Le lendemain, les nains continuèrent leur travail de déblaiement et de nettoyage des salles principales et des couloirs d'Erebor.

Ils avaient commencé par l'ancienne salle du trône. Ils l'avaient déblayée et nettoyée soigneusement.

Ofélia s'était levée malgré les conseils insistant de Oïn qui aurait préféré qu'elle se repose encore quelques jours.

Elle venait d'arriver à la salle du trône quand elle vit Thorin s'avancer vers le trône fraîchement nettoyé pour y enchâsser l'Arkenstone.

Ofélia ne put s'empêcher de ressentir une pointe d'inquiétude. Elle s'approcha de Thorin qui la regarda avec un air calme et paisible qui était nouveau chez lui.

-« C'est curieux, » dit-il « J'avais le souvenir d'une pierre beaucoup plus lumineuse, et je ne me rappelais pas de cette légère fissure en son cœur... »

Ofélia prit un instant avant de répondre.

-« Tu ne l'avais pas vue depuis si longtemps, et tu as tellement rêvé de la posséder à nouveau que tes souvenirs ont du l'embellir, la rendre plus... Impressionnante. »

Il lui sourit et passa un bras protecteur et tendre autour de sa taille pour la serrer contre son flanc.

-« Qu'est-ce qui te perturbe ? » demanda-t-il soudain

Elle le regarda, un peu surprise qu'il ait perçu son trouble. Il ne l'avait pas habituée à tant d'attention.

Elle haussa les épaules et lui fit un petit sourire.

-« Je ne sais pas. J'imagine que c'est juste... que je n'ai pas l'habitude d'être enfermée sous une montagne. »

Il déposa un baiser sur ses cheveux avant de repartir vers d'autres tâches déplaisantes. Avec Dwalin, Nori et Dori, ils s'efforçaient de donner une sépulture décente aux dépouilles qu'ils avaient découvertes dans une des salles les plus profondes. C'était les cadavres des nains qui avaient péri lors de l'attaque du dragon, mais l'air sec du lieu les avait momifiées. Elle savait que c'était une tâche éprouvante pour les nains.

Dans la matinée, Ori, qui était en faction à la porte avec Bofur, vint lui dire que Bard venait d'arriver et souhaitait voir Thorin.

Elle lui dit de l'accompagner dans la salle du trône et qu'elle se chargeait d'aller chercher Thorin. Il lui sembla surprendre chez Ori un petit soupir de soulagement. Il savait à quelle tâche le nouveau roi s'était attelé et il n'avait pas spécialement envie de le rejoindre dans cette salle qui ressemblait à un charnier.

Il lui fallut un certain temps pour atteindre l'endroit en question. Elle ne connaissait pas la montagne et les couloirs étaient sombres.

Lorsqu'elle finit par atteindre la salle et y entra, son cœur se serra. Des dizaines de cadavres y étaient alignés, elle vit Dwalin et Nori transporter avec délicatesse une dépouille qui lui sembla beaucoup trop petite pour être celle d'un nain adulte. Sa gorge se serra et ses yeux se mouillèrent. Elle détourna le regard, essayant de repérer Thorin.

Il était de l'autre côté de la pièce avec Dori. Elle s'approcha essayant de faire abstraction de tous les morts qui l'entouraient.

-« Thorin. » l'appela-t-elle dans un chuchotement quand elle fut assez près.

Il se tourna vivement vers elle :

-« Ofélia... Tu ne devrais pas être là. » lui dit-il, mais il n'y avait pas de reproche dans sa voix, juste une infinie tristesse.

-« Bard viens d'arriver. Il veut te parler » répondit-elle à sa question silencieuse.

Thorin se tourna vers Dori pour lui chuchoter quelque chose avant de la prendre doucement par le bras pour la guider hors du charnier.

-« Sortons » dit-il.

Elle se laissa guider, essayant de retenir les larmes qui embuaient sa vision.

-« Tu n'aurais pas dû venir » lui dit doucement Thorin « Ce n'est pas un spectacle pour quelqu'un d'aussi sensible que toi ».

-« Ce n'est un spectacle pour personne » répliqua-t-elle

Ils regagnèrent la salle du trône en silence. Juste avant de rentrer, Ofélia attrapa le bras de Thorin.

-« Thorin... S'il te plait, pendant que vous parlerez, n'oublie pas que si nous avons survécu à l'attaque du dragon sur Esgaroth, c'est en grande partie grâce à lui. »

Il lui sourit et l'embrassa.

-« Ne t'inquiète pas. J'ai beaucoup réfléchi depuis sa dernière visite. Ils ont besoin de notre aide pour reconstruire la ville, mais nous aurons besoin que les villes des hommes soient florissantes pour qu'Erebor retrouve sa splendeur d'antan. Je veux lui proposer un partenariat commercial qui sera à notre avantage à tous. »

Elle en resta sans voix.

Quand ils entrèrent dans la salle du Trône, elle vit Bard qui se tenait devant le trône regardant l'Arkenstone avec un soupçon de méfiance.

-« Bonjour Bard » dit Thorin

Le batelier se retourna et rendit à Thorin son salut d'un air impassible. Toutefois, il sembla à Ofélia apercevoir l'ombre d'un sourire furtif sur ses lèvres quand il l'aperçut.

-« Je vous dois des excuses » commença Thorin.

Là, l'impassibilité de Bard vola en éclats et une expression d'incrédulité suspicieuse envahit son visage.

-« Vous avez pris soin de nos compagnons blessés, au péril de votre propre sécurité, et beaucoup des vôtres ont péri lors de l'attaque du Dragon. Mon accueil d'avant-hier a été des plus déplorable au vu de tout ce que nous vous devons. »

Bard jeta un coup d'œil à Ofélia qui lui sourit en hochant légèrement la tête.

Il ne savait pas comment elle s'y était pris, mais elle semblait bien avoir réussit à le ramener à la raison. Et soudain, le batelier eut l'impression que l'avenir s'éclaircissait.

Thorin alla au-delà des espérances de l'archer. Il était venu pour obtenir le paiement de la dette que Thorin avait contracté auprès de l'ancien Maître de la ville, et il repartait avec la promesse du concours de la nouvelle nation naine pour la reconstruction d'Esgaroth et de Dale, que se soit en moyens financiers ou en moyens techniques.

Bard informa Thorin que les elfes de la Forêt Noire était en route pour Erebor, mais surtout que toute une légion d'orcs s'approchait également, semblant bien décidé à en découdre.

En conclusion, il lui assura que tout ce qu'il pourrait réunir comme soldats valides serait prêt à leur prêter main forte en cas d'attaque des orcs, mais que le mieux serait probablement d'arriver à rallier également les elfes à la cause.

Quand il repartit, Ofélia l'accompagna. Elle avait envie de sentir l'air libre sur son visage. Elle avait un instant craint que Thorin ne le lui interdise ou pique une crise de jalousie, mais non. Il se contenta de l'embrasser doucement derrière l'oreille en lui murmurant de ne pas être trop longue.

Quand ils furent dans le couloir, Bard regarda Ofélia d'un air admiratif qui la fit rougir.

-« Je ne sais pas comment vous avez fait. Mais, sachez que les villes d'Esgaroth et de Dale vous seront éternellement reconnaissantes. Si un jour vous souhaitiez vivre ailleurs que dans les souterrains de la montagne, vous serez la bienvenue ! »

-« Merci Bard » murmura-t-elle.

Quand elle revint vers la salle du trône, elle trouva Thorin en train de fulminer. Elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil vers le trône pour vérifier que l'Arkenstone n'avait pas retrouvé son éclat.

Elle fut rassurée de la voir aussi terne que quand Thorin l'y avait installé.

-« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-elle, vaguement inquiète.

Thorin tourna vers elle des yeux couleur d'orage. Et elle ne put s'empêcher de faire un pas en arrière. Il faisait les cents pas.

-« Thranduil ! » cracha-t-il comme si ça expliquait tout.

-« Quoi Thranduil ? » demanda-t-elle.

-« Il est en route pour ici. Je suis sûr qu'il a l'intention de reprendre ces foutues pierres, par la force s'il le faut. Il est accompagné de son armée. »

-« Coupe-lui l'herbe sous le pied... » Répondit-elle.

Thorin s'arrêta net et se retourna d'un bloc vers elle.

-« S'il les veut tant ces fameuses pierres, profites-en. » reprit-elle. « Tu ne peux pas te permettre de déclencher une guerre avec les elfes de la Forêt Noire. Mais je suis d'accord avec toi, ces pierres, il ne les a pas encore méritées. »

Thorin sourit voyant où elle voulait en venir.

-« Propose-lui une négociation. Les pierres contre son soutien à la reconstruction d'Erebor, l'ouverture du chemin des elfes à tous ceux qui désireront venir s'installer dans la région, tu auras besoin de bras et tu as besoin que les villes des hommes se développent aux alentours d'Erebor, et son engagement auprès de toi en cas d'attaque des orcs. »

Thorin s'approcha d'elle

-« Oui... Tu as raison. Tu aurais fait une reine avisée » répondit-il en l'embrassant.

Elle tiqua légèrement au temps qu'il avait utilisé dans sa phrase, mais il ne s'en rendit pas compte.

Ce jour-là Ofélia décida de se trouver une autre chambre et commença à aménager une des pièces voisines de celle de Thorin.

Elle venait de finir de se bricoler un lit lorsqu'il entra dans la pièce.

-« Ainsi donc tu me quittes » demanda-t-il d'un ton calme.

-« Non » répondit-elle « Mais les émissaires des autres nations naines ne vont pas tarder à arriver, et je pense qu'il vaut mieux sauver les apparences. Je ne suis pas sûre que notre relation soit très bien acceptée par tes pairs. »

Thorin s'approcha d'elle et passa ses bras autour de sa taille pour la serrer contre lui.

-« Ce n'est pas parce que tu ne partageras plus mon lit que je ne viendrais pas frapper à ta porte... » dit-il d'un ton rauque.

-« Je n'ai pas dit que tu ne pourrais pas venir me rejoindre... »

Le lendemain, les premières délégations de nains arrivèrent.

Elle ne vit presque plus Thorin dans la journée, tant il était occupé avec ses négociations, mais il se glissait parfois dans sa chambre la nuit.

Bard revint. Thorin voulait qu'il rencontre les émissaires des autres nations naines pour développer le commerce et les relations entre leurs peuples.

Au bout de quelques jours de plus, ce fut une délégation d'elfe qui se présenta. Thorin serra les dents, mais les accueillit avec autant de courtoisie qu'il le pouvait. Une rencontre avec Thranduil fut organisée dans la salle du trône.

Cette rencontre se déroula devant tout ce qu'Erebor comptait d'occupant à ce moment-là. Les seigneurs nains des sept royaumes avaient fait le déplacement, chacun accompagné d'un millier d'hommes, c'est donc dans une salle du trône bien remplie que Thranduil entra.

Ofélia s'était discrètement installée sur un des balcons qui la surplombait. Thorin aurait voulu qu'elle soit à ses côtés, mais elle avait refusé.

Elle ne put retenir un sourire de satisfaction en voyant l'expression de l'elfe quand il entra. Il pensait se trouver face au roi d'un royaume exsangue et en ruine (ce qui était un peu le cas pour tout le reste de la montagne). Au lieu de ça, il entra dans une salle du trône rutilante et dut traverser une haie de nains pour arriver jusqu'au trône surmonté par l'Arkenstone, où se trouvait un Thorin véritablement royal et sûr de lui.

Le temps d'y arriver, Thranduil avait compris que les négociations ne se dérouleraient peut-être pas forcément à son avantage, et que malgré l'armée qui l'accompagnait, il ne pouvait pas prendre d'assaut la montagne.

Les négociations furent âpres, mais se clôturèrent par un accord qui sembla convenir aux deux parties. Thranduil récupéra enfin les gemmes qu'il convoitait tant et les nains obtinrent l'ouverture du chemin des elfes pour simplifier les déplacements entre Erebor et les autres royaumes nains qui se trouvaient de l'autre côté de la forêt et Thorin récupéra Orchrist.

Ce soir-là, après les agapes qui célébrèrent les nouveaux accords, Thorin vint rejoindre Ofélia dans sa chambre.

Il était tard. Ofélia avait quitté la fête plusieurs heures avant et dormait profondément. Thorin entra dans la chambre de la jeune femme et s'approcha d'elle. Ses cheveux défaits s'étalaient sur ses oreillers, prenant des reflets rougeoyants dans la lueur de la lampe à huile que portait Thorin.

Il posa la lampe sur la tablette à côté du lit et la contempla encore longtemps. Dans l'abandon du sommeil, elle lui parut fragile et si jeune finalement. Elle bougea la tête sur l'oreiller, ses lèvres se crispèrent un instant avant qu'elle ne marmonne quelque chose dans son sommeil.

Il sourit et s'approcha pour passer une main sur son front. À présent, il hésitait à la rejoindre dans le lit. Il n'avait pas réalisé qu'il était si tard et que ça faisait longtemps qu'elle avait regagné sa chambre. Il avait espéré qu'elle l'attendait. Elle semblait profondément endormie et il lui semblait que l'arracher aux bras de Morphée serait cruel.

Mais, il avait tant envie de sentir la chaleur de sa peau contre la sienne, et il savait que leurs rencontres allaient devenir plus aléatoires maintenant. Il voulait profiter encore une fois de sa douceur.

Il commença à se dévêtir avant de se glisser sous les couvertures avec elle.

Dés qu'il fut couché, elle se retourna dans son sommeil et vint se blottir dans ses bras, décuplant son désir.

Il commença à la caresser à travers le fin tissu de la tunique qu'elle portait pour dormir. Il fit glisser ses mains sur ses flancs, dans son dos, sur ses fesses. Elle se serra un peu plus de lui et remonta une de ses jambes pour la poser sur la hanche de Thorin.

Il sourit et se pencha vers elle pour déposer un baiser sur ses lèvres.

Elle tressaillit et cligna des paupières en s'éveillant. Lorsqu'elle vit le visage de son amant, elle sourit paresseusement.

-« Tu es en retard » lui dit-elle d'un ton endormis

Il rit et l'embrassa à nouveau en enroulant ses bras autour des épaules de la jeune femme.

Lorsqu'elle fut un peu mieux réveillée, les baisers et les caresses se firent plus appuyés au fur et à mesure que le désir montait entre eux.

Thorin la fit rouler sur le dos avant d'enjamber ses cuisses. Il attrapa l'ourlet de la tunique qu'elle portait et la fit remonter sur son corps, elle l'aida en relevant le buste pour qu'il puisse la faire passer au-dessus de sa tête avant de s'alanguir à nouveau contre les oreillers.

Elle savait qu'il aimait la voir nue. Il la dominait de toute sa hauteur et ses yeux se promenaient sur son corps.

-« Tu aimes ce que tu vois ? » demanda-t-elle, légèrement moqueuse.

Oh oui, il aimait ce qu'il voyait. Sa gorge offerte, ses seins lourds aux mamelons bruns et tendus, son ventre moelleux, l'ombre soyeuse entre ses jambes. La seule chose qui le chagrinait sur ce corps qu'il aimait tant était la plaie en train de cicatriser sous le sein gauche de sa compagne. Cette plaie qui lui rappelait que, dans sa folie, il avait bien failli la tuer. Cette plaie qui lui rappelait qui lui faisait haïr l'Arkenstone. Il commença par là.

Faisant glisser ses mains sur les flancs de la jeune femme, il se pencha sur elle et posa ses lèvres sur la blessure. Il la sentit tressaillir, mais ne sut si c'était de plaisir ou de douleur, et ne s'attarda pas.

Glissant ses lèvres sur la peau veloutée de sa compagne, il remonta sur le galbe de son sein, avant de faire glisser sa langue sur l'aréole autour de son mamelon. Elle se cambra et tressaillit à nouveau avec un léger gémissement, mais cette fois, il savait que c'était de plaisir.

Ses mains caressaient ses côtes, montant et descendant sur ses flancs alors que sa langue jouait paresseusement sur son mamelon, le faisant se tendre un peu plus, avant de fermer ses lèvres autour du bourgeon gonflé.

Quand il commença à le mordiller, Ofélia haleta et se tortilla sous lui. Thorin savait ce qu'elle aimait, et il adorait la voir se défaire. Tout en continuant ses attentions pour son sein, il fit descendre sa main sur la hanche de sa compagne, avant de glisser ses doigts dans la toison douce entre ses jambes.

Quand son doigt trouva la petite excroissance de chair qu'il savait si sensible et commença à la caresser, il releva les yeux vers le visage de sa compagne pour apprécier l'expression de plaisir qui l'envahit.

Elle gémit et son bassin s'éleva pour venir à la rencontre de la main du nain. Il sourit sur son sein et accentua la pression de sa main.

Ofélia dut se mordre les lèvres pour retenir le gémissement de plaisir qui voulait lui échapper. Baissant les yeux, elle surprit le regard espiègle de Thorin posé sur son visage.

Sans la quitter des yeux, il se releva légèrement, retenant encore un instant son mamelon entre ses dents avant de le lâcher et de venir réclamer ses lèvres.

-« Tu n'as même pas idée à quel point tu peux être belle dans ses moments-là » souffla-t-il d'une voix rauque.

Sa peau se couvrit de chair de poule.

Il se releva au-dessus d'elle, et comme à chaque fois qu'elle pouvait admirer son corps, elle eut le souffle coupé. Elle se demandait encore parfois comment un homme aussi beau pouvait avoir posé les yeux sur elle. Avant de se rappeler qu'à ce moment-là, elle était la seule femme du groupe.

Avec un sourire malicieux, il dit :

-« Mais ce n'est pas encore assez. Et je sais quoi faire pour que ça change. »

Ofélia se tendit d'impatience. Elle savait parfaitement ce qu'il avait derrière la tête. Thorin recula jusqu'à ses pieds, posa les mains sur ses chevilles avant de les faire remonter le long de ses jambes, les poussant de part et d'autre.

Elle le regarda faire, se mordant la lèvre de la lueur gourmande qu'elle apercevait dans ses yeux.

Il s'installa entre ses jambes, posant ses mains sur ses hanches, les yeux fixés sur son entrejambe.

Elle savait ce qu'il allait faire, mais lorsqu'il se pencha et que sa langue brûlante se posa sur cet endroit si sensible, elle ne put se retenir de sursauter et de se crisper.

La prise de Thorin se fit plus forte sur ses hanches, l'obligeant à rester immobile alors que la pression de sa langue s'accentuait.

Un flot de plaisir se répandit en elle, lui donnant l'impression que son cœur allait exploser. Elle rejeta la tête en arrière en gémissant. Lorsqu'il introduisit ses doigts en elle, tout en continuant de faire courir sa langue sur elle, elle ne put retenir un léger cri et le sentit sourire contre sa peau.

Son souffle était court, son cœur battait la chamade et elle savait que s'il continuait comme ça, elle n'en avait plus pour très longtemps. Il jouait avec son corps comme un virtuose, sachant toujours exactement ce qui pourrait la faire basculer.

Le plaisir explosa dans son esprit, balayant toutes ses pensées. Son corps se contorsionna sous les caresses du nain.

-« Arrête... » gémit-elle,

-« Pourquoi ? » demanda-t-il contre sa peau, et la chaleur de son haleine la brûla « Ce n'est pas bon ?»

-« Non... Si, mais non... plus » balbutia-t-elle.

Il rit, mais remonta son visage vers celui de la jeune femme pour l'embrasser profondément et profita de sa distraction pour la pénétrer, la faisant crier dans sa bouche.

Il commença à bouger, d'abord doucement, puis avec de plus en plus d'amplitude. Il releva le buste et agrippa les hanches de sa compagne, regardant son corps réagir à ses mouvements, ses seins rebondissant à chacune de ses poussées.

Le plaisir envahit Ofélia par vagues, chaque mouvement de son amant la rapprochant d'un nouvel orgasme.

Il la sentit se contracter autour de lui.

-« Mahal... c'est brûlant. »

Elle l'entendit à peine. Une nouvelle vague de plaisir venait de la faire basculer. La vision de la jouissance sur le visage de la jeune femme le fit basculer à son tour.

Il s'enfonça plus brusquement en elle, serrant ses doigts sur ses hanches, et avec un rugissement se libéra en elle avant de s'effondrer sur elle.

-« Mahal... c'est si bon » dit-il dans son cou.

Elle rit, faisant courir ses doigts sur la peau de son dos. Elle aimait ces instants où il s'effondrait sur son corps et se laissait aller. Elle bougea la tête pour embrasser sa joue.

Quand il roula sur le côté, elle se blottit dans ses bras et se rendormit en écoutant battre son cœur.