est pour lui, nous le ferons pour rien. »
Ofélia leur confia l'argent dont elles auraient besoin pour se procurer les dernières choses nécessaires à la réussite de son plan avant de quitter la taverne après avoir fait un discret signe à Bofur.
La tractation n'avait pas pris plus de 5 minutes, et les autres clients ne se souviendraient que d'un nain qui avait fait le pitre, leur offrant à boire et qui ne les avait pas quittés. Ils pourraient tous jurer qu'à aucun moment, il ne s'était approché des filles.
Elle attendit un quart d'heure dehors avant de voir les filles sortir, les bras chargés de bouteilles de vin. Moins de cinq minutes plus tard, Bofur la rejoignit.
Ils se postèrent à proximité de la prison. Les filles entrèrent en action. Elles montèrent bruyamment les escaliers, riant à gorge déployée et faisant tinter les bouteilles. Quand les gardes sortirent sur le balcon, Ofélia entendit Malia leur dire qu'elles étaient le cadeau que certains de leurs concitoyens leur faisaient en reconnaissance de leurs efforts pour assainir la ville.
Bofur et Ofélia attendirent encore prés d'une heure à écouter les rires se transformer en halètement et en gémissements. Enfin, le signal convenu arriva, une main s'agita derrière la fenêtre.
Ofélia se releva de derrière le tas de caisses où ils étaient cachés et commença à s'éloigner. Bofur la rattrapa par le poignet :
-« Ofélia » chuchota-t-il « Tu es sûre ? »
Elle se tourna vers son ami en souriant et lui dit :
-« Il est trop tard à présent pour faire marche arrière... Ne t'inquiète pas, Bofur, tout ira bien. »
Il n'en était pas aussi convaincu qu'elle, mais il la laissa partir en lui disant :
-« Soit prudente. »
Elle lui fit un clin d'œil et s'éloigna.
Elle se glissa jusqu'à la salle de garde qui à présent ressemblait plus à un lupanar qu'à l'anti-chambre d'une prison.
Un des gardes était ivre mort, affalé sur la table, les deux autres, dans un coin reculé de la salle étaient profondément occupés avec les deux autres demoiselles. Malia attendait Ofélia prés de la porte.
-« Pas très endurant pour des gardes... et ils ne tiennent même pas l'alcool. Pathétique » dit-elle avec un sourire.
Malia lui tendit un trousseau de clefs et lui indiqua le couloir.
-« Il est dans la troisième cellule. C'est le seul prisonnier. Fait vite et surtout ramène-moi les clefs, qu'ils ne puissent pas faire le lien. »
Ofélia acquiesça et se glissa dans le couloir. Lorsqu'elle atteint la cellule que Malia lui avait désignée, elle l'ouvrit doucement pour ne pas faire grincer les gonds et s'avança vers le grabat où une forme humaine était allongée.
Bard gisait sur le dos, inconscient. Elle vit l'ecchymose sur le côté de son visage. Visiblement, son arrestation avait été particulièrement musclée.
Elle se pencha sur lui et le secoua doucement en murmurant :
-« Et, Bard ! C'est pas le moment de pioncer ! »
Il se réveilla en sursaut et son poing manqua le nez de la jeune femme d'un cheveu.
-« Chut, c'est moi ! Ofélia » ajouta-t-elle rapidement.
Il paraissait perdu et un peu sonné. Il la regardait comme s'il pensait être victime d'une hallucination. Elle le saisit par le bras et le tira pour essayer de l'obliger à se relever.
-« Ofélia ? » dit-il incrédule. « Mais... mais comment... »
-« Plus tard, les questions. Allez ! Debout, faut pas traîner. »
Il se releva enfin, mais ne semblait pas très assuré. Le coup qu'il avait pris à la tête semblait l'avoir beaucoup affecté. Elle espéra que ça ne l'empêcherait pas d'être précis le moment venu. Mais pour le moment, il fallait qu'ils ressortent.
Elle arrangea la couverture sur le grabat de manière à laisser croire qu'elle était enroulée autour d'un corps et poussa l'archer dans le couloir. Il était hagard, se laissant guider. Il la regarda refermer soigneusement la porte de la cellule et secoua la tête pour s'éclaircir les idées.
Lorsqu'il la vit prendre le chemin de la salle de garde, son cerveau paru enfin se remettre en marche et il la rattrapa par le bras.
-« Pas par là. Les gardes y sont ».
-« Je sais. » répondit-elle « C'est par là que je suis arrivé et c'est par là que nous ressortiront. »
Il fut interloqué par sa réponse, mais elle semblait si sûre d'elle qu'il se dit qu'elle devait avoir un plan.
Ils se glissèrent dans le couloir. À l'entrée de la salle, Ofélia lui fit signe de s'arrêter et coula un regard dans la pièce.
Le garde de Malia dormait toujours profondément sur la table et ses deux compagnons, ivres de vin et de luxure l'avaient rejoint dans les bras de Morphée. Les filles, s'étaient installées à la table et jouaient tranquillement aux cartes en écoutant les ronflements de leurs « clients ». Ofélia ne put retenir un sourire. Elle s'avança doucement vers elle et déposa les clefs à côté de Malia.
-« Ça c'est bien passé ? » demanda cette dernière en levant les yeux vers la jeune femme.
Ofélia ne répondit pas, mais fit un signe vers le couloir. Bard en émergea, une profonde stupeur se peignait sur son visage au spectacle qui s'offrait à lui. Malia lui sourit et lui dit :
-« Tu sais Bard... des filles aussi futées et audacieuses, il n'y en a pas à tous les coins de rue. » Elle éclata de rire avant d'ajouter « Je serais toi, je l'épouserai sur-le-champ. »
Ofélia secoua la tête avec un sourire en coin avant d'ajouter :
-« Bon, quand vous aurez fini de dire des bêtises, on pourra y aller avant que cette bande de sacs à vin se réveille. »
Malia sourit et le visage de Bard exprima la plus grande stupéfaction. Il avait un peu l'impression que le gentil chaton perdu qu'il avait récupéré venait de se transformer en fauve.
Avec un dernier sourire à Malia, il suivit Ofélia qui quittait la pièce.
Bofur se rongeait les sangs en attendant le retour de la jeune femme. En tout, l'expédition d'Ofélia dans la prison n'avait pas dû durer plus d'un quart d'heure, mais ça lui avait paru des heures. Il se voyait déjà obligé de dire à Thorin que sa promise avait été arrêtée, ou encore tuée, pour avoir tenté de faire évader l'homme du lac. Il était sûr que Thorin lui arracherait les yeux. Quand il devina sa silhouette qui descendait l'escalier, suivi par celle de Bard, il ne put retenir une petite exclamation :
-« Mince alors ! Elle a réussi » chuchota-t-il pour lui-même.
Bard et Ofélia rejoignirent Bofur et restèrent un moment caché pour vérifier que l'alerte n'était pas lancée. Voyant que tout était calme, ils bougèrent. Il fut convenu que Bofur partirait d'un côté alors qu'elle et Bard prendraient un autre chemin. Ils se rejoindraient chez Bard.
Ils laissèrent un peu d'avance à Bofur avant de sortir de leur cachette à leur tour, tendant l'oreille pour s'assurer que personne ne venait vers eux. Bard saisit la main d'Ofélia et ils se mirent à courir sur les passerelles et les pontons de la ville.
Alors qu'ils traversaient le grand canal, Ofélia ne put se retenir de jeter un coup d'œil vers la montagne et s'arrêta net, brisant l'élan de Bard.
-« Oh mon dieu ! » murmura-t-elle.
Bard suivi son regard et vit apparaître son pire cauchemar.
Dans la lueur de la lune se détachait l'immense silhouette d'un dragon voulant vers la ville.
Ofélia, bouche bée, regardait la mort fondre sur eux, incapable de bouger.
Toute sa vie, elle avait rêvé de voir un dragon. Ces animaux mythologiques l'avaient toujours fascinée. Elle était incapable de détacher les yeux de la silhouette de la bête qui grossissait au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de la ville, admirant la grâce de son vol.
Elle savait qu'elle aurait dû fuir, mais elle était comme hypnotisée par le spectacle, elle était comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, consciente que si elle ne bougeait pas bientôt elle allait mourir, mais incapable du moindre mouvement. À cet instant-là, on pouvait même dire qu'elle se fichait de mourir, le spectacle en valait largement la peine.
Bard l'attrapa par les épaules et la secoua :
-« Ofélia, il ne faut pas rester là. Il sera sur nous dans quelques instants. »
Mais il n'obtint aucune réaction. Elle semblait « partie », comme si son âme avait déserté son corps et son visage exprimait une fascination inquiétante.
-« Ofélia ! » cria-t-il à nouveau, la secouant un peu plus fort. N'obtenant toujours aucune réaction, il se résigna à la gifler.
Lorsque la main de l'archer claqua sur sa joue, elle sursauta et hoqueta, comme si elle venait de se réveiller brutalement. Elle se tourna vers lui en se tenant la joue, le regarda d'un air interloqué.
-« Je suis désolé pour ça » dit-il, « mais il faut y aller ! Maintenant ! »
-« Oui » souffla-t-elle en reprenant ses esprits.
Ils se remirent à courir. Il fallait qu'ils rejoignent les autres avant que le dragon n'attaque.
Ils arrivèrent chez Bard quelques instants après Bofur.
« Vite ! Tout le monde dehors » ordonna Bard en entrant « Le dragon est sur nous ! »
Tous les occupants de la maison se dépêchèrent de le suivre dehors. Bofur et Fili aidant Kili à marcher, alors que Bard prenait Tilda dans ses bras.
Ils descendirent l'escalier jusqu'au niveau de l'eau où une barque était attachée à un petit ponton.
Il déposa sa fille dans l'embarcation en leur disant,
-« Partez par les canaux, les pontons vont être bondés, et dirigiez-vous vers l'île, vous aurez plus de chance qu'en allant vers la berge. »
-« Mais papa ! » dit Sigrid « Nous ne rentrerons pas tous sur la barque ! »
C'était une évidence. Il parut un instant décontenancé, mais n'eut pas le temps de réfléchir à une solution. Dans un terrible rugissement, l'apocalypse s'abattit sur eux.
Une gerbe de feu souffla les maisons qui se trouvaient de l'autre côté du canal.
-« À l'eau » hurla Bard, « plongez, le plus profond possible ».
Ils sautèrent et presque immédiatement l'eau au dessus d'eux sembla prendre feu. Quand l'obscurité revint, ils sortirent la tête et virent qu'une grande partie de la ville était en flamme et que le dragon s'était éloigné vers un autre secteur.
Bard aida Tilda à remonter sur ce qui restait du ponton. Le problème de la barque était réglé. Il ne restait de l'embarcation que quelques planches carbonisées.
-« Filez vers l'île » redit-il. « Restez sur les pontons autant que vous le pouvez et après, si vous ne trouvez pas une embarcation en cour de route, nagez ! C'est votre seul espoir.»
Son ton était si dur que personne ne songea à le contredire. Ils se mirent en route derrière Bain qui leur montrait le chemin. Au moment de les suivre Ofélia se retourna vers le batelier
-« Et vous, qu'allez-vous faire ? »
-« Finir ce que mon ancêtre a commencé » dit-il d'un ton lugubre.
L'ombre de la bête se profila à nouveau sur la lune et Ofélia se mit à courir pour rejoindre ses compagnons.
Ils durent faire demi-tour à plusieurs reprises quand ils arrivaient sur des portions entières où les passerelles avaient complètement disparues, quand elles n'étaient qu'endommagées ils s'y engageaient quand même en priant pour qu'elles ne s'écroulent pas sous leur poids.
La progression était compliquée pour Tilda, s'était la plus petite et parfois, elle ne pouvait pas sauter par-dessus les brèches dans les passerelles, alors Oïn décida de la porter. Bofur et Fili aidaient Kili qui avait de plus en plus de mal à avancer. Bien que les soins de Tauriel aient été efficaces, son organisme affaiblit avait du mal à tenir le choc de cette fuite désespérée.
Arrivé au bout de la ville, ils trouvèrent le chemin complètement obstrué par deux maisons qui s'y étaient effondrées. Ils n'eurent d'autre choix que de tenter d'escalader les gravats en évitant les parties enflammées.
À force de faire, ils arrivèrent au sommet de l'obstacle. De l'autre côté, ils aperçurent l'eau en contrebas et à quelques distances, l'île que Bard leur avait dit de gagner. Elle sembla terriblement loin à Ofélia. Elle ne s'inquiétait pas pour elle. Elle n'avait pas beaucoup de dons utiles pour survivre dans ses terres, mais elle nageait bien. Très bien, même et elle était très à l'aise dans l'eau. Mais elle savait aussi que l'eau du lac était glacée et elle s'inquiétait pour Kili.
Fili parti en éclaireur pour repérer le chemin le plus praticable pour la descente et une fois en bas, il les appela, leur disant que ce côté-là était moins instable et surtout qu'il avait trouvé une barque intacte.
Les autres commencèrent à le rejoindre. Avant de les suivre, Ofélia jeta un dernier regard en arrière en direction de la tour où se trouvait l'arquelance. Elle y devina la silhouette de Bard. Alors qu'elle allait se détourner pour rejoindre ses compagnons, elle vit le dragon passer au-dessus de la ville et Bard tira. Malgré elle, elle retint son souffle. Elle savait qu'il n'y aurait pas de deuxième chance.
Elle vit le dragon accuser le coup et l'entendit hurler avant qu'il ne commence à tomber vers l'eau. Mais dans un dernier baroud d'honneur, il balança sa queue qui vint heurter de plein fouet la tour de bois.
Elle explosa littéralement sous la violence du coup. Ofélia entendit hurler et réalisa que c'était elle.
Elle vit en même temps le dragon s'écraser dans le lac avec une immense gerbe d'écume et la tour qui s'effondrait, entraînant dans sa chute l'arquelance et la silhouette d'un homme qu'elle savait être Bard.
La chute du dragon avait provoqué une immense vague qui déferla sur la ville. Elle se retourna vers ses compagnons et vit qu'ils avaient installé Sigrid, Tilda, Kili et Bain dans la barque alors que les autres s'étaient jetés à l'eau et commençaient à s'éloigner.
-« Ofélia ! Dépèche-toi » hurla Bofur
Mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que se soit, la vague déferla sur eux, les poussant vers l'île et leur faisant gagner de précieux mètres. Alors, sa décision fut prise.
C'était de la folie, personne ne pouvait survivre à une telle chute. Mais elle ne pouvait se résoudre à prendre la fuite sans rien tenter.
Elle fit demi-tour, dégringolant le tas de gravats qu'elle avait gravi avec tant de difficultés et se mit à courir en direction de la tour.
